dimanche 19 février 2012

« Révision »

Texte quasi prophétique éclairant la manipulation de Lyon. Le but étant d'entretenir la confusion des "extrémistes", les uns renvoyant aux autres, tous dans le même sac. Deux modes d'action, la création Ad hoc de pseudo-groupes radicaux (comme la Vieille Taupe et le pseudo-antifascisme) et la manipulation des vrais: Ici les French ANONYMOUS sont la cible...

Contre le pillage

Bounan sur le négationnisme

extrait (chap. VII) de L'Art de Céline et son temps, Éditions Allia, 1997 


Au cours des années cinquante et soixante, plusieurs groupes d'individus issus des courants marxistes, anarchistes, surréalistes, ont tenté de reconstituer une critique sociale moderne, à partir des débris de sa récente défaite, de la compréhension des forces qui l'avaient vaincue, de la nouvelle organisation du monde qui en était résultée. Beaucoup de gens alors -- et plus particulièrement parmi les jeunes générations, moins éblouies que leurs aînés par les réfrigérateurs, les téléviseurs, le théâtre dit populaire ou la grande révolution russe -- ressentaient très vivement les contrecoups de l'organisation sociale moderne, l'isolement individuel, la passivité générale, la pauvreté du vécu. Et cette souffrance les rendait particulièrement sensibles aux raisons vraisemblables de leur étrange vie, et attentifs à toute entreprise visant à en renverser le cours. L'inquiétude collective a rencontré de plus en plus sympathiquement la nouvelle critique sociale qui se nourrissait elle-même d'une telle insatisfaction et cette convergence a culminé en France de façon explosive en 1968.
Le rôle tenu alors par l'Internationale situationniste (1958--1972) a paru, après coup, considérable. Il a pourtant été ridiculement exagéré -- et tout autant minoré -- par le même procédé d'éclairage publicitaire. Ceux qui ont participé à ses activités ont été d'abord les fils mécontents de leur temps et les porte-parole de l'insatisfaction collective. Ils ont été aussi les héritiers du mouvement révolutionnaire ainsi que des instruments critiques qu'il avait forgés depuis cent cinquante ans. C'est dans cette « mêlée » de leur époque et du mouvement historique qu'ils ont nommé, dénoncé et affronté les conditions de vie qui étaient celles de tous. La critique sociale a donc resurgi, à travers eux, dans l'histoire comme sujet du monde et dans l'affirmation de son exclusive légitimité. Elle s'est fait reconnaître comme la langue maternelle oubliée des nouveaux colonisés du monde moderne. Elle a bien été le contraire d'un objet admirable, et la révolte de 1968 en a exprimé les revendications par la bouche et les actes de gens qui en ignoraient jusqu'à l'existence.
On sait que pour les policiers, les journalistes et quelques autres, les situationnistes ont été les principaux artisans de cette révolte. C'est compréhensible de leur point de vue spécial puisqu'ils ignorent l'origine des situationnistes eux-mêmes et de leur critique. De curieux individus ont ainsi commencé à tourner autour de ce qui s'élaborait là, s'autoproclamant « révolutionnaires », « libertaires », « radicaux », selon la procédure énoncée un siècle auparavant par Maurice Joly: « parler leur langage... pénétrer dans leurs rangs... il y a là des directions à donner, etc. ».
EN 1965, une officine s'ouvre à Paris à l'enseigne de La Vieille Taupe, où une équipe de libraires vendent d'anciens ouvrages du mouvement ouvrier, des textes réédités d'un certain Bordiga (pour qui le génocide juif perpétré par les nazis résulta du seul effondrement de la petite bourgeoisie au cours de la concentration accélérée du capital), ainsi que la revue Internationale situationniste, durant quelques mois et jusqu'à ce que les prétentions révolutionnaires de ces libraires et leurs fréquentations d'alors, paraissent aux situationnistes trop incompatibles, déjà, pour ne pas sentir le roussi.
La Vieille Taupe, dont les membres avaient déjà fait leurs classes dans divers groupes de critique sociale avancée des années cinquante et soixante, se présente désormais comme un groupe autonome, révolutionnaire, radical, situationnisant, et s'invente le label confusionniste d'« ultra-gauche » qui n'a jamais été que celui de ce groupuscule.
Outre leur activité de libraires, ses membres produisent des commentaires de critiques, se montrent en mai-juin 1968 dans divers comités, commissions, groupes de liaison, et sont en relation avec des groupes identiques, en Italie et en Espagne principalement. Ils se proclament en parfait accord avec le projet révolutionnaire mais sans jamais dire les raisons qui auraient pu les y conduire, ni produire une critique originale -- même d'un aspect minuscule -- de ce qu'ils prétendent dénoncer « radicalement ».
Ils se posent simplement là, dans le courant révolutionnaire de l'époque, justement pour ne rien dire, sauf qu'ils sont là.
Dans le reflux contre-révolutionnaire des années soixante-dix, la librairie ferme ses portes en 1972 et l'enseigne de La Vieille Taupe quitte la scène publique. Elle y reviendra avec éclat quelques années plus tard pour coiffer un programme bien différent mais tout à fait exclusif.
DEPUIS la fin de la guerre et l'énorme mensonge des vainqueurs attribuant à la seule Allemagne la responsabilité du génocide juif, d'anciens nazis, et d'autres qui s'étaient compromis avec eux, des nationalistes allemands et des fils de boutiquiers antisémites, se découvraient désormais au ban de l'humanité, pour des crimes inouïs dont ils n'avaient été au pire que les instruments. Leur position politique leur interdisait d'accuser leurs juges des crimes qu'ils leur faisaient porter, et ils s'efforçaient plutôt, misérablement, de réduire ou même de nier le génocide juif qui les condamnait, eux seuls, à l'enfer.
Ces microsectes qui prétendaient corriger l'histoire à leur moindre désavantage se donnaient le nom de « révisionnistes » et leurs sympathies étaient volontiers affichées avec les folkloriques groupes néo-nazis.
Il faudra attendre la fermentation des années soixante-dix, consécutive à la grande peur de 1968, pour que le journal Le Monde lance une curieuse affaire dont il s'est fait depuis le chroniqueur zélé. Un universitaire lyonnais soutenait que le génocide juif était un simple mythe et que « jamais Hitler n'(avait) ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion ». Cette stupéfiante proclamation, qu'aucun « révisionniste », archéo ou néo-nazi, n'avait encore osé lancer, était paradoxalement cautionnée -- avertissaient les commentaires journalistiques -- par des gens tout à fait libertaires, anarchisants et même « ultra-gauchisants », par un groupe d'anciens « soixante-huitards » réunis sous l'enseigne réaccrochée de La Vieille Taupe.
Le lyonnais avait réponse à tout. Les chambres à gaz ? C'étaient assurément de simples douches. Le système d'aération après gazage ? Encore faudrait-il prouver qu'il était suffisant! Certes, il y avait les témoignages des déportés et ceux des bourreaux, mais les premiers avaient collectivement et massivement menti pour se faire mousser et les seconds avaient avoué n'importe quoi -- sous la torture. Les millions de déportés juifs qui avaient disparu dans la nuit et le brouillard des camps hitlériens se cachaient vraisemblablement en Israël, aux États-Unis ou en U.R.S.S. Le terrifiant journal de Himmler? On devait l'interpréter au sens figuré, symbolique, tout à fait poétique ! Les convois incessants vers Auschwitz? C'était un très grand centre industriel ! Pourquoi alors ces foules innombrables d'enfants, de bébés? Il y avait aussi une colonie de vacances... L'holocauste n'avait donc jamais existé et tout le procès du nazisme reposait sur un mensonge !
Ce faux « mensonge de Nuremberg » permettait d'abord de dissimuler le vrai, à savoir la responsabilité collective du peuple allemand dans un génocide principalement imputable aux gestionnaires internationaux de la « machine froide ».
Mais l'opération « révisionniste » posait ensuite la question de savoir à qui avait profité cette prétendue invention de l'holocauste. Réponse: aux Juifs, et à leurs exigences usuraires d'indemnités abusives. Elle impliquait surtout qu'un pouvoir juif occulte avait eu, pendant un demi siècle, la puissance politique, financière, médiatique d'imposer ce mensonge au monde entier. La domination juive était ainsi remise en lumière grâce aux révélations de La Vieille Taupe.
C'est pourquoi, si l'activité principale de la bande a consisté à diffuser les propos du faussaire lyonnais, certains de ses membres ont poussé un peu plus loin le bouchon: L'un d'eux s'inquiétait ainsi bruyamment de voir « les britanniques marcher au son du Shofar » et dénonçait « l'influence israélienne en Occident, (qui) pousse toujours à la guerre » (S. Thion), tandis qu'un autre se faisait surprendre à distribuer, à la sortie des écoles, des tracts dont même ses acolytes ont dû reconnaître l'antisémitisme extravagant (Guionnet, dit « l'aigle noir », dit « Attila Lemage ») .
L'opération dite « révisionniste » a ainsi permis de relancer quelque temps le mythe du complot juif après la crise de 1968 et malgré les crimes nazis qui semblai ent en interdire la résurgence.
Elle a affecté de prendre racine dans une stratégie libertaire, comme les précédentes opérations antisémites d'Edouard Drumont et de Céline. La Vieille Taupe réaffirme ainsi sans cesse son label d'« ultragauche », et c'est sous ce pavillon d'emprunt qu'elle diffuse, aux fêtes du Front National, ses propres textes, ceux d'anciens ou de néonazis, ainsi que ceux du vieux libertaire Garaudy ou de l'ex-situationniste abbé Pierre, entre la faucille, le marteau, la croix gammée et le goupillon.
DES historiens ont pris la peine de répondre au faussaire lyonnais et à ses complices de La Vieille Taupe. Ils ont exposé les trucages de l'universitaire et ses procédés de jongleur.
Mais aucun d'eux n'a révélé le sens de la manœuvre et le public s'est trouvé désormais devant la seule alternative de soutenir le mensonge officiel du « crime allemand » ou celui, dissident, des « révisionnistes ».
Après ces interventions, néanmoins, l'affaire « révisionniste » se dégonfle en quelques années. En 1983, une partie de la bande déclare dans sa revue La Banquise: « Que les chambres à gaz nazies aient eu ou non une existence concrète nous importe peu ». On s'en doute de la part de ces gens. Mais cette question importe tout de même à ceux qui sont accusés, non seulement de les avoir inventées, mais d'avoir eu le pouvoir d'imposer ce supposé mensonge au monde entier.
Elle importe aussi à tous ceux qui savent ce qu'une telle manœuvre signifie dans la véritable guerre sociale.
A ce moment, l'un d'entre eux proteste encore contre la censure dont serait victime le faussaire lyonnais. Mais en 1992 un texte collectif est adressé aux journaux, avouant que toute l'affaire « révisionniste » n'est qu'une « variété d'antisémitisme ».
En 1996 enfin, les plus représentatifs des précédents cosignataires publient, aux éditions Reflex, une espèce de mea culpa où ils ne se contentent pas de reconnaître la « dérive antisémite » de l'affaire « révisionniste », mais où ils se proposent d'en expliquer la genèse. Et, davantage encore que la participation récente de ces repentis à la falsification « révisionniste », ce sont plus visiblement leurs aveux truqués qui les désignent comme des provocateurs.
« Il est temps, avance l'un d'eux, que le bilan intellectuel de cette affaire soit tiré.
- « Rien ne serait arrivé, soupire un autre, sans une nouvelle posture de certains révolutionnaires face au monde. » Leur éditeur lance la machine et s'inquiète de cette « posture » « qui se veut ''révolutionnaire'', marxiste et libertaire » et qui en vient à « enfourcher le même cheval de bataille que les néo-nazis ». Un des loustics précédents livre alors la conclusion attendue: « C'est le même schéma opératoire qui conduit à la ''posture'' révolutionnaire et au néo-nazisme »: telle est l'explication de ce « virage révisionniste qui allait affecter une bonne partie de l'ultra-gauche » c'est-à-dire la bande de La Vieille Taupe (les révolutionnaires se sont évidemment toujours moqué des entreprises des « révisionnistes », orthodoxes ou dissidents, repentis ou pas).
En réalité, précise l'un des repentis, c'est le « fantasme des manœuvres machiavéliques de l'État » qui aboutit à la théorie funeste du complot juif (c'est en effet un détournement que notre siècle connaît bien, mais il y faut tout de même les « manœuvres machiavéliques » de l'Okhrana, des Centuries noires ou d'autres polices spécialisées, ainsi que l'argent de Krupp, de l'I.G. Farben, d'Henry Ford ou d'autres pourvoyeurs de fonds).
Qu'importe cette inconvenante vérité, il faut maintenant en finir, décident-t-ils, avec le « culte illuministe de la vérité » et promouvoir assurément une tolérance opportune envers les provocateurs, les menteurs, les falsificateurs. Les révolutionnaires ont donc été bien coupables, poursuit l'intéressé tolérant, car « au lieu d'un universel à partager dans une pratique commune, ils firent de la vérité un secret à démasquer ». Quel secret pourrait bien se cacher, en effet, derrière la fabrication des Protocoles des Sages de Sion, la nazification de l'Allemagne ou le travail de La Vieille Taupe ? L'universel consensus élaboré par les experts médiatiques devra donc désormais tenir lieu de vérité car c'est au nazisme que conduit « la méfiance à l'égard des experts officiels » -- le fanatisme religieux de la méfiance ! -- et surtout l'arrogante prétention de les contredire publiquement, cette « propension à se vouloir toujours scandaleux et détestés ».
« La place des révolutionnaires et des partisans de la communauté humaine décrètent-ils enfin à l'adresse de ceux qui vomissent évidemment toutes les "places" qu'on veut bien leur accorder, est avec les clandestins et les sans-papiers », certes pas pour exiger la suppression des papiers, passeports, nationalités et autres ignominies humiliantes pour tous, mais pour que chacun ait droit à une nationalité et à un emploi; non pour inventer ensemble de nouvelles relations humaines, mais pour que chaque putain ait droit à sa carte et à son travail. Tout autre projet sera désormais assimilable aux crimes nazis et la conclusion attendue arrive enfin: il faut en finir avec les « délires résiduels de mai 68 » puisque -- l'opération de La Vieille Taupe l'a prouvé -- ces dangereuses folies « se mêlent inextricablement aux fantasmagories néofascistes ».
Cette conclusion sans surprise achève donc l'opération dite « révisionniste » dont le déroulement a reproduit très exactement celui des grandes manœuvres antisémites déployées, depuis un siècle, au décours des principales crises sociales. 

Michel Bounan

 source

Nous sommes en désaccord pour le "Label ultra-gauche". Bien que cela ne concerne qu'une poignée d'individus souvent anciens gauchistes, ils ne méritent pas d’être confondu avec cette "Police de la pensée" sortie de la "Vieille Taupe". Rappelons que ce label désigne d'une part les Conseillistes (ICO, SB, EM, IS...) Les Spartakistes mais aussi les Fractionnistes (PCI, CCI...). Leurs discours imbéciles mais sincères ne méritent d’être assimilé à cette boue. Il est vrai cependant que les révisos (Vieille Taupe, Banquise, Guerre Sociale, Brise-Glace) ont particulièrement insisté sur ce label ultragauche.
Tous partagent l'idée obsolète du rôle historique de la classe ouvrière liquidant et dépassant le capitalisme. Absurdité an-historique critiquée et théorisée par la Critique de la Valeur.

vendredi 17 février 2012

Message Personnel


A Pascal Guillet


Mort par suicide à la méthadone en 1994, il était l'homme aux 23 condamnations fermes.
Célèbre pour avoir planté sa Vendetta dans les tripes d'un raciste qui voulait avec ses amis se "Faire un Arabe" à La gare du Parc de Saint-Maur. Tabassant un camarade Albanais qui osait se défendre ces gens avaient eu l'imprudence de sortir leurs lames. 
L'arme, fétiche du quartier de la Pie, disparue dans une poubelle pendant une rafle dans les squats de la Gare de Lyon.


Il était un exemple de la  lutte quotidienne contre les fascismes. L’idéologie antifasciste (inventé par Staline ce que ne savent même pas les bisounours anarchisant...) produit des hommes bien différents qui tapent la belote avec les flics de la DCRI...

Lisez ce conte moderne de http://rebellyon.info repris par  Jura Libertaire et vous pourrez rire en gerbant:
"D’un côté, un activiste, militant anti-fasciste de premier plan. De l’autre un agent de la DCRI."
"Courant 2011, un mili­tant est convo­qué au com­mis­sa­riat. L’appel n’expli­que pas les moti­va­tions. L’inté­ressé s’y rend et tombe sur un agent de la DCRI. Pour com­men­cer le deal parait simple, un échange de « bons pro­cé­dés » : lui accepte d’être en liai­son avec la DCRI et les flics, de leur côté, lui four­ni­ront quel­ques ren­sei­gne­ments utiles à l’occa­sion (« atten­tion tel jour ne sort pas de chez toi, il y a des fas­cis­tes en plan­que dans le coin »)."

De premier plan !!!
Une pointure, une sommité, un vrai Lion/lyon de l’antifascisme...
Y doivent bien goleri vos fachos...
Sympa ces flics qui fournissent à l'occasion des renseignements utiles...

Et heureux hasard, sans liens avec les flics super sympa de la DCRI, on trouve une provocation sur Paris indymedia  (qui continu à censurer les commentaires dérangeants, normal ils sont passés à l'ennemi depuis belle-lurette)   visant les ANONYMOUS français qui justement s'en prenaient aux sites fachos Lyonnais...
Le site:https://mysteriousflag.net est mouillé dans l'embrouille:
"Le blog geek hors sujet de Mysterious Flag https://mysteriousflag.net ne diffusera plus les communiqués des Anonymous francophones français et belges à l’avenir. Depuis septembre 2011 plusieurs d’entre nous zonent sous divers pseudos pour observation sur leur serveur irc, et l’un d’entre nous a discuté avec eux ou elles sous sept pseudos différents depuis l’affaire Megaupmerde."

Bref la DCRI fait du bon boulot...
Mais qui s’intéresse à ces broutilles !

jeudi 16 février 2012

Tous dans le même sac


Sauf Nous !


Nos camarades soutiers de la Critique de la Valeur, comme ceux de la Critique de la Valeur et du Genre tournent en rond. La pratique de la théorie n'est pas encore La Pratique mais seulement son ébauche. Les progrès accomplis dans la théorie sont indéniables et nous sommes les premiers à nous en réjouir et à les faire connaître. C'est bien plus qu'un "Bouton de guêtre" qu'ils apportent à la connaissance centrale du capitalisme en approfondissant la théorie marxienne. Même Guy Debord* n'a pas connu ou pas su utiliser l'incroyable concept  de Sujet Automate.
Seuls des germanistes éclairés et bien introduits pouvaient accéder aux originaux de Karl Marx dont les traductions ont toujours été sabotées et manipulées, surtout en France pays des intellectuels racistes depuis la guerre de 1870 et revanchards contre "la pensée Boche" au point de maspériser des penseurs comme Hegel, Marx, Nietzsche et tant d'autres qui remplissent encore les bibliothèques de quasi-faux, une vraie misère.
A partir de 1986, une ribambelle d'anciens "Marxistes Critiques" et même très critiques mais marxistes tout-de-même et souvent membres d'organisations gauchistes ou de syndicats, reprennent sérieusement l'étude de Marx.
Et à partir de l'ouvrage magistral et fondateur de Moishe Postone*: Temps, travail et domination sociale (Time, Labor and Social Domination: A Reinterpretation of Marx's Critical Theory) un nouveau courant se forme en Allemagne.
Cependant dès le départ il ne s'agit que de regroupements d'universitaires avec une exception remarquable, celle de Robert Kurz*, qui tranche avec le reste de ses compagnons par son refus de ce genre de compromission scandaleuse. 
Si il ne s'agit que de Faire de la théorie l'université est d'un grand confort.
L'exigence de ne jamais séparer théorie et pratique (la praxis) ne concerne évidement en rien une pure démarche théoricienne qui s'ébroue de symposiums en colloques, les doctes sont un monde à part.
La gravité de la situation du capitalisme mondialisé qui menace désormais la vie même et pas seulement humaine conduit naturellement nos amis à s'intéresser  à la décomposition sociale et aux luttes qui se développent un peu partout dans le monde depuis plus de 15 années mais seulement sous la forme de commentaires lointains. Ces commentaires sur l'effondrement capitaliste sont d'une excellente qualité mais la distribution de bons et de mauvais points aux manifestants, grévistes, insurgés, activistes parait assez dérisoire alors qu'ils ne proposent rien de vraiment neuf, tout au plus une direction, d’ailleurs déjà prise par les praticiens de ces luttes cruciales  pour la liberté. 
Vu de loin il est aisé mais ridicule de critiquer tel ou tel aspect des mouvements qui se déploient sans discontinuer du réel au virtuel et ils ne semblent pas comprendre quels Sauts Qualitatifs ont été accompli. 
Occupy Wall Street ou Anonymous  ou Wikileaks sont bien plus que de pauvres mouvements catégoriels séparés et le creux concept de "Mouvementisme" est un cache-sexe pour dire que l'on ne s'engagera pas dans la Pratique !
Les Situationnistes, les Autonomes et leurs variantes diffuses ont l'insigne honneur d'avoir "Mis les mains dans le cambouis".
On peut comprendre les choix "raisonnables" et prudents d'un  Anselme Jappe* mais la critique de détail qui toujours se rabâche sur les "faiblesses" de telle ou telle entreprise de critique en acte comme ici Au-delà de l'anticapitalisme tronqué de la gauche et du mouvement « Occupy Wall Street » dans un titre imbécile,  n'apporte rien.


Scalpel

*Kurz insiste un peu trop sur le caractère étudiant de Mai68 (10 millions de grévistes sauvages en France et combien dans le Mai rampant italien ? cela n'est pas étudiant) pour ne rien vouloir nous cacher. En effet c'est une époque ou jeune militant il officiait dans des organisations marxistes (et non marxiennes, le KABD jusqu'en 1978) très en retard sur le "Mouvement réel" qui se déployait à travers le monde. En minimisant l'apport des situationnistes et des prolétaires il minimise ses propres erreurs...
*Jappe se demande ce qui amène des activistes à s'intéresser au SIDA, il trouvera quelques réponses ici
*Postone  est aussi l'auteur du remarquable Antisémitisme et national-Socialisme sorti justement en 1986.
*Debord et les situs avaient raison en 1960 d'écrire "derrière la cybernétique, les flics" mais ils n'ont pas compris que Mai68 avait aussi touché les informaticiens comme Richard  Stallman inventeur de la licence GNU et père du Libre et des hackers...
Une mesure dans la démesure
 

lundi 13 février 2012

TOTES RENNEN DER WIRTSCHAFTSMODELLE


In der ökonomischen Ideologie des Westens schienen sich lange Zeit zwei Lager gegenüber zu stehen: das neoliberale oder marktradikale der USA und das keynesianische oder sozialstaatliche bzw. industriepolitische Europas, auch „rheinischer Kapitalismus“ genannt. Die Marktideologen setzten auf Angebotspolitik (Kostensenkung um jeden Preis, nicht zuletzt bei den Löhnen), die Staatsideologen auf Nachfragepolitik (Steigerung des Konsums durch Ausgaben der öffentlichen Hand und Lohnerhöhungen). Vor gut 30 Jahren galt das europäische Modell als erledigt, weil der gesteigerte Staatskonsum die Inflation entfesselte und das Wachstum trotzdem stagnierte (Stagflation). Der Zusammenbruch des Staatssozialismus schien diese Einschätzung zu bestätigen. So trat das ultraliberale US-Konzept seinen globalen Siegeszug an und die Europäer wurden gelehrige Schüler, nicht zuletzt die Sozialdemokraten unter Schröder und Blair.
Der „Erfolg“ der neoliberalen Revolution bestand bekanntlich in der Kreation beispielloser Finanzblasen, die für mehr als ein Jahrzehnt globale Defizitkonjunkturen befeuerten. Als der Finanzkrach 2008 diese Ära beendete, war der Katzenjammer groß. Die europäischen Regierungen, allen voran die deutsche große Koalition, gefielen sich frecherweise in Schuldzuschreibungen an die USA und die neoliberale Doktrin, als hätten sie diese Politik nicht selber durchgepaukt. Zeitweise schien es so, als gäbe es nun beiderseits des Atlantik mit staatlichen Rettungspaketen und Konjunkturprogrammen eine Kehrtwende zum europäischen Modell. Aber schnell zeigten sich die Grenzen der Staatsfinanzierung in Form von Schuldenkrisen. Der alte Zwist kocht jetzt wieder hoch, aber mit vertauschten Rollen: Zumindest vordergründig setzen die USA und ihre ökonomische Elite eher auf staatliche Stimulation, Europa unter Führung von Merkel eher auf brutale Sparprogramme.
Aber in Wahrheit gibt es kein eindeutiges Wirtschaftsmodell mehr, sondern beide Seiten versuchen sich durchzumogeln. Hüben wie drüben jagt einerseits ein Sparprogramm für den Staatshaushalt das nächste. Andererseits betreiben in den USA wie in Europa die Notenbanken eine Politik der Geldschwemme. Die Staaten sollen sparen, die Unternehmen sollen investieren. Aber die mit billigem Geld gefütterten Banken geben kaum Kredite, sondern bunkern dieses Geld wieder bei den Notenbanken. Umgekehrt fragen die Unternehmen Kredite für Großinvestitionen gar nicht nach, sondern betreiben die alte Politik der radikalen Kostensenkung weiter. Nichts geht mehr ohne Staatskonsum, der trotzdem gleichzeitig heruntergefahren werden muss. Zwar kaufen die Notenbanken schon Staatsanleihen, aber nicht für reale Nachfrage, sondern nur um den Wertverfall dieser Papiere aufzuhalten und die darauf sitzenden Banken zu retten.
Die Mogelpolitik führt zurück zu einer verschärften Version der Stagflation, aber dabei wird es nicht bleiben. Momentan scheinen die USA den inflationären Weg und Merkel-Europa den rezessiven Weg des finanziellen Notstandsterrors zu favorisieren. Sollte ein Präsident Romney die Kehrtwende vollziehen, müsste er sein angeblich ur-amerikanisches Konzept von den als „sozialistisch“ geschmähten Europäern übernehmen; das Gleiche gilt umgekehrt für die EU bei einem Einschwenken auf die Obama-Politik. Gehen wird beides nicht. Wer das Finanzsystem retten will, muss die  Nachfrage verhungern lassen; wer die Nachfrage retten will, muss das Finanzsystem ruinieren. Die absurd widersprüchliche Mischung der beiden Wirtschaftsmodelle als Resultat ihres toten Rennens zeigt, dass die gemeinsamen kapitalistischen Grundlagen bröckeln.

erschienen im Neuen Deutschland
am 6.2.2012

Robert Kurz

http://www.exit-online.org

samedi 11 février 2012

Abjection


De toutes les sectes sclérosés "anarchiste" la plus infecte est la FA.

Noyautée par un groupe de propriétaires occultes (un théâtre, une librairie, une imprimerie, une radio, une presse nauséabonde, des biens immobiliers... le tout à Paris of course). Amis des syndicats officiels et des loges maçonniques et surtout censeurs et désinformateurs professionnels. Ils cachent toujours la fameuse brochure de Guy Bodson "La FA et les Situationnistes" qui révèle avec brio  leurs manigances les plus ignobles, un must que les bisounours anarchisants n'auront pas la liberté de lire...
Tout ceci est sans intérêts en dehors de l'étude récréative des fossiles et dinosaures mais il est utile de faire connaître leur prose car elle les discrédites par sa bassesse jésuitique. Une telle écriture est laide et déshonorante.
Une banale recherche internet et on trouve un certain Jean-Marc Raynaud (Ce pédagogue s'occupe d'éducation et d'enfants...) plus dégoulinant de merde encore que les autres. Passons sur ses insultes à destination d'ETA dont il n'entrevoit même pas la triste légitimité acquise au prix du sang du temps du franquisme, il y a mieux, une perle qui date de 1989 et dont voici le PDF"situationnisme un triste et véridique spectacle"
Citons le prof: " Certes, le méli-mélo théorique du situationnisme a parfois certains relents qui peuvent induire en erreur un lecteur peu attentif, mais de là à le cataloguer de marxiste il y a une marge.
Certes, également, dans le mouvement anarchiste, un certain nombre d'individus et de groupes, se réclamant plus ou moins vaguement du situationnisme, semèrent une pagaille certaine, mais de là à y voir la main de l'Internationale situationniste, il y a un pas que personnellement je ne franchis pas.
En fait, le situationnisme est apparu sur la scène de l'histoire à une époque où le mouvement anarchiste connaissait un certain désarroi, aussi bien au plan théorique qu'organisationnel. Dans ces conditions, il constituait le bouc-émissaire idéal."  Bla Bla bla...
"À l'instar d'une certaine fraction de l'extrême gauche, ils se livrent en effet à une critique en règle de la société capitaliste."  
Le Monde Libertaire n°743 (16 mars 1989) | Cultures

Cette ordure fait une allusion aux accusations dont L'IS fut l'objet dans la presse de la FA par un plus dément que lui, la correspondance Bodson/Debord y fait référence.
Voilà du vrai travail de désinformation bien abject, le niveau zéro de la pensée.
Lire la Correspondance Debord/Bodson

Lettre à Guy Bodson: 4 juillet 1966
Camarades,
Je vous envoie aujourd’hui les 5 premiers numéros de la revue I.S. Renvoyez-les nous un jour après lecture.
Nous avons entendu parler récemment de cette histoire de censure au Libertaire, en rencontrant André Bertrand, que nous ne connaissions pas alors.
Certes nous sommes encore plus "mal vus" par les prétendus "marxistes". Mais il est normal de s´attendre au pire avec ceux qui se veulent experts en dissimulation.
Mais que reste-t-il donc à des anarchistes quand leur minuscule autorité s´oppose à la liberté de discussion, cache la manifestation de la vérité, protège la falsification?
J´en suis désolé pour vous: Le Monde libertaire ressemble beaucoup trop au reste de la presse de son époque.
DEBORD
 

Les Anonymous baisent le site de la CIA

 

Il était impossible de se rendre sur le site de la CIA de vendredi après-midi à samedi matin. "Le serveur à l'adresse cia.gov met trop de temps à répondre" pouvait-on notamment lire sur la page d'accueil du site. Ce n'est pas la première fois que le site de l'agence de renseignement américaine est attaqué (il avait été bloqué durant quelques heures cet été), mais jamais il n'avait été inaccessible si longtemps. 

Les hackers ont en  rendu publique des données personnelles comme les dates de naissance, les numéros de sécurité sociale, les plaques d'immatriculation et les casiers judiciaires de plus de 46 000 résidents de l'Alabama. La divulgation de données privées est de plus en plus remise en question en interne et chez les sympathisants des Anonymous. C'est le cas récemment avec une prise de position de Richard Stallman qui, s'il soutient le combat du collectif Anonymous, est toujours un défenseur inconditionnel de la vie privée et chie sur CIA-FaceBook et Apple-piège-à-cons-somateurs.

Des centaines de manifestations contre le traité Acta

Plusieurs centaines de manifestations ont eu lieu, ce samedi, pour protester contre le traité Acta (Anti-Counterfeiting Trade Agreement), un texte visant à renforcer la lutte contre la contrefaçon et qui fait craindre aux défenseurs des libertés numériques la mise en place de nouvelles limitations de la liberté d'expressions sur Internet. En France, une quarantaine de manifestations étaient prévues dans les principales villes. A Paris, entre 2 000 et 2 500 manifestants, selon les organisateurs, se sont réunis place de la Bastille.

L'Union européenne a signé le texte fin janvier, mais ce dernier doit encore être ratifié dans les différents pays de l'Union et soumis à un vote du Parlement européen. La Pologne, la République tchèque et la Lituanie ont d'ores et déjà gelé le processus de ratification, estimant que le texte devait être davantage étudié avant toute signature. Le rapporteur du texte au Parlement, le socialiste Kader Arif, a démissionné de son poste de rapporteur, dénonçant une "mascarade". Il a été remplacé par le rat britannique David Martin.

 Les Légions se forment

Anonymous roept op tot kopersstaking in SOPA-protest


Liberdade na internet junta cem pessoas contra o ACTA


Zehntausende demonstrieren in Europa gegen ACTA

Acta-Abkommen Das Netz formiert sich zum Massenprotest

 Protests erupt across Europe against web piracy treaty 

Rennes. 250 personnes dans la rue pour la défense de l'internet libre

Angers. Les Anonymous manifestent place du Ralliement

Les Anonymous manifestent à Dijon

Les Anonymous manifestent à Bruxelles et partout en Europe

Acta protests: Thousands take to streets across Europe

Les Anonymous ont défilé à Clermont contre le traité ACTA [vidéo]

Anonymous : nouvelle manifestation anti-ACTA à Paris et partout ...

Cent « Anonymous » dans les rues de Tours

Accord ACTA : les «Anonymous» défilent dans toute l'Europe

Češi protestovali proti smlouvě ACTA a vyzvali Nečase k akci

Anonymous, Piraten  Gesicht und Maske zeigen für Netzfreiheit

 

 

Attention aux Désinformateurs !

En France la répression n'hésite pas à utiliser les groupes de bisounours manipulés pour tenter de discréditer le mouvement Anonymous. S'appuyant sur les réseaux contrôlés par les polices politique comme Indymedia Paris, ils commencent à faire circuler des textes imbéciles et abjects dans l'espoir de semer la confusion. Heureusement le recrutement de provocateurs est très Bas-de-game, ceux qui se vendent ne valent pas grand chose c'est un avantage...
A peine alphabétisés et incapables de maîtriser le moindre langage informatiques, une vraie misère.

Dictature en Chine

Le paradis chinois:

La vie quotidienne en Chine. Un moine tibétain s'immole au Sichuan occupé.

vendredi 10 février 2012

Crise économique et sociale

L’Insurrection qui tarde ! 
Le mirage Grec
Pourtant les bisounours du Jura Libertaire voient des Stratégies de la Tension dans tous les pots de yaourts, misère de la pensée critique, degré zéro de la subversion... ou victoire de la désinformation ?

Depuis plusieurs années nous soutenons sur ce blog et ailleurs qu'il n'y a pas de potentiel révolutionnaire en Grèce, ni même la moindre Insurrection sérieuse possible ou souhaitable. Pourtant ces pauvres Grecs auraient toutes les raisons de se révolter sérieusement contre leur re-paupérisation. Ils sont dans une situation épouvantable qu'ils ont contribué à rendre possible en consommant à gogos et à crédit, en continuant leurs pratiques de bakchichs et dessous-de-table, de clientélisme généralisé  sans tenir compte des lois de la Valeur capitaliste. C'est d'abord l'ex classe moyenne qui tortille du cul dans les cortèges syndicaux sur-encadrés. Même en ces jours de grèves potentiellement explosifs nous maintenons notre analyse sur ce pays conservateur. Quel spectacle de voir tout un peuple chier dans son froc et rentrer à la niche devant l'idée d'un référendum émise au sommet de l'état: Sortir de l’Europe et retourner à la Drachme1 ?


Hors de l'édredon européen le nationalisme est roi en Grèce. Le ciment national est né de l’oppression ottomane et il fut victorieusement dévoyé pour liquider le soulèvement stalinien (pourtant lui aussi très patriotique) de 1946 par les anglo-saxons. Le glissement sémantique se fait tout naturellement de la troïka européenne à l’ennemi traditionnel Turc.  
La Grèce est le laboratoire choisi de la contre-révolution comme avant elle l'était l'Italie. Toutes les forces engagées là-bas s’annihileront en préparant la mise en place d'un nouveau gouvernement du type des Colonels, post-fasciste made in CIA
Nous voilà donc débarrassés pour un temps de l'arrière-garde para-léniniste, bisounours-anarchiste, néo-Pabliste et ouvriériste-opéraïste...
Ils ont leur place dans le spectacle ces compteurs de vitrines brisées se disant révolutionnaires...


Mais cela laisse le champs-libre ailleurs, là ou se jouent les combats principaux pour la liberté. Un peu partout donc. La liberté est naturellement P2P, décentralisée mais capable à la vitesse de la foudre de se concentrer en un Schwerpunkt. La phase initiale de notre Blitzkrieg est la rupture progressive du système défensif ennemi. Cette rupture est obtenue par une concentration de forces  (Schwerpunkt) à partir d'éléments autonomes d'une très grande fluidité.
Nous devons convaincre les opinions publiques et alors chaque salarié deviendra un agent actif de notre cause.
Au fait cette brave église Orthodoxe  "épargnée par la crise" a toujours ses 240 milliards d'euros d'actifs, quelle bonté ce prolétariat Grec...
Nous sommes tous des Anonymous.




1(Papandréou le 31 octobre 2011 propose d'organiser un référendum sur le plan de sortie de crise approuvé cinq jours plus tôt par l'Eurogroupe et qui prévoit notamment une diminution de 50 % du montant de la dette grecque détenue par le secteur bancaire privé. Ce référendum devait être une réponse apportée aux Grecs qui manifestaient depuis plusieurs mois contre les différentes réformes « imposées » par des institutions internationales)
La drachme moderne est née en 1832, peu après l’indépendance de la Grèce. Elle remplaça le phénix, peu apprécié des Grecs. Le royaume de Grèce a rejoint l’Union monétaire latine en 1868 ; la drachme était alors à parité avec le franc français.
La période de la Seconde Guerre mondiale entraîna une inflation importante. Dès 1944, la nouvelle drachme était mise en service, avec un taux de 50 000 000 000 anciennes drachmes pour la nouvelle. Cette nouvelle devise fut à nouveau dévaluée en 1953 et 1956.
La drachme a cessé d’avoir cours légal le 28 février 2002.

mercredi 8 février 2012

Hépatite C le scandale

Un stylo injecteur, ça fait moins peur qu’une seringue, mais ça peut aussi être moins efficace. 
Le  stylo du laboratoire américain Merck permettant d’injecter le ViraferonPeg, un des produits de référence dans le traitement de l’hépatite C.

ASSASSINS !!!

 

Depuis février 2011, un professeur de médecine a alerté Merck sur les dysfonctionnements liés au stylo permettant d’injecter le ViraferonPeg. Une alerte laissée sans suite par le laboratoire.

Le professeur émérite niçois Albert Tran a sonné l’alarme, mais le fabricant semble avoir choisi de l’ignorer, sans décréter de contre-expertise, ni alerter les autorités sanitaires comme les lois française et européenne le lui imposent en pareil cas. Comme si ce laboratoire (le laboratoire américain Merck) n’avait rien appris des crises terribles auxquelles il fut pourtant directement mêlé dans le passé. L’industrie du médicament se refuse à une transparence exigeante, permanente et systématique, elle risque fort d’ajouter la ruine au discrédit.
Dans le service du Pr Tran, à l’hôpital l’Archet à Nice, le ViraferonPeg a d’ailleurs guéri deux fois moins de malades que le traitement concurrent Pegasys, du laboratoire Roche, vendu sous forme de seringue. Cette tendance est d’ailleurs confirmée par trois études scientifiques publiées en 2009 et 2010 . Elles suggèrent que le Pegasys est plus efficace que le ViraferonPeg lorsque ce dernier est administré avec le stylo. 
L’enjeu de santé publique est majeur. Le virus de l’hépatite C tue environ 3 500 personnes par an en France. Selon l’Association française pour l’étude du foie (Afef), il y a environ 430.000 malades chroniques (estimation: 600.000 HVC + 400.000 HVB = 1 Million). L’interféron (ViraferonPeg ou Pegasys), associé à la ribavirine, constitue le traitement de référence. En France, 5 100 patients ont reçu cette bithérapie en 2010, dont près de 1 500 avec le ViraferonPeg. Pour l’heure, l’Afef et la pseudo association de patients SOS hépatites (louche officine d’État) disent ne pas connaître le problème signalé par le Pr Tran.

Les autorités sanitaires pas au courant...

Depuis 2006, le laboratoire américain reconnaît que l'outil peut se bloquer de temps à autre.  Le siège américain de Merck était alors censé prévenir l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) et l'Agence européenne des médicaments, comme l'y oblige la loi. Les autorités sanitaires ont expliqué n'avoir jamais été saisies de ce problème, blanc comme neige nos lascars... La preuve:  Deux études italiennes sur le sujet publiées en 2010. Selon ces dernières, la proportion de patients guéris avec le ViraferonPeg injecté au stylo était largement inférieure à celle obtenue avec le Pegasys. 

http://www.hepatites-forum.net

Aux États-Unis l’hépatite C devenue plus meurtrière que le SIDA

vendredi 3 février 2012

ACTA est pire que SOPA

Installer et utiliser LOIC sur GNU/Linux


« La Commission européenne ment éhontément aux eurodéputés en présentant ACTA comme un accord acceptable. En signant ACTA avec les États Membres de l'UE, la Commission européenne a fait fi des critiques légitimes de milliers de citoyens européens qui ont manifesté ces derniers jours contre ACTA. Les citoyens doivent contacter leurs élus pour rétablir la vérité : ACTA est un contournement de la démocratie et attaque les libertés pour tenter de protéger les modèles économiques dépassés d'industries de rentes. » déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.
 Téléchargez une analyse exposant les mensonges de la Commission européenne sur ACTA.


Sur son site, la Commission européenne prétend qu'ACTA « n'est pas SOPA ». C'est exact. Pour plusieurs raisons importantes, ACTA est pire que SOPA. ACTA est un cadre général pour de futures lois répressives comme SOPA :

  • L'appel d'ACTA à une « coopération » entre ayants-droit et fournisseurs de services Internet est aussi défendu par la Commission européenne comme des « mesures extra-judiciaires » et une « alternative aux tribunaux ». Cela signifie que les missions de police (surveillance et collecte de preuves) et de justice (sanctions) pourront être gérées par des acteurs privés, outrepassant l'autorité judiciaire et le droit à un procès équitable. En défendant dans l'ACTA cette politique similaire à celle de SOPA, la Commission ouvre la voie à la mise en œuvre du programme en matière d'exécution du copyright poussé par les industries du divertissement, empêchant un vrai débat sur une alternative à la répression. Ceci coïncide avec l'annonce de la révision des directives IPRED et eCommerce.
Voir aussi l'analyse par La Quadrature du Net du texte final du chapitre numérique d'ACTA.
La FFII a également initié une réponse détaillée à un autre document de la commission européenne sur ACTA, appelée « 10 mythes à propos d'ACTA ».

A propos de Google: Nouvelles règles de non-confidentialité

Inquiètent de la part de Google... c'est surtout pourquoi changé de politique sur les donnés personnel des utilisateurs... maintenant (surtout avec megaupload). Google était un service Propre dans ses convictions c'est a dire (Gratuit et sécurisé pour les données personnelles). Maintenant Google a perdu tout respect de notre part. L'information va tourner, espérons qu'il feront marche arrière avant le 1ere mars !  

La meilleure solution c'est de quitter tous les services Google. Ça devrait déjà résoudre pas mal de problèmes...  

La réponse sera tchao Google et si cela continu: Bonjours FreeNet pour 100% de la navigation libre.

lundi 30 janvier 2012

Amuse-gueules French ANONYMOUS

Les autorités françaises ont voulu sévir en coffrant 3 présumés ANONYMOUS...
Problème: Y connaissent pas Raoul...

Mais rassurez-vous on vous laisse la télé (momentanément) pour communiquer avec vos électeurs du 6e age.
D'abord lentement, puis brusquement...
Plan Cul:

Mathieu Kassovitz «encule le cinéma français»

Après la révélation des prétendants aux Césars, le réalisateur a réagi sur son compte twitter à la sélection de son film L'ordre et la morale dans la catégorie «meilleur scénario adapté»: «L'ordre et la morale. Une seule nomination aux césars. J'encule le cinéma français. Allez vous faire baiser avec vos films de merde

jeudi 26 janvier 2012

Anonymous Crise de croissance

Paris ANONYMOUS
C'est le même mouvement multiforme et encore balbutiant qui s'invente et se répand partout à travers le monde. WIKILEAKS, ANONYMOUS mais aussi OCCUPY WALL STREET

Dans le virtuel comme dans le réel notre croissance est exponentielle !
Et elle se Manifeste samedi 28 janvier dans 36 villes de France...



Alors oui des contradictions apparaissent (Même une émulation  concurrente entre les différentes communautés à travers le monde genre potlatch) et c'est d’ailleurs l'un de nos buts. Faire apparaître les contradictions est la voie royale pour les résoudre, c'est le principe dialectique qui conduit au dépassement.
Pour 3 des nôtres en otages à la DCRI 100 se joignent au mouvement  (Triskel a été libéré. Ces camarades  sont du menu fretin et vous le savez bien mais vous cherchez désespérément à nous impressionner).
A ce stade de décomposition de la société capitaliste spectaculaire-intégré la répression accélère notre maturation et nous renforce. Oui nous sommes légions !
Nos ennemis prennent le masque d'un Obama pour mieux nous infiltrer en subventionnant les "Projets du Libre"  c'est le dernier moyen de nous coller au cul mais ils avancent sur deux fronts en chiant aussi leurs lois imbéciles (ACTA, SOPA, PIPA,...) espérant verrouiller le Net, renforcer leurs monopoles et garnir un peu plus l'arsenal de lois répressives de leur dictature mondialisée.
Regardez ce qu'ils font des "Révolutions Arabes" qui ne sont que des révolutions de rattrapage, des mise-a-niveau liquidant les vieux régimes dictatoriaux hérités de la "Guerre Froide", déchets du Spectaculaire concentré passé de mode en ces temps de crise finale du capitalisme.
Dans ce merdier nous sommes le printemps.
Mais nous sommes  aussi votre dernière chance d'éviter les camps et la mort à vos propres enfants, le stade terminal de la Valeur se valorisant c'est la dictature généralisée et la mort technicisé en solution finale.
Certains donneurs de leçons médiatisant voudraient discréditer un mouvement qui leur échappe et dont ils ont peur. Ici c'est L'Express et Numérama qui dégoulinent leur morale de pacotille. Qu'ils se taisent ces porte-voix du pouvoir, ils n'ont aucune leçon de démocratie à donner, ils n'en savent rien.

Pourtant ils reconnaissent: "Tous ont pour point commun la défense de la liberté d'expression et de communication, mais il n'y a aucune règle écrite pour définir les limites à ne pas franchir."

La Liberté est le crime qui contient tous les crimes, c'est notre arme absolue ! 
Salon

22 pays ont ratifié le traité Acta


La ratification du traité scélérat ACTA a été immédiatement suivie par la démission du rapporteur du projet auprès du Parlement, le socialiste français Kader Arif. Il a dénoncé « une mascarade »:
« Je tiens à dénoncer de la manière la plus vive l'ensemble du processus qui a conduit à la signature de cet accord : non-association de la société civile, manque de transparence depuis le début des négociations, reports successifs de la signature du texte sans qu'aucune explication ne soit donnée, mise à l'écart des revendications du Parlement européen pourtant exprimées dans plusieurs résolutions de notre assemblée.
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Pierrick G, 29 ans, connu sur les réseaux sous le pseudo de Triskel. Il est soupçonné par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) d’être un membre des Anonymous – même si ce mouvement militant se caractérise par l’absence totale de hiérarchie, de structures et de cartes de membres. Hier, après 45 heures de garde à vue, plus 15 heures d’attente dans une cellule du Palais de Justice de Paris, Pierrick Goujon a été présenté au juge David Benichou du Tribunal de grande instance de Paris, qui l’a mis en examen. Selon son ordonnance de placement sous contrôle judiciaire, que nous avons consultée, le magistrat lui reproche d’avoir: "Courant août 2011 sous la bannière (sic) des Anonymous participé à la campagne Greenrights, entente formée en vue de conduire des entraves par déni de service contre des producteurs/distributeurs d’électricité." 

Son site web, irc.lc, permet de se connecter sur des salons de discussion relayée par Internet (ou IRC) depuis le web et sans avoir besoin d’installer de logiciel spécifique. Le canal est désormais fermé...
  • ##sopa : Debate about SOPA and Free Internet.
Mais irc.lc n’est  qu’un  raccourcisseur d’URL, qui agrège tous les “webchats” de ce type, sans pour autant ni les héberger, ni en être le moins du monde responsable.

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