vendredi 25 novembre 2016

Attaque contre Vinci


Le génie est du côté de ceux qui résistent


Nous avons appris hier par la presse que d'astucieux farceurs s'étaient attaqués avec succès au groupe Vinci en faisant chuter brutalement son cours en bourse à l'aide d'un simple communiqué de presse. Vivant sous les menaces permanente des desseins de ce conglomérat qui s'apprête à venir détruire nos lieux de vie, habitats, champs et forêts, nous ne pouvons que célébrer le fait que celui-ci subisse toute sorte de dommages financiers, déstabilisations et autres dégradations de son image de marque. Il est particulièrement gai de penser que le numéro 1 du BTP dans le monde et les cercles boursiers puissent être ainsi ridiculisé et blessés par un simple canular bien ficelé. Il faut croire que le génie est du côté de celles et ceux qui résistent et que l'ennemi est parfois bien plus fragile qu'il ne le paraît.

Si nous tenons bon, c'est bien grâce à la multiplication des actions de solidarités à l'égard de la zad. Comme les auteurs de ce grand bluff, il nous semble primordial de relier notre lutte avec celles des autres populations dont les espaces de vie sont mis en danger par les basses œuvres de Vinci et d'un monde de profit, tout autant qu'avec celle des ouvrier.e.s népalais.e.s ou indien.ne.s exploité.e.s dans des conditions d'esclavage sur ses chantiers au Qatar. Nous en profitons pour saluer ici tout.e.s les salarié.e.s de Vinci et de ses différentes filiales qui ont annoncé qu'ils refuseraient d'être des “mercenaires” et de participer à de quelconques démarrage de travaux liés à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le communiqué de revendication affirme que lors de la "dégringolade financière vertigineuse" subie par Vinci lors de cet acte de sabotage, “la forêt de notre-dame-des-landes a elle-même sentie le béton reculer”. Nous sommes allés le vérifier ce matin même lors d'une promenade collective au milieu des châtaigniers et des pins maritimes de Rohanne. Le regard tourné vers les houpiers et l'avenir, notre objectif était justement de travailler sur les manières d'entretenir et protéger les forêts de la zad pour les prochains siècles.

La zad vivra ! Vinci dégage !                                      Des habitant.e.s de la zad.



Quelques autres extraits trouvés sur Internet du communiqué
revendiquant l'attaque menée contre Vinci :

« Vinci vient de faire une dégringolade financière vertigineuse, ceci est un nouvel acte de sabotage à l'encontre de cette entreprise. La forêt de notre-dame-des-landes a elle-même sentie le béton reculer et ces occupants ont fêté se nouveau coup porté directement dans la bourse de ce monstre de béton »  « Même si son empire économique semble solide, il y aura toujours des failles dans le béton pour l'éclater. Si l'argent est leur motivation, ils continueront d'en perdre, si leur but est de garder une bonne image, ils perdront la face. Car la vie est plus forte que l'oppression, les pelleteuses et l'exploitation ».

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Liste de communication de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.
06.95.06.81.49
zadcontactpresse@riseup.net

Zone A défendre - http://zad.nadir.org

Mais que fait la Police française ?

Comment l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) est devenu leader du deal de shit en Europe. 

"...40 tonnes de cannabis ont été importées en France avec la complicité du Milieu sous couvert de démanteler des réseaux. Une opération menée dans le dos du pouvoir judiciaire, sur fond de guerre des services."
Une opération d’infiltration secrète baptisée «Janissaire», destinée à démanteler des réseaux de trafiquants. En réalité un enfumage pour couvrir un véritable trafic d’État.

jeudi 10 novembre 2016

Un éléphant, ça trump énormément



Un éléphant, ça trompe, ça trompe
Un éléphant, ça trompe énormément

 

Refrain

Deux éléphants, ça trompe, ça trompe
Deux éléphants, ça trompe, énormément

Refrain

Trois éléphants, ça trompe, ça trompe
Trois éléphants, ça trompe, énormément

Refrain

Quatre éléphants, ça trompe, ça trompe
Quatre éléphants, ça trompe, énormément

Refrain

Cinq éléphants, ça trompe, ça trompe
Cinq éléphants, ça trompe, énormément

Refrain

Six éléphants, ça trompe, ça trompe
Six éléphants, ça trompe, énormément

Sept éléphants, ça trompe, ça trompe
Sept éléphants, ça trompe, énormément

Dix éléphants, ça trompe, ça trompe
Dix éléphants, ça trompe, énormément



Après Ben à la barbe magique, après les avions missiles du 11/9, après l’État Islamique EI sorti tout droit des prisons militaires des USA en Irak ; voici un nouveau soap opéra: Le milliardaire anticapitaliste du KKK élu triomphalement par les Grands Électeurs...   
De quoi faire oublier le métis de la CIA Obama qui lui-même servit à faire oublier le mal élu Bush qui liquida le droit International et réhabilita la torture pour les Combattant Illégaux autrefois considérés comme des partisans et désormais terroristes.
Dans les colonies européennes c'est le même scénario qui cherche à criminaliser nos camarades Basques de l'ETA alors qu'ils ont déposé les armes depuis 5 ans...

Combien d'imbéciles iront-ils voter pour-contre Marine Lepen ?

Il ne reste que quelques mois au Grand Israël pour recevoir dignement l'enfant prodigue du Choc des Civilisation: Marine Lepen. 
Il est inconcevable d'avoir une présidente non-cacher alors qu'elle a fait de gros efforts pour enfin recevoir la bénédiction du rabbin  Netanyahou.


"Lorsqu'il ne reste que le choix des armes, le désespoir n'a pas besoin de caution politique..."
                                                                               Matin d'un Blues 1978 

 

lundi 7 novembre 2016

Création en douce d'«un fichier des honnêtes gens»



Cazeneuve généralise le fichage total des Français



Ce fichier TES pourra être l'objet de réquisitions judiciaires ou d'utilisation par les services spécialisés de renseignement. Ils accéderont à des informations aussi sensibles que les données biométriques des citoyens, mais aussi les noms, nationalités, dates et lieux de naissance de leurs parents, fussent-ils ou non soupçonnés d'«atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation et d'actes de terrorisme».
La secrétaire d'État au Numérique, Axelle Lemaire, s'est insurgée lundi 7 novembre dans L'Opinion de ne pas avoir été consultée avant la mise en œuvre d'un fichier de «titres électroniques sécurisés» (TES), qualifiant de «dysfonctionnement majeur» la mesure selon elle passée «en douce» par son propre gouvernement.
Le même jour, le Conseil national du numérique (CNNum), l'organe consultatif dont les membres sont nommés par le président de la République, a ouvertement appelé le gouvernement à «suspendre» l'instauration de ce fichier. Il déplore également l'absence de concertation préalable et les risques de «dérives aussi probables qu'inacceptables» créées par ce dispositif.
Le ministre de l'Intérieur dans une lettre au président du CNNum assure que «le projet de décret a respecté les étapes du travail interministériel et qu'il y a eu débat». Il estime que tous les ministres concernés ont été informés.
Pour Axelle Lemaire « Ce décret a été pris en douce par le ministre de l’intérieur, un dimanche de la Toussaint, en pensant que ça passerait ni vu ni connu.»
Le décret est publié au Journal officiel le dimanche de la Toussaint et basta...

mercredi 2 novembre 2016

Pour en finir avec la mise en mesure du monde


Sur-mesure

Pour en finir avec la mise en mesure du monde


Dans les forêts de Tchernobyl ou les plaines de la région de Fukushima, il ne suffit pas d'être attentif pour percevoir le danger. Quand la pluie tombe, quand le vent se lève, quand on chute, la figure à même le sol, ce qui nous vient à la gueule, ce n'est pas une nature brute, mais l'effet d'une technologie qui nous pénètre. Nous ne sentons pas plus notre peau brûler que nos vêtements mouillés, nous ne voyons pas de loin un nuage de poussière s'approcher, nous ne respirons pas l'odeur d'un incendie. En territoire contaminé, c'est l'invisible qui porte le danger pour qui n'a pas les moyens de lire les signes de cet imperceptible. Notre relation est dénaturée. Le paysan qui connaît la terre qu'il travaille, sait lire son acidité, sa fertilité, tandis que l'ignorant ne voit que de la terre indistinctement. L'ami sait lire dans les traits de l'autre son inquiétude ou son mensonge. Nous pouvons apprendre à lire les nuages, à reconnaître ceux qui portent la pluie de ceux qui apportent le beau temps. Rien de tout cela en territoire contaminé, vous aurez beau plisser les yeux, rester des mois entiers à renifler l'air, vous ne percevrez jamais rien, n'apprendrez jamais rien : votre corps et votre expérience ne suffiront jamais à vous faire comprendre ce qui vous environne. Vous marchez dans un monde en étranger, en tumeur que la nature viciée s'efforce de répandre. Pour comprendre ce monde dans lequel vous errez, il faut se mettre à sa mesure. À la mesure d'un monde qui est créé par la technologie dans laquelle vous êtes sommé de devenir un de ses outils, un produit de sa production. Agir selon les instructions d'une machine ou bien être maudit par l'imperceptible : voici ce qu'offre la vie en territoire contaminé.

Depuis quelque temps, le monde médiatique régurgite le thème de la vie en territoire contaminé, films et livres se font ainsi l'écho de territoires fascinants. Entre retours de notre monde à un état sauvage post-apocalyptique et témoignages selon lesquels on survit tout de même dans ces territoires, les représentations morbides nous inondent. Depuis Fukushima, l'heure n'est plus à cacher toutes les conséquences de la catastrophe pour les apôtres du nucléaire, il s'agit maintenant d'approfondir cyniquement les effets de son extension. 
Nous ne verrons plus des blouses blanches nous assurer à la télé, sans sourciller et légèrement déconfites, qu'il n'y a pas de catastrophe tout en organisant notre évacuation. Mais des experts nous inviteront tout sourires à regagner nos foyers, puisque le pire est prévu. Si, à Fukushima, il existe effectivement des zones interdites au retour, le gouvernement incite néanmoins leurs exilés à retrouver leurs maisons et la population japonaise à consommer à nouveau les produits de la région. 
Dès les premières semaines, l'État japonais avait présenté la catastrophe nucléaire sur le registre du séisme qui l'avait précédée : celui d'une catastrophe naturelle. À ce titre, il fallait aider provisoirement les victimes en rendant leurs foyers habitables au plus vite. 
Mais la différence est de taille. Si le séisme et le tsunami dévastent les terres et les corps, cette eau s'en retourne dans l'océan et la culture humaine peut s'établir à nouveau, tandis que les explosions des réacteurs engendrent un dégagement radioactif qui perdure et se fiche dans les terres, dans les corps et dans l'océan en les empoisonnant pour des millénaires. C'est pourquoi la culture humaine appelée à retourner sur ces terres s'en voit elle aussi radicalement transformée.
S'adapter en subissant ou subir en s'adaptant, choisis ton camp citoyen !

La contamination du territoire, c'est bien là l'entreprise nucléaire. Nous ne pouvons pas la comprendre sans les structures qui permettent une technologie si poussée, une spécialisation des tâches où certains et certaines peuvent être des physiciens nucléaires, d'autres des ingénieurs, et d'autres encore des exploités de l'industrie et des mines de cobalt, d'or, d'uranium, de coltan, etc. qui permettent aux appareils de mesure et aux laboratoires d'exister. On peut vivre dans un territoire contaminé. L'État y organise notre quotidien et s'occupe de notre santé. La catastrophe ne gêne pas l'État, bien au contraire, elle le rend incontournable. 
Et il nous faut accepter, comme dans les villes japonaises, de croiser des dosimètres plantés dans les rues, d'entendre les consignes quotidiennes rythmant les ramassages de salades et les moments où il est recommandé d'étendre son linge. Il faut accepter de faire analyser régulièrement son urine, de craindre la pluie porteuse de radioactivité, d'écouter les préconisations gouvernementales, de nous fier au dosimètre qu'on porte autour du cou. Oui !
Vous pourrez rire et aimer en zone contaminée, mais à la merci d'un savoir qui vous dépasse comme jamais. La médiation scientifique devient le tissu de toute expérience. Vous pourrez boire un verre là où le bar n'est pas trop soumis aux radiations selon les mesures rendues publiques par les autorités civiles ce soir-là. Vous pourrez manger au restaurant, mais vous éviterez les champignons puisque vous avez mangé de la salade à midi, ce que votre « dosimaître » n'a pas aimé. Quand vous embrasserez quelqu'un sous la pluie vous aurez peut-être un instant de frayeur en entendant biper vos dosimètres. « Pure radiophobie », dira votre coach en développement personnel. L'expertise d'autrui dominera toute votre existence. Sans elle vous n'oserez pas sortir. Et qui se risquerait à la remettre en cause ?

L'entreprise nucléaire est claire, d'une certaine transparence...
Nous présenter la vie en territoire contaminé c'est nous habituer à l'état de catastrophe. Ne sommes-nous pas déjà habitués à vivre en territoire où la mesure élabore la norme ? À calculer la qualité de l'air, de l'eau dans laquelle on nage ou que l'on boit, l'empreinte carbone de nos achats, le débit d'électricité que nous consommons ? 
À pucer nos poubelles pour contrôler le tri des déchets, les animaux pour vérifier leur conformité sanitaire ? La transparence pour le contrôle, c'est la mesure du conforme, de l'ordre, de la norme. Et cette norme nous échappera toujours, elle n'est que ce que la science peut mesurer. Un poisson normal doit mesurer tant, n'avoir pas plus de tant en métaux lourds. Une eau normale ne dépasse pas tel seuil de pollution. Comment pourrions-nous, sans ces intermédiaires, reconnaître la pollution de l'eau du robinet que nous buvons si son goût n'en est pas altéré ? Quoi répondre au scientifique qui nous dit de cette eau :
« C'est normal qu'elle ait trop de bidule mais en termes du trucs, elle est dans la norme : y-a-pas-d'souci ! »
Nous avons appris à laisser d'autres avoir prise sur notre environnement. Cette dépossession résulte du capitalisme et de l'État. Ce couple permet la réalisation de cette mise en mesure du monde et s'y déploie sans limite. La représentation a avancé d'un pas : le monde ne se regarde plus, il se mesure. En territoire contaminé cet énoncé ne relève ni de la théorie ni de l'idéologie, mais de la réalité quotidienne la plus commune.

Au fond, ce que le désastre permet c'est d'en arriver directement au moment où la mise en mesure du monde est la nécessité dictée par l'État pour « survivre ». La gestion du nucléaire aura révélé l'essence même du monde qui l'aura rendu possible. Nucléarisé, le capitalisme ne laisse exister le monde qu'au travers de la mesure, il n'offre pas de choix entre une existence dans une société ou une autre, par exemple primitiviste ou communiste. Il est univoque.
Le nucléaire est un signal de l'expansion continue de l'économie à tous les aspects de l'existence. « Soyez, en toutes choses, les petits comptables de vos existences et de vos productions ! » nous dit l'économie. C'est ainsi que Rifkin, le parangon de l'économie connectée, a beau jeu de prédire la fin capitaliste du capitalisme. 
Il propose aux gouvernements son modèle social, horizontalement démocratique, où chacun sera libre de vendre l'énergie électrique de son éolienne et pourra louer sa friteuse et ses chemises, son puits, son potager et son poumon droit, nous libérant ainsi - en mode BlaBla Car - d'EDF, de H&M et de Veolia puisque nous serons devenus nous-mêmes des entreprises à visage humain. Le monde connecté de l'hyper-horizontalité n'est jamais que le monde où tous les rapports sont médiés par un référentiel universel auquel nous serions tous étrangers. Après le temps de travail pour le capital, après le temps de travail et le temps de loisir, pour le capital, toute la vie au service du capital. Tous les rapports sont désormais perçus sous l'angle de la rentabilité. Quel argent perdu quand je sors de chez moi sans louer mon appartement, et à quoi me servent ces pantalons si je ne les porte pas, et ma voiture, mon savoir ? 
Dans ce monde hyperconnecté seuls le sont ceux et celles qui ont quelque chose à étaler sur le plan de la mesure, les autres restent en dehors. La vie au stade technologique est une vie sous assistance numérique, basée sur l'anticipation des comportements et la programmation du devenir. Ce qui est absent de cette communauté interconnectée, c'est la vie avec ses inutilités, son désordre et ses frictions. L'étalage universel de la mesure est le schème du monde de l'économie. Le maillage du vivant.

Nous reste-t-il à nous morfondre de notre défaite totale en comptant les derniers soubresauts d'une vie abandonnée ? Certainement pas. Nous croyons au contraire que la vie ne peut pas se laisser enserrer dans les cages de la mesure et qu'il nous est possible d'attaquer ces dernières. 
Que nous ayons à faire avec les désastres nucléaires pour des millénaires est un fait, et nous n'entendons pas les autogérer. Ce que pourront faire les individus libérés de l'économie et de l'État leur appartiendra. Préservation des connaissances nucléaires en vue de son éradication ? Signalement des zones néfastes pour la vie ? Les idées ne manqueront pas, et s'il faut mettre des nucléocrates à la piscine pour qu'ils se mouillent dans le démantèlement nous saurons leur trouver un maillot. Dénoncer ces instruments pour ce qu'ils sont. Saboter les machines. Détruire leurs relais de comptabilité. Quand les puces de poubelles sont désactivées, quand les pointeuses sont brisées à coups de masses, quand les capteurs d'air sont détruits, l'emprise se relâche. Quand on refuse le puçage des brebis ou les normes d'hygiène, les normes sanitaires et les pesticides, quand on refuse d'être évalués, quand on brûle les piquets de repère à la construction d'un pylône THT ou d'une prison, l'emprise se relâche.

La mesure est partout, chacun saura où la trouver.

Septembre 2016,

Groupe sanguin rhésus négatif

samedi 29 octobre 2016

L’État couvre un nouveau meurtre de ses chiens policiers de la BAC.

Copie conforme des flics américains, assimilant leur Droit de tuer !



Voila l'aboutissement du permis de tuer que réclament depuis 10 jours en manifs sauvages les seuls bras-cassés de la BAC. Leurs revendications ne sont pas reprises par tous les services de polices, loin de là. 
Leurs collègues des unités spéciales "d'Intervention" en savent quelque chose...
« Il y a des métiers en France bien plus exposés à l'accident du travail », relève Fabien Jobard.
En 2013, le BTP, qui emploie 1 551 809 salariés, comptait à lui seul 145 tués consécutifs à un accident du travail, soit 9,66 décès pour 100 000 salariés contre une moyenne de 4 décès pour 100 000 policiers.
Alors de quoi se plaignent ces lâches ?

Il s’agit au départ d’un simple problème de voisinage. Jean-Pierre Ferrara la victime, avait simplement décidé à 19 h 30 de faire un barbecue dans son jardin, ce qui a déplu à son voisin le plus proche, qui a appelé les flics.
Derrière deux boucliers de protection et armés de fusils d’assauts allemands les cinq héros de la BAC on tout bonnement massacré un père de famille excédé qui avait un peu trop forcé sur la boisson...
Le témoignage de sa femme est net, ils ont massacré son époux sans lui laisser la moindre chance. L'homme finalement n'a eu comme tord que faire peur à ces cinq bacqueux et aujourd'hui cela ne pardonne pas. Ces flics sont des dangers publics au même titre que les prétendu terroros islamiques. L'avenir du maintient de l'ordre est comme en Amérique latine ou la police affronte militairement d'anciens collègues passés en masse du coté truand pour augmenter leurs revenus.
Une situation parfaite pour la guerre civile qui se prépare en France...

Isère : enquête de l’IGPN après qu’un homme a été abattu par des policiers à Échirolles

Un homme qui aurait menacé cinq policiers avec une machette puis une « arme » a été tué de plusieurs balles. 
Les fonctionnaires invoquent la thèse de la légitime défense.

AFP | 29.10.2016 à 09h50
Un homme de 52 ans, présenté comme un forcené par les forces de l’ordre, a été abattu après une altercation avec des policiers à Échirolles, dans l’Isère, vendredi 28 octobre. Cinq policiers ont été placés en garde à vue, avant d’être remis en liberté samedi en début d’après-midi. Les fonctionnaires, qui invoquent la thèse de la légitime défense, ont été entendus par l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) et la police judiciaire. L’enquête pour homicide volontaire se poursuit, a ajouté le parquet de Grenoble.

« Il s’agit de mener une enquête objective, indépendamment de la polémique actuelle liée aux questions de police », a précisé le procureur de la république de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, interrogé par le Dauphiné libéré.
Les cinq hommes, membres de la brigade anticriminalité (BAC) et de la section d’intervention, intervenaient pour un homme apparemment en état d’ivresse, « excité », qui menaçait son voisin avec une machette. A l’arrivée des policiers, l’homme « après avoir posé sa machette, aurait sorti une arme de derrière son dos », a dit M. Coquillat.

« Les cinq policiers en colonne derrière deux boucliers balistiques ont alors fait feu avec un fusil d’assaut HK G36 et au moins un pistolet automatique, dont chacun était équipé », a-t-il ajouté.
L’homme « a reçu plusieurs projectiles dans le thorax et dans la tête » et une autopsie a été ordonnée « pour déterminer la trajectoire » des balles.

Coralie, la veuve de l’homme abattu par les policiers, dénonce une « bavure policière », même si elle n’a pas assisté directement au drame. « Pour moi, c’est une bavure, une grosse bavure », affirme-t-elle. « Vous vous rendez compte cinq balles. Ils auraient pu le blesser, au lieu de le tuer directement », commente encore Coralie. Elle précise auprès de RTL que son mari « n’était pas un homme méchant » et qu’elle « ne croit pas » qu’il était en possession d’une arme : « Je sais ce qu’il y a chez moi. Ils ont cru voir. On peut en faire avec des "si" et des "là"… Il n’avait que 51 ans, il allait être grand-père en plus. On se retrouve quatre enfants et une femme toute seule à cause d’eux. Que justice soit faite ». Elle indique clairement qu’elle va porter plainte : « Je n’arrive pas à accepter qu’ils l’aient tué comme ça. Je vais porter plainte de toute façon, je ne vais pas laisser l’affaire comme ça ».

Le journal l'Humanité rappel ici quelques faits historiques sur la police française:

 Le mouvement des policiers peut-il dériver ?

Le gouvernement est prêt à leur concéder de nouveaux pouvoirs. Au risque de les voir plus fréquemment recourir à la force. D'autant plus que « leurs missions sont davantage focalisées sur l'anticriminalité et la délinquance de voie publique plutôt que sur la prévention »*, souligne Laurence Blisson. L'ACAT, ONG chrétienne contre la torture, notait dans un rapport en mars 2016 un « glissement dans la doctrine de maintien de l'ordre qui consiste, dans les manifestations, à ne plus tenir la foule à distance mais à l'attaquer ». En attestent les violences policières lors des manifestations contre la loi travail.
Les magistrats sont inquiets d'une possible dérive institutionnelle lorsque des policiers veulent s'ériger en justiciers. « En promettant de communiquer les statistiques pénales, le ministre de la Justice laisse prospérer l'idée de laxisme des juges et légitime le fait qu'il peut y avoir une supervision policière des décisions de justice », regrette Laurence Blisson. « Ça rend moins audible le nécessaire contrôle de l'autorité judiciaire et du défenseur des droits sur les pratiques policières. »
Les associations de défense des droits humains avaient déjà alerté sur les dérives que peut porter une « logique d'escalade dans l'usage de la force ». Aujourd'hui leurs craintes sont validées : une circulaire du ministère de la Justice du 20 septembre sur la « lutte contre les infractions commises à l'occasion des manifestations et autres mouvements collectifs » vise notamment à baliser le terrain, lors d'opérations de démantèlement de camps de migrants et d'évacuation de ZAD, pour mieux protéger les forces de l'ordre.

Une déjà longue histoire. Ce n'est pas la première fois que les policiers sortent dans la rue. Le 13 mars 1958, 7 000 policiers marchent devant l'Assemblée nationale pour réclamer « une prime de danger ». Le député Jean-Marie Le Pen tente de les y faire entrer... Sans succès.
Rebelote le 13 juin 1983, après la mort de deux agents, 2 500 policiers tentent d'approcher l'Élysée et la Place Beauvau aux cris de « Badinter assassin ». En octobre et décembre 2001, à six mois de la présidentielle, sept manifestations ont lieu, les policiers demandaient alors plus de sévérité de la justice. La dernière manifestation a lieu dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2012. Un policier est mis en examen après avoir tué un prévenu d'une balle dans le dos*. En armes, gyrophares allumés, sur les Champs-Élysées, ses collègues demandent « l'assouplissement des règles de légitime défense ».


* Quelle pudeur pour dire que la BAC ne traite que la micro-délinquance avec des moyens sur-dimensionnés à la façon des USA, tel que Sarkozy l'a importé lorsqu'il était ministre de l'intérieur et imposé au président Chirac. La suite étant la militarisation de ces unités d'amateurs qui ont pour fonction réelle de terroriser la populace comme une armée d'occupation et c'est bien ainsi qu'ils sont perçu: Une armée d'occupation étrangère.
Quarante-neuf policiers sont morts par armes à feu aux États-Unis depuis le début de l'année selon les statistiques du National Law Enforcement Officiers Memorial Fund. C'est déjà 16 de plus qu'en 2015...
* Il s'agissait d'un flic syndicaliste sous qualifié chargé de serrer un détenu en fin de peine, en cavale pour pouvoir rejoindre sa famille, le contraire d'un dur...

 

dimanche 23 octobre 2016

Rassemblement en hommage à Rémi Fraisse





Mercredi 26 octobre, rassemblons-nous pour rendre hommage à Rémi Fraisse, au métro Ménilmontant, ligne 2, à 18h.



Mercredi 26 octobre, rassemblons-nous pour rendre hommage à Rémi Fraisse, au métro Ménilmontant, ligne 2, à 18h.

Rémi Fraisse était un étudiant botaniste de 21 ans, qui menait ses études sur le terrain tout en s’opposant au projet de barrage sur la zone à défendre de Sivens. Dans la nuit du 25 au 26 octobre, la police tua Rémi en envoyant une grenade offensive qui resta coincée entre son sac et son dos. Cette grenade est toujours utilisée par les CRS.

La police est une institution qui a tué, tue et continuera de tuer, mais c’est surtout l’institution répressive par excellence, qui vise les classes populaires au quotidien, ainsi que les militants politiques. Depuis le mouvement contre la loi travail et son monde, cette violence a été gagné en visibilité et des gens ont commencé à s’organiser pour ne plus subir.

Dans un climat nauséabond où les menaces d’expulsion de la zone à défendre de Notre-Dame-Des-Landes sont régulières et à prendre au sérieux, où la frange la plus radicale (*dangereuse)  de la police organise des grèves sauvages pour demander un droit qu’elle s’accorde déjà, c’est-à-dire le droit de pouvoir utiliser leur arme à feu pour « se défendre », où un syndicat de police appelle à manifester pour soutenir cette institution mortifère le jour de la mort de Rémi, nous ne voyons qu’une seule solution, qui est de se rassembler pour rendre hommage à Rémi et toutes les victimes des violences policières.

Pour Rémi, Zyed et Bouna, Adama et toutes les autres personnes assassinées par la police, convergeons au métro Ménilmontant, à 18h, le mercredi 26 octobre.

Nous défendrons la Zad de NDDL en l’honneur de Rémi et pour d’autres possibles s’ouvrent !

Le collectif en soutien à la ZAD de NDDL et le collectif jeune en soutien à la ZAD de NDDL organisent conjointement l’événement.

Nous appelons toutes les organisations et tous les collectifs à se greffer à cet appel, à le relayer et à produire leur propre appel que nous relayerons.

Nous appelons l’ensemble des personnes qui répondront présentes à ramener des pancartes, banderoles et tout ce qui pourra permettre de passer un message pour rendre hommage à Rémi, ainsi que les autres victimes de la police.

Une cantine sera probablement présente, mais pour l’instant nous ne pouvons rien garantir, donc n’hésitez pas à ramener de quoi pique-niquer.

Nous appelons toutes les villes à organiser des rassemblements en hommage à Rémi Fraisse.


*

lundi 17 octobre 2016

Police française French Police


Un gardien de la paix de prévenir : « La police est à genou mais si elle tombe, ce sera l’anarchie dans ce pays. »

Manifestation sauvage de fonctionnaires de police lundi soir à Paris.

Plusieurs centaines de policiers ont défilé lundi soir sur les Champs-Élysées lors d’une manifestation sauvage. Cette fois, les fonctionnaires voulaient faire entendre leur «ras-le-bol» après l’agression de quatre d’entre eux à Viry-Châtillon, le 8 octobre.
Un rassemblement de flics – qui n’avait pas été déposé, a confirmé la préfecture – a donc débuté lundi 27 octobre devant l’hôpital Saint-Louis, où un adjoint de sécurité est hospitalisé.
Il s’est ensuite poursuivi sur les Champs-Élysées, comme l’avait demandé l’appel à manifester qui circulait par SMS et sur WhatsApp. Un texte teinté d’une forte défiance : «Face à une hiérarchie carriériste, des élites syndicales enlisées dans leurs conflits, et une justice complètement désintéressée par notre sort, nous devons nous souder. Entre bleus.» Un syndicaliste en poste dans le département évoque une «diffusion à une vitesse phénoménale» du message.
Le comico d’Évry serait en pointe et aura droit la visite du Directeur de la Police.
Une enquête a été ouverte par la police des polices.
Des Flics Autonomes ?

lundi 10 octobre 2016

« Ainsi va la ville » A propos d'une intolérable caméra

Jean-Marie Vilain Maire de Viry
"Il aurait été si simple de placer une seconde caméra pour surveiller la première, plutôt que d'envoyer des fonctionnaires à une mort certaine"   Alain Bauer

Que «la peur change de camp»*...




Une mission suicide ?

Ne doutant de rien la dictature Hollande soutient le potentat local de Viry-Châtillon qui a décidé de priver de leur gagne-pain nos camarades de la Grande Borne.
Une caméra tente de fliquer la totalité des allées et venues à l'entrée de la cité et fait fuir les clients rendant impossible toute activités lucrative. La discrétion et l'anonymat font partie du service dans les bizness non-légaux comme dans tous les autres.
Cela fait trois fois que cette putain de caméra est mise hors-service par les moyens habituels mais l'autorité locale persiste et remet en place la dite caméra. Une première opération est entreprise avec voiture bélier et cramage de l'ensemble aux heures ouvrables pour bien faire passer le message.
Jean-Marie Vilain*(Maire de Viry) persiste en faisant remettre en place mat, caméra et 3 gros blocs de béton**, mais cette fois avec une surveillance policière permanente au pied du mat (quel métier passionnant la police...).
Il ne restait plus qu'une seule façon d'agir: flamber les voitures de patrouilles pour faire comprendre que personne ne lâchera le morceau. Le résultat est un fait divers surexposé aux médias communiquant sur les deux flics brûlés mais sans poser la question du caractère suicidaire de ce genre de mission. Un peu comme les vigiles sacrifiés pour la couverture assurance des banques pendant des décennies...
La base poulaga grogne alors l’État cherche la parade en menaçant les coupables des pires sanctions et fait quelques vagues promesses d'équipements encore plus militarisés qui n'arrangeront rien.
Ce qui est en cause c'est l'utilisation permanente de la force brute contre le prolétariat dans ses activités légales ou non.
Non content d'enfermer les pauvres dans des cités à panoptique policière l’État français voudrait encore priver de revenu les population en misant sur la peur du Keuf et le flicage permanent de l'espace social.
Les plus jeunes devraient se soumettre sans combattre et renoncer à leur seule source valable de pognon pour satisfaire le pignouf cravaté qui parade dans sa mairie avec le fric des autres. 
Renoncer sans se battre ?
Se satisfaire de la mendicité de masse dans un pays riche voilà le message électoral de Hollande et de ses clones alors qu'ils n'ont pas la moindre parcelle de légitimité et seulement leur infâme police et ses menaces pour s'imposer...
Croit-ils vraiment que leur fables sanglantes sur le terrorisme autoradicalisé spontanément a convaincu la population ?
A par les malades d’Alzheimer et les télé-phages les plus abrutis personne ne croit plus à leurs sornettes djihado-terroros.
Le Terrorisme c'est l’État !
La lutte pour défendre le bizness est du même ordre que le rejet de la Loi Travail gratos, personne n'en veut comme personne ne veut de leur béton aéroportuaire en place de la ZAD.  
Grande Borne, Loi Travail, ZAD = même combat, Solidarité !

La lutte ne fait que commencer !
Sabotons leur cirque électoral !

Liberté Égalité fraternité


*Jean-Marie Vilain doit pourtant connaître le biz avec 13 piges chez AVIS le loueur de voitures.
«Il faut des peines exemplaires» et que «la peur change de camp», a déclaré Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance, le pseudo syndicat fasciste en vérité un faux-nez de l’État, les flics n'ont pas de vrais syndicats en France.

** On ne dira jamais assez quel merveilleux cadeau Adolf Hitler à fait à l’État français en apportant la technique du béton bunker en France, il suffit d'admirer le décor...

dimanche 25 septembre 2016

Appel de la zad face aux menaces d'expulsion !

Notre-Dame-des-Landes le 8 octobre 2016


Des autocars partiront de Paris !

Toutes les infos pour réserver dès maintenant sa place ici.


Acculé par les mobilisations massives des 9 janvier et 27 février, le gouvernement a organisé en juin une consultation biaisée. Se croyant forts du résultat de cette mascarade, les pro-aéroport et le premier ministre ont confirmé leur intention de procéder cet automne à l’évacuation et à la destruction de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, de ses cultures, de sa faune et de sa flore, de ses habitats et activités ainsi que des liens entre toutes celles et ceux qui se sont attaché.es à ce bocage.    



Plein d'infos à lire et rediffuser partout où vous pouvez !




Appel de la zad face aux menaces d'expulsion !

Depuis l'opération César en 2012 la ZAD est devenue un symbole : de la possibilité de mettre en déroute leurs projets nuisibles ici et ailleurs comme de celle de déployer des zones d'autonomie face au pouvoir et à l'économie marchande. 
Après un printemps marqué par un mouvement social bouillonnant, celles et ceux qui entendent nous gouverner vont tout faire pour que la politique ne déborde plus du cadre d'un spectacle électoral auquel plus grand monde ne croit. Nous vivons au cœur d'un désastre environnemental et social sur lequel illes prospèrent et duquel illes sont bien incapables de nous sortir.
Depuis la ZAD, entre autres, grandit l'idée que l'on puisse concrètement reprendre en mains nos vies et réinventer le politique.
C'est pour cette raison que son existence est aussi insupportable aux gouvernant.e.s et aussi précieuse pour d'innombrables personnes. La ZAD soulève des espoirs tenaces qui la dépassent. Que l'on se sente porté.e par cette lame de fond ou que l'on perçoive au quotidien la joyeuse solidité de ce qui s'est construit ici, il apparaît absolument impensable que la ZAD soit broyée demain sous les coups de la police et les chenilles des tractopelles. Ceci est un appel à la défendre, coûte que coûte.

Ce texte s'adresse à tout.e.s celles et ceux qui voudraient participer à la résistance sur le terrain ou de plus loin. Son objet est d'informer sur ce qui nous semble aujourd'hui crucial pour les mettre en échec, ainsi que sur l'état d'esprit dans lequel nous nous préparons. Nous vous invitons à le diffuser largement.

Risques sérieux d'attaque dans les semaines qui viennent

Depuis plusieurs jours des rumeurs d'expulsion plus ou moins imminente bruissent sur la ZAD. Nous savons que les hôtels de la région ont été réservés, plusieurs articles de presse avancent que les "forces de l'ordre" se sont vues interdire de poser des vacances de fin septembre à fin octobre. On parle de matériel militaire prêté à la gendarmerie.
Mercredi 14 septembre, le préfet de Loire-Atlantique a signé deux arrêtés portant sur la destruction du campagnol amphibie, rendant possible à leur sens le début des travaux.Plusieurs sources confirmant des plans d'intervention possible à partir du 27 septembre, sans que cela signifie qu'ils viendront dès cette date là. Sommet d'hypocrisie, cette date est celle où la ville de Nantes accueille plusieurs milliers de participant.e.s, venu.e.s du monde entier, dans la suite de la COP 21 pour faire croire à ses préoccupations quant au dérèglement climatique.

Appel à la vigilance

Il serait sans doute absurde de leur part d'intervenir en plein sommet Climate Chance et avant la grande manifestation du 8 octobre sur la zad, mais nous sommes à l'écoute des diverses infos qui apparaîtraient dans un sens ou dans un autre et sommes prêt.e.s à parer à toute éventualité. Nous appelons en tout cas à une extrême vigilance dans les semaines à venir, et surtout à mettre dès à présent la pression sur le gouvernement pour qu'il renonce à ce projet d'expulsion. 
Nous vous invitons aussi à vous tenir prêt.e.s à rejoindre la ZAD pour participer à sa défense, dans la diversité de nos pratiques, ou si vous êtes loin, à mener des actions décentralisées contre Vinci, les acteurs du projet et les lieux de pouvoir.

On veut des fuites sans prendre la fuite

Pour prévenir toute attaque surprise, on sait que l'on peut compter sur la multiplicité des soutiens et sources d'infos un peu partout, jusque dans leurs bureaux et leurs cercles famiPlein d'infos à lire et rediffuser partout où vous pouvez !


Sans-titre-diffusion@rezo.net

Nous en tout cas on est prêt.e.s !

Toutes les équipes sur place s'organisent en conséquence : cantines, radio, médic, légales, équipes de communication...
Les différents lieux de vie se préparent à la résistance et on se coordonne à l'échelle de la ZAD et du mouvement - avec les comités, associations et paysan.ne.s - pour faire obstacle à l'avancée policière.

Ces derniers jours, des rencontres ont eu lieu partout en France entre comités de soutien pour peaufiner les réactions en cas d'attaque ou de débuts des travaux. Des lycéen.ne.s et étudiant.e.s solidaires de la région s'assemblent pour être à même de manifester et bloquer leurs établissements le jour J. Des habitant.e.s proches se préparent à ouvrir leurs maisons et leurs granges, des soignant.e.s, professsionel.e.s ou non, sont prêt.e.s à offrir des soins sur le terrain le moment venu, et des juristes à réagir aux mesures répressives que le gouvernement mettra en place.
Des paysan.ne.s de toute la région échafaudent des plans pour mettre en jeu leurs tracteurs, des élagueur.euse.s et grimpeur.euse.s pour monter à la cime des arbres menacés d'être abattus. Des journalistes indépendant.e.s et acteur.trice.s des réseaux sociaux discutent de comment relayer au mieux les infos des opposant.e.s et contrer la propagande du gouvernement. Des soutiens s'organisent à des centaines de kilomètres et même aux quatre coins de l'Europe pour être paré.e.s à nous rejoindre au plus vite.

Il faut bien évaluer que cette fois, et contrairement à 2012, c'est la quasi totalité des lieux de la zone qui est menacée d'expulsion par la force, c'est à dire non seulement les personnes qui s'y sont installées pour y vivre et la défendre ces dernières années, mais aussi les paysan.ne.s et habitant.e.s dit.e.s "historiques". Ce sont donc plus de 70 lieux de vie, des fermes, des ateliers, des centaines d'habitant.e.s humain.e.s, des troupeaux et autres animaux ou plantes sauvages, 2000ha de forêts, champs et bocages qu'ils voudraient rayer définitivement de la carte dans les prochaines semaines.
Qui plus est, leur enjeu annoncé n'est pas seulement d'expulser la zone mais de démarrer dans la foulée les travaux de construction de l'aéroport et du barreau routier, ce qui implique dans un premier temps des travaux de "déplacement d'espèces", de défrichage, de fouilles archéologiques, de construction de ronds points et de protection du site...
(Particulièrement au niveau du barreau routier - en rose sur la carte https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique70 ). Dans ce contexte de menace totale, la résistance sur le terrain s'organise d'autant plus collectivement.
Et quand bien même ils parviendraient à expulser une partie de la zad, nous savons que cela ne signerait pas la fin du mouvement mais le début de mois et d'années de résistance continue pour entraver chaque avancée des travaux. Nous ne les lâcherons pas !


Sans-titre-diffusion@rezo.net

mercredi 14 septembre 2016

Le 15 septembre, rentrée de la lutte des classes



La Manifestation Nasse sera au départ de Bastille à 14h.

 La pause estivale est sur le point de se terminer !



Certains se disent résolu à refuser les fouilles anales et autres humiliations flicardes désormais obligatoires pour les syndicalistes responsables. Mais ils ne proposent rien de sérieux pour contourner la quadrillage militaire permanent de Paris. 
L'improvisation comme point de départ de cette rentrée...

Sous un soleil écrasant la rentrée sonne déjà comme une revanche. Les appels à manifester se multiplient pour septembre contre la loi travail qui a finalement été votée cet été après trois 49.3 consécutifs.
De nombreux syndicats appellent à la grève dès le 15 septembre. 
D’autres appels circulent également pour saboter la rentrée scolaire et constituer des comités d’actions dans les établissements. Une assemblée générale interprofessionnelle de lutte a eu lieu le 8 septembre pour préparer la mobilisation. 
Des AG sont également prévues dans les facs de Paris 1 et Paris 8 mais aussi à Paris 7 ce mercredi 14 et ailleurs en province comme à Rennes et Caen. Une AG aura également lieu avant la manifestation à la bourse du travail.

Victime de la politique policière de violence exemplaire et volontaire pour Terroriser les opposant au capitalisme.

Rentrée du "cortège de tête" le 15 septembre !

Deux générations de staliniens Autonomes sous les gaz...

jeudi 25 août 2016

Les 27 et 28 août, Nantes accueillera l’enterrement du Parti Socialiste




« Désemparés par l’annonce de l’annulation de l’Université d’été du PS, les manifestants décidèrent pourtant de maintenir leur appel. Avec ou sans Parti Socialiste, la vie doit continuer. »


Le 3 juillet dernier, alors que les juillettistes s’élançaient sur la route des vacances, la France apprenait avec stupeur l’annulation de l’université d’été du Parti Socialiste.

L’annonce était faite par son premier secrétaire : le regard vitreux, la voix hésitante, Jean-Christophe Cambadélis balbutiait quelques obscures explications devant la presse. Par pudeur, il n’évoquait pas directement l’état de son parti en lambeaux et se contentait d’énumérer les différentes menaces qui pesaient sur la fête annuelle. Depuis plusieurs semaines, des syndicalistes, des étudiants, des zadistes et tant d’autres anonymes avaient annoncé qu’ils s’inviteraient en masse. On imagine aisément les rapports des services de renseignements que M. Cambadélis devait recevoir par palettes, pour une partie conséquente de la population, les festivités annuelles du premier parti de France s’apparentait à une sale provocation, une de plus.

De l’université à l’enterrement

Finalement, l’annulation ravi tout le monde. Policiers, élus nantais, partisans socialistes, nonobstant l’humiliation, la décision était raisonnable. Quitte à ce que l’Université soit annulée autant qu’elle le soit par ses organisateurs plutôt que par une marée de manifestants. En supprimant une cible aussi logique, cela permettait aussi de soustraire au mouvement contre la loi « travaille ! » la possibilité d’une rentrée sur les chapeaux de roue.

Désemparés par l’annonce, les manifestant décidèrent pourtant de maintenir leur appel. Avec ou sans Parti Socialiste, la vie doit continuer.

C’est pourquoi se tiendra ce week-end, en lieu et place de l’Université d’été, la cérémonie d’enterrement du « Parti ». Nous reproduisons ci-dessous une invitation qui circule massivement sur les réseaux sociaux.

À l’abordage

Le programme du rassemblement des 27 et 28 août, est déjà écrit. Comment opérer la transition d’un mouvement contre une loi particulièrement impopulaire au sabordage méthodique de ce que tous les français redoutent : la campagne présidentielle pour 2017.

Dans un communiqué, le collectif à l’abordage propose quelques pistes :

 "Le sentiment d’impasse qui d’abord nous pousse dans la rue contre une loi, contre un projet d’infrastructure, contre une injustice, ce sentiment nous l’avons partagé au parage des manifs, dans la fraîcheur matinale des blocages, dans les nombreuses assemblées, sur les panneaux de contre-plaqué qui recouvrent encore la fonction méprisable des banques. De ce sentiment nous avons vécu 4 mois d’une rare intensité avec ses doutes et ses certitudes, ses rencontres et ses conflits. Pour finir, la loi travail est passée au forceps, espérant consumer l’espoir qui a agité des centaines de milliers de manifestants. Mais si la sensation de défaite est si peu palpable ici à Nantes et partout en France, c’est parce que la bataille n’est pas finie, elle n’a pas produit son lot de résignation, elle a suscité le désir d’aller plus loin et pour commencer, celui de s’organiser contre la lourde période présidentielle qui s’annonce et dont l’université d’été annulée devait être le geste inaugural.

Mais s’organiser contre la fatalité électorale que tout le monde pressent, c’est d’abord se poser ensemble les bonnes questions, comprendre le type de pouvoir qui nous fait face, déceler ses faiblesses, sentir nos forces, nos ponts communs, nos divergences, c’est prendre au sérieux l’idée de construire pas à pas un processus capable de faire face à l’organisation méthodique de la résignation.

L’année 2017 ressemblera-t-elle aux années précédentes ? Que doit-on attendre du travail et de ses transformations ? De quel type de politique internationale sommes-nous les complices, ou les détracteurs ? Est-ce grave si nous n’avons pas peur ? Et vivre sans gouvernement, ce serait quoi ? Ça va continuer encore ? Longtemps ? Que sommes-nous prêt.e.s à défendre ? Est-ce que nous trouvons ça normal, de mourir dans un commissariat ? Et la répression pénale ?

Nous vous donnons rendez-vous. Les 27 et 28 août à Nantes. Pour que nous réunissent les questions qui nous animent. Pour que les réponses en actes que nous leur donnons produisent quelques fêtes. Et pour que cette rentrée, nous la pensions et la commencions ensemble."

Source

mercredi 10 août 2016

Israël expulse !



Israël annonce l’expulsion de toutes les personnes en faveur de son boycott


A celles et ceux qui se demanderaient si la campagne BDS a véritablement un effet sur Israël, la réponse est apportée par ses dirigeants avec cette nouvelle annonce : l’expulsion de tous les étrangers qui se trouvent en Israël, et surtout en Palestine occupée, et qui soutiennent cette campagne de boycott contre l’occupant israélien.

Israël a annoncé dimanche son intention d’expulser et d’interdire l’entrée sur son territoire à toute personne appelant au boycott de l’État hébreu.

« Les ministres de l’Intérieur et de la Sécurité intérieure ont décidé de mettre en place des équipes chargées d’expulser et d’empêcher l’entrée en Israël de militants en faveur du boycott de l’État d’Israël », a affirmé la police dans un communiqué.

Pour ce qui est de "l’entrée", la mesure est déjà systématique depuis plusieurs années : Israël refoule, non seulement à l’aéroport de Tel Aviv, mais également au checkpoint installé illégalement entre la Jordanie et la Cisjordanie (qui ne font pas partie de ses frontières), toutes les personnes qui ont dans leurs pays respectifs manifesté leur soutien à la campagne BDS, et plus généralement au peuple palestinien.

Et ce n’est pas dans Israël que ces personnes sont empêchées d’entrer, mais bien en Palestine occupée, qu’il s’agisse de la Cisjordanie, dont Jérusalem Est, que de Gaza (où personne ne peut entrer, même à des fins humanitaires). Ce qui est une violation du droit international sur laquelle nos gouvernants ferment les yeux de manière abjecte. Car non seulement les Palestiniens sont enfermés, privés de liberté de circulation, mais en plus, ils ne peuvent pas recevoir de visites de leurs amis.

Israël passe à l’étape supérieure en annonçant, que les militants internationalistes qui sont sur place, comme ceux d’ISM (International Solidarity Movement), qui tentent de protéger contre les agressions des colons, les enfants palestiniens quand ils vont à l’école, ou les villageois quand ils font la récolte de leurs olives et que les colons tentent de les en empêcher, seront désormais expulsés, car ils sont favorables à la campagne BDS.

C’est dire à quel point cette campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et sanctions fait peur à Israël !

Mais toutes les mesures de répression, tous les chantages à l’antisémitisme n’y feront rien. Si Israël veut faire cesser cette campagne, et ne pas être toujours davantage honni, il lui faudra cesser l’occupation et la colonisation. Il lui faudra cesser de persécuter et déshumaniser tout un peuple, et accepter qu’il puisse jouir de tous les droits qui sont les siens.

On ne peut pas, par exemple, boycotter les sportifs palestiniens, bloquer à Gaza des membres de la délégation palestinienne aux JO de Rio, et vouloir qu’on accueille à bras ouverts "le Beitar Jérusalem", l’équipe de foot la plus raciste au monde, en France ce mois-ci !

Les Palestiniens peuvent être assurés, que même si nous ne pouvons pas nous déplacer pour aller à leur rencontre, nous redoublerons d’efforts pour amplifier, dans nos pays respectifs, la campagne de boycott contre le terrorisme d’État israélien.


                                                                                             CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com

 Barack Obama fondateur de Daesh ?

Le candidat républicain a accusé mercredi soir, lors d'un meeting en Floride, le président américain Barack Obama d'être le fondateur de Daesh.

Insistant à plusieurs reprises sur le deuxième prénom du président, «Hussein», Donald Trump a affirmé que «Daesh honore le président Obama». «Il est le fondateur de Daesh. Il a fondé Daesh. Et je dirais même que la co-fondatrice est l'escroc Hillary Clinton».


jeudi 21 juillet 2016

La Police de proximité en Banlieue Nord

Dernières minutes: Les autorités policières affirment qu'Adama Traoré est mort d'une "Grave affection". Alors qu'ils ont systématiquement menti depuis 50 années, il faudrait les croire sur parole...
Mort d'Adama

Questions à l’avocat de la famille, Me Frédéric Zajac.

Pourquoi avoir demandé vendredi une contre-autopsie du corps d’Adama Traore ?
Frédéric Zajac. Pour deux raisons : d’abord parce que la première autopsie ne donnait pas les causes du décès. Elle a constaté une ‘infection grave’, mais sans la relier avec la mort d’Adama, le 19 juillet dernier. Deuxième objectif : lever toute ambiguïté sur ce décès. Dans ce cadre, il me paraît naturel que plusieurs médecins se penchent sur ce problème, afin qu’on s’approche au plus près de la vérité. Il ne s’agit pas de contester la première expertise, mais d’avoir le plus d’informations possibles pour renseigner la famille.
 

Quel retour avez-vous sur cette demande ?
Frédéric Zajac. Elle devrait être accueillie favorablement par la juge d’instruction Emilie Burguière, qui a été nommée dans cette affaire et en qui j’ai toute confiance. Cela devrait se faire très rapidement, le feu vert pourrait être donné dès ce mardi matin. Il faudra ensuite mobiliser de nouveaux experts, à partir d’une liste établie par la cour d’appel de Versailles ou de Paris. L’autopsie aura lieu dans la foulée. 

La famille est restée très digne après ce décès, et a dit ‘faire confiance à la justice’. Elle est néanmoins convaincue qu’Adama a été victime de violences policières…
Frédéric Zajac. Les dossiers mettant en cause les forces de l’ordre sont toujours compliqués. J’ai assuré à la famille d’Adama que nous ouvrirons toutes les portes pour obtenir la vérité. Cela commence plutôt bien avec la nomination de cette juge indépendante qui fera tout, je pense, découvrir la vérité. Ce qui interroge dans cette affaire, c’est qu’on a fait courir le bruit, au début de la procédure, qu’Adama était recherché pour une affaire d’extorsion de fonds, ou qu’il se serait opposé à l’interpellation de son frère. Or, c’est parfaitement faux. Pourquoi alors véhiculer ces fausses informations ? 

Peut-être pour tenter de ‘justifier’ un problème qui serait survenu pendant son arrestation. C’est ma conviction.


Comment un gouvernement qui est responsable de plus de 2000 blessés en cinq mois de simples manifestations contre la Loi Travail, voudrait-il protéger qui que ce soit? 
Avec un État d'Urgence dirigé contre sa propre population qu'il matraque en permanence et par tous les moyens?
L'avilissement de la Chose Publique est sans limites, un quarteron de crapules terroristes dirige cet État français ignoble !

Sniper humanitaire
En France les "Forces de Sécurité" agissent comme en territoire étranger hostile et finalement inconnu. 
C'est la raison d’être de ces hélicoptères comme en Libye ou en Syrie.

La photographie ci-contre a ceci d'admirable qu'elle montre un fac-similé des Escadrons de la mort sud-américains (de l’école française...)
Des centaines de fonctionnaires, 265 policiers et gendarmes, 65 sapeurs-pompiers. sont mobilisés.
Le tout pour étouffer une révolte légitime après le meurtre d'un innocent par des gendarmes et alors même que seulement 6 flics sont chargés de sécuriser la ville de Nice un 14 juillet de Feu d'Artifice...

Selon la source officielle, Adama, 24 ans, décède le jour de son anniversaire dès suites « d’un malaise cardiaque » entre les mains des gendarmes...
« Lorsque les gendarmes sont arrivés, Adama est parti en courant parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui. Ils l’ont coursé et l’ont rattrapé alors qu’il tentait de se cacher dans le jardin d’un mec qu’on connaît. Adama a dit “je me rends”. Ils l’ont boxé. Un “justicier” a tenté de les séparer, mais ils lui ont mis la tête au carré. Ils l’ont embarqué ensuite à la gendarmerie de Persan. Là-bas, je l’ai retrouvé entouré de cinq ou six gendarmes. Il était au sol, les mains menottées dans le dos. Il ne respirait plus, il était sans vie. Il avait du sang sur le visage. J’ai vu un gendarme qui faisait partie de ceux qui nous ont interpellés. Il avait un t-shirt blanc et je l’ai vu revenir après avec un t-shirt plein de sang, celui de mon frère. Ma compagne était là, elle l’a vu aussi. Adama n’a pas eu de crise cardiaque, ils l’ont tabassé. »

Mercredi, les proches d’Adama et militant-e-s contre l’impunité policière se sont rassemblés devant la mairie de Beaumont-sur-Oise pour s’exprimer devant les médias. Le préfet du Val-d’Oise devait tenir une conférence de presse mais il a préféré l’annuler (tiens donc...). Un sit-in pacifique est ensuite organisé devant la gendarmerie où le corps inanimé et ensanglanté d’Adama a été vu, la veille, par son frère Baguy.
Intolérable rassemblement pour l’État qui rapidement demande l’intervention des gendarmes mobiles afin de gazer et matraquer violemment (sans sommation) les gens devant l’entrée des locaux.

vendredi 15 juillet 2016

Camion fou du 14 juillet à Nice

Constitutionnaliser l’état d’urgence : Quel enjeu ?

Après avoir annoncé, lors de son entretien télévision du 14 juillet, la prochaine levée de l’état d’urgence, le président François Hollande se contredisant l’a prolongée le lendemain de trois mois. Certes sur le court terme, il réagissait à un attentat commis à Nice, mais sur le long terme, il avançait un peu plus dans la transformation de l’État. 
Contrairement aux apparences, l’enjeu n’est pas de lutter contre le terrorisme, mais de passer d’un pouvoir issu du Peuple et placé sous son contrôle à un pouvoir discrétionnaire agissant pour le compte et au service des États-Unis.


Un peu de bon sens:
Un Bologne français:

Alors que la canaille médiatico-policière aboie et se vautre dans la fange sécuritaire, les rares voies lucides du moment proposent plusieurs textes sur Nice.
Ce tueur fou est-il le premier "Tueur de masse" français ? 
Possible, c'est une spécialités surtout américaine ce genre de comportement criminel.
Encore que le meurtre en série de flics se développe depuis peu, en réponse aux meurtres de Noirs américains comme à Bâton Rouge. 
Aucun islamiste n'a revendiqué le massacre de Nice dans un premier temps (2 Jours) dont l'auteur était  surtout connu comme ivrogne et mangeur de porc. 
Quel rapport avec un geste pseudo-religieux donc.
Une revendication tardive de E.I a rassuré les dirigeants français qui paraissaient parler dans le vide en accentuant un aspect Islamiste qui semble ici insignifiant.

Le tout-sécuritaire sert ceux qui nous frappent 


Face à la menace terroriste, nous adoptons de mauvaises réponses en frappant militairement au Moyen-Orient, et en mettant en œuvre une politique du tout-sécuritaire qui se révèle inefficace. Les États-nations occidentaux sont aujourd’hui devenus des États de sécurité nationale, dont l’obsession s’étend, au-delà du seul terrorisme, à l’immigration, à l’ultra-gauche anticapitaliste, aux lanceurs d’alerte.

Les attentats que le jihadisme islamique a multipliés au cœur du monde occidental depuis 2001 l’ont fait basculer dans un état d’exception permanent sans que le pire ait pu être conjuré. D’une part, les démocraties ont sacrifié leurs fondements, nonobstant les assurances initiales et les protestations vertueuses de leurs dirigeants. Aux États-Unis, le «Patriot Act» a suspendu les libertés fondamentales. L’internement administratif, le recours à la torture, les enlèvements de suspects à l’étranger, les exécutions extrajudiciaires, la surveillance électronique de la planète ont été mis en œuvre. De bon ou de mauvais gré, les pays européens ont emprunté le pas de leur propre chef, ou sous la pression de Washington, et avec l’assentiment assez général de l’opinion publique. De par le monde, les régimes collaboratifs se sont vus pardonner leur autoritarisme et leur violation des droits de l’Homme pourvu qu’ils acceptent d’assurer la sous-traitance de la répression.

Les États-nations occidentaux sont aujourd’hui devenus des Etats de sécurité nationale, dont l’obsession s’étend, au-delà du seul terrorisme, à l’immigration, à l’ultra-gauche anticapitaliste, aux lanceurs d’alerte. Ils ne répugnent plus à envisager des mesures rappelant leur passé le plus sombre, telles que la déchéance de la nationalité, en France, ou à les mettre en œuvre comme la confiscation des biens des réfugiés, au Danemark. Ils appliquent des politiques publiques criminelles au sens littéral du terme, dès lors qu’elles tuent, à l’instar des bombardements par drones au Moyen-Orient ou de la prohibition de l’immigration à la frontière américano-mexicaine et en mer Méditerranée qui provoque, chaque année, des milliers de décès. La démission démocratique et morale des peuples, drogués au discours sécuritaire depuis les années 1970, les progrès phénoménaux de la technologie garantissent l’institutionnalisation durable de cet état d’exception et de surveillance de masse. Nombre de spécialistes affirment que l’Occident est tombé dans le piège que lui ont tendu Al-Qaïda, puis Daech, et que ses politiques sécuritaires alimentent le jihad, au lieu de le contenir.

Cette politique sécuritaire a échoué

D’autre part, cette politique sécuritaire a échoué. Elle n’a pas évité les attentats, qui n’ont jamais été aussi nombreux depuis 2001. Elle n’a pas tari le vivier des jihadistes. Elle n’a pas endigué les flux de migrants et de réfugiés, faute d’en tuer assez et de pouvoir contraindre les États partenaires du Moyen-Orient et d’Afrique à retenir les candidats au départ. Tout indique que l’impuissance du régime d’exception permanente et de surveillance totale à conjurer les dangers qu’il prétend éliminer ne se démentira pas.

Pourtant, «livides de conviction», à l’image du héros du romancier allemand Uwe Tellkamp, dans La Tour, les capitales occidentales persistent et signent. Il serait temps de suspendre cette fuite en avant. De réviser la politique étrangère qui nous a conduits là où nous en sommes, et dont les choix stratégiques tantôt ont enclenché la machine infernale, tantôt empêchent de la désamorcer. De renoncer aux politiques néolibérales qui ont déchiré le tissu social, et au discours culturaliste qui a communautarisé le pays, sous prétexte d’en exalter l’identité nationale. Et, dans l’immédiat, d’en revenir à une police de renseignement, de proximité et d’infiltration, dès lors que la très dispendieuse surveillance numérique s’avère vaine.

Exigeons de la droite un peu de décence

Sur ce plan, exigeons de la droite un peu de décence. Elle crie haut et fort à l’incompétence de François Hollande. Mais le bon peuple doit savoir que la réforme du renseignement voulue par Nicolas Sarkozy a durablement désorganisé celui-ci, comme l’ont vite illustré l’affaire Merah, et confirmé les attentats de 2015. Et que, sous son autorité, le ministère de l’Intérieur – au contraire de celui de la Défense nationale – a systématiquement privilégié les dépenses de personnel au détriment de son équipement. En 2012, le nouveau gouvernement découvrit ainsi qu’il n’y avait plus de crédits pour la maintenance des systèmes de communication et d’informatique, laquelle était devenue tributaire de recettes budgétaires exceptionnelles, et pour tout dire inexistantes.

Donc, messieurs Les Républicains, silence dans les rangs !

Dans la douleur, nous devons être précis. Pas plus que les attentats anarchistes de la fin du XIXe siècle, les actes terroristes d’aujourd’hui ne constituent pas une menace stratégique pour notre pays. La réponse militaire, au Moyen-Orient, n’est pas la bonne. Le tout sécuritaire sert ceux qui nous frappent. Les mesures d’urgence relèvent du seul travail policier. Le devoir de chacun est de garder raison, et sang-froid.


Jean-François Bayart politologue, professeur au Graduate Institute de Genève


 Après Nice

Neuf mois d’état d’urgence. Neuf mois de perquisitions, d’interdictions de manifester, de restrictions de libertés. 5 000 policier.e.s et gendarmes recruté.e.s, 2 500 postes supplémentaires pour la justice et sa sinistre administration pénitentiaire. 736 millions d’euros dépensés [1], au point où l’Union Européenne accepte d’assouplir ses règles concernant le déficit budgétaire de la France pour la soutenir dans sa lutte contre le terrorisme [2].


Nice. 1 257 caméras de vidéosurveillance. 365 policier.e.s municipaux et municipales (à titre de comparaison, Toulouse compte 134 caméras et 340 policier.e.s) équipé.e.s d’un système de géolocalisation par radio, de gyropodes, d’armes de quatrième catégorie, de Flash-Ball, d’armes blanches, de Tasers [3]. La « ville la plus surveillée de France » [4].
14 juillet 2016. Un homme seul, armé d’un pistolet et d’un camion de 19 tonnes, ôte la vie à 84 personnes et en blesse 200 autres sur la Promenade des Anglais. Mohamed Lahouaiej Bouhlel était inconnu des services de renseignement.
Dans la foulée, François Hollande annonçait la prolongation de son État d’urgence, dont l’inutilité venait d’être démontrée.

La conclusion s’impose d’elle-même. Nous n’échangeons pas nos libertés contre plus de sécurité. Nous les échangeons contre du vent.
Après huit attentats en moins de deux ans [5], cela devrait tenir de lieu commun. En attendant, nos gouvernant.e.s iront jusqu’au bout de leur logique sécuritaire, car la guerre est un business, qu’elle se tienne à l’intérieur ou à l’extérieur de nos frontières.

Au fur et à mesure que les informations nous parviennent, les liens entre le meurtrier et l’État Islamique semblent de plus en plus vagues. Médias et gouvernant.e.s ont bien du mal à cacher leur déception, mais que leur importent les causes du mal ! pourvu qu’iles en tirent les bénéfices.

La veille de la tuerie, Christian Estrosi, ancien maire de Nice et actuel président de la région PACA, écrivait à François Hollande pour dénoncer la « frilosité du gouvernement » [6]. Il regrette notamment que l’État, dans sa ville, durant l’Euro 2016, n’ait « pas souhaité répondre à (sa) proposition relative à l’expérimentation de la reconnaissance faciale. » Il conclut : « Nous devons supprimer les freins dogmatiques et idéologiques faisant obstacle à l’utilisation des nouveaux moyens technologiques. »

Pendant ce temps là au JT de France 2, un expert autoproclamé (« spécialiste du monde arabe », encore un) expliquait au lendemain du drame qu’il était urgent de passer d’un « système fait pour rassurer les gens psychologiquement (opération sentinelle, vigipirate) à un système de sécurisation des accès aux lieux publics : contrôler les accès aux gares, aux écoles, aux plages, aux boîtes, bref, à tous les lieux publics. »

Jusqu’où iront-iles ? Que trouveront-iles encore à nous enlever lorsque l’on aura tout perdu ? Jusqu’à quand pourront-iles déclarer, sans mourir étouffé.e.s par la honte, que ces attentats représentent une « attaque contre le monde libre » ? [7]

L’attaque du 14 juillet nous promet un avenir sombre. Pris.e.s entre la folie meurtrière des un.e.s et le terrorisme des autres – oui, je parle bien du terrorisme d’État, celui que les manifestant.e.s contre la Loi Travail expérimentent depuis quatre mois, celui que les damné.e.s de l’intérieur subissent depuis leur naissance dans les quartiers populaires – coincé.e.s entre ces deux terrorismes-là, que nous reste-t-il à faire, sinon résister, encore et toujours ?

Notes.

[1] « Postes supplémentaires de policiers et de gendarmes : le détails des annonces de Hollande » : http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/16/francois-hollande-annonce-5-000-emplois-supplementaires-de-policiers-et-de-gendarmes_4811254_4809495.html#LHm68RvqyG7vgrty.99
[2] « Après les attentats, Bruxelles accepte de laisser filer le déficit de la France », http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/11/17/20002-20151117ARTFIG00116-budget-valls-admet-que-la-france-ne-tiendra-pas-ses-engagements.php
[3] A Nice, Christian Estrosi chouchoutte ses policies municipaux : http://www.lepoint.fr/societe/a-nice-christian-estrosi-chouchoute-ses-policiers-municipaux-31-05-2010-461289_23.php
[4] « Nice, la ville la plus surveillée de France, pourtant vulnérable  », http://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/attentat-nice/nice-la-ville-la-plus-surveillee-de-france-pourtant-vulnerable-4369155
[5] « Les principaux attentats en France depuis 2012 », http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/07/15/les-principaux-attentats-en-france-depuis-2012_4970357_3224.html#p2EhZvqaLzDd0McD.99
[6] « Estrosi avait écrit à Hollande la veille du drame », http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/15/01016-20160715ARTFIG00047-estrosi-avait-ecrit-a-hollande-la-veille-du-drame.php
[7] « Nice : pour les leaders mondiaux, une « attaque contre le monde libre » http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2016/07/15/attaque-a-nice-obama-condamne-une-horrible-attaque-contre-le-plus-vieil-allie-des-americains_4969630_3224.html


Francis Cousin - Attentat de Nice


vendredi 8 juillet 2016

Penser avec ses pieds ou faire marcher sa tête




Voici quelques remarques d’Olivier Serre à propos de la « voiture intelligente » (sans conducteur) et du « débat éthique » soulevé par des universitaires, lequel se résume à : qui faut-il tuer en cas d’extrémité, les piétons sur la chaussée ou les passagers de la voiture ?

Posée ainsi, comme sujet de bac philo, et abondamment délayée par les médias, cette question permet d’en éliminer d’autres beaucoup plus pertinentes et de mettre le piéton humain, sur la chaussée ou dans la voiture, devant sa disparition prochaine. Pourquoi nous faudrait-il des voitures ? Quel est le bilan d’un siècle d’industrie automobile ? Pourquoi les machines devraient-elles être « intelligentes » ? Quelle est cette étrange « intelligence » qui semble fuir des hommes vers les machines ? Pourquoi le complexe scientifico-capitaliste s’acharne-t-il à éliminer la masse des hommes de toute activité, au profit de systèmes perfectionnés ?

Que ces brutes électroniques soient irrémédiablement stupides et serviles ne fait aucun doute. Elles fonctionnent, voilà tout. Le programme AlphaGo, créé par Google, ignore qu’il a battu le maître du jeu de Go ; il ne sait pas qu’il joue. Il ne sait pas plus qu’il existe qu’une pierre ou qu’une voiture qui écrase un homme. Les véritables écraseurs sont donc les concepteurs et les fabricants de machines à écraser les hommes, et c’est en vain qu’on chercherait un autre but à leur entreprise. Les machines « intelligentes » sont des cadres et des intermédiaires entre la technocratie dirigeante et la masse dirigée, en attendant son élimination.

Justement, et comme pour hâter cette relève du personnel humain par la machinerie « intelligente », on voit chuter de quatre points, entre 1999 et 2009, le quotient intellectuel (QI) moyen en France. (cf Le Monde, 21 juin 2016) Même déficit en Norvège, au Danemark, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Australie, en Suède, en Finlande. « Les trois fonctions cognitives testées (représentation des formes, arithmétique, raisonnement verbal) sont toutes en régression. »

Passons sur cette représentation quantifiée de l’intelligence, réductrice et morcelée, qui en dit plus long sur celle des scientifiques que sur celle des populations. Reste une énorme déperdition des « fonctions cognitives ». Eh quoi ! Vous ne pensiez tout de même pas que les épidémies de cancers et de stérilité seraient les seuls effets de l’empoisonnement chimique du milieu ? La pollution concourt aussi à l’abrutissement général, avec l’alimentation industrielle, l’addiction médiatique et la destruction des lieux de transmission (famille, école, sociétés). (cf. Le Cerveau endommagé, Barbara Demeneix. Editions Odile Jacob)

Mais rassurez-vous, votre « voiture intelligente » n’aura pas besoin de vous à bord pour aller faire un tour avec ses copines, vous pouvez disposer.
Quant à la technocratie, avec les modifications génétiques (déjà à l’œuvre en Chine), la reproduction artificielle de l’humain (déjà à l’œuvre partout) et ses diverses technologies d’« augmentation », elle compte bien sortir seule, et triomphante, du sabordage de l’espèce par elle organisé. (cf. Nature & Progrès n°108, été 2016 ; La reproduction artificielle de l’humain, A. Escudero. Ed. Le Monde à l’envers)

Olivier Serre


Olivier Serre, qui fut doctorant au CEA de Grenoble, est désormais aubergiste dans une vallée proche. Il a quelquefois écrit sur Pièces et main d’œuvre.

Sources PMO
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