dimanche 8 juillet 2018

Cerfs volants


« N’ayez pas peur des difficultés que vous rencontrez; rappelez-vous que le cerf-volant monte toujours avec le vent contraire, jamais avec celui en sa faveur »


Il y a une guerre à 2 250 kilomètres d’ici. Une guerre combattue à armes inégales. D’une part, l’une des armées les plus redoutables du monde, possédant les armes de guerre les plus modernes et sophistiquées; de l’autre, les survivants d’une population épuisée par une longue occupation. D’une part, un État riche et puissant avec une industrie florissante. De l’autre, un magma d’organisations, de bandes, et de groupes. Des militaires professionnels d’un côté, des combattants en guenille de l’autre.
Le premier massacre, les autres résistent.

Le 14 mai, les revendications de ces derniers étaient étouffées dans le sang. A la veille du 70ème anniversaire de la Nakba – la «catastrophe» du retrait de leurs terres – des milliers d’hommes et de femmes, jeunes et vieux, et enfants, marchaient en signe de protestation à la frontière de la bande de Gaza. Les tireurs d’élite de l’armée israélienne les attendaient.
Dès que les manifestants se sont approchés trop près des barbelés, ils ont ouvert le feu : soixante morts, deux mille blessés. Tous Palestiniens. Bien sûr, pas même un soldat israélien blessé.

Savez-vous comment la moitié des médias de masse ont appelé ce tir à la cible? Des « Affrontements ». Comme si ce jour-là n’avait pas été un carnage unilatéral, mais une sorte de duel. David a grandi, maintenant c’est lui Goliath. Il est le plus fort, il le sait, il n’hésite pas à le montrer. Que reste-t-il à faire à ces malheureux*, sinon mourir? Et en effet ils meurent, tous les jours. Mais pas sans résister.

Bien que beaucoup d’entre eux soient nés et aient grandi dans cette immense prison à ciel ouvert qu’est Gaza, bien que beaucoup d’entre eux savent qu’ils n’auront jamais de joie, qu’ils ne verront jamais la sérénité, que tout ce qu’ils éprouveront dans leur vie, c’est le désespoir, ils se résignent pas pour autant. Ils n’ont pas d’armes? Pas d’argent? Ils n’ont aucun moyen? Peu importe, ils ont de l’intelligence et de l’imagination.

Ces derniers jours, des centaines de cerfs-volants se sont envolés de la bande de Gaza. Ils avaient un petit engin incendiaire, attachés à la ficelle. Leur vent défavorable a soufflé vers les territoires israéliens.
C’est là qu’ils sont tombés, ces cerfs-volants, c’est là qu’ont surgi les flammes. Plus de mille hectares de récoltes sont partis en fumée. Des millions de dommages.

Voilà ce qu’ont fait ces combattants en guenille*, ils savent qu’ils auront une vie courte, mais ils se battent, ils savent qu’ils vont pleurer, mais ils se battent; ils savent qu’ils vont souffrir, mais ils se battent; ils savent qu’ils sont isolés, mais ils se battent; ils savent qu’ils vont mourir, mais ils se battent. Ils ne pensent jamais à quelles excuses ils ont pour ne pas réagir, ils pensent toujours à la façon de réagir.
Et nous? N’avons-nous pas de cerf-volant à faire s’envoler, nous?


https://finimondo.org/node/2199 * straccioni : ce terme plusieurs fois présent dans le texte est difficile à traduire sans perdre la nuance voulu dans le texte d’origine, il s’agit de signifier que les personnes sont non pas littéralement en guenille, mais déchues, privées de moyens ou en situation de survie



mercredi 6 juin 2018

Manifestation contre Parcoursup et la sélection à l’université jeudi 7 juin 12h à St-Michel.

Tout le monde déteste parcoursup : Appel lycéen pour le 7 juin


Lycées signataires : https://paris.demosphere.eu/rv/62835

 Manif du 22 mai, les interpellé.e.s racontent leur calvaire

A l’occasion de la conférence de presse qui s’est tenue mercredi matin au siège de la LDH, un texte rédigé par les personnes interpellées dans ou en marge de la manifestation du 22 mai a été lu par Adèle, l’une des étudiantes arrêtées ce jour là. Le voici en intégralité.
La pluie, les lacrymo, les coups

22 mai 2018, manifestation pour la défense de la Fonction Publique et contre Parcoursup. À Paris, de nombreuses et nombreux manifestants marchent en direction de la place de la Nation, en dépit de la pluie. Fusent alors, de façon quasi systématique, les grenades lacrymogènes. La foule suffoque, pleure, panique et recule tant bien que mal en chutant souvent pour se mettre à l’abri, tandis que les CRS chargent. Viennent alors les coups de matraques, les contraintes physiques, et les insultes. Un déchaînement de violence injustifiable à l’encontre des manifestant·e·s, dont les corps seront frappés, étranglés, traînés et entravés, causant blessure après blessure.
La foire aux intentions

Pendant et aux abords de la manifestation, 128 personnes ont été interpellées. La qualification juridique qui leur est reprochée est la « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de dégradations ou destructions de biens ». Les fouilles deviennent à charge : sweat à capuche, coupe pluie, foulard, lunettes, béquille, clés. Tout objet pourrait être « arme par destination », tout vêtement pourrait être accessoire de « dissimulation », toute personne pourraient être accusée de vouloir commettre des délits.

Les raisons d’interpellations seraient donc les suivantes : s’être protégé de la pluie, du vent, des gaz lacrymogènes ou du soleil, avoir porté du noir, avoir marché, ou s’être trouvé à côté d’autres personnes. Tout est prétexte pour violenter et enfermer. En l’absence de faits caractérisés, la police interpelle hasardeusement quiconque croiserait son chemin. Personne n’étant alors à l’abri. Ainsi commencent les procès d’intention et la garde à vue.
La garde à vue, les mensonges et les sévices

Une personne sérieusement blessée à la tête qui aurait dû être conduite aux urgences sans attendre et ce malgré les demandes répétées du médecin pour l'emmener à l'hôpital n’y sera conduite que 10 heures plus tard. Certain·e·s sont entassé·e·s dans des cellules inadaptées à leur nombre et à la décence, dépourvus de dignité, de confort, n’ayant que l’incompréhension, le sentiment d’injustice et l’angoisse. Tout doit être demandé: à boire, à manger, les toilettes, l’heure, l’obscurité. Les plus simples demandes restent souvent ignorées durant de longues périodes, quant elles ne sont pas tout bonnement bafouées. Un mineur sera étranglé parce qu’il voulait simplement aller aux toilettes depuis plus de 2 heures pour lui apprendre la leçon : en garde à vue, on a pas de droits.

Les corps s’affaiblissent, et le moral s’effondre à mesure que la détention se prolonge. Les conditions d’interrogatoires sont difficiles à supporter. Le droit de garder le silence est invoqué, mais bafoué pour beaucoup, victimes d'intimidation. On interroge toujours certain·e·s en pleine nuit, et tout est fait pour nous garder éveillé·e·s en permanence : néon, bruit de serrure, discussions anodines, insultes... On nous garantit que si nous parlons, si nous donnons nos empreintes digitales ou ADN, nous sortirons plus tôt. Encore un mensonge policier.
Pas de répit au TGI

Au dépôt au Tribunal de Grande Instance, le même manège pour nous priver de nos droits recommence : impossibilité de consulter le médecin, l’avocat, ou de manger. La quasi totalité des interpellé·e·s convoqué·e·s en comparution immédiate se présentera le ventre vide et sans avoir bénéficié d’une douche. Rappel à la loi ou procès, le choix est binaire même si disproportionné. Certain·e·s sortiront du tribunal au bout de 79 heures, d’autres resteront en détention provisoire, en prison, dans l’attente d’un procès.

Soyons clair.e.s, il s'agit ici, face à un mouvement social contestataire pour préserver la fonction publique, face à une jeunesse qui veut se battre pour avoir un avenir sans sélection et ses résultats catastrophiques auxquels nous assistons aujourd'hui, d'actes d'un gouvernement qui a peur, peur face à la colère qui gronde et qui cherche donc à détruire dans l'oeuf toute initiative qui les remettrait lui et sa politique, en cause.

Soutien à tous ceux qui subissent la répression

Nous nous enfonçons aujourd'hui dans un état policier ultra répressif. Pour celles et ceux, suspects de contester l'ordre établi, il n'y a plus de proportionnalité des mesures : les gardes à vue sont systématisées, ainsi que les déferrements devant une justice qui n'a jamais aussi mal porté son nom. Les rafles massives sont le prétexte à étendre le fichage de la population, dès le plus jeune âge. Manifester, militer aujourd'hui, cela voudrait-il dire être prêt à renoncer à sa liberté quelques jours, semaines, ou mois ? Nous ne devons pas tolérer cela !

Le dernier camarade du 22 mai encore en détention provisoire est sorti hier (mardi 12 juin – NDLR), et nous félicitons le travail de son avocat ! D'autres sont sous contrôle judiciaire en attendant leur procès : interdit·e·s du 12e arrondissement, d'Île-de-France, de manif ou obligé·e·s d'aller pointer chez les flics. Nous n’oublions pas que ce que nous avons vécu, n'est qu'un des multiples visages de la répression que subissent chaque jour en France et dans des conditions souvent pires :

• les personnes des quartiers populaires qui font au quotidien les frais des pratiques violentes de la police

• les victimes de meurtres, viols et mutilations par la police

• les victimes de violences à qui l'on refuse l'enregistrement de plainte, l'écoute et la protection

• les personnes en garde-à-vue ou dans les geôles des tribunaux

• les prisonnier·ère·s dont en France plus d'un quart n'ont pas encore été jugé·e·s

• les adultes et enfants que la France enferme dans les zones d'attente, les locaux et centres de rétention administrative avec pour objectif de les déporter  ...

• celles et ceux qui sont interné·e·s contre leur gré dans les hôpitaux psychiatriques

les jeunes qu'on enferme dans des « centres éducatifs »

• et tant d'autres ...

Les brutalités, interpellations, gardes à vue et procès du mois de mai s’inscrivent dans la continuité d’une répression politique déjà en marche depuis longtemps. D’autres avant nous, ont subi les mêmes violences, qui tendent à se massifier et peinent à susciter l’indignation. Ne fermons pas les yeux, ne nous taisons pas, mais unissons nous pour faire cesser ces injustices. Notre volonté de lutter se renforce, portée par de nouvelles solidarités. Nous ne laisserons pas la répression de ce gouvernement nous briser et perdurer.

Pas de justice, pas de paix !

Rejoignez le combat.

mardi 5 juin 2018

Rassemblements contre la venue de Netanyahou en France le mardi 5 juin

Rassemblement devant le Grand Palais à partir de 18h30

La « saison croisée France-Israël » doit être inaugurée à Paris le 5 juin par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, conjointement avec le président de la République Emmanuel Macron.
Les crimes de guerre commis récemment par Israël sont d’une extrême gravité et la tentative de les blanchir par cette « saison croisée » est d’une indécence absolue.
Un rapport de l’OMS indique que 117 Palestiniens ont été tués dont 7 enfants âgés entre 14 et 16 ans. Le nombre de blessés s’élève à 13.190 parmi lesquels 1.136 enfants. 3.630 blessés l’ont été par des balles réelles parmi lesquels 332 sont dans un état critique
Cet événement serait en contradiction totale avec le signal clair et le ferme avertissement qu’il faut adresser à Israël.

C’est l’impunité d’Israël qui autorise à tuer les Palestiniens comme elle tue toute humanité de la part du pouvoir israélien : il est urgent d’y mettre fin, et d’appliquer des sanctions contre l’État d’Israël et particulièrement la Suspension de l’Accord d’Association UE/Israël.

Comme partout en France, nous appelons à se rassembler à Lyon le :
Mardi 5 juin à 18h quais du Rhône

(Quai Augagneur près du pont de la Guillotière)

Plus d’information

Collectif 69 de soutien au peuple palestinien
http://collectif69palestine.free.fr,

https://rebellyon.info/RASSEMBLEMENT-contre-la-venue-de-19303

« Non à la venue de Netanyahou en France! »
La Campagne 2018 - Le Temps de la Palestine, à l'initiative des associations palestiniennes: "Association de Palestiniens en Île de France", "Association des Palestiniens en France - AL JALIYA - Union d'Associations et d'Institutions Palestiniennes en France" et "Forum Palestine Citoyenneté", ainsi que les associations de solidarité avec la Palestine appellent à un rassemblement le 5 juin 2018 (18h30-22h) devant le Grand Palais (métro Champs Élysées Clemenceau) où est annoncée l'inauguration de la saison croisée France-Israël en présence du Président Macron Et de Netanyahou.

Soutien aux marches du retour et au soumoud* palestinien !
Non à la venue du criminel de guerre Netanyahou en France !
Annulation de la saison France Israël !

* Soumoud = Résistance
Rassemblement appelé par :

Association de Palestiniens en Île de France
Association des Palestiniens en France - AL JALIYA - Union d'Associations et d'Institutions Palestiniennes en France
Forum Palestine Citoyenneté
Alliance internationale pour la défense des droits et libertés (AIDL)
Argenteuil Solidarité Palestine (ASP)
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
Association France Palestine Solidarité Paris-Centre
Association France Palestine Solidarité Paris-Sud
Association France Palestine Solidarité Paris 14-6
Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP)
Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS France)
Campagne unitaire pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (Île de France)
Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI)
Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR-PO)
Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient - EuroPalestine (CAPJPO - EuroPalestine)
Femmes Égalité
Femmes en noir (FEN)
International Solidarity Movement (ISM France)
Montreuil Palestine
Secours Rouge Arabe
Union générale des étudiants palestiniens (GUPS)
Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

Ensemble !
Europe Écologie - Les Verts (EELV)
Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF)
Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)
Parti communiste français (PCF)
Parti communiste des ouvriers de France (PCOF)
Parti de Gauche (PG)
Parti des Indigènes de la République (PIR)

https://paris.demosphere.eu/rv/62648

Pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens

La « saison croisée » France-Israël doit être annulée.
Le criminel de guerre Netanyahu doit être interdit de séjour en France.
Manifestons partout en France le 5 juin !


La « saison croisée France-Israël » va regrouper, de juin à novembre, des dizaines d'événements en Israël et en France. Pour Israël, il s'agit de reconstruire une image positive, de tenter, à travers la science, l'art et la culture, de le blanchir de ses crimes. Cette « saison croisée » doit être inaugurée à Paris le 5 juin par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, conjointement avec le président de la République Emmanuel Macron.

En quelques semaines, les tirs de l'armée israélienne contre les manifestants de Gaza, non armés, qui protestent contre un blocus inhumain qui dure depuis 11 ans, ont fait 120 morts et plus de 13 000 blessés, dont 3 500 par balles, conçues pour infliger des mutilations et handicaps à vie.

Pendant ce temps, en toute impunité, Israël et les États-Unis fêtaient le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem, en contradiction totale avec le droit international et les résolutions de l'ONU.

La France a condamné l'un et l'autre. Mais que peuvent les paroles contre un pouvoir israélien qui se croit tout permis, fort du soutien inconditionnel des États-Unis de Trump, et l'absence de sanction ? Il est grand temps de passer de la parole aux actes.

Nous demandons l'annulation de cette saison croisée et de son inauguration le 5 juin :Une fois encore, les crimes de guerre commis récemment par Israël sont d'une extrême gravité, et la tentative de les blanchir par cette « saison croisée » est d'une indécence absolue. 
Cet événement serait en contradiction totale avec le signal clair et le ferme avertissement qu'il faut adresser à Israël.
Netanyahou, criminel de guerre, n'a rien à faire en France, la date du 5 juin, l'anniversaire du déclenchement par Israël de la « guerre des 6 jours », qui a conduit à l'occupation de nouveaux territoires par la force et une nouvelle catastrophe, la Nakba, pour le peuple palestinien, ajoute un facteur supplémentaire à cette provocation.

Partout, nous porterons l'exigence de la reconnaissance des droits du peuple palestinien - dont le droit au retour - et de la reconnaissance par Israël des crimes qu'il a commis. Nous demandons que, déjà, la France reconnaisse l'État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale, comme l'ont demandé au gouvernement nos élu-e-s des deux chambres.

C'est l'impunité d'Israël qui autorise à tuer les Palestiniens comme elle tue toute humanité de la part du pouvoir israélien : il est urgent d'y mettre fin, et d'appliquer des sanctions contre l'État d'Israël et particulièrement la Suspension de l'Accord d'Association UE/Israël.

Nous appelons à manifester partout en France le 5 juin contre la venue de Netanyahou et pour l'annulation de la saison croisée France-Israël.

À Paris, nous appelons à nous joindre au rassemblement devant le Grand Palais à partir de 18h30.

A POITIERS
Mardi 5 juin À 18 h
Place de l’Hôtel de Ville Poitiers

A LILLE
Le 5 juin à 18h30
Rassemblement sur la Grand-Place et manifestation

A MACON
Manifestation de protestation MARDI 5 juin, à partir de 18H, Esplanade Lamartine.
Rassemblement sous la statue.

A MONTPELLIER
MARDI 5 JUIN À 18 H 30

RASSEMBLEMENT PLACE DE LA COMÉDIE

A MARSEILLE
A 18 H PORTE D’AIX LE MARDI 5 JUIN

A ANNECY
Mardi 5 juin à 18h30, devant le centre culturel Bonlieu,

ET A LONDRES :
Mardi 5 juin à partir de 17 H 30
En face du 10 Downing Street. London

http://www.europalestine.com/spip.php?article14345
 
Non à la venue de Netanyahou en France, c'est un criminel de guerre !

Annulation immédiate de la saison croisée France-Israël !

dimanche 3 juin 2018

Une conspiration pour livrer Julian Assange aux Etats britannique et américain

Non content de retenir notre camarade dans des conditions indignes, confiné dans une ambassade, ces ordures qui esclavagise le monde veulent sa peau.

En France on a d'autres soucis avec une nouvelle loi anti-handicapés pour booster les profits de l'immobilier de masse. Le majordome Macron. a beaucoup d'amis a satisfaire pendant qu'une génération galère en Parcoursup, un nouveau supplice technologique très performant...
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Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks qui a fait connaître aux peuples du monde la vérité sur les crimes de guerre américains au Moyen-Orient et sur de nombreux coups d’État et intrigues de Washington pour des changement de régime dans le monde, est de plus en plus en danger.

Des décisions se préparent pour expulser Assange de l’ambassade d’Équateur à Londres, où il a cherché l’asile politique il y a près de six ans et a été contraint de vivre comme un véritable prisonnier. 
S’il est placé en garde à vue par les autorités britanniques, il risque d’être remis au gouvernement américain, qui cherche depuis longtemps à le traduire en justice pour des accusations d’espionnage pouvant entraîner la peine de mort.
Au départ, le journal britannique The Guardian avait publié certaines des révélations dévastatrices de WikiLeaks en 2010. Il s’est ensuite retourné violemment contre lui, comme d’autres médias internationaux. Maintenant, il lance une campagne infâme, agissant clairement de concert avec diverses agences de renseignement, pour justifier que l’Équateur revienne sur l’asile accordé à Assange.

La nouvelle offensive contre Assange intervient sept semaines après que le gouvernement équatorien, sous la pression des États-Unis, de la Grande-Bretagne et d’autres puissances, a coupé tout contact Internet et téléphonique d’Assange avec le monde extérieur et empêché ses amis et sympathisants de lui rendre visite.
The Guardian a publié des allégations non fondées selon lesquelles Assange aurait « violé » le système de communication de l’ambassade et « apparemment » lu « des communications diplomatiques confidentielles ». Dans un tweet, WikiLeaks a catégoriquement nié l’accusation et, faisant référence à la source, a indiqué que : « C’est une calomnie anonyme alignée sur l’attaque actuelle du gouvernement britannique et américain contre l’asile de M. Assange - alors qu’il ne peut pas y répondre. »

Cela ne laisse aucun doute sur l’intention des dernières allégations. Le chroniqueur du Guardian James Ball a été direct. Le fondateur de WikiLeaks, a affirmé Ball, « devrait se rendre et quitter l’ambassade ».
La une du Guardian déclare : « S’il quitte l’ambassade, il peut s’attendre à être arrêté et à passer jusqu’à un an en prison pour avoir enfreint ses conditions de liberté sous caution. Les États-Unis pourraient alors chercher à le faire extrader. Il contesterait toute tentative de le faire, et pourrait gagner, mais il aurait à faire face à un long séjour en prison pendant que son dossier est traité. »

Plus tôt cette année, le président de l’Équateur, Lenín Moreno, entré en fonction en mai dernier, a déclaré qu’Assange était un « problème hérité » coûteux et un « hacker » et a fait comprendre qu’il considérait Assange comme un obstacle à de meilleures relations avec les États-Unis.
Le gouvernement équatorien a accordé l’asile politique à Assange en juin 2012, lorsque ses recours juridiques ont été rejetés contre une extradition vers la Suède pour répondre à des questions sur des allégations inventées d’agression sexuelle et de restitution probable aux États-Unis. Les autorités suédoises ont finalement abandonné leur enquête montée de toute pièce en mai 2017, mais le gouvernement britannique de Theresa May a toujours refusé d’annuler un mandat d’arrêt contre lui, nominalement pour avoir manqué à sa comparution lorsqu’il demandait l’asile.

Rafael Correa, le prédécesseur de Moreno, a récemment déclaré aux journalistes à Madrid que les « jours [d’Assange] étaient comptés » parce que Moreno, son ancien protégé, le « chasserait de l’ambassade à la moindre pression des États-Unis ».
Depuis son élection, Moreno a fait un virage brutal à droite, avec des réductions d’impôts pour les grandes entreprises, des coupes budgétaires dans les dépenses sociales et des tentatives de réduire la dépendance de l’Équateur aux prêts et aux investissements chinois en faveur de relations plus étroites avec l’impérialisme américain.

Le gouvernement équatorien a coupé les communications d’Assange juste un jour après avoir accueilli une délégation du Commandement Sud des États-Unis (Southcom), le bras du Pentagone en Amérique latine et dans les Caraïbes, dirigé par le général Joseph DiSalvo. Southcom a déclaré que des discussions avaient eu lieu pour renforcer la « coopération en matière de sécurité ».
Il ne fait aucun doute que l’appareil de renseignement et l’establishment politique américains sont aux manettes dans la conspiration contre Assange. L’année dernière, WikiLeaks a commencé à publier des fichiers plus incriminant sur les opérations mondiales de la CIA. Le procureur général américain, Jeff Sessions, a déclaré que la mise en accusation d’Assange était une « priorité ». Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, aujourd’hui secrétaire d’État, a déclaré que WikiLeaks était un « service de renseignement non-étatique hostile ».

Le mois dernier, dans une autre tentative pour faire taire WikiLeaks, le Comité national du Parti démocrate américain (DMC) a lancé un procès, citant WikiLeaks et Assange comme conjurés avec la Russie et la campagne Trump dans un supposé effort criminel pour voler l’élection présidentielle américaine de 2016.

En réalité, les documents publiés par WikiLeaks dévoilaient les intrigues du DMC pour saper la campagne de Bernie Sanders lors des élections primaires présidentielles de 2016, et les relations intimes de la candidate démocrate Hillary Clinton avec les banques et les entreprises de Wall Street.
Le journaliste et réalisateur de documentaires John Pilger a dénoncé hier la « trahison » d’Assange par l’Équateur. « La poursuite vindicative d’Assange [est en cours] pour une seule raison : il a dit la vérité », a déclaré Pilger à Sputnik International.

« Il a révélé à travers Chelsea Manning [ ...] les crimes de guerre des États-Unis en Afghanistan et en Irak ; et bien sûr, l’année dernière, révélé les machinations du Comité national démocrate essayant de truquer le résultat [du vote primaire] dans ce pays, ce qu’il a réussi à faire ».

Pilger a condamné les agissements du gouvernement Moreno pour révoquer l’asile politique d’Assange.
« L’asile politique est quelque chose qui est internationalement reconnu », a-t-il dit. « Ce n’est pas quelque chose que vous pouvez ensuite diluer. Eh bien, c’est ce que le gouvernement de Moreno a fait. Il a négocié avec le gouvernement britannique sans l’accord de Julian, parfois même sans l’impliquer lui et ses avocats. »
Pilger a souligné l’accommodement que Moreno cherchait avec Washington, qui attaque de front n’importe quel gouvernement en Amérique latine considéré comme un obstacle à l’hégémonie américaine sur ce continent.

« Il est clair que ce gouvernement s’est incliné devant les États-Unis, parce qu’il a coupé les contacts de Julian – par Internet, téléphone, tous les visiteurs sauf les avocats et livraisons de nourriture le jour où le commandant de Southcom Joseph DiSalvo est arrivé à Quito, Équateur pour renégocier une base américaine que Correa avait fermée. »

Le Guardian a fondé ses accusations non vérifiées contre Assange sur des « documents secrets » qu’il avait « vus », en collaboration avec Focus Ecuador, un site web de droite. Il a accusé l’agence de renseignement équatorienne « d’avoir financé une opération d’espionnage de plusieurs millions de dollars » pour « protéger » Assange à l’ambassade. En six ans, cette activité aurait coûté 5 millions de dollars.
Un examen plus approfondi du dossier, cependant, indique que la surveillance a été menée principalement contre Assange et WikiLeaks. Une agence de sécurité a surveillé Assange 24 heures sur 24 et installé des caméras de vidéosurveillance dans toute l’ambassade.

« L’Opération invité » a enregistré chaque visiteur qu’Assange a eu pendant six ans, et a espionné chacun de ses mouvements dans la minuscule ambassade, surveillant son humeur, ses habitudes et ses habitudes de sommeil, a rapporté le Guardian. Les agents ont consigné le but de la visite de chaque visiteur, leurs informations de passeport et les heures d’arrivée et de départ.

« Chaque mois, l’entreprise de sécurité a envoyé une liste confidentielle des visiteurs d’Assange au président équatorien », a indiqué le journal. « Parfois, l’entreprise ajoutait des prises d’images vidéos secrètes d’invités intéressants, ainsi que des profils et des analyses. »

Selon le Guardian, ces indices lui ont peut-être permis « de savoir qui lui a donné la mine de documents piratés qui ont contribué à faire chuter Hillary Clinton aux élections de 2016 ». Il a déclaré de façon inquiétante qu’un tel « visiteur » pourrait « intéresser » le procureur spécial américain Robert Mueller, qui dirige une enquête sur les liens présumés du gouvernement Trump avec la Russie.
Selon le journal, le FBI a déjà interrogé « au moins une source proche de l’Opération invité », indiquant que l’Équateur a remis tous ses documents aux agences de renseignement américaines. En conséquence, toute personne qui a visité ou communiqué avec Assange alors qu’il se trouvait à l’ambassade est exposée à la persécution et, potentiellement, à des coups montés d’accusations de complicité d’espionnage ou d’avoir voulu manipuler les élections américaines de 2016.

Le complot contre Assange est lié à une campagne de plus en plus intense menée par le gouvernement américain et ses alliés pour imposer une vaste censure sur Internet et supprimer la liberté de parole et les droits démocratiques plus larges. Des allégations non fondées de « fausses nouvelles » et « d’ingérence russe » sont utilisées par Google, Facebook et d’autres conglomérats pour restreindre l’accès à des sites Web - y compris WikiLeaks et le World Socialist Web Site - qui fournissent des commentaires critiques et des révélations sur la classe capitaliste et ses agences.

Nous encourageons vivement les travailleurs et les jeunes à venir partout à la défense d’Assange et à exiger sa liberté immédiate.


                                                                                                      Mike Head

Source: https://www.wsws.org/fr/articles/2018/05/17/jasa-m17.html

Libérez Julian Assange !

L’Équateur laisse entendre qu’il pourrait livrer Julian Assange à la Grande-Bretagne et aux États-Unis

vendredi 25 mai 2018

Cortège de tête du 26 mai










Gaza, Zone à Défendre

Appel à un carré contre l’impérialisme et pour le peuple palestinien au sein du cortège de tête de la manifestation du 26 mai 2018 à Paris.


Pourquoi un carré contre l’impérialisme et pour le peuple palestinien au sein du cortège de tête ?

D’abord parce que nous sommes au lendemain d’un massacre du gouvernement israélien dans la bande de Gaza : une cinquantaine de morts lors d’une Grande marche du retour du 14 mai et des centaines de blessés par balles. Ces massacres sont la conséquence funeste d’une répression sans précédent de manifestations pacifiques, organisées depuis plusieurs semaines par la société civile palestinienne à Gaza. Ces démonstrations de courage et d’héroïsme populaires, ces familles qui tentent de franchir les frontières imposées unilatéralement par Israël, de braver le blocus qui frappe Gaza, sont le fruit d’une campagne menée depuis le mois de mars pour faire valoir le droit au retour des Palestiniens expulsés de 1948, année de la création de l’État d’Israël et de l’épuration ethnique des zones colonisées.

Au-delà de l’émotion et de l’indignation à l’égard de la barbarie israélienne, à l’égard de l’impunité dont jouit Israël à l’échelle internationale, nous affirmons la centralité de la question palestinienne pour notre autonomie. La Palestine est un symbole de dignité, d’une résistance sur la durée et d’une identité politique qui traverse les pays, les religions et les régions au Moyen-Orient. Nous nous reconnaissons dans cette lutte multiforme, parfois pacifique et parfois offensive, ces maquis dispersés dans les camps de Jordanie en 1968, puis aux côtés des progressistes et des chiites libanais dans les années 1970, ces comités populaires organisant l’intifada dans les territoires occupés ou encore les marées populaires à Gaza ces dernières semaines. Pour nous, la Palestine n’est pas simplement une lutte étroitement nationaliste ou religieuse. C’est un combat qui a été le fer de lance des luttes révolutionnaires dans le monde arabe, mais aussi un enjeu majeur des luttes de l’immigration et des quartiers populaires en Europe. Parce que, depuis 1948, les Palestiniens ont été expulsés et ont été installés dans une multiplicité de camps au sein du monde arabe, parce les révolutionnaires du Nord global, après 1968, ont noué leur solidarité combattante avec la Palestine, l’antisionisme est une lutte sur autant de fronts.

Il ne faut pas non plus oublier qu’Israël n’est pas un État comme un autre. Pays sans frontières assignables, conquérant, qui gagne du terrain par l’expulsion et la spoliation des Arabes de Palestine, c’est une ethnocratie biberonné en dollars et en appui logistique et militaire occidental. Dans le partage colonial du Moyen-Orient de l’entre-deux guerres, c’est une pièce maîtresse de la stratégie de division et de morcellement des classes populaires de la région. Cooptation des élites arabes et soutien au foyer national juif ont été les deux faces de la même pièce. Du soulèvement populaire de 1936 aux effervescences panarabes en Égypte, en Irak, en Syrie, au Liban, c’est la question de la Palestine qui a toujours su briser les alliances contre-natures entre sionisme et réaction arabe. La lutte pour la Palestine est donc aussi le principal vecteur d’une recomposition progressiste des identités confessionnelles et des opprimés au Moyen-Orient.

Aujourd’hui, nous sommes à la veille d’un tournant historique. L’Arabie Saoudite de Salman, l’Amérique de Trump et le gouvernement de Netanyahou cherchent à imposer le deal du siècle aux Palestiniens, un accord de paix impliquant l’abandon de Jérusalem, un État palestinien dans la bande de Gaza et circonscrit à une petite partie de la Cisjordanie - sous patronage militaire d’Israël. Autrement dit, Trump a mis à l’ordre du jour un processus de liquidation de la question palestinienne : il propose ni plus ni moins aux Palestiniens d’abandonner leurs revendications historiques, notamment leur « droit au retour ».

Dans nos milieux autonomes, dans le mouvement social, il y a aussi un risque de liquidation de la question palestinienne. Notre anti-impérialisme est trop souvent caricaturé, simplifié à une lutte binaire entre le Nord et le Sud, voire à un « campisme » solidaire de tel ou tel tyran au nom de son soutien verbal à la cause palestinienne ou à l’anti-américanisme. Il nous faut réaffirmer l’importance stratégique d’un combat anti-impérialiste pugnace.

En premier lieu, l’anti-impérialisme est une lutte contre notre État, contre ses dispositifs sécuritaires, ses partenariats militaires ; cette lutte n’est pas criminalisée par le pouvoir par hasard : de la circulaire Alliot-Marie réprimant le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël) aux manifs interdites de 2014, l’État français défend sa vieille politique impériale au Moyen-Orient contre les mouvements de solidarité et contre les quartiers populaires en France.

Pour nous, Gaza est une zone à défendre. Zone assiégée, sous blocus économique et militaire, c’est aussi une zone libérée, dont la résistance a su imposer l’évacuation aux forces réviso-sionistes. C’est un bastion de la résistance que les Israéliens n’ont pas réussi à « nettoyer » en 2008 et en 2014 malgré des bombardements intensifs. Les « tunnels du Hamas » n’ont pas été démantelés.

Pour notre autonomie, la lutte palestinienne traduit aussi le courage de la durée et de la fidélité au combat. Pour la première fois depuis 70 ans d’existence, Israël perd des batailles décisives : elle perd sa prégnance militaire exclusive dans la région ; elle a perdu les batailles du Sud-Liban et de Beyrouth en 2000 et 2006 ; elle essuie quotidiennement des opérations militaires dans les colonies. Peut-être que le « printemps gazaoui » est le prélude d’une intifada vigoureuse dans tous les territoires palestiniens. Leur intifada est aussi la nôtre. Elle est une école de l’inventivité populaire et d’une cohésion offensive.

Aux côtés des « Quartiers en cortège de tête », marchons contre la liquidation de la question palestinienne.

Du cortège de tête à l’intifada gazaouie, solidarité !

#26MaiPimenté
https://paris-luttes.info/cortege-de-tete-du-26-mai-gaza-10299


COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF DE PHOTOGRAPHES LAMEUTE SUITE AUX ARRESTATIONS DU 22 MAI


LaMeute·mercredi 23 mai 2018

« Se mobiliser est devenu un crime, en témoigner fait maintenant de nous des complices »
La manifestation du 22 mai 2018 à Paris s’est retrouvée marquée par l’arrestation de 24 personnes, après une série de gazages, de matraquages et de violences policières inouïes et démesurées. Des arrestations prenant pour cibles principalement des jeunes, étudiant.es, lycéen.nes, qui n’avaient souvent pour seul tort que celui d’être là, et d’avoir de quoi se protéger des gaz. 101 personnes supplémentaires furent arrêtées à l’occasion de l’occupation du Lycée Arago à la fin de la manifestation. La quasi-totalité de ces personnes ont été placées en garde-à-vue, et on demeure au moment de la rédaction de ce communiqué sans grandes nouvelles d’une bonne partie d’entre elles.
Parmi ces arrêté.es, des photographes dont Stuv, membre de notre collectif.
Depuis l’hiver, et plus profondément encore depuis le 22 mars 2018, le gouvernement s’est empêtré dans un mouvement de convergence des contestations sociales. Mouvement que nous avons jusqu’ici couvert, dès octobre 2017 avec les premières manifestations étudiantes contre la sélection, ou depuis mars 2018 avec la mobilisation cheminote. Des mobilisations au cours desquelles nous avons dû assister à des scènes de violences contrastant sans équivoque à celles dépeintes quotidiennement par les autorités. Des violences policières systématisées, répressives, vouées à un étouffement total de la contestation ; droit fondamental parmi les droits fondamentaux. L’emploi systématique de gaz CS (dont la dangerosité chimique est supposée par les Street Medics), les grenadages et matraquages non-réglementaires au niveau du visage, la rétention systématisée de foules entières pendant plusieurs heures, l’arrestation arbitraire de manifestant.es, les contrôles au faciès aux abords des manifestations, les vices de procédures lors des garde-à-vue, l’omniprésence policière lors des défilés voulus et affichés comme pacifiques, la dissimulation des matricules des agents de police empêchant de fait tout recours judiciaire… Telle est la liste non-exhaustive des contraintes à la prétendue « liberté d’expression », enjeu politique et cheval de guerre des factions de gauche comme de droite depuis 2015. Car, sur une temporalité restreinte, c’est à la mise en place de l’état d’urgence pendant près de deux ans puis l’inscription de certaines de ses mesures répressives dans le droit commun qu’il faut imputer la dégradation actuelle du droit de manifester.
Il n’y a personne en France, en 2018, qui ne puisse se vanter d’avoir manifesté récemment sans avoir eu le goût âpre et brûlant en bouche des gaz lacrymogènes. La « Génération Macron » est une « Génération CS », et nous, photographes, en sommes les témoins. Car dans un pays où l’on envoie la Brigade Anti-Criminalité (BAC) encadrer des manifestations syndicales, un seul constat semble s’imposer, lourd de toute sa gravité : se mobiliser est devenu un crime, en témoigner fait maintenant de nous des complices. Sans aucune comparaison possible tant le degré de violence à l’encontre des manifestant.es est élevé, les Journalistes Reporters d’Images (JRI), spécialement les indépendant.es, sont victimes d’une intimidation policière systématisée. Contrôles d’identité, confiscation de matériel de protection (ce qui empêche par exemple de montrer ce qui se passe sous les épais nuages de gaz), insultes infondées… C’est le lot quotidien de celles et ceux qui cherchent à montrer ce qui se passe dans les rues. Et si les forces de l’ordre sont capables d’infliger de telles entraves au travail de celles et ceux qui témoignent, que déduire alors de ce qui est infligé à celles et ceux qui luttent ? La liberté d’expression est indissociable de la liberté de la presse, et l’une sans l’autre est incomplète. Il n’y a pas de liberté d’expression là où les journalistes sont muselé.es. Il n’y a pas de liberté de la presse quand la contestation y est absente. En France, et ce depuis 1881, la profession de journaliste n’est pas réglementée, dans le but initial de garantir sa liberté. Pas donc besoin de « carte de presse » (dont ne disposent que 50% des photographes de presse, via leur activité salariale principalement), il n’y a dès lors rien qui ne puisse justifier cette garde-à-vue de Stuv.
Prenant acte de tout ce qui a été énoncé, et au regard de ce dont nous avons été témoins jusqu’ici, nous affirmons notre soutien à tou.tes les interpellé.es du 22 mai, et condamnons le caractère arbitraire et souvent injustifié de ces interpellations. Nous y voyons une dérive autoritariste toujours plus alarmante d’un gouvernement qui se refuse à prendre en compte la contestation sociale à son encontre, étendant aux journalistes la violence déjà bien installée envers les manifestant.es. La répression ne saura apparaître comme autre chose qu’un aveu de faiblesse de la part du gouvernement, et nous poussera toujours plus à réaliser notre travail d’information.
Libérez-les !
Libérez Stuv !
Le Collectif LaMeute Photographie

mercredi 23 mai 2018

Un homme a eu la main arrachée par une grenade GLI-F4 ce mardi 22 mai


Un défenseur de la ZAD mutilé par une grenade


La personne amputée de la main l’aurait été suite à un plaquage au sol par la gendarmerie.

Le récit de la gendarmerie, qui consiste à dire que l’homme se serait blessé en tentant de renvoyer la grenade vers ses lignes, est contesté par des opposant-es présent-es sur place. D’après des témoignages recueillis par Radio Klaxon, la radio des habitant-es de la ZAD, « la personne qui a été blessée à la main a voulu ramasser la grenade pour la repousser et laisser passer ses camarades et elle a été plaquée au sol par la gendarmerie, c’est à ce moment exact que la grenade a explosé »

Dès l’aube, une cinquantaine de fourgons de gendarmes mobiles et deux blindés étaient sur la zone pour sécuriser les opérations de destruction d’habitations et de déblayage des routes. Vers midi, aux alentours de la Châteigne — dont les bâtiments ont été détruits la semaine dernière —, un homme a été blessé à la main par une grenade utilisée par les gendarmes. Il a été évacué en ambulance. En début de soirée, on apprenait qu’il avait dû être amputé.

Communiqué de l’équipe médic et du groupe de soignant.e.s de la zad

Aux alentours de midi ce matin, une personne aurait été blessée gravement suite à une charge impliquant des tirs venant de la gendarmerie. La présence policière nous ayant empêché de porter secours à cette personne, nous ignorons ce qu’elle est devenue et la nature exacte de ses blessures. Depuis plusieurs semaines, nous alertons de la dangerosité avec laquelle sont utilisées les armes de la police. Nous déplorons la situation dramatique d’aujourd’hui mais n’en sommes pas surpris. 
Nous avons déjà dû prendre en charge plus de 300 blessés lors de ces dernières semaines suite, entre autre, à des tirs de grenades GLI-F4, grenades de désencerclements et flah-balls. Nous réaffirmons que ce que le gouvernement met en œuvre pour réprimer la zad est susceptible chaque jour de provoquer un mort, tout cela pour continuer à détruire des maisons et lieux de vie. Nous aimerions pouvoir dire que toute la lumière sera faite sur cette affaire mais, le classement sans suite de toutes les plaintes déposées suites aux violences policières du printemps 2016 à Nantes montre bien qu’il n’y a pas de justice à attendre pour ces victimes. 
La situation d’aujourd’hui repose plus que jamais la question suivante : jusqu’où l’État est-il prêt à aller pour combattre les formes de vie collectives qui ne rentrent pas dans leurs cases ? 
Il faut que le dispositif policier se retire enfin de la ZAD et cesse ses attaques.


jeudi 17 mai 2018

Appel à venir défendre la zad ce jeudi et à actions ailleurs

à diffuser partout !

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Un texte du
CMDO (Conseil Pour le
Maintien des Occupations)

Quelques réflexions sur la situation à la veille d'une nouvelle opération d'expulsion sur la zad.

--- Tank, on est là

Au fil de cette « trêve » qui a des accents d’occupation militaire, la vie quotidienne a, de-ci de-là, repris timidement quelques-unes de ses habitudes. Flics ou pas, il faut semer, soigner les bêtes, tenir les lieux publics. Si une certaine hésitation se fait parfois sentir au moment de mettre les graines en terre, elle est vite balayée par cette certitude que les blindés n’ont su faire vaciller : nous resterons là.
Nous verrons les fruits de nos vergers, nous goûterons nos récoltes à l’automne, peut-être même verra-t-on les arbres de haute futaie constituer les charpentes des cabanes de ceux qui sont encore des enfants. Nous n’avons pas attendu les propositions de régularisation pour nous projeter ici sur un temps long, au-delà même de notre propre existence.

Ce jalon-là nous fait tenir en cette veillée d’armes, alors que l’on attend la nouvelle opération de destruction qui va frapper la zad.
Durant celle initiée le 9 avril, nous avons eu l’occasion de mesurer nos forces. Le mouvement, qu’on disait gangrené par les querelles internes depuis l’abandon du projet, a démontré qu’il était encore vivace. En face, la gendarmerie a prouvé qu’elle pouvait sans grande difficulté raser un tiers de la zad en moins de trois jours. Ainsi, si l’arrivée de milliers de personnes, les tirs de molotov sur les blindés, les actions de solidarité et la détermination générale nous ont redonné de l’allant, les manœuvres écrasantes de la plus grosse opération policière depuis mai 68 nous ont un peu glacés. 
Notre force encore vibrionnante faisait face à une possibilité d’anéantissement éclair de la zone qu’il paraissant bien difficile de conjurer, du moins par la seule confrontation directe avec les gendarmes. Il y eut certes des gestes éclatants, mais le dispositif n’a pas été profondément mis en difficulté. Dans l’histoire de cette lutte, nous n’avons d’ailleurs jamais contenu les flics par notre seule résistance physique. Celle-ci a toujours été adossée à des contraintes légales ou juridiques, à des accords politiques qui venaient entraver et limiter la puissance de feu des militaires.
Notre capacité d’action, y compris sur le terrain, est et restera de nature politique. Si nous avons pu défendre efficacement le hameau de la Chateigne en 2012, c’est grâce à l’action simultanée d’une résistance acharnée et de la bataille légale ayant mis les flics dans l’impossibilité de détruire les cabanes. C’est donc toujours par des actions conjointes, politiques, médiatiques et martiales, que nous emportons des victoires. Or lors de la semaine d’expulsions, il n’existait aucun appui juridique sur lequel adosser nos barricades. Et nous avions bien compris que la destruction des 100 noms avait toutes les apparences d’un effet d’annonce : tout est attaquable, on peut détruire très large.

Le gouvernement, quant à lui, s’est confronté au risque de creuser l’écart entre son récit médiatique et la brutalité nécessaire à ses velléités destructrices. L’élévation du niveau de conflictualité des opposants le poussait en effet à élever le sien, accroissant le risque de tuer, dans une situation où le soutien au mouvement s’intensifiait.
Chacun des adversaires a d’une certaine manière vu ce qu’il avait à perdre. Et nous, réveillés de l’impression d’invincibilité sur le terrain que des années de conjuration de la menace nous avaient données, nous avions davantage à perdre...
- On s’en fiche
C’est à ce moment-là que la préfète a brandi ses « formulaires simplifiés ». Ils donnaient soudain une matérialité aux propos du Premier ministre le jour de l’abandon de l’aéroport : seuls ceux qui entrent dans un processus de régularisation pourront rester. Nous savions désormais que la Préfète avait les moyens de sa suffisance, et sa « proposition » était appuyée à un ultimatum tout à fait clair : rendre ces formulaires avant le 24 avril sans quoi les opérations reprendraient. Jusqu’au dernier moment l’hésitation a régné. Il paraissait fort peu plausible que l’État recule face à une fin de non-recevoir de la zad répondant à une demande semblant somme toute minimaliste. Beaucoup de voisins compagnons de lutte ne comprenaient d’ailleurs pas nos tergiversations, nos réticences à saisir ce qui ressemblait à un moyen simple d’éviter l’assaut final.
Certaines composantes disaient également ne pas vouloir s’engager plus loin avec nous en cas d’un refus net. Finalement, l’assemblée a décidé d’utiliser cette prise des fiches pour sortir de cette séquence et tenter de protéger par ce biais le territoire de la zad. Il fallait pour cela que les formulaires couvrent les parcelles et habitats du mouvement. Ce pari a été largement partagé. Quelques lieux ont toutefois refusé cette stratégie.


Suite et source:


ALERTE Intervention militaire sur la ZAD NDDL : suivi du 17 mai 2018

 

  • 14:57: [klaxon] : destruction de la chateigne , courage à tous ceux qui sont sur place

  • 14:40: [klaxon]: 2 autres pelleteuses viennent d'arriver vers la chateigne ( 5 au totale) 

  • 14:30: [klaxon]: pas de flic sur panama, les flics sont toujours entre la hulotte, la chateigne, panama// il y a 3,4 véhicules qui passent d'est en ouest , blindé de vigneux vers la saulce// 3 pelleteuses depuis la saulce vers la chateigne



  • 14:11: [klaxon]: procès actuellement à Nantes et demain 14h besoin de soutien// ce soir RDV à 18h devant la préfecture à Nantes pour un rassemblement


  • 14:00:[klaxon] : cantine de bellevue ne sert plus mais possibilité de se faire à manger, repas de ce soir 18h // les flics sont autour de la foret pour déblayer, ce serait trop super de pouvoir faire un point sur les destructions de cabanes tout ça tout ça

  • 13:35: [klaxon] : infotraflic: une voiture à la freneliere sans contrôle, possible de passer // maison rose jusqu'a barricade des rosiers, ça passe par le nord
  • 13:14 : [TWT] [photo] : @ZAD_NDDL Pendant que les G.M poursuivent leur entreprise de destruction, certain-e-s construisent. Une autre forme de résistance pour maintenir l'espoir. https://twitter.com/Alternantiba/status/997072787423531008

  • 13:11: [klaxon] : Cantine à la wardine, possibilité de manger à bellevue et au lac à l'ouest, message de la noe bernard: il y a de la soupe et du feu dans la cheminée.


  • 12:46:[klaxon]: les flics ( 100aine) s'engagent de plus en plus au sud du chemin de suez et du maquis, le dispositif s’étend sur le chemin du rosaire (30aine de flics)




  • 12h34 : [reporterre] : #NDDL La gendarmerie, interrogée par Reporterre : "Une dizaine de sites est concernée par cette opération. Aujourd’hui on en fait quatre, demain six" https://reporterre.net/14760 

  • 12h30 : [TWT] ; "Point presse : la délégation #ZAD #NDDL appelle à mobilisation sur zone. "Aucune garantie que les forces de l'ordre s'en aillent après. Il y a une volonté d'éradiquer cette zone, l'espoir et la solidarité qu'elle porte. Mais on ne sera pas écrasé"" > https://twitter.com/yangauchard/status/997061880840679425



  • 12:16  [klaxon] toujours des flics au Maquis, ça gaze // Rappel médic : si vous vous occupez de personnes blessé-e-s, n'oubliez pas de prévenir la médic au 07 58 05 74 78 // Un camarade passe en procès à Nantes aujourd'hui à 14h, venez nombreuses au tribunal !

  • 12:04: [klaxon]: les flics dans le champs derrière la wardine, ça gaze au niveau des tentes, ils sont dans le maquis

  • 11:56: [klaxon]: ça peeeete au maquis // ça charge dans la double haie entre la maison des singes et le maquis // moins de flic à datchacha



  • 11:42: [klaxon]: actuellement un engin de destruction de chantier au niveau du maquis sur le chemin de suez



  • 11:30: [klaxon] : les flics pique niquent à la hulotte et camion frigo à la saulce si vous voulez leur faire un p'ti coucou// RDV 20h30 à bellevue avec Alain Damasio, photophore à prévoir pour lecture dans la foret de Rohanne 


  • 11h00 : [klaxon] : carré de flics n'a pas de bougé /// à la saulce une 12zaine de camions arrivent par le nord //// salle Cassiopé de NDDL est réquisitionnée par les forces de l'ordre donc il semblerait que c'est là que seront les flics cette nuit et demain... 

  • 10h50 : [klaxon] : les GM sont toujours dans leur grand carré autour de la foret de Rohanne mais la ligne de flic est plus lache sur le côté nord /// on nous signale une totale absence de flics à la paquelais /// par contre y'a du matos anti emeutes et machines de destruction côté ardillères 

  • 10h44 : [twt] : (vilains] : "L’entreprise Bergerat-Monnoyeur envoie ses tractopelles détruire les habitations sur la ZAD de Notre-Dame-de-Landes. Appelons les pour leur dire gentiment ce qu’on en pense : Agence locale :02 40 16 98 00 Accueil téléphonique national : 01 49 22 82 99 Le siège : 0149 22 60 61 " > https://twitter.com/gignv44/status/997035238940344320 

  • 10h40 : [klaxon] : la situation bouge pas trop : ça petait côté hulotte - calme riotère mais véhicule banal immatriculé 49 grosse peugeot blanche dont des flics sont sortis donc faites gaffe / tractopelle de l'entreprise bergerin monoyeur : agence locale 02 40 16 98 00 /// 


  • 10h30: [klaxon] : les gendarmes sont garrés tout au long de Suez /// pour casser lignes c'est possible d'acceder par rohanne par le nord sur la ligne Limimbout Rolandiere mais attention aux gendarmes psig encore dansla foret / attention à vous déplacez-vous en binomes... /// diverses annonces Antirep - Legale (cf https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique56 )  / camping de l'Est accueille mais besoin d'un peu tout /// annonce medic fosses noires wardine st jean du terter + num urgence 


  • 10h27 : [twt] : [photo] : Aujourd'hui, la cabane Pui-Plu construite dans les arbres par le collectif rouennais de soutien à la #ZAD de #NDDL est sur la liste des lieux à détruire... Quelle tristesse ! En février je prenais cette cabane en photo suite à l'annonce d'abandon du projet d'aéroport. > https://twitter.com/changdesbois/status/997030741757214720

  • 10h24 : [klaxon] : récap de la mâtinée + moment délicat de demande de transmission de stratégie : pour pas créer un point de crispation à la Hulotte, faudrait contourner : les flics sont des 2 côtés de rohanne mais seraient moins présents dans Rohanne ... 



  • 10h17 : [klaxon] : y'a des affrontements chemin de suez côté riotiere & ça re-canarde à la hulotte au niveau du champs /// Les gens signalent que le vent va de est en ouest ce qui est très rare et du coup vaudrait mieux riposter par le côté Est pour le gaz - repas chaud prévu à bellevue à 10h30 - ça passe par le sud par le rosier y'a 1/4 d'heure / moins de flics dans la forter côté nord /// Héric : qqu'un a vu 3 portes chars et 3 pelles à chenilles escorté par GM direction NDDL



  • 10h11 : [TWT] [témoignage] : "#NDDL A la Wardine: "La #ZAD porte des idées d'autogestion, d'auto-organisation, de solidarité et d'entraide. Le gouvernement veut détruire tout ce qui est hors cadre. Et criminaliser la solidarité. Mais on ne pliera pas. On ne partira pas. Ou on reviendra." > https://twitter.com/DIRECTPO/status/997026882938957824

  • 10h10 : [klaxon] les flics sont en train de bouger au sud chemin de suez niveau riotière (à l'est) et y'aurait les blindés devant l'entrée de la chateigne et les machines viendraient de passer Lascar 

  • 10h05 : [klaxon] : mauvaise nouvelle côté lascar : une pelleteuse est en train de démonter / détruire Lascars :( /// comment conturner le chemin de suez où y'a 1 flic chaque mètre : soit par le sud traverser d81 côté verger derrière isolette ou nord foret rohanne mais y'a toujours des controle dans la foret de rohanne




  • 09:51: [klaxon]: les flics remontent le chemin de suez vers la hulotte, ils sont moins nombreux sur le chemin de suez et donc vulnérable ...

  • 09:49: [klaxon] : on peut contourner par le nord de la foret de Rohanne , le dispositif léger à l’intérieur, attention embuscade à la datchacha // repas chaud à bellevue à 10h30

  • 09:46 [klaxon]: A la hulotte et bellevue ça canarde flashball, grenade lacrymo + assourdissante// demande de bellevue : masque a gaz et maloox

  • 09:41: [klaxon] : ça charge avec des chiens à la hulotte, besoin de gen.t;es, pas mal de monde dans le champs, tireurs de flashball en plus des lacrymos et grenades

  • 09:30: [klaxon]: les flics dans le champs des bâtons au niveau de l'ambazada // sommation dans le champ entre pananma et la chateigne, lacrymo en direction de bellevue, les flics sont positionnés sur le chemin de suez jusqu'à la hulotte // contrôle d'identité dans la foret de rohanne.

  • 09: 23: [klaxon] : 2 blindés devant la pruche

  • 09:19: [klaxon] : les flics sont entre le chemin de panama et la chat teigne et grenade +++ et sommation en cours

  • 09:15: [klaxon]: ça passe au limimbout, , ça passe au panama, attention keuf à l'est et sud ouest de la datchacha

  • 09h09  : [klaxon]: si vous trainez nord foret rohanne, vers la Datchacha, y'aurait une unité speciale de flic habillés en bleu clair qui font des arrestations surprise en embuscade donc faites gaffe à vous, restez pas seul.e.s ! /// les seuls endroits où ça passe : nord chateigne pui plu y'a 1/2h mais ça doit être mort depuis, c'est libre sur le chemin de panama de bellevue vers suez et sinon, y'a pas de flics dans le champ entre datcha et rolandière 

  • 09h01 : [klaxon] : le tractopelle est en action du côté de la barricade Lascars /// Tout le monde a été relaché suite à l'interpele de Kazkoad un peu plus tôt 

  • 09h00 : [klaxon] : On en sait plus sur cette histoire de perkize : c'était une fouille de caravane à la maison des singes : c'est terminé 


  • 08h50 : [klaxon] : attention : posible présence d'une unité du psig (les flics qui courent] du côté de la Datcha donc finallement faites gaffe si vous voulez passer par là . Y'a une perquisition en cours mais on n'arrive pas à savoir précisément où, en tout cas c'est dans le centre 

  • 08h44 : [klaxon] à toi flic infiltré : un binôme dont 1 perso foulard bleu cyan autour tete a essayé de chopper une personne sur le chemin de suez : attention, n'hésitez pas à les faire partir. 

  • 08h39 :[klaxon]: les flics auraient pris le chemin de suez jusqu'à la wardine et continuent d'encercler la foret de rohane, mais sont pas à pui plu ni à la datcha donc ça passe au nord de la foret. 



  • 08h34 : [twt] : C'est important ce qu'explique @Klaxon_Radio : les maisons de la #zad #nddl visées par la destruction sont imbriquées dans les projets déposés. C'est avec une hypocrisie complète & assumée que la @Prefet44 va gouverne-mentir-communiquer pour dire que les projets sont protégés :/ > https://twitter.com/ValKphotos/status/997002389742870528 

  • 08:33: [klaxon]: infotraflics: pas de flics vers puisplus // les camion bennes + pelleteuse sur porte char (bennes gravier et vide) ont dépassés la rolandiere , on suppose que c'est pour lascar...


  • 08:29: [klaxon]: aujourd'hui procès d'une personne arrêtée depuis 1 mois. RDV à 14h au tribunal de Nantes pour soutien // pas de flics sur la D281, a priori on peut rentrer par le bois rignoux, inespéré de passer par là !!!! 

  • 08:25 [klaxon] : 3 camion bennes escorté par GM qui sont à la vacherie en direction de la saulce, donc surement destruction des lieux en perspective ... 

  • 08:19:[klaxon]: lacrymo au sud du chemin de suez, proposition qui tourne de bouger disperser les flics, ils sont tout autour de la chateigne et blindé saulce et pruche jusqu'a la foret de rohane. 

  • 08h15 : [zad] [conf de presse] :  Pour une inscription de la Zad de Nddl et de ses habitats au Patrimoine Mondial de l'humanité - Groupe "défendre-habiter" : Conférences de presse : Notre-Dame-des-landes vendredi 18 mai à 11h devant la poste Paris mardi 22 mai 13h 7 place de Fontenoy Paris 007 devant le siège de l'Unesco Suite à la publication du texte « Comme à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, défendons d'autres manières d'habiter » signé par 60000 personnes, certaines d'entre elles avec des habitant.es de la zad, lancent la procédure de demande d'inscription de la Zad de Nddl et de ses habitats au Patrimoine Mondial de l'humanité > https://zad.nadir.org/spip.php?article5831 

  • 08:06 :[klaxon] : clémence demay, journaliste fait les photos et vidéo pour la gendarmerie, à bon entendeur ... 

  • 08:02 :[klaxon] : pelleteuse en approche sur la 4 voies, les flics se sont engagés à ne pas détruire autre que ce qu'ils ont dit ...,,?? blindé à la saulce, des flics dans la foret de roanne, et tout autour du chemin de suez

  • 07:55 :[klaxon]: les flics a priori ont prévu de descendre vers le sud , vers le rosaire pour encercler du nord de la foret de roanne jusqu’à la maison des singes en passant par le chemin de suez, dépêchez-vous de traverser pour rejoindre les camarades.// attention aux arrestations et aux flics en civils donc parlez aux gens que vous connaissez !!!  


  • 07:45 :[klaxon] les flics sont au moulin, entre la riotière et la maison des singes,GM avec caniche , ils tiennent le chemin de suez avec l'helico// les gens de la chateigne demandent du soutien . Les journalistes ne sont pas bienvenus sur les lieux qui ne veulent pas de journalistes, demandez avant de filmer et de squatter! 

  • 07h32 : [klaxon] : ça pete depuis pres de 20mn à la chateigne : là ça bouge et les flics chargent vers le chemin de Suez donc va falloir trouver un autre chemin si vous venez en renfort . Attention côté Lascars, Wardine, Riotière : les flics sont très proches et ont descendu leur dispositif d'un cran vers le sud /// On peut considérer que les flics sont en train d'encercler la Chateigne, donc nous on peut les encercler puisqu'on habite autour !!! /!\ Attention y'a des journalistes qui publient des videos et images pas cool : là y'a un certain Jean-François Martin qui est à la saulce et fait pas gaffe à l'anonymat des gens  :  cagoulez vous, protégez-vous !!!  

  • 07h25 : [klaxon] : ça grenade à la Chateigne mais les flics ne sont toujours pas sur le chemin de suez donc c'est possible de passer par là pour l'instant 


  • 07h20 : [klaxon]  : intervention des flics lancée  à la Chateigne /// proposition de se rejoindre au nord du limimbout pour desserer la pression 



  • 07h13 : [klaxon] : Première sommation des  GM au nord du Maqui qui ont pris position à la lisière de foret de rohanne /// pour rappel la Chateine appelle à renfort /// 


  • 07h07 : [klaxon] : récap : les flics sont venus par le nord via  la barricade du limimbout qui est toujours debout  ! une 50taine de flics sont proche dans le champs de la hulotte vers suez + flics dans la foret de rohane etc + flics au carrefour de la saulce /// y'a une dépaneuse qui est allée vers la Dalle ou la Gare et qui a embarqué une voiture  //// on peut passer sur la route qui longe bellevue 


  • 07h00 : [klaxon] : les gens de la Chateigne demandent du renfort : on peut imaginer facilement que les flics à pied viennent et sécurisent les lieux et que les flics en fourgon arrivent  plus tard pour détruire 


  • 06h55 : [reporterre] : #NDDL L’intervention militaire sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes saccage la nature https://reporterre.net/14750 

  • 06h55 : [klaxon] : on avance sur ce que font les flics : 1 ligne de flicsau nord du Buisson, les flics entourent la Chateigne au nord est, les flics sont autour pui plus flic à 1 champshulotte suez et flic bellevue limimbout : gros perimètere /// la carte présente des gros carré rouges dans rohanne, plus une zone /// c'est donc la reprise des expulsions mais les flics ont jamais quitté la zone, c'est jjste la suite quoi... /// après avoir fouillé Pui Plu les flics ont pris la direction de la Chateigne  

  • 06h50 : [klaxon] : les flics sont déployés dans la foret de Rohanne proche du Buisson dépassé la Datcha 




  • 06h38 : [klaxon]  40 fourgons en plus des 53 déjà là à Vigneux : ils vont de nddl vers la paquelais donc pas mal de flics en plus /// les flics continuent à encercler Pui Plu /// rappel de l'annonce des cibles visées : plusieurs lieux de vie dont la Chateigne qu'on avait construit ensemble à lamanif de réoccupation 

  • 06h34 : [klaxon]: conseils : si vous connaissez pas la zad, ne partez pas tout·e seul·e, trouvez-vous un·e binome et partez avec des gens de confiance, pensez à toujours avoir le n° de lamedic sur vous :  0675309545 /// les flics du nord qui venaient des ardillères avancent à pied /// 

  • 06h30 : [TWT] (carte des opération et stratégie de communication par l'acceptation] : "La carte des cibles des expulsions du jour sur la #zad En rouge, les #squats visés, en vert ceux qui ne seront pas touchés #NDDL #ZAD #gendarmerie" > https://twitter.com/stefdunewspaper/status/996971205767942151 

  • 06h30 :  {klaxon] : toute une tripotée de flics à Vigneux / autre tripotée a passé la barricade limimbout se sont disposés tout le long de la foret   - 30taine de GM avance depusi la Vacherit /// Le général de gendarmerie en charge des opérations vient d'annoncer que tous les lieux ayant déposés un dossier (agricole ohu pas) ne seront pas attaqués. Le cibles du jour seraient : PuiPlu / La chateigne / la vosgerie / des cabanes dans la foret de rohanne : attention ça veut pas dire qu'ils vont pas détruite d'autres choses faire des arrestations,etc 

  • 06h24 : On nous transmet que le général Lizuray en charge des opérations vient de montrer la carte des lieux ciblés pour aujourd'hui : la Vosgerie, la Châteigne, Puiplus, et des cabanes dans la forêt de Rohanne. Il a précisé que les lieux qui ont déposé des projets, agricoles ou pas, ne seront pas inquiétés. On ne sait rien du nombre de jours que durera l'intervention. Nous nous opposons à toute expulsion !

  • 06h22 : [klaxon] :  résumé de ce qui va se passer : le general lisuré a montré la carte : cibles la Vosgerie, la Chateigne, Pui Plu et les cabannes de la foret de Rohanne :

  • 06h20 : [klaxon] : les flics seraient là pour détruire la cabanne Pui Plu 

  • 06h17 : [Klaxon] : l'helico survole la foret de rohane - les flics longent la haie qui jouxte la hulotte et longe chateigne 



  • // pause kawa

  • 06h05 : [klaxon] : les flics sont en nombre dans les champs de Bellevue direction > foret de Rohanne 

  • 06h03 : [Klaxon] : 5 fourgons & 4 blindés viennent de passer à la Vacherit direction carrefour de la Saulce 

  • 06h02 : [klaxon] : les fourgons font demi tour debvant la Vacherit /// flics à pied depuis le Limimbout vers Suez

  • 06h01 : [klaxon] : Attendion sur la D81 : un blindé vient de passer la Rolandière 

  • 06h00 : [klaxon] : flics au niveau de la Hulotte à pied donc un peu plus loin que le Limimbout : semblent aller vers Rohanne : ils sont pas là pour détruire le Limimbout d'après un gradé 

  • 05h58 : [klaxon] : grosse pensée aux copaines côté Limimbout : les flics sont en train de les encercler 

  • 05h55 : [klaxon]  : plusieurs fourgons GM balancent lacrymo pour faire tomber la barricade du Limimbout qui est en feu : des flics sont passés à pieds vers le chemin qui pourrait mener à  chataigne / rohanne /// colone GM côté Rolandière /// 


  • 05h58 : [TWT] : ? INFO ? 5h30 #zad #nddl l'hélico est sur zone, plusieurs dizaines de fourgons vus à Faye de Bretagne, 53 fourgons + 4 blindés à Vigneux et une colonne de véhicules se positionne niveau de la Rolandière ? Sommations en cours au Liminbout ? > https://twitter.com/ZadStreet/status/996960506052333568 

  • 05h48 : [klaxon]les sommations étaint au nord du limimbout donc au niveau de la barricade, donc des flics sont passés mais pas arrivé au hameau du limimbout, mais la barricade tient toujours // barricade en feu, flics lancent des lacrymos 

  • 05h43 : [klaxon] : cortege de fourgon arrive sur la Saulce depuis le nord - on entend des sommations au Limimbout - La Grée demande la présence de journalistes : faut les laisser passer à la Saulce 

  • 05h39 : [klaxon] :  on entend que ça pête du côté ouest de la Rolandière mais on sait pas si c'est les vilains ou les gentils 

  • 05h37 : [klaxon] : la colonne ne fait plus de lumière et on n'entend pas les moteurs à cause de l'hellico 


  • 05h35 : [klaxon] : y'a des lieux qui ont fait la demande de recevoir les journalistes donc faudrait les laisser passer aux barricades /// colonne de phares au nord de la rolandiere donc possible GM qui arrivent par le nord de la D81  

  • 05h33 : [klaxon] RdV vendredi midi wardine réunion de prepa action dimanche en soutien à gaza - tous les matin 10h champ à côté de la wardine atelier aïkido - annonces diverses /// 

  • 05h30 : [klaxon] : plusieurs 10zaine de fourgons de GM se dirigent vers fay de bretagne donc le dispositif se met en place aussi au nord 

  • 05h25 : [klaxon] : un des groupes en civil auraient tenté une interpelle sur la D81 

  • 05h17 : [klaxon] : récap : dispositif vers la 4 voies 4 blindés 53 fourgons + 2 jeep + voitures banalisées /// les flics arriveraient vers la Saulce (fausse info démentie)

  • 05h10 : [klaxon] : l'helico retourne vers le centre - 4 blindés arrivent vers la zad à fond par le sud : possiblement de déblaiement avant 6h /// 15 fourgon peuvent arriver vers le nord /// on en est à  6 jeep, des 4x4 , plus de 120 fourgons (donc + d'un milier de flics) - gros bisous pour les copaines qui on peur de perdre leur lieu : on pense à vous et on reconstruira tout ! - blague ça bouchonne à vigneux du coup ! /// faites très attention aux flics / voitures en civil : 2 groupes de 4 personnes déposés sur la D81 bougent dans les champs : partez pas en action avec des gens qu'on connait pas, pensez stratégie plutôt que guerrier si possible pour éviter au max les arrestation. 

  • 05h05 : [klaxon] : rappel : la meilleure methode de fichage pour les flics c'est l'arrestation : pensez à l'avance à votre stratégie et parlez-en à votre binome /// besoin de radio portatives et piles rechargeables /// GROS GROS BESOIN DE LEGUMES POUR LES CANTINES si ça repart en mode expulsion va falloir nourrir tout lemonde ! 

  • 05h02 : [klaxon] : arrivée des 1er journalistes pas frileux vers la Rolandiere : donc rappel : on se cagoule, on donne pas les noms des gens : donnez-vous des noms de crew comme lierre, feuille, cuillère, pour éviter de filer des noms ! /// Rappel des infotraflic précédentes. 


  • 04h57 : [klaxon] [infoltraflic] : bilan : 55 fourgons arrivent du sud vers vigneux en plus de la 10zaine déjà là + 2 jeep en plus des 2 déjà là + estafette demi-tour chene des perrieres 

  • 04h55 : [klaxon] [infoltraflic] : 25 fourgons avec gyrophare en direction de Vigneux depuis l'école du Gaz : ça commence à se mettre en place sévère. 

  • 04h52 : [klaxon] [infoltraflic] : helico en mode feux étaint donc sans doute n mode caméra thermique : attention ils ont une capacité de filmer hyper précise 

  • 04h50 : [klaxon] [infoltraflic] : vehicule sur D81 qui pourrait être un véhicule de reconnaissance 

  • 04:46 : [zad] : Alerte ! Les véhicules de gendarmes s'approchent de la zad : Depuis 3h30 les fourgons et voitures rejoignaient en masse (au moins plus de 70 véhicules) l'Ecole du gaz, où sont parqués les gendarmes destinés à opérer sur la zad. Depuis 4h20 au moins une quinzaine de véhicules sont arrivés sur Vigneux, dont au moins une partie ont bifurqué en direction de la Paquelais. L'hélico commence tout juste à survoler le centre zad. On craint les actions ciblées, ou un début de déploiement pour des perquisitions (qui ne peuvent se faire qu'à partir de (...) > https://zad.nadir.org/spip.php?page=article&id_article=5826#2018-05-17-04-46 

  • 04h45 : [klaxon] [infoltraflic] : helicoptere survole l'Est et arrive vers le centre et le drone survole le sud : pensez à vous masquer, c'est parti pour un fichage général  /// des motards viennent s'ajouter à tout le bordel des flics déjà annoncé plus tôt. 

  • 04h35 :  [klaxon] [infoltraflic] : l'hélico longe par le sud : l'oeil de Soron va donc arriver plutôt vers l'est ... si vous voulez vous cagouler c'est maintenant ! 

  • 04h35 :  [klaxon] [infoltraflic] : l'hellico arrive depuis le sud ouest - entre 12 & 17 fourgons à Vigneux ... 

  • 04h30 :  [klaxon] [infoltraflic] : flics autour de la zad - pour les véhicules qui viennent vers Vigneux au moins entre 12 & 17 : fourgons, jeeps voitures dont 1 break - gaffe aux arrestations ciblées et perkizes - l'info de ouest france parlait d'une intervention pour 6h du mat avec 20taine de lieux ciblés : vu les mouvements ils peuvent aller sur plusieurs lieux en même temps. si vous vez besoin de vous changer ou faire un break c'est le moment ça risque d'être tendu vers 5h/6h du matin 

  • 04h25 :  [klaxon] [infoltraflic] : 10 fourgons & 2 jeep en direction de vigneux en plus 

  • 04h21 :  [klaxon] [infoltraflic] : 1er mouvement à Vigneux : 10zaine véhicules : 4 camions en plus de ceux qui y étaient déjà + 3 voitures 1 jeep et 1 break 

  • 04h10  : [klaxon] [infoltraflic] : beaucoup de mouvements de flic sur une ceinture large autour de la zad : on en est à 58 fourgons sur un axe nord sud et 48 vers l'ouest plutôt en direction de l'ecole du Gaz donc à priori ça va être leur base et du coup va y avoir encore beaucoup de mouvements. 

  • 04h00 : [klaxon] [infoltraflic] : mouvements de flics à l'extérieur de la zad : une 40taine de camions en direction de l'école du Gaz /// une 20taine de camions sur la route dont 2 du PSIG, attention aux interpellations /// 2 fourgons à Vigneux /// 5 autres qui arrivent /// 



  • 01h27 : [photo] : Et puis à la #ZAD de #NDDL y'a quand même un paquet de druides-ses, sorcièr-es et farfadets vraiment bien allumé-es...On les entend comploter un peu partout dans les haies... Magie du bocage nantais > https://twitter.com/morka99/status/996894953019199488 

  • 01h19 : [photo] : Faites quand même un peu gaffe, les poulets, à la #ZAD de #NDDL. On a des élevages de crocodiles mutants vous deviez prévoir les services vétérinaires.. y'a des espèces, on sait mm pas ce que c'est... (des humanoïdes chelous). > https://twitter.com/morka99/status/996892812447756289 





  • 00h07 : [Fbeurk] : ALERTE GÉNÉRALE ! "Ce mercredi soir 16 mai, au poste de commandement de la gendarmerie, les officiers calaient les derniers détails de l’opération prévue ce jeudi matin 17 mai, dès 6 h, dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Objectif : la destruction d’une vingtaine de squats. Devrait être notamment visée la ferme de la Grée, située non loin de l’ancienne route des chicanes, où vivent les occupants les plus radicaux de la Zad. Mais aussi la Wardine, se trouvant non loin de la forêt de Rohanne." > https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/posts/1692399847462848 




  • Coordonnées GPS :  la Grée > 47°20'37" nord x 01°43"01" ouest  // La Wardine > 47°21"48' nord x 01°44"13' ouest  // Bellevue  > 47°21"00' nord x 01°45"07" ouest  
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