mercredi 21 février 2024

LES CONSIGNES PRO-ISRAÉLIENNES DONNEES A L’AFP


 

 

Le vade-mecum contenant les directives éditoriales de l'Agence France-Presse a été obtenu et publié par « Declassified », un très sérieux site d’investigation basé en Grande Bretagne. Ce guide-code demande à ses journalistes de présenter des informations qui tiennent compte des sensibilités du gouvernement israélien sans exiger un contexte similaire pour les Palestiniens.

Le siège parisien de l’AFP a exigé des modifications dans un article afin d’annuler l’assertion attribuant à Israël les frappes qui ont blessé ses propres journalistes
• Selon des sources de l’AFP des modifications similaires ont déjà été apportées aux reportages de l’agence sur le meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh,
• L’AFP affirme qu’elle « n’est liée à aucun groupe d’intérêt ni à aucune pression ».
« Tout le monde se calme », tel était le message du directeur de l’information Phil Chetwynd au personnel de l’Agence France-Presse (AFP) récemment. Injonction retrouvée dans un courriel divulgué par « Declassified », où l’auteur reconnait les « fortes émotions » que les événements en Israël et à Gaza ont provoquées parmi son personnel.
Des journalistes de l’AFP avaient exprimé leurs inquiétudes quant à ce qu’ils considéraient comme un parti pris pour et contre Israël dans les reportages de l’AFP. Ailleurs, de la BBC au New York Times, il y a également eu des inquiétudes comparables quant à la « partialité éditoriale », allant de la grogne aux licenciements et aux démissions.
L’analyse de « Declassified » de plus de cent « unes » des médias occidentaux a révélé une déshumanisation systématique des Palestiniens.

Les directives éditoriales de l’AFP, publiées à la mi-octobre et divulguées à « Declassified » ne sont pas de nature à rassurer.
Les lignes directrices, pour les reportages sur le conflit disent que les « paragraphes d’ouverture » de tous les articles devraient au moins mentionner trois éléments : les morts des deux côtés, les otages détenus par le Hamas et l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre.
Il n’est pas nécessaire de mentionner les décennies d’occupation israélienne de la Palestine les nettoyages ethniques, l’apartheid, la persécution du peuple palestinien et, bien sûr, le jugement d’ experts estimant que les actions d’Israël peuvent constituer un « génocide ».
 

Crimes de guerre

Les lignes directrices reconnaissent le « bombardement incessant de la bande de Gaza » par Israël et suggèrent aux journalistes de l’AFP d’ajouter comme contexte qu’« Israël a déclaré un siège complet de Gaza, coupant l’approvisionnement en eau, en électricité et en nourriture. Les Nations Unies se sont déclarées préoccupées par le siège total du territoire. »
Il n’est cependant pas nécessaire de mentionner qu’un tel siège, qui équivaut à une punition collective, est illégal. En ce qui concerne les crimes de guerre, les lignes directrices disent : « Le cas échéant, nous pouvons expliquer que selon des experts juridiques interrogés par l’AFP, les deux parties pourraient être accusées de crimes de guerre ».
Chetwynd, le patron de l’AFP, nous a dit : « Ce sont des directives générales et supplémentaires qui concernent l’histoire israélo-palestinienne. Elles complètent les directives existantes dans nos règles de l’agence, qui contiennent déjà beaucoup plus de détails. Ces directives sont mises à jour régulièrement, et la demande.
Chetwynd a ajouté : « Gardez à l’esprit qu’au plus fort de l’actualité, nous écrivions des centaines d’articles par jour à partir de lignes issues de nos correspondants de la région mais aussi du monde entier, de bureaux qui n’ont pas l’habitude d’écrire sur ce sujet. D’où la nécessité d’un arrière-plan simple et clair... Il serait tout à fait erroné d’insinuer que nos histoires manquent de contexte historique sur la question palestinienne. »
« Declassified » a examiné « un guide de style de l’AFP » datant de 2018 contenant des consignes pour ses reportages sur le Moyen-Orient et un « livre de style » en anglais qui date de 2016. A cette époque ces « tuteurs » n’indiquent pas aux journalistes quelles informations inclure ou mettre en avant dans leurs reportages sur le conflit Israël-Palestine.
La réponse reçue de l’AFP n’explique pas l’apparition subite de directives nouvelles inspirées des évènements du 7 octobre.

Brouiller le rôle d’Israël dans les bombardements

La déférence apparente de l’AFP à l’égard des sensibilités du gouvernement israélien s’étend à la couverture des blessures infligées par des tirs de chars israéliens à ses propres journalistes.
Le 13 octobre dernier, le reporter de Reuters Issam Abdallah a été tué et deux journalistes de l’AFP ont été blessés dans le sud du Liban. « Declassified » a obtenu les originaux de l’édition interne de l’article de l’AFP sur l’événement.
Ils révèlent que les premiers rapports de l’AFP ont mis l’accent sur le témoignage des autorités libanaises et de ses propres journalistes selon lequel « Israël a bombardé vendredi une région frontalière dans le sud du Liban. Et l’AFP ajoute que « l’armée israélienne ripostait à des tirs venus du Liban ».

« Les modifications annulant l’attribution des frappes à Israël ont été faites par un rédacteur en chef »

A propos du bombardement des journalistes, revenons sur l’ évolution de l’usage des mots de l’AFP. Vers 18 heures, heure locale, deux tirs de missiles ciblés à environ 40 secondes d’intervalle ont touché le groupe de journalistes, qui portaient clairement la mention « presse »...
Peu après la mort d’Abdallah, le journaliste de Reuters, l’AFP a retiré le langage attribuant les frappes à Israël...pour affirmer que les journalistes avaient donc été « pris dans des bombardements transfrontaliers ». Les modifications annulant l’attribution des frappes à Israël ont été effectuées par un rédacteur en chef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, censure faite à la suite d’une demande du siège parisien de l’AFP.
« C’était une situation très tendue. Nous venions d’apprendre que nos collègues Christina Assi et Dylan Collins avaient été grièvement blessés », raconte un journaliste de l’AFP sous couvert d’anonymat.
Au bout du compte l’ AFP a été contrainte de reconnaître qu’Israël était responsable des frappes . Tout cela sous la pression d’ une enquête conjointe avec Airwars publiée huit semaines après la frappe. 

Claire LAUTERBACH et Namir CHABIBI

Suite Ici

jeudi 18 janvier 2024

« Qui peut penser que les Israéliens vivront en paix après que l’irréparable a été commis ? »

Ciblage des journalistes palestiniens

 

 

Déferlement de haine raciste et de violences guerrières, la route de l'embrasement ?

 


 


Épuration ethnique en Cisjordanie et bande de Gaza, échanges de tirs sur les frontières Liban et Syrie, meurtres ciblés ou pas, nouveau front en mer rouge et Yémen, frappes de missiles en Irak, Syrie et réponse iranienne sur Irak, Syrie et Pakistan ...

La guerre est le seul horizon pour les USA dont le déclin s’accélère. Zombification des populations de Californie comme des autres grandes villes grâce aux drogues chimiques, endettement faramineux, quasi-sécession des états du nord ouest du pays, échecs industriels en série (Boeing civil et F35 et F22 Raptor, déclassement de la sidérurgie...), perte totale de crédibilité et d'influence, élargissement des BRICS+, perte du cache-sexe français et européen au Sahel pour les bases US privées d'infanterie mercenaire, échec du dernier essai de missile Hyper-véloce en mai 2023, recul du dollar sur tous les marchés... La liste est sans fin de l'affaissement US, à commencer par l'isolement diplomatique à la tribune de l’Onu sur l'épuration ethnique des Palestiniens ou deux pays défient le monde entier.

Quelques exemples de cette Terreur Intégrée










jeudi 7 décembre 2023

GAZA Un génocide automatisé par l'IA !

 

Du camp de concentration au camp d'extermination

En direct et temps réel sur le net...



En violant la première des lois humaine (celle du Talion) dont elle déforme le sens pour en faire son contraire, un retour à la sauvage  vendetta juive, la gouvernance israélienne montre son véritable visage. Marx dans "la question juive" avait parfaitement compris de quoi il s’agissait dès 1843.

6000 enfants morts en deux mois à Gaza, 512 enfants en presque deux ans en Ukraine, ou est l’erreur ?




Quels Otages ?





 


 









Artiste Palestinien censuré




vendredi 3 novembre 2023

Abjection et ignominie !


 

Alors que les peuples du monde protestent timidement au milieu d'une forêt de flics démocratiques, le peuple palestinien est massacré, éradiqué de Cisjordanie comme de Gaza.

LA MILITANTE PALESTINIENNE MARIAM ABUDAQA VIOLEMMENT ARRÊTÉE

La militante palestinienne qui devait regagner l’Égypte après la validation par le Conseil d’État de son arrêté d’expulsion a été violemment interpellée et est détenue à Paris depuis. Un rassemblement de solidarité avait lieu devant le commissariat du 12ème arrondissement ou elle était détenue, avant d'être transféré à la Préfecture pour accélérer la procédure d'expulsion. Lors du rassemblement, trois témoins nous ont raconté le déroulé de l'arrestation de Mariam Abudaqa, 72 ans, violentée par 4 policiers juifs en civils.


 


 






La flotte coloniale française aux ordres d’Israël envoi deux escadres militaires au prétexte de soigner les blessés palestiniens. Rien n'est plus faux ce déploiement militaire vise à renforcer l'escadre US qui livre les bombes pour massacrer le peuple palestinien: La preuve ?







mercredi 18 octobre 2023

Carnages et crimes de Guerre !

 

Hôpital Al-Ahly

Le 17 octobre, une frappe a touché l’enceinte de l’hôpital Al-Ahly situé dans le centre-ville de Gaza faisant des centaines de morts. Et qu'importe la raison technique de cette catastrophe*, elle est de toutes façons due à la campagne de destruction de Gaza voulue par Israël !

Un tel crime aura pour conséquence des campagnes d’attentats contre l'Occident pro-sioniste. Alexandrie, Arras, Pékin, Bruxelles, Chicago ... 

Un simple avant-propos...

L’assaut du Hamas et de ses alliés  le 7 octobre avait déjà rompu le "Pacte de sécurité" entre les populations juives d’Israël et leur État mais c'est maintenant la totalité des juifs qui ne connaîtrons plus la moindre sécurité partout dans le monde.

Cet état de fait est manifestement voulu et préparé de longue date par le clan Netanyahu. Les ficelles sont grosses. On veut nous faire croire qu'une opération aussi sophistiquée et massive, préparée depuis des années, est passée inaperçue des radars israélo-USA et que, par un heureux hasard pour le Hamas*, le front de Gaza était ce 7 octobre complètement dégarni.

Le contraste est mème frappant entre le professionnalisme du Hamas* qui a parfaitement planifié et exécuté son plan et la réponse brouillonne et improvisé de Tsahal !

Netanyahu et sa clique souhaitaient le choc du 7 septembre pour justifier l'éradication du peuple Palestinien. Des centaines de Bédouins palestiniens sont chassés de leurs terres. Une stratégie de déplacement orchestrée par les colons depuis 2017 et qui s’accélère de façon quasiment invisible depuis le 7 octobre. 

A la faveur de la guerre, les colons israéliens accélèrent le dépeuplement des collines de Cisjordanie, plus de 100 morts depuis le 7.

 Le réviso-sionisme montre son véritable visage, celui d'une laideur d'épouvante.

 

 

Laissons la parole aux Vrais Orthodoxes juifs inventeurs de l'anti-sionisme:

 

Proclamons ensemble :
LIBÉREZ GAZA — LIBÉREZ LA PALESTINE
OUI AU JUDAÏSME — NON AU SIONISME


Ce discours a été prononcé par les Juifs orthodoxes antisionistes lors du rallye pour la « Manifestation d´urgence pour stopper le massacre à Gaza », au Rockfeller Center, New York, le 27 décembre 2008, à 14 heures.

Puissent nos mots être agréables au Créateur. Que son nom soit sanctifié.

Assalaam Aleikhum

Le Monde entier est atterré par les atrocités actuellement commises par le régime sioniste à Gaza, atrocités de plus en plus graves et de plus en plus choquantes.

Les mots ne suffisent plus pour exprimer la douleur ressentie par l´ensemble de l´humanité quant au sort de la bande de Gaza et des Palestiniens.

Les Palestiniens sont soumis depuis plus de cent ans à un plan soigneusement conçu, visant à les chasser de leurs terres et de leurs foyers.

Tout au long de leur histoire, les sionistes ont eu recours à l´intimidation, à la guerre, au nettoyage ethnique et à un terrorisme soutenu par l´état pour réaliser leurs objectifs.

Voilà ce qu'est, a été et continue d´être l´agenda criminel de ce mouvement sioniste. Mais au-delà de ces crimes épouvantables, ils osent prétendre que ces actions infâmes sont faites au nom de la sainteté, au nom du Tout-Puissant, au nom du Judaïsme et des Juifs!

Il s´agit d´un ignoble et monstrueux mensonge!!

C´est profaner notre religion!!

Le Judaïsme interdit et rejette le sionisme et l´existence de l´état  «Israël». Les commandements du Tout-Puissant nous interdisent expressément d'avoir notre propre souveraineté dans cet exil céleste, de même qu'ils nous interdisent de nous rebeller contre quelque nation que ce soit. A La Torah des Juifs croyants, sous la direction des Rabbins les plus estimés du XXe siècle, s´est toujours opposée et a toujours lutté contre le sionisme, donc contre l´état  «Israël».

Au moyen de la propagation d´une peur belliqueuse, en réveillant leurs pires craintes quant à un conflit religieux et en leur faisant croire que les Arabes ont toujours nourri une haine profonde pour les Juifs, les sionistes ont malheureusement réussi, ces dernières années, à convaincre quelques membres de notre communauté religieuse et certains rabbins à ne pas rendre leurs terres à leurs propriétaires, le peuple palestinien. Ces sionistes font surtout valoir qu'à cause du nombre d´années depuis l´existence de l´état d´«Israël», les Palestiniens pourraient massacrer les Juifs si leurs terres leur étaient rendues; puisse le Tout-Puissant nous protéger.

Quiconque est familier des techniques et manigances de l´état sioniste est conscient de cet état de fait.

Avant l´avènement du sionisme, les Musulmans et les Chrétiens, les Arabes et les Juifs vivaient en paix, tant en Terre Sainte que sur les territoires musulmans. Questionnez vos grands-parents! Ils se souviennent de ces jours de paix! En fait, ce serait l´occasion idéale pour remercier tous les pays musulmans pour leur amitié, leur hospitalité et le refuge qu'ils ont offert aux Juifs à travers les époques.

Les sionistes s´appuient sur la Bible, la Torah, pour laisser leur imagination procéder au nettoyage ethnique du peuple palestinien et l´asservir. Quelle blague pathétique! Les Sionistes ont toujours été des hérétiques rejetant l´ensemble des principes fondamentaux de notre foi, et maintenant ils ont le culot, l´arrogance, l´audace, la chutzpa d´oser prétendre que leur comportement respecte l´enseignement de notre sainte Torah.

Nos écrits sacrés et nos grands Rabbins nous l´ont enseigné : il nous est défendu d´asservir ou d´oppresser qui que ce soit, il nous est interdit de profaner la Terre Sacrée en empruntant la voie de la violence, la discrimination ou la force militaire. Notre religion nous enseigne la justice. Notre religion nous enseigne la paix. Notre religion nous enseigne la compassion. En vérité, l´ultime prière et plus grand espoir des Juifs repose sur le jour où le Messie reviendra et que  les nations ne lèveront pas l´épée sur les nations et ne se feront plus la guerre ». Toutes les nations serviront Dieu ensemble, dans la paix.

Gouvernements du Monde, ce n´est pas par votre soutien au régime sioniste – à l´état d´«Israël»- que vous aidez le peuple juif. Au contraire, cette tragique erreur historique a mené à la tuerie et d´Arabes et de Juifs. Les gouvernements les plus puissants, en soutenant l´état d´«Israël», non seulement nuisent au peuple palestinien, mais contribuent inconsciemment à une montée d´hostilité envers les Juifs dans le Monde entier!

Frères juifs, nous vous en supplions! Ne vous laissez pas intimider par ces sionistes impitoyables et violents. Proclamez haut et fort votre indignation, votre douleur et votre sympathie pour le peuple de Gaza. Ceux qui méprisent la Torah et les enseignements de nos Rabbins, ceux qui ignorent les fondements éthiques et moraux de notre foi, ceux-là n´ont pas le droit de parler au nom des Juifs ou du judaïsme!

Nous devons dire au Monde entier que l´autonomie, la souveraineté et TOUS les droits des Palestiniens doivent être restaurés en Palestine. L´éthique et les valeurs juives l´exigent! La justice juive demande le retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers, leurs villages et leurs villes en Palestine. Dites haut et fort au Monde entier que vous soutenez l´état palestinien sur toute la Terre Sainte. Non pas en dépit de votre identité juive, mais bien à cause de cette identité.

à nos frères islamiques : laissez-nous parler pour les gens de Gaza, et s´il vous plaît, ne jugez ni la foi juive ni son peuple sur la base de cette folie passagère du sionisme. Les Juifs ont toujours été vos cousins et vos amis. Ne laissez pas votre compréhensible colère éclater sur ceux qui sont innocents de cette faute, qu'ils résident dans la Palestine occupée, en Europe ou n´importe où dans le monde.

Gens de toutes les nations, unissons-nous. Puissions-nous rapidement et pacifiquement, avec l´aide de Dieu, nous montrer dignes d´assister à la fin de l´occupation sioniste dans chacune des moindres parcelles de la Palestine, sans imposer ni souffrance ni effusions de sang.

Et puissions-nous mériter de voir, dans un avenir très rapproché, la révélation d´un Dieu unique régnant sur le Monde entier, servi par l´ensemble de l´humanité, dans une joyeuse fraternité. AMEN.

Proclamons ensemble :

LIBÉREZ GAZA – LIBÉREZ LA PALESTINE

OUI AU JUDAÏSME – NON AU SIONISME

www.nkusa.org

Le judaïsme condamne les atrocités commises par les sionistes à Gaza

Le judaïsme rejette l´état d'«Israël» et toutes ces atrocités

L´état d´«Israël»  – Hérésie, Vol et Meurtre

 

Ce petit film montre un sioniste enragé (et protégé par la Police française) frapper  violemment un jeune rabbin



Terroriste du Hamas

Résultat visible des destructions systématique de la ville.




* Au moins 4 groupes Palestiniens différents ont participé à l'attaque du 7 octobre. On attribut à l'Iran d'avoir permis l'unification militaire entre les différents groupes de la Résistance Palestinienne (Hamas, Jihad Islamique, les 2 FPLP et peut être d'autres encore).
 
* Le quotidien américain New York Times affirme d’abord que le projectile largement identifié comme responsable de l’explosion provient d’Israël… et non de Gaza. 
Mais le média affirme aussi que ce «missile visible dans la vidéo n’est probablement pas ce qui a causé l’explosion de l’hôpital. Il a en fait explosé dans le ciel approximativement 2 miles (environ 3,2 kilomètres) plus loin». En somme, cette vidéo largement utilisée pour étayer l’hypothèse d’un tir raté côté palestinien ne démontrerait en fait rien de tel. 
 

mardi 12 septembre 2023

Y EN A MARRE ! LIBÉRONS LA VIE ! LIBÉRONS LA TERRE !

 


 

Ce qui se joue à présent est notre destinée d’être humain.

 

 



Un affrontement sans merci oppose les instances étatiques et mondialistes du profit et un peuple, dont la vie se réduit comme peau de chagrin sous la pression de la rapacité dominante.

Ce conflit, l’État a intérêt à le tirer en longueur, car la répression est l’ultime fonction qui lui permet d’exister. Dans le même temps, nous sommes plus en plus nombreuses et nombreux à le pressentir avec un mélange d’exaltation et d’inquiétude : nous entrons dans des années dont le cours nous intime un choix crucial. Nous sommes face à une option qui va déterminer notre sort. Elle est simple.

Ou, résignés à désertifier la planète, nous travaillons à notre propre destruction.

Ou nous nous engageons dans une lutte pour la souveraineté de la vie et des valeurs humaines.

Nous nous engageons ? Non ! Foin des prônes et des exhortations humanitaires ! L’époque n’est plus à la bonne volonté. Elle est au fait accompli.

Les gilets jaunes ont initié une occupation festive des rues et des cœurs. Elle touche des millions d’êtres qui s’éveillent d’un demi-siècle de léthargie et redécouvrent une humanité dont le règne de la marchandise ne cessait de les dépouiller. Mu par un effet d’attraction passionnelle, un peuple s’est soulevé. Son intelligence du vivant a ravivé les Lumières, dont la France révolutionnaire avait illuminé le monde et que s’efforçait d’occulter un obscurantisme d’atterrants crétins.

Les sociologues trouveront mille explications à cette galvanisation psycho-sociale plus inattendue, plus surprenante que Mai 1968, dont les prodromes sont connus. On pointera du doigt la hausse du coût de la survie, la récession, l’augmentation des taxes. On invoquera l’ennui corrosif, suintant le ressentiment et l’agressivité, pour ne déceler en fin de compte dans le « phénomène » des gilets jaunes qu’une fièvre jubilatoire et éphémère brisant la sordide médiocrité ambiante, le temps d’une ou deux émeutes promptement écrasées.

Ce n’est pas ce qui s’est passé. Non seulement le scénario traditionnel de l’insurrection vaincue ne s’est pas répété, mais le coup de l’éphémère a subi une éclipse aussi insolite que remarquable. Un vaste courant d’agitation a affermi ses assises. Il s’est développé sous le regard méprisant du conservatisme et du progressisme. L’extrême-droite, qui espérait le dévorer, s’y est cassé les dents. Le gauchisme n’a pas caché sa déconvenue de ne pas retrouver traces, dans cette horde disparate, du prolétariat que sa politique avait par ailleurs mené à la faillite.

Que ressortait-il du tumulte ? Quelques envolées de colère. Aucun programme, si ce n’est une mise en garde liminaire et rudimentaire que, curieusement, aucune insurrection du passé, si radicale fût-elle, n’avait eu la précaution d’adopter. C’était un avertissement clair, sans ambiguïté, lourd de conséquence : « ni chefs, ni délégués autoproclamés, ni représentants d’appareil politique et syndical. L’humain avant toute chose ! »

Que la résolution n’ait pas varié d’un pouce est moins l’expression d’une fermeté morale que l’indice d’un ancrage plus profond. Il faudra en convenir un jour ou l’autre : la substance des insurrections qui, aux quatre coins du monde, flamboient, s’éteignent, reprennent de plus belle, c’est la vie et sa conscience.

Les mobilisations visant à améliorer les conditions de survie n’ont pas disparu mais elles ne suffisent plus, tout simplement. Elles sont dépassées. C’est pourquoi, telle une musique du vivant en quête d’harmonie, le sentiment d’« être là » s’est propagé irrésistiblement. Au départ d’une poignée de « rustauds acculturés, » il a atteint à la dimension d’un peuple universel, qui n’a plus besoin de gilets, de couleurs, de mots d’ordre pour affirmer et affiner sa détermination.

Ce peuple n’est investi d’aucune mission, il n’a aucune prétention eschatologique. Il a soudain conscience d’assumer la présence massive d’êtres dont la vie a été usurpée, pour qui l’autonomie était un leurre et l’humanité un mot dénué de sens. Une vague sans cesse renaissante le délave de l’indignité à laquelle il avait été condamné. Il a entrepris de recouvrer une liberté naturelle, qui n’est rien d’autre que la pulsion vitale présente en toutes et tous.

La lutte des classes a été la forme historique qu’a revêtue, à l’époque du capitalisme industrialisé, la volonté d’émancipation que les esclaves ont toujours érigée contre les maîtres.

La lutte des classes est inséparable de la conscience de classe qui donne au prolétaire les armes nécessaires pour s’affranchir de la prolétarisation. La bureaucratisation du mouvement ouvrier et la colonisation consumériste n’ont abouti qu’en apparence à la liquidation du prolétariat et de son projet d’une société sans classes.

Dans les insurrections de la vie quotidienne s’incarnent aujourd’hui les libertés égalitaires à laquelle les esclaves n’eurent jamais le bonheur d’accéder.

Or, voici que le joug des maîtres, qui leur brisait les reins, se délite. Il ne résiste plus à l’implosion du système marchand, à l’effritement du Pouvoir, à la déchéance de l’autorité, au débridement de l’argent fou. Un monde s’écroule, qui était dévolu à la mort. C’est à nous de l’évacuer en éradiquant le culte de la charogne.

Créer et multiplier partout nos oasis devient le seul choix à mesure que la paupérisation progresse, annonçant à petit pas les pillages de supermarchés, le sabotage des machines à payer, le feu bouté aux centres d’impôts, le grand bûcher des factures. Que le Pouvoir des possédants assume l’incendie qu’il a déclenché ! Quant à nous, qui ne désirons que les feux de la vie, nous accueillons avec un réalisme placide un constat qui joue en notre faveur : la quantité d’avoir, qui définit la survie, cède la place à la qualité de l’être qui fonde la vie. En d’autres termes, la société marchande s’effondre, laissant à la société humaine le soin d’évacuer les décombres.

Sauf si le Parti de la mort nous convainc de l’accompagner dans sa chute ! Dix mille ans d’autodestruction sont-ils solubles dans une goutte de vie pleine et entière ? Vous en doutez ? Mais quoi ? Pour la première fois dans l’histoire, même l’autodestruction s’écroule de lassitude. La mort est devenue plus ennuyeuse qu’effrayante. La vie qui va devant soi ignore la peur. Elle s’ouvre sur un présent où tout est possible.

Le nettoyage de printemps montre que le printemps est de toutes les saisons. Comment le contester quand on voit les luttes pour la libération de la terre et pour le droit d’y vivre balayer, comme fétus de paille, les croyances idéologiques et religieuses dont il ne subsiste que des carcasses éviscérées. Si le Pouvoir prend encore la peine de les agiter et de les entrechoquer, la raison en est que, contraint de diviser pour régner, il se doit de leur prêter assez de crédibilité pour les enrôler dans sa stratégie du bouc émissaire.

Le clientélisme a fait du conservatisme et du progressisme, des marchandises interchangeables. Hier encore leur antagonisme les rendait plausibles. Allez donc démêler les enjeux des élections à venir, quand l’opinion publique a entendu le populisme fascisant réclamer la liberté conjointe de ne pas se faire vacciner et de noyer les migrants ; tandis que le populisme gauchiste prônait une vaccination obligatoire, comme s’il ignorait que sa démarche frayait la voie au Crédit social à la chinoise.

N’est-ce pas dans le même ordre d’idées confuses que l’écologie quémande une protection des espèces auprès d’autorités qui les exterminent ? Les gémissements que suscitent les violences policières sont doux aux oreilles des misérables qui les excitent. Qu’espérez-vous de gouvernements à la solde de mafias financières décidées à vider les fonds de tiroirs du Bien public, qu’avaient remplis les luttes ouvrières du passé ?

Paradoxalement, alors que nous pataugeons dans un no man’s land de nuit et de brouillard, tout devient clair. Nous sommes l’émanation de la vie, nous nous revendiquons comme tels. Nos ennemis sont le parti de la mort. Si redoutable que soit leur arsenal de guerre, il suffit d’un reste de vivant immiscé dans leur comportement mécanique pour les déstabiliser et les pousser de guingois.

Ils disposent d’armes qui les font dépérir à petit feu quand ils tirent. Nous n’avons d’autres armes que la vie. Elles ont la gratuité de l’inépuisable. Leur puissance est sans limite, car ce sont des armes qui ne tuent pas.

Il n’a échappé à personne que le souffle des grandes luttes sociales dissipent les plus odieux préjugés. La volonté d’émancipation va au-delà des vieilleries dont nous sommes pétris, elle ne les efface pas, elle les dénoue.

Dans le Landerneau politique, on s’inquiète des exhalaisons malsaines d’un folklore néo-nazi. Le populisme fascisant est devenu la cible élective des apéros gauchistes où l’on a oublié le propos de Berneri, « Seule la lutte anticapitaliste peut s’opposer au fascisme. Le piège de l’antifascisme signifie l’abandon des principes de révolution sociale. La révolution doit être gagnée sur le terrain social et non sur le terrain militaire.» Où l’on oublie, dans la foulée, combien de ces valeureux militants recommandèrent de voter pour un gâteux précoce, tripoteur de matraques, afin de barrer le passage à une Obersturmfuhrer délabrée qui tient la boutique concurrente d’à côté.

Le Pouvoir a toujours alimenté en nous un enfer existentiel où le refoulement des pulsions vitales se défoulait en réflexes de mort. Guerres, émeutes, religions, idéologies offraient à la haine de soi et des autres des exutoires amplement suffisant pour que la vie y paraisse sans usage, sans valeur, inexistante.

L’absence de conflits de grande envergure, la pacification consumériste, la mesquinerie croissante du profit, l’ensommeillement bureaucratique des révolutions, les ordures sans os à quoi se résument les idéologies et les religions mafieuses, ont pour ainsi dire arraché la mort à sa goinfrerie immodérée, à la dévoration outrancière qui lui avait été consentie jusqu’aux hécatombes hitléro-staliniennes. La majesté du Grand Faucheur ayant été quelque peu détrônée et dévalorisée sur le marché, on s’est mis à parler de la vie comme d’un objet insolite mis à jour par un archéologue.

La démocratie totalitaire qu’a instaurée la dictature du libre-échange a été contrainte de rafistoler la peur dont aucun pouvoir hiérarchique ne peut se passer. Après la retombée d’une panique suscitée par la gestion tragi-comique du coronavirus, après le flop de la terreur nucléaire importée d’Ukraine, après une trop incertaine invasion d’extra-terrestres, on se serait volontiers rabattu sur ce furoncle d’extrême droite qui avait servi à Mitterrand pour assainir sa fistule pétainiste, mais l’abcès était crevé de longue date. C’est donc à une terreur en panne d’idéologie, à une répression aveugle, à un viol collectif, à une horreur sans appellation contrôlée que recourent désormais les forces de l’Ordre étatique et supra-étatique.

Nous sommes la proie d’un fascisme botté, casqué, motorisé, violant, violeur, matraqueur, éborgneur, tueur. Il ne relève pas du parti d’extrême-droite, même si celui-ci applaudit à ses exploits. Sa barbarie porte le sceau de la légalité. Elle est le mode d’expression des milices gouvernementales et mondialistes. Le fascisme est le bras armé du parti de la mort. Il est par excellence le culte de la charogne. Il en perçoit la dîme.

Ensauvagés par le ressentiment, les frustrations dont ils se vengent en tabassant et en massacrant ce qui passe à portée, les policiers ont quelques raisons de se gausser de notre indignation, de nos protestations humanitaires, de nos pétitions, de nos cahiers de doléances. Pourquoi se priveraient-ils de ricaner quand ils nous voient implorer la clémence de pantins mécanisés dont ils enragent secrètement d’être la vile serpillière ?

Ce qu’ils attendent fébrilement n’est pas qu’on les aime mais qu’on les haïsse. Leur haine de soi et de la vie se nourrit de la peur qu’ils éprouvent et qu’il propagent. Les conflits du passé ne manquaient pas de clarté. L’ennemi faisait sens, il était le nazi, le communiste, l’envahisseur, le barbare venu d’ailleurs. Mais pour taper sur une foule de promeneurs, quelle raison la matraque invoquera-t-elle si, par le plus improbable des hasards, il lui arrive de penser ?

Cette absence de raison est par elle même une question. Ne pas y répondre la renvoie au demandeur. Il se peut qu’elle tourne et se retourne en lui, qu’elle le taraude de son absurdité. Mais combien de temps prendra-t-elle pour inciter la troupe à dresser la crosse en l’air ?

L’autre solution est de répondre mais en n’apportant pas la réponse attendue. Quelle est la réponse espérée ? L’exécration, le rejet, le mépris, la tenue de combat, la descente dans l’arène. Un comportement où nous perdrions notre humanité pour avancer en porte-à-faux et entrer en barbarie.

Puisque la réaction attendue est « on va vous rendre l’existence impossible », décrétons, à l’inverse, « nous allons vous rendre la vie possible. » Non par esprit de provocation mais parce que nous restons fidèles au projet humain qui est le nôtre.

Il serait illusoire, voire ridicule, de miser sur un travail de dissociation du policier, qui lui laisse une chance de recouvrer son humanité en désertant la machine à broyer le vivant, dont il est lui-même victime. Mais que risquons-nous à lui signifier – de loin et à l’abri de ses réflexes sado-masochistes – que nous ne voulons ni pardon ni talion ? Que vous voulons seulement que la vie soit à tous et à toutes, sans exclusion.

Nous n’avons pas de message à adresser, nous avons une expérience à mener sans discontinuer. Il nous appartient de poursuivre l’occupation de notre terre, d’autogérer notre eau, de fonder partout dans le monde des micro-sociétés où les assemblées permettent à chacun la libre expression de ses désirs, leur affinement, leur harmonisation (l’expérience zapatiste montre que c’est possible.)

Osez parler d’utopie et de chimère alors que la France retrouve l’élan qui la libéra de l’Ancien régime ? Alors que s’esquissent sous nos yeux des collectivités où s’incarnent dans l’authenticité vécue ces idées d’égalité, de liberté, de fraternité, qui avaient été vidées de leur substance ?

Notre révolution sera celle de la jouissance contre l’appropriation, de l’entraide contre la prédation, de la création contre le travail.

Ne rien céder sur l’invariance de notre projet humain tisse une cohésion existentielle et sociale qui a les moyens et l’ingéniosité de pratiquer une guérilla démilitarisée soumettant à un harcèlement constant le totalitarisme étatique pourrissant.

Ceux qui misent sur notre essoufflement ignorent que le souffle de la vie est inépuisable. A courir en revanche partout où l’on détruit leurs machines, comment les oppresseurs ne s’étoufferaient-ils pas à perdre haleine ?

Nous entrons dans l’ère de l’autogestion et du renversement de perspective.

Nous n’avons connu de vie que sous l’ombre glacée de la mort. Nous n’avons rien entrepris sans penser que notre entreprise était vaine et insensée.

La France, en se soulevant, ouvre au monde des voies radicalement nouvelles. La créativité poétique du « peuple des bassines » s’inscrit dans un mouvement d’autodéfense du vivant appelé à croître, à se fédérer, à multiplier, non par volontarisme mais parce que c’est cela ou se momifier dans un environnement sans insectes et sans oiseaux.

Nous ne sommes ni Sisyphe ni Prométhée, nous refusons les sacrifices, à commencer par le sacrifice de notre existence. Nous sommes des individus conscients que la vie et la terre leur ont été données avec un mode d’emploi dont ils sont en tant qu’humains les seuls détenteurs.

La vie en quête d’humanité a tous les droits, elle n’a aucun devoir. Tel est le renversement de perspective qui nous affranchit du ciel des Dieux et des idées, et nous remet droit debout, bien ancrés sur la terre.

Nous sommes arrivés à un point de rupture avec un passé qui nous a mécanisés (le comportement militaire en fait partie). Nous sommes le point de départ d’un présent qui ne régressera plus. Nous sommes la renaissance d’une vie que rien n’a réussi à étouffer et qui maintenant revendique sa souveraineté. Regardez ! Nous étions une poignée de gueux, le gratin des rien-du-tout. Nous sommes des millions à découvrir une intelligence du vivant qui nous tient quitte de l’intelligence morte, qui nous a gérés comme des choses. Nous ne sommes plus une marchandise. Nul besoin de fanfaronner pour le faire savoir. Commençons par la base : plus d’école inféodée au marché, plus d’agriculture dénaturée, plus d’ordres à donner ni à recevoir !

Il faut cesser de raisonner en termes de victoire et de défaite, comme des encasernés. La militarisation des corps et des consciences, ça suffit !

Ce qui effraie le Pouvoir, c’est moins le grand nombre des opposants que la qualité de la vie qu’ils revendiquent. Lors des grèves anciennes, les patrons redoutaient moins l’ampleur numérique du mouvement que la joie profonde qui animait les insurgés. Ils avaient les moyens d’en venir à bout grâce au chantage habituel du « pas de travail, pas de salaire ! ».

Alors que le capitalisme annonce aujourd’hui sans ambages que la hausse du prix des denrées et la baisse des salaires sont inéluctables, que l’on m’explique comment le chantage traditionnel a la moindre chance d’obtenir une reprise générale du travail ! On comprend en revanche que l’État – tenu d’enrichir ses pourvoyeurs – n’ait plus, pour masquer sa faillite sociale, qu’à tabasser ce peuple dont la présence le terrorise. Mais pendant combien de temps ?
Qu’on ne nous accuse pas de vouloir abattre l’État. Il s’abat tout seul et il s’abat sur nous.

Son inutilité dévastatrice nous met en demeure de palier, par la création de zones d’autodéfense du vivant, la disparition programmée des biens dont il nous pourvoyait jadis quand il se souciait d’une communauté citoyenne. Ce n’est pas le tout de mourir, il faut bien vivre !
Rien ne résiste à l’autodéfense du vivant.

Il n’est pas une seule forme de gouvernement qui n’ait fait le malheur des peuples censés bénéficier de ses bienfaits. A peine sortis des pires dictatures, nous avons hérité de la meilleure, si l’on peut qualifier ainsi un totalitarisme économique où le politique perd pied tant se déversent et s’amoncellent en cette fin de parcours les excréments de ce qui fit la gloire du passé – aristocratie, démocratie, oligarchie, impérialisme, monarchie, autocratie et tutti quanti.

C’est de ce tout-à-l’égout où ils s’enlisent que nos ennemis prétendent mener contre nous une guerre à outrance ? Voire ! Nous sommes capables de frapper, de disparaître, de resurgir où on nous attend le moins. Nous avons appris des guérillas traditionnelles que leur échec fut moins le fait de la violence répressive que de leur propre organisation interne où se perpétuait la structure hiérarchique du monde dominant. Souvenez vous de l’effarement des élites françaises devant les gilets jaunes : « où sont donc les chefs, les responsables avec qui discuter ? » Eh non ! Il n’y en avait pas. Faisons en sorte qu’il n’y en ait jamais !

L’autogestion est une expérience qui a prouvé sa viabilité dans l’Espagne révolutionnaire de 1936, avant d’être écrasée par le parti communiste. Elle est l’organisation par le peuple de la satisfaction des besoins et des désirs de celles et de ceux qui le composent. Ses principes théoriques prennent naissance dans le vécu des collectivités où lutter ensemble enseigne un art des accords et des discordances qui n’est pas étranger aux résonances musicales de l’existence individuelle et de la nature. Partout où apparaissent des zones d’autodéfense du vivant, l’intelligence du cœur l’emporte sur l’intelligence de la tête et enseigne à tout réinventer.

Ce que mai 1968 nous a légué de plus radical, c’est le projet d’occupation d’usines où les prolétaires commençaient à envisager de les faire tourner au profit de tous et de toutes (éventuellement en les reconvertissant). Le parti communiste s’y opposa violemment, ce fut sa dernière victoire avant l’effondrement définitif.

Le travail parasitaire et la spéculation boursière ont fait disparaître les lieux de production socialement utiles mais la volonté d’occuper des lieux où nos racines sont les racines du monde n’a pas fléchi. Récupérer les rues, les places, les communes, c’est un combat qui se livre à la base. Il n’est pas tolérable que les nourritures empoisonnées par l’industrie agro-alimentaire pourrissent l’air ambiant et pénètrent dans nos cuisines où nous avons le bonheur de concocter des plats sains et savoureux.

La terre est un lieu de jouissance humaine, non une jungle où règnent la prédation et l’appropriation. Nos libertés sont nourricières. Nous assistons à la renaissance d’une vie qui n’a que des commencements et ignore qu’il existe une fin.

Nous n’avons qu’un monde meilleur à offrir.

                                                                                                         Raoul Vaneigem
                                                                                                                                                5 avril 2023

 

Archives du blog