dimanche 26 avril 2020

Despotisme Occidental ou panique ?


Confinement, Raz le Bol ! 

Nombreuses analyses sur la Pandémie et le chaos capitaliste. 
Deux courants se dégagent privilégiant, une force (le Kapital dans son effondrement) ou l'autre (l’État capitaliste imposant son contrôle absolu en Confinant prolétariat et marchés) comme danger prioritaire.

Commençons par Gianfranco Sanguinetti


LE  DESPOTISME OCCIDENTAL 


La conversion des démocraties représentatives de l'Occident à un despotisme tout à fait nouveau a pris, à cause du virus, la figure juridique de la "force majeure" (en jurisprudence la force majeure est, comme on sait, un cas d'exonération de la responsabilité). Et donc le nouveau virus est, en même temps, le catalyseur de l'événement et l'élément de distraction des masses par la peur [1].

Pour autant d'hypothèses que j'avais émises depuis mon livre Du Terrorisme et de l’Etat (1979) sur la manière dont cette conversion, à mes yeux inéluctable, de la démocratie formelle au despotisme réel se serait faite, j'avoue que je n'avais pas imaginé qu'elle puisse advenir sous prétexte d’un virus. Et pourtant les voies du Seigneur sont vraiment infinies. Et aussi celles de l'astuce de la raison hégélienne.

La seule référence, on peut le dire, aussi prophétique qu'inquiétante, est celle que j'ai trouvé dans un article que Jacques Attali, ancien patron de la banque BERD, avait écrit dans L'Express pendant l'épidémie de 2009 :

"Si l'épidémie est un peu plus grave, ce qui est possible, puisqu'elle est transmissible par l'homme, elle aura des conséquences véritablement planétaires : économiques (les modèles laissent à penser que cela pourrait entraîner une perte de 3 trillions de dollars, soit une baisse de 5 % du PIB mondial) et politiques (en raison des risques de contagion...) On devra, pour cela, mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l'aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d'un véritable gouvernement mondial." [2]

La pandémie était donc envisagée : combien de simulations avaient été faites par les grandes compagnies d'assurances! Et par les services de protection des Etats. Encore il y a quelques jours, l'ancien premier ministre britannique Gordon Brown retournait sur la nécessité d'un gouvernement mondial : "Gordon Brown a exhorté les dirigeants mondiaux à créer une forme temporaire de gouvernement mondial pour faire face aux deux crises médicales et économiques causées par la pandémie de Covid-19." [3]

Il faut à peine ajouter qu'une telle occasion puisse être saisie ou créée, ne change pas grande chose à l'affaire. Une fois que l'intention est là, et la stratégie dessinée, il suffit d'avoir le prétexte, et puis d'agir en conséquence. Personne, parmi les chefs d'Etat, n'a été pris à la dépourvue, sinon au tout début, par la sottise de tel ou tel autre. Après, de Giuseppe Conte à Orban, de Johnson à Trump, etc., tous ces politiciens, aussi rustres qu'ils soient, ont vite compris ce que le virus les autorisait à faire des vieilles constitutions, règles et lois. L'état de nécessité pardonne toute illégalité.

Une fois que le terrorisme, dont on conviendra qu'on en a un peu trop abusé, avait épuisé la plupart de ses potentialités, si bien expérimentées partout dans les quinze premières années du nouveau siècle, le moment est venu de passer à l'étape suivante, ainsi que je l'annonçais depuis 2011, dans mon texte Du Terrorisme au Despotisme.

D'ailleurs l'approche contre insurrectionnelle qu'a pris tout de suite et partout ce qu'on appelle bien improprement la "guerre contre le virus", confirme l'intention que sous tend les opérations "humanitaires" de cette guerre, qui n'est pas contre le virus, mais bien contre toutes les règles, les droits, les garanties, les institutions et les peuples du vieux monde : je parle du monde et des institutions qui ont été mis en place depuis la Révolution française, et qui disparaissent maintenant sous nos yeux en quelques mois, aussi vite qu'avait disparu l'Union Soviétique. L'épidémie finira, mais pas toutes les mesures, possibilités et conséquences qu'elle a déclenché et qu'on est en train d'expérimenter. Nous accouchons d'un nouveau monde dans la douleur.

Nous assistons donc à la décomposition et à la fin d'un monde et d'une civilisation, celle de la démocratie bourgeoise avec ses Parlements, ses droits, ses pouvoirs et contre-pouvoirs désormais parfaitement inutiles, car les lois et les mesures coercitives sont dictées par l'exécutif, sans être ratifiés par les Parlements immédiatement, et où le pouvoir judiciaire, ainsi que celui de la libre opinion perd même toute apparence d'indépendance, donc leur fonction de contrepoids.

On habitue ainsi brusquement et traumatiquement les peuples (comme établi par Machiavel, "le mal doit se faire tout à la fois, afin que ceux à qui on le fait n'aient pas le temps de le savourer") : le citoyen ayant déjà disparu depuis longtemps au profit du consommateur, ce dernier se voit maintenant réduit au rôle de simple patient, sur lequel on a le droit de vie et de mort, auquel on peut administrer n'importe quel traitement, ou même décider de le supprimer, d'après son âge (productif ou improductif), ou d'après n'importe quel autre critère décidé arbitrairement et sans appel, à la discrétion du soignant, ou d'autres. Une fois emprisonné chez lui, ou à l'hôpital, que peut-il faire contre la coercition, les abus, l'arbitraire?

La charte constitutionnelle étant suspendue, par exemple en Italie, sans soulever la moindre objection, pas même par le "garant" des institutions, le président Mattarella. Les sujets, devenus des simples monades anonymes et isolées, n'ont plus aucune "égalité" à faire valoir ni de droits à revendiquer. Le droit lui-même ne sera plus normatif, mais devient déjà discrétionnaire, comme la vie et la mort. On a vu que, sous prétexte de coronavirus, en Italie on peut tuer de suite et impunément 13 ou 14 prisonniers désarmés, dont on ne se soucie même pas de donner les noms, ni les crimes, ni les circonstances, et personne ne s'en émeut. On fait mieux encore que les allemands dans la prison de Stammheim. Au moins pour nos crimes, ils devraient nous admirer!

On ne discute plus de rien, sauf que d'argent. Et un Etat comme l'italien en est réduit à mendier au sinistre et illégitime Eurogroupe les capitaux nécessaires à la transformation de la forme démocratique à la forme despotique. Ce même Eurogroupe qu'en 2015 voulut férocement exproprier tout le patrimoine public grec, y compris le Parthénon, et le conférer à un fond placé au Luxembourg, sous contrôle allemand : même Der Spiegel définit alors les diktats de l'Eurogroupe comme "un catalogue des atrocités" pour mortifier la Grèce, et Ambrose Evans-Pritchard, dans le Telegraph, a écrit que si on voulait dater la fin du projet européen, c'était bien à cette date là. Voilà que maintenant la chose est faite. Il ne reste plus que l'Euro, et bien provisoirement encore.

Le néo-libéralisme n'a pas eu à faire aux anciennes luttes des classes, il n'en a même pas la mémoire, il croit les avoir effacées même du dictionnaire. Il se croit encore tout-puissant ; ce qui ne signifie pas qu'il ne les craigne pas : puisqu'il sait bien tout ce qu'il se prépare à infliger aux peuples. Il est évident que les gens vont bientôt avoir faim; il est évident que les chômeurs seront foule; il est évident que les gens qui travaillent au noir (4 millions en Italie) n'auront aucun soutien. Et ceux qui ont un travail précaire, et n'ont rien à perdre, commenceront des luttes et des sabotages. Cela explique pourquoi la stratégie de réponse à la pandémie est avant tout une stratégie de contre-insurrection préventive. On va en voir de belles en Amérique. Les camps de la FEMA se rempliront bientôt.

Le nouveau despotisme a donc au moins deux raisons fortes pour s'imposer en Occident : l'une est pour faire face à la subversion intérieure qu'il provoque et attend; et l'autre pour se préparer à la guerre extérieure contre l'ennemi désigné, qui est aussi le plus ancien despotisme de l'histoire, auquel on n'a rien à apprendre depuis Le livre du Prince Shang (IV siècle av. J.-C.) -- livre que tous les stratèges occidentaux devront se dépêcher de lire, avec la plus haute attention. Si on a décidé d'attaquer le despotisme chinois, il faut commencer par lui démontrer qu'on est meilleur que lui sur son terrain même: c'est à dire plus efficace, moins coûteux et plus performant. Bref, un despotisme supérieur. Mais cela reste à prouver.

Grâce au virus, la fragilité de notre monde apparaît au grand jour. Le jeu qui se joue actuellement est infiniment plus dangereux que le virus, et fera bien plus de morts. Pourtant les contemporains ne paraissent avoir peur que du virus...

Il semblerait que l'époque actuelle se soit donnée pour tâche de contredire ce que disait Hegel, à propos de la philosophie de l'histoire : "L'histoire du monde est le progrès de la conscience de la liberté". Mais la liberté elle même n'existe que pour autant qu'elle est en lutte avec son contraire -- ajoutait-il. Où est-elle aujourd'hui? Lorsqu'en France et en Italie les gens dénoncent ceux qui n'obéissent pas?

S'il a suffi d'un simple microbe pour précipiter notre monde dans l'obéissance au plus répugnant des despotismes, cela signifie que notre monde était déjà si prêt à ce despotisme qu'un simple microbe lui a suffi.

Les historiens appelleront le temps qui se commencent maintenant l'époque du Despotisme Occidental.


                                                               Gianfranco Sanguinetti      le 1er Avril 2020


[1] Je vois que Edward Snowden arrive à la même conclusion dans l’interview, parue le 10 avril 2020 ici : https://www.youtube.com/watch?v=k5OAjnveyJo

[2] https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/avancer-par-peur_758721.html

[3] https://www.theguardian.com/politics/2020/mar/26/gordon-brown-calls-for-global-government-to-tackle-coronavirus





lundi 20 avril 2020

Pour un 1er Mai des humains libres !



Appel à manifester dans la rue le 1er Mai 2020

 

Comme  chaque  année, je me rends  à  la  grand-messe  des  travailleurs  comme  d'autres  vont  à  la messe de Pâques ou de minuit. D'autres vont peut-être aux trois,  affaire de fidélité, de liberté de croyance ou de conviction. 
Ma conviction s'enracine dans cette histoire  sanglante  de  l'émancipation  sociale  à  la  fin  du 19e siècle.  Le 1er  Mai,  c'est  la  fête  des  travailleurs  et  non  pas  du  travail.  
Le 1er Mai  1886  aux établissements McCormick, fabriquant de tracteurs, les ouvriers réclament la journée de 8 heures. La  répression  sera  sanglante:    des  blessés,    des  morts,  des  condamnations  à  mort  pour  les meneurs. 1891:  C'est  en  France  qu'à  Fourmies  dans  le Nord  pour  la  même  revendication, la répression  fait  10  morts  dont  2  enfants  et  35  blessés. Voilà  pourquoi  je  ne  manque  pas  une manifestation du 1er Mai. 
Sauf  qu'en  cette  année  2020,  il  y  a    le  covid -19  qui  exige  d'appliquer  une  vieille  méthode  qui a fait  ses  preuves  quand  on  ne  savait  pas  quoi  faire  en  cas  de  peste  ou  de  choléra,  à  savoir  le confinement.
On aurait pu penser qu'au 21e siècle on ferait mieux, mais c'est sans compter sur la casse  du  système  de  santé  publique  organisée  par  les  mêmes  prédateurs  que  ceux  qui  faisaient tirer sur les travailleurs au 19e siècle. La réponse est donc le confinement jusqu'au 11 mai... 
Mais il y a confinement et confinement, celui prôné par les gouvernements de la planète quelque soit le régime prend surtout la réalité de la société de contrainte, du contrôle total et liberticide. Chacun  sait  et  doit  appliquer  la  décision  d'avoir  une  attestation  délivrée  par  lui-même,  remise  à jour chaque jour pour pouvoir faire un minimum vital de mouvements de circulation. 
Cette auto-attestation qui semble ridicule quant à sa capacité à s'opposer à la propagation du virus est surtout une preuve de notre obéissance au pouvoir qui lui, sait ce qui est bon pour nous,  bien pratique  pour  masquer,  sans  jeu  de  mot,  la  pénurie  de  masques  et  de  tests par  impéritie  de  nos gouvernements. Mais en fait cette auto-attestation qui, si vous ne l'avez pas ou si elle est légèrement incomplète, vous  en  coûtera  135€, soit  le  même  montant  mis  en  place  pour  réprimer  les  manifestations  des Gilets Jaunes... De la répression à manifester à la répression à circuler, situation d'urgence! Non,  j'ai  bien  retourné  la  question  dans  tous  les  sens, même  en  prenant  en  compte  les inconscients qui existent, qui sont longs à la détente, comme d’ailleurs Macron et Philippe avant le 12  mars,  sur  la  nécessité  à  protéger  les  autres  et  soi-même, je  ne  vois  pas  la  pertinence  de l'auto-attestation.   
Au  sujet des inconscients qui ne font pas preuve de bon sens:  ils ne sont pas légion, même si on  nous  montre  les  images  de  ces  gens  qui  n'ont  rien  compris,  sont-ils  les  plus  inconscients? 
Depuis janvier, certes l'OMS n'avait pas averti tous les  humains de la planète mais au moins les gouvernements sur le risque de pandémie. Trois mois pour réagir pour nos élites.Bref  j'en  suis  très  vite  venu  à  me  dire  que  cette  décentralisation  des  services  préfectoraux  dans nos cerveaux nous autorisant à nous délivrer un Ausweiss avait une autre finalité.   
C'était la version papier imparfaite du flicage, au début il n'y avait même pas l'heure et puis on pouvait faire autant de feuilles qu'on voulait, donc là aussi on sentait bien que cette imperfection exigeait un remède technologique qui permette le contrôle à distance et dans le temps. Il suffisait de  se  tourner  vers  le  modèle  de  démocratie  chinoise  et  comprendre  que  le  téléphone  avec  une application  adéquate  serait  la  bonne  réponse, d'ailleurs  le  président  Macron  avec  son  premier ministre  étudient  la  question  pour  nous  dé-confiner. On  venait  donc  de  réinventer  la  crécelle  du lépreux  mais  cette  fois  ci  connectée.  
Bluetooth  ou  GPS  si  la  forme  technologique  est  un  peu différente cela ne change pas la décision d'utiliser les données si l'urgence décrétée exige la saisie desdites   données.  
Si   le   lépreux   pouvait   encore   se   cacher, aller   en   forêt,   aujourd'hui   le «covideux» et bientôt le mauvais citoyen auront du mal à échapper à cela, y compris aux drones qu'il ne faut pas confondre avec un cerf-volant au dessus des dunes au bord de mer. On a vu aussi le secours que peut apporter le le compteur Linky pour dénoncer ces citadins qui ont réussi à fuir la ville: Canard Enchaîné du mercredi 8 avril. Linky, un mouchard? Non... vous voyez le mal partout. En  ce  moment  de  rupture,  chacun  pense  que  ça  ce  ne  sera  plus  comme  avant. 
Ce  temps  de sidération  nous  invite  à  la  réflexion  mais  si  on  ne  prend  pas  garde, ce  qui  ne  sera  plus  sera remplacé par le pire.  Ce  pire,  on  l'entrevoit  avec  les  déclarations  du  Medef,  il  faut  relancer  la  croissance  avec  des sacrifices  pour  les  salariés,  et  la  poursuite  de  la  destruction  des  équilibres  écologiques  dont  les experts établissent un lien de plus en plus évident avec les virus.  
Le  pire  c'est  aussi  la  standardisation  des  modes  de  gouvernance  dans  un  moule  totalitaire  que permettent  toutes  les  avancées  technologiques:  biotechnologique, numérique tout-connecté, drones, caméras à   reconnaissance faciale... Russe, chinoise, occidentale, ces formes de gouvernance seront des dictatures débarrassées des oripeaux du fascisme tel qu'on l'a connu et qui existe  encore. 
C'est  ce  que  «PMO»  (Pièces  et  main  d’œuvre)qualifie  de  technofacisme, et dénonce la société de contrainte dans laquelle nous entrons.  Le pire c'est aussi ce que dénonce Naomi Klein dans son livre La stratégie du choc, où elle met en  évidence  cette  capacité  du  système  capitaliste  à  se  saisir  de  toutes  les  crises  et  catastrophes pour imposer sa vision mais surtout ses solutions d'un monde ultralibéral et totalitaire. Alors, quel lien avec le 1er Mai?
Si ce n'est que nous avons le choix entre un 1er Mai virtuel par Internet  interposé  comme  la  messe  du  pape  ou  alors  descendre  le 1er Mai  dans  la  rue  au  même moment  en  respectant  les  gestes  barrière  pour  le  respect  des  autres  et  de  nous-mêmes, mais en s'affranchissant   de   cette   auto-attestation expression d'une  soumission. Chacun   ayant   une banderole,  un drapeau, un  Gilet  Jaune  ou une  pancarte  revendiquant  qu'on  ne  veut  pas  de  ce monde comme on l'a dit à Notre-Dame-des-Landes. D'ailleurs c'est beau et calme un ciel sans avion!


«L'espèce d'oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédée dans le monde.»A. de Tocqueville,De la démocratie en Amérique«De  qui  dépend que  l'oppression  demeure...  de  nous,    de  qui  dépend  qu'elle  soit  brisée...  de nous.»                                                                                      Bertolt Brecht



                                                                                       Philippe 14 avril 2020



 PUNk

vendredi 20 mars 2020

Coronavirus - Raoul Vaneigem





Contester le danger du coronavirus relève à coup sûr de l’absurdité. En revanche, n’est-il pas tout aussi absurde qu’une perturbation du cours habituel des maladies fasse l’objet d’une pareille exploitation émotionnelle et rameute cette incompétence arrogante qui bouta jadis hors de France le nuage de Tchernobyl ? Certes, nous savons avec quelle facilité le spectre de l’apocalypse sort de sa boite pour s’emparer du premier cataclysme venu, rafistoler l’imagerie du déluge universel et enfoncer le soc de la culpabilité dans le sol stérile de Sodome et Gomorrhe. [1]





La malédiction divine secondait utilement le pouvoir. Du moins jusqu’au tremblement de terre de Lisbonne en 1755, lorsque le marquis de Pombal, ami de Voltaire, tire parti du séisme pour massacrer les jésuites, reconstruire la ville selon ses conceptions et liquider allègrement ses rivaux politiques à coups de procès « proto-staliniens. » On ne fera pas l’injure à Pombal, si odieux qu’il soit, de comparer son coup d’éclat dictatorial aux misérables mesures que le totalitarisme démocratique applique mondialement à l’épidémie de coronavirus.
Quel cynisme que d’imputer à la propagation du fléau la déplorable insuffisance des moyens médicaux mis en œuvre ! Cela fait des décennies que le bien public est mis à mal, que le secteur hospitalier fait les frais d’une politique qui favorise les intérêts financiers au détriment de la santé des citoyens. Il y a toujours plus d’argent pour les banques et de moins en moins de lits et de soignants pour les hôpitaux. Quelles pitreries dissimulera plus longtemps que cette gestion catastrophique du catastrophisme est inhérente au capitalisme financier mondialement dominant, et aujourd’hui mondialement combattu au nom de la vie, de la planète et des espèces à sauver.
Sans verser dans cette resucée de la punition divine qu’est l’idée d’une Nature se débarrassant de l’Homme comme d’une vermine importune et nuisible, il n’est pas inutile de rappeler que pendant des millénaires, l’exploitation de la nature humaine et de la nature terrestre a imposé le dogme de l’anti-physis, de l’anti-nature. Le livre d’Eric Postaire, Les épidémie du XXIe siècle, paru en 1997, confirme les effets désastreux de la dénaturation persistante, que je dénonce depuis des décennies. Évoquant le drame de la « vache folle » (prévu par Rudolf Steiner dès 1920), l’auteur rappelle qu’en plus d’être désarmés face à certaines maladies nous prenons conscience que le progrès scientifique lui-même peut en provoquer. Dans son plaidoyer en faveur d’une approche responsable des épidémies et de leur traitement, il incrimine ce que le préfacier, Claude Gudin, appelle la ’ philosophie du tiroir caisse ’. Il pose la question : « A subordonner la santé de la population aux lois du profit, jusqu’à transformer des animaux herbivores en carnivores, ne risquons-nous pas de provoquer des catastrophes fatales pour la Nature et l’Humanité ? » Les gouvernants, on le sait, ont déjà répondu par un OUI unanime. Quelle importance puisque le NON des intérêts financiers continue de triompher cyniquement ?
Fallait-il le coronavirus pour démontrer aux plus bornés que la dénaturation pour raison de rentabilité a des conséquences désastreuses sur la santé universelle - celle que gère sans désemparer une Organisation mondiale dont les précieuses statistiques pallient la disparition des hôpitaux publics ? Il existe une corrélation évidente entre le coronavirus et l’effondrement du capitalisme mondial. Dans le même temps, il apparaît non moins évidemment que ce qui recouvre et submerge l’épidémie du coronavirus, c’est une peste émotionnelle, une peur hystérique, une panique qui tout à la fois dissimule les carences de traitement et perpétue le mal en affolant le patient. Lors des grandes épidémies de peste du passé, les populations faisaient pénitence et clamaient leur coulpe en se flagellant. Les managers de la déshumanisation mondiale n’ont-ils pas intérêt à persuader les peuples qu’il n’y a pas d’issue au sort misérable qui leur est fait ? Qu’il ne leur reste que la flagellation de la servitude volontaire ? La formidable machine médiatique ne fait que ressasser le vieux mensonge du décret céleste, impénétrable, inéluctable où l’argent fou a supplanté les Dieux sanguinaires et capricieux du passé.
Le déchaînements de la barbarie policière contre les manifestants pacifiques a amplement montré que la loi militaire est la seule chose qui fonctionnait efficacement. Elle confine aujourd’hui femmes, hommes et enfants en quarantaine. Dehors, le cercueil, dedans la télévision, la fenêtre ouverte sur un monde fermé ! C’est une mise en condition capable d’aggraver le malaise existentiel en misant sur les émotions écorchées par l’angoisse, en exacerbant l’aveuglement de la colère impuissante.
Mais même le mensonge cède à l’effondrement général. La crétinisation étatique et populiste a atteint ses limites. Elle ne peut nier qu’une expérience est en cours. La désobéissance civile se propage et rêve de sociétés radicalement nouvelles parce que radicalement humaines. La solidarité libère de leur peau de mouton individualiste des individus qui ne craignent plus de penser par eux-mêmes.
Le coronavirus est devenu le révélateur de la faillite de l’État. Voilà au moins un sujet de réflexion pour les victimes du confinement forcé. Lors de la parution de mes Modestes propositions aux grévistes, des amis m’ont remontré la difficulté de recourir au refus collectif, que je suggérais, d’acquitter les impôts, taxes, prélèvements fiscaux. Or, voilà que la faillite avérée de l’État-escroc atteste un délabrement économique et social qui rend absolument insolvables les petites et moyennes entreprises, le commerce local, les revenus modestes, les agriculteurs familiaux et jusqu’aux professions dites libérales. L’effondrement du Léviathan a réussi à convaincre plus rapidement que nos résolutions de l’abattre.
Le coronavirus a fait mieux encore. L’arrêt des nuisances productivistes a diminué la pollution mondiale, il épargne une mort programmée à des millions de personnes, la nature respire, les dauphins reviennent batifoler en Sardaigne, les canaux de Venise purifiés du tourisme de masse retrouvent une eau claire, la bourse s’effondre. l’Espagne se résout à nationaliser les hôpitaux privés, comme si elle redécouvrait la sécurité sociale, comme si l’État se souvenait de l’Etat-providence qu’il a détruit.
Rien n’est acquis, tout commence. L’utopie marche encore à quatre pattes. Abandonnons à leur inanité céleste les milliards de bank-notes et d’idées creuses qui tournent en rond au-dessus de nos têtes. L’important, c’est de « faire nos affaires nous-mêmes » en laissant la bulle affairiste se défaire et imploser. Gardons-nous de manquer d’audace et de confiance en nous !
Notre présent n’est pas le confinement que la survie nous impose, il est l’ouverture à tous les possibles. C’est sous l’effet de la panique que l’État oligarchique est contraint d’adopter des mesures qu’hier encore il décrétait impossibles. C’est à l’appel de la vie et de la terre à restaurer que nous voulons répondre. La quarantaine est propice à la réflexion. Le confinement n’abolit pas la présence de la rue, il la réinvente. Laissez-moi penser, cum grano salis , que l’insurrection de la vie quotidienne a des vertus thérapeutiques insoupçonnées.

17 mars 2020
Raoul Vaneigem


[1] Cet articles est issu d’un recueil de textes et d’entretiens à paraître aux éditions Grevis et qui s’intitulera L’insurrection de la vie quotidienne. Sa publication était prévue pour mi-avril mais au vu de la situation actuelle, elle se retrouve repoussée. Vous pouvez consulter le site de l’éditeur pour vous tenir au courant.



vendredi 13 mars 2020

14 Mars 2020

Virus ou pas, Samedi #14mars  il y aura 3 manifestations ! 

La marche pour le climat partira de la Bastille à 14h,
celle contre les violences policières débutera Place de l’Opéra vers 13h15,
et l'#Acte70 des #giletsjaunes


Incroyable mais vrai. En pleine crise du coronavirus, Castaner et Lallement ne perdent aucun de leurs réflexes. 
Priscilla Ludowski, figure emblématique des Gilets jaunes, est ce soir en garde à vue après avoir manifesté. Son crime ? 
Elle a porté à l’envers le portrait de Macron !

Pour le capitalisme de 2020, les enfants sont des porteurs sains, des armes virales invisibles !

Depuis plusieurs jours, les médecins et les journalistes présents en Italie alertent : Vous êtes "jeune et en bonne santé" et donc probablement esclave salarié indispensable à l'économie capitaliste...
Vous pouvez, vous aussi, succomber ou devenir fortement "épuisé", même en cas de guérison.
Tous les malades en traitement affaiblissant leurs défenses immunitaires sont en danger. Traitements pour le HVC-B, HIV, cancers et autres joyeusetés.
Cela est évident pour les malades avec multi-pathologies et d'age avancé mais pas seulement.
La référence à l'épidémie de Grippe Espagnole semble très judicieuse. A partir d'octobre 1918, dans les dernières semaines de la guerre 14/18, le virus tuera entre 60 et 100 millions d'hommes et de femmes dans le monde. La grande majorité étaient des jeunes de moins de 40 ans.
La liberté ou la mort !

samedi 29 février 2020

La Crise du coronavirus

«Le gouvernement ne fait rien pour nous protéger, peut-être qu'il veut nous faire payer cette année à manifester et à s'indigner de toutes leurs magouilles (...) 
Ils peuvent nous laisser crever de ce virus pendant qu'ils continuent leurs petits plans... 
On va faire quoi ?»
 


La désorganisation de l'économie mondialisée ne fait que commencer et les bourses vacillent déjà.
En France le Premier Ministre a utilisé une réunion d'Urgence sur l'épidémie de coronavirus pour annoncer que la lois retraites passerait avec le fameux 49.3 en catimini. Ils comptent sur l’épidémie pour noyer le mouvement social sous un déluge de décisions et interdictions de rassemblement.


samedi 1 février 2020

Gilets Jaunes Acte 63


Manifestation sauvage pacifique 

Concept disruptif et paradoxal dont seuls les #GiletsJaunes ont le secret...


13h - Palais Royal : Manif GJ, pas déclaré par les mêmes que d’habitude, le trajet est censé passer par des endroits plus intéressants, donc interdits par la Pref (Sénat, Matignon, Élysée)

15h - Pantin : Fête de la grève et contre la répression salle Jacques Brel
17h - 12e : AG des écolos d’Île-de-France 8 impasse Crozatier
18h30 - 18e : Apéro festif de l’interpro du 18e au local de l’UL CGT 42 rue de Clignancourt (projection de Basta Capital)
19h - 12e : Concert de soutien aux blessés




mardi 7 janvier 2020

Nouveau Meurtre policier, l'année commence bien !

Mort de Rémi Fraisse : non-lieu confirmé pour le gendarme...

Mort de Cédric Chouviat à Paris: l'autopsie fait état d'«une fracture du larynx», la famille dénonce les flics.

Cédric Chouviat, père de cinq enfants, a fait un arrêt cardiaque à la suite d'un contrôle routier. Ce mardi, les premiers éléments de son autopsie faisaient état d’une «manifestation asphyxique avec une fracture du larynx». Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire.

«Je suis le père de Cédric Chouviat, on a assassiné mon fils. Emmanuel Macron, je vais en guerre contre vous, contre votre État.» Deux jours après le décès du coursier de 42 ans à Paris, à la suite d’un contrôle de police, les avocats et la famille de la victime ont tenu une conférence de presse ce mardi. Ils ont annoncé avoir porté plainte pour «violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner».

Samedi 4 janvier, Arié Alimi, avocat de la famille Chouviat, lance un appel à témoin sur les réseaux sociaux.
L’idée est de rassembler le maximum de témoignages et de vidéos de la scène. Or, il est très rapidement en mesure de dresser une chronologie des événements qui, selon lui, «mène vraisemblablement Cédric à la mort».
«Ce qui est sûr, reprend l’avocat, c’est qu’elle ne correspond en rien à la communication officielle de la police.» Une version «inexacte» qui a pour «intention d’induire en erreur non seulement la famille, mais aussi l’opinion publique», insiste Me Alimi.

«D’après plusieurs témoins, c’est à ce moment qu’un officier le saisit par le cou et le fait tomber au sol», poursuit le conseil. Dans une deuxième vidéo, ce père de cinq enfants, encore casqué, est au sol, face contre terre, écrasé par trois fonctionnaires. 
Cette pratique porte un nom : le placage ventral ou décubitus ventral. Elle est largement décriée pour sa dangerosité. Malgré des signes d’épuisement, les policiers maintiennent le livreur au sol. Quelques minutes plus tard, ils comprennent que le visage de Cédric Chouviat est bleu : il est en arrêt cardiaque. Inconscient, il est emmené à l’hôpital Georges-Pompidou. Et décède dans la nuit de samedi à dimanche.

En France, le débat autour du plaquage ventral est ancien. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné l’Hexagone en 2007 dans une affaire similaire. En 2011, Amnesty International dénonçait les dangers de ce geste, répertoriant cinq décès entre 2004 et 2009. 
En février dernier, une proposition de loi déposée par La France insoumise demandait, elle, l’interdiction de cette «technique d’immobilisation létale.» Toutefois, l’Assemblée nationale l’a rejeté. Le gouvernement n’a pas envie de se mettre les policiers à dos, dénonce Arié Alimi. En plus, les pseudo-syndicats font pression...


La fête à BlackRock 
 Rassemblement festif mercredi 8 janvier



L’Éducation nationale invite les grévistes, les chômeurs, les retraités et toutes les personnes mobilisées contre la réforme des retraites à faire sa fête à BlackRock.
Mercredi 8 janvier à 18h, au métro Quatre-Septembre : apéro festif. Paillettes et ambiance garantie !

Péage de Narbonne: 21 peines de prison ferme pour des dégâts matériels

Retour sur un grand procès politique. 

La Justice veut terroriser les Gilets Jaunes 

Samedi 1er décembre 2018. Le pouvoir est terrifié. Les Champs Élysées ont été envahis pour la troisième semaine consécutive par des dizaines de milliers de manifestants. Une préfecture a pris feu, de même que plusieurs des hôtels particuliers et des voitures de luxe.
Des barricades ont poussé dans plusieurs de villes. Des milliers de ronds-points sont occupés. La police est débordée. Il s’en faut de peu pour que l’Élysée soit pris d’assaut. C’est une des rares journée de toute la 5ème République où le pouvoir est réellement effrayé. Macron a beaucoup plus peur que face aux défilés actuels, massifs mais totalement pacifiés et sous contrôle.
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Bilan Répression:

432 recensés parmi plus de 2500 blessés dont :
- 1 décès, 5 mains arrachées
- 236 blessés à la tête dont 25 éborgnés
- 21 blessés par des GLI-F4 ou GM2L
- 221 blessés par des tirs de LBD40

samedi 28 décembre 2019

La Police Justifie Son Régime de Retraite en Mutilant !!

Après 24 jours de Gréve Générale

Vœux2020: Macron nous offre la corde pour le Pendre ! 



mercredi 4 décembre 2019

5 Décembre: Attention aux fausses Victoires !



Rêve Générale ?
PAROLE AU PEUPLE !


La grève générale le 5 décembre focalise beaucoup d'espoirs chez les GJ mais aussi dans les diverses couches de salariés, et pré ou post-salariés. Les Lycéens mobilisés depuis le 4 apportent un peu de piment à la sauce...
Avec un soutient massif de "l'opinion publique" et l'encadrement syndical complet, cette grève cadre un plan de déception que l’État pense pouvoir utiliser pour circonscrire les GJ et tout le courant critique qui gravite autour.

Il pourra facilement reculer sur les retraites en redorant le pouvoir syndical ringardisé par les GJ, admettant que l'opinion n'est pas encore prête à comprendre le merveilleux plan concocté par les équipes de Macron
Une défaite honorable serait satisfaisante, surtout émaillée d'images de violence attribuée aux Terroristes GJ et autres Blocks Blacks imaginaires...
Le public Bobos et  Alzheimer, socle électoral du macronisme, est très sensible aux propagandastaffel du Média. Il suffira de quelques poubelles et voitures en feu pour alarmer et apeurer ce cher public sénile.


D'autres abordent ce moment différemment. Laissons-les s'expliquer.

D'abord les RG:
" La journée nationale d'action du 5 décembre permettra-t-elle aux syndicats de retrouver des couleurs ? 
Va-t-on assister à la fameuse convergence des luttes avec d'autres mouvements tels que les Gilets jaunes qui manifesteront le samedi 7 ? 
Enfin, se dirige-t-on vers un nouveau décembre noir, 24 ans après décembre 1995 ?. 
Grève de 1995 : les 3 semaines qui ont marqué la France Dans une note du Service central du renseignement territorial (SCRT) de 11 pages, rédigée en début de semaine et dont nous avons pris connaissance, les enjeux sont clairement définis : « Une déconvenue pourrait sceller le sort du syndicalisme tel qu'on le connaît et laisserait le champ libre à de nouvelles formes de mobilisation plus réactives et moins encadrées, et donc plus difficiles à appréhender... »
Après analyse des remontées des sources humaines et de l'activité sur les réseaux sociaux, les agents du renseignement territorial prévoient un cortège parisien regroupant de 15 à 25 000 personnes. Sur le plan national, la participation est évaluée à 270 000 personnes pour la seule journée du 5 décembre. « Bien que ce chiffre soit honorable, s'il devait en rester en l'état, il ne figurerait pas dans les annales pour cette thématique », écrivent les rédacteurs de la note confidentielle, rappelant les dix journées d'action en 2010 contre la réforme des retraites d'Éric Woerth. 
Celles-ci avaient mobilisé près de 8 millions de personnes au total, avec un seuil bas à 375 000 personnes et un seuil haut à 1,3 million.400 contestataires violents sont annoncés dans la capitale.
Pour le mouvement du 5 décembre, les renseignements territoriaux observent « une certaine dichotomie » entre le secteur privé, « qui n'apparaît pas très mobilisé », et le secteur public, actifs et retraités. Mais, préviennent les agents, les salariés du privé pourraient se mobiliser en cas de succès de la manifestation et en fonction « des futures annonces gouvernementales » sur les retraites.
Les renseignements territoriaux prédisent à Paris des « risques de débordements et de violences liés à la présence de l'ultra gauche et de Gilets jaunes. ». Environ 400 contestataires violents sont annoncés dans la capitale, 600 au total dans toute la France, avec des risques d'incidents dans plusieurs villes de province : Nantes, Rennes, Bordeaux, Dijon, Marseille, Montpellier et Toulouse."
Maintenant les activistes de Lundi Matin:



5 décembre et après : on va faire simple

« Giletjauner la grève, c’est en finir avec les finasseries. »


Qu’attendre de cette journée de grève du 5 décembre ? Une démonstration symbolique et ordonnée qui rassurerait le pouvoir macroniste ? Le grand retour du « mouvement social » à la française ? Ou bien le point de rencontre de tous les mécontentements sur la question du travail et de la retraite mais aussi du désastre écologique, du soin et de la vie comme elle ne va plus. Parmi les centaines d’appels à la grève qui circulent dans les entreprises et sur l’internet, celui-ci a particulièrement retenu notre attention ; pour sa simplicité, comme son titre l’indique mais aussi pour la synthèse qu’il propose justement de ces différents fronts qui trament l’opposition au pouvoir actuel.

Tout est très simple. C’est ça l’esprit gilet jaune. Macron dit de venir le chercher ; on va le chercher à l’Élysée. L’État nous rackette sur les routes ; on pète les radars. On en a marre de tourner en rond chez soi ; on occupe les ronds points. BFM ment ; BFM s’en mange une. On veut se rendre visibles ; on enfile le gilet fluo. On veut se fondre à nouveau dans la masse ; on l’enlève. Les gilets jaunes, c’est le retour de l’esprit de simplicité en politique, la fin des faux-semblants, la dissolution du cynisme.

Comme on entre dans la grève, on en sort. Qui entre frileux dans la grève, sans trop y croire ou en spéculant à la baisse sur le mouvement, comme le font toujours les centrales même lorsqu’elles font mine d’y appeler, en sort défait. Qui y entre de manière fracassante a quelque chance de fracasser l’adversaire. La grève qui vient - cela se sent dans la tension qu’elle suscite avant même d’avoir commencé - contient un élément magnétique. Depuis des mois, elle ne cesse d’attirer à elle plus de gens. Ça bouillonne dans les têtes, dans les corps, dans les boîtes. Ça craque de partout, et tout le monde craque. C’est que les choses sont simples, en fait : cette société est un train qui fonce au gouffre en accélérant. Plus les étés deviennent caniculaires, plus on brûle de pétrole ; plus les insectes disparaissent, plus on y va sur les pesticides ; plus les océans se meurent dans une marée de plastique, plus on en produit ; plus le monde de l’entreprise devient toxique, plus ses pires techniques de management se généralisent ; plus les gens crèvent la gueule ouverte, plus les rues regorgent de publicité pour des marques de luxe ; plus la police éborgne, plus elle se victimise. Au bout de ce processus de renversement de toute vérité, il y a des Trump, des Bolsonaro, des Poutine, des malins génies de l’inversion de tout, des pantins du carbofascisme. Il faut donc arrêter le train. La grève est le frein d’urgence. Arrêter le train non pas pour le redémarrer après trois vagues concessions gouvernementales. Arrêter le train pour en sortir, pour reprendre pied sur terre ; on verra bien si on reconstruit des rails qui ne passent pas, cette fois, à l’aplomb du gouffre. C’est de ça que nous aurons à discuter dans les AG- de la suite du monde pas de l’avancée des négociations. Dans chaque métier, dans chaque secteur, en médecine, dans l’agriculture, l’éducation ou la construction, quantité de gens inventent ces dernières années des techniques et des savoirs pour rendre possible une vie matérielle sur de tout autre bases. Le foisonnement des expérimentations est à la mesure de l’universel constat du désastre. L’interruption du cours réglé du monde ne signifie panique et pénurie que pour ceux qui n’ont jamais manqué de rien.
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Noël 2019 in France


vendredi 15 novembre 2019

17 novembre, Anniversaire subversif



Alors que la mobilisation des «gilets jaunes» fête son premier anniversaire ce samedi, les Français continuent de la soutenir, comme le montre une enquête, deux Français sur trois trouvent le mouvement justifié.

Ils ont permis la révélation au grand jour des fractures du pays : accès à l’emploi, mobilité, déclassement de certains territoires, crise des services publics…
Mais échoués à renverser ce régime illégitime à tous point de vue...

Gilets jaunes : Les rendez-vous à Paris pour le 1er anniversaire du mouvement

La Pref’, comme à son habitude, a pris un arrêté interdisant les manifs et rassemblements dans de nombreux points de la capitale.
Seront interdit de manifestation : Les Champs-Élysée, l’Avenue de la Grande Armée, l’Assemblée Nationale, Hôtel de Matignon, Trocédéro et tour Eiffel, le Sénat, la gare Saint Lazare et les « grands magasins », la cathédrale Notre-Dame, les bois de Boulogne et de Vincennes. On remarque que rien n’est précisé pour la place de la Concorde et les alentours immédiats de l’Élysée. Un oublis ?
On apprend aussi que les flics pourront faire des fouilles des personnes et des véhicules. Ils pourront coller une amende aux personnes qui manifestent tout de même dans les secteurs interdits.
La pref’ précise tout de même : « Hors des périmètres faisant l’objet d’une interdiction, le droit de manifester, qui est une liberté fondamentale pourra s’exercer librement, dans le respect de l’ordre public. » Sic


Samedi 16 novembre

Pas mal de rendez-vous sont encore incertains. Le mieux c’est de consulter régulièrement la page de Demosphère qui est dédiée à cette journée et d’où sont issus les rendez-vous qui suivent:

    8h Départ collectif de Montreuil : Rendez-vous sous la statue de la résistance, métro Croix de Chavaux.
    9h M° Porte d’Auteuil : contre l’évasion fiscale occupation de Carrefour, 1, av du Général Sarrail.
    10h Champs-Élysée : Acte 53 Gilets Jaunes l’anniversaire sur les Champs-Élysée.
    10h : action sur le périph ouest.
    10h Départ collectif de Montreuil : rendez-vous sous la statue de la résistance, métro Croix de Chavaux.
    10h Pantin : Départ collectif des Gilets jaunes de Pantin. Rendez-vous devant le métro Eglise de Pantin.
    10h30 Saint-Ouen : rendez-vous devant le Métro Garibaldi.
    11h au 23 boulevard de la Madeleine : contre l’évasion fiscale occupation d’IKEA Paris.
    11h30 Porte de Champerret : rendez-vous dès 8h, départ vers 11h30. Manifestation déclarée. Trajet : porte de Champerret > porte de Clichy > Barbès > République > Austerlitz.
    12h Vitry : rendez-vous à côté du Mac Val, Barbecue festif des Gilets jaunes de Vitry.
    13h H&M Opéra : contre l’évasion fiscale occupation d’H&M.
    14h place d’Italie : Départ d’une deuxième manifestation déclarée. Trajet : Place d’Italie > Bastille > Pl. Franz Liszt
    15h Apple Store : occupation d’un Apple Store - contre l’évasion fiscale.
    17h Forum des Halles : contre l’évasion fiscale occupation de Nike au 101 Porte Berger.
    19h Paris : occupation d’une place « ZAD à Paris. Winter Is Coming ». Lieux à préciser.


vendredi 20 septembre 2019

Gilets jaunes, retraite, climat, samedi 21 septembre : Les rendez-vous à Paris

Acte 45

Un point sur les rendez-vous de samedi:


Le groupe « Cerveaux non disponibles » publie dans un article sur son site un point sur les rendez-vous et les dispositifs policiers durant la journée du 21 septembre.

    Changement de rdv de la marche pour la justice sociale et le climat

    Le départ de la manifestation pour la justice sociale et le climat a finalement été fixé au RER Luxembourg (et non St-Michel comme annoncé initialement). Rdv à partir de 13h pour un départ à 14h.

Principaux rendez-vous des gilets jaunes à Paris :

    9h : Place de la Madeleine puis départ vers les Champs Élysées.
    « RDV Écolo & GJ - Direction Les Champs »
    9h : Place des Fêtes
    Petit déjeuner puis départ collectif en manifestation
    10h(pile) : Champs-Élysées « Acte 45 - Historique : la France entière à Paris »


Autres rendez-vous Gilets jaunes en région parisienne :

    Montreuil : pour partir ensemble et se sentir en sécurité, rendez vous pour deux départs à Croix de Chavaux.

-Le premier à 8h en dessous de la statue de la résistance. Départ immédiat pour Paris.
-Le second au même endroit à 10h : départ pour rejoindre la manifestation parisienne.

    Fontainebleau : rendez-vous Rond point de la route ronde les 21 et 22 septembre.

Manifestation - justice sociale et climat

    13h : Rassemblement à Luxembourg pour la justice sociale et le climat (et non St-Michel comme annoncé initialement)
    14h : Départ de la marche. 0n ne sait pas encore dans quelle direction. Arrivée prévue aux alentours de 16h30...
    17 : action de désobéissance ?

lle direction. Arrivée prévue aux alentours de 16h30...
    17 : action de désobéissance ?

Manifestation à Paris pour les retraites

    13h30 : Trajet / parcours : départ à 13h30 de Duroc, face à l’hôpital Necker
    Duroc > Montparnasse > Place Denfert Rochereau.
    Un meeting se tiendra à l’arrivée, Place Denfert Rochereau.
    À l’appel de Force ouvrière
    A lire aussi : Ce que nous dit le nouveau système des retraites  | 15 septembre

    Nuit des barricades à Paris !

    20h : Lieu inconnu. Un mystérieux appel à la nuit des barricades.

    Grande journée historique le 21 septembre à Paris, ce jour va entrer dans l’histoire et faire converger la France entière et les pays voisins dans la capitale !

    Une grande manifestation qui va regrouper la contestation sociale et climatique ce qui n’a jamais été fait jusqu’à présent à l’image du 16 mars 2019.
    Nous devons nous faire entendre et aller chercher le pouvoir là où il se trouve ou encore prendre la maison du peuple qui est l’Assemblée nationale, faisons entendre notre colère pour faire comprendre à la minorité qui ont le pouvoir et qu’on engraisse chaque jour que nous simples citoyens nous voulons vivre dignement et avoir un monde meilleur pour nos enfants !
    La nuit des barricades est lancée à Paris tous ensemble jusqu’à la victoire, car le peuple uni ne sera jamais vaincu !

    Résistance !

Un autre appel à cette nuit des barricades a également été publié sur Acta : 21 septembre : appel à une grande nuit des barricades

    13h30 : Trajet / parcours : départ à 13h30 de Duroc, face à l’hôpital Necker
    Duroc > Montparnasse > Place Denfert Rochereau.
    Un meeting se tiendra à l’arrivée, Place Denfert Rochereau.
    À l’appel de Force ouvrière
    A lire aussi : Ce que nous dit le nouveau système des retraites  | 15 septembre

    Nuit des barricades à Paris !

    20h : Lieu inconnu. Un mystérieux appel à la nuit des barricades.

Grande journée historique le 21 septembre à Paris, ce jour va entrer dans l’histoire et faire converger la France entière et les pays voisins dans la capitale !

    Une grande manifestation qui va regrouper la contestation sociale et climatique ce qui n’a jamais été fait jusqu’à présent à l’image du 16 mars 2019.
    Nous devons nous faire entendre et aller chercher le pouvoir là où il se trouve ou encore prendre la maison du peuple qui est l’Assemblée nationale, faisons entendre notre colère pour faire comprendre à la minorité qui ont le pouvoir et qu’on engraisse chaque jour que nous simples citoyens nous voulons vivre dignement et avoir un monde meilleur pour nos enfants !
    La nuit des barricades est lancée à Paris tous ensemble jusqu’à la victoire, car le peuple uni ne sera jamais vaincu !

    Résistance !

Nous, Gilets Jaunes

Nous, les Gilets Jaunes, nous sommes trop gentils. On nous traite de violents, on cherche à nous animaliser, à faire de nous de féroces casseurs brutaux et avinés. Mais la réalité est que nous sommes gentils et naïfs. Nous avons le cœur sur la main, nous sommes trop faciles à émouvoir.

Sinon comment expliquer notre clémence le 1er décembre ? Ce soir-là, on contrôlait l’ouest de Paris. On pouvait se diriger vers les ministères, et les brûler un par un. On avait un pouvoir en panique, une police qui tirait dans tous les sens mais qui avait le dessous. Ce soir-là, on aurait pu aller beaucoup plus loin, et s’emparer de ce qui nous est dû.

Pourquoi avons-nous décidé de rentrer chez nous ? Il n’y a qu’une inexplicable gentillesse, une sorte de mansuétude de notre part qui peut l’expliquer. Si l’on était resté dans les rues, peut-être aurait-on gagné. Le gouvernement aurait démissionné. Ils se seraient tous lâchement enfuis, bureaucrates tremblants comme des feuilles, fuyant masqués dans des Uber banalisés. Nous avions une sorte de Varenne bis à portée de main. Mais nous sommes rentrés chez nous…

Nous, Gilets Jaunes, nous n’avons pas encore investi le domaine de la nuit. Et il est grand temps d’y remédier. C’est pourquoi les Gilets Jaunes appellent le 21 septembre à une grande nuit des barricades.

Pourquoi acceptons-nous toujours de nous disperser dès lors que 17h ou 18h ont sonné ? Dans ces cas-là, attendons que la nuit tombe, et repartons à l’assaut.

Car nous n’avons plus le choix. Trop de temps a passé, trop d’eau a coulé sous les ponts depuis le 17 novembre. Le mouvement des Gilets Jaunes est trop unique, trop plein de rage et d’enthousiasme pour le laisser mourir. C’est la seule flamme d’espoir. Nous sommes les Gilets Jaunes. Nous ne sommes pas un mouvement social mais un peuple en lutte.

Nous ne pouvons plus attendre le prochain coup : cet éternel grand soir qui arrivera toujours la fois d’après, quand toutes les conditions seront réunies, cette révolution toujours à venir. Non c’est pour maintenant, ce n’est pas à venir. Ce n’est pas à la prochaine crise économique, ni quand les syndicats le voudront bien, ni dans dix ou vingt ans. Ce genre d’idées relève d’une culture de la défaite, alors que les Gilets Jaunes ont une culture de la victoire. « Les Gilets Jaunes triompheront », c’était écrit sur l’Arc le 1er décembre. Et cela s’accomplira.

Car non, les conditions parfaites ne seront jamais réunies. Nous sommes dos au mur, et c’est à nous de provoquer l’urgence. Tous les ingrédients sont réunis pour une rentrée sociale explosive. Nous Gilets Jaunes devons simplement être le détonateur de la colère. Nous sommes l’avant-garde, les autres s’engouffreront dans la brèche.

Provoquons l’étincelle dans la nuit ! Par notre détermination et notre hargne à rester dehors coûte que coûte, comme nous avons passé l’hiver sur un rond-point à nous chauffer aux feux de pneus et de palettes. Envoyons un signal fort, destiné à tous les révoltés.

Nuit et jour. Jour et Nuit. Frappons partout. À partir du 21, Paris c’est Hong-Kong.

Dans cette société-là, si on ne parle pas de toi, tu es mort. Les médias ont beau être à la solde des puissants, et contribuer à nous invisibiliser, ils marchent au sensationnel. C’est leur drogue : ils ne résisteront pas à cette nuit des Gilets Jaunes. Il faut croire que la nuit nous remettra subitement au goût du jour…

Ne croyez donc pas que c’est de la poésie. Cette nuit des barricades est tactique, elle a un intérêt stratégique profond.

L’histoire nous l’enseigne. Le 10 mai 1968, le mouvement de contestation était encore cantonné aux étudiants et aux lycéens des grandes villes. À 21H30, les étudiants se rassemblent et édifient des barricades dans le quartier latin. Ils ne lâcheront le terrain qu’à 5h30. Cette nuit des barricades fut un événement décisif dans la généralisation de la contestation. En deux jours, les secteurs ouvriers qui ne bougeaient pas jusque-là entrèrent dans la danse, et une grève générale sauvage se déclarait à la surprise de tous le 13 mai.

La nuit a ce pouvoir de coaguler les colères, de faire se lever une rage, une soif de justice que la journée ensevelirait. Elle nous fascine, elle nous galvanise. Une nuit des barricades et toutes les colères sont libérées. Elles se sentent enfin justifiées et puissantes.

Lorsque la nuit tombera, prenons un moment de pause. Remettons-nous un temps des émotions de la journée. Buvons une bière ou un coup de vin à la santé de la révolution. Et sur les coups de 22h ou 23h, ressortons en masse là où l’on ne nous attend pas. Les mots d’ordre circuleront d’eux-mêmes, il suffira de les suivre.

Nous pouvons attaquer les commissariats et les dépôts comme celui de la rue de l’Évangile dans le 18ème où l’on entasse nos camarades injustement arrêtés.

Nous pouvons nous mêler aux fêtards du Marais, dans le centre de Paris, semer le chaos entre les terrasses bondées pour faire tourner en bourrique le dispositif policier.

Nous pouvons investir le 16ème et ses avenues mortes, ses caniches en laisse, pour que les riches ne dorment pas en paix, et qu’ils se repayent un petit coup d’adrénaline émeutière, comme au bon vieux temps de décembre.

Nous pouvons organiser des journées du patrimoine nocturne à l’Assemblée nationale.

samedi 7 septembre 2019

Appel à se rendre vers les Champs-Élysées le samedi 7 septembre 2019, à 12h




Retour aux Champs-Élysées.

Le 21 septembre commence à être le sujet brûlant de cette rentrée. Mais les Gilets jaunes se mettent en jambe, avec comme premier épisode de cette nouvelle saison 2019/2020, un retour déterminé sur les environs des Champs-Élysées.

L’été touche à sa fin. Pas la lutte. C’est la rentrée des clashs. On prépare son cartable (masque à gaz, lunette, pot de peinture, fumigène) et on reprend la route de l’école de la vie !

Même si Macron en a marre, les GJ sont toujours là. Juillet et août n’ont en rien stoppé la mobilisation et la détermination. Loin de là. Les violences policières, les blessés et les morts, n’ont fait que renforcer la détermination et de nombreux GJ semblent décidés à reprendre la rue dès la rentrée.

Du côté de la lutte climatique, de nombreuses dates sont déjà posées pour le mois de septembre.

Le secteur public (santé, pompiers, éducation) reste fortement en colère face au délitement de l’engagement de l’État et au manque criant de moyen.

Alors pour ce samedi 7 septembre, premier « samedi » de la rentrée, soyons tous dans les rues de toutes les villes (et villages) de France pour se retrouver, chanter ensemble, crier ensemble, rire en semble… et préparer la riposte sociale.

Face à l’urgence climatique et sociale, face à la violence répressive du pouvoir, une seule solution : la solidarité et la détermination.

Des Gilets jaunes



Source
Communiqué des « Casseurs »


 Si nous brûlons des voitures ce n'est pas seulement par amour de l'écologie mais pour éclairer la laideur de votre monde.

Si nous cassons les banques c'est que nous avons reconnu l'argent comme cause centrale de tous nos malheurs.

Si nous cassons des vitrines ce n'est pas parce que la vie est chère mais parce que la marchandise nous empêche de vivre a tout prix.

Si nous cassons des machines ce n'est pas parce que nous voulons défendre l'emploi mais attaquer l'esclavage salarié.

Si nous sabotons des TGV c'est seulement dans les cauchemars du ministre de l'intérieur.

Si nous attaquons la racaille policière ce n'est pas pour la faire sortir de nos quartiers mais pour la faire sortir de notre vie.

Le spectacle a voulu nous voir redoutables, nous entendons bien être pire.




lundi 12 août 2019

Quatre jeunes Palestiniens assassinés à Gaza ce samedi 10 Août



Ignominie cacher




"L’armée israélienne a assassiné tôt ce samedi 10 août quatre Palestiniens à Deir-El-Balah, au centre de la bande de Gaza", nous informe Ziad Medoukh.

"A la veille de l’Aid Al-Adha, les soldats israéliens tuent les jeunes Palestiniens sur les frontières de Gaza, dans le silence général", commente-t-il.
Pas question en effet de s’échapper du camp de concentration de Gaza, sans eau potable, sans électricité, sans travail, et sans médicaments.
Aucun avenir pour ces jeunes, sinon de mourir à petit feu dans cette petite enclave surpeuplée, et verrouillée de tous les côtés, le blocus mis en œuvre par le régime de Netanyahou, prince de la Grande juiverie avec la collaboration de Sissi le larbin boucher.
Dans la nuit du 7 au 8 août 2019, un soldat de l’occupation israélienne avait été enlevé et poignardé à mort, vengeance ?

BOYCOTT ISRAËL ! 


                                                                                          #OpenGaza


vendredi 2 août 2019

En mémoire de Steve Maia Caniço et de tous les autres




Le parcours de la manifestation de samedi 3 à Paris

Les Gilets jaunes appellent à nouveau à manifester samedi 3 à Paris, à l'occasion de l'acte 38 de leur mouvement.

Le cortège parisien est cette fois organisé en la mémoire de Steve Maia Caniço, jeune homme décédé à la suite d'une charge de police à Nantes lors de la fête de la musique et dont le corps a été retrouvé dans la Loire lundi 29.

La préfecture de Loire-Atlantique a interdit tout rassemblement dans la majeure partie du centre-ville de Nantes, invoquant un risque de trouble à l’ordre public.
«C’est devenu un grand classique depuis le mouvement des gilets jaunes, ils sont capables de sortir jeudi un communiqué de presse avec une carte, mais ne mettent pas en ligne les arrêtés, regrette le professeur de droit public Serge Slama. Cela permet de définir des périmètres de protection sans le dire, de réaliser des contrôles préventifs, voire des verbalisations qui, à mon sens, ne sont pas légales mais dissuasives. 

C’est cette stratégie d’escalade systématique des autorités qui a mené au drame de l’affaire Steve, c’est la même logique.» L’amende pour participation à une manifestation interdite a été durcie en mars. Elle s’élève désormais à 135 euros.


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