vendredi 28 avril 2017

Cirque électoral en France

Le Pen-Macron


Quelques manifestations spontanées ont éclaté dans l'Hexagone peu après la publication des premiers résultats de l'élection présidentielle, qui a vu Emmanuel Macron et Marine Le Pen se qualifier pour le second tour. 

Si la présence de la candidate du Front national (FN) est un moteur de ces mouvements qui se tiennent majoritairement en terres hostiles au FN, celle de l'ancien employé de la banque Rothschild l'est tout autant. Les manifestants dénoncent en effet une «mascarade électorale».

Nantes : «ni banquier, ni raciste»
A Nantes, une centaine de manifestants ont défilé dans les rue en scandant «ni Le Pen, ni Macron». Ils répondaient notamment à l'appel du collectif Nantes ingouvernable lancé il a quelques jours : «Quels que soient les deux finalistes du spectacle électoral, nous aurons toutes et tous une bonne raison de nous retrouver dans la rue, plutôt que d’assister, médusés et isolés à la soirée électorale devant un écran.»
A plusieurs reprises les forces de l'ordre sont intervenues pour diviser le cortège, ce qui n'a pas empêché les dégradations de mobilier urbain ou les feux de poubelles.

A Bordeaux, menée par des militants antifascistes, une centaine de personnes ont défilé dans les rues avec des slogans tels que «Plus d’élections, autogestion», ou encore «la jeunesse emmerde le Front national» mais aussi «la jeunesse emmerde le front républicain» et «Macron, Le Pen même combat». Des fumigènes ont été allumés derrière un banderole «On vaut mieux que ça» et quelques feux de poubelles ont émaillé le parcours improvisé ainsi que des jets de projectiles à l'encontre des forces de l'ordre, qui sont parvenues à disperser le cortège vers 22h30.
Rennes : «Macron, Le Pen, on n’en veut pas»
Dans la ville de Rennes, malgré un arrêté préfectoral interdisant tout rassemblement dans le centre-ville, environ 200 personnes sont parties en manifestation sauvage. Ils ont défilé dans les rues aux cris de «Macron, Le Pen, on n’en veut pas» ou encore «Rennes debout, soulève-toi», sans causer de dégâts majeurs. Un important dispositif policier était déployé, qui a pu «nasser» les manifestants.
Rouen :«A bas les élections et vive la démocratie !»
Une centaine de personnes se sont rassemblées à Rouen derrière une banderole «Les Français ont leur présidentielle, les révolutionnaires ont Rouen». Aucun incident majeur n'a été à déplorer.

Toulouse et Strasbourg : rassemblements anti-FN
Dans la ville rose, le rassemblement se focalisait davantage sur la candidate du Front national, que sur la «mascarade électorale». Une centaine de personnes s'étaient réunies sur la place du Capitole. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, n'ont pas eu à se déployer. De la même manière, quelques personnes se sont rejointes à Strasbourg, pour marquer leur mécontentement de voir la candidate du FN présente au second tour. Elles ont brièvement bloqué le tram, avant d'être dispersées par la police. Ces actions dans de nombreuses villes ont fait écho à la «nuit des barricades» dans la capitale, où quelques minutes après l'annonce du résultat du premier tour de l'élection présidentielle, des violences ont éclaté.

Des broutilles pour une confirmation. Les banquiers peuvent faire l'économie des vieux parti, qui leur coûte cher pour des résultats médiocres, en imposant un des leurs sans passer par le circuit politique désuet des appareils.

mardi 18 avril 2017

Israël face aux détenus en grève de la faim


Environ 1 300 prisonniers palestiniens refusent depuis lundi de s’alimenter pour dénoncer leurs conditions ignobles de détention.



Israël doit mettre fin à sa politique « illégale et cruelle » à l’égard des prisonniers palestiniens.

La politique mise en œuvre par Israël depuis des décennies, qui consiste à incarcérer des Palestiniens de Cisjordanie occupée et de Gaza dans des prisons situées en Israël et à les priver des visites régulières de leur famille, est cruelle et constitue une violation flagrante du droit international, a déclaré Amnesty International, alors que des prisonniers s’apprêtent à observer une grève de la faim collective qui doit démarrer le 17 avril, à l’occasion de la Journée des prisonniers palestiniens.

Amnesty International a recueilli les témoignages de membres de familles et de prisonniers palestiniens détenus dans le système carcéral israélien, qui mettent en lumière la souffrance endurée par les familles qui sont parfois privées de la possibilité de voir leurs proches détenus pendant de nombreuses années.

« La politique d’Israël qui consiste à incarcérer les Palestiniens arrêtés dans les Territoires palestiniens occupés dans des prisons en Israël est une violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève. C’est une pratique illégale et cruelle, et les conséquences pour le détenu et ses proches, qui sont souvent privés de la possibilité de le voir pendant des mois, voire des années, peuvent s’avérer dévastatrices
», a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice régionale adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty International.

« Au lieu de transférer illégalement les prisonniers en dehors des territoires occupés, Israël devrait faire en sorte que tous les Palestiniens qui y sont interpellés soient placés dans des prisons et des centres de détention situés dans les Territoires palestiniens occupés. En attendant, les autorités israéliennes doivent cesser de se servir des restrictions excessives des droits de visite pour sanctionner les prisonniers et leurs familles, et garantir que les conditions respectent pleinement les normes internationales. »

Les détenus palestiniens qui s’apprêtent à participer à la grève de la faim collective la semaine prochaine présentent une série de revendications, notamment la levée des restrictions sur les visites et les contacts avec les familles. Les prisonniers palestiniens détenus pour des raisons de sécurité n’ont pas le droit de téléphoner à leurs familles. La grève de la faim a été annoncée par le leader incarcéré du Fatah Marwan Barghouthi. Plusieurs factions politiques et prisonniers ont annoncé qu’ils participeraient à cette action.
Aux termes du droit international humanitaire, les détenus originaires des territoires occupés doivent être détenus dans ces territoires et non dans celui de la puissance occupante. Ils doivent aussi être autorisés à recevoir des visites, notamment de leurs proches, à intervalles réguliers et aussi souvent que possible.

Selon le Club des prisonniers palestiniens, une organisation non gouvernementale (ONG), on compte actuellement 6 500 prisonniers palestiniens, dont au moins 300 mineurs, détenus pour des motifs sécuritaires dans des prisons et centres de détention gérés par Israël. Les 17 centres – sauf un – sont situés sur le territoire israélien. La grande majorité des prisonniers sont des hommes, 57 sont des femmes, dont 13 âgées de moins de 18 ans. Treize sont des membres du Conseil législatif palestinien. Au moins 500 personnes sont détenues sans inculpation ni jugement au titre de la détention administrative, une pratique qui bafoue les garanties édictées par le droit international pour prévenir la détention arbitraire. Selon le porte-parole de la Commission chargée des Affaires des prisonniers palestiniens, Hasan Abed Rabbo, au moins 1 000 prisonniers ne sont pas autorisés à recevoir la visite de leur famille pour des « motifs de sécurité ». Il a ajouté qu’entre 15 et 20 prisonniers sont actuellement détenus à l’isolement, privés de tout contact avec leurs codétenus et des visites de leur famille.

« Ahmed » (son nom a été modifié pour protéger son identité), 32 ans, originaire d’Hébron, se trouve en détention administrative à la prison de Ketziot, dans le désert du Néguev. Il n’a reçu qu’une seule fois la visite de ses proches, alors qu’il a passé de manière intermittente cinq ans et demi dans les geôles israéliennes entre 2005 et 2017. Il a déclaré à Amnesty International qu’il participera à la grève collective dans l’espoir que cela amène les autorités à autoriser sa mère âgée de 70 ans à lui rendre visite, alors qu’elle a essuyé plusieurs refus. Il a été arrêté sept fois au total. Sa détention administrative doit faire l’objet d’un renouvellement le 29 juillet.

« J’ai reçu une seule visite de ma famille pendant mon incarcération. En 2006, ma mère et mon père ont pu me rendre visite, car mon père était souffrant. Il avait 75 ans, et c’est la dernière fois que je l’ai vu. Il est mort pendant que j’étais en prison. »
« Personne ne peut me rendre visite, ma mère a plus de 70 ans et on lui refuse l’autorisation pour des raisons de sécurité... J’ignore quand je serai libéré ou combien de temps je vais passer en prison, je veux pouvoir voir ma famille. Les autorités israéliennes utilisent les permis pour me punir... Je ne sais pas combien de temps [ma mère] a [encore à vivre] et si je pourrai la revoir quand et si je suis remis en liberté. »

Najat al Agha, 67 ans, originaire de Khan Younis dans la bande de Gaza, a déclaré à Amnesty International que son fils, Dia al Agha, 43 ans, est incarcéré en Israël depuis 25 ans. À l’âge de 19 ans, il a été condamné à la réclusion à perpétuité après avoir été reconnu coupable de meurtre. Il est détenu à la prison de Nafha, à Mitzpe Ramon, dans le sud.

« J’ignore pourquoi mes demandes sont rejetées. J’ai 67 ans. Quelle menace suis-je censée représenter pour la sécurité d’Israël ? Tout ce que je veux, c’est le voir et m’assurer qu’il va bien. Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre, chaque visite peut être la dernière. J’ai peur de mourir avant de le revoir
», a déclaré sa mère.
« Chaque fois que je dépose une demande de permis, elle est rejetée. Cela fait presque un an que je n’ai pas vu mon fils, c’est très dur. Ils nous punissent, ils cherchent à nous briser. »

D’après le règlement des Services pénitentiaires israéliens, tous les prisonniers ont le droit de recevoir la visite de leur famille une fois toutes les deux semaines. Pourtant, dans la réalité, parce que les Palestiniens des territoires occupés doivent déposer une demande de permis pour entrer en Israël, ils ne peuvent pas faire des visites aussi fréquentes. En outre, le règlement des Services pénitentiaires israéliens permet aux autorités d’annuler pour des motifs de sécurité le droit d’un détenu de recevoir les visites de sa famille.
Les prisonniers de Gaza sont les plus touchés par les restrictions, car l’armée israélienne n’accorde des permis aux familles de la bande de Gaza qu’une fois tous les deux mois. Cette politique touche environ 365 prisonniers originaires de Gaza actuellement détenus en Israël. En outre, les prisonniers du Hamas, ainsi que ceux qui vivent dans les mêmes ailes des prisons, ne sont autorisés à recevoir qu’une visite par mois, quel que soit leur lieu d’origine.

Un garçon palestinien tient la photo encadrée d'un de ses proches, un membre du Conseil législatif palestinien incarcéré, lors d'une manifestation organisée le 5 juillet 2009 à Ramallah, en Cisjordanie, pour demander la libération des prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

Depuis 1969, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a la charge de servir de médiateur et de faciliter tous les aspects liés aux visites des familles de prisonniers de Cisjordanie et de Gaza, sans aucune aide logistique ni financière d’Israël. Les habitants de Cisjordanie et de Gaza déposent une demande auprès du CICR pour recevoir des permis et s’en remettent au CICR pour organiser le transport vers les prisons, en accord avec les Services pénitentiaires israéliens. En juillet 2016, le CICR a réduit le nombre de visites organisées pour les familles des prisonniers originaires de Cisjordanie – de deux à une par mois. Un représentant de l’organisation a expliqué que cette décision a été prise pour mieux gérer les ressources du CICR en raison de la faible présence des familles lors des visites. Cette réduction ne concerne pas les femmes, les mineurs ni les prisonniers hospitalisés. Depuis, le CICR a proposé trois visites annuelles supplémentaires pour tous les prisonniers, à l’occasion des grandes fêtes.

« Reham » (son nom a été modifié) est une Palestinienne de 27 ans originaire de Ramallah, dont le frère est emprisonné en Israël depuis 15 ans. Il avait 12 ans lorsqu’il a été arrêté. Il purge une peine de prison de 30 ans et est actuellement détenu au centre d’Hadarim. Selon Reham, l’incertitude liée à l’attente d’une réponse à une demande de permis de visite est source de très fortes tensions pour sa famille. Depuis octobre 2016, elle s’est vu refuser des permis réguliers pour des motifs de sécurité, et doit désormais renouveler son permis après chaque visite. Sa mère malade n’a été autorisée à rendre visite à son fils que deux fois en quatre ans avant de mourir. Il n’a pas été autorisé à assister à ses funérailles.

Les autorités israéliennes jouent avec nos émotions, elles nous torturent et nous punissent
- "Reham", la sœur d’un détenu
Selon l’association Addameer, la plupart des habitants de Cisjordanie qui rendent visite à des proches détenus mettent entre huit et 15 heures pour se rendre à la prison, en fonction de l’endroit où se situe la prison et de leur lieu de résidence. Ils sont soumis à de longues palpations et parfois à des fouilles au corps.
« Les autorités israéliennes jouent avec nos émotions, elles nous torturent et nous punissent. Elles cherchent à nous casser, à nous épuiser, jusqu’à ce que nous acceptions de rendre moins fréquemment visite à nos proches en raison de toutes les humiliations, les fouilles, les abus et les insultes imputables aux soldats et aux gardiens de prison », a déclaré « Reham ».

Complément d’information:

Outre la levée des restrictions sur les visites des familles, les prisonniers qui vont observer une grève de la faim mettent en avant une série de revendications, notamment un meilleur accès aux soins médicaux ; l’augmentation de la durée des visites de 45 à 90 minutes ; pour les femmes détenues, la possibilité de recevoir des visites sans cloison vitrée, afin que les mères puissent prendre leurs enfants dans les bras ; l’amélioration des conditions de détention, notamment l’allègement des restrictions concernant l’entrée des livres, des vêtements, de la nourriture et d’autres cadeaux apportés par leurs familles ; le rétablissement de centres éducatifs et l’installation de téléphones pour permettre aux prisonniers de communiquer avec leur famille.

samedi 1 avril 2017

Paris Manifestation pro-palestinienne


Samedi 1er avril à Paris place du Châtelet


Séparation du Crif et de l'État !


Les organisations CAPJPO-EuroPalestine et Droits Devant ont déposé une déclaration de manifestation auprès de la préfecture de police de Paris (PP) pour « célébrer la résistance palestinienne à l’occupation et à la colonisation de l’occupant israélien » et « exiger des sanctions cruelles» à 14 heures sur la place du Châtelet.





L’année 2017 marque 100 ans de résistance palestinienne face au projet politique de domination raciste et criminel israélien

Malgré toutes les attaques législatives, les procès, les tentatives d’intimidations, les cyber-attaques contre les membres de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions à l’échelle internationale et locale, l’IAW et le mouvement BDS grossit et ne cesse de tisser des liens de solidarité avec d’autres luttes pour la réalisation de la liberté, l’application de la justice et du droit à l’autodétermination des peuples.

2017 a encore été l’occasion d’envoyer un message populaire fort et clair à nos dirigeant-e-s !

Les deux tournées prévues dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien ont eu lieu et ont débuté la première avec l’intervenant Hazem Jamjoum à Paris 8 le 6 Mars dernier, puis la seconde avec Tisetso Magama la semaine suivante

En passant par Rennes, Saint Saint-Nazaire, Toulouse, Montpellier et Saint Étienne la première tournée de conférences a été un succès et ce malgré les différentes pressions et tentatives de censure que nous avons reçues.

L’intervenant Hazem Jamjoum, doctorant en Histoire et en études du Moyen-Orient et un des organisateurs de la première Semaine contre l’Apartheid Israélien en 2005 a pu délivrer son message dans chaque endroit où il est passé et des pistes de travail et connexions ont émergé lors de ces différentes rencontres.

La deuxième tournée a quant à elle débuté le 13 mars dernier avec comme intervenant Tisetso Magama,  leader de la campagne de libération de Nelson Mandela et membre actif de la campagne BDS en Afrique du Sud qui lui aussi s’est rendu de ville en ville en passant par Rennes, Lille, Paris, Grenoble, Saint Étienne et Marseille.

Des actions ont eu lieu en aval et en amont de ces deux tournées et le message de soutien à  la résistance populaire palestinienne est bien passé.

Ce succès nous encourage à intensifier nos efforts pour développer la Campagne BDS en France et notamment son volet universitaire.

www.bdsfrance.org

lundi 6 mars 2017

La Teuf continue !


Nouvel appel à bloquer les lycées mardi 7 mars contre les violences d’État et à participer à la manifestation des travailleurs du social, de la santé et du service public qui seront en grève contre les attaques patronales main dans la main avec les gouvernants.

Des violences policières aux violences contre les travailleurs, soyons solidaires !

  Malgré une répression démente la lutte lycéenne continue !
Tous à 13h au départ de Denfert-Rochereau !

13h au départ de Denfert-Rochereau, tout en évitant pour une fois la nasse prévisible de la flicaille !

 Nous voulons.
- Dissolution de la bac.
- Justice pour les familles des victimes de la police.
- Arrêt des contrôles aux faciès - racistes.
- Retrait du flash-ball.
- Fin de l’état d’urgence.



La Campagne Électorale bat son plein...
 

samedi 4 mars 2017

La place de l'homme dans la nature



Ce que signifie «avoir les moyens» (au-delà du capitalisme-et pire encore)



La place de l'homme dans la nature

NATURE, voilà un mot si ordinaire que tout le monde semble s’accorder sur le sens qu’il lui est attribué. Et pourtant, que de contresens il contient, c’est ce que nous allons voir ici.

Nature : selon le dictionnaire Petit Robert 1, édition de 1987, rédigé par M. et Mme Rey, Nature prend divers sens. Nous retiendrons celui qui nous préoccupe ici, à savoir l’ensemble de tout ce qui existe en dehors de l’homme.

Le monde de la nature, selon la définition qu’en donne ce dictionnaire, ne se réduit donc pas à ce que l’on ressent comme beau, tel le plumage d’un oiseau exotique, la gueule d’un félin ou les protubérances d’une fleur, mais rassemble l’ensemble de tout ce qui existe en dehors de l’homme, comme les cailloux, les hiboux, les choux, par exemple.

L’usage courant détermine par nature, tout ce qui dépasse l’homme, dans le but le plus souvent inavoué, de rapetisser l’homme, de le comparer à l’immensité afin de le décourager dans son orgueil. En cela, l’usage courant défini le rapport de l’homme avec la nature d’un point de vue morale dans un rapport de force où l’homme n’est pas grand chose face à cette nature si puissante. Nous ne sommes donc plus dans la définition du Petit Robert, mais dans celle de l’Aigle de Meaux, ce partisan de l’absolutisme pour qui la providence, cet autre nom de la nature, est la limite au pouvoir du Roi, ou dans la définition de la morale Pascalienne d’un La Fontaine qui attribue au roseau la force dont se croyait pourvu le chêne.

D’une manière générale, nous définissons la nature par la contemplation. Nous lui attribuons un rapport esthétique qui nous la place au niveau de l’Art. Ce qui nous séduit dans la nature, c’est sa beauté apparente. Et, en effet, quoi de plus beau que la contemplation de tout ce que la nature offre à nos sens…Que ce soit le chant des oiseaux ou la couleur de la peau des félins, ou la majesté des forêts, ou l’étonnant ballet des fourmis, ou encore l’immensité incommensurable des montagnes…Mais, le spectacle reste magnifique tant qu’on ne le vit pas. La nature se donne à voir, pas à vivre. En effet, quoi de plus dangereux qu’un félin en chasse, ou d’être perdu au milieu d’un glacier ? Quoi de plus terrible que de se retrouver au milieu d’un ouragan ou au cœur d’un désert ?

La nature est belle, assis dans un fauteuil, à la contempler sur un écran de télévision. Et il ne vient à l’esprit de personne de sensé, d’échanger sa place de téléspectateur pour celle d’un habitant d’une tribu Africaine, ou d’une famille Lapone du nord de la Sibérie. Lorsqu’on évoque la nature, on évoque un idéalisme, mais non un rapport réel. Le rapport réel à la nature est un rapport violent. C’est la raison qui a poussé les humains à se regrouper et bâtir des cités. Et c’est la raison pour laquelle les habitants des cités aiment évoquer la beauté de la nature, confortablement installés dans un fauteuil.

Bien souvent, on oppose les rapports violents qu’entretiennent les hommes entre eux, et la nature, pour laquelle la violence est nécessaire à son épanouissement, considérant que la raison de la violence rencontrée dans la nature est justifiée, alors que la raison de la violence humaine est le produit de la folie. Et, bien sûr, ceux qui évoquent cette différence sont le plus souvent, ceux qui restent dans la contemplation, à regarder la violence sur un écran de télévision, au journal de vingt heure. Cependant, c’est un abus de langage, que d’attribuer à la nature une violence en tant que telle. La nature n’est que ce qu’elle est, et rien ne la détermine, qu’elle-même. La nature n’est violente qu’à nos yeux, en fonction de la sensibilité que l’on en éprouve, et qui est, elle-même, le résultat de notre propre existence, de notre propre culture. Le plus souvent, on évoque la violence comme quelque chose qui fait peur. C’est justement une des raisons qui nous fait préférer vivre au sein d’une civilisation plutôt que de rechercher à vivre au cœur de la jungle, malgré la violence supposée de la nature humaine.

En fait, le rapport de la nature à l’homme n’est pas tant dans la violence, que dans l’idée qu’il en est fait. Selon le cas, on verra dans la nature quelque chose de paisible et de beau, ou quelque chose de terrifiant et d’affreux. Quoi de plus affreux, en effet, que le spectacle des vers qui grouillent sur la matière fécale. Et pourtant, ça aussi fait parti du registre de la nature. Et le tigre, tellement beau qu’on en oublie qu’il est un prédateur pour l’homme. On en conclut que le tigre est un animal violent et dangereux. Pourtant, lui aussi est de la nature. Et on se refuse à voir dans la pacification des esprits qu’exige la soumission à l’ordre qu’une société impose comme critère d’existence, une grande violence qui n’a rien à envier à l’état sauvage. C’est que la pacification aveugle les esprits, assoupit la mémoire et ignore le raisonnement.

Ceux qui opposent la nature à l’homme, comme ceux qui voient dans l’homme un produit de la nature, évoquent une idée qui existe en dehors de l’homme, une idée qui appartient à un état naturel dont l’homme ne serait qu’un élément qui pourrait très bien disparaître. Mais, il faut bien des hommes pour évoquer cette idée. On ne saurait s’abstraire de soi-même. Certes, la nature, par elle-même, peut très bien exister en dehors de l’homme. Mais, dans ce cas, elle est ce quelque chose d’autre dont on ne peut rien préciser, et partant, pas plus définir. Cela ressemble, à s’y méprendre, à une dimension qui n’est pas relative à la place de l’homme dans l’univers, mais est seulement relative à elle-même, c’est-à-dire une dimension absolue. L’absolu est ce qui existe par lui-même et qui garde toutes ses valeurs quel que soit le système de référence dont on use pour en rendre compte. C’est quelque chose que l’on ne peut pas nommer, puisque sitôt nommé, ce système perd ses caractéristiques objectives. Etant nommé, il devient comparable. Tout ce qui est nommé, l’est dans un rapport d’attribution relativement à diverses grandeurs. Ainsi l’on nomme tigre ce qui correspond à un animal particulier, que l’on peut comparer à d’autres animaux, et à nous-mêmes, et que l’on peut entièrement étudier. La nature qui existe en dehors de l’homme, est celle que l’homme ne saurait nommer sans lui retirer aussitôt l’extériorité qu’on lui reconnaît, le mystère qui l’entoure, la transcendance qu’on lui attribue. Cette nature que l’on ne saurait pas plus préciser, c’est celle qui force l’imagination, l’admiration, la crainte et le respect, et qui évoque quelque chose que, pour les besoins de se faire comprendre, on appelle Dieu. Dieu, dans ce cas, n'est pas un être particulier doué des pouvoirs les plus grandioses et qui corrige les hommes selon les circonstances, mais l'idée que l'on se fait de ce qui ne peut pas se comparer; l 'idée de ce quelque chose qui dépasse la condition humaine ; l’idée de l’absolu. Lorsque l’on évoque une nature qui existe en totale indépendance d’avec l’homme, on évoque les mystères métaphysiques de la vie, ce quelque chose que l’on peut évoquer, mais qu’on ne peut pas mesurer. Il faut être de mauvaise foi pour ne pas le reconnaître. Évoquer un absolu, c’est évoquer ce quelque chose que d’autres nomment "Dieu", ou Tao par exemple, ou tout ce qu’on veut et qui ne peut pas être nommé. On notera qu’en hébreux, dieu ne se nomme pas. Personnellement, je ne nomme pas l’absolu parce que je n’y crois pas. Je pense, en accord avec le principe de Protagoras (480-410 av. J-C.), que tout est mesurable. Et cette mesure, toujours en accord avec Protagoras, c’est l’homme qui la défini, ce qui ne signifie pas qu’il n’existe pas de fait objectif, mais qu’on ne peut déterminer un tel fait en dehors de l’homme. C’est pourquoi, je pense que l’homme est le centre de l’univers. Dire que l’homme est le centre de l’univers ne signifie pas qu’il est un point de mire, mais qu’il est central dans l’acceptation de la définition qu’en donne la théorie quantique, cette pensée qui est capable de mesurer l’indéterminé ; c’est-à-dire, quelque soit la place que l’on choisit dans l’univers, cette place est centrale, parce qu’il n’existe pas de bord, un peu à l’image du bateau dans l’océan, ou du point sur la surface du ballon. Le bateau est toujours au milieu de l’océan lorsqu’il est loin des côtes, parce que l’horizon fait un cercle autour du bateau en permanence, comme le point est toujours au milieu de la surface du ballon. Et la nature qui se trouve autour du bateau est inscrite dans son cercle. Elle n’est pas une force supérieure ou quelque chose qui existerait indépendamment du bateau. Elle est ce qui fait qu’un bateau existe. Évidemment, sinon, sans l’eau, un bateau n’aurait pas lieu d’être.

Dire que l’homme est le centre de l’univers ne signifie pas définir une sorte de supériorité à je ne sais quoi qui ne serait pas centré, parce qu’il n’existe rien qui ne soit pas centré. Tout est un centre parce qu’il n’y a pas de bord, exactement à l’image du ballon où le moindre point appliqué sur sa surface détermine un centre. Je remercie Richard Feynman, Roger Penrose et Stephen Hawking. C’est le résultat de leurs travaux. Voilà qui est encourageant. Ces gens ont démontré que l’homme est central dans l’univers parce que l’univers n’a pas de bord, et non parce que l’homme est prétentieux ou qu’il s’octroie un mérite quelconque. L’image du bateau au milieu de l’océan, et non celle du capitaine courageux, parce que la place de l’homme dans l’univers n’a rien à voir avec son courage ou la morale qu’il se donne, mais avec sa singularité de roseau pensant.

Il ne faut pas mêler la morale à l’étude de la place de l'homme dans l’univers, pas plus qu’il ne faut juger moralement de la place de l’individu dans la société. La morale n’a rien à voir avec cette affaire, sinon pour juger, amoindrir, ridiculiser. La morale est un ensemble de règles organisé sous forme de loi afin de restreindre, dans le but, il faut le dire, de soumettre, et non d’attribuer à l’homme une place qui lui reviendrait. Elle ne permet pas de comprendre, mais seulement d’imposer et de juger. On jugera de la petitesse ou de la grandeur, de l’humilité ou du mérite, de la modestie ou de l’exigence, de l’abnégation ou de l’orgueil, mais jamais par reconnaissance ni justesse, mais par autorité, c’est-à-dire du point de vue de la justice. La justice est ce qui juge les comportements, non ce qui débat de ce qui est vrai, même si accessoirement, il est fait appel à une relative vérité pour déterminer ce qu’il y a d’exact dans la chose à juger. C’est pourquoi la justice n’est pas du domaine de la pensée critique, mais de celui de la morale. Cependant, critiquer la morale ne signifie pas faire n’importe quoi, mais proposer un dialogue, ouvrir un débat dans le but de trouver des réponses qui vont dans le sens de la liberté, et non dans celui d’un enfermement. La liberté, ce n’est pas faire n’importe quoi, mais manifester une conscience, la conscience d’être capable de vivre pleinement sans amoindrir ni imposer. Un peu comme une équipe de foot réussit parce que chacun développe son potentiel de qualité dans son rapport à l’autre, et non contre l’autre ou sans l’autre. La morale ne détermine pas la justesse d’une émotion, mais impose un droit, que Montesquieu a défini avec « L’esprit des lois ».

Définir les choses avec l’émotion que ces choses suscitent, c’est le domaine de l’Art, et non celui de la connaissance. Ainsi, on attribuera à l’Art une reconnaissance par l’émotion qu’il soulève, et non par la justesse de ce qu’il représente. Depuis l’émergence de l’Art abstrait, qu’importe justement ce que l’art représente du point de vue figuratif. L’art abstrait fait appel à l’émotion pure. C’est évidemment là dedans qu’est contenu toute sa richesse, et non dans l’exposition de performances techniques. Cependant qu’il ne faut pas confondre l’émoi que suscite l’expression actuelle des gesticulations qui se font passer pour de l’art, avec la rigueur d’une œuvre toute empreinte de transcendance. On ne saurait confondre le génie de Malevitch avec les dessins de Botero, ni la grandeur de Beethoven avec les sons de la techno. L’Art ne fait pas appel à la beauté en tant que telle, mais à ce qui la transcende. D’ailleurs, on ne saurait définir ce qu’est la beauté autrement que par la nature des goûts dont chacun est pourvu en fonction de la culture qu’il a reçu. Rien n’est plus futile que le goût ; rien n’est plus malléable ; rien n’est plus périssable que ce qui tient du goût. Tandis que ce qui fait appel à l’émotion pure, il n’est rien de comparable qui ne s’inscrive durablement dans les esprits. La beauté tient trop de la mode pour être évoquée avec sérieux lorsqu’on veut parler de l’art. Ni la technique, ni la beauté en tant que telle, ne font une œuvre d’Art. L’Art, c’est ce qui fige l’esprit dans l’instant, comme un coup de foudre, et non l’appréciation de tel ou tel goût. Naturellement, la sensibilité de chacun interférera sur le choix de tel ou tel forme particulière d’Art. Préférer Bach à Beethoven ne signifie nullement que l’un est meilleur que l’autre, mais simplement que la sensibilité que l’on ressent pour l’un est plus forte que pour l’autre dans ce moment qui nous fait préférer ce choix, pour les motifs les plus divers qui n’ont pas nécessairement de rapport à l’art. Cela vaut aussi bien pour l’architecture que pour le mobilier, et toute œuvre faisant appel à la sensibilité.

Il est très difficile de cesser de parler avec les critères dominants de la morale du bien et du mal, hors d’un rapport qui juge du meilleur et du mauvais…comme s’il était impossible de concevoir les rapports humains autrement que dans des rapports de force, c’est-à-dire par comparaison d’un mieux au pire, ce qui oblige sans cesse à ramener l’homme à une dimension ridicule; comme s’il fallait absolument rabaisser l’homme à une petite place ; Comme s’il fallait en permanence relativiser les critères de grandeur sous prétexte que ces critères sont aussi évoqués par des gens que leur prétention ne saurait, pourtant, autoriser le respect. Comme s’il fallait nécessairement attribuer à l’homme une dimension si ridicule qu’elle ne retiendrait que l’attention des sots et des pédants. Comme si amoindrir l’homme préservait de l’orgueil et de la vanité, alors que précisément, en ne reconnaissant pas la place de l’homme dans l’univers, on se fourvoie dans des rapports de force où l'humilité devient le critère de grandeur qui protégerait de l’arrogance; et l’arrogance, l’échelle de valeur de celui qui confond l’humilité avec l’humiliation. De ce fait, le mépris et l’orgueil deviennent des critères raisonnables que beaucoup ne se privent pas d’appliquer. Pourtant, l’homme n’est pas plus un chêne qu’il n’est un roseau. Il est autre chose dont rend compte l’Art et la pensée critique, et dont rend compte la recherche scientifique lorsqu’elle n’est pas contaminée par le goût du pouvoir; L’homme est l’intelligence et la sensibilité réunies, malgré la grossièreté que l’on rencontre partout.

Dans ce monde où l’humilité se le dispute à l’orgueil, il faut rappeler que l’homme, c’est bien autre chose que ce que ces vulgaires critères dominants voudraient qu’il soit, et bien autre chose qu’un élément ridicule de la nature; il n’est pas un détail de la nature ; il est ce que procure la sensation pascalienne de l’infini : un vertige !

Marius Blouin 3 mars 2017


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jeudi 2 mars 2017

Rassemblement sur la place des fêtes le vendredi 3 mars à 18h.


Place des Fêtes contre la violence policière : Rassemblement vendredi 3 mars à 18h !

Appel à un rassemblement sur la place des fêtes (Paris 19e) contre la violence de la police, qui ne cache plus son racisme. Nous ne la laisserons pas faire la loi dans nos quartiers alors : organisons-nous.



Contre les violences policières dans nos quartiers, autodéfense populaire.

Rassemblement sur la place des fêtes le vendredi 3 mars à 18h.

La police c’est 15 morts en moyenne par an, des centaines de blessés, des viols, des mutilations... Ces faits arrivent dans les cités, là où la police ne cache pas son racisme et son mépris et crée un climat de peur en faisant régulièrement subir des humiliations à la population.

La violence et l’impunité de la police ne peuvent plus durer, ne laissons plus une milice raciste faire la loi dans les quartiers populaires. Le viol de Théo Luhaka, l’assassinat d’Adama Traoré couverts par la justice sont loin d’être les premiers, faisons en sorte qu’ils soient les derniers. En acquittant systématiquement les coupables, la justice protège ces crimes policiers, ne comptons pas sur elle. Ce n’est pas notre arme, c’est la leur.

Nous nous réunissons parce que nous pensons que nos armes sont la solidarité et l’action collective. Si nous retenons ces noms c’est parce que les proches s’organisent et se battent. Nous rassembler, c’est aussi récréer le lien qui nous permet d’être une force contre la violence policière et trouver ensemble les moyens de lutter.

De Place des fêtes à Aulnay, organisons-nous !

Des habitants et habitantes de la place des fêtes

Ahamadou Maréga, Florent Castineira, Babacar Guye, les victimes du massacre du métro Charonne, Bouna Traoré, Zyed Benna, Lamine Dieng, Larami, Mushin, Abdelhakim Ajimi, Wissam El-Yamni, Amine Bentounsi, Ali Ziri, Lahoucine Ait Omghar, Joachim Gatti, Houcine Bouras, Rémi Fraisse, Adama Traoré, Alexandre T., Abdoulaye Camara, Amadou Koumé, Pierre Cayet, Medhi Bouhouta, Mamadou Marega, Louis Klinger, Anis Feninekh, Luigi Duquenet, Karim Boudouda, Lassana Diarra, Tina Sebaa, Yakou Sanogo, Pierre Douillard, Myriam Bahmed, Chulan Liu, Théo Luhaka, Harry Cote...

P.-S.
(Cet événement est une initiative locale où tout le monde est le bienvenu, mais - comme à Bobigny - les drapeaux partisans sont à éviter)

Le collectif La Vérité pour Adama appelle à un rassemblement, samedi 4 mars, à 14h, dans le quartier de Boyenval en soutien à Bagui Traoré.
Le frère d’Adama et témoin de son meurtre par les gendarmes, est incarcéré depuis décembre et poursuivi pour « tentative d’assassinat sur agents dépositaires de l’autorité publique ».

mercredi 22 février 2017

Blocus dans les lycées pour Théo & contre les violences d’État



#Blocus dans les lycées pour Théo & contre les violences d’État 


Appel à bloquer les lycées jeudi 23 février contre les violences d’État (policières, conditions d’études & mascarade présidentielle) et à organiser des assemblées sur nos lieux d’études pour diffuser la révolte.


Le climat qui règne en France est de plus en plus inquiétant. Une grande mobilisation de la jeunesse est plus que nécessaire pour contrer le climat sécuritaire et raciste.

    Nous demandons justice pour Zyed, Bouna, Adama & tant d’autres victimes de la police. Les lycéens sont nombreux à subir des contrôles aux faciès, c’est-à-dire racistes car se basant sur la couleur de peau. Lors de ces contrôles, c’est bien souvent des insultes gratuites et des coups si quelqu’un ose signifier ces ’droits’.
    Les conditions d’études sont de plus en plus mauvaises. Les classes sont surchargées et les facultés renforcent les dispositifs de sélection. On pourrait aussi souligner l’ennui qui règne dans nos cours car les programmes sont si long qu’il n’y a plus de place au débat. Nos lieux d’études se transforment petit à petit dans des lieux où l’on vient consommer du savoir.
    Les élections présidentielles tournent à la mascarade. D’un côté un candidat comme Macron n’a pas de programme, les autres sont plus ou moins tous mouillés dans des affaires de corruption ou des arnaques pour se faire du biff sur notre dos, mais on pourrait aussi parler des guerres de chapelle à gauche.

L’ensemble des candidats passent leur temps à discuter de sécurité en proposant de limiter nos libertés, renouer un pseudo dialogue avec la police quand cette dernière tue et que l’institution toute entière couvre les meurtriers ou encore de mesure libérale pour nous faire travailler toujours plus alors que nos vies sont déjà parsemées d’une précarité profonde.

Ces raisons ne sont que les plus visibles. Nous pourrions allonger la liste, faire des propositions plus concrètes en terme de revendications, mais nous pensons que c’est aux acteurs des luttes, c’est-à-dire VOUS de bloquer vos établissements pour libérer du temps, démontrer en prenant la rue le temps d’une manifestation que nous pouvons faire force ensemble et se réunir dans des assemblées par établissement ou en coordination pour penser un autre monde dès maintenant !

Rendez-vous à 11h à Nation pour une manifestation contre les violences d’État. Les lycées où les blocages ne fonctionnent pas peuvent converger devant Bergson de préférence.
BLOCUS JEUDI 23 FÉVRIER ! 
Embrayons le début d’une lutte prolongée !
MENSONGE d’État !
 Tout est bon pour induire la peur ...
Ces menaces sont typiques de la dictature des  socialFlics !

samedi 11 février 2017

L’État français Renversé !!!

Les bisounours (2 JC) qui ont appelé à ce rassemblement devant le sinistre Tribunal de Bobigny ne doivent pas être condamné pour avoir "déclaré en Préfecture" mais pour ne pas avoir exigé une esplanade sans Police !
Un rassemblement au milieu d'une souricière c'est du délire !

L'Incendie banlieusard



La chose était prévisible ce qui explique le peu de provocations politiques et la venue de Hollande au chevet du blessé. L’État laisse sa police en première ligne et c'est la Bamboula* !


Tout coïncide dans un timing parfait. 
C'est d'abord le maire d'Aulnay qui court-circuite la première tentative d'enfumage pour requalifier le viol en violence et confirme que Théo n'a rien d'un délinquant même de très loin. Pas même le refrain standard du "Connu des services de Police" donc difficile de salir la victime comme c'est la norme en matière de maintient de l'ordre social dans les banlieues depuis 50 ans.
L'affaire éclate au bon moment, c'est le début des vacances scolaires de février et la campagne-spectacle élections présidentielles s'enlise dans l'Affaire Fillon qui commence à lasser le public.
Dés les premiers jours ont lieu des actes de solidarité avec les habitants d'Aulnay sous occupation des polices militaires d'intimidation. Privation de sommeil systématique par l'utilisation d'hélicoptères-phares qui sont une arme de torture psychologique évidente.
D'abord les villes proches puis rapidement via les Réseaux sociaux l'ensemble du 93 et au-delà avec des grappes de manifestations dans toutes la France, Paris, Caen, Rouen, Nantes, Rennes, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Grenoble, Marseille, Lille, Dijon ...
La communication siglée IGS et les bamboulas syndicales apportent un peu plus de carburant encore à une révolte qui était comprimée depuis la Loi Travail mais qui n'est jamais vraiment retombée malgré l'usage dithyrambique du terrorisme pour répandre la peur.

Le peuple était hors sujet dans la campagne publicitaire du produit Macron pour anesthésier le grand public avec un candidat anti-populiste et rêvé anti-Trump par tous les rallié au candidat Bancaire universel.
Trop tard c'est forcément le sécuritaire qui va dominer la suite des écrans si l'émeute ne parvient pas rapidement à dépasser l'épisode Nuit Debout par une séquence Nuit d’Émeutes capable de remettre en cause l'ensemble du dispositif policier inqualifiable dans lequel nos ennemis nous ont plongé depuis la prise de pouvoir du produit Sarkozy, rendu normal par la séquence Hollande.

Du trouble, c'est la vie qui renaît !


Comble de férocité les bamboulas ont voulu jeter un enfant dans une voiture brûlée !!... *Dit le Média.


* Dérivé de kam-bumbulu et ka-mombulon (dialectes de Guinée), « tambour », la forme bamboula apparaît dans une chanson haïtienne en 1757.
L’esclave jette bas son fardeau, se laisse aller à la mesure, se met en mouvement et s’échauffe peu à peu jusqu’à la danse convulsive. Arrivent tour à tour huit ou dix nègres qui font comme le premier, et le délirant bamboula s’en va crescendo jusqu’au moment où paraît le terrible commandeur, qui s’élance en faisant siffler son fouet et en taillant à tort et à travers. Plus de danse, Plus d’ivresse. (A. Cochut, « La société coloniale – Abolition de l’esclavage », Revue des Deux Mondes, tome 3, 1843)

http://paris-luttes.info/le-recit-mensonger-de-la-7538?lang=fr
* La préfecture de police salue le courage du jeune homme qui a sorti, hier, la fillette de la voiture en feu ». La vérité semble rétablie après plusieurs heures d’un authentique mensonge.
La Préfecture fait donc profil bas après avoir livré une toute autre version des faits toute à la gloire des CRS. En effet, dans un précédent communiqué, les Autorités policières relataient que  "Plusieurs centaines d'individus violents et très mobiles" ont commis diverses "exactions et dégradations" avec jets de projectiles contre "des bâtiments publics, des établissements commerciaux". Quatre véhicules incendiés, deux commerces et la gare routière "dégradés" indiquait encore le communiqué officiel. Autre fait relaté officiellement dans ce document de communication : des CRS ont "dû intervenir pour porter secours à une jeune enfant se trouvant dans un véhicule en feu". Le Parisien, s’appuyant sur la version policière, a indiqué qu'il s'agissait d'une « fillette de 6 ans qui se trouvait à l'intérieur d'un véhicule enflammé par les casseurs ». L’article publié sur le site Internet du journal a révolté Emmanuel Toula. A son tour, le jeune homme communique, cette fois, sur les réseaux sociaux : «  C’est quoi ce communiquez mensonger. J’allais brûlé vif, j’ai risquez ma putain de vie pour sauvez la petite qui étais dans la voiture et prés d’une poubelle en feu alors que les policiers nous gazait de 40 m plus loin mais selon la Préfecture de police « c’est les CRS qui l’ont sorti in extremis de la voiture en feu ». C’est quoi votre problèmes vous êtes mythomanes compulsif !!!! SVP faites tournez, ils veulent nous manipulez et transformez la réalité pour apaisez notre colère j’ai toutes les preuves que c’est moi Emmanuel Toula seul qui est sorti cette petite de la voiture et j’ai cherchez pendant 45 min sa daronne alors que les policiers m’empêchait de circuler librement pour cherchez la daronne (merci au deux gars qui m’ont aidé). » Et le jeune homme de demander aux internautes de partager son récit « j’aurais pas de visibilité sinon et sa empêchera les policiers de prendre ce mérite qui ne leur revient pas ».



PS:Théo et sa famille ne "veulent pas la guerre" mais ils n'ont pas le pouvoir de décider si c'est le bon moment pour cette guerre.

mardi 7 février 2017

BAC d'Aulnay: Des Pointeurs sado-anal au sévices de la Micro-délinquance

Tout commence avec un inutile contrôle d'adolescents au prétexte que les BAC-flics auraient entendu siffler...
Ce qui justifie de massacrer les suspects of course.
Théo tente de protéger les plus jeunnes et c'est le dérapage dans la barbarie.

« nous n’en sommes pas au stade où il y aurait des émeutes », a dit mardi le maire (Les Républicains) d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza. « Pour le moment, il s’agit de troubles à l’ordre public », a-t-il ajouté dans une déclaration transmise à la presse.
Il a demandé au ministre de l’intérieur d’envoyer un « signal fort » aux habitants pour leur dire que « l’État est derrière eux, et non contre eux, pour les soutenir ».


Au prétexte que "Les policiers ont fait l’objet de jets de projectiles."
La police tire à balle réelle contre les émeutiers d’Aulnay
Il s'agirait d'un fusil de précision Tikka 3 en dotation dans la gendarmerie et non les CRS.


On aimerait parler des 100 urgences de ce monde en décrépitude mais en France c'est la barbarie policière qui s'impose d'elle-même. 
Du Viol d'un pacifiste au tir à balles réelles sur les manifestants il se dévoile la vraie nature de l’État policier complet sous pseudonyme antiterroriste.
Si cette affaire n'a pas été étouffée dans l’œuf c'est moins grâce aux précaution intelligentes de la victime (se placer devant les caméras...) que parce que le Maire de la ville est un ancien pro de la PJ qui connaît parfaitement les enfumages de la maison poulet et qu'il s'y est opposé dés le début. 

http://paris-luttes.info/?lang=fr

jeudi 19 janvier 2017

UN PRÉSIDENT ORDINAIRE

Mr Trump a déclaré que le « concept de réchauffement climatique » avait été « créé par et pour les Chinois pour empêcher l’industrie américaine d’être compétitive ».


A la veille de son intronisation quelques lignes sur Trump


Un assez bon texte de nos camarades québécois. Cependant il manque l’essentiel: 
C'est le premier depuis Kennedy à être en conflit avec la CIA, le FBI et autres "Services".
Quant à Obama il confirme qu'il est un pur produit de la CIA en reprenant les désinformations grossières contre Trump. Ou peut être en est-il l'instigateur...
Il est vrai que le monde des dupes ne sait toujours pas que fils d'Obama le boss de la CIA au Kenya, il est aussi fils et petit-fils de 3 agents de la CIA du coté mère, grand-mère et grand-père. Un pur produit CIA canal historique quitte la scène de l'histoire.
Trump utilise les mêmes deux ressorts, Ouvrier et National, que le NSDAP d'Adolf Hitler mais au service d’Israël, dans l'espoir chimérique de retrouver le temps révolu du travail plein aux USA.


UN PRÉSIDENT ORDINAIRE, DONALD S’EN VA T’EN GUERRE…

Homme d’affaires et politicien ordinaire

Le 23 novembre 2016, nous écrivions ceci : « Depuis sa création, en 1776, la République des États-Unis d’Amérique a été en guerre 220 de ses 240 années d’existence. Chaque Président yankee a promis la paix et a semé la guerre. Trump promet la paix et la prospérité, il fera la guerre et il sèmera la pauvreté, ni plus ni moins que la prétendante Clinton ne l’aurait fait si elle avait été élue ». Depuis, chaque jour qui passe confirme notre pronostic.

Le 45e président de la République des États-Unis d’Amérique sera bientôt intronisé, assermenté, muni des papiers lui conférant la légitimité et lui attribuant les « pleins pouvoirs » incombant à sa charge… et après ? Après, « business as usual ». Nous l’avions précisé avant l’élection et nous le confirmons à nouveau après cette élection bidon, un Président des États-Unis est ni plus ni moins que le maillon d’une chaîne qui emprisonne l’ensemble de la nation américaine, consubstantiellement multiethnique et multiculturelle, de manière que ce soit la classe capitaliste hégémonique qui soit au pouvoir à travers ses plumitifs politiques.  Donald Trump est tout sauf un « self made man » et un anti-establishment ayant conquis la Maison-Blanche seul contre tous. Ce fut la rhétorique électoraliste présentée au paumé pour les alléchés eux qui sont prêts à en découdre avec tout ce qui les opprime. Maintenant que cette salade du milliardaire anti-establishment a donné les votes escomptés, qu’elle a été gobée et qu’elle a porté la potiche blonde au pinacle du Capitole il est temps de passer aux choses sérieuses.

La mascarade électorale terminée, passons aux choses sérieuses

Les choses sérieuses c’est par exemple que toutes ces promesses faites au cours de l’élection n’engagent que ceux qui y ont cru, pas celui qui les a essaimées sur son parcours électoral au gré du vent d’opportunisme qui balaie toujours ce type d’exercice alambiqué, « Je vous promets ce que vous voulez entendre et je ferai ce qui plaira à mes sponsors le jour d’après ». Ainsi, l’« Obama care » ne sera pas résilié, mais seulement amender laissant aux sociétés d’assurance cette manne abondante, le protectionnisme et l’isolationnisme n’auront été que des slogans de campagne pour justifier la renégociation des traités de libre-échange, que ce pauvre bouffon croit pouvoir améliorer en faveur de ses protégés, les milliardaires du clan américain de Wall Street.  Rien n’est moins certains car l’Amérique n’est plus ce qu’elle était et elle ne le sera plus jamais. Range ta casquette « Make America Great Again » tout juste bonne pour les bobos et les péquenots. Ces renégociations concerneront des puissances impérialistes plus puissantes que l’Amérique et qui ne s’en laisseront pas imposer par un pugiliste de show de téléréalité.

Donald, qui n’est pas du tout naïf en politique comme les médias mainstream ont tenté de le présenter (pour crédibiliser le personnage frondeur) connaît tout cela et c’est la raison pour laquelle il a placé des faucons criminels de guerre endurcis à la tête des armées et des services secrets yankees. Vous avez aimé le programme d’assassinat sélectif d’Obama, vous adorerez le programme de meurtres collectifs de Donald Trump. Plus de budgets pour la guerre, plus de navires d’attaques sur les mers (350 au minimum), plus de crédits pour les 400 bases d’agression militaires à l’étranger, et un ciblage plus serré sur les deux ennemis les plus vindicatifs de l’Amérique, l’Iran des hydrocarbures et la Chine mécanisée et robotisée, technologique et productiviste, l’atelier du monde doit être remise à sa place au service de l’impérialisme mondial. Pour la Russie, un corridor de sortie de crise lui sera promis si elle souhaite se mettre à l’abri aux côtes des Européens qui sont invités à se ranger derrière le général en chef. L’Ère Bush est de retour « Vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous ! », les finasseries de la période Obama ont assez duré, voilà la raison de l’élimination de la challenger Clintonnienne, qui promettait huit années supplémentaires de tergiversation alors que le palais impérial brûle, que le feu couve à Ferguson, à Chicago et à Milwaukee. Donald veille au grain et les forces de l’ordre éradiqueront le désordre à coup de fusils mitrailleurs et de canons ravageurs au sein même de la nation croit ce pygmalion. Les immigrants illégaux seront menacés – mais pas renvoyés – il s’agissait simplement de les terrorisés afin de leur faire accepter leurs nouvelles conditions de sujétion. L’Amérique ne saurait se passer de cette main-d’œuvre surexploitée maintenant une salutaire pression sur l’ensemble du prolétariat américain ou les travailleurs pauvres (60 heures de travail par semaine pour un salaire insuffisant pour assurer leur survie). La go-gauche sera fière d’avoir fait reculer Donald sur ses « menaces » de murs à la frontière et d’expulsion des immigrants, et d’avoir contribué à maintenir l’épée de Damoclès sur les travailleurs salariés paupérisés. La go-gauche a toujours joué les idiots utiles.

Le déficit – la dette – le dollar US – le déclin de l’empire américain

Pour financer ces déficits récurrents, astronomiques, la planche à crédit sera mise de la partie. C’est ici que vous devez comprendre pourquoi la Chine, l’Iran, l’Allemagne et éventuellement l’Arabie Saoudite sont les pires ennemis de l’Amérique, même si chacun de ces soupirants est traité différemment par le grand Timonier du Bureau ovale. Cette profusion de monnaie de crédit – de pétrodollar – de « monkey money » mènera l’Amérique tout droit à la faillite, plus vite que ce qu’Obama performait, d’où les alliés arnaqués et les concurrents fourvoyés vont tenter de s’éclipser – de se débarrasser de leurs dollars plombés – c’est ici que la cavalerie aéroportée, les drones et les 540 000 soldats parqués dans les 400 bases essaimées de la Méditerranée  à la mer de Chine seront utilisés pour rappeler à l’ordre les alliés récalcitrants  et les prétendants au poste de commandant des armées alliées. Pour commander, il faut payer, même en « monkey  money ».

Tout ceci n’est que planification désespérée de la part d’une puissance qui avec à peine 540 000 soldats et une économie en confetti, alignant moins de 100 millions de prolétaires producteurs de plus-value, contre bientôt 800 millions de Chinois productivistes et générateurs de plus-value. L’Amérique n’est plus que l’ombre d’elle-même et elle ne peut espérer en imposer au monde entier. Il est donc facile de prévoir que la partie est perdue d’avance pour le clan impérialiste américain. Il est à craindre cependant que le lion blessé ne s’aventure dans une saga désespérée. Ce n’est pas la go-gauche américaine ou mondiale qui nous en préservera, mais le prolétariat américain et international.


Bibeau.robert@videotron.ca      Éditeur    http://www.les7duquebec.com

vendredi 30 décembre 2016

Fin d'Année brillante



Une avalanche permanente de fausses nouvelles, un épais brouillard recouvre la fin de cette année. Partout des États d'Urgences cherchent à étouffer les peuples au prétexte d'un terrorisme Anti-public qui est la marque des États.

Du Brexit à l'élection "surprise" de Trump en passant par les derniers "règlements de comptes" d'Obama, qui trouve enfin quelques forces pour sermonner le Grand Israël, mais aussi pour dé-légitimer Trump qu'il accuse d’être une créature de la Russie de Poutine.
Climat étrange qui met en péril non seulement les équilibres internationaux en ressuscitant la "Guerre Froide" mais surtout la paix sociale des USA par le sabotage préventif de la politique d’accommodement avec la Russie, sur quoi Trump comptait s'appuyer pour réduire les immenses dépenses militaires qui en réalité sont d'abord destinées à freiner les appétits de la Chine en Asie-pacifique. 
Si la Russie peut aussi facilement faire les Rois en manipulant des médias, pourtant tout entier aux mains des capitalistes Israélo-yankee, alors c'est tout le système de domination médiatique qui s'effondre et avec lui le SEUL mode de gouvernement du Marché-Monde .
Un échec complet de 40 années de politique impériale US au moyen-Orient, livrant l'Irak à l’Iran maintenant remise en piste avec l'accord sur le Nucléaire iranien. L'Iran discret vainqueur avec sa politique pro-Assad en Syrie. Alep reprise en main, c'est un point de départ solide pour la Russie et la Turquie néo-Ottomane: Le Monde Arabe sort d'une domination Occidentale pour entrer dans une nouvelle domination Turco-Perso-Russe...

Le terrorisme néo-islamiste devient le seul mode d'expression qui reste aux mécontents du monde Arabo-musulman après les échecs successifs  du Nationalisme Arabe, et de l'Islamisme d’État.
Isolés à l'ONU les partisans du Grand Israël ont plus d’intérêts que jamais à voir fleurir des attentats attribuables aux musulmans, seule façon de freiner l'inéluctable émergence d'un État Palestinien et de stimuler par la peur un nouvel exode des juifs d'Europe vers les colonies en terre Arabe.
Pour le reste l'effondrement social c'est poursuivit en France avec la Loi Travail. L'esclavage salarial comme dernier horizon dans les fumées de particules polluantes, voilà une merveilleuse fin d'année et un bon début pour celle qui va commencer.


ps: Soyez sages le 31, Cramer des bagnoles par millier ça pollue grave leur beau pays touristique.

* 01.01.2017 à 21h58: Le nombre de voitures brûlées durant la nuit a augmenté par rapport à l’année dernière, passant de 602 à 650. 301 personnes ont été placées en garde à vue.
Il ne s'agit que d'un premier bilan très partiel à mettre au compte des 100 000 forces de sécurité qui étaient mobilisées...

vendredi 25 novembre 2016

Attaque contre Vinci


Le génie est du côté de ceux qui résistent


Nous avons appris hier par la presse que d'astucieux farceurs s'étaient attaqués avec succès au groupe Vinci en faisant chuter brutalement son cours en bourse à l'aide d'un simple communiqué de presse. Vivant sous les menaces permanente des desseins de ce conglomérat qui s'apprête à venir détruire nos lieux de vie, habitats, champs et forêts, nous ne pouvons que célébrer le fait que celui-ci subisse toute sorte de dommages financiers, déstabilisations et autres dégradations de son image de marque. Il est particulièrement gai de penser que le numéro 1 du BTP dans le monde et les cercles boursiers puissent être ainsi ridiculisé et blessés par un simple canular bien ficelé. Il faut croire que le génie est du côté de celles et ceux qui résistent et que l'ennemi est parfois bien plus fragile qu'il ne le paraît.

Si nous tenons bon, c'est bien grâce à la multiplication des actions de solidarités à l'égard de la zad. Comme les auteurs de ce grand bluff, il nous semble primordial de relier notre lutte avec celles des autres populations dont les espaces de vie sont mis en danger par les basses œuvres de Vinci et d'un monde de profit, tout autant qu'avec celle des ouvrier.e.s népalais.e.s ou indien.ne.s exploité.e.s dans des conditions d'esclavage sur ses chantiers au Qatar. Nous en profitons pour saluer ici tout.e.s les salarié.e.s de Vinci et de ses différentes filiales qui ont annoncé qu'ils refuseraient d'être des “mercenaires” et de participer à de quelconques démarrage de travaux liés à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le communiqué de revendication affirme que lors de la "dégringolade financière vertigineuse" subie par Vinci lors de cet acte de sabotage, “la forêt de notre-dame-des-landes a elle-même sentie le béton reculer”. Nous sommes allés le vérifier ce matin même lors d'une promenade collective au milieu des châtaigniers et des pins maritimes de Rohanne. Le regard tourné vers les houpiers et l'avenir, notre objectif était justement de travailler sur les manières d'entretenir et protéger les forêts de la zad pour les prochains siècles.

La zad vivra ! Vinci dégage !                                      Des habitant.e.s de la zad.



Quelques autres extraits trouvés sur Internet du communiqué
revendiquant l'attaque menée contre Vinci :

« Vinci vient de faire une dégringolade financière vertigineuse, ceci est un nouvel acte de sabotage à l'encontre de cette entreprise. La forêt de notre-dame-des-landes a elle-même sentie le béton reculer et ces occupants ont fêté se nouveau coup porté directement dans la bourse de ce monstre de béton »  « Même si son empire économique semble solide, il y aura toujours des failles dans le béton pour l'éclater. Si l'argent est leur motivation, ils continueront d'en perdre, si leur but est de garder une bonne image, ils perdront la face. Car la vie est plus forte que l'oppression, les pelleteuses et l'exploitation ».

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Liste de communication de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.
06.95.06.81.49
zadcontactpresse@riseup.net

Zone A défendre - http://zad.nadir.org

Mais que fait la Police française ?

Comment l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) est devenu leader du deal de shit en Europe. 

"...40 tonnes de cannabis ont été importées en France avec la complicité du Milieu sous couvert de démanteler des réseaux. Une opération menée dans le dos du pouvoir judiciaire, sur fond de guerre des services."
Une opération d’infiltration secrète baptisée «Janissaire», destinée à démanteler des réseaux de trafiquants. En réalité un enfumage pour couvrir un véritable trafic d’État.

jeudi 10 novembre 2016

Un éléphant, ça trump énormément



Un éléphant, ça trompe, ça trompe
Un éléphant, ça trompe énormément

 

Refrain

Deux éléphants, ça trompe, ça trompe
Deux éléphants, ça trompe, énormément

Refrain

Trois éléphants, ça trompe, ça trompe
Trois éléphants, ça trompe, énormément

Refrain

Quatre éléphants, ça trompe, ça trompe
Quatre éléphants, ça trompe, énormément

Refrain

Cinq éléphants, ça trompe, ça trompe
Cinq éléphants, ça trompe, énormément

Refrain

Six éléphants, ça trompe, ça trompe
Six éléphants, ça trompe, énormément

Sept éléphants, ça trompe, ça trompe
Sept éléphants, ça trompe, énormément

Dix éléphants, ça trompe, ça trompe
Dix éléphants, ça trompe, énormément


La "Démocratie" US n'est pas a 2,7 millions de voix près, elles ne comptent pas...

Après Ben à la barbe magique, après les avions missiles du 11/9, après l’État Islamique EI sorti tout droit des prisons militaires des USA en Irak ; voici un nouveau soap opéra: Le milliardaire anticapitaliste du KKK élu triomphalement par les Grands Électeurs...   
De quoi faire oublier le métis de la CIA Obama qui lui-même servit à faire oublier le mal élu Bush qui liquida le droit International et réhabilita la torture pour les Combattant Illégaux autrefois considérés comme des partisans et désormais terroristes.
Dans les colonies européennes c'est le même scénario qui cherche à criminaliser nos camarades Basques de l'ETA alors qu'ils ont déposé les armes depuis 5 ans...

Combien d'imbéciles iront-ils voter pour-contre Marine Lepen ?

Il ne reste que quelques mois au Grand Israël pour recevoir dignement l'enfant prodigue du Choc des Civilisation: Marine Lepen. 
Il est inconcevable d'avoir une présidente non-cacher alors qu'elle a fait de gros efforts pour enfin recevoir la bénédiction du rabbin  Netanyahou.


"Lorsqu'il ne reste que le choix des armes, le désespoir n'a pas besoin de caution politique..."
                                                                               Matin d'un Blues 1978 

 

lundi 7 novembre 2016

Création en douce d'«un fichier des honnêtes gens»



Cazeneuve généralise le fichage total des Français



Ce fichier TES pourra être l'objet de réquisitions judiciaires ou d'utilisation par les services spécialisés de renseignement. Ils accéderont à des informations aussi sensibles que les données biométriques des citoyens, mais aussi les noms, nationalités, dates et lieux de naissance de leurs parents, fussent-ils ou non soupçonnés d'«atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation et d'actes de terrorisme».
La secrétaire d'État au Numérique, Axelle Lemaire, s'est insurgée lundi 7 novembre dans L'Opinion de ne pas avoir été consultée avant la mise en œuvre d'un fichier de «titres électroniques sécurisés» (TES), qualifiant de «dysfonctionnement majeur» la mesure selon elle passée «en douce» par son propre gouvernement.
Le même jour, le Conseil national du numérique (CNNum), l'organe consultatif dont les membres sont nommés par le président de la République, a ouvertement appelé le gouvernement à «suspendre» l'instauration de ce fichier. Il déplore également l'absence de concertation préalable et les risques de «dérives aussi probables qu'inacceptables» créées par ce dispositif.
Le ministre de l'Intérieur dans une lettre au président du CNNum assure que «le projet de décret a respecté les étapes du travail interministériel et qu'il y a eu débat». Il estime que tous les ministres concernés ont été informés.
Pour Axelle Lemaire « Ce décret a été pris en douce par le ministre de l’intérieur, un dimanche de la Toussaint, en pensant que ça passerait ni vu ni connu.»
Le décret est publié au Journal officiel le dimanche de la Toussaint et basta...

mercredi 2 novembre 2016

Pour en finir avec la mise en mesure du monde


Sur-mesure

Pour en finir avec la mise en mesure du monde


Dans les forêts de Tchernobyl ou les plaines de la région de Fukushima, il ne suffit pas d'être attentif pour percevoir le danger. Quand la pluie tombe, quand le vent se lève, quand on chute, la figure à même le sol, ce qui nous vient à la gueule, ce n'est pas une nature brute, mais l'effet d'une technologie qui nous pénètre. Nous ne sentons pas plus notre peau brûler que nos vêtements mouillés, nous ne voyons pas de loin un nuage de poussière s'approcher, nous ne respirons pas l'odeur d'un incendie. En territoire contaminé, c'est l'invisible qui porte le danger pour qui n'a pas les moyens de lire les signes de cet imperceptible. Notre relation est dénaturée. Le paysan qui connaît la terre qu'il travaille, sait lire son acidité, sa fertilité, tandis que l'ignorant ne voit que de la terre indistinctement. L'ami sait lire dans les traits de l'autre son inquiétude ou son mensonge. Nous pouvons apprendre à lire les nuages, à reconnaître ceux qui portent la pluie de ceux qui apportent le beau temps. Rien de tout cela en territoire contaminé, vous aurez beau plisser les yeux, rester des mois entiers à renifler l'air, vous ne percevrez jamais rien, n'apprendrez jamais rien : votre corps et votre expérience ne suffiront jamais à vous faire comprendre ce qui vous environne. Vous marchez dans un monde en étranger, en tumeur que la nature viciée s'efforce de répandre. Pour comprendre ce monde dans lequel vous errez, il faut se mettre à sa mesure. À la mesure d'un monde qui est créé par la technologie dans laquelle vous êtes sommé de devenir un de ses outils, un produit de sa production. Agir selon les instructions d'une machine ou bien être maudit par l'imperceptible : voici ce qu'offre la vie en territoire contaminé.

Depuis quelque temps, le monde médiatique régurgite le thème de la vie en territoire contaminé, films et livres se font ainsi l'écho de territoires fascinants. Entre retours de notre monde à un état sauvage post-apocalyptique et témoignages selon lesquels on survit tout de même dans ces territoires, les représentations morbides nous inondent. Depuis Fukushima, l'heure n'est plus à cacher toutes les conséquences de la catastrophe pour les apôtres du nucléaire, il s'agit maintenant d'approfondir cyniquement les effets de son extension. 
Nous ne verrons plus des blouses blanches nous assurer à la télé, sans sourciller et légèrement déconfites, qu'il n'y a pas de catastrophe tout en organisant notre évacuation. Mais des experts nous inviteront tout sourires à regagner nos foyers, puisque le pire est prévu. Si, à Fukushima, il existe effectivement des zones interdites au retour, le gouvernement incite néanmoins leurs exilés à retrouver leurs maisons et la population japonaise à consommer à nouveau les produits de la région. 
Dès les premières semaines, l'État japonais avait présenté la catastrophe nucléaire sur le registre du séisme qui l'avait précédée : celui d'une catastrophe naturelle. À ce titre, il fallait aider provisoirement les victimes en rendant leurs foyers habitables au plus vite. 
Mais la différence est de taille. Si le séisme et le tsunami dévastent les terres et les corps, cette eau s'en retourne dans l'océan et la culture humaine peut s'établir à nouveau, tandis que les explosions des réacteurs engendrent un dégagement radioactif qui perdure et se fiche dans les terres, dans les corps et dans l'océan en les empoisonnant pour des millénaires. C'est pourquoi la culture humaine appelée à retourner sur ces terres s'en voit elle aussi radicalement transformée.
S'adapter en subissant ou subir en s'adaptant, choisis ton camp citoyen !

La contamination du territoire, c'est bien là l'entreprise nucléaire. Nous ne pouvons pas la comprendre sans les structures qui permettent une technologie si poussée, une spécialisation des tâches où certains et certaines peuvent être des physiciens nucléaires, d'autres des ingénieurs, et d'autres encore des exploités de l'industrie et des mines de cobalt, d'or, d'uranium, de coltan, etc. qui permettent aux appareils de mesure et aux laboratoires d'exister. On peut vivre dans un territoire contaminé. L'État y organise notre quotidien et s'occupe de notre santé. La catastrophe ne gêne pas l'État, bien au contraire, elle le rend incontournable. 
Et il nous faut accepter, comme dans les villes japonaises, de croiser des dosimètres plantés dans les rues, d'entendre les consignes quotidiennes rythmant les ramassages de salades et les moments où il est recommandé d'étendre son linge. Il faut accepter de faire analyser régulièrement son urine, de craindre la pluie porteuse de radioactivité, d'écouter les préconisations gouvernementales, de nous fier au dosimètre qu'on porte autour du cou. Oui !
Vous pourrez rire et aimer en zone contaminée, mais à la merci d'un savoir qui vous dépasse comme jamais. La médiation scientifique devient le tissu de toute expérience. Vous pourrez boire un verre là où le bar n'est pas trop soumis aux radiations selon les mesures rendues publiques par les autorités civiles ce soir-là. Vous pourrez manger au restaurant, mais vous éviterez les champignons puisque vous avez mangé de la salade à midi, ce que votre « dosimaître » n'a pas aimé. Quand vous embrasserez quelqu'un sous la pluie vous aurez peut-être un instant de frayeur en entendant biper vos dosimètres. « Pure radiophobie », dira votre coach en développement personnel. L'expertise d'autrui dominera toute votre existence. Sans elle vous n'oserez pas sortir. Et qui se risquerait à la remettre en cause ?

L'entreprise nucléaire est claire, d'une certaine transparence...
Nous présenter la vie en territoire contaminé c'est nous habituer à l'état de catastrophe. Ne sommes-nous pas déjà habitués à vivre en territoire où la mesure élabore la norme ? À calculer la qualité de l'air, de l'eau dans laquelle on nage ou que l'on boit, l'empreinte carbone de nos achats, le débit d'électricité que nous consommons ? 
À pucer nos poubelles pour contrôler le tri des déchets, les animaux pour vérifier leur conformité sanitaire ? La transparence pour le contrôle, c'est la mesure du conforme, de l'ordre, de la norme. Et cette norme nous échappera toujours, elle n'est que ce que la science peut mesurer. Un poisson normal doit mesurer tant, n'avoir pas plus de tant en métaux lourds. Une eau normale ne dépasse pas tel seuil de pollution. Comment pourrions-nous, sans ces intermédiaires, reconnaître la pollution de l'eau du robinet que nous buvons si son goût n'en est pas altéré ? Quoi répondre au scientifique qui nous dit de cette eau :
« C'est normal qu'elle ait trop de bidule mais en termes du trucs, elle est dans la norme : y-a-pas-d'souci ! »
Nous avons appris à laisser d'autres avoir prise sur notre environnement. Cette dépossession résulte du capitalisme et de l'État. Ce couple permet la réalisation de cette mise en mesure du monde et s'y déploie sans limite. La représentation a avancé d'un pas : le monde ne se regarde plus, il se mesure. En territoire contaminé cet énoncé ne relève ni de la théorie ni de l'idéologie, mais de la réalité quotidienne la plus commune.

Au fond, ce que le désastre permet c'est d'en arriver directement au moment où la mise en mesure du monde est la nécessité dictée par l'État pour « survivre ». La gestion du nucléaire aura révélé l'essence même du monde qui l'aura rendu possible. Nucléarisé, le capitalisme ne laisse exister le monde qu'au travers de la mesure, il n'offre pas de choix entre une existence dans une société ou une autre, par exemple primitiviste ou communiste. Il est univoque.
Le nucléaire est un signal de l'expansion continue de l'économie à tous les aspects de l'existence. « Soyez, en toutes choses, les petits comptables de vos existences et de vos productions ! » nous dit l'économie. C'est ainsi que Rifkin, le parangon de l'économie connectée, a beau jeu de prédire la fin capitaliste du capitalisme. 
Il propose aux gouvernements son modèle social, horizontalement démocratique, où chacun sera libre de vendre l'énergie électrique de son éolienne et pourra louer sa friteuse et ses chemises, son puits, son potager et son poumon droit, nous libérant ainsi - en mode BlaBla Car - d'EDF, de H&M et de Veolia puisque nous serons devenus nous-mêmes des entreprises à visage humain. Le monde connecté de l'hyper-horizontalité n'est jamais que le monde où tous les rapports sont médiés par un référentiel universel auquel nous serions tous étrangers. Après le temps de travail pour le capital, après le temps de travail et le temps de loisir, pour le capital, toute la vie au service du capital. Tous les rapports sont désormais perçus sous l'angle de la rentabilité. Quel argent perdu quand je sors de chez moi sans louer mon appartement, et à quoi me servent ces pantalons si je ne les porte pas, et ma voiture, mon savoir ? 
Dans ce monde hyperconnecté seuls le sont ceux et celles qui ont quelque chose à étaler sur le plan de la mesure, les autres restent en dehors. La vie au stade technologique est une vie sous assistance numérique, basée sur l'anticipation des comportements et la programmation du devenir. Ce qui est absent de cette communauté interconnectée, c'est la vie avec ses inutilités, son désordre et ses frictions. L'étalage universel de la mesure est le schème du monde de l'économie. Le maillage du vivant.

Nous reste-t-il à nous morfondre de notre défaite totale en comptant les derniers soubresauts d'une vie abandonnée ? Certainement pas. Nous croyons au contraire que la vie ne peut pas se laisser enserrer dans les cages de la mesure et qu'il nous est possible d'attaquer ces dernières. 
Que nous ayons à faire avec les désastres nucléaires pour des millénaires est un fait, et nous n'entendons pas les autogérer. Ce que pourront faire les individus libérés de l'économie et de l'État leur appartiendra. Préservation des connaissances nucléaires en vue de son éradication ? Signalement des zones néfastes pour la vie ? Les idées ne manqueront pas, et s'il faut mettre des nucléocrates à la piscine pour qu'ils se mouillent dans le démantèlement nous saurons leur trouver un maillot. Dénoncer ces instruments pour ce qu'ils sont. Saboter les machines. Détruire leurs relais de comptabilité. Quand les puces de poubelles sont désactivées, quand les pointeuses sont brisées à coups de masses, quand les capteurs d'air sont détruits, l'emprise se relâche. Quand on refuse le puçage des brebis ou les normes d'hygiène, les normes sanitaires et les pesticides, quand on refuse d'être évalués, quand on brûle les piquets de repère à la construction d'un pylône THT ou d'une prison, l'emprise se relâche.

La mesure est partout, chacun saura où la trouver.

Septembre 2016,

Groupe sanguin rhésus négatif

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