vendredi 6 septembre 2013

Fukushima Hypothèse



Une fusion en plein air à Fukushima:

L’augmentation du taux de radiation ne peut pas s’expliquer juste par des fuites aléatoires !


La dernière augmentation du taux de radiation à la centrale de Fukushima pourrait suggérer qu’il ne s’agit pas seulement d’autres fuites d’eau sur le site, mais qu’une fusion est en train de s’opérer à l’extérieur du réacteur abîmé, explique Chris Busby, du Comité Européen sur les Risques Radioactifs.

L’augmentation de la radiation est trop significative pour être imputée à des fuites aléatoires d’eau, croit Busby.

RT : la situation au Japon serait devenue très sérieuse ?

C.Busby : je pense que nous avons ici une indication de la très soudaine et significative détérioration durant la semaine passée. Ce qu’ils ne disent pas et qui est la pièce manquante est que les radiations ne peuvent pas tout d’un coup augmenter sans que quelque chose se passe et ce quelque chose ne peut pas être une fuite venant de la centrale, car les radiations gamma va droit dans un réservoir. Le réservoir a de très minces murs de métal. Ces murs peuvent seulement atténuer les radiations gamma de 5% même s’ils sont d’un cm d’épaisseur.

Différents nouveaux enregistrements de radiation haute ont été détectés pendant l’inspection journalière samedi et ceci à proximité des réservoirs où est stockée l’eau radioactive. Ceci a obligé l’opérateur à admettre qu’il y avait plus que des fuites à la centrale nucléaire de Fukushima totalement abîmée.

Auparavant, l’autorité Réglementaire Nucléaire du Japon avait relevé l’évaluation de la fuite radioactive d’eau après le tsunami de Fukushima au Niveau 3 - "un incident sérieux" à une échelle internationale de radioactivité.

Bien qu’ils puissent penser que ceci est une fuite du réservoir - et il peut bien sûr y avoir des fuites du réservoir - , cette augmentation soudaine de 1.8 Sieverts par heure est une énorme dose qui peut probablement tuer quelqu’un entre 2 et 4 heures.

Aujourd’hui il y a eu une autre fuite trouvée à 1.7 Sieverts par heure plus ou moins au même endroit. Cette énorme augmentation de la radiation, signifie, selon moi, que quelque chose a lieu à l’extérieur des réservoirs, qu’une certaine fission radioactive se produit, comme un réacteur en plein air, si vous voulez, sous la terre.

RT : Quel impact cela aura-t-il sur l’opération de nettoyage et sur ceux qui sont impliqués dans cette opération ? C.B : tout d’abord, il est clair que la situation est hors contrôle et ensuite que personne ne peut s’approcher de l’endroit. Personne ne peut aller mesurer où sont ces fuites et faire quoi que ce soit à leur sujet parce que personne ne peut s’approcher d’une telle zone sans risquer de mourir très vite. Ils seraient sérieusement atteints.

RT : Alors il est vraisemblable que quelqu’un qui était là précédemment sans savoir que les niveaux de radiation étaient si hauts, est en danger maintenant ? CB : je pense que beaucoup de personnes vont mourir des conséquences de ceci comme les liquidateurs sont morts après Tchernobyl. Ils sont morts environ au cours des dix années suivant l’accident.

RT : Pourquoi a TEPCO n’a-t-il pas réussi à contenir la radiation ?

CB : Je pense que personne ne s’est en réalité rendu compte combien la situation était grave parce que les industries nucléaires internationales ont tellement essayé de la minimiser, qu’ils en sont venus à l’idée que d’une façon ou d’une autre elle peut être contrôlée. Tandis que depuis le début, elle ne pouvait jamais être contrôlée.

J’ai récemment vu une photographie prise d’avion, sur laquelle l’eau de l’Océan Pacifique semble bouillir. Eh bien, elle ne bout pas. Vous pouvez voir que c’est chaud. La vapeur se détache de la surface. Il y a une condensation de brouillard sur la zone de l’océan près des réacteurs, ce qui signifie que l’eau chaude entre dams le Pacifique, ce qui signifie que quelque chose fissionne tout près du Pacifique et ce n’est pas à l’intérieur des réacteurs, ce doit être à l’extérieur des réacteurs à mon avis.

RT : avant tout ceci, l’industrie nucléaire internationale devrait être venue à l’aide de TEPCO ? CB : Oui. Ils devraient l’avoir fait. Ceci n’est pas une affaire locale. Ceci est une affaire internationale. Je ne pourrais pas dire pourquoi ils ne l’ont pas fait. Je pense qu’ils espèrent tous que rien n’arrivera, espérant que tout ceci partira et ils croisent leurs doigts Mais depuis le début il était tout à fait clair que c’était très sérieux et qu’il était vraisemblable que ça allait aller de plus en plus mal.

Et maintenant il semble soudainement que la situation s’est beaucoup détériorée et aggravée. Si cette photographie que j’ai vue est vraie, ils devraient commencer à évacuer les gens au delà d’une zone de 100 kilomètres.

RP : Ainsi ne seraient pas seulement en danger ceux qui vivent dans le voisinage mais aussi ceux dans une périphérie de 100 km ? CB : S’il ne s’agit pas d’une photographie truquée, mais si elle est vraie et que ces niveaux de 1.8 Sieverts par heure sont vrais, je dis que quelque chose de très sérieux est arrivé et je pense que les gens devraient commencer à partir.

RP : Puisque la radiation fuit dans l’océan, y aura-t-il un impact écologique majeur ailleurs ? CB : Bien sûr. Ce qui arrive c’est que se déplace toute la radioactivité de haut en bas le long de la côte jusqu’à Tokyo. J’ai vu une déclaration faite par le maire de Tokyo disant que ceci n’affectera pas la prise en considération de la demande de Tokyo pour les Jeux Olympiques. J’ai en réalité pensé qu’ils devraient envisager d’évacuer Tokyo. C’est très, très sérieux.

Christopher Busby  2 septembre 2013

                                                                    Traduction française independentwho

http://rt.com/op-edge/fukushima-radiation-threat-level-288/

lundi 2 septembre 2013

ENFIN un contrôle public des flics


Plus qu'une victoire du COPWATCH c'est une victoire pour les réseaux multiples utilisés par les victimes qui marquent des points dans la prise en compte par les médias Mainstream des bavures et violences policières impunies.
C'est le réseau des blogs, forums, télés locales, sites spécialisés, sites activistes qui en s'étoffant a décidé de nombreux témoins à filmer et mettre en ligne leurs documents et rendre public leurs expériences de façon incontournables pour la dictature policière qui nous gouvernait dans le silence.
Seule la Lutte Paie, la preuve !
Organisation Inspection Générale de la Police Nationale Signalement IGPN
C'est un recul du pire des fascisme, le fascisme policier pour preuve les aboiements des syndicats les plus réactionnaires sur tous les médias.... Mais en pure perte.
Salut à toutes les victimes depuis Lucien Melyon  assassiné à 17 ans par des nervis en 1977 à Salim 14 ans énucléé à Trappes en 2013.


urgence police assassine

Selon Nicolas Bourgoin, démographe et maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, auteur de "La Révolution sécuritaire", « les décès liés aux "bavures policières", sont particulièrement nombreux depuis 2002 : 196 entre 2002 et 2012 inclus, soit près d’une vingtaine par an, tandis que le nombre de policiers tués en service ne cesse de diminuer. »

mardi 27 août 2013

Rien de plus URGENT


Que de squatter l'espace médiatique pour des prunes, croyez-vous ...
Mariage Gay
=
- Enfumer les esprits
- Occuper l'opinion
- Infantiliser
- Intégrer définitivement PD et lesbiennes à la servitude capitaliste
- Donner un os à ronger aux passéistes qui se croient encore dans la France rurale et réactionnaire du 19e siècle mais qui achètent en dollars leurs missels fabriqués en Chine et confient leurs enfants à Saint-Apple et aux moines sodomites

Alors que le corps social est décomposé, pendant un an des troupeaux entiers d’imbéciles ont bêlé sur tous les tons pour donner leur avis sur un misérable détail sans importance.
Le Mariage, ce contrat pour ringards doit-il ou pas être réservé aux hétérosexuels ou étendu aux homosexuels, la belle affaire.

 ".../...Dès 1864, Maurice Joly avait exposé comment un État moderne avait désormais le moyens de créer lui-même des groupes d'opposition sur des questions précises, d'y attirer les mécontents, d'en diriger la violence vers des actions inefficaces ou même utiles au maintient de l'ordre. Les services de propagande staliniens ont montré plus récemment comment, en se proclamant partisans d'une critique sociale ancienne et fossilisée, on pouvait se vêtir d'une espèce de légitimité contestataire et s'en servir pour occulter, falsifier, calomnier toute critique sociale nouvelle et réellement utile dans les conditions les plus modernes..."                    
Incitation à l'Autodéfense - Michel Bounan 1995

 
Résultat des courses: La Montagne accouche d'une sourie
"Les municipalités françaises n'ont pas enregistré un grand nombre d'unions homosexuelles, trois mois après l'ouverture du mariage aux couples de même sexe. Selon les chiffres recueillis par France Inter et diffusés à l'antenne mardi 27 août, 596 mariages entre personnes de même sexe ont été célébrés dans les cinquante plus grandes villes du pays, soit environ 1 % du total des mariages en France durant ces trois mois. ".../...Dans la capitale, 691 dossiers de demande de mariage pour des couples homosexuels ont été déposés entre le 19 mai et le 20 août dans les mairies d'arrondissement. Cinq cent cinq dossiers concernaient un couple d'hommes et 186 un couple de femmes."

dimanche 25 août 2013

Google a toujours raison


Comme nous le savons tous Google est Le mastodonte du net qui à partir d'un moteur de recherche c'est imposé comme N°1 depuis plus d'une dizaine d'années et a bâti un empire basé sur la publicité en ligne.
De l'indexation des liens dépend la visibilité des différents sites sur le Web et leur fréquentation par les internautes. L'enjeu est de taille pour les activités commerciales qui concerne probablement plus de 95% de l'ensemble du Web.
Si Google permet le développement de sites et de blogs sur son infrastructure c'est qu'il en retire une copieuse création de Contenu qui attire les surfeurs comme en témoigne par exemple la place de Blogspot.com à l'échelle mondiale au 12 rang. Par ailleurs le groupe Google contrôle aussi de nombreux sites de première importance comme Youtube (N°3 mondial) mais aussi sites.google.com et bien d'autres.
Les revenus de la publicité en ligne étant fonction des visites, la mesure d’audience, le trafic et les statistiques, sont au cœur des préoccupations des entreprises clientes de Google et le groupe met à disposition des instruments de mesure d’audience réputés fiables.
Pour les blogs de blogspot.com (ou .fr, .it, .de...) l'instrument standard mesure entre autre les différents pays d’où proviennent les visites et classe les 10 premiers par jour, mois et années. Il est donc facile d'avoir un aperçu des visites à n'importe quelle période.
Sur un mois
Seulement voilà le résultat obtenu étonne lorsqu'on compare la taille des pays, leur population et l'équipement probable de ces pays. Pour ce qui nous concerne en sachant que plus de 75% des articles sont en français, 15% en anglais, 8% en Allemand et le reste dans une dizaine d'autres langues mais de manière presque anecdotique...
On est surpris du résultat donné par pays. Que la France et les USA occupent les 2 premières place parait logique mais la suite étonne avec Allemagne N°3 et Hollande N°4, pourquoi pas mais la Norvège au 5e rang loin devant le Canada, la Russie et l'Angleterre pourtant largement plus peuplés.
Plus de 18000 visites de Norvège alors que Suisse et Belgique plafonnent à 3000 parait singulier, chaque jour depuis 6 ans 8 norvégiens viendraient spécifiquement lire sur ce blog des articles en français, anglais et allemand...
La Hollande et l'Allemagne sont réputées abriter de nombreux Proxy et VPN ce qui peut expliquer un transit important venant d’ailleurs, mais une Norvège aussi polyglotte et intéressée par la Critique Sociale et les dégénérescences franco-française, c'est une surprise.
Pour le reste, plus de 100.000 visites/ans sur des sujets qui sont à des années lumières des préoccupations du Grand Public de la consommation de masse capitaliste et sans rien avoir à vendre c'est pas mal du tout. 50% des sites existant ont moins de 10 visites/jour.
Sur 6 ans
Depuis le début 2000 le Web est un catalogue de la Redoute et les quelques traces de l'esprit hacker ne sont que des balises de l'internet gris qui ne peut plus survivre que sur des îlots sécurisés loin du Web. Après dix années et la surprise d'un espace hors contrôle passée, la conformité à tout engloutie et finalement pour l'immense majorité le net n'est que le prolongement de la télévision, une consommation encadrée et captive.
Les rats de laboratoires préfèrent leur cage c'est plus sécurisant, un rectangle de plastoc à 600 euros et en route pour la consommation et les statistiques de la NSA versus Facebook.

samedi 24 août 2013

Une autre réification est possible

 "...Cette communion de la gauche et de la droite..." 
Dans le Spectacle Intégré les deux anciennes variantes idéologiques ont fusionné dans une même apologie du capitalisme.
Et pour plus de "sécurité" les réseaux secret de la Gouvernance Mondialisée  noyautent absolument le moindre courant politique qui pourrait gêner la bonne marche de l'ensemble...


Nous avions appris à l’école que depuis la Révolution de 1789, il y avait en France une droite et une gauche. 
La droite rassemblait le parti de l’Ordre, le parti de la Tradition, des conservateurs, voire des réactionnaires. En un mot, le parti de l’oppression. 
La gauche, elle, rassemblait le parti du Mouvement, celui du Progrès, des réformistes, des révolutionnaires, enfin, le parti de l’émancipation.

Dans les faits, bien sûr, il y avait une droite révolutionnaire (comme il y a des poissons volants) et une gauche libérale qui enrageait les militants : "Ils font une politique de droite", "ils sont pire que la droite", bref, une "Deuxième droite" justement et férocement empalée dans le livre éponyme de Jean-Pierre Garnier et Louis Janover (réédition Agone 2013).
Cependant, on ne peut sempiternellement glapir que la gauche ne vaut pas mieux que la droite, sans conclure à la longue que la droite ne vaut pas moins que la gauche. A la fin, une question nous tracasse : la droite ne serait-elle pas une deuxième gauche (patapouf et rantanplan) ? Une deuxième gauche qui finirait toujours par se rallier à la première, notamment dans le domaine sociétal, et dans celui de "l’innovation”, avec un lustre ou deux de retard ?
Témoin de cette communion de la gauche et de la droite dans la fuite en avant technologique, le dossier estival de l’hebdomadaire de gauche Politis consacré au transhumanisme (c’est-à-dire à l’anthropophobie), qui célèbre l’inévitable. Titre de ce dossier : « L’homme augmenté, c’est déjà demain ».



Politis et le transhumanisme

Le numéro estival de Politis consacré au transhumanisme (c’est-à-dire à l’anthropophobie) célèbre l’inévitable : « L'homme augmenté, c'est déjà demain ». En couverture, un couple d'hommes-machines dénudé, érotisé et baigné d'un bleu extra-terrestre caresse l’œil du lecteur.
Quatorze pages de feinte neutralité précèdent une page d’interrogation citoyenne, aux bons soins de Jacques Testard, co-promoteur de la reproduction artificielle de l’homme (avec René Frydman) et de la fondation Sciences citoyennes. Quand Politis défend les dernières innovations technologiques, ce n'est pas la gauche de marché (Le Monde, Libération, France Inter), mais la gauche de la gauche (Monde diplomatique, L'Humanité, Là-bas si j’y suis) qui s’exprime. Leur transhumanisme sera donc pour tous, égalitaire, et régi par l'État afin de garantir une plus grande « quantité de vie » à des humains « augmentés ».

Esthétiser pour dépolitiser


L'auteur de bédés d'anticipation Enki Bilal est la vedette de ce numéro. Son interview et ses illustrations « célèbre[nt] la part mécanique des êtres vivants ». L'homme étant déjà une machine, pourquoi refuserait-il des implants neuro-électroniques ? Un cliché réductionniste que le dessinateur expose également au Musée des arts et métiers – du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), devenu depuis quelques années un centre de recherche et de propagande au service des NBIC (nanos, biotechnologies, informatique et sciences cognitives). C’est au Cnam qu’ont eu lieu le « NanoForum » et le pseudo-débat sur la biologie de synthèse perturbé par des Chimpanzés du futur en avril 2013.
L’expo de Bilal est intitulée « Mecanhumanimal » en référence à l’hybridation fantasmée des êtres vivants et de la machine : « L'augmentation c'est à la fois l'imaginaire et la réalité. » Dans Politis comme aux Arts et métiers, Enki Bilal a la charge d’exalter esthétiquement un monde exigeant de chacun de se surpasser – avant de « s'augmenter » dans un futur imposé : « Moi, je pars du réel pour me projeter dans un futur proche où je laisse à l'imagination la possibilité de prendre le pouvoir. » L’imagination ? Rien que l’illustration des programmes de recherche technologique en cours.

mercredi 21 août 2013

Désinformation WIKIPEDIA

SIMPLE EXEMPLE

Qui a intérêt à faire porter le chapeau à L’Iran ?

Cet officier français est mort pour différents motifs: Avoir donné des informations sur l'OTAN et Gladio à un journaliste italien (Mino Pecorelli) qui fut lui aussi liquidé. Assuré des ventes d'armes au détriment des marchés US et contraires aux intérêts israéliens. Par ailleurs c'est ainsi que le boss américain fait passer ses messages aux États qui gênent sa politique ou son biz comme aussi le joker Israélien.

"L'ancien colonel de l’armée de terre des États-Unis Oswald LeWinter*, qui fut pendant plus d’une décennie le n°2 de la CIA en Europe (Faux)  et le co-président du Comité clandestin de l’OTAN (faux) , est venu l’accréditer. Il a confirmé que son service avait infiltré des groupes d’extrême-gauche européens tels que les Brigades rouges en Italie ou Action directe en France ; qu’il avait simultanément recruté des mercenaires anti-communistes à l’extrême droite ; et enfin, qu’il avait organisé divers attentats en les faisant exécuter par l’extrême droite, mais attribuer à l’extrême gauche, voire revendiquer par elle. Il a ainsi déclaré que l’OTAN avait donné l’ordre d’assassiner le général français René Audran, directeur des Affaires internationales du ministère de la Défense (c’est-à-dire chargé des exportations d’armement), après qu’il eut été découvert qu’il était la source des informations divulguées quelques années plus tôt par le journaliste italien Mino Pecorelli. L’assassinat avait été attribué à Action directe, dont cinq de ses membres ont été condamnés à la prison à perpétuité."

"Mino Pecorelli a révélé en 1978 le fonctionnement de la loge P2. Il a été assassiné en 1979. A son domicile ont été découverts de très nombreux documents sur les sociétés secrètes liées à l’OTAN et au Saint-Siège dont on ignore la provenance. Le général Audran a été asssassiné en 1985. Action directe a été démantelé en 1987."

source:  Ossama Lotfy


L'Iran a cherché par tous les moyens diplomatiques et extra-diplomatiques à récupérer son argent dans EURODIF (séquestré par ordre de Jacques Chirac) et par la suite employé le terrorisme anti-public en France mais en utilisant les filières libanaises voir arméniennes (ASALA). Des arrangements ont suivit et clos ce contentieux d'une façon fort déplaisante pour les intérêts Israéliens.


* LeWinter est professeur de littérature bien connu, poète et écrivain. Il a travaillé comme psychologue et est impliqué dans la politique de haut niveau. Pendant quelques décennies depuis 1970, il est utilisé par la CIA et le FBI comme un agent de renseignement, désinformation, provocation et infiltration, dans un large éventail d'opérations. Il a eu des affectations pour l'armée des USA. Il travaillait sur des missions spécifiques de CIA, mais n'était pas officiellement employé. En outre, il a probablement également travaillé pour le service de renseignement israélien Mossad.
Dans ces rôles, c'était sa mission de semer la confusion autant que possible, comment  savoir qui il était vraiment et ce qu'il faisait est difficile, il faisait usage de nombreux alias différents  comme de  désinformation sur lui-même.
Lorsqu'il donne une information véritable c'est sur ordre et c'est qu'elle est devenue impossible à cacher.


mardi 20 août 2013

Joué-lès-Tours La Police française sans honte

Une femme africaine (congolaise) sauvagement battue et aspergée de gaz lacrymogène en pleine face.
Du tout venant ce genre de violences policières gratuites pour de futiles raisons. Un simple contrôle pour une broutille quelconque et l'on observe des fonctionnaires inaptes au service, dépassés par la moindre routine et incapables de mener correctement leurs missions pourtant simplistes. Une débauche de moyens et d'incurie pour un misérable contrôle routier.
La seule constante c'est l'injure raciste et sexiste, l'incapacité au self contrôle qui devrait être la base des métiers de la prétendue "sécurité". Une main-d’œuvre sous-qualifiée et incapable des besognes les plus basiques de leur job.
De bavures en bavures c'est un étalement d'incompétence qui caractérise cette police française qui est pourtant le seul cache-sexe d'une république bananière sans aucune autre légitimité et qui n'en finit plus d'avaler les couleuvres de sa misérable police. Le ridicule ne tue pas et Valls est contraint de défendre l'indéfendable pour disputer son miel, le public des spectateurs séniles, à l'UMP-CIA...
Un Gladio degooche pour couvrir François-la-norme des virulentes attaques ultra-fascistes du pseudo-syndicat Alliance agent du Choc des Civilisation en France.
Alors que la vidéo en question a été vue plus d'un million de fois l’État français tente d'allumer des contre-feux en polluant les médias. Comme par hasard le site de nos camarades https://copwatchnord-idf.info/ était inaccessible suite à un sabotage des services de police politique du Ministre Manuel Valls.

Admirez cette pollution web: Vue ici: http://copwatchnord-idf.info

"La police doit être irréprochable, l'immense majorité des policiers font un travail difficile et remarquable" Blabla bla bla...

Oui tellement Remarquable que le COPWATCHING s'impose comme une nécessitée absolue de salubrité publique et que spontanément la population filme les exploits des cow boys policiers dans les quartiers, ce qui est un remarquable progrès de l’auto-défense populaire.

Comme à Trappes ou les blessés s'organisent et témoignent.
Victime de la barbarie policière et d'insultes racistes Salim 14 ans tente d’être entendu en justice.

vendredi 16 août 2013

Du Gladio rouge au Gladio islamique


1990 l'année de la continuité par les Changements.

Ou comment maintenir en place les réseaux secrets de terreur en substituant l'Islam au Communisme comme justification par incarnation d'une menace fictive.


Du Gladio rouge au Gladio islamique. 

"La « guerre contre le terrorisme » est aujourd’hui un moyen similaire de manipulation des populations occidentales, en ce sens qu’elle désigne de nouveaux faux responsables d’actes terroristes —les musulmans—, non plus pour contrer la « menace soviétique », mais pour justifier les guerres de ressources des États-Unis."  Daniele Ganser

Le Premier ministre italien Giulio Andreotti a été contraint de confirmer en Août 1990, qu'une armée secrète existait en Italie et dans tous les autres pays à travers l'Europe occidentale qui font partie de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN-NATO). Cette armée recrutée par le couple CIA/Mi6 à travers toute l'Europe était avant tout constitué d'anti-communistes viscéraux et quoi de plus anti-communiste qu'un ancien NAZI ou un ancien fasciste ce qui constitua le gros des troupes dès 1948. Toutes les révélations précédentes avaient été étouffées au prétexte d'un secret défense justifié et les réseaux déclarés dissous déjà deux fois pendant la guerre froide.
A priori ces hommes devaient organiser des noyaux de résistance en cas d'invasion soviétique derrière leurs lignes, c'est du moins la raison invoquée pour mieux cacher leur rôle réel d'influence de l'opinion et de la politique européenne par le terrorisme principalement "anti-public".
Le nombre d'attentats sanglants et de manipulations des divers groupes infiltrés dépasse de loin les quelques opérations attribuées aux créatures du KGB et même dans certains cas on trouve les 2 services infiltrés dans les mêmes groupuscules terroristes. Derrière les terroristes manipulés souvent destinés à remplir les prisons et mouiller l'extrême-gauche se trouvaient toujours des équipes de vrais professionnels qui veillaient à l’efficacité de cette terreur comme pour l'affaire Aldo Moro*.
Le détail des groupuscules d’extrême-gauche ou d’extrême-droite concernés est édifiant avec même quelques cocasseries comme le partage des explosifs de l'OTAN volés en Belgique avec l'aide des "Forces Spéciales" des USA entre AD, la RAF et les CCC Belges (une construction maison du Gladio Belge).
La réussite des Gladios Rouges (anticommunistes) fut complète en induisant par capillarité une responsabilité des gauches européennes et en préparant la droitisation de l'opinion.
Le scandale éclate en Italie au moment même ou l'ennemi désigné "Communiste" se désagrège depuis plus de 5 ans et devient de moins en moins crédible pour la propagande des USA. Pour maintenir ces équipes Gladio en place il faut rapidement une nouvelle justification et c'est exactement ce que doit permettre la première Guerre du Golfe en 1990 qui n'est que la première étape vers une mise en scène du Terrorisme arabo-Musulman qui doit rapidement remplacer le Communisme comme justification.
Cela explique la relative improvisation dans cette Guerre contre Saddam Hussein qui à été poussé à la faute en prenant pied au Koweït qu'il croyait pouvoir occuper sans trop de remous du coté des USA. Le 25 juillet 1990, Saddam Hussein rencontre l'ambassadeur américain à Bagdad, April Glaspie. Celle-ci, bien au fait de ce qui se prépare (« nous constatons que vous avez amassé des troupes nombreuses à la frontière »), lui laisse entendre que « les États-Unis n'ont pas d'opinion sur les conflits opposant deux pays arabes » pour mieux l’inciter à agir.
Bush père avait sa guerre et le piège se refermait sur Saddam mais encore avec un certain respect des "convenances" internationales* pour cette première Guerre du Golfe qui laissa "Un travail à terminer" pour la seconde Guerre du Golfe du fils Bush après le coup du 11/9/2001 et une longue préparation de l'opinion publique mondiale pour servir du Ben Laden comme nouvelle incarnation de l'ennemi absolu. Ceci se fit par étapes à partir des années 1993/94 pour imposer les nouveaux noms de Al-Qaïda et Ben dans les médias.
Passer de l'anti-communisme au racisme anti-musulman et anti-Arabe n'était pas insurmontable pour les extrémistes de droite qui constituaient le gros des réseaux Gladio en Europe et probablement ailleurs dans le monde. 
Avec en plus la promesse d'une segmentation de l'opinion et du corps social dans une Europe ou réside une population d'origine islamo-Arabe. Segmentation d'autant bien venue qu'elle permet en pleine crise terminale du capitalisme de limiter les éventuelles révoltes sociales déjà rendues improbables par le complet contrôle des partis degooche et d'extrême-gooche totalement au service de la Gouvernance Mondialisée qui se tient derrière le Gladio. Seuls quelques dernières personnalités trop "démocrates" et quelques anciennes lois trop démocratiques héritage d'un passé révolu restaient à liquider d'une façon ou d'une autre.
Le Glaive - Gladio

Si la première guerre du Golfe à été autant précipité c'est qu'il fallait d'abord faire taire ces fuites sur les Gladios dans tous les États fantoches d'Europe mais aussi se hâter avant l'effondrement complet de l'URSS ce qui devait advenir rapidement.  Le 8 décembre 1991, lors des accords de Minsk, les chefs de la Russie, de l'Ukraine et de la Biélorussie publièrent une déclaration selon laquelle l'Union soviétique était dissoute et remplacée par la Communauté des États indépendants (CEI).
Le Gladio Musulman ne fait que continuer dans la même voie en usant du prétendu Islamisme de terreur. 
On mesure le présent degré de réussite des USA dans la seconde phase de ce plan qui consiste à soutenir les différents gouvernements Islamistes qu'ils mettent en place comme endiguement des Printemps Arabes comme en Égypte avec Morsi (citoyen des USA et habilité Secret Défense) qui a réussit une décomposition avancée du pays et un retour en force des dictateurs de l'armée.
Le président Chirac avait essayé de limiter les dégâts en se démarquant légèrement des plans Bush après le 11 septembre 2001 tout en accréditant la vérité officielle pour réintroduire l'ONU et le droit international que les putschistes de l’État Profond yankee ne respectent pas plus que leurs propres lois sur la torture ou le droit international de la guerre.
Il faut aussi avoir à l'esprit que le complexe militaro-sécuritaire américain est devenu la locomotive du capitalisme et inonde d'argent public et de crédits les sous-traitants qui captent ainsi la manne des budgets et se partagent le butin. Le regretté Robert Kurz avait parfaitement  analysé cette mécanique infernale.
Les quelques puissances (Chine, Russie, Iran) qui gardent une relative autonomie n'ont véritablement aucune raison de céder quelque terrain que ce soit devant  la dérive de la militaro-diplomatie des USA, ni en Syrie ni ailleurs. L'influence réelle de l’État israélien actuel sur la gouvernance Obama est difficile à évaluer mais ne peut être que désastreuse car fondé sur un choix de guerre totale et d'expansion sans frein.



Le principal et presque seul document existant à ce jour sur Gladio est le livre de l'historien suisse Daniele Ganser, Les armées secrètes de l’Otan.
Comme aucune traduction française n'a trouvé d'éditeur ayant le courage de le publier en temps utiles Ganser à fait appel aux éditions du Réseau Voltaire http://www.editionsdemilune.com dont le principal animateur Thierry Meyssan est en exil car trop menacé en France par la clique de l'agent Sarkozy.
Meyssan est dépendant de ses protecteurs d’où sa complaisance pitoyable pour les régimes politiques de ses supports. Cependant les limites et les défauts du réseau de Meyssan n'amoindrissent en aucune façon l’excellent travail de Ganser qui n'est pas membre de ce réseau.
Ganser note que la France et l'Allemagne se distinguent comme les deux républiques banannières les plus obéissantes aux ordres des maîtres USA/CIA, leur presse est un modèle de langue de bois, du bel ouvrage de censure totale. L'avion détourné du Président Morales par ordre de l'antenne CIA de Moscou est là pour nous rappeler ce que vaut l'indépendance d'un François-la-norme à l'égard de ses boss des USA.


*Les Situationnistes en 1965 ont été parmi les victimes du Gladio. Au Danemark c'est un gladiateur du nom de Kanstrup qui se charge de poser une bombe chez J.V. Martin au cours d'une campagne contre l'OTAN. L'affaire fera scandale et sera vite étouffée par les autorités peu désireuses d'expliquer les implications militaires et policières. Le procès minimisera les faits alors qu'une seconde bombe fut découverte dans un taxi et que l'avocat démontra l'origine militaire de l’explosif et la pleine connaissance de la police locale 24 heures avant. Par chance aucun situ ne sera blessé dans cet attentat. Les situs avaient participé à un large mouvement contre la venue de soldats Allemands ce qui provoqua les Incidents de Randers. Voir Revue I.S. n°10
Les situs attribuèrent l'attentat à la police politique danoise sans envisager l'implication des gladiateurs de l'OTAN.

*ONU

mardi 13 août 2013

La Fabrication du Racisme


La méthode du Figaro: 

Exemple ou l'article induit en ne se prononçant délibérément QUE sur le fait qu'il est interdit de porter un voile mais aucunement sur les faits criminels de violence subit par ce paisible jeune garçon qui ne faisait que ses courses au moment ou il est sauvagement agressé par un tireur fou en uniforme.
L'article semble dicté par le ministère de l'intérieur tant il copie exactement les termes déjà utilisés lors de la découverte de ces injures sur Facebook (propos supposément tenus...) visant à mettre en doute des faits avérés.
Pas un mot sur l'affaire de Villemomble ou un film pris sur le vif montre en détail les méthodes et l'amateurisme d'une opération policière inutile mais mobilisant de copieux effectifs pour finalement énucléer une mère de famille là encore parfaitement innocente.
Les médias ont les lecteurs qu'ils méritent, ici trois réactions abjectes de lecteurs du Figaro à cet article.

mardi 6 août 2013

Le crime de Villemomble enfin révélé

Villemomble Policiers Agresseurs



Alors que ce blog le signalait dès le 26 juin dans l'article Risette chez les ANTIFA:
<<.../...Ce ne sont pas des fascistes qui viennent encore d'éborgner une mère de famille à Villemomble (93) mais les salariés de l’État socialeux pour faire interdire une "conduite acrobatique de deux roues" cité des sablières... et comme tous les salariés se valent un p'tit prof à tronche de flic qui passait dans le coin a pris une branlée. Une Classe de la Conscience qui exclurait d'office les salariés voila un excellent début de programme.>>

Le site de la FA-JLB avait assuré la publicité de  Risette chez les ANTIFA  en désinformant à propos d'un ancien texte de 2008 sur Coupat et sa clique (Tous les flics ne sont pas staliniens mais tous les staliniens sont des flics*...) mais sans s'expliquer sur l'accusation fondé de faire la pub du PS et de ses orgas ANTIFA. Il découvre enfin après 5 semaines et grâce aux médias Mainstreams le Crime de Villemomble qui était pourtant signalé le 26 juin à qui s'y intéressait. 
Ne doutant pas de l'abrutissement de ses lecteurs le site FA-JLB avait lourdement insisté sur une phrase du texte Ni Tarnac Ni Insurrection persuadé que les surfeurs n'y verraient que du feu ( Ils ne connaissent pas le conditionnel croyez-vous...), mais il s'en est trouvé un nombre significatif pour venir vérifier in texto sur Debord-Encore et découvrir la désinformation grossière de FA-JLB, passez muscade...

Revenons sur le Crime de Villemomble qui à été censuré par les médias pour permettre les deux opérations de communication racistes du syndicat policier Alliance, à Trappes avec une provocation islamophobe et encore pire en gare de Brétigny-sur-Orge le 16 juillet 2013 avec l'opération "Détrousseur de Cadavres" imaginaires.
Voici une vidéo qui dément la version policière: Villemomble l’opération de police filmée par un habitant

Cette vidéo en dit long sur la sauvagerie bornée des opérations des flics contre la micro-délinquance et leurs manières de menacer et agresser la population dont ils ont visiblement peur au point de commettre crimes sur crimes pour de dérisoires motifs, ici une "Conduite Acrobatique" de moto conduit à crever un œil et distribuer moult coups de trique au hasard...
La lutte réelle contre le fascisme passe par la dénonciation incessante de ces provocations racistes menée par des noyaux de flics manipulés par les officines d'état du Gang Sarkozy* et de ses médias.
Mais aussi par une mise en lumière de la Fausse Critique genre FA-JLB qui est toujours notre ennemi le plus immédiat car il vise un public qui aimerait s'informer correctement et pouvoir raisonner de manière efficace pour répondre à cette situation de pourrissement raciste assurée conjointement par les uns et les autres dans leur parties de ping-pong à vocation de leurres.

VÉRITÉ ET JUSTICE POUR LA FAMILLE KÉBÉ

Nous avons besoin du soutien de tous, rejoignez le combat pour la vérité et la justice en signant cette pétition. Les mouvements, associations ou organisations qui veulent s’associer à ce texte peuvent signer cet appel.
Nous faisons un appel au don car la procédure judiciaire risque d’être longue et onéreuse. Merci pour votre participation, elle est indispensable. Virement possible sur le compte de la famille Kébé: 
RIB : 30003 03987 00050002956 73 IBAN FR76 3000 3039 8700 0500 0295 673 BIC SOGEFRPP
Nous comptons sur votre soutien et sur votre vigilance.



* L'ouvriérisme avec l'accent Italien - prononcez operaïsta avec un zeste de  moltitudine c'est plus mondain - n'est pas qu'une coquetterie pour bourgeois-universitaires c'est une saloperie que le prolétariat vomis.
* Un gang puissamment coatché par leurs commanditaires américains néo-cons qui tripatouillent le French Gladio pour désosser tout esprit progressiste qui pourrait surgir sur le marché politique français. Le racisme en est la base sous sa forme islamophobe en priorité. En 1990 la 1ere guerre d’Irak muta le Gladio rouge en Gladio islamique. Fin de l'URSS, début du Ben à barbe musulman...

samedi 3 août 2013

A propos du Mépris de Classe sur la ZAD

2, 3 et 4 Août - Festival : le ZAD’nard déchaîné

 

Des merguezs dans la spiruline ?
Du subu dans les lentilles bio ?

Les arraché.e.s de la Cour-des-Miracles au pays des trèfles à 4 feuilles...

Un débat important et qui mérite de plus grands développements.


Ce texte naît de plusieurs discussions en non-mixité meufs-gouines-trans au sujet des « embrouilles » qui ont pris de la place ces derniers temps sur la ZAD. Depuis des mois ça nous provoque du malaise et de la colère. Le but de ce texte est de mettre en lumière certains mécanismes qui ne sont pas visibilisés dans les conflits et dans la vie quotidienne et d’y réfléchir pour pouvoir les transformer.

On trouve important de préciser notre position (à nous qu’on écrit le texte) : sur la ZAD, on appartient (pour la plupart d’entre nous) aux dominant.e.s, qu’on le veuille ou non. C’est à dire une catégorie de squatteur/euses plus valorisée dans cette lutte contre l’aéroport (mais on va expliquer ça dans la suite du texte). Comme au sein de notre groupe d’écriture on n’a pas toutes les mêmes positions sociales, ce n’est pas forcement évident de parler entre nous de ces rapports- là. On ne se place pas en dehors des rapports qu’on cherche à décortiquer dans ce texte, on y participe.
Déjà bien avant les expulsions, on pouvait remarquer qu’il existait des différences de légitimité entre les occupant.e.s. Il y a deux ans, y’avait les « gentil.le.s squatteur.euse.s » qui sont là pour lutter contre l’aéroport et son monde, et il y avait les « mauvais.e.s squatteur.euse.s », celleux qui étaient accusé.e.s de « profiter » de cette lutte. Cette distinction se fait aujourd’hui sentir à plus grande échelle ; et depuis cet hiver, ça revient souvent de parler comme si il y avait deux camps bien délimités : « nous » et « eux » (qui ne désigne pas les mêmes personnes selon qui parle). Par exemple on a parlé des conflits entre l’ « Est » et l’ « Ouest » de la Zad, ou de ceux entre la Châtaigne (présenté comme le lieu bourgeois par les un.e.s) et les barricades (présenté comme l’espace des arraché.e.s par les autres). Dès fois ça fait des discussions un peu drôles, où on se fait prendre à partie pour des trucs faits par d’autres gens, vu qu’on a l’air d’être du même « groupe »...
Personne ne prend jamais la peine d’expliquer ce qui sépare le « nous » du « eux ». C’est un peu ça qu’on veut faire ici, mais c’est difficile parce que ça peut être diffus et subtil. On ne veut pas dire ce que sont les gens, on ne veut ni faire comme si ces catégories étaient des vérités ou des réalités, ni donner les caractéristiques « objectives » des deux catégories. Mais on veut décrire des représentations fréquemment véhiculées, des stéréotypes basés sur des inégalités concrètes.
D’un côté on n’a pas envie de donner de l’existence à cette idée de deux sous-groupes. De l’autre, vu que ça existe dans plein de têtes, bah faut bien en causer pour aller gratter ce qui se cache derrière. On va s’attacher ici à décrire les attributs (réels ou supposés) des deux « groupes ». Par facilité, on a choisi de les appeler dans ce texte « petit.e.s bourgeois.e.s » et « arraché.e.s ».
D’un côté, des gens bien placé.e.s dans cette lutte qui veulent pas se reconnaître comme tel.le.s... Commençons par celleux que nous appellerons « petit-e-s bourgeois-e-s ». Bah, déjà, c’est beaucoup les « anciennes squatteuses » et « anciens squatteurs », celles qui sont là plus ou moins depuis le début du mouvement d’occupation, ou ceux qui ont rejoint en cours de route et se sont retrouvés camarades et potes. C’est aussi tous les liens qui ont étés créés ici avec des gens « du coin » depuis un bout de temps : avec les habitant.e.s de longue date, avec les autres composantes de la lutte, plus récemment avec les nouvelles bandes de paysan.ne.s qui passent du temps ici, etc. C’est un peu l’image des « bon.ne.s squatteur.euse.s » : celles qui sont « intégrées », qui sont potes avec les habitants d’avant les occupations, ceux qui sont considérés comme des interlocutrices crédibles par les fameux « historiques » de la lutte : ADECA, ACIPA, Coordination. Parmi les personnes qui se sentent incluses dans ce « groupe », on retrouve différents éléments (ce qui ne veut pas dire que chacune des personnes rempli tous les critères) : plutôt des personnes issues de classes moyennes ou intellectuelles, ayant souvent fait des études universitaires, habituées à s’organiser en réunions ultra-formelles, avec ordre du jour, modération, tour de parole et tout le bordel. Tout le monde vient pas forcément de là, mais en tout cas les gens qui se sentent à l’aise dans ce groupe sont celles qui se sont intégrées dans ces codes. On peut mettre aussi dans ce « groupe » les habitant.e.s de longue date, les autres composantes de la lutte citées plus haut et plus récemment les nouvelles bandes de paysan.ne.s qui passent du temps ici. Bref, des gens qui ont une grosse légitimité, due à leur « ancienneté » ou leurs liens avec la terre parce qu’ils/elles la travaillent (et que c’est quand même quelque chose de valorisé dans cette lutte). Dans ce « groupe », y’a aussi pas mal de moyens matériels, de ressources économiques : des outils, des véhicules, de la thune, des lieux de vie avec connexion internet, des tracteurs, des réseaux d’entraide matérielle développés, etc. Ça peut être aussi des gens qui viennent de classes possédantes, qui ont du patrimoine, qui peuvent avoir la famille derrière (qui a payé des études, un permis de conduire, qui pourra aider financièrement en cas de coup dur), etc...
Une autre caractéristique qu’on voit, c’est de bien aimer une certaine paix sociale : ça le fait pas trop d’élever la voix, de s’énerver, d’insulter, c’est mieux de se parler tranquillement, de manière « constructive » (en tout cas c’est ce qui est fort porté en réunion). Ça peut aussi être une manière de ne pas être familier de la baston, d’être mal à l’aise dès que le ton devient un peu menaçant dans une embrouille.
De l’autre côté, des gens qui dérangent la tranquillité des premiers... Parlons maintenant de celleux qu’on a choisi d’appeler dans ce texte « les arraché.e.s ». Pour dire quelques éléments qu’on voit dans ce « groupe » et qui jouent des inégalités matérielles : ça peut être d’avoir moins d’accès que les « petit.e.s bourgeois.e.s » à des ressources logistiques (matos, véhicule) ou à des coups de mains matériels, que ce soit parce que moins de réseau ou parce que pas envie d’être redevable. Y’a des gens qui viennent plus d’une culture de la rue, qui peuvent se retrouver à faire la manche sur la route, ou qui volent des bagnoles ; des gens qui se trimballent des casseroles juridiques au cul (du sursis, un casier, des interdictions de territoire, etc.). Les personnes de ce « groupe » sont peu présentes dans des structures sur la zad comme les équipes médic et juridique ; et leurs réalités et besoins ne sont pas représentés dans ces structures (par exemple, y’a peu de connaissance sur les traitement de substitution dans l’équipe médic). C’est pas la question de la responsabilité des structures citées, mais de celle de l’ensemble du « mouvement », en terme de préoccupation collective et d’énergie mise. « Les arraché.e.s » sont souvent presenté.e.s par les « petits bourgeois » comme des squatteur.euse.s installées depuis la phase d’expulsion ou plus récemment (même si certain.e.s sont là depuis un bout de temps). Ça concerne certains lieux de vie, pas mal les gens qui traînent sur la D281. Dans l’hiver, ça a été beaucoup cristallisé sur celleux qui font des barricades et des chicanes, qui bloquent la route, qui sont sur le qui-vive par rapport à un potentiel débarquement de keufs. Dans les stéréotypes que ce « groupe » se trimballe, on peut citer l’image de gens tout le temps bourrés, consommant des tas de drogues ; qui ont l’« air » de punks à chiens, de zonards, etc. Aussi celle de « gens qui gueulent tout le temps », qui ne « savent s’exprimer que par la violence » (lié au fait de hausser le ton dans des embrouilles et de faire la menaces ou de mettre des coups). Ça dégage une impression que des bandes entières sont violentes et font peur. C’est ça qui est visibilisé : ça veut dire que quand un « arraché » gueule un coup ou colle un pain, on en parle pendant 2 semaines, alors que si un « petit bourgeois » fait la même, ça passe inaperçu. Ces représentations sont hyper présentes, à tel point qu’on a entendu pas mal de gens s’étonner sincèrement quand certaines personnes qui appartiennent à ce « groupe » ont des comportements qui ne correspondent pas à ces stéréotypes. « X a passé l’après-midi à discuter en buvant un thé à tel endroit » (sous-entendu : « c’est incroyable, il est capable de discuter tranquillement ! »). Ou « Figurez-vous que Z ne boit pas d’alcool et il est en train de construire un four en argile ». Sousentendu : « il est capable de faire quelque chose de ses dix doigts ?! (et en plus il est même pas alcoolique !) ». Comme par hasard, pas mal de valorisation par le travail : les gens peuvent pas être si mauvais que ça si au moins ils savent bosser !
Rapports de classes et mépris
Pour nous, ce qui se joue généralement entre les « arrachés » et les « petits bourgeois » c’est un rapport de pouvoir asymétrique : les petites bourgeoises se considérant comme des personnes plus respectables, plus investies dans la lutte, de « bonnes militantes », bref, des gens avec qui on peut faire des trucs ! Nous, on a envie de parler de rapports sociaux de classe, pas dans le sens bourgeois contre prolétaires, mais dans le sens de deux catégories distinctes, auxquelles on attribue des caractéristiques spécifiques, avec le sous-entendu que y’en a une qui est mieux que l’autre. On pourrait dire que ça vaut dans les deux sens : y’a sûrement pas mal des « arrachées » qui considèrent les « petit.e.s bourgeois.e.s » comme des con.ne.s finies. Sauf que c’est pas symétrique. Parce que dans le monde dans lequel on vit, qui existe sur la ZAD comme ailleurs, bah quand même les « arrachés » (c’est à dire ceux qui ont l’air d’être ça) sont considérés comme des sous-merdes. Y’a un truc de mépris social qui se joue : des gens qui correspondent à une image stéréotypée des « arraché-e-s », et un paquet de gens qui se dit « merde, qu’est ce qu’ils/elles viennent foutre ici à déranger notre petite tranquillité ? ». Pour donner quelques exemple entendu de la bouche de « camarades » (habitants du coin, squatteuses, paysans, etc. ) « quand on passe sur la D281, c’est flippant, les gens ont tous des têtes de tueurs » ; « vermine » ; « gangrène » ; « si telle maison reste vide ça va encore être un endroit où y’a que des gens qui gueulent et qui s’embrouillent » ; etc. Bien sûr, là c’est les exemples qui sont un peu gros. Il y a aussi tous les petits trucs « subtiles » de soupirer quand quelqu’un-e parle, ou juste de pas écouter, de se raidir sur son volant à l’approche des chicanes parce que peur de l’embrouille, de se trouver à 30 à huer quelqu’une parce qu’elle hausse un peu le ton dans une réunion, etc. C’est des gens en train de s’énerver sur celles « qui ont rien à faire là », qui « profitent de la lutte ». Ou ceux qui font des tirades sur « on est pas là pour faire du travail social »... Nous non plus mais qui a dit qu’on avait besoin de faire du « travail social » pour relationner avec nos voisin.e.s ?!? Nous, on dit que c’est pas un hasard. C’est pas parce qu’il y a une difficulté de rencontre entre les « ancien-ne-s » de la ZAD et les « nouvelles/eaux ». C’est pas parce qu’on est « tous/tes différent-e-s » et qu’il nous faut du temps pour se rencontrer et apprendre à s’arranger. C’est parce que des tas de gens venu-e-s s’installer plus ou moins récemment mettent en péril un ordre dominant établi, qu’il y a intérêt à les tenir à l’écart. C’est parce qu’on est produit-e-s par un monde qui stigmatise les gens qui traînent dans la rue, qui tapent la manche (c’est sûr, boire et s’engueuler dans une maison c’est moins visible). C’est parce que des personnes se trainent une image de « zonardes qui foutent la merde » que les personnes dominantes en ont peur. C’est pas un hasard si les comportements, les opinions, les paroles valorisées sont toujours ceux des personnes qui sont dans la position sociale la plus confortable ! Parce qu’occuper une position reconnue socialement, c’est avoir accès à un tas de privilèges (comme être plus écouté ou prise en compte, avoir plus facilement accès à des ressources, se sentir à l’aise et de la prise sur les situations, se sentir légitime, se sentir incluse dans les discours englobants, etc.) C’est pas par hasard si certain-e-s se retrouvent à définir « ce qui se fait » et « ce qui ne se fait pas » ; ce qui est « acceptable » ou non » ! C’est toujours les dominant-e-s dans un rapport social qui ont le pouvoir de définir la morale, de séparer le bien du mal, de trier qui est « dedans » et qui est « dehors ». Ces rapports là on les traîne avec nous ; et pour nous il est indispensable de reconnaître ça et d’en faire l’analyse si on veut pas continuer à entretenir ces rapports de merde et faire monter les tensions. Les préjugés ça vient pas de nulle part, c’est pas un truc qui tombe du ciel. C’est parce que y’a un rapport de pouvoir inégal que y’a deux catégories qui sont faites ; c’est parce qu’une des catégories a le dessus sur l’autre qu’elle peut se permettre d’en faire une représentation caricaturale. Y’a pas de différenciation sans hiérarchisation : c’est toujours dans le même mouvement qu’on classe les gens et qu’on en définit comme « supérieur.e.s ». Alors on brasse dans des cultures « anti-autoritaires », on est contre la hiérarchie et la domination, mais on n’a quand même pas envie de tenir compte de certaines inégalités lorsque ça ne nous arrange pas ou que ça ne fait pas partie de « LA grande lutte » (Hey, ça veux dire quoi alors le fameux « et son monde » copier-coller à la fin de chaque tract ?). Faudrait peut être assumer ça et accepter de le regarder, et arrêter de défendre ses petits privilèges : c’est quand même fou que face à des gens qui critiquent un texte jugé trop intello-universitaire, y’ait des réponses comme « ça se comprend très bien, fais un effort », « c’est juste du bon français » ou « on va pas se mettre à parler comme Oui-Oui ». Hey, être intello et sortir d’un milieu universitaire dans ce monde c’est être dans une putain de position de privilège, c’est maîtriser le langage des dominant.e.s, c’est jouer les codes du pouvoir, c’est faire sentir aux autres qu’ils/elles ont qu’à fermer leur gueule (marrant, ça à l’air d’être moins « violent » qu’une insulte ou un cri). Parmi les gens qui sont catalogué.e.s comme des arraché.e.s, y’en a pas mal qui ont exprimé le fait de se sentir niquées sur des questions de répartition de la bouffe, du matériel, des coups de mains venus de l’extérieur, de l’accès aux thunes de la ZAD... (c’est par exemple des trucs qui ont été dits cet hiver à propos de la différence d’accès aux ressources entre la Châtaigne et HorsContrôle). Même si des groupes ont passé de l’énergie là dedans, on peut pas dire qu’il y ait eu beaucoup de discussions et de réflexions à l’échelle « globale ». Un autre exemple de différence de « traitement » se retrouve dans la mobilisation collective par rapport à la répression : quand un paysan est convoqué au comico, rassemblement immédiat sur place ; alors que quand des « arraché.e.s » passent en procès, quasi personne au rencard covoiturage (c’est pourtant souvent plus ceux-là qui risquent de la tôle). On entend aussi pas mal de gens qui disent ne pas se sentir entendus ou écoutées en réunion, d’avoir l’impression de pas être pris en compte dans les décisions collectives, etc ... Par exemple, au mois de mai, il y a eu de longues réunions à propos de la tranchée des Fosses Noires. Un « consensus » a été trouvé pour concilier les différents enjeux : l’accès aux parcelles agricoles et la protection de la zone. La décision était de construire d’abord le portail puis de reboucher la tranchée. C’est le contraire qui se passe et quand il s’agit de construire le portail, plus grand monde se sent concerné parce que le bouchage est terminé. On ne peut donc pas s’attendre à de jolies et gentilles réactions. Encore moins lorsque les ressentis des personnes qui se sentent menacées par le fait que la route redevienne circulante sont méprisées. Les « arraché.e.s » se sont fait arnaqué.e.s. Et puis peu de temps après rebelote ! Les gros cailloux. Gros cailloux posés par la préfecture au mois de juin pour condamner la D281. Il est décidé en plusieurs fois, à plusieurs moments, avec différentes composantes de LA lutte que la route sera réouverte mais que les cailloux resteront sur les côtés afin de faire des chicanes (des personnes été aussi contre le fait dela réouvrir). Mais ça ne se passe pas comme prévu : « on a les grosses machines, faisons joujou avec ! » et puis quand quelques personnes (un tout petit nombre) gueulent parce que tout est retiré, elles se font rembarrer et taxées de violentes. Alors on discute quand ? Et comment est-ce qu’on s’assure que ce qui est fait en action correspond à une la volonté collective ? Un autre problème, dans ces conneries de « nous » et « eux », c’est aussi que ça invisibilise plein de rapports de merde à l’intérieur des « groupes ». Y’a qu’à se contenter d’être soudé.e.s et uni.e.s face aux autres, celleux avec qui y’a de « vrais » problèmes, et surtout pas laisser de place à critiquer toutes les situations de violence qu’il peut y avoir au sein de celleux qui se sentent un groupe ensemble...
« Faire quelque chose »
Du coup, pour en revenir aux « embrouilles », il y a eu plusieurs discussions pour « faire quelque chose » comme, par exemple, poser des limites à certaines personnes. Le 21 juin, une quarantaine de personnes (appartenant plutôt à la catégorie des “petit.e.s bourgeois.e.s”) sont allées voir 3 personnes (appartenant plutôt à la catégorie des “arraché.e.s”) : pour mettre un terme à des comportements jugés inacceptables : »il va falloir changer ou partir ». On ne veut pas “attaquer” les personnes qui ont fait ça (en tout cas pas toutes), et on comprend bien que pour certaines il y avait des situations de craquage face à certains comportements répétés, et qu’il y avait le besoin de “faire quelque chose”. On veut juste soulever quelques questions que nous posent ce processus. On trouve plutôt positif d’être capable d’aller signifier des choses, même de manière hostile, quand une situation ne nous convient pas, mais ça dépend de pourquoi et comment c’est fait. Ça ne nous va pas quand c’est pour rétablir la situation qui va aux personnes dominantes, celles qui décident. Plusieurs personnes refusent de remettre en cause les rapports de domination, sous couvert de « on a autre chose de plus urgent à gérer en ce moment », que « la lutte n’attend pas », avec des arguments chocs tels que « ça suffit de discuter, il faut agir », « y’a des habitants qui résistent et des paysans qui veulent se casser ». Déjà, ça sous-entend que tout le monde mette la même chose derrière le mot “lutte”. Ce qui voudrait dire que détruire les privilèges, et les rapports de dominations entre nous, c’est pas important, ni une priorité, voire c’est « de la sociologie de bas étage ». On se rend compte une fois de plus que LA LUTTE, ça veut rien dire. Parmi les gens qui ont participé à cette action, certain.e.s ont régulièrement des propos carrément réacs et franchement fascisant, à propos de “ces gens-là” qui sont là uniquement pour “profiter” de la lutte, qui “ne servent à rien”, “n’ont rien à faire là”, ou qui ont besoin d’« être éduqué.e.s ». D’autres sont plus « subtiles » et assument moins leur mépris, mais n’en pensent pas moins (tout ça n’est pas très étonnant, dans une lutte qui a été présentée tout l’hiver comme « le petit village gaulois luttant contre l’envahisseur », référence bien chauvine et franchouillarde). La question que nous nous posons est la suivante : Avec qui on fait des alliances, et pourquoi ? Est ce que la nécessité de “faire quelque chose” justifie de le faire avec n’importe qui et n’importe comment ? Comment des camarades en sont-ils/elles arrivé.e.s à aller main dans la main “poser des limites” à d’autres avec des personnes qui produisent un discours ultra réactionnaire, et ne sont en rien des allié.e.s politiques ? Comment le silence de certain.e.s face à des discours fascisants légitime ces derniers ? Par rapport au fait de menacer des gens de les virer, nous voulons bien que se pose la question : qui se donne le droit de trier entre celleux qui ont leurs place et celleux qui ne l’ont pas ? Qui se sent la légitimité de venir chez des gens pour virer leurs cohabitant.e.s ? Qu’on soit énervé.e.s contre certain.e.s, qu’on n’en puisse plus, qu’on ait envie de leur péter la gueule, c’est entendable. Mais qu’on dise à certain.e.s « tu n’as rien à faire là », alors même que pleins d’autres ont fait tout autant de la merde sans même être critiqués, ça devient difficile à entendre. Quand, pour la discussion qui a abouti à cette action, un groupe de personne se fait inviter sur la base de « ce sera pas le moment de discuter des rapports de classe », faut-il comprendre que l’idéal serait de faire une lutte entre privilégié.e.s ? Que le but est de signifier à des gens qu’on veut bien les tolérer si illes s’intègrent comme il faut. On estime que remettre en question ses propres privilèges, c’est déjà « faire quelque chose », pour capter ce qui se joue dans la situation et tenter de ne pas continuer à reproduire les rapports de domination. Pour nous, il y a une mise à distance très claire d’un groupe stigmatisé quand autant de personnes se saisissent des questions d’agressions lorsque c’est « les arraché.e.s » qui sont en cause et que, par contre, quand c’est un des « petit.e.s bourgeois.e.s » qui est agresseur, silence radio (le mot d’ ”agression” n’est même pas utilisé). C’est vraiment 2 poids, 2 mesures. Quelques exemples : quand un habitant d’avant le mouvement d’occupation tabasse un squatteur et le met en danger de mort, pas de réaction collective. Quand une personne classée dans les “arraché.e.s” dit avoir subi des insultes racistes de la part d’un paysan, pas de réaction collective. De même il n’y pas eu une telle implication quand des violences sexistes ont été visibilisées. Bizarre, vous avez dit bizarre ?! Pourquoi certaines violences sont-elles jugées inacceptables, quand d’autres sont passées sous silence, invisibilisées, voire niées ?
A propos de la “violence”
Ça commence à devenir vraiment pénible d’entendre parler de « violence » toutes les deux phrases pour qualifier des menaces ou des coups, comme si c’était les seules violences existantes. Y’a tout le reste de la violence, celle qui est invisibilisée, celle dont on parle pas et qu’on veut pas reconnaître. Y’a les violences structurelles (c’est-à-dire qui sont pas liées à des conflits interpersonnels, mais à des positions de pouvoir différentes dans la société) qui sont reconnues largement dans cette lutte, comme celle de l’Etat, des flics et des patrons. Et y’a les violences structurelles dont personne ne veut entendre parler, comme le sexisme, le racisme, le mépris de classe, qui existent sur la ZAD. La violence, ça peut être de se faire regarder avec dédain, se sentir méprisé.e, dévalorisé.e, dénigré.e, humilié.e. Et c’est encore plus violent quand on se prend ça dans la gueule parce qu’on est pas dans la bonne catégorie (pas un mec, pas un-e blanch-e, pas un-e intello, pas un-e hétéro-e, etc.) La violence, ça peut être un paquet de trucs. Exclure, faire sentir que si on se plie pas à tel ou tel comportement on n’a pas de place, des agressions sexuelles, des attouchements, des manières d’être considérée comme une proie sur le marché sexuel. Ça peut être d’essayer de convaincre quelqu’un-e de faire quelque chose qu’il/elle a pas envie de le faire, imposer son point de vue, d’être majoritaire et de se sentir légitime. Ça peut être des moqueries, des vannes récurrentes, des petits trucs rabaissant dits sur le ton de l’humour, des menaces (quelles qu’elles soient), du chantage, de la pression, l’intimidation, des coups. Ça peut être aussi parler à la place des autres, juger des gens incapables de faire telle ou telle chose, contraindre par la force physique, immobiliser, maintenir, empêcher de passer, couper la parole, la monopoliser, ou ne pas prendre au sérieux les opinions de quelqu’un.e. Surtout la violence, ça a pas de définition « objective » : y’a pas de définition des comportements acceptables ou inacceptables, valables dans toutes les situations. La violence, c’est celles et ceux qui la subissent qui peuvent la définir. Y’a pas de violence qui soit mieux qu’une autre. Une baffe c’est pas pire qu’une violence psychologique. Et parfois, les violences « visibles » (crier, insulter, menacer, frapper) sont simplement des riposte à d’autres violences plus insidieuses. Le problème avec ces surenchères de « c’est violent », c’est de savoir qui est en position de définir ce qu’est LA violence, et où est la limite entre l’acceptable et l’inacceptable. Plutôt, ce qui se passe dans le monde, c’est que c’est celleux qui ont le pouvoir qui ont ce privilège là : les bourgeois, les patrons, les flics, les juges. C’est aussi les hommes, les blancs, les classes intellectuelles, les hétéros, etc. Alors bien sûr, on peut avoir notre propre morale, et c’est justement parce qu’on vit en confrontation avec le système qu’on peut choisir ensemble nos propres règles. Mais ça vaut le coup de se poser ces questions : pour qui on fait les règles ? Qui est dans la position de dire ce qui se fait ou ne se fait pas ? Est ce qu’on applique ces mêmes critères à nos proches, nos camarades du quotidien, nos ami.e.s ? Ou est-ce qu’on les réserve à celleux qu’on à envie de tenir loin de nous ?
En guise de conclusion...
Un truc qui s’est reproduit plusieurs fois dans l’histoire du mouvement d’occupation, c’est que les gens qui débarquent soient regardé/e.s de travers par les « ancien.ne.s » et doivent « faire leurs preuves » pour être reconnus. Ca fait vraiment un processus d’intégration : devoir montrer qu’on n’est pas des « parasites », mais qu’on a aussi une place dans LA lutte. Là, la valorisation se fait beaucoup par le travail : cultiver la terre, produire, construire des cabanes qui ont de la gueule. Y’en a marre. Nous ce qu’on veut, c’est pas juste vivre côte à côte en « bonne entente », sans se marcher sur les pieds. Ce qui nous intéresse c’est de construire un cadre de lutteS ou tou.te.s aient leur place, leur légitimité. A propos de la rédaction de ce texte, ça nous a pris pas mal d’heures de discussion, et ça a été bien prise de tête. Parce qu’on n’a pas les mêmes positions (on l’a déjà dit), mais aussi parce que c’est des sujets complexes qu’on n’a pas l’habitude de brasser, et que ça soulève plein de questions. On s’est rendu.e.s compte que certaines choses étaient floues dans nos têtes, qu’il fallait les affiner, et que c’était loin d’être fini. Bref, c’était hyper intéressant, et aussi bien le bordel ! En tout cas, on veut pas en rester là, de se contenter de pondre un texte (un peu trop long... on sait...), mais on a bien l’envie d’en discuter avec plein de gens...

Une réponse à ce texte a aussi été publiée mais elle botte en touche avec un rappel de la cuvée 2008.
C'est jésuitique en diable et le conservatisme purulent est la vraie raison de ces Historiques autoproclamé(e)s. Tout comme leurs amis syndicalistes ils se préparent déjà à vendre l'Appelation NDDL à la Foire de Paris Bio et au Salon de l'Agriculture Raisonnable délocalisé à Kōbe.
Les luttes sociales sont des feux follets sans propriétaires et n'appartiennent qu'a ceux qui les radicalises. Le scorpion Historique précède toujours la récupération Industrielle-Étatique dans son adaptation pour de nouvelles aventures de la Valeur Capitaliste. S'en rendre compte collectivement c'est un pas vers un dépassement.

2, 3 et 4 Août - Festival : le ZAD’nard déchaîné

Comptine pour  les arraché.e.s:

"...Il me tarde de boire je me sens liquide
Quand tu coule dans mes veines je me laisse en proie
Trop d'envie de déboire que je n'élucide
Il faut que j'en revienne, c'est la 1ere fois

Il me suffit des gouttes et j'en vois le vide
C'est le goût de ma peine certain de ma foi
Aussi fort que ces shoots qui m'envoient livide
Il faut que j'en reprenne c'est la dernière fois..."

Virago - Ouvre Moi - in Baise Moi

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