mercredi 27 mars 2013

Résultat d'une trahison: Debord in BnF

Chemin du profit

Guy Debord un art de la guerre

Expo chez Tonton/BnF et livre by Emmanuel Guy et Laurence Le Bras
Coédition BnF / Gallimard
--
«Ce fonds sera pleinement mis en valeur»     Bruno Racine
--
"Il n’y a pas d’héritiers. C’est Debord qui doit hériter de Debord. On y veille."
        ALICE DEBORD, PATRICK MOSCONI 1996 in Le Monde
---

"...À LA FIN SEPTEMBRE 1998, j’ai publié ma correspondance avec Guy Debord. L’éditeur Fayard, en parfaite complicité avec Alice Debord, déclencha aussitôt un procès pour interdire mon livre. Cet éditeur venait d’acheter, par une avance sur droits de 480.000 francs, une « Correspondance complète de Guy Debord ».
Un premier « référé d’heure à heure », réclamant la saisie et de copieux dommages et intérêts, fut refusé par le juge, ce qui permit au livre de circuler quelque temps librement. Puis, Fayard et Alice Debord ayant fait appel de cette décision, l’interdiction fut ordonnée le 16 décembre 1998, et confirmée par le jugement au fond du 13 janvier de l’année suivante." 

Septembre 1999 JEAN-FRANÇOIS MARTOS


Lorsque Debord disparaît en 1994 c'est son épouse Alice qui pilote la succession. La chose paraissait légitime au premier abord, elle était sa compagne jusqu’à son suicide et de plus leur rencontre dans les années 60 fut celle de deux individus engagés dans la critique du capitalisme, Alice Becker-Ho était une étudiante activiste de S.B (socialisme ou barbarie) avant sa rencontre avec Debord.

De trahisons en interdictions et reniements "La Veuve" a finalement vendu le Fond Guy Debord (2,7 millions d’euros) à cette monstruosité voulue par le cagoulard Mitterrand, la Très Grande Bibliothèque (TGB/BNF) après l'épisode du classement "Trésor National" en 2009*.
Mal construite à la va-vite pour pouvoir être inauguré juste avant la mort de la momie François Mitterrand, le résultat des habituels détournements de fonds publics dans l’État français, les commissions et rétro-commissions, l'informatisation démentielle et totalement ratée pour un prix exorbitant, la paralysie dès ses débuts par des grèves nombreuses et justifiées, inadaptée aux travaux des chercheurs...
La liste est sans fin des défauts de cet étron de béton qui est plus archaïque à l'usage que l'ancienne BNF pourtant vétuste, une simple photocopie demande un parcours bureaucratique fou... et le temps d'attente pour un livre en consultation est digne d'une dictature kafkaïenne...
C'est cet échec total qui va faire les choux gras de la presse internationale pendant une décennie avant de devenir aujourd'hui une opération commerciale ignoble  lancée avec le "Fond Debord" et titrée "Un art de la Guerre"...
Voilà le résultat final des opérations tordues de Madame Veuve Guy Debord !
Son mariage avec Debord aura donc été une « stratégie matrimoniale » qui éclate au grand jour dans la succession des opérations commerciales visant son enrichissement personnel. Elle complète avantageusement la longue liste des veuves d'artistes connue pour leur rapacité sans limite dans le commerce de l’œuvre du défunt.
Digne de la perversion absolue de l'appareil économico-étatique français. Vendre leur cul ne trouvant pas preneur ils ont profité de la folie de cette misérable veuve Debord pour lier l’œuvre de celui qui fut leur plus grand cauchemar jusqu'à sa mort en 1994 à leur épicerie infréquentable et en faire oublier la tare originelle.
Un détournement stupéfiant du droit d'auteur privatisé au bénéfice de la BnF couronne cet hypermarché pour caves et touristes.
--------
En 2000, le coût total des subventions de l'État a été porté à un montant sept fois supérieur à celui dont bénéficiait l'ancienne Bibliothèque nationale en 1990, soit les trois-cinquièmes de la somme allouée alors à l'ensemble des bibliothèques universitaires sur le territoire français. Ceci entraîne de lourdes conséquences pour les bibliothèques universitaires, placées dans l'impossibilité financière d'enrichir convenablement leurs catalogues pendant une quinzaine d'années.
--------
Un catalogue de médiathèque, et non une bibliothèque

".../...Trois ans plus tard, un premier site voit le jour en novembre 2008 sous le nom d’Europeana www.europeana.eu. Le démarrage est laborieux : mal dimensionné par rapport au nombre d'accès, le site est fermé dès son ouverture, et ce pendant plusieurs semaines. Un des principaux atouts de Google est justement le nombre de ses serveurs et la rapidité de traitement des requêtes adressées au moteur. Le site Europeana fonctionne maintenant, mais c’est un simple catalogue et non une bibliothèque dans laquelle on peut visualiser directement un ouvrage. L’internaute est renvoyé, après trois ou quatre clicks, aux sites des bibliothèques de chaque pays, avec des dispositifs de visualisation (liseuse ou visionneuse de livres numérisés), auxquels il doit s’adapter à chaque fois : la visionneuse de Gallica (bibliothèque numérique de la BnF), celle de la Bayerische Landesbibliothek, celle de la Gent Bibliotheek, etc. Comme si, en voulant s’affranchir des frontières, on les retrouvait avec la barrière des dispositifs de visualisation propres à chaque bibliothèque nationale.
Par ailleurs, en passant de ses hérauts français à ses concepteurs européens, la bibliothèque numérique est devenue médiathèque, donnant parfois l’impression d’un véritable fourre-tout. C’est un site magnifique, une médiathèque « bling-bling », renvoyant vers de nombreuses bibliothèques ou vidéothèques.../..."
Alexandre Moatti 

Waterloo à Austerlitz

"C'est dans la plus grande discrétion que la ville va adopter, lors du prochain Conseil de Paris, une délibération garantissant à 80 % les futurs emprunts de la SEMAPA, la société d'économie mixte municipale chargée de l'opération Paris Rive Gauche.
D'atermoiements en choix techniques et politiques erronés, la facture ne cesse de grimper et, désormais, le besoin de financement de cette opération est évalué à 436 millions d'euros en 2012. Hélas, ce n'est pas fini : la convention d'aménagement n'expire qu'en 2016 et, à cette date, le bilan de ce ratage colossal se sera encore dégradé. Une bombe à retardement financière est en train d'être amorcée et Paris se prépare un Waterloo à Austerlitz comme vous l'explique plus en détails Jacques Gauthier qui remonte aux origines du problème."
".../...Et ce n'est pas fini, car selon la délibération 2010 DF 51, la poursuite de l'aménagement de Paris Dérive Gauche pour les deux ans à venir exigerait la somme colossale de 245 M € pour les acquisitions foncières et immobilières et de 440 M € HT ( 526 M € TTC ) pour les travaux et honoraires ! C'est à coups de milliards de francs, puis d'euros, qu'a progressé cahin-caha Paris Dérive Gauche depuis sa création en juillet 1991 sans que l'on sache, 19 ans après, quand elle s'achèvera, ni combien de milliards il faudra encore engouffrer dans cette opération calamiteuse d'aménagement qui apparaît comme le grand ratage urbain parisien du 20ème siècle.../..."
"...En réalité, ce n'est pas vraiment de la haute couture urbaine qui a été réalisé mais plutôt un patchwork disparate dominé par les quatre chandelles et l'esplanade des courants d'air de la BNF..."


On n’a plus le droit de prendre la BNF en photo ! Merci Perrault !

"Un agent de la sécurité m’expliquait que c’est un ordre « venu d’en haut » et que lui-même ne faisait qu’appliquer ce qu’on lui demandait alors même qu’il trouvait cette décision ridicule et injuste."
Jean-Marc Mandosio a publié en 1999 et 2000 des essais intitulés L’Effondrement de la Très Grande Bibliothèque Nationale de France et Après l'effondrement aux éditions de l'Encyclopédie des Nuisances dans lesquels il fustige ce projet et sa réalisation. C'est également la position de Lucien X. Polastron qui avance que « le nouvel établissement de Tolbiac a été conçu et réalisé en écartant le plus possible, non seulement ses usagers, conservateurs et lecteurs, mais aussi le ministère de la Culture et jusqu'au moindre intellectuel disponible »...

Conflits permanents
"...La Bibliothèque fut touchée par une grève de trois semaines, provoquée le 20 octobre 1998 par un dysfonctionnement informatique affectant la communication des ouvrages en magasins, onze jours seulement après l'ouverture du rez-de-jardin. Ce conflit, auquel s'associa le personnel de salle de lecture, cristallisa toutes les revendications issues de la période de réorganisation de la BnF. Les principaux griefs des magasiniers portaient sur l'augmentation des distances dues aux dimensions du bâtiment, notamment pour communiquer les quelques ouvrages de format supérieur à la capacité des nacelles du transport automatique de documents (TAD), sur le bruit entraîné par ce système et sur l’exiguïté des arrières banques de salles éclairées à la lumière artificielle..."

"...De manière plus officielle, la mission d'information du Sénat a estimé en juin 2000 que le dysfonctionnement informatique, initialement à l'origine des difficultés d'ouverture du rez-de-jardin en 1998, résultait de retard pris à la fois dans la réalisation et dans l'équipement du marché informatique à partir de 1994. Ceci avait conduit à la mise en place d'une 1re version incomplète n'atteignant que 33 % de l'objectif contractuel, testée en un mois seulement au lieu des six prévus et sans que la recette du système ait pu être effectuée, ainsi qu'à une formation par conséquent insuffisante du personnel, pendant la période de fermeture totale de la BnF qui n'avait duré qu'un mois à la fin du déménagement. Elle a toutefois conclu qu'en l'espace d'un an et demi des améliorations significatives avaient été apportées au fonctionnement du département des imprimés de la BnF par rapport à sa situation antérieure..."

La France décide de classer les archives Debord convoitées par une université américaine.

*L’Etat français a refusé que les archives personnelles du fondateur de l’Internationale situationniste quittent la France. L’arrêté du 29 janvier 2009, signé de la ministre de la Culture Christine Albanel, et publié jeudi dans le Journal officiel, stipule que ces archives revêtent «une grande importance pour l’histoire des idées de la seconde moitié du XXe siècle et la connaissance du travail toujours controversé de l’un des derniers grands intellectuels français de cette période».
L’université Yale, aux États-Unis, avait manifesté son désir d’acquérir l’ensemble des archives personnelles de l’auteur. Les Américains sont assez  friands d’intellectuels français contemporains. L’université souhaitait adosser cet achat à son centre de recherche sur les avant-gardes dont le fonds Debord aurait été un des diamants.


"C'est la gloire Pierre-François !"

mardi 26 mars 2013

ZAD: Sortie de secours ou coup de force ?

Et pourquoi pas les deux, ce gouvernement a une odeur: Politique de la "Terre Brûlée"...

La prétendue justice autorise les expulsions à Notre-Dame-des-Landes (Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé mardi l’expulsion des opposants qui occupent un ensemble de cabanes construites sur le site d'un futur aéroport contesté à Notre-Dame-des-Landes) mais Bruxelles s’est saisi du dossier et demande à la France de s’expliquer sur ce projet qui suscite de si grosses tensions.

Rien n'est encore décidé pourtant le sommet de l’État va devoir trancher dans les semaines qui viennent. Deux options mais dans tous les cas l’État français ne cédera pas "officiellement" et ne reconnaîtra jamais la moindre erreur ou truquage de ce "Marché Publique".

La voie de sortie ne peut donc être qu'une "décision européenne" permettant de sauver l'honneur de ceux qui n'en ont pas...

L'affrontement violent sur place reste possible même en cas de décision de se plier aux injonctions européennes dans le seul but de montrer l'Autorité de l’État en faisant le maximum de blessés et d'arrestations pour "marquer le coup".

Sur place, ça s’organise pour défendre Bellevue comme les autres lieux de la ZAD, et les appels à réagir partout en cas d’intervention policière sont remis au goût du jour : Contre l’aéroport et son monde, s’ils attaquent on riposte ; Appel à actions au moment des expulsions de la ZAD et Contre l’aéroport et son monde : s’ils détruisent notre lieu d’organisation, nous occuperons les leurs !

mercredi 20 mars 2013

Match nul des modèles économiques


L'analyse de Kurz (qui date de plus d'un an) précède les deux dernières "Élections Présidentielles" d'Obama aux USA et de Hollande en France qui tous deux avaient choisi contre le camp Merkel, la "Relance". 
Comme Kurz l'avait démontré, les fondements capitalistes ne permettent même plus ce genre de choix et l'on a logiquement vu Obama et Hollande ne rien relancer du tout, la pédale de frein Merkel/Néo-cons bloquant leur chimères de "Relance" que l’endettement budgétaire démentiel ne permet plus.
Ce qui passe pour de l’assainissement des finances publiques et demande une oppression policière sans précédent (Un terrorisme financier d’État d’urgence, écrit Kurz) pour être imposé aux populations n'est en fait qu'une improvisation immédiate, du sur-place qui conduit vers la stagflation définitive qui précède un effondrement « Titanic » du capitalisme.
PB


Dans l’idéologie économique de l’Occident, deux camps ont paru pendant longtemps s’affronter : celui des USA, néolibéral, autrement dit radicalement orienté sur le marché, et celui de l’Europe, une politique industrielle connue aussi sous le nom de « capitalisme rhénan », à base de keynésianisme ou d’Etat-providence. Les idéologues du marché misaient sur une politique de l’offre (réduction des dépenses à tout prix, en particulier les dépenses salariales), ceux de l’Etat sur une politique de la demande (croissance de la consommation au moyen de dépenses publiques et de hausses des salaires). Il y a maintenant une bonne trentaine d’année, le modèle européen avait perdu tout crédit dans la mesure où l’accroissement des dépenses publiques ouvrait la voie à l’inflation tandis que la croissance stagnait malgré tout (stagflation). L’effondrement du socialisme d’Etat sembla corroborer cette appréciation. De sorte que le concept étasunien d’ultralibéralisme put entamer sa marche triomphale, et les européens, tout particulièrement les sociaux-démocrates emmenés par Schröder et Blair, s’empressèrent de suivre le mouvement.

La grande « réussite » de la révolution néolibérale consista, comme chacun sait, à donner naissance à des bulles financières sans précédent, qui encouragèrent pendant plus d’une décennie la conjoncture déficitaire mondiale. Lorsque le krach de 2008 vint mettre un terme à cette époque, l’atterrissage fut brutal. Les gouvernements européens, « grande coalition » allemande en tête, eurent le front de rejeter la faute sur l’Amérique et sa doctrine néolibérale - comme s’ils n’avaient pas, de leur côté, imposé à toute force la même politique. Par moments, on eut l’impression qu’un revirement s’était opéré et que, des deux côtés de l’Atlantique, par le recours aux plans de sauvetage et aux programmes de relance, on s’alignait désormais sur le modèle européen. Mais les limites du financement public ne tardèrent pas à apparaître sous la forme de crises de la dette. Le traditionnel antagonisme est de retour, plus brûlant que jamais, à ceci près que les rôles sont inversés : à première vue en tout cas, les USA et leur élite économique misent plutôt sur l’intervention étatique pour stimuler le marché, tandis que l’Europe, sous la houlette de Merkel, s’oriente vers des programmes d’austérité draconiens.

Mais la vérité c’est qu’il n’y a plus de modèle économique clair ; des deux côtés on s’efforce au contraire de s’en sortir en trichant. Que ce soit aux USA ou en Europe, on voit d’une part les programmes de rigueur budgétaire se succéder, et d’autre part les banques centrales s’employer à ce que l’argent coule à flots. Les Etats sont sommés d’épargner, les entreprises d’investir. Seulement, même abreuvées d’argent bon marché, les banques n’accordent de prêts qu’au compte-gouttes, préférant replacer cet argent dans les banques centrales. Inversement, les entreprises ont complètement cessé de réclamer des crédits pour de gros investissements et en reviennent à la bonne vieille politique consistant à réduire drastiquement les coûts. Sans les dépenses publiques rien ne va plus, mais en même temps celles-ci doivent obligatoirement être ramenées à la portion congrue. Et s’il est vrai que les banques centrales souscrivent aux emprunts d’Etat, ça n’est nullement pour soutenir une demande réelle, mais simplement pour enrayer la dépréciation de ces titres et sauver les banques qui en détiennent.

Cette politique hypocrite conduit au retour d’une stagflation plus grave encore que la précédente, mais cette fois ça ne durera pas. Pour le moment, les USA semblent privilégier la voie inflationniste et l’Europe de Merkel la voie de la récession et d’un terrorisme financier d’Etat d’urgence. Si un futur président Romney devait faire volte-face, il lui faudrait emprunter à ces « socialistes » Européens tant décriés un concept qu’on dit d’origine américaine ; et cela vaut pareillement pour l’UE si, à l’inverse, elle décidait de s’aligner sur la politique d’Obama. Ni l’un ni l’autre ne marcherait. Qui veut sauver le système financier n’a d’autre choix que de laisser dépérir la demande, et qui veut sauver la demande se voit contraint de ruiner le système financier. Cet enchevêtrement absurdement contradictoire des deux modèles économiques, résultat de leur match nul, indique que leurs fondements capitalistes communs sont en train de s’effriter.

                                                                                                                                                                                                   Robert Kurz

 Neues Deutschland  6 février 2012
Traduction de l’allemand: Sînziana

vendredi 15 mars 2013

Appel au boycott du Forum Social Mondial 2013 à Tunis

Bite de la Concorde Paris 1993


Cet appel au boycott est justifié bien qu'une contestation en acte du forum soit plus efficace. Il s'agit toujours de ce même piège néo-réformiste élaboré depuis les années 90 par les chacals para-policiers d'ATTAC et tous leurs amis pseudo-critique grassement subventionnés par le système mondialisé de désinformation et de manipulation des populations.
Tunis est la nouvelle ville à la mode pour toute la contre-révolution préventive. Les même qui apportaient leur "expertise" du contrôle social au régime de Ben Ali (Bull et Cie) reviennent sous un autre déguisement étouffer l'élan des tunisiens vers la liberté.
Si les incantations "Révolutionnaires" de cet appel paraissent largement décalées du moment historique, les luttes radicales pour prendre en main ces vies qui nous échappent, défendre les droits humains élémentaires et les étendre plus largement, sont à l'ordre du jour de notre survie.

Libres et libertaires du monde,

Durant le mois de mars 2013 se tiendra en Tunisie le Forum Social Mondial. Nous considérons que l’approche réformiste et libérale de la bureaucratie organisatrice du Forum n’aboutira nullement à l’élaboration d’un projet révolutionnaire pour les peuples du monde. Bien que cet événement se présente comme l’occasion d’une rencontre entre des révolutionnaires venus de différents coins du monde, l’objectif ultime, la destruction du système capitaliste, ne sera pas à l’ordre du jour.
Ce forum va se dérouler dans une période où le monde est traversé par une vague de soulèvements et de mouvements sociaux. Grèves, sit-in, occupations et émeutes s’enchaînent et s’alternent. La colère transgresse les frontières de l’Orient et de l’Occident. Les États dits « démocratiques » sont mis en cause autant que les pires des dictatures. De l’Espagne à l’Égypte et de la Grèce à la Tunisie, quel est donc le moteur de cet élan révolutionnaire dont la puissance menace les États du capitalisme ?

La crise économique n’étant plus le domaine des « experts » et autres analystes professionnels ; les politiciens en place, tout comme leurs opposants, avouent leur impuissance à mettre fin à l’intensification du chômage, de la précarité, de la sous-nutrition, des maladies, de la pollution…

Les discours médiatiques répétitifs ne sont qu’une multiplication d’appels à « prendre son mal en patience » pour attendre des solutions qui ne viendront pas. La même réalité perdure, les grandes crises du capitalisme perturbent ses mécanismes de propagation et d’envahissement du monde en ne laissant sur son passage que davantage de précarité et de ravages.

Les gouvernements changent, les élections se succèdent, l’accès au pouvoir se partage entre « gauche » et « droite », entre libéraux et intégristes. Malgré l’importance des budgets dépensés, l’immensité des campagnes médiatiques faisant louanges des illusions de la « transition démocratique », des « libertés politiques » ou de « la liberté d’expression »… la désillusion s’installe.

Le Forum Social Mondial, soutenu et financé par les capitalistes et leurs appareils, n’est qu’une tentative de convaincre les victimes du système capitaliste que la raison foncière de la crise économique réside dans ce qu’ils appellent « le néo-libéralisme », « la mondialisation sauvage », « les spéculations financières » et l’aggravation de la dette, ne proposant comme unique alternative à l’exploitation et la précarité que la réforme d’un système qui est à la source de tous les maux.

Libertaires des peuples du monde,

Les damnés de la terre outrepassent le désastre de leur quotidien en se soulevant, en se révoltant et en s’insurgeant. Ils savent aujourd’hui que, dans leur union et leur détermination, ils libèrent leur existence, ainsi que celle des générations futures, de l’emprise du capitalisme.

Nous, damnés et révolutionnaires de cette terre, devons continuer l’insurrection pour la libération de nos existences de l’emprise du capitalisme meurtrier. Il n’y a pas de plus grande puissance que celle de notre union et de notre détermination à étouffer, jusqu’à la dernière étreinte, ce système qui nous a tant réprimé.

Nous boycottons ce Forum et nous nous y opposons non pas uniquement parce que nous n’avons rien à faire avec la bureaucratie associative et syndicale qui l’organise, y participe seule, tend à installer la collaboration colonialiste et la soumission sociale chère à la bourgeoisie, ses médias, sa médiocrité politicienne. Non, nous boycottons en priorité tout mouvement de réforme, qu’il se place à gauche ou à droite.

Nous sommes les alliés de la révolution sociale.

La crise s’accentuant et se faisant de plus en plus sentir, nous voyons naître aujourd’hui des mouvements de désobéissance généralisés, des soulèvements qui ne cessent de se propager. Ces différentes crises ont alimenté un mouvement révolutionnaire dans plusieurs pays, la Tunisie, l’Égypte, le Yémen, El Bahreïn… Et des mouvements sociaux aux formes inédites qui ont touché la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Islande et même le Royaume-Uni et les États-Unis.

Libertaires des peuples du monde,

Cet appel est le nôtre. Il est celui des aliénés, chômeurs diplômés et sans diplômes, agriculteurs sans terres, des femmes sans-voix, des ouvriers exploités au fond de la mine polluante, tout ceux que prétendent représenter les bureaucrates du FSM après les avoir écartés de l’organisation des débats. Notre appel est celui des désobéissants et des révolutionnaires, celui d’autres mouvements sociaux s’opposant au système capitaliste et à l’autoritarisme des États.

Politiciens, médias et idéologies…

Les marchands d’illusions et de peurs couverts de leurs tenues réformistes comme s’opposant au capitalisme ne sont que partie prenante de ce même système établi. Il suffit de voir les composantes de ce Forum ainsi que ses directions bureaucratiques et ses communiqués pour se rendre compte que jamais le fond, l’essence du système capitaliste n’est attaquée et que ce Forum n’est qu’une énième tentative réformiste dont l’ultime objectif est de canaliser la colère des milliards d’individus s’étant insurgés contre la faim, la pauvreté et la précarité en ne criant qu’un slogan unique :

“Le peuple veut la chute du système”

Tel est le cri résonnant dont l’écho s’est fait entendre de la Place Tahrir à Wall Street, d’Athènes à Tunis et de Barcelone au Bahreïn et pour qu’il ne demeure pas qu’un simple slogan creux dont se parent les forces les plus rétrogrades, il nous faudrait désormais désigner les choses par leurs noms propres :

“Le peuple veut la chute du capitalisme”

Le capitalisme étant le système, tel ou tel autre président, tel ou tel autre parti politique, tel ou tel autre roi ne sont que des pions temporaires, les dociles exécutants de ses mécanismes, peu importe les formes de gouvernement qu’il adopte.

Libertaires des peuples du monde,

Les forces médiatiques du capitalisme mondial dépensent des milliards à véhiculer l’idée illusoire des transitions démocratiques. Elles s’interposent ainsi à toute expérience et toute tentative autogestionnaire des travailleurs dans la gestion de leurs ressources, ces derniers se présentant comme la plus grande menace pour leurs intérêts.

Aujourd’hui, notre émancipation peut se réaliser dans la constitution de fronts révolutionnaires, dans la coordination de nos forces d’actions, dans notre combat effectif contre le système capitaliste mondial. Nous voulons que s’opère une transformation réelle dans nos sociétés, et qu’elle soit basée sur l’autogestion des ressources.

Nous appelons toutes les forces révolutionnaires, les mouvements et les organisations de lutte contre le capitalisme, à travailler à l’union internationale contre les États pseudo démocratiques ou dictatoriaux, que leur loi soit civile ou religieuse, que leurs partis au pouvoir soit conservateurs ou libéraux.

La crise, c’est le capitalisme. Abolir le système, c’est abolir le capitalisme.
تحميل النداء : هنا / version PDF en  arabe
Instances d’action révolutionnaire – Mouvement Désobéissance mars 2013
https://appelsm.wordpress.com

jeudi 14 mars 2013

Appel des familles victimes de crimes policiers

Manif Paris

« J’hésite à exagérer l’importance de cette modeste oasis de liberté parce que les autres domaines plus connus et conventionnels de la lutte pour la liberté et l’amélioration de la société sont d’une importance extrême. Je ne peux dire que le logiciel libre est aussi important que ces domaines mais c’est une responsabilité que j’ai assumée parce qu’elle m’est tombée dessus, et que j’ai vu que je pouvais y faire quelque chose. Cela dit, mettre fin à la brutalité des polices, à la guerre aux drogues, mettre un terme aux racismes de tout ordre qui ont encore cours, aider les gens à vivre une vie plus confortable, protéger le droit à l’avortement, nous protéger de la théocratie... ce sont autant de causes importantes qui dépassent largement ce que je fais. J’aimerais juste savoir que faire pour y remédier. »
Partout les mêmes problèmes se posent:
Collectif opposé à la brutalité policière Montréal Québec 
New York  avec la mort d'un jeune d’East Flatbush à Brooklyn: http://www.theroot.com/views/kimani-gray-another-nypd-usual-suspect


------
15-23 mars 2013:
Semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers Samedi 23 mars 2013:
Journée de manifestation nationale

FACE AUX CRIMES POLICIERS: TOUS UNIS
POUR QUE JUSTICE SOIT RENDUE AUX VICTIMES

Nous, familles victimes de crimes commis par des policiers, avons le devoir de dénoncer la tragédie d'avoir perdu un fils, un père, un frère, un mari, une mère, une épouse, une sœur, un grand-père, une grand-mère, une cousine ou un cousin.

Des victimes qui viennent s’ajouter tristement à la longue liste de toutes les personnes grièvement blessées ou mortes lors d’interpellations policières, de course-poursuites ou en détention. Des victimes seules et non armées, qui sont entravées et frappées, « tasées » ou tuées par balle …

L’usage de techniques d’immobilisation (clé d’étranglement, pliage, …) ou d’armes dites non létales (taser, flashball…) peut provoquer la mort. Lorsqu’elle fait l’objet d’une enquête judiciaire, les policiers impliqués se cachent derrière les méthodes enseignées dans les écoles de police ou prétendent être en « légitime défense ».

Ces trente dernières années, nous constatons que dès lors que des policiers sont impliqués, la justice se rend complice en accordant l’impunité aux meurtriers, lorsqu'ils agissent au nom de d’État.

Et les familles ne parviennent jamais à obtenir réparation.

Ces meurtriers disposent ainsi d’un droit de vie ou de mort sur l’ensemble de la population.

Une population jamais reconnue comme victime mais présentée par la majorité des journalistes et des responsables politiques comme étant systématiquement coupable, principalement du fait de ses origines ethniques, sa religion ou de son lieu de résidence.

La persistance de ces violences policières nous oblige à prendre position. Nous les familles meurtries dans notre chair, nous vous appelons à vous joindre à nous pour s'organiser et résister à la répression d’État et au déni de justice.

Du 15 au 23 mars 2013, créons partout en France des initiatives dans le cadre de la semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 13h à Paris, unissons-nous
dans une marche de la Place de l'Opéra à Stalingrad

TOUS UNIS CONTRE LES CRIMES POLICIERS
STOP A L'IMPUNITE !

Nous avons besoin de toute forme de soutien : prêt de matériel, aide logistique, financière, communication, flyers, photocopies, etc. pour mener à bien l’ensemble de ces actions.

Familles de victimes: Youcef MAHDI, Nabil MABTOUL, Wissam EL YAMNI, Amine BENTOUNSI, Mahamadou MAREGA, Hakim AJIMI, Ali ZIRI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI…

http://www.etatdexception.net/?p=4087


 ---------
Aucun doute, le nouveau pape Jorge Bergoglio était dans la proximité du dictateur Videla. Ce que montre non pas une mais des tas de photographies. En voici une. 
 Futur Pape au garde-à-vous devant Videla
L'attitude du nouveau pape avec à la junte militaire de Jorge Videla (1976-1983) l'a obligé à se présenter face à la justice argentine en tant que témoin en 2010. Des témoins et des organisations de droits de l'homme affirment que Jorge Bergoglio - alors à la tête de la Compagnie de Jésus - aurait levé la protection dont disposaient deux prêtres travaillant dans un bidonville de la capitale argentine, soupçonnés par la junte d'activités "subversives". Séquestrés durant cinq mois, les deux hommes étaient réapparus vivants avec d'évidents signes de torture.
Certains ecclésiastiques affirment que sa vie aurait été menacé directement si il n'avait pas collaboré avec la dictature mais en tant que patron des puissants  jésuites il est douteux que Videla le fasse  liquider comme un simple curé de campagne...

30.000 disparitions forcées sous la dictature, 500 centres clandestins de détention et de torture créés, alors qu'environ 500 000 personnes furent contraintes à l'exil, qui plus est clandestin dans les premières années de la junte, qui refusait alors de délivrer des visas de sortie du pays.
Videla est accusé avec le général Luciano Benjamín Menéndez pour les « groupes de travail » du Destacamento de Inteligencia 141 et du Département d'Information (D2, police politique) de la police provinciale, de la torture et du meurtre de 32 prisonniers politiques à la prison de Córdoba et au centre clandestin de détention du Service de renseignement de la police.

dimanche 10 mars 2013

Prendre le Canal de Suez

Nuit parisienne


A Port-Saïd, les milliers de manifestants commencent déjà, ce 9 mars, à appeler à “Prendre le Canal de Suez”. Du jamais vu depuis la révolte de la cité en janvier dernier. À Ismailia et Suez, de semblables mouvements veulent aussi bloquer le canal.
Si le canal est pris par les révolutionnaires, l’Égypte sera entièrement bloquée car une importante part de ses revenus directs provient de son canal et des taxes et emplois générés.
L’armée a menacé, pour la première dans cette journée du 9 mars, d’intervenir “pour sécuriser l’État”, venant au secours de sa justice corrompue et de son allié, Mohamed Morsi. Des blindés ont fait mouvement peu après la déclaration vers le centre de Port-Saïd, abandonné par l’armée.


Du coté de la place Trahir les affrontements ont continué, la police d'état utilise des snipers et abat des manifestants.
Black Bloc DCD transporté par ses amis
C'est certainement l'heure de vérité qui se joue, le blocage du canal de Suez aurait un impact international majeur sur les flux capitalistes internationaux et bouleverse les équilibres stratégique des "Grandes Puissances".

vendredi 8 mars 2013

Arnaud Montebourg l'enfumeur d'ouvriers

Un Cagoulard Normal


Combien de futurs licenciés ont vraiment cru à ces balivernes de ré-industrialisation de la France française (chions français...).
Tout, vraiment tout démontre clairement depuis au moins trente années que l'industrie fordiste du plein emploi est définitivement un chapitre clos du capitalisme. Même en Chine les projets de production à outrance de gris-gris consommables par les gorets yankee ou d'autres bat de l'aille.  Le PCC entame un grand virage vers la consommation de masse dans un seul pays, ce qui n'est là encore qu'un enfumage pour usage interne visant à calmer les masses chinoises de plus en plus critiques sur l'industrialisation à outrance qui les fait vivre dans un nuage toxique permanent mais toujours aussi pauvres et esclaves.
Montebourg n'est en poste que pour déstabiliser avec l'aide des syndicats et de la police les derniers ouvriers français qui refusent leur licenciement. Du maintient de l'ordre, rien de plus...
Pour des villes pauvres comme Aulnay et Bobigny c'est un drame social qui frappe les derniers salariés ouvriers digne de ce nom alors que ces villes doivent leur urbanisme aux seuls besoins des usines Peugeots qui ont littéralement dessiné le paysage urbain (et il est pimpant, pour ceux qui connaissent le cadre urbain local ou le deal de croquettes risque de devenir la seule activité possible, fumeurs vos papiers...).

On remarque que les actuelles luttes ouvrières coïncident exactement avec les quartiers dit "à risque" par l’État policier. Comme les quartiers Nord d'Amiens qui avaient après une bavure conspué "le premier flic de France" Valls, lors de sa venue sur place mouvementée qui le montrait chiant dans son froc de rencontrer "Le Peuple".
Comme Sarkozy avant lui, Valls tente de couvrir les bavures de sa police par des promesses de lois démagogiques pour faire oublier que les 3 fonctionnaires des BAC sont DCD de leur refus d'appliquer les consignes (pas de courses poursuites à grande vitesse pour des peccadilles qui mettent en jeu la sécurité du public inutilement alors que le simple relevé de la plaque minéralogique permettait un serrage en douceur, ce que savent tous les flics pro...).
Pour cette fois les victimes de la bavure sont les flics eux-même. Quel monde étrange ou il n'est même plus permis de se donner une montée d'adrénaline avec un bolide sympa sans que les hordes flicardes vous chasse comme si vous aviez vidé un chargeur sur l’État lui-même... 
Le couvre-feu télévision de 20 heure n'a jamais concerné les aventuriers, c'est la Vie même que vous cherchez à interdire mais l'aventure c'est justement de courir le risque de vivre à tout prix.

Le plaisir et l'adrénaline d'une virée nocturne avec ses potes en caisse tirée c'est la base même du vouloir vivre sa vie dans votre merdier capitaliste automobile et ce rêve est partagé par dix millions de lascars dans 5000 quartiers...
Toute une jeunesse devrait s'enfermer devant la télé avec papa-maman et la soupe OGM pour admirer vos conneries 24/24 ?
Ne rêvez pas, la fièvre du samedi soir ça existe !

Mais devant les nombreuses difficultés, et le coût de plus en plus élevé d'un hypothétique redémarrage de la raffinerie Petroplus... Blabla bla
"On continue de se bagarrer tous les jours, mais c'est un dossier extrêmement difficile", reconnaît-on au cabinet de M. Montebourg.


jeudi 7 mars 2013

FRIC de FLICS

Certains camarades affirment que :


Certes,
Mais pour faire du FLIC, il faut du FRIC !
Les polices dépendent aussi de la Valorisation, tout comme le défunt "Etat Social" "l'Etat Policier" a un Coût...
Lorsque ce Coût sera devenu exorbitant et que son "rendement" sera devenu inversement proportionnel à la masse flicarde utilisé, les équilibres capitalistes exigeront d'ajuster et dégraisser leurs effectifs...
Robots, drones ou abandon de certains territoires ?

Soigne ta Gauche Camarade !


mardi 5 mars 2013

La Commune de Port-Saîd



Difficile pour les libertaires d’être indifférent aux mouvements de désobéissance civile qui touchent l'ensemble des villes du delta égyptien. La ville de Port-Saîd est particulièrement en pointe dans ce mouvement de contestation qui devient une véritable sécession des villes qui s'auto-organisent et ne reconnaissent plus le pouvoir central de Morsi, d'autant que les choses s’accélèrent.
Les émeutes ont commencé à la fin janvier après la condamnation à mort de 21 personnes, des supporters du club de football Al Masri de Port-Saïd, mises en cause dans une bousculade provoquée par la police et qui a fait 74 morts en février 2012 en marge d'un match de football au stade de la ville.
Les manifestants accusent le gouvernement de rester sourd à leurs revendications et promettent de poursuivre leur campagne de "désobéissance civile".

LA DIRECTION PORTUAIRE EST AUX MAINS DES REVOLTÉS et L’ARMÉE ABANDONNE TROIS BLINDÉS DANS LES RUES 
Cela devait arriver. Ce 4 mars, des dizaines de milliers de personnes ont à nouveau envahi les rues de la ville, cœur battant de la révolte contre les Généraux et leur allié Mohamed Morsi, pour enterrer cinq des leurs, tués par la police et l’armée dans la nuit du 3 au 4 mars. Très vite, la police a foncé sur la foule à nouveau. Des manifestants ont répondu par des pierres et des cocktails molotov. Des révoltés ont pris le contrôle de la direction du port. Les autorités craignent une contagion au canal de Suez et à son blocage. L’armée a aussi abandonné une partie de la ville, laissant trois blindés aux révoltés.
Un bâtiment du siège des services de sécurité de Port-Saïd était en flammes cet après-midi 4 mars, l’incendie qui a démarré au rez-de-chaussée du local des services de sécurité, entraînait d’importantes émissions de fumée tandis que les heurts se poursuivaient dans les rues autour du bâtiment.

Voir vidéo:
http://globaluprisings.org/?p=829
Dans le film on remarque l'utilisation de lance-flammes improvisés par les libertaires (à partir d'extincteurs) pour faire reculer les chiens-violeurs qui agressent les femmes. c'est évidement le pouvoir policier qui est derrière ces pratiques visant à semer la panique en utilisant les méthodes les plus vils auxquelles se prêtent les divers obsédés sexuels et aliénés qui permettent de "faire nombres" et de couvrir la manipulation.
Staline utilisa ce genre de méthodes effroyables pour vider de sa population la partie Est de la Prusse orientale qui devait devenir Russe et l'est toujours autour de konigsberg. La même armée rouge qui éventrait, violait et massacrait les civils de tous ages (surtout allemands mais aussi Polonais et Baltes) pour nettoyer certaines régions de leur population d'origine changeât de comportement comme un seul homme dès que Staline siffla la fin de la récréation pour imposer sa nouvelle ligne idéologique de "Libération du prolétariat Allemand" du nazisme et faire bonne figure devant les troupes alliés et leurs journalistes. ainsi Berlin fut rapidement une ville sure aux mains de la "glorieuse armée rouge".

A propos de l'actuel Président Morsi: Texte tiré de la Mailing de Galila El Kadi  le 6 mars 2013.

".../...Les révélations récentes de l’ancien responsable de la prison de Wadi El Natroun, de laquelle s’est évadé Morsi El Ayat (l'actuel Président...) avec 35 des membres de la confrérie et quelques éléments du Hamas le 28 janvier 2011, confirment les rumeurs sur une éventuelle aide des éléments des Frères de Gaza qui ont facilité cette évasion. Je rappelle que Morsi El Ayat, ainsi que d’autres Ikhwans, croupissaient dans les prisons de Moubarak lors de l’éclatement de la révolution, l’enceinte de l’établissement carcéral de Wadi Natroun, fut détruite par un buldozer, des cagoulés armés ont libéré tous les détenus, et ce jour-là, Morsi a pu joindre la chaîne Al Jazira pour annoncer sa libération avec ses camarades, par satellite, or tous les réseaux d’internet et de téléphone étaient coupées en Égypte à ce moment. Les demandes déposées auprès du procureur général pour ouvrir une enquête sur ces faits, sont restées lettre morte. Mais le témoignage du directeur de la prison ont réouverts la plaie, certains juristes exigent le retour de Morsi en prison affirmant qu’il a perdu toute légitimité. Mais qui pourrait  contraindre cet ancien repris de justice devenu président du plus grand pays du monde arabe et qui plus est, bénéficie du soutien des États-Unis et de l’Europe ? Personne en réalité, le peuple sûrement..../..."

mercredi 27 février 2013

Scandale Alimentaire bidon


Quel scandale alimentaire est-il à découvrir alors que la néo-nourriture est reine depuis plus de 40 années ?

Quelle Indignation pour les nostalgiques des Trente Glorieuses, pacte social né pour effacer l'ardoise des deux boucheries mondiales et fondé sur une base prétendument solide pour imposer une accélération de la consommation de masse et de son spectacle.

Un dernier reste de coquetterie chez ce peuple d'esclaves (et de vaches folles) que sont les Anglais qui ont assimilé les habitudes culturelles des Lords servit par leur spectacle: La populace se rêve honorable en admirant une reine de pacotille caresser le poil de ses pur-sangs et refuse de manger de la viande chevaline qu'elle n'a jamais eu l'occasion de refuser tant sa pauvre nourriture est falsifiée.
Ajoutez les besoins de vendre du papier de sa presse à scandale et l'affaire est lancé, les faux culs découvrent l'eau plate des fraudes alimentaires universellement appliquées depuis les années 70 et la généralisation de la néo-nourriture en Europe et dans le monde.
Lorsque le sang humain est devenue une marchandise, le "Minerai" de déchets alimentaires carnés est une opportunité à "Valoriser", quoi de neuf dans tout cela ?
Les caves pensaient-ils que Mamy Nova leur préparait avec amour leur tambouille de merde...
La "couverture" des prétendu fraudes changera certainement et les montagnes de déchets continuerons à être englouties en masse car c'est la règle dans la société capitaliste finissante de valoriser les déchets en les faisant consommer aux déchets humains.
Céréales non-panifiables pour les bambins, poissons/poison d'élevages aux étiquettes truquées et viande avariée travaillé à l'azote, tout finira dans les même assiettes tant que l'illusion capitaliste tiendra.


« Ce sont des bouts de machin, de gras notamment. En fait, c’est catégoriquement de la merde. Il y a 40 ans, cette matière allait à l’équarrissage pour être brûlée. Les industriels n’osaient même pas en faire de la bouffe pour chat.
Dans ces usines, on transforme effectivement des bas morceaux tout à fait corrects en merde. La recette était simple : on recevait des palettes de bas morceaux de marques de boucheries industrielles connues comme Bigard, qu’on décongelait dans des barattes (des sortes de monstrueuses bétonnières de deux mètres de diamètre dans lesquelles on envoie de l’eau bouillante sous pression pour décongeler tout ça en vitesse), et on y ajoutait au cours de trois malaxages successifs entre 30 et 40% du poids en graisse, plèvre, cartilages et autres collagènes.
On obtenait des quantités phénoménales de purée de viande qu’on mettait dans des bacs de 10 kg et qu’on tassait à coups de poings, puis qu’on renvoyait au surgélateur par palettes de 70 caisses. Oui, car on l’ignore souvent, mais on peut surgeler de la viande plusieurs fois de suite, au contraire de la congélation classique.

Azote liquide pour agglomérer la viande

Il y avait aussi la ligne des « cubes de viande ». Vous êtes vous déjà demandé comment ils font pour vous servir des cubes de viande si magnifiquement cubiques ?

Voilà la recette : en sortie de baratte, les ouvriers au nombre de deux ou trois piochent à la main d’énormes brassées de viande sanguinolente, qui sont transférées dans une sorte d’énorme presse avec de nombreuses « étagères ».
On fait descendre les mâchoires qui compressent cette viande, et pour mieux l’agglomérer, on fait circuler entre les plaques (mais, je suppose, pas en contact direct avec la viande, enfin je l’espère) de l’azote liquide.
Quand cette machine était en route ça puait tellement la chimie qu’on avait l’impression d’être près des raffineries de l’Étang de Berre… L’azote étant un des composés de l’air, je suppose qu’il s’évaporait au sortir de la presse s’il y avait eu contact avec la viande. Mais quand même...

Lire sur le site de Fabrice Nicolino par exemple.
----
".../...Elle est aujourd’hui contrainte de présenter comme normales et familières des choses qui sont effectivement devenues tout à fait extraordinaires. Ceci est-il du pain, du vin, une tomate, un œuf, une maison, une ville ? Certainement pas, puisqu’un enchaînement de transformations internes, à court terme économiquement utile à ceux qui détiennent les moyens de production, en a gardé le nom et une bonne part de l’apparence, mais en en retirant le goût et le contenu. On assure pourtant que les divers biens consommables répondent indiscutablement à ces appellations traditionnelles, et on en donne pour preuve le fait qu’il n’existe plus rien d’autre, et qu’il n’y a donc plus de comparaison possible. Comme on a fait en sorte que très peu de gens sachent où trouver les authentiques là où ils existent encore, le faux peut relever légalement le nom du vrai qui s’est éteint. Et le même principe qui régit la nourriture ou l’habitat du peuple s’étend partout, jusqu’aux livres ou aux dernières apparences de débat démocratique que l’on veut bien lui montrer..../..." 
Guy Debord
 Préface à la quatrième édition italienne
-----------

Meurtre sordide: Arafat Jaradat a bel et bien été torturé à mort !

Suspecté d’avoir jeté une pierre pendant les affrontements à Hébron ces derniers jours, Arafat Jaradat, a bel et bien été cruellement battu et torturé. Il est est mort samedi des suites des coups et tortures que lui ont fait subir pendant 5 jours ses tortionnaires israéliens. C’est le deuxième prisonnier palestinien qui décède en prison depuis le début de cette année, tandis que d’autres, en grève de la faim sont en train de mourir. Le colère monte en Palestine.

Le coupable ?Benyamin Netanyahou (בנימין נתניהו) et sa folle politique raciste.

mercredi 20 février 2013

Lire Marx de Robert Kurz



La librairie parisienne La balustrade vient de rééditer l'ouvrage de Robert Kurz, « Lire Marx. Les textes les plus importants de Marx pour le 21ème siècle choisis et commentés par Robert Kurz », publié en France en 2002 ce livre était devenu introuvable, épuisé depuis plusieurs années.
Initiative heureuse sinon indispensable mais qui appelle quelques remarques.

Le pavé de mauvais papier (type journaux) se casse en début de lecture, il est difficile à manier surtout pour une compilation de textes dans laquelle forcement il faut manœuvrer les pages et les chapitres. Mais, pas le choix c'est cela ou rien...
Plus grave une annonce très malheureuse de l'éditeur en début de livre appel un commentaire détaillé.

Marx n'est pas à la porté d'un lecteur de 16 ans sorti des écoles poubelles de la République Monsieur Balustrade !                                                                                              Le niveau scolaire baisse, cette fois-ci c'est vrai !

La lecture sérieuse de Marx à toujours été un jeu de pistes embrouillé et plein de pièges dans le passé en France particulièrement. La mainmise des marxistes staliniens sur l’œuvre de Marx rendait IMPOSSIBLE sa lecture dans les années 70/80 et au delà. En effet le Kapital pour ne parler que de lui était censuré de son meilleur chapitre par le Phisolophe officiel du PCF: Althusser, ne perdez pas votre temps avec le chapitre 1 La marchandise et la monnaie conseil-t'il (avant qu'il soit squizé en édition populaire) et ses complices Joseph Roy et Maurice La Chatre fossilisant le "Maître" "Les pauvres ne pouvant payer la science qu'avec l'obole" et Engels qui en fait "La Bible de la Classe ouvrière" alléluia !.
La version "populaire" des "éditions sociales" illisible était volontairement confisqué pour effacer toute trace de la Critique du Fétichisme et de la Valeur.
Restes confus d'idéalisme bourgeois hégelien, délires abstraits du Maître, et au final les profs d'économie marxistes mettaient en garde contre "les complexitées abstraites de la monnaie..." qui heureusement ne figuraient pas au programme des lycées en section économie... Un monde simple pour les futurs consommateurs des 30 glorieuses.
C'est donc seulement par des chemins détournés qu'il était possible d'approcher ces questions essentielles et L'I.S à été le chemin presque naturel pour accéder à ces connaissances tenue secrète par la confrérie des marxistes en France. Encore fallait-il accéder à la lecture de l'I.S. et être capable d'en tirer quelque chose en première lecture ce qui n'était pas simple pour les révoltés des banlieues en marge du caravansérail universitaire.
Mais cela n'était pas la seule difficulté et la seconde difficulté est toujours d'actualité, il s'agit de la maîtrise de la dialectique hégélienne of course...
Pour comprendre Marx il faut se mettre dans la peau du jeune Marx formé à l'école de Hegel et d'abord connu comme le "Meilleur jeune philosophe de sa génération". Marx était un jeune hégélien "de gauche" lorsqu'il va rencontrer la critique sociale de son époque et devenir le théoricien que nous connaissons.
La lecture de Hegel nécessite une étude sérieuse pour aborder le système de la dialectique hégélienne qui est la clé dont Marx fera l'instrument central de son travail "ésotérique" sur le capitalisme.
A l’exception de Lukác qui répétera inlassablement cet avertissement "il ne faut pas traiter Hegel comme un chien crevé" les marxistes utiliserons pendant un bon siècle un simple effet de manche pour évacuer totalement Hegel: "Penseur Bourgeois idéaliste".

Résumons: Pour lire Marx correctement il faut au moins après une première approche comme "Esthétique" et "La Raison dans L’Histoire" étudier soigneusement "La Phénoménologie de l'Esprit" et dans ce cas le "papier" (Jean Hyppolite éditions Aubier) est indispensable ainsi qu'un dictionnaire philosophique et du temps pour cogiter.
L'effet est forcément redoutable, un coup de canon dialectique qui propulse en avant. Pour le banlieusard moyen sorti des écoles poubelles une année semble raisonnable pour digérer "Le Vieux" et dire comme Marx "Ce qu'il manque à tous ces beaux Messieurs c'est la dialectique" !!!
Intro extrait

Dans son objet Robert Kurz s'adresse d'abord aux marxistes qu'il pense récupérables pour une nouvelle lecture de Marx. Dans son Introduction à "Lire Marx" il précise qu'il connaît moins bien les jeunes générations. Pas un mot de Kurz sur les libertaires (et encore moins sur L'I.S. et Debord), son choix est délibéré et définitif mais c'est le choix d'un théoricien Allemand qui écrit en Allemand, un pays ou l'empreinte de l'I.S. est faible et celle de l’École de Francfort très forte.

Une expression revient souvent chez Kurz (mais aussi chez sa compagne et d'autres membres d'EXIT) - Marxisme du mouvement ouvrier - (parti ouvrier, mouvement ouvrier, siècle du mouvement ouvrier) une référence à cette masse de prolétaires totalement soumise à l'esclavage salarié et regroupé militairement dans les usines ou la Valeur capitaliste est arraché en masse au labeur humain déshumanisé.
Le Marxisme de mouvement ouvrier s'organise après la Commune (1871) et devient hégémonique très vite, avant la fin du 19e siècle en Allemagne sous la forme du Parti Social-Démocrate qui contrôle une véritable galaxie d'organisations secondaires, de journaux, de clubs, d'associations et de syndicats avec un incroyable maillage du territoire dans l'Empire Allemand proclamé en 1871 à Versailles. 
Pourtant la trahison de l’Internationalisme aura lieu très vite et dans toute l'Europe dès 1914 lorsque ces organisations rejointes par la majorité des organisations libertaires et anarchistes rejoindront le nationalisme de guerre de leurs pays respectif en votant les crédits de guerre. C'est dans la boue des tranchées que les prolétaires comprendront de quelle trahison ils ont été les victimes et Lénine aura beau jeu de tirer les marrons du feu en choisissant le défaitisme révolutionnaire contre la volonté des parti Social-démocrates, des sociaux-traîtres désormais. Même des libertaires seront séduit par l'appel de Lénine qui relance une perspective révolutionnaire en dehors de la galaxie social-démocrate qui contrôle toujours le mouvement ouvrier. Une scission provoque l'éclatement du mouvement, les sociaux-démocrates restant majoritaires en Allemagne face à une forte minorité qui deviendra Communiste et s'organisera sous l'influence léniniste moins quelques fractions ultra-gauche (Rosa et Karl). En France au contraire en 1923 la scission aboutie à une majorité pour le nouveau PCF qui deviendra leader.
Les marxistes se partagerons ce double contrôle des classes ouvrières dans le monde entier moins quelques fractions libertaires ou ultra-gauche mais les restes de Révolution Mondiale de l’Internationalisme prolétarien seront liquidés définitivement et officiellement lorsque Staline proclame "Le socialisme dans un seul pays". Les organisations internationales contrôles par Moscou ne seront plus que des annexes du KGB pour faciliter les projets de l'URSS et affaiblir de l'intérieur les Etats capitalistes sans aucune perspective sérieuse d'étendre la Révolution mais usant de cette menace pour effrayer les bourgeoisies du monde entier.
Les organisations encore contrôlés par les sociaux-démocrates passent très vite sous la coupe du patronat qui les subventionne largement pour contrer la menace Communiste agitée par L'URSS, c'est la Guerre Froide qui deviendra le scénario imposé après que ce double contrôle ait liquidé les derniers projets contestataires indépendant en 36 en France et surtout en Espagne. Officiellement c'est le fascisme qui se chargera du travail de liquidation facilité par les coups de poignards dans le dos de Moscou et l'abandon voir l'écrasement des rebellions ouvrières alternativement par les sociaux-démocrates (Noske à Berlin contre les spartakistes) et les staliniens (Madrid et Barcelone).
C'est tout ce vécu que traîne le Marxisme Ouvrier entre 1914 et 1989 fin de l'URSS.
Alors Siècle du Mouvement Ouvrier... Ou siècle de sa liquidation ?
Le fait est que le Prolétariat n'est qu'un produit du capitalisme sans capacité de dépassement, sans projet révolutionnaire ontologique en tant que prolétariat ouvrier. Mais que le prolétariat soit produit par le mouvement même du capitalisme ne rend pas caduc les luttes sociales pour affirmer la sociabilité humaine comme dépassement du capitalisme en dehors des étroites appartenances de classe dans le processus de la valorisation capitaliste. C'est une nouvelle conscience humaine en dehors de l'utopie capitaliste en fin de vie qui devient le nouveau projet des amis de la liberté humaine. Et cela même en dehors des mouvements directement contestataires de l'ordre capitaliste en liquéfaction avancée comme la ZAD ou Occupy.

Christophe Guilluy décrit certains germes d'une contre-société en marche dans le mouvement même de la crise finale du capitalisme qui se manifeste depuis longtemps dans les villes abandonnées des USA comme Détroit.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/19/exclues-les-nouvelles-classes-populaires-s-organisent-en-contre-societe_1835048_3232.html

dimanche 17 février 2013

Saint-Denis (93) Conf’-discussion sur l’Internationale Situationniste

jeudi 21 février 2013, à 19h30


Saint-Denis (93) Conf’-discussion sur l’Internationale Situationniste. 
Jeudi 21 février au squat de la rue des Tartres
Petite et Grande histoire de l’Internationale Situationniste
Mini-conférence + discussion ouverte
L'I.S. et la Critique du Fétichisme
Avec comme perspectives le dépassement de l’art et la destruction de la société spectaculaire-marchande, les situationnistes ont participé, de 1957 à 1972, à l’élan révolutionnaire qui a culminé dans la deuxième moitié des années 1960. Quel a été leur apport théorique et pratique ?

C’est ce que nous essaierons de voir le jeudi 21 février 2013, à 19h30,
au squat du  4 rue des Tartres, (Saint-Denis 93200)
(métro Saint-Denis-Université, terminus de la ligne 13).

Pour compléter la conférence-discussion, il y aura un infokiosque avec divers textes situs à emporter chez soi.

http://paris.indymedia.org/spip.php?article12944
https://fr.squat.net/
http://www.bopsecrets.org/French/opinions.htm

Mort de Robert Kurz
Extraits:
"...Sa thèse centrale sur la fin du capitalisme est la plus solide à ce jour, plus solide que l'analyse de Jappe qui pourtant est elle-même excellente. Les 2 ont travaillé ensemble mais visiblement Jappe n'a pas convaincu Kurz sur l'aventure situ ou la critique du Fétichisme de la Marchandise développée par Debord dans la SdS..."

".../...La praxis n'est pas la seule "Pratique de la Théorie". On peut en effet considérer que la théorie est une pratique mais elle est singulièrement insuffisante lorsqu'on prétend œuvrer à la "Critique Sociale" et plus encore "Révolutionnaire". C'est sur cette base qu'est née L'I.S comme "Internationale de Théoriciens Révolutionnaires". Plus que son Outillage Critique c'est sa pratique révolutionnaire que l'histoire à reconnue et qui se prolongeât bien après 1972 avec l'informel "Groupe Debord". Du "Coup de Strasbourg" à MAI68 en passant par le Mai rampant italien, le "Coup de Ségovie" et finalement celui du "Temps du SIDA". La liste est longue des éruptions subversives qui caractérisent une véritable "Pratique Révolutionnaire".

Vue d'une confortable position de "théoricien universitaire" cela parait trop scandaleux et surtout menaçant pour ne pas devoir censurer et désinformer sur de tels excès, ce qui de fait retire toute légitimité aux "Théoriciens Séparés" minaudant devant leur Cour d'étudiants bêleurs..."



Guillaume Pepy (Boss de la SNCF et "l'homme de Tarnac") refuse toujours d'affréter un train spécial gratuit au départ de la gare de Nantes pour les camarades de la ZAD de NDDL qui souhaiteraient se rendre à cette Conf' au motif qu'il manque cruellement de cars climatisés pour assurer une prise en charge complète des 6243 zadistes de la bande à Camille qui souhaiteraient se rendre au 4 rue des Tartres pour la discussion...

Si il a la tronche d'un officier du COS
 Pepy reste un véritable ami de la ZAD

Archives du blog