lundi 7 mars 2011

Les destinées du marxisme

 
Texte indispensable pour bien comprendre quelle direction prend la pensée déployée par Robert Kurz. Ceci en dépit d'une analyse de 68 incomplète et presque indigne d'un Kurz, mais il aime renforcer ses effets même en simplifiant jusqu'à la caricature. 68 est justement le moment du passage  encore confus de l'EXO a l'ESO. 
Le Marx "ésotérique"  s'oppose au marxisme idéologique "exotérique" devenu un boulet. Une pensée morte mais encore utilisée comme base de toute la "gauche" critique et libertaire.
D'intuition en intuitions (68 en est un moment) on passe désormais à la connaissance pleine et entière  du "sujet automate" seul maître de la Valeur capitaliste.
 
 
 
Lire Marx au XXIe siècle
 
Ceux que l’on dit morts, vivent plus longtemps. Le Karl Marx théoricien critique et influent a été tenu pour mort plus d’une fois, et chaque fois il a échappé à la mort historique et théorique. Il y a une simple raison à cela : la théorie marxienne ne pourra reposer en paix qu’avec son objet, le mode de production capitaliste. Ce système social est « objectivement » cynique, il est tellement impudent dans les comportements qu’il exige des être humains, il produit en même temps qu’une richesse obscène et écœurante une telle masse de pauvreté et il est marqué dans sa dynamique aveugle d’un tel potentiel de catastrophes que son existence, forcément, ne cesse de faire naître les motifs et les idées d’une critique radicale. Et l’essentiel de cette critique est justement la théorie critique de ce Karl Marx qui, il y a presque 150 ans, a superbement analysé dans ses grands traits la logique destructrice du processus d’accumulation capitaliste.
Mais comme pour toute pensée théorique qui dépasse la date limite d’un certain esprit du siècle, l’œuvre de Marx doit également être soumise à de nouvelles analyses qui permettent de découvrir de nouveaux aspects et réfutent d’anciennes interprétations – non seulement des interprétations, mais également certains éléments de cette théorie liés à une époque. Tout théoricien a pensé plus de choses qu’il ne savait lui-même et une théorie sans contradictions ne pourrait sérieusement être appelée une théorie. Ainsi, non seulement certains livres, mais aussi de grandes théories ont leur destin. On voit toujours se développer, entre une théorie et ses critiques, ses disciples comme ses adversaires, un rapport de tension dans lequel la contradiction interne de la théorie trouve toute sa dimension, faisant ainsi progresser la connaissance.
 
Marx et l’adieu postmoderne à la « grande théorie »
 
Au lieu de se re-confronter au problème du caractère historique du processus de la théorie de la société à la fin du XXe siècle, la soi-disant pensée postmoderne voudrait simplement immobiliser la dialectique de la formation théorique, de la réception et de la critique. La théorie de Marx précisément n’est plus vérifiée à l’aide de ses contenus, ni analysée dans ses conditions historiques et par là-même développée, mais elle est repoussée a priori en tant que prétendue « grande théorie ». Cette fausse modestie qui ne regarde plus l’ensemble des formes capitalistes de la socialisation en tant que tel, mais qui se contente de le refouler, s’abaisse sous le niveau de la réflexion de la théorie sociale. La politique de l’autruche d’une pensée si consciemment réduite et désarmée ne voit pas qu’on ne peut séparer de leur objet social réel la problématique de ce que l’on appelle grandes théories et grandes notions. La prétention de vouloir saisir l’ensemble est véritablement provoqué par la réalité sociale. L’ensemble négatif du capitalisme ne cesse pas d’opérer dans son existence réelle, sous prétexte qu’il est ignoré en tant que notion et que nous n’avons plus à regarder : « la totalité ne vous oublie pas », ironisait à juste titre le théoricien anglais de la littérature Terry Eagleton.e postmoderne voudrait simplement immobiliser la dialectique de la formation théorique, de la réception et de la critique. La théorie de Marx précisément n’est plus vérifiée à l’aide de ses contenus, ni analysée dans ses conditions historiques et par là-même développée, mais elle est repoussée a priori en tant que prétendue « grande théorie ». Cette fausse modestie qui ne regarde plus l’ensemble des formes capitalistes de la socialisation en tant que tel, mais qui se contente de le refouler, s’abaisse sous le niveau de la réflexion de la théorie sociale. La politique de l’autruche d’une pensée si consciemment réduite et désarmée ne voit pas qu’on ne peut séparer de leur objet social réel la problématique de ce que l’on appelle grandes théories et grandes notions. La prétention de vouloir saisir l’ensemble est véritablement provoqué par la réalité sociale. L’ensemble négatif du capitalisme ne cesse pas d’opérer dans son existence réelle, sous prétexte qu’il est ignoré en tant que notion et que nous n’avons plus à regarder : « la totalité ne vous oublie pas », ironisait à juste titre le théoricien anglais de la littérature Terry Eagleton.
 
La critique postmoderne de la grande théorie, accueillie avec reconnaissance par de nombreux anciens marxistes en tant que forme de raisonnement prétendument à décharge, ne renvoie pas tant à une pensée affirmative et apologétique au sens traditionnel, qu’au désespoir d’une critique de la société qui, bouleversée, recule devant une tâche qui dépasse son entendement actuel. Il s’agit d’une manœuvre d’évitement qui ne peut qu’avoir un caractère provisoire ; la pensée critique est implacablement ramenée à l’obstacle qu’elle doit surmonter. Et, apparemment, cet obstacle est surtout difficile à franchir parce que la pensée marxiste connue jusqu’ici doit, là aussi, sauter par-dessus son ombre. Cette métaphore quelque peu étrange pourrait être remplacée par une autre ; le marxisme conserve un cadavre dont il doit se débarrasser. En d’autres termes : la contradiction entre la théorie marxiste et sa réception par l’ancien mouvement ouvrier, de même que les contradictions au sein de la théorie marxiste même, à la fin du XXe siècle, ont mûri au point que cette théorie ne puisse plus être réactivée et réactualisée, comme cela se faisait jusqu’à présent.
 
Après le siècle du mouvement ouvrier
 
Quand Marx prématurément prétendu mort par le passé n’a cessé de réapparaître bien vivant, chacune de ces résurrections s’est produite à l’intérieur d’une époque que l’on pourrait nommer le « siècle du mouvement ouvrier ». Il semble évident aujourd’hui que cette histoire soit terminée. Ses motifs, ses réflexions théoriques et modèles d’action sociale sont d’une certaine façon devenus irréels. Ils ont perdu leur force d’attraction, n’ont plus de vie et se présentent à nous comme sous verre. Ce marxisme n’est plus qu’un ennuyeux objet de musée. Mais cela n’explique pas pourquoi il en est arrivé là. Ce détournement précipité de ses anciens disciples a en soi quelque chose de mensonger et le triomphalisme prématuré de ses anciens adversaires quelque chose de niais. Car les problèmes qui ont mûris dans cette histoire ne se sont pas volatilisés pour le plaisir de tous avec la fin incomprise d’une époque sur laquelle on a insuffisamment réfléchi, mai au contraire ils ont dramatiquement empiré d’une manière nouvelle qui n’a pas encore été identifiée. Cette époque passée semblerait presque n’être que le stade de la chrysalide ou la période d’incubation d’une grande crise sociale mondiale qualitativement nouvelle dont on peut maîtriser la nature, au plan théorique, qu’avec des notions de même grandeur et, au plan pratique, par un bouleversement social fondamental. Sévissant en tous lieux et mélangeant toutes les pièces de décors possibles, la religion d’un « pragmatisme » démocratique, fondé sur l’économie de marché ressemble, face à la situation réelle, à la tentative de combattre le sida avec de l’eau de mélisse des Carmes ou de réagir à l’explosion d’un réacteur atomique à l’aide de l’autopompe de pompiers bénévoles.
 

dimanche 6 mars 2011

Égypte: L'armée torture

Le Caire, 6 mars 2011. Depuis quelques jours, des images-choc circulent sur la toile, mais elles se font curieusement oublier par d'autres actualités plus étourdissantes encore: la forteresse de la "Sécurité d'État", la STASI égyptienne, est tombée hier soir aux mains d'un millier de manifestants. Nous venons, hier soir, de pénétrer en son sein pour y trouver des montagnes de documents broyés, et des centaines de mètres de rayonnages sur lesquels reposaient les fiches soigneusement rédigées sur des millions de citoyens.

L'armée, qui gardait les lieux comme elle garde tous les bâtiments administratifs, était pour le moins complaisante et s'est gentiment tenue à l'écart tandis que nous nous précipitions à l'intérieur, le sang glacé par ce temple du mal.

A l'arrivée du procureur général, et après avoir rempli nos yeux et nos appareils photos des mille scandales susceptibles de disparaître, nous avons laissé la justice prendre le relais.La nouvelle est fracassante. La chute de la Sécurité d'État est plus importante encore que celle de Moubarak qui, et c'est un manifestant qui l'a hurlé en ouvrant un dossier par hasard, était fiché lui aussi. Il est cependant essentiel de revenir sur ces images sordides qui confirment que l'armée égyptienne a bel et bien deux visages.
Ces images ont été montées sur une chanson que j'ai écrite et enregistrée. Elle sera diffusée demain dans la blogosphère égyptienne.
  
Traduction française des paroles
De qui se moque l'armée égyptienne?
Des Égyptiens, bien sûr.
Des martyrs, nous en avons assez.
Laissez-nous donc vivre en paix.

"L'armée et le peuple, une seule main"
"L'armée et le peuple…" c'est ça, ouais.

Dis moi Salma, l'armée défend qui?
Ses confrères hommes d'affaires… ah! j'oubliais!
Casse-toi Maréchal Tantawi!
Et sauve-nous Major Shoman! (*)
C'est que le Maréchal, vois-tu, torture nos amis.

"L'armée et le peuple, une seule main"
"L'armée et le peuple"… c'est ça, ouais.

L'armée-Vodafone (**), on n'en veut plus
Trouvez-nous des gens dignes de nous
Ceux qui nous attaquent au Taser
Nous leur tiendrons tête jusqu'au bout
Jeunes officiers il est temps de faire un "coup"

Fiers officiers, braves soldats, la justice n'attend pas

"L'armée et le peuple, une seule main"
"L'armée et le peuple, une seule main"
"L'armée et le peuple, une seule main"
Ah ben voilà, c'est mieux comme ça…
"L'armée et le peuple, une seule main"
"L'armée et le peuple, une seule main"

Paroles, musique et chant: Aalam Wassef. Chanson libre de droits.
Notes
(*) Le Major Shoman s'est rendu célèbre en déposant les armes, avant la démission de Moubarak, et en rejoignant les manifestants.
(**) Le Conseil Suprême de Armées, comme le Ministère de l'Intérieur déchu avant lui, se sert librement dans les bases de données des opérateurs Vodafone et Mobinil pour envoyer des SMS à la population. Recommandations, mise en garde, menaces. Les opérateurs aux engagements et aux obligations multiples sur la protection de la vie privée, curieusement, collaborent.

(Du Caire): Mira a 22 ans. Il est essoufflé quand il arrive à 20 heures dans une université du centre du Caire, samedi. Il revient juste de Nasr City, quartier nord de la capitale, où il a participé à un moment incroyable de l'histoire de son pays : l'entrée par effraction dans les locaux les plus honnis par le peuple égyptien, les plus symboliques de la terreur du régime passé.
Le bâtiment d'Aman el doura (sécurité d'Etat), où des milliers d'Egyptiens ont disparu sans jamais refaire surface, où la torture était devenue une pratique routinière depuis des années, a finalement été pénétré par des citoyens venus faire la lumière sur ces années de plomb.

« Des montagnes de papier déchiquetés, du sol au plafond »

Alerté par un ami du parti Liberté et Justice, affilié aux Frères musulmans, Mira s'est joint au groupe d'activistes et d'étudiants réunis par ces circonstances exceptionnelles. Il raconte avec délectation, encore étonné :
« J'ai entendu dire par un ami qu'on pouvait rentrer à l'intérieur, alors je m'y suis précipité. On a pu rentrer par derrière. L'armée était là, mais elle n'avait pas encore reçu d'ordre, donc elle est restée inactive. Il y avait des gens de tous les partis, de toutes les organisations. Des barbus, des socialistes.
Les gens criaient : “La seule chose que vous pouvez casser, ce sont les portes ! Tout doit rester intact.” Il y avait vraiment la volonté de préserver ces archives. J'étais sidéré de découvrir des montagnes de papier déchiquetés, du sol au plafond, dans toutes les pièces. Ils n'ont même pas eu le temps de nettoyer les lieux »

Esra Abdel Fattah, célèbre activiste qui a participé à la création du mouvement du 6 avril et qui aujourd'hui travaille pour l'ONG Egyptian Democratic Academy, raconte qu'elle a pu récupérer son dossier personnel :
« J'ai été impressionnée, ils avaient imprimé tous mes e-mails personnels et textos, listé tous mes appels. Je le garde précieusement, j'ai bien l'intention de l'utiliser pour faire passer quelques personnes devant un tribunal prochainement. »
A ce jour, aucune ONG n'a initié de regroupement de toutes ces archives. Mais l'organisation WikiLeaks a offert de donner une nouvelle vie aux montagnes de papier passées au broyeur. Elle a déclaré qu'elle avait les moyens techniques de le faire. 

Sommets et Contre-Sommets

Réalité du FSM 2011

La tectonique des peuples est en mouvement dans l'ensemble du monde arabo-musulman. Les suites de la crise de 2007 en occident continuent leurs ravages et se heurtent à des résistances partout dans le monde. Il est heureux que les plus lucides des ex-antimondialisation sortent du jeu stérile dans lequel ils étaient coincés depuis presque 10 années. Il n'y a rien à gagner à s'enfermer dans les nasses policières des Sommets et Contre-Sommets. L'AG de Dijon prend acte des échecs passés et propose  d'intéressantes Actions Décentralisées.


".../...Pour ne pas refaire les mêmes erreurs que dans le passé pour qu’en France la masse des forces policières à Deauville devienne un avantage et non plus un problème, nous appelons a l’organisation d’actions décentralisées durant la durée du G8, en France et dans d’autres pays. Sans vouloir dissuader celles et ceux qui se rendront à Deauville, nous appelons des groupes à se constituer dans toutes les régions de France et du monde et à s’organiser localement pour mener des actions décentralisées, dans les lieux et sur les thématiques de leur choix. Actions de blocage des flux économiques ou attaques contre les symboles de l’État et du capital, manifestations ou occupations, zones autonomes temporaires, diffusion de textes et de paroles… les possibilités sont nombreuses et nous sommes partout.../..."

samedi 5 mars 2011

Dialektik der Ideologien

Der Sturz ins Bodenlose: Dieses Bild steht nicht nur für einen materiellen Zusammenbruch; es steht für einen identitären Kollaps des bürgerlich-kollektiven Bewusstseins. Doch die über Jahrhunderte eingeschliffenen psychologischen Abwehrmechanismen greifen; reflexartig wird der Satz, es „wäre eine Ende“ in Sicht, der konjunktivische Anklang ans „Unmögliche“, verdrängt; es gibt ein danach, es „kann neu auf[ge]bau[t] [werden]“. Das Gefangen-Sein des bürgerlichen Denkens in seiner Subjektform und die dumpfe Ahnung, dass dieselbe historisch unhaltbar geworden ist, diese sich zuspitzende Widersprüchlichkeit des bürgerlichen Denkens unter den Bedingungen der Krise produziert eine eigentümliche Dialektik der Ideologien.
Die rapide Zunahme des Antisemitismus, Resultat der subjektivistischen Schuldzuweisung der Krise an gierige Banker und Spekulanten, hat eine eigene Dynamik gewonnen. Wenn ein Ahmadinejad mit einer Brandrede im UN-Hauptquartiert eine jüdische Weltverschwörung proklamieren kann und dafür Beifall erhält, wankt eine der letzten Schranken vor dem endgültigen Übergang der Moderne in die Barbarei: Das Existenzrecht Israels.2
Dieser (strukturelle) Antisemitismus war schon immer begleitet von der Affirmation eines kleinbürgerlichen Standpunktes, welcher zunehmend an Bedeutung gewinnt: Denn wenn eine Welt zusammenstürzt, wird eine neue entstehen, und in dieser neuen Welt sehen zum Beispiel die beiden Fraktionsvorsitzenden der Großen Koalition (…) eine Renaissance der deutschen Politik. Denn diese haben daheim ja die Alternative zum angelsächsischen Turbokapitalismus, wenn sie auch vernachlässigt wurde: die soziale Marktwirtschaft, die für Skrupel steht, für Rücksicht, für Ausgleich.3
Man „hat“ schon die Alternative. Entrüstet steht der Normalbürger vor dem Warenregal und erhofft sich von dem zukünftigen Produkt einiges: Nicht so viel Spaßfaktor zwar, aber dafür eine längere Gebrauchsgarantie. Das präformierte Bewusstsein kann „Kritik“ nur in dumpfer Hilflosigkeit artikulieren. Die Differenz zwischen dem Seienden und der Kritik desselben ist eingeebnet. Der kritisierte Gegenstand ist nicht Gegenstand der Kritik.
Diese reaktionäre Ideologie drückt sich im Anklang an das „schaffende Kapital“ und die Besinnung auf gute deutsche Handarbeit aus. Die keynesianistische Ideologie, Kehrseite des Neoliberalismus und in der Fundamentalkrise der 3. Industriellen Revolution genauso illusionär wie dieser, hat konjunkturellen Aufwind: Wie jede Krise verkündete Angela Merkel in der Regierungserklärung zur Finanzkrise bietet auch diese Krise des Finanzsektors eine Chance. Sie bietet die Chance, dass alle innerhalb und außerhalb Deutschlands die internationale Dimension der sozialen Marktwirtschaft erkennen, verstehen lernen und den Anspruch haben, sie gestalten zu wollen.4
Die Illusion einer „Weltpolitik“, einer internationalen Regulierung der globalen Wirtschaft, die dabei heraufbeschworen wird, verkennt vollkommen die Widerspruchsebene zwischen notwendig nationalem Bezugsrahmen des Kapitals und der Tendenz zur Schrankenlosigkeit desselben:
Schwadronierte sie zuvor noch von einer „internationale[n] Dimension der sozialen Marktwirtschaft“, fällt sie reflexartig auf die nationale Ebene zurück – das bürgerliche Bewusstsein ist hin- und her geschleudert in seiner Zerrissenheit: Solche Argumentation ist grotesk: Monate vor dieser Proklamation eines starken Deutschlands wurden Senkungen der Unternehmenssteuern und der Reallöhne noch mit dem Druck der Globalisierung auf den Staat begründet; die postulierte „Weltregierung“, in Form der sozialen Marktwirtschaft in guter deutscher Tradition, Widerspruch in sich, wird Minuten später zugunsten eines starken Deutschlands selbst in Frage gestellt. Einem Bewusstsein, welches sich von dem Anspruch jeglicher Stringenz in der eigenen Argumentation verabschiedet hat, ist alles zuzutrauen. Diese Sätze wären nicht ernst zu nehmen und in ihrer Lächerlichkeit zu ignorieren, wenn sie nicht rassistische Ressentiments schüren würden.
Wenn dabei Angela Merkel die „soziale Marktwirtschaft“ als deutsches Phänomen bemüht und dabei auf Bedeutung der „sozialen Marktwirtschaft eines Ludwig Ehrhards“6 hinweist, ist dies Ausdruck der historischen Verdrängungsleistung des bürgerlichen Bewusstseins: Das Nachkriegsdeutschland in seiner institutionellen Gestaltung war hauptsächlich Produkt der westlichen Alliierten. Aber dem Inhalt steht diese Ideologie sowieso gleichgültig gegenüber, da sie eine bloß abstrakte Identität konstituiert; man kann nur hoffen, dass dem historischen Erinnerungsvermögen dieser Funktionseliten die zwölf Jahre davor präsenter sind.
Der ideologische Stimmungsumschwung der bürgerlich-neoliberalen Funktionseliten, welcher in der Aufstiegsbewegung des Kapitalismus Jahre, oftmals Jahrzehnte dauerte, offenbart eine grauenhafte Dialektik der Ideologie. Die Irrationalität, dem (deutschen) Nationalstaat eine derartige Kohärenz und Handlungsfähigkeit unter den Bedingungen einer transnationalen Struktur des Kapitals zuzugestehen, zwingt das Bewusstsein zu neuer Ideologiebildung. Roswitha Scholz hat diesen Zusammenhang von Antiziganismus und sozialen Abstiegsprozessen analysiert:
Die reale Angst der Bevölkerung vor dem eigenen ökonomischen Untergang, kann nur noch schwer verdrängt werden. Es erfolgt eine Gegenbesetzung im psychoanalytischen Sinne: Es wird zunehmende Aggression frei:

http://www.exit-online.org

Anmerkungen

The Cypherpunk Revolutionary Julian Assange


The Monthly, March 2011, pp. 17-35

The Cypherpunk Revolutionary Robert Manne on Julian Assange

[Robert Manne is a professor in the School of Social Sciences at La Trobe University, Victoria, Australia.]
ESSAY
FEWER THAN 20 YEARS AGO JULIAN ASSANGE WAS SLEEPING ROUGH. EVEN A YEAR AGO HARDLY ANYONE KNEW HIS NAME. TODAY HE IS ONE OF THE BEST-KNOWN AND MOST-RESPECTED HUMAN BEINGS ON EARTH. Assange was the overwhelming winner of the popular vote for Time magazine's "Person of the Year" and Le Monde's less politically correct "Man of the Year". If Rupert Murdoch, who turns 80 this month, is the most influential Australian of the postwar era, Julian Assange, who will soon turn 40, is undoubtedly the most consequential Australian of the present time.
Murdoch's importance rests in his responsibility for injecting, through Fox News, the poison of rabid populist conservatism into the political culture of the United States; Assange's in the revolutionary threat his idea of publishing damaging documentary information sent by anonymous insiders to WikiLeaks poses to governments and corporations across the globe.
Julian Assange has told the story of his childhood and adolescence twice, most recently to a journalist from the New Yorker, Raffi Khatchadourian, and some 15 years ago, secretly but in greater detail, to Suelette Dreyfus, the author of a fascinating book on the first generation of computer hacking, Underground, for which Assange was the primary researcher. In what is called the "Researcher's Introduction", Assange begins with a cryptic quote from Oscar Wilde; "Man is least himself when he talks in his own person. Give him a mask, and he will tell you the truth." Nothing about Assange has ever been straightforward. One of the main characters in Underground is the Melbourne hacker Mendax. Although there is no way readers at that time could have known it, Mendax is Julian Assange.
Putting Khatchadourian and Dreyfus together, and adding a little detail from a blog that Assange published on the internet in 2006-07 and checking it against common sense and some material that has emerged since his rise to fame, the story of Assange's childhood and adolescence can be told in some detail. There is, however, a problem. Journalists as senior as David Leigh of the Guardian or John F Burns of the New York Times in general accept on trust many of Assange's stories about himself. They do not understand that their subject is a fabulist. By contrast, when Daniel Domscheit-Berg, Assange's lieutenant at WikiLeaks between late 2007 and September 2010, heard that Assange was writing an autobiography he tells us in Inside WikiLeaks that his "first thought" was that it should be placed "in the fiction section".
According to Assange, his mother left her Queensland home for Sydney at the age of 17, around 1970, at the time of the anti-Vietnam War movement when the settled culture of the western world was breaking up. In Dreyfus, Assange's mother is not named; in Khatchadourian, she is called "Claire". In fact she was Christine Hawkins. Assange told Dreyfus that his mother's parents were both "academics". This seems a little grandiose. Christine's father, Warren Hawkins, was the principal of the Northern Rivers College of Advanced Education. Christine fell in love with a man called John Shipton in Sydney. A year or so after Julian was born, in Townsville, they parted. Assange did not meet Shipton again till he was 25.
When Julian was about one, Christine met and married a roving theatrical producer and member of what was by now called the counterculture, Brett Assange. According to what Julian told Khatchadourian, Brett was the descendant of a Chinese immigrant who had settled on Thursday Island, Ah Sang or Mr Sang. Together Brett and Christine travelled around the country, performing. He painted a vivid portrait for Khatchadourian of an idyllic life after the family settled for a time on Magnetic Island. "Most of this time was pretty Tom Sawyer. I had my own horse. I built my own raft. I went fishing. I was down mine shafts and tunnels." To Dreyfus, Julian claimed his stepfather was a decent man but also an alcoholic. By the time he was addressing audiences worldwide, his father - he could only be referring to Brett Assange - had become idealised as a "good and generous man" who had taught him the most fundamental lesson in life: to nurture victims rather than to create them. Assange also told Dreyfus about a foundational political memory, an incident that had occurred while he was about four. His mother and a male friend had discovered evidence concerning the British atomic bomb tests that had taken place in Maralinga in greatest secrecy, which they intended to give to an Adelaide journalist. The male friend had been beaten by police to silence him. Christine had been warned that she was in danger of being charged with being "an unfit mother". She was advised to stay out of politics. For a four year old to grasp the political meaning of an encounter such as this seems a little improbable.
When Julian was eight or nine years old, Christine and Brett Assange separated and then divorced. His mother now formed a "tempestuous" relationship with an amateur musician, Keith Hamilton, with whom she had another child, a boy. To Dreyfus, Julian described Hamilton as a "manipulative and violent psychopath". A bitter battle for the custody of Julian's half-brother began. Christine's family was now once more on the move - this time not as before on a "happy-go-lucky odyssey", but hiding on both sides of the continent in permanent terror. To Khatchadourian but not Dreyfus, Julian claimed there was evidence that this man was a member of the Anne Hamilton-Byrne cult The Family and, rather fancifully, that he probably discovered their whereabouts from the "moles" that the cult had inside the government. Because of his itinerant life as a child, and also because his mother was suspicious of the authoritarian culture of formal schooling, Julian claimed that he was home-schooled or independently educated either by professors encountered on their travels or by following his curiosity in public libraries. He did, however, also claim to have attended "very many schools. According to Dreyfus, by the time Mendax was 15 he "had lived in a dozen different places" and had "enrolled in at least as many different schools". His lawyer in his trial of 1996, Paul Galbally, also told the court Assange had been enrolled in about 12 schools. By 2006, Assange claimed he had attended 37 different schools. Given that after his rise to fame the Northern Star reported that he had attended Lismore's Goolmangar Primary School between 1979 and [983, the story of 37 schools seems unlikely.
One of the schools Julian attended was in rural Victoria. In the blog he posted on 18 July 2006, there is an account of his and another outsider's experience at this school.
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Cryptome supplements:
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Assassinatin Politics by Jim Bell
wikileaks-gest.htm    Wikileaks in Gestation 2001                      December 25, 2010
Tim May               True Nyms and Crypto Anarchy                     December 23, 2010 (offsite)
wikileaks-lash.htm    Wikileaks CIA, Soros and Competitors Backlash    December 12, 2010
siss.htm              Sensitive Information Security Sources           September 4, 2010
wikileaks-soros.htm   George Soros OSI CIA Inquiry on Wikileaks        August 10, 2010
lamo-webster.htm      Adrian Lamo and Timothy Douglas Webster          August 2, 2010
ja-economics.htm      Julian Assange Essay on Participatory Economics  August 2, 2010
ja-conspiracies.pdf   Julian Assange Essays on Conspiracies            July 31, 2010
assange-cpunks.htm    Julian Assange Writes Online 1995-2002           May 22, 2010
cpunks-92-98.zip      Cypherpunks Mail List 1992-98                    May 20, 2010 (8.3MB)
wikileaks-leak2.htm   Wikileaks Leak 2                                 January 9, 2007
wikileaks-leak.htm    Wikileaks Leak                                   January 7, 2007

vendredi 4 mars 2011

Communique de presse Anonymous

Émission: "Complément d'Enquête" France2 Télévision
Communiqué de presse Anonymous - Émission "Complément d'Enquête" France 2 Télévision.


Anonymous a porté un grand intérêt à l'émission "Complément d'Enquête" diffusée le 28 février 2011 sur France2 et respecte le travail de journaliste.
Nos récentes actions ont visiblement intrigué (l'Élysée ?) puisque France Télévision a désiré en faire un reportage et nous en sommes heureux. C'est toujours pour nous une reconnaissance, et à chaque reportage ou article, toujours plus nombreuses sont les personnes qui rejoignent notre mouvement.
Plusieurs fois nous vous avons très clairement expliqué qui nous étions, et ce que nous défendions.


Nous vous avons écoutés, et nous sommes une nouvelle fois déçus par votre volonté d'ignorer la réalité. Nous ne nous reconnaissons pas dans ce reportage, aussi nous vous demandons un droit de réponse.

Nous sommes déçus que vous n'ayez pas plus mis en avant les valeurs que nous défendons telles que la liberté d'expression, pourtant ce combat n'est-il pas également celui des journalistes ? Peut-être pas chez France Télévision.


Votre  présentation des Anonymous nous a semblé être manipulée afin de correspondre à l'image que le gouvernement français veut donner des  Anonymous à l'opinion française, comme précisé dans les commentaires de votre invité du Palais de l'Élysée.


Le gouvernement aurait-il commandité cette émission à France Télévision ?
C'est une question que nous nous posons très sérieusement après avoir décortiqué ce reportage.
Travail de journaliste ou de la cellule de communication de la présidence française ?
L'intervention de Mr Guaino semble confirmer nos doutes, de plus un entretien réalisé dans un lieu si haut en symbole (Hôtel de Marigny). Le gouvernement français condamne les manipulations médiatiques à l'étranger, notamment au Mexique, mais en fait de même auprès de ces propres citoyens.


Dans une mise en scène risible, vous nous dépeignez comme de simples cybercriminels inconscients épris de plaisirs et d'argent facile. Sachez que nous ne jouons pas, nous ne volons pas, et que nous sommes contre toute forme de violence. Anonymous n'est pas français, Anonymous n'appartient pas à un seul pays ou à un seul continent. Anonymous est universel.


Vous avez passé sous silence nos messages de paix, nos actions pour la liberté d'expression et de manifestation en Tunisie, Égypte, Algérie, Libye, Bahreïn, Yémen ou Iran, nos solutions contre la censure d'internet appliquée dans de trop nombreux pays. Nos actions à l'encontre de la secte de l’Église de Scientologie, ou plus récemment la secte Baptist Church aux États-Unis, ainsi que celles menées contre la société HBGary pour  dévoiler le dessous des cartes des soi-disant sociétés de sécurité qui travaillent pour nos gouvernements et le capitalisme sauvage. Nos manifestations numériques contre les opposants à Wikileaks, nos opérations de mirroring afin que les informations ne puissent  disparaître d'internet.


Nous voulons également dire aux françaises, aux français, aux journalistes, de refuser l'ignorance car elle entraîne peurs et fantasmes. Nous ne sommes pas une société secrète, vous pouvez nous rejoindre sur le réseau IRC anonops.net (1) et poser vos questions. Vous pouvez également lire les communiqués et les lettres sur le site Anonnews (2). Lisez-les, ainsi que les commentaires, avec un esprit critique et dans leur diversité. Prenez du temps pour vous forger votre propre opinion sur ce que nous sommes. Nous sommes  complexes, nous sommes multiples, mais nous sommes vous, le peuple.

Heureusement le gouvernement français nous sous-estime.
Heureusement tous les journalistes ne sont pas à la botte des gouvernants.
Heureusement la nouvelle génération possède dans ses mains des outils qui lui permettent de ne pas être dépendante de l'information d'état.
Anonymous est né d'internet,
Internet est incontrôlable,
Anonymous est incontrôlable,
Nous sommes dans l'ère de l'information,
Nous sommes une génération que vous ne pouvez aisément manipuler et cela vous dérange,
Nous sommes Anonymous,
Nous sommes Légion,
Nous n'oublions pas,
Nous ne pardonnons pas,
Redoutez-nous.
 
1 : #francophone@irc.anonops.in (irc.anonops.ru, irc.anonops.net) http://irc.lc/anonops/francophone
2 : http://www.anonnews.org

La fin de l’utopie


NOUS PARTIRONS D’UNE BANALITÉ: toute forme du monde (Lebenswelt), toute transformation du milieu technique et du milieu naturel est une possibilité réelle qui a sa place, son topos, dans l’histoire. Nous pouvons aujourd’hui faire du monde un enfer – et nous en prenons le chemin. Nous pouvons aussi le transformer dans la direction opposée.
Cette fin de l’utopie, c’est-à-dire cette récusation des idées et des théories qui, dans l’histoire, se sont servies de l’utopie pour dénoncer certaines possibilités historico-sociales, peut être comprise encore comme « fin de l’histoire », en ce sens très précis que les nouvelles possibilités d’une société humaine et de son milieu ne peuvent plus être conçues comme le prolongement des anciennes, comme leur suite au sein de la même continuité historique : ces nouvelles possibilités supposent au contraire une rupture de la continuité historique, à savoir une différence qualitative entre la société libre et les sociétés asservies, différence qui permet, d’après Marx, de considérer toute l’histoire advenue à ce jour comme la préhistoire de l’humanité.
Toutefois, je crois que Marx lui-même était encore trop fixé à l’idée de la continuité du progrès, et que sa conception du socialisme aussi ne représente peut-être pas encore – ou ne représente plus – cette « négation déterminée » du capitalisme qu’elle devrait constituer. Aussi bien, l’idée de la fin de l’utopie implique la nécessité de mettre en discussion une nouvelle définition du socialisme, en demandant d’abord si la théorie marxiste du socialisme n’appartient pas à un stade de développement des forces productives désormais dépassé. Cela apparaît clairement, à mon avis, dans la fameuse distinction établie entre le règne de la liberté et le règne de la nécessité. Du moment que le règne de la liberté ne peut être pensé et ne peut exister qu’au-delà du règne de la nécessité, cela implique que le règne de la nécessité demeure le règne de la nécessité, au sens du travail aliéné.
Par conséquent, Marx le dit lui-même, tout ce qui peut intervenir dans ce domaine – rationalisation, réduction du travail – reste travail non libre à l’intérieur du règne de la nécessité qu’il contribue à prolonger. Je crois pour ma part qu’une des possibilités nouvelles signalant la différence qualitative entre la société libre et la société non libre consiste précisément à laisser affleurer le règne de la liberté dans le règne de la nécessité, à le manifester dans le travail et pas seulement au-delà du travail (nécessaire). Pour formuler de façon provocante cette idée spéculative, je dirai qu’il faut envisager le chemin du socialisme allant de la science à l’utopie et non seulement, comme le pensait Engels, de l’utopie à la science.
L’utopie est un concept historique. Elle qualifie des projets de transformation sociale qu’on tient pour impossibles. Impossibles pour quelles raisons ? Généralement, quand on parle d’utopie, on entend l’impossibilité de réaliser le projet d’une nouvelle société, parce que les facteurs subjectifs et objectifs d’une situation sociale donnée s’opposent à sa modification – on dit alors que la situation n’est pas mûre. Exemples : les projets communistes pendant la Révolution française. Ou peut-être aujourd’hui : le socialisme dans les pays capitalistes avancés. Ce sont là deux exemples d’une absence réelle ou supposée des facteurs subjectifs et objectifs qui rend impossible la réalisation du projet.
On peut également tenir pour irréalisable le projet d’une transformation sociale quand il contredit certaines lois scientifiques, des lois biologiques, physiques, etc. ; par exemple l’idée très ancienne d’une éternelle jeunesse ou l’idée d’un retour à un âge d’or supposé. Je crois qu’on ne peut proprement parler d’utopie que dans ce sens, c’est-à-dire quand un projet de transformation sociale contredit des lois scientifiques réellement constatées et constatables. Seul un tel projet est utopique au sens strict, c’est-à-dire extra-historique, encore que cet « extra-historique » ait sa limite historique.
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HERBERT MARCUSE
 

Les manifestants dans le monde Arabe

La Libye dans la guerre civile

Kadhafi a continué ce matin ses frappes aériennes sur les villes stratégiques de Brega et Ajdabiya, à l'est. Ses troupes assiègeraient la ville de Zawiyah, proche de Tripoli, mais seraient en train de perdre Ras Lanouf, un terminal pétrolier stratégique, sur la route de Syrte. La ville de Zaouïa, située à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli, a été reprise par les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi, annonce la télévision libyenne. Le "chef du groupe terroriste" de la ville, Hussein Darbouk, et son second ont été tués, a-t-elle également affirmé, en précisant que d'autres chefs rebelles avaient été faits prisonniers. 31 chars, 19 transports de troupes, 45 batteries de DCA et d'autres armes ont été saisies", "Le peuple de Zawiyah et les dirigeants de ses comités populaires ont mis Zawiyah à l'abri des forces terroristes armées", a souligné la première chaîne. 

Appels à manifester en Arabie Saoudite

Une page Facebook appelle à une «journée de colère», dans l'est du pays, à majorité chiite. Motif de la colère: l'arrestation d'un dignitaire religieux chiite.
Cheikh al-Aamer avait été arrêté dimanche «après avoir appelé à l'instauration d'une monarchie constitutionelle» dans le royaume, une monarchie absolue, selon le site Rassid, spécialisé dans les informations sur les chiites saoudiens.
Les chiites qui se concentrent notamment dans la province orientale, riche en pétrole, constituent environ 10% de la population de l'Arabie saoudite. Cette communauté se plaint de marginalisation dans un pays régi par le wahhabisme, une doctrine rigoriste sunnite.

Deux manifestants tués au Yémen

Deux manifestants ont été tués et neuf autres blessés lorsque des soldats ont tiré sur des manifestants vendredi dans la localité de Semla, à 170 km au nord de Sanaa, a annoncé un responsable des rebelles chiites.
La rébellion des zaïdites, (adeptes d'une branche du chiisme) dans le nord du Yémen, a rejoint le mouvement de protestation à travers le pays qui exige depuis plusieurs semaine le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

2000 personnes défilent à Bagdad

Plusieurs milliers de personnes manifestent, à Bagdad et dans plusieurs villes du sud de l'Irak. Ils fustigent l'état des services publics, la corruption, le chômage ou encore l'incompétence de leurs dirigeants.
Place Tahrir, dans le centre de la capitale, environ 2000 manifestants étaient rassemblées vers 13h. «Le pétrole pour le peuple, pas pour les voleurs», scandaient certains manifestants. «Maliki, menteur», criaient d'autres à l'attention du Premier ministre Nouri al-Maliki. «Où est passé l'argent du peuple?», pouvait-on lire sur une pancarte.
Des manifestations ont également eu lieu dans des villes chiites du sud. Un millier de personnes étaient ainsi rassemblées dans le centre de la ville portuaire de Bassora, où la police a utilisé des canons à eau pour disperser la foule. Un millier de personnes ont manifesté à Nassiriya et des centaines d'autres étaient rassemblées à Najaf, Samawa, Fao ou encore Hilla.
Au total, 22 manifestants et un policier ont péri dans le mouvement de contestation qui a commencé début février en Irak, et qui a culminé le 25 février par une «Journée de la colère» et des manifestations dans une vingtaine de villes irakiennes, au cours desquelles 16 personnes ont péri.

Libye: Violents combats à l'Est et l'Ouest

Manifestations à Tripoli: L'opposition, qui a tenté déjà la semaine dernière de se soulever dans plusieurs quartiers de Tripoli sans toutefois réussir à créer de mouvement de fond, va essayer de profiter de la prière du vendredi pour se faire entendre dans la capitale. Près de 100.000 personnes, fuyant le chaos en Libye, ont franchi la frontière tuniso-libyenne depuis le 20 février. Quelque 12.500 personnes bloquées à la frontière tunisienne après avoir fui les violences en Libye doivent encore être évacuées.
Frappes sur Brega et Ajdabiya. Les rebelles essuient un nouveau raid aérien de l’armée à Brega, site pétrolier mais aussi verrou contrôlant l’accès à Benghazi, fief de l’opposition dans l’Est de la Libye secouée depuis le 15 février par une insurrection contre le régime du colonel Kadhafi.
Selon l'AFP, les forces de l'opposition se sont avancées jusqu'à Uqayla, un petit village à 280 km au sud-ouest de leur fief de Benghazi et à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Brega, important site pétrolier théâtre de violents combats entre forces pro-Kadhafi et insurgés.  

Internet coupé en Libye: Après les coupures intermittentes et un filtrage accru mais touchant principalement Tripoli, la Libye a de nouveau coupé son accès à Internet depuis plus de douze heures. Le Transparency Report de Google, qui montre en temps réel l'évolution de l'utilisation des services du moteur de recherche, montre que le trafic en provenance de Libye est tombé à zéro, vers 6 heures du matin heure de Paris (7 heures en Libye). Les sites officiels du gouvernement sont actuellement inaccessibles. Les forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont bombardé vendredi après-midi des installations pétrolières contrôlées par les insurgés dans l'Est du pays. Quelques centaines d'opposants ont aussi défié les forces de sécurité dans la capitale montrent que les voies d'accès aux sites libyens ont été totalement coupées au même moment. Les sites hébergés en Libye, notamment

 

jeudi 3 mars 2011

BNF Communiqué de presse 24 /02 /2011


Les archives de Guy Debord entrent à la Bibliothèque nationale de France
Classées en janvier 2009 trésor national, les archives de Guy Debord (1931-1994) ont rejoint les collections du département des Manuscrits de la BnF. Bruno Racine, président de la BnF, se réjouit « d’accueillir au sein des collections patrimoniales un penseur dont l’œuvre théorique et poétique a profondément influencé le dernier demi-siècle. La générosité de nos mécènes et le soutien du ministère de la Culture et de la Communication nous permettent de faire aujourd’hui cette exceptionnelle acquisition. »
Poète, cinéaste, théoricien de la société et du pouvoir, Guy Debord fonde et anime successivement l’Internationale lettriste (1952-1957) puis l’Internationale situationniste (1957-1972). Son œuvre la plus célèbre, La Société du spectacle (1967), est une critique intransigeante des conditions modernes d’existence engendrées par le capitalisme avancé: consommation, loisirs, publicité, urbanisme, etc. Ses théories se doublent de pratiques – dérive, détournement, psychogéographie, jeu permanent – visant à la construction de situations, dont le but annoncé est la mise en échec de tout ce qui s’interpose entre l’homme et sa vie.
Conservées et mises en ordre par Guy Debord lui-même, ces archives témoignent, par leur richesse, leur diversité et leur quasi exhaustivité, du travail de l’auteur et de son insertion dans l’intense activité artistique et politique de son époque. L’ensemble du fonds comprend toutes les versions de ses écrits et de ses films, une importante correspondance, ses papiers personnels, dossiers de presse, dossiers éditoriaux, des carnets et fiches de lecture, toutes les notes préparatoires à ses œuvres cinématographiques ainsi que des archives photographiques, des objets personnels et sa bibliothèque telle qu’elle était en 1994.
De Hurlements en faveur de Sade à Panégyrique, chaque œuvre – livre ou film– est le fruit d’un travail d’écriture et de détournement dont le fonds rend compte. Ainsi, le vaste ensemble de documents consacrés au film In Girum imus nocte et consumimur igni (1978), atteste de l’élaboration minutieuse de l’œuvre : manuscrit, dactylographie corrigée, commentaire du film et documents préparatoires à l’édition Gallimard mais aussi collection d’images découpées, détournées et préparées pour leur éventuelle utilisation au banc-titre, fiches, carnets de tournage et de montage du film.
Les archives comportent également des documents de travail de l’Internationale situationniste, des coupures de presse et des publications de divers groupes d’avant-garde politique ou artistique contemporains de l’auteur: surréalistes belges, Socialisme ou Barbarie, les Britanniques de King Mob, etc. On peut suivre dès 1952 les événements artistiques et les publications militantes auxquelles Debord s’intéresse, qui se réfèrent à lui, ou dont on le tient informé. Se trouvent aussi rassemblés là les commentaires dans la presse des films, livres et actions de Guy Debord, des situationnistes, et de la nébuleuse qui les entoure. Cette vaste documentation vient compléter, à l’échelle de toute une vie, le travail de collecte critique dont témoignent des textes comme Ordures et décombres (1982) ou Considération sur l’assassinat de Gérard Lebovici (1985).
Soigneusement classée et conservée, elle nous montre l’auteur du Jeu de la guerre, stratège en son siècle, prenant la mesure du terrain de son action et des forces en présence.
Enfin, les quelques objets et papiers personnels ainsi que les photographies de plateau des premiers films ou des époques lettristes et situationnistes, permettent d’approcher non pas quelque intimité spectaculaire mais simplement un peu du quotidien de celui qui était « tant exercé à mener une existence obscure et insaisissable. » 1
Dans ses archives, Guy Debord se présente tel qu’il s’est toujours décrit, aiguisant les armes de sa critique et livrant le fil de son œuvre et de quelques vies mêlées à la sienne.

 1. Guy Debord, In girum imus nocte et conumimur igni, édition critique (1990), in Œuvres, Paris, Gallimard, coll.Quarto, 2006, p.1785.

Critique du capitalisme

et de l’aliénation du travail.

Le capital suppose le travail salarié, le travail salarié suppose le capital : ils sont les deux termes d’un seul et même rapport.
Marx
1) La forme marchande du travail
Le capitalisme est un mode de production qui réduit le « travail » à une marchandise.Marx définit la marchandise au début du Capital par son caractère double, à la fois concrète et abstraite, valeur d’usage et valeur d’échange. Il écrit à son propos : « [L]’utilité d’une chose fait de cette chose une valeur d’usage [...] Les valeurs d’usage ne se réalisent que dans l’usage ou la consommation. Elles forment la matière de la richesse, quelle que soit la forme sociale de cette richesse. Dans la société que nous avons à examiner, elles sont en même temps les soutiens matériels de la valeur d’échange. »1
Marx explique ainsi que les produits de l’activité humaine deviennent sous le capitalisme des marchandises qui fonctionnent également comme moyen d’acquérir les biens socialement produits. Objectivé sous la forme marchande, le travail devient sous le capitalisme un moyen social, une médiation obligatoire pour obtenir des biens d’usage particuliers et qualitativement appréciables dont l’individu a besoin pour vivre. En somme, le travail salarié, le « travail marchandise », devient sous le capitalisme un moyen de reproduction de la vie individuelle et collective qui fonctionne comme moyen pour un individu d’acquérir les biens et services utiles, précieux, rares ou nécessaires produits par d’autres. Précisons que c’est le capitalisme lui-même qui crée, invente le « travail », dans la mesure où il permet de regrouper sous un même vocable un ensemble varié d’activités humaines qui, dans d'autres sociétés, n’étaient pas vues comme ontologiquement semblables. Gorz explique que « la notion de travail est une invention de la modernité, plus exactement une invention du capitalisme industriel. Aussi longtemps que la production marchande était marginale et que l’essentiel des besoins était couvert par l’autoproduction domestique et l’économique villageoise, la notion de travail tout court, de travail sans phrases comme disait Marx, ne pouvait avoir cours. On ‘‘fabriquait ’’, ‘‘ confectionnait ’’, ‘‘ préparait ’’, ‘‘ oeuvrait ’’, ‘‘ peinait ’’, ‘‘ besognait ’’, ‘‘ vaquait à des occupations ’’ diverse, spécifiques, incommensurable dans le cadre de la de la communauté domestique » 2. En opposition à cette variation du sens des activités humaines, sociales et productives concrètes, le travail sous le capitalisme s’identifie à une double fonction, celle de produire des biens, et celle d’échanger ces biens ou services, matériels ou immatériels, obligatoirement et universellement pour vivre. Ces deux fonctions du travail ne sont pas du tout identiques, même si elles sont toujours accomplies par un seul et unique travail, concret et abstrait à la fois, possédant cette double fonction qu’il partage ainsi avec la marchandise. C’est la même dépense d’énergie physique qui est à la fois activité de labeur dans le temps (travail concret) et médiation sociale (travail abstrait) ou fabrication collective de valeur. Ainsi, dans le capitalisme, le travail en tant qu’activité rémunérée ne peut donc plus être directement identifié à l’activité humaine productive de bien, mais essentiellement à l’activité productive de la valeur.
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1MARX, Karl Le Capital livre 1 éd Flammarion 1969 p 41-42
2GORZ, André Capitalisme socialisme écologie ed Galilée p. 111

Qu'est ce que Usenet ?


Internet est bien plus vaste que les quelques protocoles usuels (http://web, mails). Dès l'origine il est fondé sur des principes libertaires en voici un exemple.

Usenet n'est pas une organisation.

Aucun individu, ni aucun groupe ou association, n'a autorité sur Usenet dans son ensemble. Qui accède aux news ? Quels articles sont propagés et où ? Qui peut poster des articles ? etc. Personne ne le contrôle. Il n'existe pas de société "Usenet Inc.", ni de "Usenet User's Group". Vous dépendez de vous-même.
Certes, diverses activités sont organisées à propos des newsgroups Usenet. La création de nouveaux newsgroups en est un exemple. Mais ce serait une erreur de confondre Usenet avec les activités que Usenet rend possibles. Même si ces activités s'arrêtaient demain, Usenet continuerait sans elles.

Usenet n'est pas une démocratie.

Puisque rien ni personne ne contrôle Usenet dans son ensemble, il n'y a pas de "gouvernement" Usenet.
Par conséquent, Usenet ne peut pas être une démocratie, ni une autocratie, ni aucune autre espèce de « -cratie ».

Usenet n'est pas juste.

Après tout, qui peut décider de ce qui est juste ou non ? Si quelqu'un se comporte de manière injuste ou déloyale, qui l'arrêtera ? Ni vous, ni moi, pour sûr.

Usenet n'est pas un droit.

Certains considèrent que la "liberté d'expression" leur confère le droit incontestable d'utiliser les ordinateurs des autres pour propager ce qu'ils veulent dire.
Ils se trompent. La liberté d'expression, c'est aussi la liberté de rester silencieux. Si je choisis de ne pas mettre mon ordinateur à disposition pour véhiculer votre discours, c'est mon droit. Et oui, la liberté de la presse appartient à ceux qui détiennent la presse.

Usenet n'est pas un service public.

Certains sites Usenet, ou certaines de leurs subdivisions, relèvent d'organisations publiques ou institutionnelles. Cependant, pour la plupart des sites, ce n'est pas le cas. Sur Usenet, il n'y a aucun monopole gouvernemental, et peu ou pas de contrôle gouvernemental.

Usenet n'est pas un réseau universitaire.

Ce n'est pas une surprise de voir que de nombreux sites Usenet sont des universités, des laboratoires de recherche et autres institutions académiques. Historiquement, Usenet, tire son origine d'un lien mis en place entre deux universités qui souhaitaient simplement s'échanger des idées et des informations. Mais, au fil des années, le caractère initial de Usenet s'est transformé, si bien qu'aujourd'hui, la plupart des sites Usenet sont des entités commerciales.

Usenet n'est pas un support publicitaire.

Du fait de l'origine universitaire de Usenet, et du fait que Usenet repose massivement sur la notion de coopération (parfois même entre concurrents), l'usage dicte que la publicité soit restreinte à un niveau minimal. La publicité n'est tolérée que si elle est occasionnelle, informative et non tapageuse.

Usenet n'est pas Internet.

Internet est un réseau de grande envergure, subdivisé par différents gouvernements. Internet est le véhicule de nombreux types de trafic, dont Usenet entre autres. De plus, Usenet est véhiculé au travers de nombreux réseaux, dont Internet entre autres.

Usenet n'est pas un réseau UUCP.

UUCP est un protocole (en réalité, un jeu de plusieurs protocoles, mais n'entrons pas dans les détails techniques) qui permet la transmission de données entre connexions point-à-point, typiquement par l'intermédiaire de modems. UUCP est utilisé pour véhiculer de nombreux types de trafic : Usenet entre autres, mais pas seulement. De plus, UUCP n'est qu'un des véhicules du trafic Usenet, il y en a d'autres.

Usenet n'est pas un réseau spécifiquement américain.

Certes, Usenet est né aux Etats-Unis, et c'est là, dans un premier temps, qu'il s'est développé le plus rapidement. Mais maintenant, Usenet s'étend au monde entier.
Mis à part les Etats-Unis, on trouve les plus grosses concentrations de sites Usenet au Canada, en Europe, en Australie et au Japon. Lorsque vous postez des articles, gardez à l'esprit la portée mondiale de Usenet. Ceux qui les liront, même s'ils connaissent votre langue, peuvent avoir une culture radicalement différente de la vôtre. Et aux yeux des lecteurs, votre prose risque de prendre un sens qui n'est pas celui que vous croyez.

Usenet n'est pas un réseau UNIX, ni un réseau Windows, Macintosh...

Ne partez pas du principe que tout le monde se sert d'une machine UNIX et de "rn". Les systèmes utilisés pour poster et lire dans Usenet sont variés : des VAX sous VMS, des mainframes IBM, des Amigas, des PC sous Windows, sous Linux, des Mac, etc...
De même, ne considérez pas que vos lecteurs utilisent les memes logiciels ou systèmes que vous.

Usenet n'est pas un réseau ASCII.

Le A dans ASCII est le A de "American". Les sites d'autres pays utilisent souvent des jeux de caractères plus adaptés à leur langue. Typique- ment, mais pas toujours, il s'agit de surensembles du jeu de caractères ASCII.
La hiérarchie fr (francophone) utilise les caractères accentués (ISO-Latin1 ou ISO-8859-1, ISO-Latin9 ou ISO-8859-15, UTF-8) qui sont compris par tous les logiciels de lecture de nouvelles récents.

Usenet n'est pas un logiciel.

Il existe des dizaines de logiciels destinés au transport et à la lecture des articles Usenet. « Le logiciel Usenet », ça n'existe pas. Ces différents logiciels peuvent être utilisés (et le sont) pour d'autres types de communications, généralement sans risque de mélanger les deux. De tels réseaux de communication privés sont typiquement gardés distincts de Usenet, en inventant des noms de newsgroups différents de ceux qui sont universellement connus.

Usenet-fr désigne l'ensemble des forums de discussion fr.*, qui a été créé en 1993 et comptait à l'origine une trentaine de forums de discussion. Au mois de janvier 2011, cette hiérarchie compte 319 forums. « fr » signifie francophone. Cela implique que les utilisateurs (ou usenautes) sont tenus de s'exprimer en français sur Usenet-fr.
À l'origine, la structure de la hiérarchie était proche de celle des hiérarchies Usenet internationales, mais au fur et à mesure de son évolution, Usenet-fr a acquis une structure qui lui est propre. Nous vous proposons d'expliquer cette dernière.


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