dimanche 13 février 2011

Égypte: l'armée suspend la Constitution

 L'armée égyptienne annonce la dissolution du Parlement et la suspension de la Constitution.

L'armée, dépositaire du pouvoir après la chute du président Hosni Moubarak, a, dans l'après-midi fait plusieurs annonces sur l'organisation de cette période transitoire politique qui durera six mois. Le conseil suprême des forces armées annonce «la dissolution de l'Assemblée du Peuple et de la Choura», les deux chambres du Parlement largement dominé par des membres du Parti national démocrate (PND) de l'ex-président Moubarak. La dissolution du Parlement, après des élections l'an dernier accusées d'être marquées par une fraude massive, et la révision de la Constitution, accusée de limiter les conditions de candidature à la présidence, font partie des principales revendications des manifestants. 

Les tanks de l'armée, postés dès le début des manifestations aux entrées de la place, sont toujours présents, mais ne bloquent pas les accès. Quelques brèves échauffourées ont eu lieu entre des soldats et quelques dizaines de protestataires. Hosni Moubarak se trouvait toujours dans la station balnéraire de Charm el-Cheikh, où il dispose d'une résidence, démentant ainsi les rumeurs d'une fuite de l'ex-président à l'étranger. M. Chafic a précisé que le rôle d'Omar Souleiman, vice-président nommé par M. Moubarak pendant les premiers jours de la contestation, sera défini par l'armée. Le rôle de l'ancien chef des renseignements militaires est plus que flou depuis la démission de l'ex-raïs. Certains révolutionnaires ont prévenu qu'ils resteraient place Tahrir pour protéger la révolution et mettre la pression sur le Conseil suprême des forces armées, qui assume désormais le pouvoir. «L'armée est la colonne vertébrale de l'Égypte. La solution n'est pas de nous faire quitter la place. Elle doit répondre à nos demandes», a déclaré un manifestant dans un haut-parleur. Des milliers de manifestants en faveur de la démocratie ont décidé de regagner la place Tahrir, dans le centre du Caire, symbole de la contestation qui a conduit à la chute d'Hosni Moubarak. Ce mouvement fait suite à l'intervention de l'armée, déployée pour tenter de déloger les derniers manifestants encore présents sur les lieux. "Si l'armée ne remplit pas nos exigences, notre soulèvement et ses manifestations concrètes repartiront de plus belle", a prévenu Safouat Hegazi, l'un des chefs de file de la contestation.

Un correspondant de la BBC indique que les militaires semblent faire preuve de retenue et ne pas être sûrs de l'attitude à adopter. Sur certaines images télévisées, néanmoins, on peut voir un soldat frappant des manifestants.

samedi 12 février 2011

Des Révolutions post-islamiste


Pour un homme qui a écrit autant d'analyses médiocres, voir totalement fausses, ce texte mérite lecture. il est le seul  intello "officiel" a comprendre correctement la position actuelle des courants islamistes dans le monde Arabe.

Révolution post-islamiste

L'opinion européenne interprète les soulèvements populaires en Afrique du Nord et en Egypte à travers une grille vieille de plus de trente ans : la révolution islamique d'Iran. Elle s'attend donc à voir les mouvements islamistes, en l'occurrence les Frères musulmans et leurs équivalents locaux, être soit à la tête du mouvement, soit en embuscade, prêt à prendre le pouvoir. Mais la discrétion et le pragmatisme des Frères musulmans étonnent et inquiètent : où sont passés les islamistes ?
Mais si l'on regarde ceux qui ont lancé le mouvement, il est évident qu'il s'agit d'une génération post-islamiste. Les grands mouvements révolutionnaires des années 1970 et 1980, pour eux c'est de l'histoire ancienne, celles de leurs parents. Cette nouvelle génération ne s'intéresse pas à l'idéologie : les slogans sont tous pragmatiques et concrets ("dégage", "erhal") ; il ne font pas appel à l'islam comme leurs prédécesseurs le faisaient en Algérie à la fin des années 1980. Ils expriment avant tout un rejet des dictatures corrompues et une demande de démocratie. Cela ne veut évidemment pas dire que les manifestants sont laïcs, mais simplement qu'ils ne voient pas dans l'islam une idéologie politique à même de créer un ordre meilleur : ils sont bien dans un espace politique séculier. Et il en va de même pour les autres idéologies : ils sont nationalistes (voir les drapeaux agités) mais ne prônent pas le nationalisme. Plus originale est la mise en sourdine des théories du complot : les États-Unis et Israël (ou la France en Tunisie, qui a pourtant soutenu Ben Ali jusqu'au bout) ne sont pas désignés comme la cause des malheur du monde arabe. Même le pan-arabisme a disparu comme slogan, alors même que l'effet de mimétisme qui jette les Egyptiens et les Yéménites dans la rue à la suite des événements de Tunis montre qu'il y a bien une réalité politique du monde arabe.
Cette génération est pluraliste, sans doute parce qu'elle est aussi plus individualiste. Les études sociologiques montrent que cette génération est plus éduquée que la précédente, vit plus dans le cadre de familles nucléaires, a moins d'enfants, mais en même temps, elle est au chômage ou bien vit dans le déclassement social. Elle est plus informée, et a souvent accès aux moyens de communications modernes qui permettent de se connecter en réseau d'individu à individu sans passer par la médiation de partis politiques (de toute façon interdits). Les jeunes savent que les régimes islamistes sont devenus des dictatures : ils ne sont fascinés ni par l'Iran ni par l'Arabie saoudite. Ceux qui manifestent en Egypte sont précisément ceux qui manifestaient en Iran contre Ahmedinejad (pour des raisons de propagande le régime de Téhéran fait semblant de soutenir le mouvement en Égypte, mais c'est un règlement de comptes avec Moubarak). Ils sont peut-être croyants, mais séparent cela de leur revendications politiques : en ce sens le mouvement est "séculier", car il sépare religion et politique. La pratique religieuse s'est individualisée.
On manifeste avant tout pour la dignité, pour le "respect" : ce slogan est parti de l'Algérie à la fin des années 1990. Les valeurs dont on se réclame sont universelles. Mais la démocratie qu'on demande aujourd'hui n'est plus un produit d'importation : c'est toute la différence avec la promotion de la démocratie faite par l'administration Bush en 2003, qui n'était pas recevable car elle n'avait aucune légitimité politique et était associée à une intervention militaire. Paradoxalement l'affaiblissement des États-unis au Moyen-Orient, et le pragmatisme de l'administration Obama, aujourd'hui permettent à une demande autochtone de démocratie de s'exprimer en toute légitimité.
Ceci dit une révolte ne fait pas une révolution. Le mouvement n'a pas de leaders, pas de partis politiques et pas d'encadrement, ce qui est cohérent avec sa nature mais pose le problème de l'institutionnalisation de la démocratie. Il est peu probable que la disparition d'une dictature entraîne automatiquement la mise en place d'une démocratie libérale, comme Washington l'espérait pour l'Irak. Il y a dans chaque pays arabe, comme ailleurs, un paysage politique d'autant plus complexe qu'il a été occulté par la dictature. Or en fait, à part les Islamistes et, très souvent, les syndicats (même affaiblis), il n'y a pas grand chose.
LES ISLAMISTES N'ONT PAS DISPARU MAIS ONT CHANGÉ
Nous appelons islamistes ceux qui voient dans l'islam une idéologie politique à même de résoudre tous les problèmes de la société. Les plus radicaux ont quitté la scène pour le jihad international et ne sont plus là : ils sont dans le désert avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), au Pakistan ou dans la banlieue de Londres. Ils n'ont pas de base sociale ou politique. Le jihad global est complètement déconnecté des mouvements sociaux et des luttes nationales. Bien sûr la propagande d'Al-Qaida essaie de présenter le mouvement comme l'avant-garde de toute la communauté musulmane contre l'oppression occidentale, mais cela ne marche pas. Al-Qaida recrute de jeunes jihadistes dé-territorialisés, sans base sociale, qui ont tous coupé avec leur voisinage et leur famille. Al-Qaida reste enfermé dans sa logique de "propagande par le fait" et ne s'est jamais préoccupé de construire une structure politique au sein des sociétés musulmanes. Comme de plus l'action d'Al-Qaida se déroule surtout en Occident ou vise des cibles définies comme occidentales, son impact dans les sociétés réelles est nul.
Une autre illusion d'optique est de lier la réislamisation massive qu'ont semblé connaître les sociétés du monde arabe au cours des trente dernières années avec une radicalisation politique. Si les sociétés arabes sont plus visiblement islamiques qu'il y a trente ou quarante ans, comment expliquer l'absence de slogans islamiques dans les manifestations actuelles ? C'est le paradoxe de l'islamisation : elle a largement dépolitisé l'islam. La réislamisation sociale et culturelle (le port du voile, le nombre de mosquées, la multiplication des prêcheurs, des chaînes de télévision religieuses) s'est faite en dehors des militants islamistes, elle a aussi ouvert un "marché religieux" dont plus personne n'a le monopole ; elle est aussi en phase avec la nouvelle quête du religieux chez les jeunes, qui est individualiste mais aussi changeante. Bref les islamistes ont perdu le monopole de la parole religieuse dans l'espace public, qu'ils avaient dans les années 1980.
D'une part les dictatures ont souvent (mais pas en Tunisie) favorisé un islam conservateur, visible mais peu politique, obsédé par le contrôle des mœurs. Le port du voile s'est banalisé. Ce conservatisme de l'Etat s'est trouvé en phase avec la mouvance dite "salafiste" qui met l'accent sur la réislamisation des individus et non sur les mouvements sociaux. Bref, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la réislamisation a entraîné une banalisation et une dépolitisation du marqueur religieux : quand tout est religieux, plus rien n'est religieux. Ce qui, vu de l'Occident, a été perçu comme une grande vague verte de réislamisation ne correspond finalement qu'à une banalisation : tout devient islamique, du fast-food à la mode féminine. Mais les formes de piété se sont aussi individualisées : on se construit sa foi, on cherche le prêcheur qui parle de la réalisation de soi, comme l'Egyptien Amr Khaled, et on ne s'intéresse plus à l'utopie de l'Etat islamique. Les "salafis" se concentrent sur la défense des signes et valeurs religieuses mais n'ont pas de programme politique : ils sont absents de la contestation où l'on ne voit pas de femmes en burqa (alors qu'il y a beaucoup de femmes parmi les manifestants, même en Égypte). Et puis d'autres courants religieux qu'on croyait en retrait, comme le soufisme, fleurissent à nouveau. Cette diversification du religieux sort aussi du cadre de l'islam, comme on le voit en Algérie ou en Iran, avec une vague de conversions au christianisme.
Une autre erreur est de concevoir les dictatures comme défendant le sécularisme contre le fanatisme religieux. Les régimes autoritaires n'ont pas sécularisé les sociétés, au contraire, sauf en Tunisie, ils se sont accommodés d'une réislamisation de type néo fondamentaliste, où l'on parle de mettre en œuvre la charia sans se poser la question de la nature de l'Etat. Partout les oulamas et les institutions religieuses officielles ont été domestiqués par l'Etat, tout en se repliant sur un conservatisme théologique frileux. Si bien que les clercs traditionnels, formés à Al-Azhar, ne sont plus dans le coup, ni sur la question politique, ni même sur les grands enjeux de la société. Ils n'ont rien à offrir aux nouvelles générations qui cherchent de nouveaux modèles pour vivre leur foi dans un monde plus ouvert. Mais du coup les conservateurs religieux ne sont plus du côté de la contestation populaire.
Cette évolution touche aussi les mouvements politiques islamistes, qui s'incarnent dans la mouvance des Frères musulmans et de leurs épigones, comme le parti Nahda en Tunisie. Les Frères musulmans ont bien changé. Le premier point c'est bien sûr l'expérience de l'échec, aussi bien dans l'apparent succès (la révolution islamique d'Iran), que dans la défaite (la répression partout menée contre eux). La nouvelle génération militante en a tiré les leçons, ainsi que des anciens comme Rachid Ghannouchi en Tunisie. Ils ont compris que vouloir prendre le pouvoir à la suite d'une révolution conduisait soit à la guerre civile, soit à la dictature ; dans leur lutte contre la répression ils se sont rapprochés des autres forces politiques. Bons connaisseurs de leur propre société, ils savent aussi le peu de poids de l'idéologie. Ils ont aussi tiré les leçons du modèle turc : Erdogan et le parti AK ont pu concilier démocratie, victoire électorale, développement économique, indépendance nationale et promotion de valeurs sinon islamiques, du moins "d'authenticité".
Olivier Roy

What is ACTA ?

Français voir plus bas
ACTA is an international trade agreement currently negociated by the European Union, the United States, Japan, Canada, South Korea, Australia as well as a few other countries, whose aim is to enforce copyright and tackle counterfeited goods (hence its acronym: Anti-Counterfeiting Trade Agreement).
The main problem with this treaty is that all the negociations are done secretely. Leaked documents show that one of the major goal of the treaty is to force signatory countries into implementing anti file-sharing policies under the form of three-strikes schemes and net filtering practices.

Help stop ACTA

Intellectual property must be protected, but it should not be placed above individuals' rights to privacy and data protection.
Peter Hustinx, European Data Protection Supervisor (EDPS), issued a report on the Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA), claiming that it could prove unworkable under current European Union data protection laws.
ACTA is legislation laundering on an international level of what would be very difficult to get through most Parliaments
Stravros Lambrinidis, Member of European Parliament, S and D, Greece
The European Parliament has had no representation in ACTA negotiations. Just accepting or rejecting an agreement is not an exercise of democracy as under the Lisbon Treaty.
Zuzana Roithova, Member of European Parliament, EPP, Czech Republic
It is extremely regrettable that democratic debate has been eliminated from talks that could have a major impact on such a fundamental freedom as free expression.
Reporters without Borders, European Parliament Sakharov Prize Winners
Any measures concerning people's right to go online need to be brought in through the proper democratic channels, not via self-regulation, and made into EU law
Andrea D?Incecco, public affairs manager from EuroISPA (Business association of European Internet Service Providers)
Third party liability for Internet Server Providers is like making the post office responsible for what is inside the letters they send.
Alexander Alvaro, Member of European Parliament, ALDE, Germany.
We can only assume that the final text could do great harm in developing countries and undermine the balance between the protection of intellectual property and the need to provide affordable medicines for poor people.
Rohit Malpani, OXFAM, from a press release criticising possible impact of ACTA.
We are in danger of ending up with the worst of both worlds, pushing IP rules, which are very effective at stopping access to life-saving drugs but are very bad at stopping or preventing fake drugs.
Michelle Childs of Médecins Sans Frontières, Nobel Peace Prize winners, has issued a very critical statement on ACTA.
"The European Parliament has had no representation in ACTA negotiations. Just accepting or rejecting an agreement is not an exercise of democracy as under the Lisbon Treaty."
Zuzana Roithova, Member of European Parliament, EPP, Czech Republic 

ACTA MENACE LES LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET L'ACCÈS AU SAVOIR.
Cet accord commercial anti-contrefaçon, négocié en secret, pourrait :
  • transformer les opérateurs d'Internet en police privée du copyright;
  • imposer des sanctions dures et injustes aux utilisateurs et consommateurs;
  • nuire à l'accès aux médicaments et aux savoirs essentiels dans les pays pauvres;
  • freiner l'innovation;
  • établir une nouvelle gouvernance anti-démocratique, contournant les parlements.
 Mort aux Tyrans !

Indigenes Kultur- und Schulprojekt

Aus einer langjährigen Freundschaft mit Beatrice Bautista aus El Alto (Bolivien) hat sich für uns ein neues Projekt entwickelt. Der kulturpolitische Verein "Jakkir Qhana", in dem Beatrice aktiv ist, und verschiedene Initiativen und Vereinigungen aus El Alto wollen in ihrem Stadtteil Barrio Mariscal de Sucre eine indigene Schule und ein Kulturzentrum gründen. Wir, Uwe und Gudrun aus der Kooperative Haina e.V., der BiKo e.V. aus Erfurt und die Kommune Waltershausen wollen sie dabei unterstützen. Wer Näheres wissen möchte, kann hier weiterlesen. 
In den letzten Jahren haben wir Kontakte zu indigenen Menschen in El Alto geknüpft, einer Stadt direkt angrenzend an La Paz in Bolivien.
Bolivien ist das zweitärmste Land Südamerikas und eines der Ärmsten der Welt. 70 % der Be-völkerung sind indigenen Ursprungs. Durch die starke Land-Stadt-Migration der letzten Jahrzehnte entstand neben La Paz die völlig neue Stadt El Alto, welche mittlerweile ca. 800.000 Einwohner zählt.
Ihre BewohnerInnen sind zur Schaffung und Verbesserung ihrer materielllen Lebensverhältnisse weitgehenst auf Selbstorganisation angewiesen.
So entstanden in El Alto fast 500 Nachbarschaftsvereinigungen, sogenannte ”juntas vecinales”, die zum Beispiel die Versorgung mit Trinkwasser und die Müllentsorgung in die Hand nahmen.
Durch die Vernetzung der Gruppen entstand aber auch eine starke politische Kraft, die dazu beitrug, den korrupten Präsidenten Sanchez de Lozada im November 2003 zu stürzen. Bei diesen Unruhen wurden 80 Menschen vom Militär ermordet.
Seit 18.12.2005 gibt es das erste Mal in der bolivianischen Geschichte einen indigenen Präsidenten, Evo Morales. Für die indigene Bevölkerung ist das ein hoffnungsvolles Zeichen. Die ersten Ansätze in Richtung einer Wiederverstaatlichung transnationaler Konzerne, also der Wiederaneignung der bolivianischen Ressourcen, sind zu sehen und eine Bodenreform, die eine teilweise Enteigung der überwiegend weißen Großgrundbesitzer verfolgt, beginnt gerade. Die Stimmung in Bolivien schwankt aus Sicht der indigenen Bevölkerung zwischen Hoffnung auf Veränderung bzw. Angst vor einem Bürgerkrieg.
Zusammen reden und denken wir seit ca. einem Jahr an einem gemeinsamen interkulturellen Projekt und sind jetzt soweit, das Projekt vorzustellen:

Unsere Idee
Unser wichtigstes Anliegen ist, dass die Partner auf beiden Seiten des Ozeans auf gleicher Augenhöhe stehen, da 500 Jahre Kolonisation viel Ungleichgewicht und Vorurteile auf beiden Seiten hervorgebracht haben.
Deshalb lassen wir uns Zeit, unsere Kulturen kennenzulernen und voneinander zu lernen. Wir entwickeln das Projekt zusammen, tauschen uns aus und beraten uns gegenseitig. Dabei spielen persönliches Kennenlernen und gegenseitige Besuche eine wichtige Rolle.
Wir haben nun gemeinsam die Idee eines Zentrums entwickelt, das im Wesentlichen aus drei Teilen besteht:
  • Ein indigener Kindergarten soll für 40 Kinder Platz bieten, während ihre Eltern sich um die Beschaffung des Lebensunterhaltes bemühen. Bisher gibt es in der Großstadt kaum Angebote. So müssen kleine Kinder ihre Eltern an den Arbeitsplatz begleiten, bleiben tagsüber sich selbst überlassen oder werden zu Großeltern aufs Land gegeben.
  • Eine alternative Schule soll Möglichkeiten bieten, indigene Werte, Kultur, Wissen und Traditionen weiterzugeben. In den staatlichen Schulen wird ein überwiegend eurozentristisch-nordamerikanisches Weltbild vermittelt. In den ersten drei Jahren sollen drei Klassen mit jeweils 20 SchülerInnen entstehen.
  • Nicht zuletzt soll das Zentrum Raum für die politische und kulturelle Arbeit verschiedener Gruppen in El Alto und als Zentrum des kulturellen und politischen Austausches indigener Kulturen Lateinamerikas bzw. interkontinental zwischen Bolivien, Europa oder anderen Ländern dienen.
 

vendredi 11 février 2011

Et de Deux, qui sera le prochain ?

L'Algérie à la veille de la marche du 12 février !

Cette marche qui fait trembler le régime de Bouteflika

Ni l’interdiction des autorités ni la propagande de la presse, de la police et des médias publics n’ont démotivé les initiateurs de la marche de ce samedi. Dans les sièges des partis, des associations et autres collectifs, les portes sont grandes ouvertes pour accueillir les volontaires. 
«Rien n’est laissé au hasard, de la conception des pancartes jusqu’à l’encadrement des manifestants en passant par l’hébergement des militants venus des autres wilayas», nous annonce d’emblée un des organisateurs au siège de la Snapap à El Harrach (ex-Belfort). Depuis mardi soir, un spot réalisé par le journaliste Fodil Boumala invitant les Algériens à sortir le 12 février fait le buzz sur Internet, notamment sur Youtube et Facebook. La commission technique de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie a décidé en concertation avec toutes les parties, d’un certain nombre de mesures logistiques et organisationnelles.
Les organisateurs, selon nos informations, semblent avoir opté pour les pancartes au lieu des banderoles, difficiles à transporter. Un tour au siège de la Snapap, des banderoles faites avec des moyens dérisoires, lutte syndicale oblige, sont déjà prêtes pour la marche. On peut y lire des slogans tels que «Non à la corruption, non à l’injustice». Au siège de la Ligue de défense des droits de l’homme, des réunions techniques sont organisées avec les différents partenaires afin d’adopter une stratégie adéquate le jour de la marche. «Nous étudions tous les scénarios possibles, le comportement à adopter face au déploiement des forces de sécurité, l’encadrement des marcheurs et d’autres aspects que nous ne pourrions pas rendre publics», indique un militant en arguant que «dans toutes les marches, il y a des choses discrètes sur l’organisation sur lesquelles on ne communique jamais».
Toutes ces activités ne sont sans attirer le regard des services de sécurité qui scrutent et filment le moindre mouvement. La Ligue de défense des droits de l’homme a commencé à distribuer des tracts appelant à la marche. Selon nos informations, les partis de l’Alliance présidentielle, dans une démarche opposée à celle de la coordination, distribuent actuellement des tracts et des t-shirt avec l’inscription «Non à la violence». Une démarche désespérée du pouvoir, selon Imad, pour avorter la marche et la diaboliser : «Comme si la presse alignée, les médias publics et le déploiement de la police ne leur suffisent pas ?» conclut-il.»
Le plan anti-12 février
État d’alerte maximale. Dans un «message urgent», daté du 9 février, le wali (préfet) d’Alger a donné instruction aux Présidents d’APC, aux directeurs de l’exécutif de la wilaya d’Alger, aux directeurs des EPIC et de EPA, de prendre «les dispositions nécessaires à l’effet d’organiser une permanence relevée de vos structures respectives à partir de vendredi 11 février 2011», peut-on lire dans le document et de signaler «l’urgence et l’importance signalées». Pour empêcher cette marche, le gouvernement algérien a mis en branle un plan anti-12 février.
30.000 policiers sur les 180.000 que compte le pays sont mobilisés, dont 50% des forces antiémeutes, pour sécuriser Alger et sa périphérie. Une grande partie de cet impressionnant dispositif a été transféré d’autres wilayas en l’occurrence Oran, Mostaganem, Tlemcen et Relizane. Le dispositif mis en place pour le rendez-vous de demain se décline comme suit : Filtrage des véhicules entrant à Alger et le durcissement des contrôles ; Les véhicules contenant plus de deux personnes seront systématiquement contrôlés ; Contrôle strict des bus en provenance des wilayas de l’Est notamment ceux de la Kabylie (Tizi Ouzou, Bejaia et Bouira) ; Contrôle d’identité des citoyens dans les rues d’Alger ; Empêchement de la distribution des tracts «subversifs» appelant à la marche de demain ; Enfin, mise en place de la surveillance des sièges des associations, des partis politiques et des syndicats autonomes initiateurs de la marche du 12 février. Dans la matinée du samedi 12 février, les transports seront mis à l’arrêt et les barrages de police sont tenus d’empêcher un plus grand nombre d’habitants de la banlieue de rallier le centre d’Alger. Le dispositif prévoit aussi la surveillance des campus et les résidences universitaires.
 
Tous les trains à destination d’Alger sont bloqués
 
Tous les trains à destination de la capitale, Alger, sont à l’arrêt. Le pouvoir utilise tous les moyens pour empêcher les citoyens algériens de rejoindre Alger pour participer à la marche du 12 février. En plus des multiples barrages policiers autour de la capitale, le régime vient de bloquer le trafic ferroviaire dans une nette volonté d’isoler la ville. Un déploiement sans précédant des forces de police quadrille la capitale qui est en état de siège. Un climat très lourd et une vive tension sont perceptibles dans la ville blanche. 
Radio Kalima Algérie 
La vraie question brûlante est : à qui le tour ?

La transmission satellitaire

de Radio Kalima a été interrompue

arbitrairement par EUTELSAT

sous pressions gouvernementales

algériennes et tunisiennes

 

Guy Debord and the Problem of the Accursed

 ". . . outlaws impelled by that energy springing from bad passions, alone capable of overthrowing the old world and giving back to the forces of life their creative liberty."
 Alain Sergent and Claude Harmel, Histoire de l'Anarchie
"It would have been better for mankind if this man never existed." This is what The Gentlemen's Magazine wrote on the occasion of the death of Godwin, who was an inspiration to Shelley, Coleridge, Wordsworth, William Blake, and many others, just as Proudhon was the inspiration for Courbet's painting. From this group comes a large part of modern poetry, the "plein air" school in landscape painting, Impressionism, and a whole continuous creative development whose continuation belonged and still belongs to the forces of life, constituting creative freedom itself. But such a development cannot be understood if one separates it from its solidarity with this bad passion that is "alone capable of overthrowing the old world" -- the passion carried by creative rule-breakers who are cursed for being themselves.
This state of affairs is no longer at odds with society's general attitude toward modernism. Paradoxically, the general sympathy toward modernism since the turn of the century, and especially since World War II, when it was proclaimed that "the accursed artist no longer exists," represses these creative forces even more radically. The reality of social malediction is wrapped in a tranquilizing and antiseptic appearance of emptiness: the problem has disappeared; there never was a problem. At the same time, the journalistic label of "accursed" becomes, on the contrary, an immediate valorization. To be all the rage, it is enough to get yourself cursed. And this is fairly simple, since any kind of aggression provokes curses from its victim. Thus the very principle of the accursed is altered; we rediscover the simple romantic notion of the unrecognized genius. He's the thinker whom one willingly considers as "ahead of his time," and one attempts, further, to leave him unrecognized for as brief a time as possible.
I believe that no other creative person in the world reveals to us the futility of such false explanations as does the enigmatic personality who is Guy Debord. We can already read in certain critical analyses -- the most well-informed of our era -- that he is considered to be one of the greatest innovators in the history of cinema. Thus those who are knowledgeable in this area are able to recognize his true stature. And so we cannot claim that he is unrecognized. The hitch is between this confidential appreciation and his reputation in the world of "gentlemen," where one would like to recycle, as soon as possible, the same obituary for Debord as was used for Godwin. We must conclude from this fact that valorization and malediction are clearly simultaneous. Debord is of his time; he can not "be better than his time; but, at best, be his time" (Hegel). But this time has become a space where strange things happen, things that are not in accordance with the simplistic idea one has of the historic instant. For us, the present is not the instant, but is the moment of dialogue, the time of communication between question and answer, as defined by modern physics. The problem of the accursed is circumscribed in this immeasurable space where, for some people, the answer is already given, while others don't yet know the question. The methods of our era's "instantaneous" pseudo-communication obviously do not transmit the questions and the answers of this era, but, rather, a unilateral spectacle, as the Situationists have amply shown.
Communism was the great accursed movement of the last century. After the Russian Revolution, Marxism was officially presented as the basis of society in the Eastern Bloc, and was cursed in the West, especially in the United States. But what is the truth of this spectacular conflict? John Kenneth Galbraith, who spent World War II in strategic bomb administration, who is an officer in military intelligence, and who has been duly awarded various honors, admits in his book The Affluent Society that modern capitalism, while still believing itself to be anti-socialist, has today latched onto a few of the more obviously Marxist dogmas, while ignoring their origin and still cursing Karl Marx. In a parallel development, one can see how Russian society, whether or not it believes itself to be Marxist, has managed to essentially curse Marx's doctrine while honoring him. There are clean breaks between the person who formulates ideas, those who consciously appreciate his [sic] ideas and his value, and the spreading of these "outlaw" ideas, which return discreetly and anonymously to the forces of life through creative freedom.
Guy Debord's cinematic achievements give us an example whereby we can uncover the dominant method of suppression in all its complexity. Without the definite overthrow of cinematic art brought about by research during the lettrist era, of which Guy Debord's Hurlements en faveur de Sadeclearly represents the acme, one can rightly wonder if films like Hiroshima mon amour could have been made and celebrated seven years later. But who knows? And more to the point, who can say? Those who know keep quiet, so that the public at large, as well as intellectuals, on a world-wide scale, remain stupefied by a work considered absolutely original. Thus one does not allow oneself to recognize the subsequent regression of Resnais in the films he has made since then; such a decline is, when one considers the degree of profundity allowed based on the radical creation itself, in fact typical of calculated adaptions. This is where the great hypocrisy necessary to the necessary to the illusion of official "modernism" sets in. The Danish literary journal Perspektiv, uses in fact the film Hiroshima mon amour as substantial proof that there is no renewal among the rebels. Renewal can only come from the heart of official production. And since the general public knows nothing of the creative efforts necessary to bring about such a work, everyone lashes out in good conscience against these bad boys who represent true originality, in order to cut them off permanently from creative activity. But for Debord, this is not possible. The general public doesn't realize that his cinematic activity is only a random grasping of whatever tools are available, in order to make a specific demonstration of more general abilities. What stands to lose the most in this affair is simple the development of cinema.
Here we encounter another extremely important question: it seems that in every development there are crucial moments when a single act -- a stroke of genius -- completely changes the order of basic assumptions. And after such a moment, whether one likes it or not, whether one admits it or not, the conditions have changed for everyone. One could also say that this change, obviously produced by the movement of general conditions and collective activities, can only be realized in the mind of a single individual. He [sic] seems to have done nothing else during his entire life but prepare for precisely that, and nothing else. And once that act is accomplished, he has nothing else to do except to see and control its effects. It is precisely this element of control that will be denied to him, and will pass to others at the moment when, profiting from this act and exploiting its attendant power, they simultaneously acquire the means to condemn its author. This phenomenon has been so common since ancient times that in certain cultures it has even become sacred. In the end it reveals what is called "the mystery of sacrifice." Today, since we must be more civilized, we no longer literally sacrifice; we curse. There is no more mystery, and the shrewdest form of sacrifice is sanctification by praise. So it is fairly clever to place Debord at the summit of the cinematographic hierarchy. Thus, it is thought, he can no longer surpass himself; the next chapter can be written by other hopefuls, the chiselers and the amplifiers. Perhaps specialization requires such a division; it has never bothered Debord -- he is entertained by it. But there are others who are less amused. I am one of them. In fact, I am hardly amused by these questions of cinema. I am not talking about films that are entertainment. I am talking about the joy of witnessing the birth of something essential, yet indefinable, which each of Guy Debord's new films brings to me. He can say that what is done is done, that all one can do is watch the results. This is where I sense that, in the unfolding of events provoked by his perspective of general change, which surpasses by far the world of cinema, he observes many things that we overlook, and whose interest he communicates to us.
To be the great, secret inspiration of world-wide art for some ten years -- from the silence John Cage introduced into modern music a few years afterHurlements en faveur de Sade to the craze for communicating through comic book frames taken out of context, which has become the cutting edge of new American painting -- is already not so paltry. It would be possible to continue in this way, were there not an accumulation of consequences to this intransigent activity, which makes Debord indispensable to the new awareness of our general situation as creative creatures. This awareness becomes inevitable with the abandonment of the officially modernist and progressive attitude that hid the true state of affairs since the end of World War II. Once this mask is stripped away, Guy Debord's secret is immediately understood.
There is no such thing as a naturally "unrecognized genius," or an unacknowledged innovator. There are only those who refuse to be known through false appearances and in blatant contradiction to who they really are. Those who do not wish to be manipulated in order to appear in public in a totally unrecognizable and alienated form, reduced to the status of instruments hostile to their own cause, or rendered impotent in the midst of the great human comedy. We must not limit ourselves to cursing those who themselves curse, with good reason, what is proposed to them, and who are then scorned by "gentlemen" -- those same "gentlemen" who elsewhere smile at anything and everything and go so far as to cite this false stoicism as proof of their own worth. The people of taste arbitrate behind the formal pretexts; they pretend to find simply "ill-expressed" what's new, what damns them, what says they are bad. Thus in modern culture, Guy Debord is not badly known; he is known as the Bad.
Obviously it is not possible to curse something without having in mind something that is better, something to which you are comparing what you reject. This is the secret of Guy Debord, who is the only one of the lettrists to have this vision, which explains all his undertakings. If you do not take this vision into account, if you rely simple on the established order to make your judgments, everything that he has created can only be understood as eccentric and bizarre -- unbalanced, like so many others. The great lesson to be drawn from Guy Debord, ever since the Potlatch era, is frankness, that it was clearly necessary to frankly curse, in a world that was more and more faked, what deserved to be cursed: the great fundamental hypocrisies, festering for centuries, but always used as the shaky foundations for appalling vestigial forms that claim to have a long future. But all of that was merely the external effect of a much deeper exploration.
Theoretically, it would be easy for the general public to be confronted with Guy Debord's work. For example, if Hurlements en faveur de Sade were screened at all theaters in the country, this public, starting with its elite of "cinephiles," would neither be entertained nor delighted. They would go stark raving mad, like the child who drools over a nice piece of pie and then sees it thrown on the floor. These viewers might partly misunderstand this spiritual slap in the face, this tactless disciplining. But there is no doubt that it would do them good. It is here that the true problem of the accursed artist arises. Debord cut through all the aesthetics of pleasantness in favor of an artistic action that provokes action, even if the action provoked has every chance of spontaneously turning against the person who violently wrenched the spectators from their chairs, from their somnolence. Debord reveals an importance in art, which is carefully hidden in the "beaux-arts," but is scientifically and secretly manipulated in propaganda and in advertising, both commercial and political. Thus a charade was denounced: the constructed distinction between an elite art and an art that did not even claim the name (in order not to disturb the status quo) appeared in all its falseness. The way Debord and his friends envisioned culture, i.e., as the end of a prehistory, is in fact a way to envision all of current society. According to them and because of them, what is happening now in this culture comes from society and will return to it.
To the extent that Debord has been able to occasionally express himself on art and the self-criticism of art, his works carry the same meaning and verify my interpretation: all executed swiftly, his works are like experimental jottings made during the development of the general theory of detournement. Guy Debord's collaboration on Fin de Copenhagen, a small, spontaneous book written in 24 hours, has been commented on: in just a few months, the effects of this book have spread with astonishing speed among specialists of art books and typography, both in the United States and in Europe. This widening influence has not ceased to grow. Thus the moment was ripe for our hero to write his Memoires, which was done with the grating effect of broken glass -- a book of love bound in sandpaper, which destroys your pocket as well as entire shelves in your library, a nice reminder of time past that refuses to end and distresses everyone with its obstinate presence. And yet these Memoires were more a work of relaxation, a temporary retreat, apparently, than a "serious" effort. So he hurried to write his Memoires before he began to appear in the world. He used them as an opening, and thus they were definitely not received with the same warmth and pleasure as greeted former agitators when they indicated through similar means that they surrendered, that they were abandoning the present. Next he undertook those curious documentaries, Dansk-Fransk Eksperimentalfilmskompagni [On the Passage of a Few Persons Through a Rather Brief Period of Time and Critique of Separation], documents on a new world-view. Apparently they are not liked. This must be due to their time-bomb effect. Debord knows all the cinematic effects, and uses them with mastery, with no constraint. But obviously those people who see only fire, and then begin to think that they were mistaken, without being able to say exactly why, feel a certain malaise.
One is never at ease before the works of Debord. Further, this is intentional. He has never smashed a series of pianos; he leaves such bizarre behavior to the clowns who imitate him, from Yves Klein's "monochrome" paintings to the recent "Visual Art Research Group," for which a certain Le Parc proposes to invent "non-action spectators, in complete darkness, immobile, not speaking." Debord has an unplumbed subtlety. He has never been accused of a flat appearance. This is the reason for the great respect -- one could even say awe -- that he commands in the domain we call the artistic and cultural avant-garde.
France's role in human culture takes on an entirely different appearance according to whether it is viewed from the outside or from within. I myself see this role from the outside, and I always see Debord transhistorically, as the great exception that transforms the rules. Since the end of the war, I have not seen anyone except Guy Debord who, ignoring all other problems that might command attention, is concentrating exclusively, with an obsessive passion and the ability it brings, on the task of correcting the rules of the human game according to new "givens" that are imperative in our era. He is determined to carefully analyze these givens, and all the possibilities that are excluded or that open up thereafter, without any emotional attachment to a past that he has given up. He demonstrates these corrections and indicates the rules he has decided to follow. He invites others who want to march in the avant-garde of this era to follow these new rules, as well, but he absolutely refuses to impose them through any of the numerous means or the prestige of authority, on anyone who does not yet see their point. However, on one point he is rightly dreaded by the entire artistic milieu. He will not stand being denigrated by anyone who pretends to accept these rules but who uses them as stakes in another game -- that of worldliness, in the broadest sense: being in accord with the accepted world. In such cases he is without mercy, and yet one can say that these problems of compromise or submission have, sooner or later, brought an end to nearly all of his relationships. He has broken completely with these people. He has found others. This is how this man of uncommon generosity has come to figure in postwar worldly mythology as the man without pity.
Finally, I will return to the paradox of the "outlaw." The exceptional person who transforms the rules excludes himself from participation in the game because he would always be the winner, since he invented the game and knows all its limits. Others can take up these rules, either by accepting their creator as the leader of the game, or by crushing him, by excluding him. This is the point where Debord rightly refuses to shoulder the full burden of absolute responsibility. The rules of his game were imposed on him by circumstances, and their complexity goes beyond his knowledge. The current Situationist movement is only the beginning of an example of this game. By his refusal of exclusiveness and of the role of leader, Debord saves his rights to the game, as well as the very opening of the future game. In so doing, he surpasses the purely French conditions that set the limits of Andre Breton's Surrealism. Unlike the latter, the effects of Guy Debord's importance are felt everywhere, on the other side of the world, and will spread from there toward Paris, where he lives out his life unnoticed. Perhaps he has more or less chosen the difficulties of this life by doing everything necessary to continually smash any possibility of celebrity; perhaps he has done this in order to remain free in the games currently possible. Nonetheless, I believe I have justified the indiscretion I have committed with this insistent presentation. In any case, I hope so.
(Written by Asger Jorn and published in the monograph devoted to Guy Debord entitled Contre le Cinema [Institute for Comparative Vandalism, 1964]). Translated from the French by Roxanne Lapidus.)

Über Allgemeines

Nach dem “Logischen” in der letzten Ausgabe der Kolumne gab es nettes Feedback und den Wunsch, es möge in der “Immaterial World” mit philosophischen Grundbegriffen weitergehen. Nun ist das wahrlich nicht meine Domäne, aber einen dem Logischen sehr nahen Begriff will ich dann doch noch dranhängen: das Allgemeine.
Den Begriff des Allgemeinen verwenden wir alltäglich, denn es gibt immer etwas zu verallgemeinern, im Denken und im Handeln. Dies tun wir zumeist auch, ohne dass wir den Begriff des Allgemeinen explizit denken: die CD-Sammlung sortieren, Preise vergleichen, Gruppen von irgendetwas bilden usw.
In der Regel verwenden wir beim alltäglichen Verallgemeinern eine bestimmte Vorgehensweise: die Abstraktion. Beim Sortieren machen wir ein Merkmal zum Sortierkriterium und sehen von anderen Kriterien ab, beim Preisvergleich tritt der Gebrauchswert in den Hintergrund und beim Bilden von Gruppen verfolgen wir die formal-logische Regel des “A oder nicht A”. Wir bilden gedanklich jeweils ein Abstrakt-Allgemeines.
Damit ist es jedoch nicht getan. Wie schon beim Satz des ausgeschlossenen Dritten des “A oder nicht A”, bei dem sich A und nicht A äußerlich gegenüberstehen, wird von der vollen inhaltlichen Qualität des A abgesehen, um entscheiden zu können, ob es zum Allgemeinen gehört oder dem Allgemeinen gegenüber ein Besonderes darstellt. Entweder Besonderes oder Allgemeines, aber beides zugleich geht nicht, denkt der Alltagsverstand, und zumeist reicht dieser hin.
Ein wissenschaftlicher Begriff des Allgemeinen muss jedoch weiter gehen, muss die Verbindung von konkretem Besonderen und Allgemeinem herstellen, benötigt also einen Begriff des Konkret-Allgemeinen. Das Konkret-Allgemeine ist das den “Reichtum des Besonderen in sich fassende Allgemeine”, erklärt G.W.F. Hegel (Wissenschaft der Logik). Das Besondere fällt hier also nicht aus dem Allgemeinen heraus, sondern ist in ihm eingeschlossen, ist Repräsentant des Allgemeinen. Wie kann man sich das veranschaulichen?
Nehmen wir das Beispiel des Menschen. Nehme ich bestimmte Merkmale – tatsächliche oder zugeschriebene -, so kann ich Menschen in Gruppen einteilen: Männer und Frauen, Sportliche und Unsportliche, Dicke und Dünne, Kleine, Mittelgroße und Große, Kapitalisten und Arbeiter/innen, Spekulanten und ehrlich Arbeitende, Volk und Fremde usw. Solche Einteilungen erfolgen aufgrund abstrakt-allgemeiner Kategorisierungen: Von allem Konkreten wird abgesehen und das Besondere sowie die jeweiligen Handlungsgründe werden ausgeblendet, bis nur noch die Zugehörigkeit zu einer Gruppe übrig bleibt.
Einige der genannten Beispiele zeigen sehr anschaulich, wie gefährlich die durch sie transportierten Personalisierungen und Ressentiments sind. Die Bildung eines Abstrakt-Allgemeinen bedeutet immer, den Ausschluss des nicht Dazugehörenden implizit mitzuformulieren. Bist du nicht drin, bist du draußen. Rassistische, sexistische und antisemitische Ideologeme funktionieren nach diesem Deutungsmuster.
Will ich den Menschen dagegen als konkret-allgemeinen fassen, so brauche ich einen Begriff, der das Besondere der so unterschiedlichen wirklichen Menschen einschließen kann. Das ist etwa ein Begriff des Menschen, dessen Natur die Gesellschaftlichkeit ist und der seine Lebensbedingungen in vorsorgend-kollektiver Form herstellt. Diese hier nur angedeutete Grundbestimmung erreiche ich durch einen Prozess der wissenschaftlichen Klärung. Verfüge ich über diesen konkret-allgemeinen Begriff, so ist nun jeder individuelle Mensch dieser allgemeine Mensch und gleichzeitig ein besonderer, eben: konkreter Mensch.
Ein konkret-allgemeiner Begriff des Menschen schließt aus, ihn einzig als Unterworfenen zu verstehen. Es wird erkennbar, dass tatsächliche Unterworfenheit Ergebnisse wirklicher struktureller und sozialer Unterwerfungsprozesse – einschließlich der Selbstunterwerfung – sind, die damit auch als veränderbar begriffen werden können.
Bis hierhin waren Abstrakt- und Konkret-Allgemeines Bestimmungen der Erkenntnis, also des Denkens. Nun gibt es aber auch entsprechende Realprozesse, also Prozesse, die entweder tatsächlich eine praktische Abstraktion vollziehen oder aber andererseits Konkretes unmittelbar als Allgemeines zur Geltung bringen. Diese Prozesse real-abstrakter und real-konkreter Verallgemeinerung gilt es nun ihrerseits als solche zu erkennen.
Bekanntes Beispiel für eine Realabstraktion ist die Warenproduktion und der Warentausch. Bei Produktion und Tausch von Waren wird nicht nur gedanklich, sondern tatsächlich von ihrer sinnlich-nützlichen Seite abstrahiert. Die Waren werden auf ihr bloß quantitatives Verhältnis reduziert. Marx erkennt: “Die Arbeit, die sich im Tauschwerth darstellt, ist vorausgesetzt als Arbeit des vereinzelten Einzelnen. Gesellschaftlich wird sie dadurch, daß sie die Form ihres unmittelbaren Gegentheils, die Form der abstrakten Allgemeinheit annimmt.” (Zur Kritik der politischen Ökonomie)
Marx hatte damit aufgedeckt, dass “konkrete Privatarbeit” nur in Form ihres Gegenteils, nur als abstrakt-allgemeine Arbeit gesellschaftliche Gültigkeit erlangen kann. Dies gilt ausschließlich für den Kapitalismus, nicht aber für vorkapitalistische Produktionsweisen, wie Marx klarstellt: “Hier ist der gesellschaftliche Charakter der Arbeit offenbar nicht dadurch vermittelt, dass die Arbeit des Einzelnen die abstrakte Form der Allgemeinheit, oder sein Produkt die Form eines allgemeinen Aequivalents annimmt. Es ist das der Produktion vorausgesetzte Gemeinwesen, das die Arbeit des Einzelnen verhindert Privatarbeit und sein Produkt Privatprodukt zu sein, die einzelne Arbeit vielmehr unmittelbar als Funktion eines Gliedes des Gesellschafts-Organismus erscheinen läßt.”
Gibt es nun Güter im Kapitalismus, die dem Abstraktionsvorgang nicht unterliegen und direkt gesellschaftlich Geltung besitzen? Ja, diese gibt es: freie Universalgüter. Beispiele sind Freie Software und Wikipedia. Freie Universalgüter werden von vornherein als gesellschaftliche Güter produziert und verteilt. Sie stehen mit dem Akt ihrer Herstellung der Menschheit frei zur Verfügung. Im Gegensatz zu Waren unterliegen sie keinem Abstraktionsvorgang, sondern besitzen als Resultate konkret-allgemeiner Arbeit, als je besondere Produkte, unmittelbar gesellschaftliche Geltung. Sie weisen damit über den Kapitalismus hinaus.
Streifzüge 44/2008

Désertions révolutionnaire en Égypte

Les Révolutions arabes vengent le 11 septembre 2001
«Compte tenu des conditions difficiles que traverse le pays, le président Mohammed Hosni Moubarak a décidé d'abandonner le poste de président de la République et chargé le conseil suprême des forces armées de gérer les affaires du pays», a déclaré Omar Souleimane dans une brève allocution télévisée.
Explosion de joie dans les rues du pays.
18h50: Les scènes de liesse se poursuivent place Tahrir. Des feux d'artifice ont été tirés. Devant le siège de la télévision publique, où des manifestants s'étaient rassemblés dans la journée, les révolutionnaires serrent les mains des soldats qui avaient été déployés pour protéger le bâtiment.
Un communiqué annoncé par l'armée est tombé: elle assure qu'elle garantira des «élections libres et honnêtes» tout en mettant «en garde contre toute atteinte à la sécurité de la nation et des citoyens». Explosion de joie dans les rues du Caire, après l'annonce par le vice-président Omar Souleiman de la démission du Président Hosni Moubarak, qui a quitté la capitale. Mais le pouvoir est remis à l'armée. L’armée égyptienne assure qu’elle ne souhaite pas se substituer à la «légitimité voulue par le peuple».
20h26: Des milliers de Yéménites descendent dans les rues de Sanaa la capitale pour célébrer le départ de Moubarak. En Cisjordanie, des centaines de Palestiniens manifestent leur joie en arborant des drapeaux égyptiens et palestiniens.
19h40: La tension monte en Algérie, à la veille d'une grande marche pour «changer de système». Plusieurs personnes ont été blessées et 10 interpellées à Alger alors qu'il saluaient «spontanément» la chute du président égyptien Hosni Moubarak. Tout est fin prés pour renverser le régime militaire.
Une explosion de joie a retenti à Tunis quelques minutes après l'annonce du départ du président égyptien. Toute l'avenue Bourguiba, haut-lieu des manifestations qui ont fait tomber le président Ben Ali, retentissait de cris de joie et des petits groupes de gens se mettaient spontanément à danser à l'annonce de la nouvelle.

Ce matin, trois soldats ont quitté armes et uniformes, pour se joindre aux manifestants, rapporte l'AFP qui cite des témoins. Hier soir, c'est un major de l'armée qui a rallié le soulèvement, comme le rapporte le blogueur  égyptien Aalam Wassef, sur «Cris d'Egypte».
De plus en plus de monde place Tahrir, où c'est l'heure de la prière.
A Alexandrie la foule des manifestants est estimée à 100 000 personnes.
Insurrection à Suez
Selon Alarabiya, les manifestants auraient pris le contrôle de plusieurs bâtiments gouvernementaux à Suez.
Le projet de la révolution égyptienne, son unicité,  c'est justement cette plongée dans l'inconnu historique. Tout est désormais possible !

jeudi 10 février 2011

Ambiance tendue au Caire: Moubarak reste encore un peu

Refus de Partir avant Septembre !
Hosni Moubarak ne  démissionnera pas.
La déception est grande parmi les Égyptiens qui s'attendaient au départ du président Hosni Moubarak. Finalement, dans une allocution à la télévision d'État, jeudi 10 février, le président égyptien n'a pas annoncé sa démission et a déclaré qu'il va "écouter les jeunes de son pays mais pas les injonctions de l'étranger".
Donc échec de la diplomatie US et refus de partir avant d'avoir imposé son calendrier: Patientez jusqu'aux élections de septembre et obéissez à l'État !
Certains ont scandé : "A bas Moubarak ! Dégage, dégage !", tandis que d'autres ont brandi leurs chaussures en direction de l'écran où était retransmis le discours de Moubarak, une insulte dans les sociétés arabes. D'autres ont appelé à une grève générale. Tahrir, la foule furieuse appelle l'armée à se joindre à la révolte. La foule scandait: "Ni Moubarak ni Souleimane!".

22h05. Premières échauffourées. Place Tahrir, les manifestants son déçus. L'agitation se fait sentir, et quelques incidents sont déjà à déplorer dans les rues adjacentes.
22h20. Le Caire gronde. Les manifestants de la place Tahrir du Caire ont commencé à montrer leur mécontentement, en brandissant leurs chaussures en signe de colère.
22h27. Souleimane va s'exprimer à son tour. Le vice-président devrait lui aussi s'exprimer publiquement, selon la télévision d'État.
Barack Obama affirme que les événements en Égypte montrent que «l'histoire est en marche» dans ce pays, au moment où des informations font état d'une démission imminente du président Hosni Moubarak.
Moubarak a rencontré Omar Souleiman, vice-président nommé en plein soulèvement et donné pour successeur du vieux raïs. Le Président a également rencontré le Premier ministre Ahmad Chafic.
Sur la place Tahrir l'ambiance est survoltée, rapporte l'AFP. Les manifestants scandent: "L'armée et le peuple sont unis" ou encore "A bas Moubarak".
Mauvais présage:
L'armée égyptienne interviendra si les manifestants refusent un transfert des pouvoirs du président Hosni Moubarak au vice-président Omar Souleimane, a rapporté ce jeudi sans autre précision la chaîne de télévision Al Arabiya. Les frères musulmans se disent inquiets «d'un coup d'État militaire»
Al Jazeera annonce 3 millions de personnes dans les rues du Caire. Et la foule grossit encore... 

21h50 Hosni Moubarak s'adresse aux Égyptiens.  
"Je suis fier de vous, la jeune génération, qui rêvez l'avenir et faites l'avenir. Tous vos martyrs ne seront pas oubliés." Il promet des sanctions contre ceux qui ont fait des victimes dans le mouvement de contestation. Il affirme son "engagement irréversible. Je suis prêt à tenir mes promesses de façon honnête et sérieuse". Les revendications du peuple "sont justes et légitimes" mais il rejette les "diktats venus de l'extérieur".  
Il répète qu'il ne se présentera pas aux prochaines élections présidentielles, comme il l'avait promis lors de son intervention télévisée, le jeudi précédent. Mais il veut "garantir la passation du pouvoir à celui qui sera choisi" pour lui succéder "en septembre prochain après des élections libres et transparentes".  
Le "dialogue constructif" avec les jeunes et l'opposition doit se poursuivre pour "passer des généralités à un calendrier précis. Jour après jour, nous marchons sur le chemin de la transition d'ici septembre prochain".  
Il annonce la transmission des pouvoirs présidentiels à son vice-président Omas Souleimane. Et s'en remet à la commission mise en place pour entreprendre des modifications de la Constitution. Ces réformes prioritaires selon lui concernent les conditions de candidature aux élections et la durée des mandats, la fonction judiciaire et la sécurité du pays. 
"La priorité est de retrouver la confiance en notre économie et notre réputation internationale. L'Égypte traverse des temps difficile. Il ne faut pas que cela dure. Ces événements ont nui à l'économie et à la sphère sociale. La crise ne concerne pas Hosni Moubarak, mais l'Égypte dans son présent et son avenir. Nous sommes tous dans la même tranchée", poursuit-il.

Lire ici: Une vision totalement Militariste de l'Égypte

MESSAGE PERSONNEL de la place Tahrir au peuple français 

Mode d'emploi pour détruire Wikileaks

La presse policière s'empresse déjà de comparer Wikileaks à la scientologie, pourquoi pas aux SS... (le journal le Monde obéit aux Ordres !)

En piratant les e-mails de la société HBGary qui avait conduit une enquête pour identifier certains d'entre eux, les Anonymous ont mis à jour un document présenté à la Bank Of America, qui énonce les actions qui pourraient être menées pour discréditer Wikileaks, et identifier ses sources.

Wikileaks a publié mercredi un document intitulé "La Menace Wikileaks", présenté conjointement par trois sociétés expertes en sécurité des données, Palantir Technologies, HBGary Federal et Berico Technologies. Elles y expliquent comment affaiblir le site fondé par Julian Assange, par des méthodes peu orthodoxes, et parfois illicites. C'est la publication des quelques 40 000 courriels de HBGary piratés par des Anonymous qui a permis de découvrir ces propositions pour le moins étonnantes. Selon Tech Herald, sur recommandation du Département de la Justice (sic), le cabinet d'avocats Hunton & Williams aurait eu rendez-vous le 3 décembre avec la Bank Of America, pour préparer une riposte aux fuites annoncées par Wikileaks (souvenez-vous que dans sa panique, la banque a déjà acheté des centaines de noms de domaine qui insultent ses dirigeants). C'est après ce rendez-vous qu'elle aurait demandé par e-mail à Palantir et consorts de préparer "cinq ou six slides sur Wikileaks", et d'expliquer comment ils pourraient aider la banque. L'objectif du cabinet était de monter une équipe d'experts et de proposer une solution d'investigation "tout en un" à Bank of America. Une version finale du document aurait alors été présentée un mois plus tard à Booz Allen Hamilton, la firme retenue par Bank of America pour conduire l'audit interne sur les possibles fuites. La première partie du document se contente de décrire Wikileaks et d'identifier ses principaux acteurs. En page 12, il identifie les faiblesses du site : ses difficultés financières après le gel de ses moyens de recevoir des dons, un doute sur la sécurité de l'envoi de documents à travers un serveur suédois, et des dissensions internes sur la politique à conduire. "Leurs faiblesse causent un grand stress dans l'organisation, sur lequel il est possible de capitaliser", écrivent les trois sociétés. Mais c'est surtout en page 14 que le document devient incroyable, lorsqu'il décrit les "tactiques proactives potentielles" qui peuvent être employées à l'encontre de Wikileaks :


    * Ajouter de l'huile sur le feu entre les groupes dissidents. Désinformation. Créer des messages sur des actions de sabotage ou discréditer les organisations opposantes. Soumettre de faux documents et dénoncer l'erreur.
    * Créer une inquiétude sur la sécurité de l'infrastructure. Créer des histoires d'exposition (de l'identité de la source, ndlr). Si l'on pense que le processus (d'envoi de documents, ndlr) n'est pas sécurisé ils sont finis.
    * Des cyber-attaques contre l'infrastructure pour obtenir des données sur ceux qui soumettent des documents. Ceci tuerait le projet. Puisque les serveurs sont désormais en Suède et en France, rassembler une équipe pour y avoir accès est plus simple.
    * Des campagnes médiatiques pour mettre en avant la nature radicale et irréfléchie des activités de Wikileaks. Maintenir la pression. Ne fait rien pour les fanatiques, mais crée de l'inquiétude et du doute auprès des modérés.
    * Rechercher des fuites. Utiliser les médias sociaux pour profiler et identifier les comportements à risque d'employés.


"Ensemble, Palantir Technologies, HBGary Federal et Berico Technologies apportent l'expertise et l'approche nécessaires pour combattre efficacement la menace Wikileaks", vante la présentation.


source
Voici un excellent travail des Anonymous qui permet de comprendre la stratégie utilisée dans et par les médiats pour casser Wikileaks. Cela permet de Lister les flics infiltrés,  agents manipulateurs et désinformateurs, les suivre à la trace...

Des Anonymous ont en effet diffusé lundi sur The Pirate Bay une archive de 4,7 Go qu'ils disent remplie de 44 000 e-mails de la société HBGary Federal, censée être experte en sécurité. Celle-ci aurait collaboré ou tenté de collaborer avec le FBI à l'identification de certains des Anonymous qui avaient attaqué entre autres VISA, Paypal et MasterCard, lorsque les sociétés de paiement avaient gelé les dons vers Wikileaks. Ces identifications avaient conduit à des arrestations en France et en Grande-Bretagne, probablement de lampistes.   source

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