Des textes divers récents.
Des documents des années 1870/1980/2026.
« Le vieux monde et ses séquelles,
Nous voulons les balayer.
Il s’agit d’être cruels,
Mort aux flics et aux curés.»
«Nous ne voulons pas travailler au spectacle de la fin du monde, mais à la fin du monde du spectacle.»
«Le gouvernement ne fait rien pour nous protéger, peut-être qu'il veut nous faire payer cette année à manifester et à s'indigner de toutes leurs magouilles (...) Ils peuvent nous laisser crever de ce virus pendant qu'ils continuent leurs petits plans... On va faire quoi ?»
La désorganisation de l'économie mondialisée ne fait que commencer et les bourses vacillent déjà.
En France le Premier Ministre a utilisé une réunion d'Urgence sur l'épidémie de coronavirus pour annoncer que la lois retraites passerait avec le fameux 49.3 en catimini. Ils comptent sur l’épidémie pour noyer le mouvement social sous un déluge de décisions et interdictions de rassemblement.
Concept disruptif et paradoxal dont seuls les #GiletsJaunes ont le secret...
13h - Palais Royal : Manif GJ, pas déclaré par les mêmes que d’habitude, le trajet est censé passer par des endroits plus intéressants, donc interdits par la Pref (Sénat, Matignon, Élysée)
15h - Pantin : Fête de la grève et contre la répression salle Jacques Brel 17h - 12e : AG des écolos d’Île-de-France 8 impasse Crozatier 18h30 - 18e : Apéro festif de l’interpro du 18e au local de l’UL CGT 42 rue de Clignancourt (projection de Basta Capital) 19h - 12e : Concert de soutien aux blessés
Cédric Chouviat, père de cinq enfants, a fait un arrêt cardiaque à la suite d'un contrôle routier. Ce mardi, les premiers éléments de son autopsie faisaient état d’une «manifestation asphyxique avec une fracture du larynx». Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire.
«Je suis le père de Cédric Chouviat, on a assassiné mon fils. Emmanuel Macron, je vais en guerre contre vous, contre votre État.» Deux jours après le décès du coursier de 42 ans à Paris, à la suite d’un contrôle de police, les avocats et la famille de la victime ont tenu une conférence de presse ce mardi. Ils ont annoncé avoir porté plainte pour «violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner».
Samedi 4 janvier, Arié Alimi, avocat de la famille Chouviat, lance un appel à témoin sur les réseaux sociaux.
L’idée est de rassembler le maximum de témoignages et de vidéos de la scène. Or, il est très rapidement en mesure de dresser une chronologie des événements qui, selon lui, «mène vraisemblablement Cédric à la mort». «Ce qui est sûr, reprend l’avocat, c’est qu’elle ne correspond en rien à la communication officielle de la police.» Une version «inexacte» qui a pour «intention d’induire en erreur non seulement la famille, mais aussi l’opinion publique», insiste Me Alimi.
«D’après plusieurs témoins, c’est à ce moment qu’un officier le saisit par le cou et le fait tomber au sol», poursuit le conseil. Dans une deuxième vidéo, ce père de cinq enfants, encore casqué, est au sol, face contre terre, écrasé par trois fonctionnaires.
Cette pratique porte un nom : le placage ventral ou décubitus ventral. Elle est largement décriée pour sa dangerosité. Malgré des signes d’épuisement, les policiers maintiennent le livreur au sol. Quelques minutes plus tard, ils comprennent que le visage de Cédric Chouviat est bleu : il est en arrêt cardiaque. Inconscient, il est emmené à l’hôpital Georges-Pompidou. Et décède dans la nuit de samedi à dimanche.
En France, le débat autour du plaquage ventral est ancien. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné l’Hexagone en 2007 dans une affaire similaire. En 2011, Amnesty International dénonçait les dangers de ce geste, répertoriant cinq décès entre 2004 et 2009.
En février dernier, une proposition de loi déposée par La France insoumise demandait, elle, l’interdiction de cette «technique d’immobilisation létale.» Toutefois, l’Assemblée nationale l’a rejeté. Le gouvernement n’a pas envie de se mettre les policiers à dos, dénonce Arié Alimi. En plus, les pseudo-syndicats font pression...
La fête à BlackRock
Rassemblement festif mercredi 8 janvier
L’Éducation nationale invite les grévistes, les chômeurs, les retraités et toutes les personnes mobilisées contre la réforme des retraites à faire sa fête à BlackRock. Mercredi 8 janvier à 18h, au métro Quatre-Septembre : apéro festif. Paillettes et ambiance garantie !
Péage de Narbonne: 21 peines de prison ferme pour des dégâts matériels
Retour sur un grand procès politique.
La Justice veut terroriser les Gilets Jaunes
Samedi 1er décembre 2018. Le pouvoir est terrifié. Les Champs Élysées
ont été envahis pour la troisième semaine consécutive par des dizaines
de milliers de manifestants. Une préfecture a pris feu, de même que
plusieurs des hôtels particuliers et des voitures de luxe.
Des
barricades ont poussé dans plusieurs de villes. Des milliers de
ronds-points sont occupés. La police est débordée. Il s’en faut de peu
pour que l’Élysée soit pris d’assaut. C’est une des rares journée de
toute la 5ème République où le pouvoir est réellement effrayé. Macron a
beaucoup plus peur que face aux défilés actuels, massifs mais
totalement pacifiés et sous contrôle. Suite complet
Bilan Répression:
432 recensés parmi plus de 2500 blessés dont :
- 1 décès, 5 mains arrachées
- 236 blessés à la tête dont 25 éborgnés
- 21 blessés par des GLI-F4 ou GM2L
- 221 blessés par des tirs de LBD40
La grève générale le 5 décembre focalise beaucoup d'espoirs chez les GJ mais aussi dans les diverses couches de salariés, et pré ou post-salariés. Les Lycéens mobilisés depuis le 4 apportent un peu de piment à la sauce...
Avec un soutient massif de "l'opinion publique" et l'encadrement syndical complet, cette grève cadre un plan de déception que l’État pense pouvoir utiliser pour circonscrire les GJ et tout le courant critique qui gravite autour.
Il pourra facilement reculer sur les retraites en redorant le pouvoir syndical ringardisé par les GJ, admettant que l'opinion n'est pas encore prête à comprendre le merveilleux plan concocté par les équipes de Macron.
Une défaite honorable serait satisfaisante, surtout émaillée d'images de violence attribuée aux Terroristes GJ et autres Blocks Blacks imaginaires...
Le public Bobos et Alzheimer, socle électoral du macronisme, est très sensible aux propagandastaffel du Média. Il suffira de quelques poubelles et voitures en feu pour alarmer et apeurer ce cher public sénile.
D'autres abordent ce moment différemment. Laissons-les s'expliquer.
D'abord les RG:
" La journée nationale d'action du 5 décembre permettra-t-elle aux syndicats de retrouver des couleurs ?
Va-t-on assister à la fameuse convergence des luttes avec d'autres mouvements tels que les Gilets jaunes qui manifesteront le samedi 7 ?
Enfin, se dirige-t-on vers un nouveau décembre noir, 24 ans après décembre 1995 ?.
Grève de 1995 : les 3 semaines qui ont marqué la France Dans une note du Service central du renseignement territorial (SCRT) de 11 pages, rédigée en début de semaine et dont nous avons pris connaissance, les enjeux sont clairement définis : « Une déconvenue pourrait sceller le sort du syndicalisme tel qu'on le connaît et laisserait le champ libre à de nouvelles formes de mobilisation plus réactives et moins encadrées, et donc plus difficiles à appréhender... »
Après analyse des remontées des sources humaines et de l'activité sur les réseaux sociaux, les agents du renseignement territorial prévoient un cortège parisien regroupant de 15 à 25 000 personnes. Sur le plan national, la participation est évaluée à 270 000 personnes pour la seule journée du 5 décembre. « Bien que ce chiffre soit honorable, s'il devait en rester en l'état, il ne figurerait pas dans les annales pour cette thématique », écrivent les rédacteurs de la note confidentielle, rappelant les dix journées d'action en 2010 contre la réforme des retraites d'Éric Woerth.
Celles-ci avaient mobilisé près de 8 millions de personnes au total, avec un seuil bas à 375 000 personnes et un seuil haut à 1,3 million.400 contestataires violents sont annoncés dans la capitale.
Pour le mouvement du 5 décembre, les renseignements territoriaux observent « une certaine dichotomie » entre le secteur privé, « qui n'apparaît pas très mobilisé », et le secteur public, actifs et retraités. Mais, préviennent les agents, les salariés du privé pourraient se mobiliser en cas de succès de la manifestation et en fonction « des futures annonces gouvernementales » sur les retraites. Les renseignements territoriaux prédisent à Paris des « risques de débordements et de violences liés à la présence de l'ultra gauche et de Gilets jaunes. ». Environ 400 contestataires violents sont annoncés dans la capitale, 600 au total dans toute la France, avec des risques d'incidents dans plusieurs villes de province : Nantes, Rennes, Bordeaux, Dijon, Marseille, Montpellier et Toulouse."
« Giletjauner la grève, c’est en finir avec les finasseries. »
Qu’attendre de cette journée de grève du 5 décembre ? Une démonstration symbolique et ordonnée qui rassurerait le pouvoir macroniste ? Le grand retour du « mouvement social » à la française ? Ou bien le point de rencontre de tous les mécontentements sur la question du travail et de la retraite mais aussi du désastre écologique, du soin et de la vie comme elle ne va plus. Parmi les centaines d’appels à la grève qui circulent dans les entreprises et sur l’internet, celui-ci a particulièrement retenu notre attention ; pour sa simplicité, comme son titre l’indique mais aussi pour la synthèse qu’il propose justement de ces différents fronts qui trament l’opposition au pouvoir actuel.
Tout est très simple. C’est ça l’esprit gilet jaune. Macron dit de venir le chercher ; on va le chercher à l’Élysée. L’État nous rackette sur les routes ; on pète les radars. On en a marre de tourner en rond chez soi ; on occupe les ronds points. BFM ment ; BFM s’en mange une. On veut se rendre visibles ; on enfile le gilet fluo. On veut se fondre à nouveau dans la masse ; on l’enlève. Les gilets jaunes, c’est le retour de l’esprit de simplicité en politique, la fin des faux-semblants, la dissolution du cynisme.
Comme on entre dans la grève, on en sort. Qui entre frileux dans la grève, sans trop y croire ou en spéculant à la baisse sur le mouvement, comme le font toujours les centrales même lorsqu’elles font mine d’y appeler, en sort défait. Qui y entre de manière fracassante a quelque chance de fracasser l’adversaire. La grève qui vient - cela se sent dans la tension qu’elle suscite avant même d’avoir commencé - contient un élément magnétique. Depuis des mois, elle ne cesse d’attirer à elle plus de gens. Ça bouillonne dans les têtes, dans les corps, dans les boîtes. Ça craque de partout, et tout le monde craque. C’est que les choses sont simples, en fait : cette société est un train qui fonce au gouffre en accélérant. Plus les étés deviennent caniculaires, plus on brûle de pétrole ; plus les insectes disparaissent, plus on y va sur les pesticides ; plus les océans se meurent dans une marée de plastique, plus on en produit ; plus le monde de l’entreprise devient toxique, plus ses pires techniques de management se généralisent ; plus les gens crèvent la gueule ouverte, plus les rues regorgent de publicité pour des marques de luxe ; plus la police éborgne, plus elle se victimise. Au bout de ce processus de renversement de toute vérité, il y a des Trump, des Bolsonaro, des Poutine, des malins génies de l’inversion de tout, des pantins du carbofascisme. Il faut donc arrêter le train. La grève est le frein d’urgence. Arrêter le train non pas pour le redémarrer après trois vagues concessions gouvernementales. Arrêter le train pour en sortir, pour reprendre pied sur terre ; on verra bien si on reconstruit des rails qui ne passent pas, cette fois, à l’aplomb du gouffre. C’est de ça que nous aurons à discuter dans les AG- de la suite du monde pas de l’avancée des négociations. Dans chaque métier, dans chaque secteur, en médecine, dans l’agriculture, l’éducation ou la construction, quantité de gens inventent ces dernières années des techniques et des savoirs pour rendre possible une vie matérielle sur de tout autre bases. Le foisonnement des expérimentations est à la mesure de l’universel constat du désastre. L’interruption du cours réglé du monde ne signifie panique et pénurie que pour ceux qui n’ont jamais manqué de rien.
Alors que la mobilisation des «gilets jaunes» fête son premier
anniversaire ce samedi, les Français continuent de la soutenir, comme le
montre une enquête, deux Français sur trois trouvent le mouvement
justifié.
Ils ont permis la révélation au grand jour des fractures du pays : accès à l’emploi, mobilité, déclassement de certains territoires, crise des services publics…
Mais échoués à renverser ce régime illégitime à tous point de vue...
Gilets jaunes : Les rendez-vous à Paris pour le 1er anniversaire du mouvement
La Pref’, comme à son habitude, a pris un arrêté interdisant les manifs et rassemblements dans de nombreux points de la capitale.
Seront interdit de manifestation : Les Champs-Élysée, l’Avenue de la Grande Armée, l’Assemblée Nationale, Hôtel de Matignon, Trocédéro et tour Eiffel, le Sénat, la gare Saint Lazare et les « grands magasins », la cathédrale Notre-Dame, les bois de Boulogne et de Vincennes. On remarque que rien n’est précisé pour la place de la Concorde et les alentours immédiats de l’Élysée. Un oublis ?
On apprend aussi que les flics pourront faire des fouilles des personnes et des véhicules. Ils pourront coller une amende aux personnes qui manifestent tout de même dans les secteurs interdits.
La pref’ précise tout de même : « Hors des périmètres faisant l’objet d’une interdiction, le droit de manifester, qui est une liberté fondamentale pourra s’exercer librement, dans le respect de l’ordre public. » Sic
Samedi 16 novembre
Pas mal de rendez-vous sont encore incertains. Le mieux c’est de consulter régulièrement la page de Demosphère qui est dédiée à cette journée et d’où sont issus les rendez-vous qui suivent:
8h Départ collectif de Montreuil : Rendez-vous sous la statue de la résistance, métro Croix de Chavaux.
9h M° Porte d’Auteuil : contre l’évasion fiscale occupation de Carrefour, 1, av du Général Sarrail.
10h Champs-Élysée : Acte 53 Gilets Jaunes l’anniversaire sur les Champs-Élysée.
10h : action sur le périph ouest.
10h Départ collectif de Montreuil : rendez-vous sous la statue de la résistance, métro Croix de Chavaux.
10h Pantin : Départ collectif des Gilets jaunes de Pantin. Rendez-vous devant le métro Eglise de Pantin.
10h30 Saint-Ouen : rendez-vous devant le Métro Garibaldi.
11h au 23 boulevard de la Madeleine : contre l’évasion fiscale occupation d’IKEA Paris.
11h30 Porte de Champerret : rendez-vous dès 8h, départ vers 11h30. Manifestation déclarée. Trajet : porte de Champerret > porte de Clichy > Barbès > République > Austerlitz.
12h Vitry : rendez-vous à côté du Mac Val, Barbecue festif des Gilets jaunes de Vitry.
13h H&M Opéra : contre l’évasion fiscale occupation d’H&M.
14h place d’Italie : Départ d’une deuxième manifestation déclarée. Trajet : Place d’Italie > Bastille > Pl. Franz Liszt
15h Apple Store : occupation d’un Apple Store - contre l’évasion fiscale.
17h Forum des Halles : contre l’évasion fiscale occupation de Nike au 101 Porte Berger.
19h Paris : occupation d’une place « ZAD à Paris. Winter Is Coming ». Lieux à préciser.
Le groupe « Cerveaux non disponibles » publie dans un article sur son site un point sur les rendez-vous et les dispositifs policiers durant la journée du 21 septembre.
Changement de rdv de la marche pour la justice sociale et le climat
Le départ de la manifestation pour la justice sociale et le climat a finalement été fixé au RER Luxembourg (et non St-Michel comme annoncé initialement). Rdv à partir de 13h pour un départ à 14h.
Principaux rendez-vous des gilets jaunes à Paris :
9h : Place de la Madeleine puis départ vers les Champs Élysées. « RDV Écolo & GJ - Direction Les Champs » 9h : Place des Fêtes Petit déjeuner puis départ collectif en manifestation 10h(pile) : Champs-Élysées « Acte 45 - Historique : la France entière à Paris »
Autres rendez-vous Gilets jaunes en région parisienne :
Montreuil : pour partir ensemble et se sentir en sécurité, rendez vous pour deux départs à Croix de Chavaux.
-Le premier à 8h en dessous de la statue de la résistance. Départ immédiat pour Paris.
-Le second au même endroit à 10h : départ pour rejoindre la manifestation parisienne.
Fontainebleau : rendez-vous Rond point de la route ronde les 21 et 22 septembre.
Manifestation - justice sociale et climat
13h : Rassemblement à Luxembourg pour la justice sociale et le climat (et non St-Michel comme annoncé initialement)
14h : Départ de la marche. 0n ne sait pas encore dans quelle direction. Arrivée prévue aux alentours de 16h30...
17 : action de désobéissance ?
lle direction. Arrivée prévue aux alentours de 16h30...
17 : action de désobéissance ?
Manifestation à Paris pour les retraites
13h30 : Trajet / parcours : départ à 13h30 de Duroc, face à l’hôpital Necker
Duroc > Montparnasse > Place Denfert Rochereau.
Un meeting se tiendra à l’arrivée, Place Denfert Rochereau.
À l’appel de Force ouvrière
A lire aussi : Ce que nous dit le nouveau système des retraites | 15 septembre
Nuit des barricades à Paris !
20h : Lieu inconnu. Un mystérieux appel à la nuit des barricades.
Grande journée historique le 21 septembre à Paris, ce jour va entrer dans l’histoire et faire converger la France entière et les pays voisins dans la capitale !
Une grande manifestation qui va regrouper la contestation sociale et climatique ce qui n’a jamais été fait jusqu’à présent à l’image du 16 mars 2019.
Nous devons nous faire entendre et aller chercher le pouvoir là où il se trouve ou encore prendre la maison du peuple qui est l’Assemblée nationale, faisons entendre notre colère pour faire comprendre à la minorité qui ont le pouvoir et qu’on engraisse chaque jour que nous simples citoyens nous voulons vivre dignement et avoir un monde meilleur pour nos enfants !
La nuit des barricades est lancée à Paris tous ensemble jusqu’à la victoire, car le peuple uni ne sera jamais vaincu !
Résistance !
Un autre appel à cette nuit des barricades a également été publié sur Acta : 21 septembre : appel à une grande nuit des barricades
13h30 : Trajet / parcours : départ à 13h30 de Duroc, face à l’hôpital Necker
Duroc > Montparnasse > Place Denfert Rochereau.
Un meeting se tiendra à l’arrivée, Place Denfert Rochereau.
À l’appel de Force ouvrière
A lire aussi : Ce que nous dit le nouveau système des retraites | 15 septembre
Nuit des barricades à Paris !
20h : Lieu inconnu. Un mystérieux appel à la nuit des barricades.
Grande journée historique le 21 septembre à Paris, ce jour va entrer dans l’histoire et faire converger la France entière et les pays voisins dans la capitale !
Une grande manifestation qui va regrouper la contestation sociale et climatique ce qui n’a jamais été fait jusqu’à présent à l’image du 16 mars 2019.
Nous devons nous faire entendre et aller chercher le pouvoir là où il se trouve ou encore prendre la maison du peuple qui est l’Assemblée nationale, faisons entendre notre colère pour faire comprendre à la minorité qui ont le pouvoir et qu’on engraisse chaque jour que nous simples citoyens nous voulons vivre dignement et avoir un monde meilleur pour nos enfants !
La nuit des barricades est lancée à Paris tous ensemble jusqu’à la victoire, car le peuple uni ne sera jamais vaincu !
Résistance !
Nous, Gilets Jaunes
Nous, les Gilets Jaunes, nous sommes trop gentils. On nous traite de violents, on cherche à nous animaliser, à faire de nous de féroces casseurs brutaux et avinés. Mais la réalité est que nous sommes gentils et naïfs. Nous avons le cœur sur la main, nous sommes trop faciles à émouvoir.
Sinon comment expliquer notre clémence le 1er décembre ? Ce soir-là, on contrôlait l’ouest de Paris. On pouvait se diriger vers les ministères, et les brûler un par un. On avait un pouvoir en panique, une police qui tirait dans tous les sens mais qui avait le dessous. Ce soir-là, on aurait pu aller beaucoup plus loin, et s’emparer de ce qui nous est dû.
Pourquoi avons-nous décidé de rentrer chez nous ? Il n’y a qu’une inexplicable gentillesse, une sorte de mansuétude de notre part qui peut l’expliquer. Si l’on était resté dans les rues, peut-être aurait-on gagné. Le gouvernement aurait démissionné. Ils se seraient tous lâchement enfuis, bureaucrates tremblants comme des feuilles, fuyant masqués dans des Uber banalisés. Nous avions une sorte de Varenne bis à portée de main. Mais nous sommes rentrés chez nous…
Nous, Gilets Jaunes, nous n’avons pas encore investi le domaine de la nuit. Et il est grand temps d’y remédier. C’est pourquoi les Gilets Jaunes appellent le 21 septembre à une grande nuit des barricades.
Pourquoi acceptons-nous toujours de nous disperser dès lors que 17h ou 18h ont sonné ? Dans ces cas-là, attendons que la nuit tombe, et repartons à l’assaut.
Car nous n’avons plus le choix. Trop de temps a passé, trop d’eau a coulé sous les ponts depuis le 17 novembre. Le mouvement des Gilets Jaunes est trop unique, trop plein de rage et d’enthousiasme pour le laisser mourir. C’est la seule flamme d’espoir. Nous sommes les Gilets Jaunes. Nous ne sommes pas un mouvement social mais un peuple en lutte.
Nous ne pouvons plus attendre le prochain coup : cet éternel grand soir qui arrivera toujours la fois d’après, quand toutes les conditions seront réunies, cette révolution toujours à venir. Non c’est pour maintenant, ce n’est pas à venir. Ce n’est pas à la prochaine crise économique, ni quand les syndicats le voudront bien, ni dans dix ou vingt ans. Ce genre d’idées relève d’une culture de la défaite, alors que les Gilets Jaunes ont une culture de la victoire. « Les Gilets Jaunes triompheront », c’était écrit sur l’Arc le 1er décembre. Et cela s’accomplira.
Car non, les conditions parfaites ne seront jamais réunies. Nous sommes dos au mur, et c’est à nous de provoquer l’urgence. Tous les ingrédients sont réunis pour une rentrée sociale explosive. Nous Gilets Jaunes devons simplement être le détonateur de la colère. Nous sommes l’avant-garde, les autres s’engouffreront dans la brèche.
Provoquons l’étincelle dans la nuit ! Par notre détermination et notre hargne à rester dehors coûte que coûte, comme nous avons passé l’hiver sur un rond-point à nous chauffer aux feux de pneus et de palettes. Envoyons un signal fort, destiné à tous les révoltés.
Nuit et jour. Jour et Nuit. Frappons partout. À partir du 21, Paris c’est Hong-Kong.
Dans cette société-là, si on ne parle pas de toi, tu es mort. Les médias ont beau être à la solde des puissants, et contribuer à nous invisibiliser, ils marchent au sensationnel. C’est leur drogue : ils ne résisteront pas à cette nuit des Gilets Jaunes. Il faut croire que la nuit nous remettra subitement au goût du jour…
Ne croyez donc pas que c’est de la poésie. Cette nuit des barricades est tactique, elle a un intérêt stratégique profond.
L’histoire nous l’enseigne. Le 10 mai 1968, le mouvement de contestation était encore cantonné aux étudiants et aux lycéens des grandes villes. À 21H30, les étudiants se rassemblent et édifient des barricades dans le quartier latin. Ils ne lâcheront le terrain qu’à 5h30. Cette nuit des barricades fut un événement décisif dans la généralisation de la contestation. En deux jours, les secteurs ouvriers qui ne bougeaient pas jusque-là entrèrent dans la danse, et une grève générale sauvage se déclarait à la surprise de tous le 13 mai.
La nuit a ce pouvoir de coaguler les colères, de faire se lever une rage, une soif de justice que la journée ensevelirait. Elle nous fascine, elle nous galvanise. Une nuit des barricades et toutes les colères sont libérées. Elles se sentent enfin justifiées et puissantes.
Lorsque la nuit tombera, prenons un moment de pause. Remettons-nous un temps des émotions de la journée. Buvons une bière ou un coup de vin à la santé de la révolution. Et sur les coups de 22h ou 23h, ressortons en masse là où l’on ne nous attend pas. Les mots d’ordre circuleront d’eux-mêmes, il suffira de les suivre.
Nous pouvons attaquer les commissariats et les dépôts comme celui de la rue de l’Évangile dans le 18ème où l’on entasse nos camarades injustement arrêtés.
Nous pouvons nous mêler aux fêtards du Marais, dans le centre de Paris, semer le chaos entre les terrasses bondées pour faire tourner en bourrique le dispositif policier.
Nous pouvons investir le 16ème et ses avenues mortes, ses caniches en laisse, pour que les riches ne dorment pas en paix, et qu’ils se repayent un petit coup d’adrénaline émeutière, comme au bon vieux temps de décembre.
Nous pouvons organiser des journées du patrimoine nocturne à l’Assemblée nationale.
Le 21 septembre commence à être le sujet brûlant de cette rentrée. Mais les Gilets jaunes se mettent en jambe, avec comme premier épisode de cette nouvelle saison 2019/2020, un retour déterminé sur les environs des Champs-Élysées.
L’été touche à sa fin. Pas la lutte. C’est la rentrée des clashs. On prépare son cartable (masque à gaz, lunette, pot de peinture, fumigène) et on reprend la route de l’école de la vie !
Même si Macron en a marre, les GJ sont toujours là. Juillet et août n’ont en rien stoppé la mobilisation et la détermination. Loin de là. Les violences policières, les blessés et les morts, n’ont fait que renforcer la détermination et de nombreux GJ semblent décidés à reprendre la rue dès la rentrée.
Du côté de la lutte climatique, de nombreuses dates sont déjà posées pour le mois de septembre.
Le secteur public (santé, pompiers, éducation) reste fortement en colère face au délitement de l’engagement de l’État et au manque criant de moyen.
Alors pour ce samedi 7 septembre, premier « samedi » de la rentrée, soyons tous dans les rues de toutes les villes (et villages) de France pour se retrouver, chanter ensemble, crier ensemble, rire en semble… et préparer la riposte sociale.
Face à l’urgence climatique et sociale, face à la violence répressive du pouvoir, une seule solution : la solidarité et la détermination.
"L’armée israélienne a assassiné tôt ce samedi 10 août quatre Palestiniens à Deir-El-Balah, au centre de la bande de Gaza", nous informe Ziad Medoukh.
"A la veille de l’Aid Al-Adha, les soldats israéliens tuent les jeunes Palestiniens sur les frontières de Gaza, dans le silence général", commente-t-il.
Pas question en effet de s’échapper du camp de concentration de Gaza, sans eau potable, sans électricité, sans travail, et sans médicaments.
Aucun avenir pour ces jeunes, sinon de mourir à petit feu dans cette petite enclave surpeuplée, et verrouillée de tous les côtés, le blocus mis en œuvre par le régime de Netanyahou, prince de la Grande juiverie avec la collaboration de Sissi le larbin boucher.
Dans la nuit du 7 au 8 août 2019, un soldat de l’occupation israélienne avait été enlevé et poignardé à mort, vengeance ?
Le parcours de la manifestation de samedi 3 à Paris
Les Gilets jaunes appellent à nouveau à manifester samedi 3 à Paris, à l'occasion de l'acte 38 de leur mouvement.
Le cortège parisien est cette fois organisé en la mémoire de Steve Maia Caniço, jeune homme décédé à la suite d'une charge de police à Nantes lors de la fête de la musique et dont le corps a été retrouvé dans la Loire lundi 29.
La préfecture de Loire-Atlantique a interdit tout rassemblement dans la majeure partie du centre-ville de Nantes, invoquant un risque de trouble à l’ordre public. «C’est devenu un grand classique depuis le mouvement des gilets jaunes, ils sont capables de sortir jeudi un communiqué de presse avec une carte, mais ne mettent pas en ligne les arrêtés, regrette le professeur de droit public Serge Slama. Cela permet de définir des périmètres de protection sans le dire, de réaliser des contrôles préventifs, voire des verbalisations qui, à mon sens, ne sont pas légales mais dissuasives.
C’est cette stratégie d’escalade systématique des autorités qui a mené au drame de l’affaire Steve, c’est la même logique.» L’amende pour participation à une manifestation interdite a été durcie en mars. Elle s’élève désormais à 135 euros.
Un retour aux sources pour cet acte 32 des gilets jaunes. Ce samedi 22 juin, la mobilisation s’est poursuivie une nouvelle fois en France, mais sur les routes, les péages et les ronds-points, comme au début du mouvement en novembre 2018. Des dizaines de blocages ont été recensées un peu partout dans le pays, dont certains ont particulièrement visé la patience des tarés automobilistes.
Lundi 17 juin 2019 vers 9h30, deux personnes munies de casques de moto ont sonné à la porte du domicile de la présidente de la Cour d’Assises de Versailles, Magali Tabareau. Lorsqu’elle a ouvert sa fenêtre, elle a reçu un tir de Lanceur de Balle de Défense en plein visage, sous l’œil. Elle a été hospitalisée dans la foulée, victimes de multiples fractures.
Nicole Belloubet a révélé l’attaque par un tweet : « J’apprends avec indignation et émotion l’agression de la présidente de la cour d’assises de Versailles. Toutes les forces de l’ordre sont mobilisées pour retrouver les auteurs. Tout mon soutien à la magistrate, à sa famille et à la communauté judiciaire de Versailles »
Les sources de presse ne sont pas en mesure de confirmer qu’il s’agit d’un LBD, de toute façon souvent bien incapables de faire la distinction entre Flash Ball et Lanceur de Balles de Défense.
Pour autant, une enquête est ouverte contre X pour « tentative d’homicide » et les journalistes s’empressent de reprendre le vocabulaire des faits divers, affirmant que le « pronostic vital » de la juge « n’est pas engagé ».
Les centaines de blessés graves et la trentaine de personnes gravement mutilées au cours des six derniers mois doivent apprécier qu’on ouvre aussi rapidement et spontanément une enquête pour « tentative d’homicide » lorsqu’il s’agit d’une juge attaquée devant chez elle, alors qu’aucun chef d’inculpation de ce type n’a presque jamais été invoqué contre les dizaines de policiers impliqués dans des agressions au Flash Ball et LBD au cours des vingt dernières années.
Quant au “pronostic vital” de la juge, c’est tout à fait étonnant qu’on s’inquiète de savoir s’il est engagé, alors que les journalistes ne s’en inquiètent jamais quand il s’agit de manifestants, de supporters ultra ou d’habitants des quartiers populaires ? Si on nous jure sur tous les dieux que ces armes ne sont pas létales, pourquoi soudainement s’inquiéter de savoir si la vie d’une victime du LBD est en danger ? Les juges seraient-ils des êtres humains particuliers ou plus vulnérables ?
Magali Tabareau siège à la Cour d’Assises, elle traite donc des affaires de crimes ou de tentatives de crime. On ne doute pas que ses agresseurs, s’ils sont attrapés (et nous ne doutons pas non plus que des moyens démesurés seront mis en œuvre pour les identifier, alors même que l’IGPN dit parfois ne pas pouvoir identifier un policier tireur au sein d’une unité déployée dans le cadre d’une mission de maintien de l’ordre) seront traînés devant une Cour d’Assise, alors même que des centaines de policiers n’ont jamais été amenés ne serait-ce que devant une Cour correctionnelle pour des blessures y compris plus graves (perte définitive d’un oeil). On connaît bien ce système et on a une expression adaptée à ces logiques d’impunité : la Justice de classe.
Il est utile de rappeler que les agressions commises par des policiers à l’aide de Flash Balls ou autres Lanceurs de Balles de Défense n’ont quasiment jamais été portées devant une Cour d’Assises, hormis dans le cas de Boris Roumiantseff, gendarme qui avait éborgné Nassuir Oili, un jeune Mahorais de 9 ans en 2011. Il y avait été condamné à 2 ans de prison assortis du sursis, ce qui est bien le maximum dont un policier ou un gendarme peut écoper en France quand il arrache une partie du visage d’une personne. Et encore, le lobby pro-flic estime que c’est déjà trop lourd payé, comme en témoignait l’ignoble avocat des policiers, Laurent-Frank Liénard, à l’annonce de ce verdict, qualifiant la décision de justice de “grosse déception” et déplorant que “les gendarmes qui font usage de leur arme dans le cadre de la loi soient jugés en cour d’assises et condamnés” (sic!)
Le 26 juin 2008, la Cour d’Assise de La Réunion avait acquitté Alain Michelot, le gendarme qui avait éborgné Théo Hilarion le 7 mars 1994 lors d’une manifestation de dockers, avec une arme interdite.
Plus récemment, on a appris qu’un policier de la BAC du Port (La Réunion) sera jugé par une nouvelle juridiction, la Cour Criminelle, pour avoir éborgné le jeune Steve C. le 1er février 2014, là encore avec une arme interdite de type Flash Ball (que la presse appelle « P40 »). Ce sont les seuls cas, tous outre-mer, pour lesquels des agents des forces de l’ordre ont été ou doivent être jugés pour « crime » ou « tentative d’homicide » après avoir mutilé des personnes désarmées à l’aide de lanceurs de balles de plastique.
Mais revenons au sujet initial. Que sait-on de Magali Tabareau ?
La presse de préfecture s’est empressée ces derniers jours de présenter la juge comme une pourfendeuse de personnages peu fréquentables : un animateur périscolaire accusé de viol, un ex policier condamné à 10 ans de prison pour avoir tué sa femme avec son arme de service, une affaire de trafic de cocaïne à l’encontre de Jean-Luc Delarue, etc. Bref, des faits-divers sordides dans lesquels on a du mal à éprouver de l’empathie pour leurs auteurs.
Magali Tabareau, c’est aussi cette juge qui avait condamné à 7 ans de prison un dealer présumé, Mohamed Fodil, sur la base de faux en écritures, encourageant ainsi une pratique courante chez les policiers consistant à se couvrir en produisant des procès verbaux mensongers.
Magali Tabareau est aussi cette magistrate qui, lorsqu’elle était juge d’instruction dans l’affaire de la mort de Lakhamy et Moushin en 2007 à Villiers le Bel, avait prononcé en 2009 un non-lieu en faveur des policiers impliqués, dont le conducteur du véhicule de police qui avait renversé la moto sur laquelle se trouvaient les deux jeunes, Franck Viallet.
Enfin, Magali Tabareau est cette juge qui, comme pour jeter de l’huile sur le feu, avait renvoyé cinq jeunes de Villiers le Bel devant la Cour d’Assises en 2010 sur la base de témoignages anonymes, les accusant d’avoir organisé les émeutes qui ont suivi le meurtre de Lakhamy et Moushin. Parmi ces accusés, les frères Kamara avaient été finalement condamnés à 12 et 15 ans de prison ferme.
Magali Tabareau n’est donc pas étrangère à des décisions emblématiques ayant considérablement conforté l’impunité policière et la répression d’État. Elle a contribué à mettre au pas un quartier par des décisions judiciaires lourdes, avec cette logique implacable : « en viser un pour faire peur à tous les autres ».
Cette logique, c’est la « logique du LBD » que nos collectifs dénoncent depuis des années, cette logique visant à user de la terreur pour dominer un quartier ou une foule. C’est d’ailleurs tout à fait symbolique que le LBD fut utilisé pour la première fois de façon expérimentale le 27 novembre 2007 lors des émeutes de Villiers le Bel ! Rappelons qu’exactement le même jour, à Nantes, la même arme avait éborgné le lycéen Pierre Douillard alors qu’il manifestait contre la loi de réforme des universités…
L’histoire est souvent faite de symboles. Magali Tabareau pourrait avoir payé le prix d’une vengeance ciblée dont peut-être nous connaîtrons les motivations bientôt. Si les auteurs devaient être des policiers, ce qu’on est obligés d’envisager dans la mesure où seuls des policiers peuvent se procurer des LBD, l’interprétation de cette attaque pourrait changer du tout au tout.
En tout cas, si une décision devait être prise dans cette affaire et qui légitimerait la thèse de la tentative d’homicide, soyez certains que cette nouvelle jurisprudence sera utilisée autant que possible dans des affaires où les policiers ont attaqué et mutilé des personnes au LBD.
Nous sommes pour autant obligés de préciser ici que nous ne nous réjouissons aucunement, ni de ces faits en particulier, ni de l’utilisation de telles armes en général, et cela quelle qu’en soit la justification, dans la mesure où nous avons toujours plaidé pour leur interdiction pure et simple. Leur utilisation massive contre la population n’a fait qu’augmenter d’un palier la violence déjà trop présente dans cette société.
On en profite pour renvoyer vers la liste des personnes mutilées depuis 20 ans par des armes de type Flash ball / LBD : https://desarmons.net/index.php/2019/02/10/1999-2019-en-20-ans-letat-francais-a-rendu-borgne-au-moins-60-personnes/
Nicole Belloubet a révélé l’attaque par un tweet : « J’apprends avec indignation et émotion l’agression de la présidente de la cour d’assises de Versailles. Toutes les forces de l’ordre sont mobilisées pour retrouver les auteurs. Tout mon soutien à la magistrate, à sa famille et à la communauté judiciaire de Versailles »
Les sources de presse ne sont pas en mesure de confirmer qu’il s’agit d’un LBD, de toute façon souvent bien incapables de faire la distinction entre Flash Ball et Lanceur de Balles de Défense.
Pour autant, une enquête est ouverte contre X pour « tentative d’homicide » et les journalistes s’empressent de reprendre le vocabulaire des faits divers, affirmant que le « pronostic vital » de la juge « n’est pas engagé ».
Les centaines de blessés graves et la trentaine de personnes gravement mutilées au cours des six derniers mois doivent apprécier qu’on ouvre aussi rapidement et spontanément une enquête pour « tentative d’homicide » lorsqu’il s’agit d’une juge attaquée devant chez elle, alors qu’aucun chef d’inculpation de ce type n’a presque jamais été invoqué contre les dizaines de policiers impliqués dans des agressions au Flash Ball et LBD au cours des vingt dernières années.
Quant au “pronostic vital” de la juge, c’est tout à fait étonnant qu’on s’inquiète de savoir s’il est engagé, alors que les journalistes ne s’en inquiètent jamais quand il s’agit de manifestants, de supporters ultra ou d’habitants des quartiers populaires ? Si on nous jure sur tous les dieux que ces armes ne sont pas létales, pourquoi soudainement s’inquiéter de savoir si la vie d’une victime du LBD est en danger ? Les juges seraient-ils des êtres humains particuliers ou plus vulnérables ?
Magali Tabareau siège à la Cour d’Assises, elle traite donc des affaires de crimes ou de tentatives de crime. On ne doute pas que ses agresseurs, s’ils sont attrapés (et nous ne doutons pas non plus que des moyens démesurés seront mis en œuvre pour les identifier, alors même que l’IGPN dit parfois ne pas pouvoir identifier un policier tireur au sein d’une unité déployée dans le cadre d’une mission de maintien de l’ordre) seront traînés devant une Cour d’Assise, alors même que des centaines de policiers n’ont jamais été amenés ne serait-ce que devant une Cour correctionnelle pour des blessures y compris plus graves (perte définitive d’un oeil). On connaît bien ce système et on a une expression adaptée à ces logiques d’impunité : la Justice de classe.
Il est utile de rappeler que les agressions commises par des policiers à l’aide de Flash Balls ou autres Lanceurs de Balles de Défense n’ont quasiment jamais été portées devant une Cour d’Assises, hormis dans le cas de Boris Roumiantseff, gendarme qui avait éborgné Nassuir Oili, un jeune Mahorais de 9 ans en 2011. Il y avait été condamné à 2 ans de prison assortis du sursis, ce qui est bien le maximum dont un policier ou un gendarme peut écoper en France quand il arrache une partie du visage d’une personne. Et encore, le lobby pro-flic estime que c’est déjà trop lourd payé, comme en témoignait l’ignoble avocat des policiers, Laurent-Frank Liénard, à l’annonce de ce verdict, qualifiant la décision de justice de “grosse déception” et déplorant que “les gendarmes qui font usage de leur arme dans le cadre de la loi soient jugés en cour d’assises et condamnés” (sic!)
Le 26 juin 2008, la Cour d’Assise de La Réunion avait acquitté Alain Michelot, le gendarme qui avait éborgné Théo Hilarion le 7 mars 1994 lors d’une manifestation de dockers, avec une arme interdite.
Plus récemment, on a appris qu’un policier de la BAC du Port (La Réunion) sera jugé par une nouvelle juridiction, la Cour Criminelle, pour avoir éborgné le jeune Steve C. le 1er février 2014, là encore avec une arme interdite de type Flash Ball (que la presse appelle « P40 »). Ce sont les seuls cas, tous outre-mer, pour lesquels des agents des forces de l’ordre ont été ou doivent être jugés pour « crime » ou « tentative d’homicide » après avoir mutilé des personnes désarmées à l’aide de lanceurs de balles de plastique.
Mais revenons au sujet initial. Que sait-on de Magali Tabareau ?
La presse de préfecture s’est empressée ces derniers jours de présenter la juge comme une pourfendeuse de personnages peu fréquentables : un animateur périscolaire accusé de viol, un ex policier condamné à 10 ans de prison pour avoir tué sa femme avec son arme de service, une affaire de trafic de cocaïne à l’encontre de Jean-Luc Delarue, etc. Bref, des faits-divers sordides dans lesquels on a du mal à éprouver de l’empathie pour leurs auteurs.
Magali Tabareau, c’est aussi cette juge qui avait condamné à 7 ans de prison un dealer présumé, Mohamed Fodil, sur la base de faux en écritures, encourageant ainsi une pratique courante chez les policiers consistant à se couvrir en produisant des procès verbaux mensongers.
Magali Tabareau est aussi cette magistrate qui, lorsqu’elle était juge d’instruction dans l’affaire de la mort de Lakhamy et Moushin en 2007 à Villiers le Bel, avait prononcé en 2009 un non-lieu en faveur des policiers impliqués, dont le conducteur du véhicule de police qui avait renversé la moto sur laquelle se trouvaient les deux jeunes, Franck Viallet.
Enfin, Magali Tabareau est cette juge qui, comme pour jeter de l’huile sur le feu, avait renvoyé cinq jeunes de Villiers le Bel devant la Cour d’Assises en 2010 sur la base de témoignages anonymes, les accusant d’avoir organisé les émeutes qui ont suivi le meurtre de Lakhamy et Moushin. Parmi ces accusés, les frères Kamara avaient été finalement condamnés à 12 et 15 ans de prison ferme.
Magali Tabareau n’est donc pas étrangère à des décisions emblématiques ayant considérablement conforté l’impunité policière et la répression d’État. Elle a contribué à mettre au pas un quartier par des décisions judiciaires lourdes, avec cette logique implacable : « en viser un pour faire peur à tous les autres ».
Cette logique, c’est la « logique du LBD » que nos collectifs dénoncent depuis des années, cette logique visant à user de la terreur pour dominer un quartier ou une foule. C’est d’ailleurs tout à fait symbolique que le LBD fut utilisé pour la première fois de façon expérimentale le 27 novembre 2007 lors des émeutes de Villiers le Bel ! Rappelons qu’exactement le même jour, à Nantes, la même arme avait éborgné le lycéen Pierre Douillard alors qu’il manifestait contre la loi de réforme des universités…
L’histoire est souvent faite de symboles. Magali Tabareau pourrait avoir payé le prix d’une vengeance ciblée dont peut-être nous connaîtrons les motivations bientôt. Si les auteurs devaient être des policiers, ce qu’on est obligés d’envisager dans la mesure où seuls des policiers peuvent se procurer des LBD, l’interprétation de cette attaque pourrait changer du tout au tout.
En tout cas, si une décision devait être prise dans cette affaire et qui légitimerait la thèse de la tentative d’homicide, soyez certains que cette nouvelle jurisprudence sera utilisée autant que possible dans des affaires où les policiers ont attaqué et mutilé des personnes au LBD.
Nous sommes pour autant obligés de préciser ici que nous ne nous réjouissons aucunement, ni de ces faits en particulier, ni de l’utilisation de telles armes en général, et cela quelle qu’en soit la justification, dans la mesure où nous avons toujours plaidé pour leur interdiction pure et simple. Leur utilisation massive contre la population n’a fait qu’augmenter d’un palier la violence déjà trop présente dans cette société.
Les #GiletsJaunes défileront une nouvelle fois dans la capitale ce samedi 15 juin. Deux parcours ont été déposés en préfecture, mais l’un qui concerne le secteur Étoile Champs Élysées devrait être interdit.
Les Gilets jaunes apparaissent comme un mouvement inédit dans son expression, la répression qui les frappe, elle, ne l’est pas et s’apparente à celle exercée lors des mouvement sociaux précédents : la loi travail, les ZAD, ou celle utilisée aux abords des stades contre les ultras. Plus important encore, cette politique a déjà été à l’œuvre dans les quartiers populaires, qui constituent depuis des années des laboratoires de ces dispositifs. Le lien entre ce qui se passe dans ces quartiers et ce qui a lieu en ce moment dans les rues des grandes villes ou sur les ronds-points nous paraît essentiel à mettre en lumière.
Depuis 6 mois une répression inédite s’abat sur le mouvement des Gilets
Jaunes. A travers les témoignages de blessés, spécialistes et militants,
le documentaire inédit de StreetPress décrypte les dérives du maintien
de l’ordre.
Les événements « Gilets Jaunes » de ce samedi 27 avril 2019 à Paris :
Dans toute la France, des « gilets jaunes » toujours combatifs invitent à se joindre à des manifestations, pour montrer au président de la République que ses annonces de jeudi ne font pas retomber leur colère.
A Strasbourg, le mouvement a lancé sur les réseaux sociaux un appel dit « international » à manifester à partir de 13h en direction du Parlement européen, à un mois des élections européennes. La page Facebouk dédiée rassemblait vendredi 3.500 personnes intéressées, les organisateurs espérant attirer aussi des manifestants allemands et belges.
La compagnie de CRS 51 devait assurer ce jeudi 25 avril le déplacement à Tours de Laurent Nunez et de l’autre secrétaire d’État Marlène Schiappa. 48 des 61 CRS sont en arrêt de travail depuis ce matin.
A Lille, Rennes ou encore Rouen, les manifestations seront également interdites dans le centre-ville. A Paris, le périmètre prohibé comprendra les Champs-Elysées, l’Elysée, les abords de l’Assemblée nationale et de Notre-Dame.