mardi 5 avril 2016

L'armée devant les lycées de banlieue


L'armée devant les lycées de banlieue


Comportement de putschistes:


Après les patrouilles motorisées (4 hommes armés) il-y-a quatre semaines ce sont désormais des pelotons d'infanterie (8 hommes armés à pied et sans l'encadrement pourtant obligatoire d'un OPJ) qui patrouillent devant les lycées comme dans le 94 (Lycée D'Arsonval 65 rue du Pont de Créteil vers 15h).
Au même moment ou presque des lycéens manifestant à Paris étaient embarqués sans ménagement et sans raison par centaines dans des rafles.
«J’ai pris deux coups de tonfa sur la tête», explique un étudiant en sociologie alors que du sang coule de son crâne.
Tabassage de Rue


Riposte obligatoire à Paris:

A l’unisson, la foule chante: «Tout le monde déteste la police.» Celle-ci s’infiltre parmi les manifestants à grands coups de matraques. Le cortège est scindé en deux. Au moment où le calme semble revenu, un groupe de jeunes déterminés fonce vers les forces de l’ordre en poussant des cris de guerriers dignes du film 300. La police est prise en étau. Elle réplique avec des gaz lacrymogènes avant de reculer.

Refus de soins aux manifestants.

« L’État de droit, censé nous protéger, tente de réprimer la contestation par la force, chargeant sa police de provoquer et de maltraiter les manifestants, et intimerait en plus maintenant aux services médicaux et d’urgences de ne pas porter assistance aux manifestants.
Sommes-nous toujours dans un État de droit ? »

Nuit Debout joue les prolongation et devient virale...
Le développement virale de Nuit Debout signifie que la population cherche une autre issue que celle offerte par le gouvernement.
Valls et Hollande sont caduc mais pas leurs polices.

Sous les pavés...

jeudi 24 mars 2016

Mobilisation massive pour le 31 mars


Argenteuil : Un projet d'attentat bidon
Sois-disant déjoué

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé ce jeudi soir qu'un projet d'attentat avait été "mis en échec", après l'interpellation de Reda Kriket ce matin à Argenteuil.
En vérité il n'y a rien dans ce dossier qu'un enfumage express pour éloigner l'opinion de ses exigences sociales. Le ministre Cazeneuve squatte les médias pour répandre la peur en profitant des attentats Belges pour noyer le poisson de la réforme du "Code du Travail".
Une manipulation grossière alors qu'en fait le bougre prétendument terroriste n'est qu'un isolé a qui l'on prête des intentions sans rien de vraiment tangible, un stock d'armes chez un truand notoire.
Le Premier Ministre aux abois prépare l'ultra-violence de sa police contre les lycéens dont on ferme préventivement les lycées pour briser par tous les moyens la mobilisation du 31 mars. La saisis sur le vif de ces ratonnades anti-jeunes c'est la seule politique d'un gouvernement illégitime et hors-la-lois qui perd ses nerfs devant la mobilisation populaire massive du 31 mars.

«Les enfants ont été chassés comme des animaux», rapporte une mère d’élève membre du conseil d’administration du lycée Bergson à Paris.

Déchéance de nationalité: une marche arrière après 63 heures de débats

Beaucoup de bruit pour rien finalement, puisque le texte ne sera jamais voté. Ce débat ignoble s’était centré autour de la possibilité, souhaitée par le gouvernement Valls, de déchoir de sa nationalité un auteur de crime terroriste, y compris s’il était français, quitte à en faire un apatride.
Cette tartuferie n'avait pour seule fonction que de museler d'éventuelles critiques encore plus racistes des concurrents de Hollande en occupant l'espace Média avec un discours hyper-réactionnaire qui plaît tant aux financiers du Clan Hollande.

mardi 22 mars 2016

Nouvelles Manifestations, jeudi 24 mars

L'abandon des lois sociales n'intéresse que les partisans du capitalisme dictatorial. Ils se sont approprié les appareils policiers des États pour mieux nous détruire.
Modifier le droit en faveur d'une exploitation encore plus intensive du bétail humain.
Détruire toute structuration sociale pour mieux tromper un ramassis d'individu isolés qui ne sont plus le peuple mais un troupeau servile dont on sélectionne les rentables bons à exploiter. Et que crèvent les "superflus" considérés comme "déchets de basse humanité"...
Voilà l'ordre du jour, voilà la terreur à l'ordre du jour.

Continuons le début, jeudi 24 mars, Lycéen-ne-s, étudiant-e-s, chômeurs-es, travailleurs-es, bloquons tout contre la loi travail !

Nous invitons à la création de comités autonomes dans les lycées et facultés pour s’organiser en dehors des bureaucraties syndicales et critiquer cette loi pour ce qu’elle est : une régression historique de nos droits sociaux, ainsi qu’une atteinte à la dignité de toutes les personnes qui vont être soumises à des pressions plus grandes et de nouvelles galères.

Rendez-vous pour 11h à place d’Italie pour une manifestation joyeuse et déterminée !


mercredi 16 mars 2016

Deuxiéme manche: Mobilisations du 17 mars


Manifestation à partir de 11 heures place de la Nation couplée avec une autre  à 17h30, place de la République.

«Pierre Gattaz au RSA, El Khomri au RMI»
Vingt-trois organisations lycéennes, étudiantes, syndicales et politiques ont appelé à cette nouveau Manifestation sur une base similaire à celle du 9 mars.
Mais ces "Organisations" ne sont que des dispositifs de police sociale pour freiner l'action spontanée et déterminante qui se joue à la base dans les Lycées et les entreprises.

Au moment précis ou l'on annonce que d'ici 20 années les robots auront pris la place de 50% des emplois qualifiés et ou, une IA (AlphaGo conçu par Google) écrase le meilleur joueur de Go une décennie après avoir trusté les échecs (contre le champion d’échecs Garry Kasparov) avec une IA encore adolescente ; le "Droit du Travail" est remis en cause dans l'ensemble des pays sur-capitalistes héritiers d'un passé de luttes sociales sérieuses.
Après la dernière crise financière en 2007 les taux de chômages dément de l’Europe du sud ont facilité la destruction du Droit salarial usuel sans que les prolétariats italiens, espagnols ou portugais ne bronchent, écrasés par le chômage de masse alors que les allemands avaient déjà été vendu par leurs syndicats au social-libéralisme, le HARZ4. En France il en va autrement pour des raisons historiques:
- La crise de 2007 à été moindre, amortie par une protection sociale mieux adaptée.
- Par quatre fois en 1986, 1994, 1995 et 2006 des plans similaire de destruction de la protection sociale ou des conditions du droit salariale ont été rejetées par la rue dans de grands mouvements de contestation.
- La coupe est pleine depuis l'élection du social-libéral Hollande et son Pitbull de Premier Ministre Valls, agent policier de l'impérialisme Israélo-yankee.

Cours annulés, manifs sauvages, tags, casse, lacrymos, gouvernement en stress, fac en grève. Quelque chose est en train de naître. « Nous » sommes en train de naître...
 « Le 24 et le 31, ça va être chaud ! »

Ce 17 mars, à Paris, Rouen, Strasbourg, Rennes ou Marseille, des dizaines de milliers de personnes ont à nouveau repris la rue, crié, créé, tenu tête à la police. Des centaines de lycées ont été bloqués, des dizaines d'université sont en mouvement. Les lycéen-ne-s sont le moteur de ce mouvement, bravo à eux pour leur courage !
à Marseille
Les policiers ont pénétré dans la manifestation des lycéens et étudiants alors qu’elle passait devant le grand commissariat de la Canebière. Ils sont arrivés par dizaines, surarmés, se sont jetés sur Amine Hammouche, 16 ans, l’ont plaqué au sol, traîné, lui ont maintenu le visage au sol, l’ont menotté et embarqué au commissariat situé juste en face. Ils ont gazé, matraqué des mômes.
La mobilisation est de plus en plus forte et de plus en plus déterminée. Faisons des prochaines journées de mobilisation, les 24 et 31 mars, des temps fort dont les gouvernements se souviendront longtemps !

Pour un printemps de Feu !


Comité d’Action le 16 mars 2016
PDF:  Le Monde ou Rien ?

vendredi 4 mars 2016

Tous dans la rue, le 9 Mars !


Rassemblement à 14 heures, place de la République, à Paris.



Encore une fois une infecte mesure anti-sociale tombe comme un coup de gourdin sur la population française salarié. Le démantèlement du "Droit du travail" est au programme des planificateurs de néant. 
Une remise en cause des conditions déjà indignes de l'esclavage salarié qu'impose le capitalisme à la communauté humaine.
Et encore une fois tout va dépendre des plus jeunes et des plus combatifs d'entre-tous: Les Lycéens.

Il faudra au moins faire tomber ce gouvernement indigne et répandre une traînée de subversion qui fracasse tous leurs plans de domination policières pour espérer une brise de liberté dans cette époque infecte.
Même si ce mouvement démarre sur des mots d'ordre encore bisounours, un véritable potentiel existe pour foutre par terre cette mascarade mortifère qui n'en finit plus de nous nier.

« Le report du projet de loi ne suffit pas, nous refusons de discuter sur la base de ce texte. »

Des mobilisations auront lieu dans plus de 130 villes. « Peu importe le calendrier du gouvernement, le 9 mars doit marquer le début d’une mobilisation qui conduira au retrait pur et simple de ce projet de loi qui menace notre avenir. Nous nous réjouissons du foisonnement d’initiatives, ça fait super plaisir !  Rendez-vous sur Facebook », lance ainsi une coordination "citoyenne" mollassonne à l’origine du rassemblement parisien, Place de la République. Un peu plus tôt une intersyndicale traîne-savates CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNEF, UNL et FIDL manifestera pour exiger le retrait de la loi en partant à 12h30 « du siège du MEDEF, "rédacteur" de la loi, jusqu’au Ministère du Travail qui devra l’appliquer ».

À l’origine de cet appel à la mobilisation nationale, un « événement » Facebook avait été lancé le 23 février par « des salariés, des hommes et des femmes sans l’appui d’une organisation quelle qu’elle soit ». Écrit à l’attention des salariés, étudiants, lycéens, précaires, chômeurs ou retraités, qui survivent « avec des minimas sociaux en constante baisse », il appelle à mobiliser « contre le projet dit « loi travail » et plus largement contre la politique des Gattaz-Hollande-Valls-Macron-El Khomri et autres ».

Près de 80 000 personnes envisagent d’ores et déjà de répondre présentes à cet appel. Une nouvelle manifestation est envisagée dès le 10 mars « et les jours suivants jusqu’au retrait total de ce projet de loi ! ».
Des préavis de grèves ont été déposés par plusieurs organisations syndicales dans de nombreuses entreprises et secteurs d’activités, parmi lesquels la SNCF, la RATP et l’Éducation nationale. Plusieurs organisations syndicales étudiantes et lycéennes, ainsi que des mouvements de jeunesse, ont annoncé qu’ils se joindront à la journée du 9 mars.

Situation construite

Il est remarquable que le Média, souvent prompt à faire des historiques, soit peu disert sur l’échec du plan Devaquet en 1986, sur l’échec du CIP Balladur en 1994, sur l’échec du plan retraites de Juppé en 1995 ou sur l’échec du CPE de Villepin en 2006 (pour ne parler que de ceux-ci). Échecs tous consécutifs à des mobilisations massives, comme celle qui semble s’esquisser aujourd’hui contre le plan El Khomri.




vendredi 5 février 2016

A PROPOS D’UNE FAUSSE BIOGRAPHIE DE GUY DEBORD




Il y a quelques semaines le "média" faisait une large place à une énième vomissure ciblant Guy Debord et titrée: "Debord Le Naufrageur"...
C'est en puisant dans les archives Sanguinetti à Yale que le bougre distillera son venin...
Gianfranco Sanguinetti fait ici une critique de  cet ouvrage signé par un certain "Apostolidès".
Difficile en effet pour Gianfranco de ne pas se sentir concerné par ce déballage d'ordures.




ARGENT, SEXE ET POUVOIR : A PROPOS D’UNE FAUSSE BIOGRAPHIE DE GUY DEBORD

    
Il faut détruire tout vrai opposant dont il est nécessaire de salir la mémoire et prévenir toute éventuelle émulation. Il faut pousser tous les Walter Benjamin au suicide. "Debord Le Naufrageur" de Jean-Marie Apostolidès répond à cela. L’auteur, animé par ce que Spinoza appelait «les passions tristes», est en accord avec les temps néocons : c’est pour eux que ce livre a été écrit, pas pour durer.


Notre époque est la première dans l’histoire universelle qui prétend avoir seulement les ennemis qu’elle se fabrique elle-même, à sa mesure et pour son usage spectaculaire. Ce nouveau siècle, en projetant dans ces simulacres d’ennemis toutes ses propres infamies et cruautés particulières, il fait semblant de s’y opposer résolument : il feint même de les combattre avec les armes, aussi longtemps qu’il lui est nécessaire pour en convaincre les électeurs, pour enfin faire triompher ses « bonnes » qualités sur ces « ennemis », aussi méchants que faux, au visage de Ben Laden ou de l’État Islamique.

Pour n’avoir à combattre que les ennemis artificiels qu’il met en scène, notre monde doit s’appliquer aussi à faire disparaître et à détruire à jamais jusqu’à la mémoire de ses vrais et anciens ennemis déclarés, afin d’éviter au nouveau siècle tout risque de contage non désiré. L'état d'urgence permanent oblige : cet état d’urgence, déclaré contre la société, a la prétention de l’être contre ce nouvel ennemi obscur et indéterminé que le spectacle s’est lui-même façonné, le terrorisme artificiel. Il a été créé et mis en scène pour nous convaincre que les Etats  combattent le « mal » pour notre « bien », et pour nous persuader que celui qui combat le « mal » absolu est donc déjà le « bien » absolu. Le Ministère de la Vérité surveille au jour le jour la « correction de l’histoire », qu’il s’agisse de celle du Bataclan ou d’autres, mises à jour chaque semaine avec plus de détails, sans se soucier d’éventuelles contradictions, car au lendemain on corrigera à nouveau.

Pour en finir avec tout résidu d’opposition réelle, il faut donc à la domination présente donner des exemples, brûler des sorcières, exécuter, même en effigie, tout ennemi différent de celui officiel, qu’on désigne au jour le jour. Il faut non seulement détruire tout vrai opposant, mais même tous ceux qu’avaient pu exister auparavant, dont il est nécessaire effacer, démolir ou salir la mémoire et le modèle. Il faut désespérer et abattre toute aspiration à la révolte et au changement chez les jeunes générations, étouffer les précédents et le souvenir même. Il faut prévenir toute éventuelle émulation. Il faut pousser tous les Walter Benjamin au suicide. Dresser des listes de proscription. Les vraies révoltes, ainsi que les vrais révoltés, doivent être anéantis à jamais, éliminés, censurés, calomniés, mis au pilori, face à la nécessité impérative de mettre en scène seulement les faux ennemis fétiche qu’on a bien voulu fabriquer.

C'est à cette nécessité incontournable et urgente que répond précisément le dernier travail de Jean-Marie Apostolidès, lequel vient de paraître chez Flammarion : un volume de plus que 500 pages, plus 90 de notes, presqu’un Kilo , 28 €, au titre Debord Le Naufrageur, dans une collection qui s’auto définit Grandes Biographies.

Il convient de dire tout de suite que ce livre, en plus d’être d’un ennui mortel, n’est pas une biographie, comme je vais le montrer, et que je ne lui ai accordé que trois heures de lecture – car on conviendra qu’il n’est pas nécessaire de boire 500 litres de vin pour décider s’il est bon ou mauvais, ou pour établir qu’il ne s’agit même pas de vin, comme c’est le cas.

La tâche que l’auteur nous déclare rondement s’être donnée, est celle de « Mettre au jour une image différente, ‘négative’, de Debord », pour après nous assurer orgueilleusement que ce « n’est pas une entreprise qui va de soi »[1].

Qu’elle « aille de soi » ou non, j’affirme que jamais n’a existé de vraie biographie qui se soit donnée pour tâche et pour but de mettre au jour une image « négative », ou « positive », de la vie de la personne dont il s’agit, celle ci étant la tâche de la propagande. Le négatif chez cet auteur n’a aucune noble connotation dialectique : pour lui négatif signifie vulgairement : infamant, moralement déshonorant. Aussi banal que cela. Voilà tout.

Une biographie est un travail d’archiviste, de philologue, d’érudit et d’historien, et elle n’est jamais un travail de supporter, qu’il soit favorable ou hostile. Ce n’est pas un match de football. Encore moins un travail de psychanalyste, toujours arbitraire. Depuis la Renaissance on avait établi les termes à l’aide desquels on présente l’histoire d’un homme : qu’a-t-il dit ? Qu’a-t-il fait ?[2]

Le prince des biographes modernes, Roberto Ridolfi, qui nous a laissé des chef d’œuvre définitifs sur la vie de Machiavel, Guicciardini et Savonarola, avait même établi que certainement « l’amour et les affinités aident à entendre… S’il devait être promulguée (espérons que non) une constitution de la république littéraire, elle devrait faire une obligation aux biographes de faire le portrait seulement d’hommes qui leur sont en partie similaires et congénères : on éviterait ainsi une quantité de livres mous, médiocres et faux ».[3]

Or, avec l’ouvrage d’Apostolidès, nous nous trouvons face au paradigme même d’un mauvais travail, « mou, médiocre et faux », et je précise : mauvais dans l’intention, mauvais dans la méthode et donc très mauvais dans le résultat.

Dans l’intention il est mauvais, car ce n’est point une biographie de Debord, mais bien un morceau prolixe de journalisme d’investigation contre Debord, où ne sont rapportés que des « témoignages » à charge, où on ne dit rien de son œuvre, de son art et de son temps, de son cinéma, de son courage, à son époque presque solitaire. Donc ce livre n’a aucune valeur pour les historiens, il n’est surtout pas un document. Et l’usage des documents fait par son auteur est parfaitement malhonnête, car il ne choisit que ce qui pourrait être à charge. Ici le vrai devient immédiatement un moment du faux, comme pour prouver une fois encore ce que Debord a dit à ceux qui savaient l’entendre. Sans parler de la lâcheté de s’essayer si maladroitement à assassiner un homme déjà mort. Les cadavres attirent, on le sait, les vautours. Et ce livre pue donc la mort. L’auteur est animé par ce que Spinoza appelait « les passions tristes », et en ceci il est parfaitement en accord avec les temps néocons qui courent, lesquels d’ailleurs semblent lui convenir parfaitement : c’est en fait pour eux que ce livre a été écrit, pas pour durer. Il sera vite oublié.

Dans la méthode le travail est très mauvais, car il juge d’une période passée avec les yeux et les « valeurs » d’aujourd’hui. Alors que le premier devoir d’un biographe est celui de se caler complètement dans le contexte historique, et de saisir les ressorts, les dynamiques et les problématiques conflictuelles qui ont poussé les protagonistes à l’action : par exemple je n’ai rien trouvé qui démontre la vaillance et la bravoure des situationnistes en général, et de Debord en particulier, qui ont été seuls, en leur temps, à combattre le spectacle dominant des mensonges opposés de gauche et de droite, de la « liberté » occidentale en même temps que celui de « l’égalité » orientale, alors qu’à cette époque tous les Apostolidès allaient à tour de rôle faire leur révérence au pape, à Lénine, à Trotsky, à Mao ou Castro.

Le travail d’archives ici est parfaitement abusif et tendancieux, celui philologique relève plutôt d’une enquête policière, l’érudition est partisane et courte, l’historiographie et l’honnêteté sont absentes.

Je n’aurais voulu parler ici que de l’œuvre, et pas de son auteur : mais il m’est impossible, car c’est son œuvre qui ne nous parle que de lui, de l’esprit, de l’intention et du but avec lesquels il a fait son travail, pendant dix ans, après quarante ans de lectures, nous assure-t-il.

Dans le résultat ce livre est donc très mauvais, car le personnage qui s’en dégage ne ressemble en rien à Debord, qu’on peut bien dire que j’ai bien connu. Cette prétendue biographie nous éclaire en fait bien plus sur les obsessions, les petitesses et les bassesses de son auteur lui-même que sur celles qu’il prétend découvrir chez Debord . Au delà il ne voit ni cherche rien, et en deçà on ne voit que sa lamentable malveillance, son ressentiment et son animosité bavarde. Laquelle lit mal, à travers les lunettes idéologiques, déformées et acritiques, de notre temps ignorant, les vicissitudes, le sens, les enjeux et les valeurs de l’époque en question, valeurs que d’autre part nous refusions. C’est bien anti historique que de juger à la lumière sinistre du « politically correct » ou de la « gender theory » le siècle  précédent, ou la position radicalement conflictuelle qui nous animait. Si Apostolidès lisait la riche correspondance de  Machiavel, où il est lourdement question de femmes et de pédérastes, de pédophiles et de prostituées, etc., de la vie telle qu'elle est en fait, il serait bien scandalisé, et il écrirait un gros tome pour nous avertir que Machiavel n’était pas « un grand homme ». On le laisse volontiers à ses opinions adipeuses et poisseuses, mais elles ne nous instruisent que sur lui-même.

Il faut donner à César ce qui est à César, et à Brutus ce qui est à Brutus : il faut reconnaître que sans la théorie du spectacle élaborée par Debord ce monde resterait parfaitement incompréhensible et incertain, comme ceux qui le dominent  voudraient qu’il soit, et comme il le reste effectivement pour Apostolidès. Mais non pour ceux qui y portent des responsabilités lourdes militaires ou économiques. Si un chef d’Etat Major ne comprend pas vite qui se cache derrière l’Etat Islamique, cela a des conséquences plus lourdes que si c’est un professeur d’Université à se tromper. Et pour le comprendre il est utile, voire essentiel, de connaître la théorie du spectacle. Après cinquante ans, la théorie du spectacle reste la Pierre de Rosette indispensable à décoder les hiéroglyphes du monde actuel. Mais cela dépasse les intérêts du professeur.

La Société du Spectacle est l’un des trois livres du XXème siècle, avec 1984 de George Orwell et Brave New World d’Aldous Huxley, qui reste essentiel à la compréhension du XXIème.

A propos de choses qui intéressent le professeur, par contre, il y a dans ce livre des falsifications factuelles qui sautent aux yeux : par exemple c’est tout à fait faux que Debord ait jamais violé sa sœur : ils s’aimaient et basta, voilà le crime ! Et alors ? La poussière et les toiles d’araignée qui enveloppent la tête et l’âme obsédée de l’auteur, l’emprisonnent dans un moralisme hypocrite et dans une malhonnêteté politiquement correcte qui s’éparpillent tout au long du livre. Je ne compte pas, car je ne les ai pas toutes repérées, mais j’en ai assez vues, toutes les falsifications, erreurs factuelles, d’herméneutique, et même de dates, ni le grand arbitraire interprétatif, imprégné de la sauce psychanalytique dans laquelle l’auteur mouille son discours ennuyeux, répétitif, fautif, assaisonné du déodorant pseudo neutre de recherche universitaire.

Cette soi-disant biographie nous renseigne en fait principalement sur ce que le mythographe conteur trouve notable en Debord, et justement il ne nous parle que des vétilles utiles à démontrer sa thèse préconçue. Toute la pensée, l’œuvre et l’action de Debord, et des groupes qu’il a animé, aussi bien que le contexte historique général dans lequel et contre lequel on agissait, tout cela disparaît complètement. Il ignore jusqu’au Scandale de Strasbourg et son influence cruciale dans le déclenchement de Mai ’68. La lutte, et ses enjeux, son sérieux, sont absents de ce livre. L’auteur ignore aussi parfaitement le rayonnement et les suites des théories et pratiques situationnistes : la première œuvre de street art et de guérilla art fut notre installation de la statue de Charles Fourier, Place Clichy, en 1969 ; il ignore les créations de situations magnifiquement réussies des Yesmen ; le groupes russes de Voina et des Pussy Riot, qui faisaient référence à Debord et aux situationnistes, le groupe tchèque de Stohoven, Banksy, la Kommunikation guerilla, les Hacktivistes et mille autres variations, que je ne cite pas ici, de la mise en pratique de cet héritage. Sans compter le rayonnement dans certaines formes de détournement et de luttes de classes et de sabotage pratiquées dans les usines, en Italie et ailleurs. Voilà en quoi l’I.S. fut une avant-garde. Tout cela, pour le professeur, n’existe pas : où est-elle son érudition ?

Enfin, d’après l’auteur, tout ce qu'a fait Debord c’est parce qu'il n'a pas eu de présence virile, à cause de la perte du père, auquel se confronter : ce qui l'a empêché, d’après lui, de devenir un homme. Il est toujours resté immature, il n’est jamais sorti de l’enfance. Voilà tout, et voilà la thèse centrale du livre. A ce compte là Debord se trouve orphelin en bonne compagnie, entre autres avec Nietzsche, Platon, Aristote, Schopenhauer, Rimbaud, Baudelaire, Dostoïevski, Swift et moi même, si parva licet componere magnis : Leopardi en rajoutait encore, observant que « lorsque, parcourant les vies des hommes illustres, on s’arrête à ceux qui ne doivent ce titre qu’à leurs actes et non à leurs écrits, il est bien difficile de trouver un personnage doté d’une vraie grandeur qui n’ait été privé dans son enfance de la présence du père »[4].

A maintes reprises Hegel s’est moqué royalement de ce qu’il appelle « la mesquinerie psychologique » ou « le pédantisme psychologique, cette soi-disant considération psychologique qui sait expliquer toutes les actions » : « la vue psychologique de l’histoire, qui s’entend à diminuer et à dégrader la grandeur des actes des individus… Elle méconnaît l’aspect substantiel des individus. C’est le point de vue des valets de chambre psychologiques, pour qui il n’y a pas de héros, non parce que ceux-ci ne soient pas des héros, mais parce que ceux-là ne sont que des valets de chambre ». Et encore : «Quel instituteur d’école n’a pas démontré, à propos d’Alexandre le Grand et de Jules César, qu’ils agirent poussées par les passions, et que à cause de cela ils furent des hommes immoraux ? D’où il s’ensuit que lui, l’instituteur d’école, est un homme meilleur que ceux-là… Les personnages historiques servis dans l’historiographie par des tels valets de chambres psychologiques, en sortent mal : ils en sont nivelés, et posés sur le même plan de moralité ; voire quelques degrés plus bas que ces subtils connaisseurs d’hommes. »  « Cette conscience jugeante est donc à son tour basse… En outre, elle est hypocrisie…  »[5].

Il est ici à noter que le même auteur s’était déjà produit en un livre élogieux, quoique fautif, au titre Les Tombeaux de Guy Debord, dès 1999.

Le parcours obligé de ces petits esprits, invariablement intellectuels, est toujours le même - il est pour ainsi dire écrit dans leur DNA, et il est facile à percer à jour. Il fonctionne ainsi : 1) ils commencent par la célébration et l’adulation éhontée ; 2) ils se fabriquent un roi mythologique ; 3) ils essayent de se placer dans sa cour ou à sa suite ; 4) à la fin, lorsque le risque diminue, ils veulent tuer leur roi, mettent en fonction leur guillotine et ils commettent le régicide, pour effacer leurs bassesses et leur ignominie de courtisans ou de parasites. Avec Debord ce fut de même. Il est significatif aujourd’hui le silence des apologistes d’hier : où se sont-ils cachés ? Ca leur a suffi d’un Apostolidès pour la leur boucler et les faire fondre comme neige au soleil ? Voici, finalement, un avantage qui nous vient de ce livre. Mieux vaut leur disparition silencieuse que leur bruit précédent. Il est vrai que le vent a changé : le temps de la Terreur a commencé. Et celui de la lâcheté, pour eux, ne finira jamais.

Ainsi qu’on l’a déjà noté, dans le livre dont il s’agit sont parfaitement absentes les grandes aventures, les passions et les amitiés fortes, la générosité virile, les persécutions, le mépris des risques, l’art, le jeu, la poésie, les aléas courus, le courage, l’invention, la création, le divertissement et la fantaisie. Bref, tout ce qui manque au professeur dans sa vie, manque aussi dans son livre, comme il est normal. Voilà une preuve de plus que cet ouvrage est une projection, un portrait de l’auteur, de ses problèmes avec les femmes, l’argent et le pouvoir, de ses multiples humiliations et rancunes, de son petit désir de revanche, et il n’est donc en rien le portrait de Debord. Cet auteur se scandalise en notant que Gérard Lebovici et moi même, outre bien sûr Michèle Bernstein, ayons soutenu financièrement Debord : d’après lui  Debord nous aurait arnaqués. Sa petitesse l’empêche de concevoir des raisons plus hautes : à ce compte là il pourrait accuser tous les grands artistes d’avoir escroqué tous leurs mécènes. Il ne considère pas que ces grands ont donné à l’humanité infiniment plus qu’ils n’ont pris, et que c’est l’humanité entière à être en dette avec eux.  La seule vraie escroquerie concrète que je vois ici c’est bien ce livre d’Apostolidès.

Puisque l’auteur nous fait la grâce de ne jamais nous cacher, en aucune page de son livre, son intention de dénigrer – seul moment dans lequel je reconnais qu’il est rigoureux et sincère –, il réduit tout ce qu’il touche à la vulgarité, et cela encore nous en dit long sur lui-même : n’importe où que l’on regarde dans cet ouvrage, on ne voit que des choses profondément sordides, mesquines, obscènes. Henry Miller avait percé à jour ce type d’esprit : « l’obscénité n’existe que dans l’esprit qui la déteste et la rejette sur les autres »[6].

Il n’y a donc pour l’auteur que des questions d’argent, de sexe et de pouvoir  les trois grandes questions qui l’obsèdent, ainsi qu’elles obsèdent nos contemporains parce qu’ils en sont privés.

A notre époque ces choses existaient, bien sûr, mais elles n’étaient pas séparées de la vie, comme actuellement. On les vivait directement. Et Debord disait qu’on ne peut admettre d’autre problème d’argent en dehors de son éventuel manque. Il y avait solidarité et on se secourait : autre chose inconcevable pour ce professeur. Lequel est si obsédé qu’il nous considère comme des violeurs de filles, puisque, étant donné qu’on était les monstres qu’il peint, quelle autre manière aurions nous eu pour en séduire tant ? Bizarre qu’aucune ne s’en soit plainte : ont-elles toutes attendu patiemment que le professeur justicier leur rende justice ?

Ce professeur, s’il devait parler de l’Odyssée, n’y verrait que des poux sur la tête d’Ulysse : car il ne voit pas les choses de dimension supérieure à la sienne, et il réduit tout à sa mesure. Je crois qu’un tel professeur, s’il pouvait, il voudrait à lui seul ruiner la réputation de Stanford : il démontre en fait ici tout son cynisme destructeur de tout ce qu’il avait autrefois respecté : il semble affligé par un complexe de Thersite. En nous rappelant toujours là où il enseigne – comme si cela était une autorisation et un laissez-passer pour tous ses abus – il ne se fait pas de scrupules à traîner dans son cupio dissolvi aussi l’Université qui lui donne à manger. Son cynisme ne s’embarrasse pas non plus de tromper son public et ses étudiants : si c’était en son pouvoir il aurait voulu tromper toute la postérité, de laquelle il s’attend aveuglément la gloire, sinon pour le reste, au moins pour ce livre. Voilà un vrai naufrageur.

Comme s’il écrivait sur Wikipédia, le professeur rajoute, avec pédantisme et de façon pointilleuse, des notes avec les références, pour donner un semblant de sérieux à son portrait arbitraire et à ses vomissements acides. Mais ses notes ne lui servent qu’à démontrer fallacieusement ses hypothèses abusives, et tout le reste lui échappe. Avec des références soigneusement choisies, on le sait, on peut démontrer tout et le contraire de tout, et rendre le faux vraisemblable. Il semblerait que le but de l’auteur soit le renversement de l’ancienne règle : « Omnes homines honorare ». Il paraît comme poussé par une force irrésistible à déshonorer tous ceux, et ce, dont il parle à bâtons rompus, pour les salir de sa langue infecte. Croit-il de s’élever en essayant d’abaisser les autres ? Là aussi, il échoue, parce que la fable qu’il nous raconte ne nous parle que de lui et de son malheur.

Il s’agit en fait d’un livre proprement pornographique, d’une pornographie pas chère, digne d’une revue à sensations, mais d’une pornographie qui n’aurait pas de place dans ma collection d’art érotique, qui pourtant contient aussi pas mal de pièces de très belle pornographie. C’est un livre fabriqué dans l’esprit morbide d’une page de Facebook : voilà sa « modernité ». Avec son œil de valet, il regarde à travers le trou de la serrure de la maison des maîtres.  Mes archives de Yale deviennent, pour ce nouveau Erostrate, rien de plus que l’un des trous de la serrure à travers lequel regarder, avec un œil de policier, car il n’y voit que ce qu’il y cherche, tout le reste lui échappe, et ce qu’il cherche n’a rien à voir avec la liberté, la critique, la lutte, ni la poésie, ni rien d’autre que sa petite furie infamante.

J’avais déjà eu occasion de citer ce même Apostolidès, dans une lettre à Mustapha Khayati du 10 décembre 2012, depuis publiée sur internet par d’autres. Voici :

« …Parmi ces apologistes [de Debord] on trouve de vraies perles, par exemple dans un certain Apostolidès, lequel, dans la furie de me faire disparaître, touche des sommets philologiques jamais atteints même par le KGB : pour achever la

« démonstration » que Censor n'est pas Sanguinetti, mais bien Debord, après avoir établi que la version française est plus « élégante » que l'italienne (!?), il nous enlève tout doute avec la savante leçon suivante : « On remarquera les affinités entre les deux noms, Censor et Debord : ils possèdent chacun deux syllabes, des voyelles identiques et un même nombre de lettres ».

L' « affinité » pour laquelle j'avais choisi le pseudonyme de Censor est par contre celle avec Bancor, la devise supranationale inventée par Keynes, mais aussi nom de plume du gouverneur de la Banque d'Italie à l'époque, Guido Carli. On est bien loin de la furieuse finesse démonstrative d'un Apostolidès, orphelin malheureux du pape Pie XII, de Mao et de Lénine qui ne démontre que sa recherche spasmodique d'un culte spectaculaire de la personnalité. »

Et j’ajoutais :


« Cette première vague d' « historiens » improvisés s'est allègrement brûlée et sacrifiée sur l’autel de la louange courtisane, laquelle – ainsi que Guy se plaisait à rappeler, citant Swift – est la fille du pouvoir en place. S'il avait eu vent de ces tombeaux, je crois qu'il aurait plutôt conclu, avec Schopenhauer : ‘Que d'ici peu les vers rongent mon corps, c'est une pensée que je peux tolérer, mais que les professeurs le fassent avec ma philosophie, cela me fait horreur’».

Ces gens-là ont beau enseigner dans une Université renommée, ils sont incapables de concevoir une vraie, rigoureuse et sérieuse analyse historico-critique : pour eux il n’y a que la louange courtisane ou le lâche outrage. Ce professeur restera en tout cas un exemple lumineux de tout ce qu’un chercheur honnête et rigoureux devrait éviter, exemple concret s’il en fut, à indiquer à tout étudiant, de la réunion malheureuse de ces deux malhonnêtetés s’étalant ici sans honte, dans une pièce de chronique policière, qui voudrait se déguiser en œuvre d’histoire. On peut se demander aussi ce qu’est devenue, avec des tels professeurs, l’Université aujourd’hui ? Une sale affaire comme tant d’autres, pour obliger les étudiants à s’endetter et les rendre esclaves et soumis dès le commencement de leur vie adulte. Ou, aux Etats Unis, à s’engager dans l’armée pour pouvoir payer leurs études.

Ce livre est un travail qui manque irrémédiablement de conviction et de force, donc d’énergie et de fraîcheur. Il ressemble plutôt à un travail salarié, sur commission, un essai raté de mettre Guy Debord et tout un mouvement au pilori, chose bien différente d’une loyale, légitime et honnête critique. Cela me rassure en tout cas, car il signifie que les situationnistes, malgré tous leurs défauts, continuent à être un exemple d’insoumission et un cauchemar qui trouble encore le sommeil d’une époque bien successive à la leur, qui ne supporte plus d’avoir d’autres ennemis que ceux qu’elle se fabrique.

Ce qui est regrettable, car j’aime la loi du contrapasso de Dante, c’est que ce professeur est trop insignifiant pour que la postérité s’occupe de lui, mais si jamais il trouvait un biographe, je lui souhaiterai qu’il soit tout simplement honnête, pour nous raconter toute la médiocrité et le dérisoire de son sujet d’étude. Mais qui s’intéresserait à une telle biographie ? Comme dit Virgile à Dante (Enfer, III, 47-51), à propos des Esprits mous et lâches,

« ... leur vie aveugle est si basse

que tout autre sort leur fait envie.

Le monde ne laisse pas de renommée pour eux,

miséricorde et justice les méprisent :

ne parlons pas d’eux, mais regarde et passe. [7]»


Par un soucis d’équité, je reconnais enfin, tout de même, avoir apprécié dans ce livre une petite note où l’auteur regrette que je lui aie refusé la permission de publier mes photos, ce qui est vrai, et je m’en réjouis, car j’aurais honte d’être remercié par un tel homme dans une telle œuvre.

J’y vois par contre des remerciements complètement abusifs et perfides adressés par l’auteur à quelques amis à moi qui n’ont en rien cautionné, ni aidé, l’auteur de cet ouvrage, et n’en sont en rien responsables. Cela démontre encore une fois la désinvolture de l’auteur à tromper sans scrupules son public par tous les moyens.

Il y a quarante ans précis, Debord m’avait indiqué avec amusement ce passage des Mémoires d’Outre-Tombe, lequel reste très actuel : « Il y a des temps dans lesquels il faut dépenser le mépris avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. »

Cela en guise de justification de ma parcimonie ici.


Prague, le 31 Décembre 2015

                                                                                  Gianfranco Sanguinetti


 Source:   Le blog de lechatetlasouris

[1]http://next.liberation.fr/livres/2015/12/23/guy-debord-n-a-pas-ete-capable-d-appliquer-dans-sa-vie-les-principes-qu-il-revendiquait-en-theorie_1422482
[2] Cf. Francesco Guicciardini, Benedetto Varchi, Giorgio Vasari, Ludovico Ariosto et cent autres.
[3] Roberto Ridolfi, Vita di Francesco Guicciardini, Belardetti, Rome 1960.
[4] Giacomo Leopardi, Pensées, II, Allia, Paris, 1992.
[5] G.W.F. Hegel, Philosophie du Droit, § 124 ; Phénomenologie de l’Esprit, II, C, 2, c, III, p.195 trad. Jean Hyppolite ; La Raison dans l’Histoire, trad. par K. Papaioannou, chap. II, p. 127 ; Lezioni sulla Filosofia della Storia, I, II, 2, d, pp. 94-95. La Nuova Italia, Firenze, 1972.
[6] Henry Miller,  Obscenity and the Law of Reflection, 1945.
[7] Traduction de Jacqueline Risset.


Deux racailles comme on les aime...


 

Mobilisation générale pour l’abandon du projet d’aéroport et l’avenir de la ZAD


Samedi 27 février

 

Pour l’abandon du projet d’aéroport Pour l’avenir de la ZAD 
Ni expulsions, ni travaux

Face aux menaces du gouvernement, le mouvement anti-aéroport est plus dense et vivant que jamais. En témoignent la mobilisation en urgence de 20 000 personnes et près de 500 tracteurs sur le périphérique nantais le 9 janvier, les actions de blocages et mobilisations paysannes qui ont suivi, le rassemblement devant le tribunal de Nantes et les multiples manifestations dans des dizaines d’autres villes en France et au-delà. La résistance à Notre-Dame-des-Landes est aujourd’hui devenue emblématique de tant d’autres luttes contre les destructions environnementales et sociales, de tant de combats face à la disparition des terres agricoles ou aux causes du changement climatique. Elle marque un refus ferme de la marchandisation continue du territoire et de nos vies.
Ce qui se construit sur la ZAD est porteur d’un immense espoir parce que s’y inventent d’autres manières d’habiter le monde, de cultiver, de créer et de s’organiser en commun. Les 30 et 31 janvier, c’est un millier de personnes qui sont venues participer à plus de 30 chantiers simultanés pour renforcer ce que Vinci voudrait détruire. En ces temps d’état d’urgence en passe de devenir perpétuel et d’atteinte prolongée aux libertés publiques, la détermination qui anime le bocage est un encouragement contagieux à ne pas se résigner.
Mais le 25 janvier, le juge des expropriations a prononcé l’expulsion des paysan-ne-s et habitant-e-s légaux de la ZAD : immédiate pour les exploitations agricoles, sous deux mois pour les habitations. Les quelques 200 nouvelles personnes qui, depuis 2007, se sont installées sur la ZAD pour y vivre et la protéger, sont, elles aussi, susceptibles d’être délogées par la force. La décision de passer à l’acte est aujourd’hui entre les mains du gouvernement. Hollande s’était engagé à attendre la fin des recours juridiques contre le projet d’aéroport. Ceux-ci ne sont pas épuisés : les recours contre les arrêtés loi sur l’Eau et Espèces Protégées sont en appel, une procédure de pré-contentieux est encore pendante devant la Commission Européenne. Pourtant, Valls, de son côté, martèle toujours sa volonté d’expulser la ZAD et de démarrer les chantiers à court terme, confortant les porteurs du projet. De premiers travaux de défrichage sont censés commencer avant la mi-mars.
Si la pression sur l’ensemble de la zone est aujourd’hui plus forte que jamais, il n’est pa question de partir et de laisser la place aux tractopelles de Vinci, ni de vivre continuellement avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il n’est pas non plus question de diminuer notre propre pression sur les porteurs du projet et le gouvernement. Au contraire, c’est maintenant qu’il faut enfin gagner l’abandon du projet d’aéroport par notre mobilisation !
Dans le bras de fer qui s’est engagé, la puissance du mouvement dans la France entière pendant les semaines à venir va être décisive. Toutes les composantes de la lutte appellent donc à multiplier les actions de solidarité, en préambule d’une journée de mobilisation massive et générale le 27 février. Cette journée aura pour mot d’ordre l’arrêt des menaces d’expulsion sur les paysan-ne-s et habitant-e-s de la ZAD, ainsi que l’abandon définitif du projet d’aéroport. Nous invitons tous les comités et soutiens à relayer très fortement l’appel pour cet événement et à organiser des bus et convois pour s’y rendre.

Nous nous rassemblerons le 27 février en fin de matinée, précisément là où les travaux sont censés commencer, pour y faire la démonstration concrète de notre capacité à les bloquer. Nous convergerons ensuite vers une grande fête pour l’avenir de la ZAD.
Les différentes heures exactes de rendez-vous et points de départ des cortèges seront précisés par la suite.

Celles et ceux qui habitent et cultivent la ZAD ne la quitteront pas !
Il n’y aura jamais d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes !

vendredi 15 janvier 2016

Grand Meeting contre l’Etat d’urgence le 23 janvier


Pour la levée de l’état d’urgence


 

Manif contre l’État d'Urgence du 30 janvier

 
 
Le 19 Novembre, l’assemblée nationale vote la prolongation de l’état d’urgence pour trois mois à une quasi unanimité.
Plus de 10 000 signataires de l’appel des 333 exigent la levée de l’état d’urgence !

Ce sont en réalité les  libertés fondamentales, libertés syndicales, libertés associatives,libertés politiques, qui sont visées, comme l’attestent les atteintes au  droit de manifester,
les assignations à résidence arbitraires de  militants dont le seul crime est de contester la politique  gouvernementale, les perquisitions de nuit hors de tout contrôle  judiciaire….






-RDV à 12H sur le parvis du métro MENILMONTANT (Ligne 2)
-Avec  à 15H une manifestation en soutien à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Cantines, Barbecue, tables d’information, open mic, fanfare
Ramenez de quoi décorer la place, à boire et à manger...




jeudi 31 décembre 2015

Combien de voitures brûlées


Pour la nuit de la Saint Sylvestre ?



Chaque année Strasbourg capitale de l’Europe est le centre mondial des voitures brûlées.
« La ville ne sera pas en état de siège le soir du 31 décembre, mais toutes les mesures de sécurité seront prises pour éviter les débordements liés aux festivités, à l’alcool, aux comportements à risque » , assure-ton du côté de la préfecture de région.
Les mesures de sécurité sont également renforcées. "On enlève des rues pas mal de conteneurs. On enlève aussi des abribus dans les secteurs où chaque année ils volent en éclats. On enlève les épaves de voitures sur les parkings car elles sont régulièrement incendiées," précise Robert Herrmann, le président de l'Eurométropole strasbourgeoise. L'objectif c'est qu'on puisse fêter le Nouvel An le plus calmement possible et qu'on évite les exactions...

Près de 40.000 pompiers seront également de permanence pour la nuit de la Saint-Sylvestre, a précisé le ministre Bernard Cazeneuve en déplacement à Domont, en banlieue parisienne.


UN SUICIDE ?

Mort de Ian Murdock. Le fondateur de Debian avait 42 ans. 
«Les policiers n'ont pas d'éducation, sont malveillants et sadiques. Ne leur faîtes pas confiance»

Il avait annoncé son suicide sur Twitter. Il se disait victime de violences policières massives. Murdock affirmait dans ses tweets avoir été inculpé pour violence sur un officier de police, au point d'avoir une caution de 25 000 dollars à régler pour éviter la case prison.
Le GNU de Stallman avait fini par prendre ses distances et rejeter Debian qui prenait trop de liberté avec la Licence GPL, du code propriétaire était inclut dans la distribution qui servait de base au business plan d'UBUNTU.
Cependant  Murdock n'était pas le pire des traîtres dans un milieu qui vend son cul et tout le reste en Open Source.

dimanche 29 novembre 2015

Gloire aux profanateurs de la République française !

Quoi d’étonnant ?
Des profanateurs de la marchandise profanent ici la dernière des marchandises du spectacle.
L'accumulation de pacotilles "mémorielles" est sanctifié par des images sacrées. Les officiels se prosternent  devant l’hôtel d'une étrange religion qui leur garanti de truster l’image avec de bons sentiments dégoulinant et obséquieux..
Le tout étant piloté par l'ordre policier de l’État d'Urgence.
Chef des Profanateurs et Préfet de Police de Paris
Cette embrouille ressemble beaucoup au faux saccage de la Sorbonne avec la mise en scène d'une pseudo destruction de "livres Anciens" démentie par le personnel de la fac chargé des détritus...
Michel Cadot était alors directeur de cabinet de la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie.
"C'est une profanation, c'est indécent"

Des militants qui manifestaient contre l'état d'urgence et la COP21 ont jeté les bougies du mémorial aux victimes des attentats sur les gentils CRS.


Sur la place de la République, mémorial improvisé depuis les attentats de Paris, des passants étaient indignés ce dimanche. Dans l'après-midi, des militants radicaux n'ont pas hésité à se servir d'objets déposés en hommage aux victimes pour en découdre avec les forces de l'ordre à la veille de la COP21. 
"Cette statue, c'est la tombe des victimes des attentats", s'étrangle Bertrand Boulet, membre de l'association "17 plus jamais", qui a entretenu le mémorial de fleurs, petits mots et bougies déposés au pied de la statue après les attentats de janvier et à nouveau après ceux du 13 novembre. "On s'échine à entretenir le monument toutes les semaines, c'est le monument de tous les Français", déplore-t-il. Serena, 18 ans, cherche désespérément la bougie "marron à paillettes" déposée il y a quelques jours pour une amie qui a perdu un proche lors des attentats. "C'est désolant, c'est censé être un lieu de recueillement". Blabla bla
Profanateur Innocent


La classe politique indignée par l'action des «casseurs»

François Hollande. «Nous savions qu'il y avait des éléments perturbateurs qui n'ont rien à voir d'ailleurs avec les défenseurs de l'environnement», a déclaré le chef de l'Etat français à Bruxelles, en marge d'un sommet de l'Union européenne avec la Turquie, dénonçant des incidents «regrettables, j'allais dire même scandaleux».  

Manuel Valls. «Les violences contre les forces de l'ordre place de la République sont indignes. Respecter ce lieu, c'est respecter la mémoire des victimes«, écrit le Premier ministre sur Twitter.  

Nathalie Kosciusko-Morizet. La présidente des Républicains au Conseil de Paris estime que les casseurs ont profané «la mémoire des victimes des attentats».

Leur peur est réelle et les pousse toujours plus loin vers l’abîme Dictature Police. Ces bites molles rêvent de fermeté...

Profanateurs Sympa

Les beaux jours de l"EI

Contrairement à l'ensemble des groupes terroristes "habituels" L'EI n'a pas vraiment besoin de bases opérationnelles en Europe pour frapper. L'EI utilise simplement ce qui existe de plus fiable dans la clandestinité: Les réseaux personnels de ses militants qui sont fondés sur les amitiés du Bac à Sable. Un seul organisateur peut mettre en musique une multitude de groupes autonomes et transnationaux. Armes et motivations de se venger, quartiers refuges, réseaux de trafics, la matière première abonde en France.

A par cette Propagandastaffel de pleureuses mainstream, 300 camarades sont en GAV après la rafle de République. Seront-ils livrés à l'EI ?

No Comment...


mercredi 25 novembre 2015

Bravons l'état d'urgence

COP21: “Bravons l’état d’urgence, manifestons le 29 novembre”


L’appel “Bravons l’état d’urgence, manifestons le 29 novembre” invite les participants à se réunir place de la République, à Paris, à 14 heures.
Ce n'est pas l'EI qui a décrété l’état d’urgence...
Un peu de sérieux, l’État Islamique ne cherche qu'a faire pression sur la politique interventionniste du président Hollande en Syrie/Irak.
Hollande a cherché le maximum possible des pouvoirs de police, sans les "entraves" du droit et de la justice.
Crise sociale et chômage en forte hausse mais surtout la convergence libertaire contre la bouffonnerie COP21, voila les cibles précises de l’État d'Urgence.
Joël Domenjoud, qui participe à la «legal team» (le conseil juridique) de la Coalition climat (qui regroupe 130 organisations de la société civile), doit désormais pointer trois fois par jour au commissariat, a indiqué la Ligue des droits de l’homme dans un communiqué. Selon l’ONG, le ministère de l’Intérieur reproche à ce membre du collectif de soutien aux opposants à Notre-Dame-de-Landes de faire «partie de l’ultra-gauche parisienne qui veut remettre en cause la tenue de la COP». 
« L’état d’urgence, c’est la suspension de l’autorité judiciaire » Henri Leclerc.

Avance Avance -EI- Chant des Jihadistes Français (lien eD2K et magnet)

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour comprendre que l’état d’urgence décrété pour trois mois n’allait pas se limiter à protéger la population française contre de nouveaux attentats.
Ce week-end, une grande partie de la ville de Sens (Yonne) a été soumise à un couvre-feu, sans rapport clair avec les attentats. C’est la perquisition d’un appartement – dont les locataires n’auraient finalement pas été inquiétés – qui a justifié cette punition collective. Parmi les 1072 perquisitions nocturnes diligentées hors de tout cadre judiciaire par les préfets, moins d’une sur dix a abouti à une garde à vue. À Nice, c’est une fillette de six ans qui a été blessée lors d’une opération de police : les policiers intervenus en pleine nuit avaient enfoncé la mauvaise porte. Dimanche en Loire-Atlantique, c’est une caravane de 200 vélos accompagnée de 5 tracteurs qui a été bloquée par les forces de l’ordre : il s’agissait de dissuader les cyclistes de rejoindre Paris pour la COP21.
Pendant ce temps, le gouvernement reprend sans scrupule des mesures promues hier encore par l’extrême droite. Les journaux nous l’assurent : les sondages confirment l’adhésion massive des Français à cet état d’exception sans précédent depuis cinquante ans.
C’est une victoire pour Daesh que d’être parvenu, avec moins d’une dizaine d’hommes, à faire sombrer l’État dans ses pires réflexes réactionnaires. C’est une victoire pour Daesh que d’avoir provoqué la mise sous tutelle sécuritaire de la population tout entière.
Le dimanche 29 novembre, une gigantesque manifestation était prévue dans les rues de Paris pour faire pression sur les gouvernants mondiaux, à qui personne ne faisait confiance pour trouver une solution au réchauffement climatique. Des centaines de milliers de personnes étaient attendues de toute l’Europe. Manuel Valls, certainement lucide sur le caractère dérisoire des accords qui sortiront de la COP21, craignait beaucoup cette manifestation. Il a donc décidé de l’interdire, au prétexte que la foule risquerait d’être la cible d’un attentat. M. Valls jouerait-il avec le feu en laissant les Français risquer leur vie en faisant leurs courses de Noël ? Il se donne en tout cas les grands moyens : ceux qui voudraient manifester encourent 6 mois de prison. M. Valls va-t-il nous mettre en prison pour nous protéger des attentats ?
La proposition que nous faisons, nous savons que dans les circonstances actuelles nous aurons du mal à la faire entendre. Depuis dix jours, les écrans ressassent la gloire des «valeurs» françaises. Nous prenons cela au pied de la lettre. S’il existe quelque chose comme une valeur française, c’est d’avoir refusé depuis au moins deux siècles de laisser la rue à l’armée ou à la police. La mobilisation à l’occasion de la COP21 est un enjeu primordial et nous n’acceptons pas que le gouvernement manipule la peur pour nous interdire de manifester.
Dimanche 29 novembre, nous appelons à braver l’état d’urgence et à nous retrouver à 14h sur la place de la République.

vendredi 13 novembre 2015

L'État d'urgence en France

#bravonsletatdurgence

France Dictature:

Suite aux différents carnages dans et autour de Paris, L'État d'urgence est déclaré.

« Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux qui veulent méditer et tirer des leçons.»

«C'est la faute de Hollande, c'est la faute de votre président, il n'a pas à intervenir en Syrie. » E.I

Réponse vidéo de l'EI aux bombardements français: https://videos.files.wordpress.com/5ytV37bS/the-islamic-state-22the-french-bombings-failed-wilc481yat-al-raqqah22_dvd.mp4

Avance Avance; Chant des Jihadistes français d'EI (torrent, ogg, MP3)

 

Premier larbin du GLADIO  Israël-OTAN, L’État français assure sa propre sécurité mais pas celle de sa population. Combien de Charlies  festifs se bousculaient au Bataclan le soir de la boucherie ?

Combien de ces Charlies se sont opposé aux guerres françaises post-coloniales ces 25 dernières années ?

La dernière grande manifestation contre La Guerre (1ere du Golfe) à Paris date de 1991 soit plus d'une génération et depuis rien. Le droit d’ingérence militaire français est de droit divin pour ces naïfs qui se goinfrent dans les bars branchés pour cadres "innocents" du système capitaliste. 

Oui le capitalisme devenu fou à déclaré la guerre à l'humanité. Ce genre de boucherie est quotidienne dans dix pays alors pourquoi pas à Paris ?

Interdiction de sur-vivre 

L'État d'urgence:

C'est un régime d’exception qui doit être déclaré par décret pris en Conseil des ministres.

La déclaration de l’état d’urgence donne au préfet le pouvoir d'«interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté, d’instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé, et d’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics».

Les préfets peuvent établir le couvre-feu, prononcer des interdictions de séjour et des assignations à résidence contre les individus.  

L'État d'urgence autorise aussi la fermeture des lieux publics, comme les salles de spectacle, les cafés ou les salles de réunion. Il permet sur disposition express du décret déclarant l’état d’urgence, de décider du contrôle de la presse, des publications, des émissions de radio ou encore des projections de cinéma et des représentations théâtrales. 

Il permet aussi de dessaisir la justice de prérogatives essentielles: les autorités administratives obtiennent le droit de pratiquer des perquisitions, de jour comme de nuit, et la justice militaire peut être déclarée compétente.

Et pendant ce temps en Palestine:

".../...Au sud de Naplouse, une adolescente de 16 ans, accusée d’avoir tenté de poignarder un Israélien, a été écrasée par un colon juif à bord d’un véhicule avant d’être tuée par des soldats ayant ouvert le feu. Des responsables des services de sécurité palestiniens ont confirmé la mort de cette Palestinienne."

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