mercredi 29 mai 2013

Ils sont mariés et n'existent toujours pas



Les serviteurs PD "Intégrés" de l’État et du capitalisme pourront se marier, la belle affaire pour la masse des homosexuels qui galèrent autant sinon plus que les autres dans les décombres de la Fin du capitalisme !

Un fameux défenseur de la "Cause homosexuelle" des Années SIDA, Philippe Labbey, reconnaissait en privé qu'il considérait l’homosexualité comme une "perversion sexuelle" socialement admissible mais sans chercher à conforter l'ordre établit qu'il vomissait.
On lui doit cette maxime dans son premier tract sur le HIV "C'est leur manière de s'aimer dans un monde qu'ils n'aiment pas qu'on reproche aux homosexuels", les mariés PD de 2013 font mine de l'aimer ce monde plein de François-la-norme et  de vieux PD gluant de fric façon Pierre Berger.
Personne n'est dupe de cet enfumage partagé entre les deux compères UMPS du spectacle politique qui se réservent le monopole du pouvoir.
Comment mieux escamoter les innombrables catastrophes sociales qui inondent les populations prolétarisées qu'en imposant une double comptine pour bisounours et les faire défiler comme des veaux avec slogans soporifiques: Papa Maman contre gay-capitalisme intégré...
Le plus bourré des Ultra du PSG véhicule plus de sens en fracassant les limousines des bourgeois et les vitrines du Trocadéro que ces esprits dénaturés comme des poupées vaudou clonées.
Cependant cette paix sociale désincarnée et mièvre ne prouve en rien que ce monde à un avenir...
PD ou pas ces parents sucent la moelle de la vie et ne laissent que décombres pollués à leur descendance forcément dégénérée.

Par un Enculé d'hétéro Enragé


On remarque dans cette embrouille médiatique que les lesbiennes sont totalement absentes, encore un curieux racisme anti-femmes ...
Et que les déclarations démentes d'un Joe Biden (israélo-CIA) remerciant la "Culture juive" d'avoir imposé le mariage gay grâce à son contrôle des médias donnera forcément du grain à moudre aux antisémites ce qui semble ravir les tyrans d’Israël qui cherchent encore et encore à contraindre les juifs à faire leur  alyah. 

samedi 25 mai 2013

Drones de Guerre et viol des lois par les USA d'Obama


Les forces armées des États-Unis disposent depuis les années 1990 de la plus grande flotte de drones en service. Leur nombre et leurs rôles vont croissant, complétant ou remplaçant les avions pilotés qui ont vu leur nombre décroître depuis les années 1980.
En janvier 2010, l'inventaire est de 6 849 drones de tout type, dont environ 200 appareils à haute altitude HALE (Predator, Reaper, Global Hawk…), et les états-majors réclament 800 drones à haute altitude pour l'avenir.
Leur utilisation systématique contre des civils et de prétendus terroristes viole toutes les lois de la guerre.
Le président des USA et ses amis de la CIA sont les spécialistes de ces massacres hors-la-lois.
Voici quelques articles tirés des conventions internationales sur les Lois de la Guerre que pourtant les USA ont signé mais ne respectent plus, comme d'ailleurs les droits élémentaires de leurs propres "citoyens".

LA GUERRE ET LE DROIT

Il est rare que les guerres aient lieu hors de tout cadre de référence juridique. Les sociétés les plus diverses ont toujours tenté de soumettre à certaines règles l’exercice de la violence même extrême. En définissant ce qui en cas de guerre est requis, licite et illicite, une société se définit elle-même. Après le désastre de la guerre de Trente Ans, on tenta en Europe de créer un droit de la guerre international. Au début du 20e siècle, un certain nombre d’États, dont l’Empire allemand, signèrent plusieurs accords fixant les limites de ce qui était considéré comme licite lors d’actions belliqueuses.
Le droit de la guerre en vigueur pendant la Seconde Guerre mondiale consistait en un ensemble de traités et de règles coutumières. Les traités provenaient d’accords entre États. Les traités les plus importants étaient la Convention de La Haye de 1907 ( avec en annexe le Règlement concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre) ainsi que les Conventions de Genève de 1929.
Le droit international de la guerre engageait les États à s’y conformer. Il engageait tout soldat à l’observer dès qu’il avait été adopté par son pays et intégré au droit national.
Lors des conférences internationales de 1899 et 1907 à La Haye, plus de 40 États contractants ratifièrent et confirmèrent la "Convention concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre“, à laquelle était annexé le Règlement concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre. Celui-ci définissait essentiellement la qualité de belligérant, les droits et obligations des prisonniers de guerre, interdisait des moyens illicites de nuire à l’ennemi et réglementait l’autorité militaire sur le territoire de l’État ennemi.

Guantanamo, promesse non tenue d'Obama

La prison  de Guantanamo, à Cuba, a longtemps été l'incarnation de l'arrogance et de la barbarie de l'ère Bush, et Barack Obama a suscité les espoirs de millions de personnes dans le monde quand, en 2008, il a fait une campagne mensongère autour de la promesse de la fermer.

"le président Obama a anéanti tout espoir que l'administration remette les États-Unis dans le cadre de l’État de droit en orientant les cas des détenus de Guantanamo vers les tribunaux fédéraux plutôt que les commissions militaires largement discréditées".

L’armée américaine prend très au sérieux les actions d’Anonymous. Quelques jours après un appel lancé sur Internet par le groupe de pirates informatiques, les assassins responsables de Guantanamo n’ont pas hésité à couper leur putain de réseau internet sans fil wifi dans le camp militaire situé sur l’île de Cuba.

Anonymous  appel pour dénoncer les conditions de détention des prisonniers de Guantanamo:  http://youtu.be/RsHSBD1-C78

 ____________

Convention de La Haye concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre du 18.10.1907
Annexe à la Convention.
Règlement concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre

Des prisonniers de guerre
Article 4
Les prisonniers de guerre sont au pouvoir du Gouvernement ennemi, mais non des individus ou des corps qui les ont capturés.
Ils doivent être traités avec humanité.
Tout ce qui leur appartient personnellement, excepté les armes, les chevaux et les papiers militaires,
reste leur propriété.
[...]
Article 7
Le Gouvernement au pouvoir duquel se trouvent les prisonniers de guerre est chargé de leur entretien.
A défaut d'une entente spéciale entre les belligérants, les prisonniers de guerre seront traités, pour la nourriture, le couchage et l'habillement, sur le même pied que les troupes du Gouvernement qui les aura capturés.
[...]
D e s  h o s t i l i t é s .
Article 25
Il est interdit d'attaquer ou de bombarder, par quelque moyen que ce soit, des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendu
Article 28.
Il est interdit de livrer au pillage même une ville ou localité prise d'assaut.
[...]
D E  L ' A U T O R I T E  M I L I T A I R E  S U R  L E  T E R R I T O I R E  D E  L 'É T AT   E N N E M I [...]
Article 46
L'honneur et les droits de la famille, la vie des individus et la propriété privée, ainsi que les convictions religieuses et l'exercice des cultes, doivent être respectés.
La propriété privée ne peut pas être confisquée.

mardi 14 mai 2013

Vendre la pacification de Paris

Carrera Baisée

Avant d'avoir tué l'Ours populaire...

"PSG on s'en tape, le Foot on s'en branle"

Le spectacle était parfait et en mondovision sur fond de Tour Eiffel. Les émirs du capitalisme pouvaient enfin vendre leurs images édulcorées aux Touristes du Monde entier, un retour sur investissement mémorable.
Sauf que la Rue appartient à ceux qui la prennent à la force du poing, sauf que le sang bouillonnant des exclus n'a été ni soumis ni vaincu.

Orgie de violence en direct mondial.
C'est ce que rappellent les réjouissances émeutières du 13 Mai 2013 sur la très bourgeoise place du Trocadéro. Pleine des gris-gris du luxe tapageur est cette veille ennemie des pauvres, la marchandise et son spectacle.
Ici on carbure à plein régime avec le pognon des touristes, c'est la ronde infernale des caves du monde entier qui remplie les caisses. Un magasin de porcelaine peinard qui avait cru pouvoir oublier que les banlieues encerclent Paris...
Le négatif a montré toute sa force et ce ne sont pas les accumulations de discours sécuritaires affolés qui changeront cette évidence que l'énergie vitale des hommes s'exprime là ou elle le peut, opprimée elle devient cocote-minute pleine de vapeurs à relâcher subitement.
Qu'importe le prétexte pour allumer la mèche, la rue est toujours incontrôlable en France et c'est réjouissant.
Pas de justice sociale, pas de Paix sociale !

Les Émirs de la Rue n'aiment pas le Capital Koweït
Arts Déco créatif express
Les mêmes qui hurlaient au cruel fascisme dictatorial du préfet de police de Paris, accusé d'avoir incommodé six mère-grand par gazeuses pendant les manifs papa-maman-bisounours  et moi il y a 15 jours,  demandent sa tête pour laxisme aujourd'hui, amusant connards !
Cette brave bourgeoisie parisienne, dont les starlettes frigides demandaient du sang à Hollande, veut elle toujours son "Printemps français" ?
Qui parle encore d'en découdre dans la rue ?
Vous en voulez encore ?
___

"A l’occasion de la célébration du titre du PSG, des déferlements de racailles ont saccagé le cœur de Paris.
Des barbares qui n’ont rien à voir avec les supporters du club sportif ont fait d’innombrables victimes, riverains, commerçants, touristes.../..." 
"La France est assise sur un volcan: à n’importe quel moment, la situation peut exploser et l’ultraviolence se déchaîner contre les honnêtes gens...."
 Lyrisme façon Lpen et Cie

dimanche 5 mai 2013

Manifeste de la guérilla pour le libre accès


 #pdftribute

Une traduction en français du célèbre texte d'Aaron Swartz, "Suicidé" pour échapper à 35 années de prison aux USA suite à ses hacks pour la Liberté. Dommage qu'il ait utilisé l'expression Open Access qui rappel le fumeux Open Source et amoindri l'excellent Logiciel Libre ( Alors qu'il portait les couleurs du GNU dès l'age de 14 ans voir photo plus bas...) mais il voulait l'appliquer à la connaissance en général "privatisé" par les trusts capitalistes.

Manifeste de la guérilla pour le libre accès

Guerilla Open Access Manifesto Aaron Swartz  juillet 2008 
(Traduction : Gatitac, albahtaar, Wikinade, M0tty, aKa, Jean-Fred, Goofy, Léna, greygjhart + anonymous)


L’information, c’est le pouvoir. Mais comme pour tout pouvoir, il y a ceux qui veulent le garder pour eux. Le patrimoine culturel et scientifique mondial, publié depuis plusieurs siècles dans les livres et les revues, est de plus en plus souvent numérisé puis verrouillé par une poignée d’entreprises privées. Vous voulez lire les articles présentant les plus célèbres résultats scientifiques ? Il vous faudra payer de grosses sommes à des éditeurs comme Reed Elsevier.

Et il y a ceux qui luttent pour que cela change. Le mouvement pour le libre accès s’est vaillamment battu pour s’assurer que les scientifiques ne mettent pas toutes leurs publications sous copyright et s’assurer plutôt que leurs travaux seront publiés sur Internet sous des conditions qui en permettent l’accès à tous. Mais, même dans le scénario le plus optimiste, la politique de libre accès ne concerne que les publications futures. Tout ce qui a été fait jusqu’à présent est perdu.

C’est trop cher payé. Contraindre les universitaires à débourser de l’argent pour lire le travail de leurs collègues ? Numériser des bibliothèques entières mais ne permettre qu’aux gens de chez Google de les lire ? Fournir des articles scientifiques aux chercheurs des plus grandes universités des pays riches, mais pas aux enfants des pays du Sud ? C’est scandaleux et inacceptable.

Nombreux sont ceux qui disent : « Je suis d’accord mais que peut-on y faire ? Les entreprises possèdent les droits de reproduction de ces documents, elles gagnent énormément d’argent en faisant payer l’accès, et c’est parfaitement légal, il n’y a rien que l’on puisse faire pour les en empêcher. » Mais si, on peut faire quelque chose, ce qu’on est déjà en train de faire : riposter.

Vous qui avez accès à ces ressources, étudiants, bibliothécaires, scientifiques, on vous a donné un privilège. Vous pouvez vous nourrir au banquet de la connaissance pendant que le reste du monde en est exclu. Mais vous n’êtes pas obligés — moralement, vous n’en avez même pas le droit — de conserver ce privilège pour vous seuls. Il est de votre devoir de le partager avec le monde. Et c’est ce que vous avez fait : en échangeant vos mots de passe avec vos collègues, en remplissant des formulaires de téléchargement pour vos amis.

Pendant ce temps, ceux qui ont été écartés de ce festin n’attendent pas sans rien faire. Vous vous êtes faufilés dans les brèches et avez escaladé les barrières, libérant l’information verrouillée par les éditeurs pour la partager avec vos amis.

Mais toutes ces actions se déroulent dans l’ombre, de façon souterraine. On les qualifie de « vol » ou bien de « piratage », comme si partager une abondance de connaissances était moralement équivalent à l’abordage d’un vaisseau et au meurtre de son équipage. Mais le partage n’est pas immoral, c’est un impératif moral. Seuls ceux qu’aveugle la cupidité refusent une copie à leurs amis.
Les grandes multinationales, bien sûr, sont aveuglées par la cupidité. Les lois qui les gouvernent l’exigent, leurs actionnaires se révolteraient à la moindre occasion. Et les politiciens qu’elles ont achetés les soutiennent en votant des lois qui leur donnent le pouvoir exclusif de décider qui est en droit de faire des copies.
La justice ne consiste pas à se soumettre à des lois injustes. Il est temps de sortir de l’ombre et, dans la grande tradition de la désobéissance civile, d’affirmer notre opposition à la confiscation criminelle de la culture publique.
Nous avons besoin de récolter l’information où qu’elle soit stockée, d’en faire des copies et de la partager avec le monde. Nous devons nous emparer du domaine public et l’ajouter aux archives. Nous devons acheter des bases de données secrètes et les mettre sur le Web. Nous devons télécharger des revues scientifiques et les poster sur des réseaux de partage de fichiers. Nous devons mener le combat de la guérilla pour le libre accès.
Lorsque nous serons assez nombreux de par le monde, nous n’enverrons pas seulement un puissant message d’opposition à la privatisation de la connaissance : nous ferons en sorte que cette privatisation appartienne au passé. Serez-vous des nôtres ?
Aaron Swartz
 
14 ans et 100% GNU
Aaron Swartz fut inculpé pour avoir téléchargé et mis à disposition gratuitement un grand nombre d’articles depuis JSTOR. Il se suicide le 11 janvier 2013. En cas de condamnation, il encourait une peine d’emprisonnement pouvant atteindre 35 ans et une amende s’élevant jusqu’à 1 million de dollars.
Suite à la tragique disparition d’Aaron Swartz : des centaines de professeurs et scientifiques du monde entier ont décidé de publier spontanément leurs travaux en Libre Accès ! 


jeudi 25 avril 2013

Sevrage à Sevran




Folie collective chez les accros aux Benzodiazépines:


Le maire de Sevran Stéphane Gatignon veut interdire la distribution de seringues après plusieurs pseudo-incidents sur-médiatisés.

Comment créer le risque de contamination SIDA-HVC/B: En raréfiant les seringues neuves disponibles et c'est exactement ce que le maire de Sevran, un taré écolo, vient de faire en demandant la fin des deux distributeurs de kits shoots du quartier.
Pour le moment les enfants n'étaient victimes que de la folie de leurs parents qui leur inculquent la peur fantasmatique des seringues. Maintenant ils seront vraiment en danger car chaque shooteuse sera potentiellement sur-contaminée du fait même du manque de matos pour les toxicos du coin.

Avec les traitements préventifs (sous 48H) le risque est de 0,02% d’être contaminé par la piqûre d'une shooteuse elle-même contaminée, dérisoire quant on sait que seules 10 à 15% des seringues sont contaminées...
Derrière le risque infime de contamination HIV se cache un risque plus élevé qui est celui des hépatites HVC/HVB dont le virus est bien plus résistant et persistant (un mois...). Les autorités de "Santé Publique" n'ont toujours pas intégré dans les KIT des systèmes d'aiguilles auto-cassantes qui s'emboutiraient dans le cul du piston ce qui laisserait les seringues sans aiguille et en deux parties,  impropres à la persistance des virus. La RdR s'est endormie dans le confort minable des salaires subventionnés et n'a plus rien à dire que sa ritournelle sur les prétendus "usagés de drogues" pour mieux cacher la misère sociale qui suinte autour des drogues...

Ce risque va donc mécaniquement augmenter sans parler des provocs de toxs désabusés qui ne manqueront pas en représailles de lancer leurs pompes dans les endroits ou elles font le plus flipper les demi-fous de l’Éducation Nationale et les parents sous Lexomil.
La vie est elle encore un risque à courir ?
Toxs ou pas y sont tous givrés à Sevran... C'est pas comme à Baltimore ou la "Guerre à la Drogue" est une belle réussite...

Héroïne coupée au dextrométorphane dans le 93

mardi 23 avril 2013

Abstrakter Reichtum – konkrete Armut

Angela Davis - Jean Genet

Wie die kapitalistische Modernisierungsgeschichte und die aus ihrem immanenten Prozess der Verwertung blindwüchsig hervorgetriebene Produktivkraftentwicklung irreversibel sind, so gilt dies auch für ihre unkritische Verarbeitung, die in Zeiten der Fundamentalkrise nicht auf deren Überwindung zielt, sondern im Gegenteil auf ihre Notstandsverwaltung hinauszulaufen droht. Der barbarische Charakter des warenproduzierenden Patriarchats kennt weder eine theoretische, noch eine antipolitische Unschuld und schon gar nicht lässt er mit sich spielen, auch wenn das postmoderne Bewusstsein den Absturz in den immer ignoranter sich vollstreckenden Konkurrenzkampf am liebsten frohlockend und wie immer happy frisch fröhlich aushandeln würde, lauert ja die nächste „Chance“ womöglich schon an der nächsten Ecke. Trotz aller vordergründigen Kritik an der Fortschrittskategorie bleibt das postmoderne Zerfallssubjekt dem teleologischen Denken verhaftet, mit dem kleinen Unterschied, dass es unter den Bedingungen der globalen Krise schlicht keine gesellschaftliche Tragfähigkeit mehr vorfindet, weshalb sein Fortschrittshorizont auf die schiere Jetztzeit zusammenschmilzt. Der Fortschrittsgläubigkeit zu huldigen, muss jedoch nicht nur zwangsläufig in einer Verleugnung der Zukunft, sondern letztendlich ebenso in einer Verdrängung der Gegenwart münden. In der postmodernen Virtualisierung der Welt kommt der bürgerliche Fortschrittswahn zu seinem bizarren Ende.

Die Grundlage für eine radikal kritische Aufarbeitung der kapitalistischen Modernisierungsgeschichte gibt dabei die Kritik der Aufklärungsphilosophie ab, die im 18. Jahrhundert ihren Fortschrittsglauben in einer kategorial affirmativen Interpretation des sich entfaltenden Kapitalfetischs fundierte. Der gesellschaftliche Fetischismus der Realabstraktion wurde auf die sogenannte Zirkulationssphäre reduziert, deren Warenaustausch eine geistig-moralische Kultivierung ihrer Subjekte induziere. Abstrakt galt der Reichtum für die Aufklärungsphilosophen einzig in dem Sinne einer geistigen Reflexionsbestimmung, wofür exemplarisch der Hegelsche Begriff der „abstrakten Arbeit“ einstehen kann, dessen Abstraktheit alleine in der analytischen Zergliederung der Waren-Geld-Beziehungen („Urteile“) bestehe. Als im ausgehenden 19. Jahrhundert hingegen der Weltgeist in Preußen stecken blieb und das Proletariat sich allmählich zu einer veritablen Modernisierungsfraktion formierte, produzierte es seinerseits ein verdinglichtes Verständnis des Wertbegriffs, das den aufklärungsphilosophischen genauso stark kritisierte, wie es ihm gleichwohl die Treue hielt. Hatte schon die Aufklärungsphilosophie die Arbeit autoritär legitimiert und zur Menschheitsbedingung schlechthin erklärt, übernahm die Arbeiterbewegung dieses protestantische Erbe. Allerdings spielte sie bei ihr nicht mehr die Rolle einer notwendigen Voraussetzung zur gesellschaftlichen Kultivierung und als Garant auf das Privateigentum im Sinne der zirkulationsideologischen Aufklärungsphilosophie, vielmehr kippte sie in eine Affirmation der Produktion selbst um, wobei Wert hier freilich ein durch und durch positiv konnotierter Begriff war. Der Fetischismus, sofern überhaupt Gegenstand kritischer Analysen, figurierte als juristisches Ausbeutungsverhältnis der eigenen scheinbar „konkreten Arbeit“ durch die KapitalistInnen.

Die innere Einheit dieses widersprüchlichen Verständnisses von „abstraktem Reichtum“ (Marx) liegt nun in dem Auseinanderfallen der jeweiligen Auffassung von „Abstraktion“ und „Konkretion“: Setze der idealistische Begriff der Aufklärung eine kontrafaktische Abstraktion (die nur geistig-moralisch sei) voraus, sodass nur sekundär eine materielle Bezugsebene zu integrieren möglich war, verharrte die Arbeiterbewegung bei einem pseudo-konkretistischen Wertbegriff, der jede Form von (wiederum lediglich als geistig verstandener) Abstraktion nur äußerlich in Form einer manipulativen Ideologietheorie an den eigenen „Materialismus“ herantragen konnte. So verpuffte ihr im Gegensatz zur bürgerlichen Philosophie immerhin vorhandener Anspruch von Gesellschaftskritik alsbald im Sand.

Dass die Arbeiterbewegung im Westen, wie auch die nachholende Modernisierungsbewegung am Rande des Weltmarkts im 20. Jahrhundert weithin nicht an die kritische Bestimmung des „abstrakten Reichtum“ von Marx heranlangten, rächte sich mit dem Zusammenbruch der Sowjetunion und dem darin sich ankündigenden „Kollaps der Modernisierung“ (Robert Kurz). Als hätte sie nicht spätestens seit Auschwitz die ultima ratio einer modernisierungsfixierten und ideologietheoretisch abgerüsteten Linken vor Augen, taumelte sie in weiten Teilen freudetrunken in das neue neoliberale Zeitalter, um an der Durchsetzung des postmodernen Sozialcharakters fleißig mitzustricken. Sei es in der Halluzination einer revolutionären „Multitude“, sei als akademische Fingerübung einer Marx-Philologie, als Proklamation einer „Unerkennbarkeit des Kapitals“, oder aber als antiimperialistischer Klassenkampf: Die postmodern überformte Linke in all ihrer originären Vielfalt teilte einhellig und ziemlich aggressiv die Zurückweisung der kritischen Neuinterpretation des „abstrakten Reichtums“ auf der Höhe der Zeit. Statt sich von der Marxschen Krisentheorie die Tage versauern zu lassen, erprobte sie doch lieber das Wellenreiten auf den immer kurzatmigeren Zyklen der entsubstantialisierten Finanzkonjunktur, dabei immer munter die Quartalszahlen im Auge, die als schieres Faktum der radikalen Krisentheorie um die Ohren geschlagen wurde, sobald sich ihre Ignoranz als nicht mehr länger möglich erwies. Der „abstrakte Reichtum“, der nunmehr über die zirkulativen Differenzspekulationen als „fiktives Kapital“ (Marx) kreiert wurde, schien sich in Wohlgefallen aufzulösen und zu einer rein symbolischen Angelegenheit zu werden, wobei die Linke größtenteils die liberalen Züge der poststrukturalistischen „Theorie“ einer „Politischen Ökonomie der Finanzblasen“ in sich aufsog. Sie ist im Begriff, noch einmal die letzte Modernisierungswelle hin zum allen sozialen Hemmungen entkleideten Krisensubjekt an vorderster Front voranzutreiben.

Da der „abstrakte Reichtum“ weder das Resultat einer geistigen Abstraktion, noch einfach eines konkreten Ausbeutungsverhältnisses, sondern lediglich das Abfallprodukt der fetischistischen Verwertung abgibt, unterliegt seine Produktion keinem willentlichen Akt, ist demnach zum Leidwesen der Linken also auch nicht politisch regulierbar. Im Gegenteil repräsentiert er das Resultat eines gesamtgesellschaftlichen Produktionsprozesses, dessen paradoxe reale Gültigkeit nur in der Abstraktion von seinen stofflichen Voraussetzungen begründet liegt und sich deshalb in das widersprüchliche Verhältnis von „konkreter“ und „abstrakter Arbeit“ (Marx) aufspaltet. Die „gespenstische Gallerte“ (Marx) der Waren liegt in ihrem buchstäblich sinnlosen Inhalt, dessen Produktion bar jedwedem sozialen Kriterium verläuft. Ob eine Ware nun produziert wird oder eben nicht, hängt davon ab, inwieweit es dem Unternehmen gelingt, einen ausreichenden Profit in der universellen Konkurrenz auf sich zu ziehen. Seine Profitrate mag auf der Erscheinungsebene von einer Vielzahl von äußeren Faktoren bestimmt sein, als wesentlicher Hebel zu ihrer Steigerung erweist sich vor allem seine Produktivität. Der höhere Warenoutput pro gegebener Zeiteinheit stellt nun wiederum ein der konkreten Stofflichkeit gegenüber vollkommen äußeres Verhältnis dar, das auf der realen Abstraktion von dem Tätigkeitsinhalt während des Arbeitsprozesses basiert. Demnach erweist es sich hinsichtlich der menschlichen Bedürfnisse in der Tat als absolut zufällig, ob die Verwertungsmaschine medizinische Produkte, Seifenblasen oder eher doch Tourismus-Reisen ausspuckt.

Unterdessen scheint jedoch die Zeit abgelaufen, in der die Evidenz des faktisch Gegebenen als heiligster Zeuge im linken Krisentribunal angeführt werden kann, wie sie der krude Materialismus der Linken gegen die radikale Krisentheorie ins Feld zu führen sich genötigt sieht. Die selbstdestruktive Wertform sperrt sich mit jedem neuen Kriseneinbruch umso offensichtlicher der Verhandlung über den gesellschaftlichen Bedürfnisstand. Weil die „abstrakte Arbeit“ als Substanz des Kapitals eine Totalitätskategorie ausdrückt, umfasst ihr „gespenstischer“ Inhalt die gesamte materielle Ebene der androzentrischen Warenproduktion. Durch die sukzessive Entsubstantialisierung des Kapitals seit der mikroelektronischen Revolution schwindet die gesamtgesellschaftliche Mehrwertmasse derart, dass zunehmend ganze Produktionseinheiten aus der Verwertung ausgekoppelt und stillgelegt werden. Vermochte sich die westliche Linke noch eine Zeitlang vorzumachen, dass die Friktionen der Krise des „abstrakten Reichtums“ ihr in zumindest großen Teilen erspart bleiben würden, zeitigt nun auch in den westlichen Ländern die Fundamentalkrise ihre unerbittlichen Konsequenzen. Der „abstrakte Reichtum“ und die Implosion seiner Wertsubstanz legen sich wie eine Schlinge um die gesellschaftliche Produktion, die sich immer mehr zuzieht und dabei zunehmend drastisch auch die Grundbedürfnisse der Menschen zur Disposition stellt. So ist die grundlegende Nahrungsmittelversorgung von mehreren Millionen Menschen in Europa schlicht nicht mehr aufrechtzuerhalten, wie das Rote Kreuz in einem Bericht Anfang März darlegte: „Diese Nachricht zeigt die Auswirkungen der tiefen Krise in Europa so drastisch wie kaum eine offizielle Statistik: Wegen der zunehmenden Armut verteilen mittlerweile zwei Drittel der nationalen Rot-Kreuz-Gesellschaften in der EU Lebensmittelhilfen. Das habe es seit dem Ende des Zweiten Weltkriegs nicht gegeben, sagte der Generaldirektor des Internationalen Komitees des Roten Kreuzes (IKRK), Yves Daccord, an diesem Montag bei einem Besuch in der indischen Hauptstadt Neu-Delhi.“1 Alleine in Spanien versorgte die Hilfsorganisation „drei Millionen (!)“ Menschen mit Lebensmitteln, in Rumänien waren es über „81 774 bedürftige Familien (!)“. Und dies alles, obwohl es Fähigkeiten und technologische Kapazitäten genug gibt, um die Menschheit dreimal mit den notwendigen Lebensmitteln zu versorgen. Wer angesichts dieser barbarischen Zustände von der Freiheit des Subjekts und seiner ach so formidablen Vernunft schwadroniert, kann tatsächlich nur noch als esoterischer Scharlatan bezeichnet werden.

Die konkrete Armut, die aus den Trümmern des „abstrakten Reichtums“ hervortreibt, ist hierbei nicht nur eine allgemeine Katastrophe, vielmehr schlägt sich in ihr auch wesentlich eine geschlechtliche Bestimmtheit nieder. So manifestiert sich z.B. in Deutschland die prekarisierte Armut nicht „nur“ in der gesellschaftlich erzwungenen Reproduktionstätigkeit von Frauen, sondern auch in der Krise der Arbeit selbst. Wie Christa Wichterlich in ihrem Buch „Die globalisierte Frau. Berichte aus der Zukunft der Ungleichheit“ bereits Ende der 1990er Jahre ausführlich rekonstruiert, evoziert der Abbau von Arbeit eine „Feminisierung durch flexible Arbeit“4, die das Durchgansstadium zu einer Feminisierung der Armut bilde: „Siebzig Prozent aller Armen in der Welt sind weiblich.“ Auch in Deutschland entpuppen sich Minijobs und zwangsflexibilisierte Arbeitssparten als Einfallstor zur Verarmung von Frauen in der „doppelten Vergesellschaftung“ (Becker-Schmidt), die nurmehr die gesamtgesellschaftliche Reproduktion und Produktion zu gewährleisten und den Karren aus dem Dreck zu fahren haben, bei gleichzeitig lächerlicher Entlohnung. Längst schon hat das androzentrische Unbewusste der „Wert-Abspaltung“ als konstitutives Formprinzip eine Metamorphose der Geschlechtsimagines durchlaufen, wobei die sozialpsychologische und kulturell-symbolische Repräsentanz von Frauen von einem Weiblichkeitsbild zeugt, in dem Frauen neben den „Hege- und Pflegetätigkeiten“ auch noch die gut gelaunt und verständnisvoll zu leistenden Aufräumarbeiten des Trümmerfelds zugesprochen werden, die die auseinanderbrechende Wertproduktion hinterlässt.

Insofern wird das Ende der Arbeit weiterhin und verstärkt nun auch in den westlichen Zentren mit einer flächendeckenden Stilllegung selbst derjenigen Produktionszweige einhergehen, die die grundlegenden Bedürfnisse der Menschheit befriedigen; mitsamt den geschlechtsspezifischen Verwerfungsprozessen einer „Verwilderung des Patriarchats“ (Roswitha Scholz). Das postmodern überformte Bewusstsein auch der Linken, sei es nun in Form der aufklärungsphilosophischen oder proletarischen Reduktion der gesellschaftlichen Realabstraktion, scheint in seinem virtuellen Eskapismus und der damit einhergehenden theoretischen Abrüstung von den gnadenlosen Friktionen der Fundamentalkrise überrumpelt zu werden und in die Krisenmitverwaltung zu stolpern, wenn nicht der über sie hereinbrechende Zusammenhang von „abstrakter Arbeit“ und konkreter Armut radikal in Frage gestellt und das Bedürfniskriterium nicht kompromisslos gegen die destruktive Form der Wert-Abspaltung hindurch zum Prüfstein der sozialen Kritik erhoben wird.

                                                                                                                                            Daniel Späth

http://www.exit-online.org/textanz1.php?tabelle=aktuelles&index=1&posnr=582

jeudi 18 avril 2013

L'ACIPA est forcément dirigée par des para-flics

Légendaire
Comme tout ce qui se conserve en ce monde l'ACIPA est aux mains de l'ennemi...
Julien Durand, est au service des médias-policiers et dégueule tout ce qu'il peut, on croirait entendre les crevards d'ATTAC...
Il a certainement négocié avec le pouvoir une sortie rémunérée pour arrondir sa copieuse retraite.

Contre l’Acipa, la CHC et son monde héliporté

Après plus de quatre mois d’occupation militaire du carrefour de la Saulce, le départ des gendarmes mobiles dans la nuit du vendredi 12 avril laissait espérer la fin de ce checkpoint permanent en centre-ZAD. Pendant le week-end, des individu-es ont mis en place des chicanes pour empêcher le retour prévisible des gendarmes. Le lundi matin, les forces répressives ont attaquées le carrefour, blessant une quinzaine de personnes à coups de grenades offensives et de flashballs. Le jour même, une dizaine de rassemblements de solidarité ont eu lieu partout en France [« Suite aux violents affrontements de lundi entre les forces de l'ordre et opposants à l'aéroport de NDDL, une dizaine de personnes se sont réunis à 18h devant la préfecture à Lons. 4 policiers et 1 RG étaient également là (…) » - Mailing du collectif Jura Nddl "Sauvons l'avenir, sauvons nos terres", NdJL]. Le président de l’Acipa, Julien Durand, a choisi de se dissocier totalement de cette action en publiant un communiqué accusateur [« L'ACIPA et l'ADECA regrettent que des tranchées aient été creusées sur la seule route encore utilisable normalement, offrant un prétexte à l'affrontement et entraînant l'escalade de la violence de part et d'autre. » (communiqué du 15 avril 2013)] et à travers des déclarations dans la presse [L'ACIPA condamne ces « comportements violents et inutiles qui vont entraver l’amorce de dialogue qui se dessinait avec les pouvoirs publics » (Libération, 15 avril 2013)]. Celui qui a fait son beurre médiatique et politique à l’automne 2012 sur l’expulsion des squatteurs et toutes les résistances qui s’en sont suivies, prévoit désormais l’abandon du projet et cherche à négocier avec l’État. Pour rendre ce rôle légitime et préparer un soi-disant retour à la normale, il doit taper plus fort que la préfecture. Il reprend les arguments policiers à son compte en niant l’occupation militaire qui rend impossible la vie des habitant-es de la ZAD et en présentant quelques chicanes comme une entrave à la libre circulation des capitaux agricoles.

Il faut en finir avec ce mythe des opposant-es historiques et du respect qui leur serait dû. Pendant plus de trente ans, ils et elles n’ont connu-es qu’échec sur échec. Nous ne reconnaissons aucun droit d’aînesse sur la ZAD. Depuis l’arrivée des squatteuses et des squatteurs, la lutte a changé de nature : il ne s’agit plus de s’opposer uniquement à la construction d’un aéroport pour préserver quelques hectares de terres agricoles polluées par les pesticides et les engrais chimiques, mais de se réapproprier collectivement les terres, les maisons, et tenter de libérer ce territoire de l’emprise étatique et de la propriété privée.

L’Acipa et les autres bureaucrates souhaitent organiser une chaîne humaine pour « enterrer le projet ». Mais ce qu’ils souhaitent vraiment enterrer, ce n’est pas le projet mais tout ce qui a pu émerger dans la lutte et qui s’éloigne de leur vision normalisée de la vie. La chaîne humaine, nous l’avons déjà faite spontanément le 17 novembre et elle a permis la construction de la Chat-teigne. Les récupérateurs déploient, quant à eux, toute une usine à gaz pour organiser leur grand projet inutile et imposé de Chaîne Humaine Citoyenne (CHC). À la manière d’une grande entreprise centralisatrice et rentable, elle donne des directives, liste les slogans autorisés [D'autant plus qu'ils sont imbéciles et enfermés dans une rationalité économique pro-capitaliste (par exemple : « Fragilisation de l'usine Airbus Bouguenais »)], planifie la fabrication de panneaux à partir d’un site pilote et contrôle leur diffusion en instaurant une procédure bureaucratique : toute implantation doit avoir l’aval du Comité central.

Dans leur délire spectaculaire, ils ont décidés de louer avec l’argent des dons, un hélicoptère pour les journalistes après avoir même projeté d’utiliser des drones pour produire des images de leur rassemblement. Pour une fois que l’hélicoptère de la gendarmerie ne survolera sans doute pas la ZAD, on aura le droit à celui des bureaucrates. Lorsque des individu-es se sont publiquement opposé-es à l’hélicoptère, il leur a été répondu, dans une langue de bois politicarde que le projet était déjà trop avancé et qu’il était trop tard pour revenir dessus.

Contre les bureaucrates, la pacification et la récupération,
Déchaînons-nous !

Contre la CHC, 17 avril 2013

lundi 15 avril 2013

Suite du 11 septembre 2001 ?




BOUM
BOUM
BOSTON

Tous les scénarios seront désormais de mise pour occuper le non-esprit du public avec des attentats anti-public, la fin est proche. 

Sunil Tripathi, l'un des faux suspects, a été retrouvé mort.
Le corps de l'étudiant disparu, accusé à tort d'être l'un des auteurs des attentats de Boston, a été retrouvé dans une rivière. Il avait disparu le 16 mars dernier à Providence, ville où il étudiait.
Pendant plusieurs jours juste après les explosions, des utilisateurs du "Réseau Social" Reddit ont joué les flics-détectives pour chasser à la trace l'auteur des attentats du marathon de Boston.
Une ancienne élève de classe de Sunil dit le reconnaître dans les images de surveillance. Puis, un utilisateur de Twitter assure avoir entendu le nom de Tripathi dans les fréquences radio de la police, cela suffira pour lancer la chasse à l'homme mortelle, voilà le vrai visage de ce pays maudit.
La famille de Tripathi a réagit et publié un message pour rappeler l'innocence de Sunil mais il était déjà trop tard.
 

".../...In separate interviews, the parents of the Tsarnaev brothers said they believed their sons were incapable of carrying out the bombings. Others remembered the brothers as friendly and respectful youths who never stood out or caused alarm.
"Somebody clearly framed them. I don't know who exactly framed them, but they did. They framed them. And they were so cowardly that they shot the boy dead," father Anzor Tsarnaev said in an interview with Reuters in Dagestan's provincial capital, Makhachkala, clasping his head in despair.

The FBI said the twin blasts were caused by bombs in pressure cookers and carried in backpacks that were left near the marathon finish line as thousands of spectators gathered.
The mother, Zubeidat Tsaraeva, speaking in English, told CNN, "It's impossible, impossible, for both of them to do such things, so I am really, really, really telling that this is a setup."

Notre-Dame-des-Landes : Coup de force du préfet Christian de Lavernée



Le colonel F.A Soujeole, un ci-devant commandant la gendarmerie des Pays-de-la-Loire a été chargé des basses besognes de la préfecture. Des affrontements se sont déroulés lundi autour des barricades.

A la mi-journée, plusieurs dizaines de véhicules de gendarmerie et quelque 300 gendarmes mobiles, étaient toujours présents sur place. Les forces de l’ordre ont entrepris d’enfoncer les barricades sur la route départementale 81, l'axe qui traverse la zone du nord au sud. «Nous rétablissons la circulation», a déconné le colon Soujeole. Ces barricades avaient été construites ce week-end au moment d’une manifestation de «remise en culture» sur la zone du projet d’aéroport.

Un homme est venu au contact des gendarmes et des journalistes, demandant un arrêt de l’intervention et des «destructions».
«Nous avons travaillé pendant quatre mois sur ces terres, pendant tout l’hiver, n’essayez pas d’avancer, prenez votre carrefour et faites ce que vous voulez de votre carrefour», a-t-il demandé en se mettant à genoux dans l’herbe devant gendarmes et caméras.

Dans un communiqué, le préfet de Loire-Atlantique, cire-pompes des socialauds, Christian de Lavernée (encore un ci-devant...*), a «regretté profondément ces incidents qui interviennent alors qu’il engage des discussions avec les différentes catégories d’opposants au projet, pour évoquer les modalités de mise en œuvre des préconisations des différentes commissions qui ont rendu leurs conclusions la semaine dernière». Mentir comme un Lavernée...

«Soit ils nous virent, soit ils se cassent!» «et s’ils nous virent, on revient!»

Leur petite comédie de “commission du dialogue” a pris fin, maintenant la conclusion doit être claire : soit ils nous virent, soit ils se cassent !
Il est évident que nous ne nous laisserons plus occupé.e.s de la sorte : s’ils reviennent chez nous, nous irons chez eux !
Il y a quelques mois, un appel à occuper les lieux de pouvoir avait été lancé en cas d’attaque sur la ZAD. Or, la ZAD est habitée sur toute sa surface et on n’habite pas un endroit sans ses routes, ses champs et les liens qu’ils génèrent. Nous considérons donc que la réoccupation militaire du carrefour serait une attaque directe de notre lieu de vie. Nous appelons en conséquence à des actions décentralisées, que ce soit par des occupations de lieux de pouvoirs et de carrefours de circulation stratégiques, ou par toute autre type d’actions jugées pertinentes !
Les habitant.e.s qui résistent
Zone à défendre, 14 avril 2013


Communiqué de l’équipe médic 15.04.2013

lundi 15 avril 2013, par zadist

Dans la presse vous entendrez beaucoup parler des trois gendarmes blessés mais, peu des personnes subissant les violences physiques et psychologiques de cette opération militaire.
En tant qu’équipe medic on voulait transmettre ce que l’on a vu aujourd’hui. Alors qu’hier on célébrait la libération du carrefour de la Saulce deux jours plus tôt par un pique-nique festif sans autres blessures que des coups de soleil, ce matin les gendarmes sont revenus en nombre reprendre le carrefour, réinstaurer leur occupation militaire. Dans ce cadre là, on a vu de nombreux tirs tendus de flashball et grenades assourdissantes a courte distance, qui ont infligé de nombreuses blessures dont certaines pris en charge par l’équipe médic :
- impacts par flashball :
  • œdèmes et hématomes :
    - trois personnes dans les jambes
    - une personne dans le bras
    - une personne dans les épaules
    - trois personnes dans le thorax
    - une personne dans le dos
  • un impact dans la tête entraînant une plaie ouverte du crâne nécessitant cinq points de suture
  • un impact dans le visage provocant un arrachement important de l’arcade et un enfoncement des sinus accompagné par une hémorragie importante nécessitant une prise en charge par les pompiers
- impacts par des grenades assourdissantes :
  • plaies, brûlures et corps étrangers faits par les éclats de grenade :
    - trois personnes dans les jambes
    - une personne dans une fesse
  • blaste :
    - multiples personnes choquées (désorientations, acouphènes)
    - une personne plus gravement atteinte malgré la présence d’une palette la protégeant des impacts des éclats
- des nombreuses intoxications liées à l’emploi massif de gaz lacrymogène et poivré
Les pompiers ayant évacué la personne ont été bloqué par les gendarmes qui leur ont refusé l’accès et ne les ont laissé passer qu’après l’insistance d’occupants présents. Ils ont de nouveau empêché leur départ afin de contrôler la personne blessée, retardant en tout plus de vingt minutes la pris en charge des secours.
Une occupation militaire ne s’installe jamais sans violence. Cette liste non-exhaustive ne voudrait pas oublier toute la violence psychologique d’un tel déploiement policier ainsi que celles subies au quotidien dues à leur présence permanente et leurs agissements.

* Visiblement les camarades sans-culottes n'ont pas raccourci assez de têtes de ci-devant dans cette région... ça pullule au service du bourgeois, aucun sens de l'honneur...
Privé de tous ses droits par les mesures des 6 juillet et 25 août 1792, puis par celles du 17 juillet 1793, le ci-devant est devenu un suspect pendant la Terreur. Ses biens sont confisqués lorsqu’il émigre (loi du 28 mars 1793). S’il est resté, il connaît souvent la prison (loi du 17 septembre 1793), qu’évoquent de nombreux mémoires (Beugnot, Pasquier...), et même l’échafaud.

lundi 8 avril 2013

Une nouvelle affaire Fabius Contaminé tétanise l’Élysée

SIDA Ministériel


Le ministre des Affaires étrangères dément avoir un compte dans un paradis fiscal tout comme il avait démenti être impliqué dans le Sang Contaminé, il n'était alors que simple Premier Ministre...
Les mêmes qu'il y a 20 ans recommencent à briller et alors ?
- Georgina Dufoix (Cette femme courageuse, si si...) fricote avec les homophobes de "Papamamam pour tous les crétins"
- Fabius n'a rien à craindre la même raison d’État qui le protégeait en 1992 des éclaboussures du Sang Contaminé le blanchi par avance de toutes turpitudes...
Pour le reste il a déjà perdu le respect d'une épouse qui a préféré le divorce au déshonneur et l'amitié de son ancien entourage qui n'a jamais digéré sa lâcheté dans les décisions à prendre pour permettre de chauffer le sang destiné aux transfusés, ce qui provoqua une catastrophe aujourd'hui oubliée par la succession de 100 autres crapuleries catastrophiques de tous ordres qui sont le quotidien du capitalisme agonisant dirigé par la dictature de la Valeur.

En quoi cette situation serait-elle extraordinaire ?
Seuls les partisans du capitalisme peuvent accéder aux pouvoirs et un tsunami d'argent liquide se déverse en permanence pour les rémunérer, que faire de l'argent du crime sinon le planquer ou on peut...
Les pédales patriotiques de Marine Lepen côtoient les anciens du GUD qui conseillent leur ami Cuhuzac payé en sous-main par les labos pharmaceutiques. Sarkozy a permis à l'argent sale de briller de tous ses éclats sur l'hexagone, admirez le.
Jouer gagnant

Pendant ce temps là, fiston Thomas Fabius, un pauvre chômeur comme il y en a tant en France, fait des affaires rondelettes, 7 millions pour un baise-en-ville de 280 m2, une paille...
Thomas Fabius explique l'avoir financé par un emprunt bancaire « assorti d’une mystérieuse garantie ».
La somme pourrait également trouver sa source dans de l'argent gagné aux jeux, pour lesquels Thomas Fabius reconnaît avoir un faible à tel point qu'il est interdit de casinos. L'ancien gigolo du Club Med est aussi amateur de poker.
Encore que des activités d'escroc* soient bien plus respectables que le mauvais sang de la raison d’État.

* En 2011, Thomas Fabius avait reconnu avoir « détourné des fonds d’un montant de 90 000 euros », et avait été condamné à verser 15 000 euros d’amende, dont 10 000 avec sursis, pour abus de confiance par le tribunal correctionnel.

lundi 1 avril 2013

Underground : The Julian Assange Story


Un Téléfilm sur les premiers exploits de Julien Assange de Robert Connolly est sorti fin 2012 et permet de mieux faire connaître son passé de hacker.

En 1989, sous le pseudonyme de «Mendax», Julian Assange et ses deux amis forment un groupe de jeunes hackers appelé «International Subversives».
Avec le matériel informatique de l'époque, ils se spécialisent dans l'espionnage de données, se contentant d'observer sans détruire ou voler. Ils parviennent à récupérer des données dans les plus protégées des organisations gouvernementales.
Ces actions attirent sur eux l'attention du gouvernement américain. Le FBI pressa la police australienne de mettre en place une cellule de lutte contre les pirates informatiques. Mais, à cette époque, les forces de police australiennes étaient loin de posséder les compétences nécessaires pour contrer ces jeunes gens doués...

Le film sur Assange remet les pendules à l'heure. Même lorsqu'ils se disent en accord avec WIKILIEAKS et les ANONYMOUS un grand nombre de sympathisants de la cause hackers, qui n'est rien d'autre que la cause de la liberté humaine dans cette épouvantable dictature intégrée, ne comprennent pas grand chose à la personnalité de Julian Assange qu'ils croient né de la dernière pluie médiatique.
Enfant déjà le jeune Julian doit fuir pour échapper avec sa mère aux folies d'une secte suprémaciste dont son père est membre et qui cherche à enrôler les blondinets dans la Famille arienne. Une vie de fuyard et de contestataire avec une mère pacifiste, écolo et libertaire.
Assange a un long passé de hacker de premier ordre en pratique comme en théorie, son Hacking flamboyant de la NASA en octobre 1989 avait provoqué un incident diplomatique important entre l’État yankee du cow-boy Reagan et l’État français du cagoulard Mitterrand.
La CIA accusa immédiatement la France d’être le point de départ de cette attaque informatique et le président Reagan eut l'imprudence de se plaindre auprès de Mitterrand (ce suppôt "degoche" qui avait eu des ministres communiste à son gouvernement était forcement responsable de cette subversion de la NASA par la main du KGB qui contrôlait certainement des pans entiers du gouvernement d'un pays de l'OTAN...).
La DGSE démontra sans peine que l'attaque en question venait d'Australie et n'avait que transité par une adresse informatique française. Affaire sans liens avec L'URSS et son espionnage donc et situation embarrassante pour le président Reagan qui dû faire des excuses. 
Mitterrand  trouva là un dernier moyen de rassurer le yankee à qui il avait amené sur un plateau en 1981/82 une véritable affaire d'espionnage « L'Affaire Farewell » qui allait compter dans la déconfiture de l'URSS, c'est en effet à cette époque que tous les réseaux du KGB en occident furent dévoilé et Moscou privé de sa principale ressource pour se maintenir face aux puissances de l'Ouest. On dit que la Chute du Mur et de l'Empire du Mal fut grandement facilité par cette immense affaire Farewell que les USA et l'OTAN utilisèrent pour intoxiquer les réseaux du KGB (programme bidon Guerre des Étoiles) avant de casser net l'ensemble du dispositif de collecte d'information dont dépendait le système stalinien en manque de capitaux pour suivre la révolution électronique/informatique.

Le livre Underground circule sur les réseaux P2P depuis belle lurette, à lire...
http://debord-encore.blogspot.fr/search?q=underground
L'Affaire Farewell:
http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/John_Lichfield/Affaire_Farewell_Vetrov_Kusturica_Canet_Defoe_170909.htm

jeudi 28 mars 2013

Sur le meurtre de Aaron Swartz par l’État américain

Pussy Riot Free





 
 
Notre camarade se trompe sur un point, dès la première ligne de son texte: Quelle "stratégie ratée de cybersécurité du gouvernement" ?
Il s'agit avant tout de tétaniser par la peur les dissidents mais la guerre n'est pas encore complète car ils savent bien que le peu qui leur échappera en cas de liquidation des hackers sera suffisant pour paralyser leurs systèmes avec des bombes numériques. Lorsque l'heure aura sonné d'en finir avec leur capitalisme agonisant le réseau tombera comme un fruit mur... 
Ils ne prendront donc ce risque que quand tout sera perdu pour eux mais pas avant. La peur et les dollars ne remplacent pas la loyauté défaillante de leurs esclaves et le génie qui leur échappe.




Aaron Swartz et la criminalisation de la dissidence numérique

Traduction d’une lettre du Hacktiviste Jeremy Hammond , emprisonné depuis un an, maintenant -sans aucun procès en règle- pour dévoiler au public des infos sur les activités de Stratfor et HB Gary...


La mort tragique du combattant pour la liberté sur Internet Aaron Swartz révèle la stratégie ratée de “cybersécurité » du gouvernement, ainsi que sa corruption systématique à travers ses enquêtes sur la criminalité informatique, la loi sur la propriété intellectuelle, et la transparence des corporations et gouvernements. Dans une société prétendument fondée sur les principes de démocratie et une “procédure légale régulière”, les efforts d’Aaron pour libérer l’Internet, y compris la distribution gratuite d’essais JSTOR universitaires, l’accès aux archives judiciaires publiques sur PACER, l’arrêt du passage de la loi SOPA / PIPA, et le développement de la licence Creative Commons font de lui un héros, et non un criminel. Ce ne sont pas les « crimes » qu’Aaron aurait soi-disant commis qui ont fait de lui une cible de poursuites fédérales, mais ses idées – élaboré dans son manifeste «Guerrilla Open Access Manifesto» – que le gouvernement a trouvé tellement dangereux. La poursuite agressive du procureur général des États Unis, truffée d’abus et de mauvaise conduite, est ce qui a conduit à la mort ce héros. Ce chapitre triste et enrageant devrait servir de signal d’alarme nous éveillant tous sur le danger inhérent à notre système de justice pénale.

Le cas d’Aaron est une partie de la récente expansion agressive, politiquement motivée du droit criminel informatique où hackers et activistes sont de plus en plus criminalisés en raison de prétendues «cyber-menaces terroristes». Le procureur général des États-Unis pour le district sud de New York, Preet Bharara, dont le bureau est en poursuite contre moi et mes co-accusés dans l’affaire du procès contre Lulzsec, a tenu un discours alarmiste, comme la menace d’une imminente «cyber-attaque à la Pearl Harbor» pour justifier ces poursuites. En même temps, le gouvernement forme et déploie régulièrement leurs propres pirates informatiques pour lancer des cyber-attaques sophistiquées contre les infrastructures des pays étrangers, tels que le virus Stuxnet et Flame, sans la connaissance, la consultation du public, ni déclaration de guerre officielle, ni le consentement des autorités internationales. DARPA, US Cyber ​​Command, la NSA et de nombreux contractants privés du gouvernement fédéral recrutent ouvertement les pirates pour développer les capacités défensives et offensives et construire des réseaux de surveillance numérique orwelliens, non conçus pour accroître la sécurité nationale, mais pour faire avancer l’impérialisme américain. Ils vont même jusqu’à assister et prendre la parole lors des conférences de pirates informatiques, comme DEFCON, tentent de soudoyer les hackerspaces* pour leurs recherches, et ont créé l’insulte de la «Journée nationale du hacker civique»- efforts qui devraient être boycottés ou confrontés à chaque étape de leur parcours.

Aaron est un héros parce qu’il a refusé de suivre le programme du gouvernement, au lieu de cela il a utilisé son intelligence et sa passion pour créer une société transparente. Dans le cadre du mouvement du logiciel libre, la publication libre de droits, le partage de fichiers ouvert, et le développement de la cryptographie et de la technologie d’anonymat, les cyber-activistes ont révélé la pauvreté du néo-libéralisme et de la propriété intellectuelle. Aaron s’est opposé à réduire tout à une marchandise pouvant être achetée ou vendue pour un profit.

L’accroissement de l’efficacité du soutien du public pour des mouvements comme Anonymous et Wikileaks ont conduit à une expansion des enquêtes sur les crimes informatiques – surtout des améliorations à 18 USC § 1030, le Computer Fraud and Abuse Act (CFAA). Au fil des années, le CFAA a été modifié à cinq reprises et a subi un certain nombre de décisions judiciaires qui ont considérablement élargi ce que la loi couvre concernant « l’accès à un ordinateur protégé sans autorisation. » Il est désormais difficile de déterminer exactement quel comportement serait considéré comme juridique. La définition d’un «ordinateur protégé » a été progressivement élargie pour inclure tout gouvernement ou entreprise à l’intérieur ou extérieur des États-Unis. «Autorisation», pas explicitement défini par le CFAA, a également été élargi pour être si équivoque que toute utilisation d’un site Web, réseau, ou un PC qui est en dehors des intérêts, de l’agenda, ou des obligations contractuelles d’une entité privée ou publique pourrait être criminalisée. Dans le cas d’Aaron et d’autres, le gouvernement a défini la violation d’une Politique d’utilisation acceptable (PUA), de Conditions de Service (TOS), ou du Contrat de Licence Utilisateur Final (CLUF) comme illégale. Chaque fois que vous vous inscrivez à un service comme Gmail, Hotmail ou Facebook et cliquez sur le bouton « J’accepte » qui fait suite au long contrat d’utilisation que personne ne lit jamais, vous pourriez être poursuivi en vertu de la CAFA, si vous ne respectez pas les termes.

Le nombre massif d’usagers réguliers d’ordinateurs pouvant être considérés comme des criminels en vertu de ces définitions larges et ambiguës permet des poursuites politiquement motivées de toute personne qui exprime sa dissidence. La CFAA devrait être jugée inconstitutionnelle en vertu de la doctrine vide et vague de la clause de procédure légale régulière. Au lieu de cela, le Congrès a proposé l’an dernier une loi qui permettrait de doubler les peines maximales légales et d’introduire des peines minimales obligatoires, semblables à des peines excessives imposées dans les affaires de drogue qui ont été largement imposées par de nombreux juges fédéraux et d’État.

Le cas de l’opération «Payback» à San Jose, en Californie, est un autre déni de justice, où 16 membres présumés d’Anonymous (dont un garçon de 16 ans) aurait participé à une action de déni de service contre PayPal pour protester contre son blocus financier de Wikileaks. Un déni de service (DOS ou DDOS) ne peut pas « dépasser accès autorisé», comme il est pratiquement impossible de le distinguer des requêtes Web standard. Il s’apparente plus à un sit-in de protestation électronique, la surcharge des serveurs du site Web le rendant incapable de servir le trafic légitime, à un acte criminel impliquant le vol d’informations privées ou la destruction de serveurs. Le site de PayPal est seulement devenu lent ou indisponible pour quelques heures, alors que ces activistes numériques font face à une peine de prison de plus que 10 ans, 250 000 dollars d’amende et les condamnations criminelles parce que le gouvernement veut criminaliser cette forme de protestation sur Internet et envoyer un avertissement à quiconque voudrait supporter Wikileaks.

Un autre cas récent est celui d’Andrew « VEEO » Auernheimer, qui a été reconnu coupable en novembre dernier par l’entremise du CFAA. Andrew avait découvert que AT&T publiait les noms et adresses emails de clients sur son site web destiné au public, sans aucun mot de passe, cryptage, ou pare-feux. Au lieu de reconnaître leur propre erreur à violer la vie privée des clients, AT&T a poursuivi une peine de prison pour Andrew. Andrew a défendu ses actions en disant: «Nous n’avons pas seulement un droit, en tant qu’Américains d’analyser les choses que les sociétés publient et les rendre accessibles au public mais probablement aussi une obligation morale d’informer les gens à ce sujet. »
Je suis actuellement confronté à de multiples accusations de complot par piratage informatique à cause de mon implication présumée avec Anonymous, LulzSec et AntiSec, les groupes qui ont ciblés et dénoncé la corruption dans les institutions gouvernementales et les sociétés telles que Stratfor, le Ministère de la Sécurité publique d’Arizona, et HB Gary Federal. Ma peine encourue s’est vue abruptement alourdie à cause de l’élargissement par le Patriot Act de la définition du CFAA de «perte». Ça a permis à Stratfor de réclamer plus de 5 millions de dollars en dommages et intérêts, y compris le coût exorbitant de l’embauche qui dépasse les limites de couverture des sociétés de crédit et des corporations “infosec”, l’achat de nouveaux serveurs, 1,6 millions de dollars en « revenus potentiels perdus » pour le temps que leur site Web était hors fonction, et même le coût d’un arrangement financier de 1,3 millions de dollars pour un recours collectif déjà déposé contre eux. Couplé avec l’utilisation de «moyens sophistiqués» et «infrastructures essentielles» en tant qu’alourdisseurs de sentence, si reconnu coupable au procès, je fait face à une peine de 30 ans, allant jusqu’à vie.

Les sales tours judiciaires et des phrases longues ne sont pas des anomalies mais font partie du système fondamentalement corrompu et vicieux à deux vitesses de la «justice», qui vise à récolter des profits de l’incarcération de masse de millions de gens, et en particulier les personnes de couleur et les pauvres. L’utilisation d’agents doubles qui coopèrent en échange de peines plus légères n’est pas seulement utilisé dans le cadre des poursuites répressives de mouvements de protestation et aux chasses aux sorcières « terroristes » islamophobes fabriquées, mais aussi dans la plupart des affaires de drogue, où les accusés font face à certaines des peines les plus sévères au monde .

Pour Aaron Swartz, qui faisait face lui-même à 13 chefs d’accusation sous la CFAA, il est fort probable que c’est cette pression intense de la part des procureurs implacables et sans compromis qui, tout en étant conscient de la fragilité psychologique d’Aaron, ont continué à réclamer une peine d’emprisonnement, ce qui a conduit à sa mort prématurée.

En raison de l’indignation généralisée du public, il y a maintenant des rumeurs d’enquêtes du Congrès dans le CFAA. Mais étant donné que ce même Congrès avait proposé des sanctions accrues il y a moins d’un an, les efforts de réforme ont peu de chances d’être plus que symboliques. Ce qu’il faut, ce n’est pas une réforme, mais une totale transformation; pas des amendements, mais une abolition. Aaron est un héros pour moi, parce qu’il n’a pas attendu que ceux au pouvoir réalisent sa vision et changent leur jeu, il a cherché à changer le jeu lui-même, et il l’a fait sans crainte d’être étiqueté comme criminel et emprisonné par un système judiciaire arriéré.

Nous, le peuple, exigeons un accès libre et équitable à l’information et à la technologie. Nous exigeons la transparence et la responsabilité de la part des gouvernements et des grandes entreprises, et que la vie privée des masses soit protégée des réseaux de surveillance envahissants.

Le gouvernement ne sera jamais pardonné. Aaron Swartz ne sera jamais oublié.


* Forcément fliqué un Hackerspace...

Pour écrire à Jeremy:
Jeremy Hammond 18729-424
Metropolitan Correctional Center
150 Park Row
New York, New York, 10007
Liens:: https://antidev.wordpress.com/2013/03/23/sur-le-meurtre...cain/

Guerilla Open Access Manifesto

Information is power. But like all power, there are those who want to keep it for
themselves. The world's entire scientific and cultural heritage, published over centuries
in books and journals, is increasingly being digitized and locked up by a handful of
private corporations. Want to read the papers featuring the most famous results of the
sciences? You'll need to send enormous amounts to publishers like Reed Elsevier.

There are those struggling to change this. The Open Access Movement has fought
valiantly to ensure that scientists do not sign their copyrights away but instead ensure
their work is published on the Internet, under terms that allow anyone to access it. But
even under the best scenarios, their work will only apply to things published in the future.
Everything up until now will have been lost.

That is too high a price to pay. Forcing academics to pay money to read the work of their
colleagues? Scanning entire libraries but only allowing the folks at Google to read them?
Providing scientific articles to those at elite universities in the First World, but not to
children in the Global South? It's outrageous and unacceptable.

"I agree," many say, "but what can we do? The companies hold the copyrights, they
make enormous amounts of money by charging for access, and it's perfectly legal —
there's nothing we can do to stop them." But there is something we can, something that's
already being done: we can fight back.

Those with access to these resources — students, librarians, scientists — you have been
given a privilege. You get to feed at this banquet of knowledge while the rest of the world
is locked out. But you need not — indeed, morally, you cannot — keep this privilege for
yourselves. You have a duty to share it with the world. And you have: trading passwords
with colleagues, filling download requests for friends.

Meanwhile, those who have been locked out are not standing idly by. You have been
sneaking through holes and climbing over fences, liberating the information locked up by
the publishers and sharing them with your friends.

But all of this action goes on in the dark, hidden underground. It's called stealing or
piracy, as if sharing a wealth of knowledge were the moral equivalent of plundering a
ship and murdering its crew. But sharing isn't immoral — it's a moral imperative. Only
those blinded by greed would refuse to let a friend make a copy.

Large corporations, of course, are blinded by greed. The laws under which they operate
require it — their shareholders would revolt at anything less. And the politicians they
have bought off back them, passing laws giving them the exclusive power to decide who
can make copies.

There is no justice in following unjust laws. It's time to come into the light and, in the
grand tradition of civil disobedience, declare our opposition to this private theft of public
culture.

We need to take information, wherever it is stored, make our copies and share them with
the world. We need to take stuff that's out of copyright and add it to the archive. We need
to buy secret databases and put them on the Web. We need to download scientific
journals and upload them to file sharing networks. We need to fight for Guerilla Open
Access.

With enough of us, around the world, we'll not just send a strong message opposing the
privatization of knowledge — we'll make it a thing of the past. Will you join us?
Aaron Swartz

July 2008, Eremo, Italy

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