lundi 14 janvier 2013

16 janvier 2013 Journée internationale de solidarité avec le procès en appel de Maria Alekhina

Ce jour:

Pas de libération anticipée pour Maria Alekhina


La demande de libération conditionnelle de Maria Alekhina, une des deux membres de Pussy Riot encore en détention, a été rejetée par le tribunal de Berezniki, dans la région de Perm, où l’activiste purge actuellement sa peine. La défense de Maria Alekhina a désormais dix jours pour faire appel de la décision.
Un tribunal de la ville russe de Berezniki a entendu en appel l'emprisonnée membre des Pussy Riot Maria Alyokhina.

Elle a demandé au tribunal de lui faire purger le reste de sa peine de prison de 14 mois auprès son fils de 5 ans, affirmant que leur séparation est dommageable à son développement.
Alyokhina est l'une des trois membres des Pussy Riot condamnées pour une manifestation non-autorisée dans le Christ Sauveur Cathédrale à Moscou en Février 2012.

Le groupe avait mis en scène une performance pour protester contre la dictature du président russe Vladimir Poutine.
Les trois activistes ont été reconnus coupables de «hooliganisme motivés par la haine religieuse». Alyokhina et Nadezhda Tolokonnikova purgent actuellement des peines de prison de deux ans.
Un troisième membre, Yekaterina Samutsevich, a reçu une condamnation avec sursis, d'autres sont en fuite.
Les peines démentes de goulag ont été largement critiquées dans le monde et par de nombreuses crapules médiatiques.

INVITATION ÉVÈNEMENT
International FREE PUSSY RIOT Day in Paris!
Rassemblement et concert gratuit du groupe Orties
Le mercredi 16 janvier 2013 à 19h00
Place Stravinsky (près du Centre Pompidou) – Paris 4ème
Deux membres du groupe punk féministe Pussy Riot sont actuellement emprisonnées dans deux camps en Russie pour avoir chanté une chanson contre Poutine dans la Cathédrale du Christ Saint-Sauveur à Moscou.
Le 16 janvier 2013 aura lieu la journée internationale de solidarité avec les Pussy Riot et le procès en appel de Maria Alekhina, une des membres du groupe.
L’association Russie-Libertés et Amnesty International France vous invitent à un rassemblement-concert le 16 janvier à 19h sur la Place Igor Stravinsky à Paris. Le rassemblement sera suivi par un concert gratuit du groupe Orties http://www.ortiesdream.com/ en soutien aux Pussy Riot.
Il va de soi que l'on se branle éperdument de la promo de ce produit pour bisounours comme il va de soi que les Pussy Riot sont Tout sauf un "groupe Punk".


Le seul but est de faire le Buzz pour sortir Maria de ce merdier mortel: Le goulag Russe...



dimanche 13 janvier 2013

VIGIpouffiasse est activé

Hacker suicidé

Le prétexte du Mali tombe bien pour faire remonter dans les sondages l’exécutif au plus bas. C'est une constante dans le spectaculaire intégré et leur seule arme vraiment efficace.
VIGIpouffiasse est activé ce qui donne à François-la-norme tout pouvoir pour casser tout mouvement social et permet les habituelles barbouzeries terroristes pour encore renforcer les pouvoirs des polices politiques.
La ZAD est en danger !!!

MERCI DE DIFFUSER. URGENT ! BESOIN DE ZADISTES EN RENFORT
NOTRE-DAME DES LANDES dimanche 13 janvier 2013
 #NDDL #ZAD - NOTRE-DAME DES LANDES

850-900 gendarmes et policiers déjà à proximité, risque d’intervention Lundi 14 janvier !

Pas assez de ZADistes face à un RISQUE D’INTERVENTION ... !

Hier matin Vendredi 11 janvier, de nouveau depuis longtemps, 1 hélicoptère et 1 ULM ont longuement scruté la zone autour de la Chat-teigne et La Sècherie.

1 semaine plus tôt des Rafales ont survolé la ZAD.

Cette nuit des flics y ont circulé. Ils sont régulièrement au carrefour de La Saulce, menant à la Chat-teigne, et avancent de temps en temps de 50 m sur sa route.

Après la manif du 17 novembre le nombre des ZADistes était passé de 200 à 500. Après le FestiZAD des 4-5 janvier il est revenu à 200 (à peu prés) : beaucoup sont partis à cause de la fatigue et du sang neuf est venu en remplacer.

N’hésitez à venir, à revenir, il y a URGENCE !

vendredi 11 janvier 2013

Pouvoir sur le capitalisme et pouvoir sur la vie des hommes.



Kurz, Jappe et leurs amis ramènent TOUT à leur obsession: La mécanique de la Valeur capitaliste. Mécanique qui échappe au pouvoir des riches (anciennement "Bourgeoisie" ou "Classe Dominante ").
La découverte du Sujet Automate comme étant la seule et unique horloge de la valorisation capitaliste prouve que ce pouvoir leur échappe. Ils en sont les esclaves tout autant que le Prolétariat qui n'est que le produit de la valorisation capitaliste et pas une classe qui de toute éternité serait ontologiquement porteuse du dépassement du capitalisme par une révolution. Le prolétariat étant dans le système capitaliste un produit, un effet, il ne peut opérer en dehors du capitalisme, il n'est pas porteur du Projet révolutionnaire mais seulement une classe vouée à disparaître avec le système qui l'a créé, le capitalisme, dans le cadre d'un dépassement qui ne peut être qu'un projet pensé et voulue par l'intelligence active des humains.
Nous sommes en parfait accord avec cette analyse qui remet en cause les vieilleries marxistes et anarchistes, le vieux rêve du 19e siècle d'une émancipation sociale inéluctable par la prise en main du capitalisme et un partage de ses fruits (empoisonnés).
Dès les années 70 le vocable ouvrier de "Conseil ouvrier" par exemple semblait décalé et ringardisé bien qu'il soit encore employé par l'I.S. qui était pourtant la critique sociale la plus avancée de ce temps.
La remise en cause de l'ancien Projet Révolutionnaire et du rôle "Historique" du prolétariat n'est en aucun cas un renoncement à l'émancipation sociale et au dépassement du capitalisme. Pas plus qu'un abandon des luttes sociales qui doivent au contraire redoubler dans cette période d'effondrement de l'utopie capitaliste dans l’annihilation de toute liberté et de toute vie. Nous somment contraint de lutter pour notre survie de toute façon, raison de plus pour envisager la "Vraie Vie" comme projet ici et maintenant, radicalement opposés à ce monde d'esclaves et d'esclavage.
Mais à la différence des marxiens Kurz, Jappe et Cie nous reconnaissons d'autres forces agissantes que la valorisation dans le monde capitaliste ou nous avons le malheur d'exister. Que le sujet automate soit la force agissante principale dans le capitalisme ne veut nullement dire qu'il n'y en a aucune autre. Si tel était le cas le nivellement capitaliste serait le même partout, en Finlande comme au Gabon, en Chine comme au Chili, en Papouasie comme en Belgique. D'autre forces dominantes ou dominées interagissent avec la mécanique capitaliste de la valeur. Si on ne peut reprocher (par exemple) à Mme Bétancourt d’être à l'origine du mécanisme de la Valeur ont peut lui reprocher d’être l'héritière du fondateur de la Cagoule et à son empire capitaliste Loréal d'avoir été le recycleur des Nazis et de leurs amis collaborateurs ce qui suffit amplement à vouloir combattre le 1% criminel qui dirige non pas la Valeur mais tout le reste. C'est bien ce 1% qui livre pieds et poings liés l'humanité au cycle du sujet automate par la force de ses polices.
Ce qui fait peur à Jappe c'est que ceux qui luttent n'ont pas encore une pleine conscience des secrets abstraits du capitalisme et comme ses précurseurs de "L'école de Francfort" il est persuadé que cette humanité agissante est forcément antisémite, raciste et si imbécile qu'elle ne peut que provoquer une catastrophe (qui à déjà eu lieux selon nous...).
Comme ils sont imbéciles leur raisonnement est nécessairement: 1% tous méchants contre 99% tous gentils, et un simple slogan tient forcément lieu de raisonnement manichéen complet, a-dialectique...
Il ne dit rien des diffuseurs de ces idées réactionnaires qui ont toujours été les 1% profitant des trahisons de la "Gauche" dès 1914 qu'ils avaient massivement acheté comme garde chiourme complémentaire avant de construire les fascismes, de les utiliser et de les liquider une fois  la fraction agitée du prolétariat définitivement liquidée par la seconde guerre mondiale.
Écoutons l’esthète: ".../...Il est vrai que des approches comme la « décroissance » se rendent compte qu’il nous faut changer de civilisation, pas seulement de modèle économique. Le « capitalisme », ce n’est pas seulement les « capitalistes », les banquiers et les riches, tandis que « nous », le peuple, serions « bons ». Le capitalisme est un système qui inclut tous, personne ne peut prétendre être dehors. Le slogan « nous sommes les 99% » est assurément le plus démagogique et le plus bête qu’on ait entendu depuis longtemps, et il est potentiellement très dangereux.../..."
Il faut désormais considérer Jappe comme la suite de l’École de Francfort qui a puissamment servie la CIA après 1945 pour recycler les anciens cadres Nazi au service du capitalisme libéral en RFA. Les États salarient assez largement les gens comme Jappe pour former des étudiants à ne surtout pas se révolter au prétexte qu'ils n'ont pas une pleine connaissance de Marx, la dialectique hégélienne, les relectures de Marx par Tartempion et pourquoi pas Debord...
Une petite tautologie en passant pour conclure: "...Connaître les enjeux devient alors central, et disposer d’une vision globale devient vital. Voilà pourquoi une théorie sociale axée sur la critique des catégories de base de la société marchande n’est pas un luxe théorique, qui reste loin des préoccupations réelles et pratiques des êtres humains qui luttent, mais une condition nécessaire de tout projet d’émancipation."
Un luxe théorique...
Donc soyez sage et arrivez à l’heure aux cours du Professor Jappe les Bisounours. Seulement voilà, les autres ils préfèrent courir à la ZAD de NDDL ou même pourrir dans un Goulag Russe comme Maria que de supporter plus longtemps les discours soporifiques qui n'expérimentent rien. 

Peut-on s’émanciper du fétichisme ?
Le concept marxien de « fétichisme de la marchandise » n’indique pas seulement une mystification de la conscience, un « voile », comme on le croit souvent (et encore moins s’agit-il d’un goût immodéré pour les marchandises). Il constitue un phénomène réel : dans la société capitaliste, toute l’activité sociale se présente sous forme de valeur et marchandise, de travail abstrait et d’argent. Le terme « fétichisme », que Marx a emprunté avec ironie à l’ethnologie et à la critique de la religion, est très approprié. Comme les prétendus « sauvages », même les membres de la société marchande projettent leurs pouvoirs sociaux sur des objets inanimés dont ils croient ensuite dépendre. Personne ne l’a jamais décidé : ce fétichisme s’est constitué « dans le dos » des participants, de manière inconsciente et collective, et il a toutes les apparences d’une évidence naturelle et transhistorique. Le fétichisme de la marchandise existe là où il existe une double nature de la marchandise et où la valeur marchande, qui est créée par le côté abstrait du travail et représentée par l’argent, forme le lien social et décide donc du destin des produits et des hommes, tandis que la production de valeurs d’usage n’est qu’une espèce de conséquence secondaire, presque un mal nécessaire. (J’ai dit « côté abstrait du travail », parce que c’est plus clair que « travail abstrait » : en effet chaque travail, dans un régime capitaliste, possède un côté abstrait et un côté concret, ce ne sont pas deux genres distincts de travail.)
Marx appelle la valeur le « sujet automate » : c’est la valorisation de la valeur, en tant que travail mort, à travers l’absorption de travail vivant, et son accumulation en capital, qui gouvernent la société capitaliste, en réduisant les acteurs sociaux à de simples rouages de ce mécanisme. Selon Marx, les capitalistes eux-mêmes ne sont que les « sous-officiers du capital ». La propriété privée des moyens de production et l’exploitation des salariés, la domination d’un groupe social sur un autre et la lutte des classes, tout en étant bien réelles, ne sont que les formes concrètes, les phénomènes visibles en surface, de ce processus plus profond qu’est la réduction de la vie sociale à la création de valeur marchande. Marx a saisi cette situation, qui est historiquement unique et en rupture totale avec des formes précédentes de société à de nombreux égards, avec le terme de « fétichisme de la marchandise » - qui présente d’ailleurs l’avantage d’indiquer en même temps que le capitalisme fait quand même partie de l’histoire des constitutions inconscientes de l’humanité et qu’il est tout aussi « irrationnel » que les systèmes religieux précédents.
Mais cela veut aussi dire que la plupart des antagonismes sociaux dans la société marchande ne concernent plus l’existence même de ces catégories. Déjà au XIXe siècle, le mouvement ouvrier s’était cantonné, après des résistances initiales, à demander une autre répartition de la valeur et de l’argent entre ceux qui contribuent à la création de valeur à travers le travail abstrait. Presque tous les mouvements contestant le capitalisme – disons, la « gauche » - ne considéraient plus la valeur et l’argent, la marchandise et le travail abstrait comme des données négatives et destructrices, typiques du seul capitalisme, qui doivent donc être abolies dans une société post-capitaliste. Ils voulaient simplement les redistribuer selon les critères d’une meilleure justice sociale. Dans les pays du socialisme réel, on prétendait en outre pouvoir « planifier » d’une manière consciente ces catégories, bien qu’elles fussent par essence fétichistes et inconscientes. Une fois que la « lutte des classes » fut devenue dans la pratique, rhétorique mise à part, un combat pour l’intégration des ouvriers dans la société marchande, et ensuite pour l’intégration ou la « reconnaissance » d’autres groupes sociaux, on ne combattait que pour ajuster des détails. D’ailleurs, ce genre de luttes a souvent aidé, sans que ses acteurs s’en rendent compte, le capital a atteindre son prochain stade, contre la volonté de la partie la plus bornée des propriétaires du capital. Ainsi, la consommation de masse dans l’époque fordiste et l’État social, loin d’être seulement des « conquêtes » des syndicats, ont permis au capitalisme une expansion externe et interne qui l’aidait à compenser la chute continuelle de la masse de profit.
En effet, la contradiction majeure du capitalisme n’est pas le conflit entre le capital et le travail salarié – du point du vue du fonctionnement du capital, le conflit entre capitalistes et salariés est un conflit entre les porteurs vivants du capital fixe et les porteurs vivants du capital variable, donc un conflit immanent à ce même système. La contradiction majeure réside plutôt dans le fait que l’accumulation de capital sape inévitablement ses propres bases : il n’y a que le travail vivant qui crée la valeur. Les machines n’ajoutent pas de la valeur nouvelle. La concurrence pousse cependant chaque propriétaire de capital à utiliser le plus de technologie possible pour produire (et donc pour vendre) à meilleur marché. En augmentant son propre profit dans l’immédiat, chaque capitaliste contribue, sans le vouloir, sans le savoir et sans pouvoir l’empêcher, à diminuer la masse globale de valeur, et donc de survaleur, et donc de profit. Pendant longtemps, l’expansion interne et externe du capital a pu compenser la diminution de la valeur de chaque marchandise particulière. Mais avec la révolution micro-électronique, donc à partir des années 1970, la diminution de la valeur a continué à un tel rythme que rien n’a pu l’enrayer. L’accumulation de capital survit depuis lors essentiellement sous forme de simulation : crédit et spéculation, c’est-à-dire argent fictif (donc argent qui n’est pas le résultat d’une valorisation réussie à travers l’utilisation de la force de travail). Aujourd’hui, il est à la mode d’attribuer la faute de toute la crise et de ses conséquences à la spéculation financière : mais sans elle, la crise serait arrivée beaucoup plus tôt.
Une grande partie de la pensée qui se prétend aujourd’hui anti-capitaliste, émancipatrice, etc., refuse obstinément de prendre acte de cette nouvelle situation. Les « luttes des classes » au sens traditionnel, et celles qui les ont remplacées au cours du XXe siècle (les luttes des « subalternes » de tout genre, des femmes, des populations colonisées, des travailleurs précaires, etc.) sont plutôt des conflits « immanents », qui ne portent pas au-delà de la logique de la valeur. Au moment où le développement du capitalisme semble avoir atteint ses limites historiques, ces luttes risquent souvent de se borner à la défense du statu quo et à la recherche de meilleures conditions de survie pour soi-même au milieu de la crise. Cela est parfaitement légitime, mais défendre son salaire ou sa retraite ne conduit pas du tout, en soi, au-delà d’une logique où tout est soumis au principe de « rentabilité », où l’argent constitue la médiation sociale universelle et où la production même des choses les plus importantes peut être abandonnée si elle ne se traduit pas en assez de « valeur » (et donc de profit). Moins que jamais il est sensé de demander des « mesures pour l’emploi » ou de défendre les « travailleurs » pour la raison qu’ils « créent de la valeur ». Il faut plutôt défendre le droit de chacun à vivre et à participer aux bénéfices de la société, même s’il ou elle n’a pas réussi à vendre sa force de travail.
Ce dont il faudrait s’émanciper, ce sont l’argent et la marchandise, le travail et la valeur, le capital et l’État en tant que tels. On ne peut plus jouer un de ces facteurs contre l’autre, en le considérant comme le pôle positif : ni l’État contre le capital, ni le travail abstrait à son stade mort (capital) contre le même travail abstrait à son stade vivant (force de travail, donc salaire). Il semble pourtant difficile d’attribuer la tâche de dépasser le système fétichiste à des groupes qui ont été constitués par le développement de la marchandise même et qui se définissent par leur rôle dans la production de valeur.
Dans les années 1960 et 1970, les mouvements de protestation étaient souvent dirigés contre la réussite du capitalisme, contre l’ « abondance marchande », et s’exprimaient au nom d’une autre conception de la vie. Les luttes sociales et économiques d’aujourd’hui se caractérisent, au contraire, souvent par le désir que le capitalisme respecte au moins ses propres promesses. Plutôt que d’un anti-capitalisme, il s’agit alors d’un alter-capitalisme.
On comprend ainsi les limites des discours sur la « démocratie directe » et l’ « autogestion » ouvrière (ou autre). La démocratie n’est pas du tout incompatible avec le capitalisme. Au-delà d’un usage emphatique du mot, ses formes historiquement réelles n’ont pas été arrachées par des luttes populaires à un capitalisme récalcitrant. Une fois que les formes fétichistes ont été suffisamment intériorisées par la grande majorité de la population, la démocratie constitue la forme de domination la moins coûteuse : les sujets démocratiques appliquent alors spontanément et contre eux-mêmes les « nécessités économiques », les « lois de la réalité », les « impératifs technologiques », les « attentes des marchés » etc. De même, une usine gérée très démocratiquement par les ouvriers y travaillant reste, dans le cadre d’une société qui continue à fonctionner selon le marché, condamnée à engendrer des profits à travers du travail abstrait, etc. Ses membres pourraient même, toujours très démocratiquement, décider de licencier une partie d’entre eux pour baisser les coûts et survivre sur le marché… D’ailleurs, il ne serait pas impossible, au moins théoriquement, que toutes les entreprises soient gérées sous forme d’ « actionnariat populaire ». C’est le capital qui règne, non les capitalistes, et le capital peut aussi avoir pour administrateurs ses propres salariés qui suivent ses lois pseudo-objectives.
Dans la problématique écologique semble se poser un peu plus la question du sens de l’ensemble. Cependant, le manque d’une vision globale fait glisser les écologistes rapidement vers des propos de gestion alternative du capitalisme. Vouloir se débarrasser de la colonisation de nos cerveaux à travers le rejet de la publicité et de la tyrannie technologique est également assez important, mais on risque de rester sur la défensive, et de se limiter à une sphère particulière. Il est vrai que des approches comme la « décroissance » se rendent compte qu’il nous faut changer de civilisation, pas seulement de modèle économique. Le « capitalisme », ce n’est pas seulement les « capitalistes », les banquiers et les riches, tandis que « nous », le peuple, serions « bons ». Le capitalisme est un système qui inclut tous, personne ne peut prétendre être dehors. Le slogan « nous sommes les 99% » est assurément le plus démagogique et le plus bête qu’on ait entendu depuis longtemps, et il est potentiellement très dangereux.
Mais c’est aussi un système qui travaille à son propre effondrement, qui ne peut pas satisfaire les besoins humains, qui nous prépare des catastrophes toujours plus graves et des conditions de vie insupportables. Il condamne l’humanité à renoncer à faire un usage raisonnable de ses ressources, et à les gaspiller pour sauvegarder la valorisation de la valeur. Ce qui le condamne n’est pas le simple fait d’être mauvais, parce que les sociétés précédentes l’étaient également ; c’est sa dynamique propre qui l’a poussé dans le mur.
En vérité, on a souvent l’impression qu’à peu près tout le monde en désire la poursuite, pas seulement les « gagnants ». Être exploité devient presque un privilège (que les restes du vieux prolétariat d’usine en Europe défend effectivement bec et ongles) quand le capitalisme transforme toujours plus de personnes en « hommes superflus », en « déchets ». Mais les chocs conjoints de la crise économique, de la crise écologique et de la crise énergétique obligeront bientôt à prendre des décisions drastiques. Personne ne garantira cependant que ce seront les bonnes décisions. La crise n’est plus synonyme d’émancipation, loin de là. Connaître les enjeux devient alors central, et disposer d’une vision globale devient vital. Voilà pourquoi une théorie sociale axée sur la critique des catégories de base de la société marchande n’est pas un luxe théorique, qui reste loin des préoccupations réelles et pratiques des êtres humains qui luttent, mais une condition nécessaire de tout projet d’émancipation. 

Anselm Jappe

mardi 8 janvier 2013

Un livre interdit: Noir Canada


Noir Canada

Retiré de la vente en langue française et interdit de publication en anglais, tel est le bilan des pressions organisées par les entreprises minières qui font l'Afrique d'aujourd'hui, une terre de pillages.
Vous aimez l'argent sale: Banro et Barrick Gold, 2 bons placements...

".../...Il semble encore loin le jour où une firme canadienne se sentira inquiétée juridiquement pour ses compromissions à l'étranger.
Dans ces conditions, l'Afrique se révèle un terreau fertile pour toutes ces entreprises. Les sociétés minières et pétrolières, dans le cas du. Congo oriental notamment, ont tout mis en œuvre pour que le chaos règne à jamais tandis qu'elles imposent leur tutelle sur tout groupe local qui prétend à l'action politique. « L'Afrique noire est bien partie. Son économie noire se porte à merveille. Sa production fantôme est en pleine expansion. Elle a réussi son entrée dans la compétition planétaire de la mondialisation sauvage. Le continent en est tout à la fois la métaphore vivante, l'utopie accomplie du "laisser faire", et surtout du "laisser passer" », écrit, lucide, l'écrivain Bolya dans Afrique, le maillon faible. S'assurant que le Code criminel qui prévaut chez lui n'excédera jamais ses frontières, le Canada donne libre cours aux aspirations, manœuvres et méthodes de sociétés qui se lancent dans la « plus grande zone de non-droit du monde » qu'est l'Afrique. « L'Afrique est, en effet, ce recoin de la planète Terre où s'étiolent tous les soliloques sur le droit international et les droits de la personne humaine. Elle est ce lieu unique de la galaxie où tous les trafics et toutes les escroqueries privées ou publiques ont libre cours. »
Ces mines de diamants, d'or, de cobalt et de cuivre, ces gisements de pétrole, ces médicaments vendus à rabais, ces barrages éléphantesques, ces sociétés de chemin de fer sont à concevoir comme la part que nous nous arrogeons de ce « gâteau » de l'Afrique que l'Occident ne finit plus de se partager depuis que Léopold II en a trouvé l'expression en 1877.../..."



"Noir Canada remet en cause l’image largement répandue sur la scène internationale et défendue avec conviction par le discours officiel canadien, d’un Canada bon, pacifiste et généreux. Présenté comme le grand frère bienfaiteur, le Canada appuie pourtant politiquement et financièrement des sociétés qui exploitent le sol africain (et enregistrent des profits colossaux à la Bourse de Toronto), alors que, selon un ensemble de sources internationales, elles apparaîtraient mêlées à de sérieux cas d’abus en Afrique…
Le Canada serait-il un « paradis judiciaire » pour les sociétés minières? Alain Deneault décrit toute l’architecture d’un système politique et financier honteux, qui de fait légitime et soutient le pillage des ressources du continent africain. Rédigé à partir de sources déjà rendues publiques, ce livre soutient avec éloquence que le Canada est loin de cet « ami de l’Afrique » qu’il se targue d’être.
À la lecture de Noir Canada, Pillage, corruption et criminalité en Afrique, une épithète s’impose : livre nécessaire."


http://www.ecosociete.org/t117.php
Lire le PDF complet ICI: 
www.congoforum.be/upldocs/EBOOK%20FRan%C3%A7ais%20Noir%20Canada%20Pillage%20corruption%20et%20criminalit%C3%A9%20en%20Afrique%20Al_.pdf

Et France pogromiste
9 janvier 2013
Les flics de Lyon viennent de dévaster un camp de Rroms à  Saint-Fons. Ces flics pogromistes prétendent, évidement soutenu par la Préfecture, "Avoir été attaqué par des individus hostiles" ce qui est parfaitement faux.
".../...«les policiers ont été confrontés à une trentaine d’individus hostiles qui s’est opposée à leur présence», selon la DDSP dans un communiqué.
Les forces de l’ordre «ont été dans l’obligation de faire usage de gaz lacrymogène pour les repousser et poursuivre l’opération», ajoute-t-elle, en précisant qu'«aucun blessé n’est à déplorer».
Mais selon un membre d’une association de soutien aux Roms qui a contacté l’AFP, les policiers ont cassé des baraquements de Roms et des vitres de voitures, ce qu’a toutefois démenti la préfecture..." 

 
http://debord-encore.blogspot.fr/2010/09/solidarite-avec-le-peuple-rom.html

http://debord-encore.blogspot.fr/2010/10/histoire-des-roms-sept-siecles.html

lundi 7 janvier 2013

VINCI c'est Xavier Huillard avant tout


Je baise Ayrault et Hollande
Les 18 et 19 Janvier deux jours d’actions contre Vinci sont organisés par les zadistes de StopVINCI qui proposent le texte reproduit plus bas.
Cibler le premier ministre et homme de paille Ayrault est insuffisant, cibler les activités de VINCI n'est pas une mauvaise chose mais singulièrement insuffisante.
Derrière ce nom d'emprunt, le presque poétique VINCI, se dissimule un cancer qui ronge les finances de l’État pour enrichir les actionnaires en systématisant une politique de contrats déséquilibrés et surtout les "Concessions à long terme" qui sont des rentes financières, des pompes à fric. L'inventeur de cette politique prédatrice a un nom, un visage et c'est ce nom et ce visage qu'il faut rendre publique pour casser son "image" de brave manager pour le révéler tel qu'il est: une monstruosité qui capte l'argent publique au seul profit de ses amis actionnaires.
Seul un combat sur l'image est susceptible de le mettre en difficulté et une politique de harcèlement est singulièrement insuffisante pour obtenir ce résultat.
Le portable de Nicolas Notebaert Pdt de Vinci airport est le: 06 15 11 21 45

Le coupable c'est Lui: Xavier Huillard !!!

Ton pognon Contre du Béton

18 et 19 Janvier : deux jours d’actions contre Vinci

La société Vinci, sous ce nom ou de nombreux autres, est un monstre de l’aménagement des territoires. Autoroutes, parkings, aéroports, infrastructures électriques, tous les grands travaux impériaux sont autant d’occasion de se remplir les poches. Eurovia, Cofiroute, Cegelec, GTM, entre autres, en sont des filiales. Sous la forme d’AGO (Aéroport Grand Ouest), c’est Vinci toujours qui rachète la ZAD, organise la destruction de nos lieux de vie, exproprie les paysans et projette de noyer sous le béton et les avions les 2000 ha de bocages que nous avons décidé de défendre.

Que vienne le temps de la riposte !

Lors de la réunion des comités de soutien à Notre Dame des Landes en décembre dernier, deux journées d’actions contre Vinci ont été décidées. Tous les moyens et types d’actions sont à penser, en fonction de votre nombre, vos pratiques et votre détermination. Péages gratuits avec récolte de fonds pour la lutte, blocages de chantiers, actions nocturnes, saccage de restoroutes, sabotage de parcmètres et bornes de parking, tags, manifestations, occupations de locaux, et place à votre imagination !

Quelques rappels cependant :

FAITES GAFFE A VOUS ! Cela ne veut pas dire de respecter la loi, mais attention aux caméras et à vos téléphones, prenez le temps de faire des repérages, discutez bien avant de qui se sent capable de quoi, penser à assurer vos arrières juridiquement, bref pas de gâchis inutile... Vinci n’est pas à convaincre, ils savent très bien ce qu’ils font. Frapper Vinci, c’est attaquer son fonctionnement, ses infrastructures, ses profits. Ce qui n’empêche pas d’informer et généraliser des pratiques.

Il reste peu de temps, préparez vous, soyons là où ils ne l’attendent pas, frappons fort.

Pas un sous pour Vinci !

En parallèle des actions de groupe, lancement d’une campagne pour ces mêmes journées, sur le thème “pas un sous pour Vinci”. Ceci est un appel à tous les comités à utiliser leurs réseaux, sortir des tracts et autocollants, utiliser la presse locale et tous les moyens de diffusion accessibles. Que partout pendant deux jours se généralise ce geste simple : sortir de sa voiture, lever la barrière de parking ou de péage, passer sans payer. Éventuellement tenir la barrière pour ceux qui suivent. Coller un appel à faire de même à la place des fentes à carte bleue. Les faire crouler sous le nombre de fraudes, pour qu’ils ne puissent pas poursuivre chacun.

Pour la liste des filiales de Vinci, des nouvelles de leurs chantiers et de l’opposition, etc : Le blog Stop vinci

dimanche 6 janvier 2013

Depardieu et Poutine


Belle ordure cet ami de Poutine et ce n'est pas la première fois qu'il prouve sa servilité aux oppresseurs. On se souvient que l'actrice Adjani refusant de jouer le rôle de "Bougnoule de service" avait refusé et menacé si on l'obligeait à jouer devant la junte algérienne au théâtre du temps de TonTon. Elle avait alors raconté l’écœurante obséquiosité du même Depardieu.
Cette foi c'est poutine qui cherche à redorer son blason terni par ses manœuvres pour éradiquer toute opposition à sa dictature vendue aux monopoles et à l'argent sale.
En France la récupération s'en donne à cœur joie, les mêmes qui reçoivent des subsides de VINCI (EELV) se font de la publicité sur le dos de nos camarades emprisonnées au goulag Russe.

"...Denis Baupin, Conseiller de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale a expliqué ce qui a motivé les écologistes à proposer, vendredi, d'élever les membres du groupe Pussy Riot au rang de citoyennes d'honneur de la ville de Paris."
"...Pour Sylvain Garel, Co-président du Groupe EELV au Conseil de Paris, "les Pussy Riot sont détenues pour une histoire absurde. Il est important d'exprimer notre soutien et de réaffirmer notre solidarité". Réaliste, il précise que "le fait d'élever une personne au rang de citoyen d'honneur ne va pas la faire libérer" mais qu'à chaque fois que quelqu'un a eu ce titre, cela a été important dans sa libération. La ville de Paris "a une image très forte et cela évite que les Pussy Riot tombent dans l'oubli. Cela ne peut être que bénéfique" martèle Sylvain Garel."

Le 16 janvier une journée Internationale de soutient aux Pussy Riot est organisé avec des actions dans le monde entier devant et dans les Ambassades Russes.
Tous avec du lisier de Porc et des œufs pourris au 40-50 bd. Lannes, Paris 75116
Entrée du côté de l'avenue du Maréchal Fayolle

tel.: 01-45-04-05-50
fax.: 01-45-04-17-65
e-mail: ambrus@wanadoo.fr

C'est en effet le 16 janvier que Maria Alekhina passe devant le tribunal pour qu'il statue sur son éventuelle libération du fait qu'elle est mère célibataire d'un enfant jeune. Le tribunal aura lieu dans la prison pour femmes IK-28 à Berezniki (Kray Perm).
Le groupe de soutien Pussy Riot déclare le 16 Janvier 2013 Journée internationale de solidarité avec Maria Alekhina. Nous demandons aux personnes concernées dans le monde entier de soutenir Maria et de tenir des actions de solidarité dans vos villes.
Vous pouvez organiser des lectures, des festivals de musique de soutien ou de l'action publique. Tout partage d'informations sur l'emprisonnement sans foi ni loi de Maria est utile et peut convaincre le juge de libérer Maria.

samedi 5 janvier 2013

Au cœur des ténèbres du capitalisme


Un article sur la mort de Robert Kurz DCD par erreur: Mort de Robert Kurz avait déplu aux "fans" français qui nous reprochaient d'affirmer des vérités dérangeante sur Kurz (son passé de gauchiste borné vers MAI68 qui lui faisait Haïr Debord et les situ, son obsession antisémite qui en faisait un sioniste décalé et enfin ses insultes, amalgames et désinformations sur les mouvements sociaux du temps). Kurz à donc les défenseurs qu'il mérite pâmés devant son œuvre critique, des tarés assez semblables aux pro-situ des années 60/70 à ceci prêt que contrairement à Guy Debord il aura été incapable d'allumer des contre-feux pour disqualifier par avance ce genre de Kurz-admirateurs qui faciliterons la désinformation déjà commencé sur son œuvre critique par ailleurs essentielle à la saisie de l'époque.
Deux textes de son compère Anselme Jappe tiré de la Revue des Livres confirme le gauchisme borné du Kurz jeune de 68 mais tente de limiter les dégâts en minimisant sa période léniniste. Jappe insiste aussi sur la singularité de la position d’exception à la règle, de Vendredi prolétaire chez les universitaires sympa...
Pour le reste Jappe continue son travail utile mais décousu de vulgarisation de la Théorie de la Valeur.

Robert Kurz. Voyage au cœur des ténèbres du capitalisme par Anselm Jappe

Le numéro 9 de  « La Revue des Livres » (en kiosque janvier 2013), publie un article d'Anselm Jappe, l'article porte sur deux ouvrages de Robert Kurz (1943-2012), le principal fondateur de la critique de la dissociation-valeur en Allemagne.

L'article porte sur :
- « Vies et mort du capitalisme. Chroniques de la crise » (chez Lignes 2011).
- « Geld ohne Wert. Grundrisse zu einer transformation der kritik der politischen ökonomie » [Argent sans valeur. Fondements pour une transformation de la critique de l'économie politique] (Horlemann, 2012)

Un petit extrait :

"...Robert Kurz, le théoricien principal de la « critique de la valeur », est mort le 18 juillet 2012 à Nuremberg (Allemagne), des suites d’une erreur médicale. Il avait 68 ans. Cette mort prématurée interrompt un travail immense mené depuis 25 ans, dont le public français a commencé à peine à prendre acte. Né en 1943 à Nuremberg, où il a passé toute sa vie, Kurz participe à la « révolte des étudiants » en 1968 en Allemagne et aux discussions intenses à l’intérieur de la « Nouvelle gauche ». Après une adhésion très brève au marxisme-léninisme, et sans adhérer aux « Verts » qui à ce moment-là effectuaient leur mue « réaliste » en Allemagne, il fonde en 1987 la revue  « Marxistische Kritik », rebaptisée  « Krisis » après quelques années. La relecture de Marx proposée par Kurz et ses premiers compagnons de lutte (parmi lesquels Roswitha Scholz, Peter Klein, Ernst Lohoff et Norbert Trenkle) ne leur créait pas que des amis dans la gauche radicale. Celle-ci y voyait bousculés un après l’autre ses dogmes, tels que la « lutte des classes » et le « travail », au nom d’une mise en question des fondements mêmes de la société capitaliste : valeur marchande et travail abstrait, argent et marchandise, État et nation. Kurz, auteur prolifique et doté d’une belle plume vigoureuse, souvent polémique, atteignit un public plus vaste avec son livre  « L’Effondrement de la modernisation » (1991) qui affirmait, au moment même du « triomphe occidental » consécutif à la fin de l’URSS, que les jours de la société marchande mondiale étaient comptés et que la fin du « socialisme réel » en était seulement une étape. Contributeur régulier à des journaux importants, notamment au Brésil, conférencier remarquable, Kurz choisit cependant de rester en dehors des Universités et des autres institutions du savoir, en vivant grâce à un travail prolétaire - à savoir en empaquetant de nuit des exemplaires du journal local. La douzaine de livres et les centaines d’articles qu’il a publiés se situent, grosso modo, sur deux niveaux : d’un côté, une élaboration théorique de fond, menée surtout au travers des longs essais parus dans « Krisis » et  « Exit ! » (fondée en 2004 après la séparation avec Krisis). De l’autre côté, un commentaire continuel de l’approfondissement de la crise du capitalisme et une investigation de son passé – notamment à travers sa grande histoire du capitalisme « Le Livre noir du capitalisme » (1999), qui fut, en dépit de ses 850 pages, un best-seller en Allemagne, mais aussi dans « La Guerre pour l’ordre mondial » (2003), « Le Capital-monde » (2005) et dans ses articles de presse.../..."
Autre problématique ici Jappe balbutie:

La théorie doit être associé à une pratique judicieuse pour se faire connaitre. Jappe n'est pas loin de dire que "Les masses ont tord" et la théorie raison...
Incapable d'envisager son échec à sortir des salons. Lorsqu'EXIT  tente une sortie agitprop ils choisissent un squat "antifa" donc les plus cave des totos... Mais tous anciens gauchistes comme papa Kurz.
http://www.revuedeslivres.fr/au-menu-de-rdl-la-revue-des-livres-n%C2%B0-9-janv-fev-2013/

vendredi 4 janvier 2013

Un référendum en 2013 sur Notre-Dame-des-Landes


Sous le titre "Organisons un référendum en 2013 sur Notre-Dame-des-Landes" se cache la pire attaque contre la ZAD. Ce qui motive ces défenseurs de l'ordre capitaliste est dit clairement dans leur texte: "Ce désaccord réel peut à tout moment basculer dans l’irréparable" que veulent-ils réparer ?
"...devenir un abcès de fixation..." On et pas loin du Kyste avec un abcès...
"...sortir d’une confrontation stérile" stérile une confrontation qui vient de provoquer une prise de conscience qui leur fait peur !
On remarque chez les signataires du texte un ancien Opéraïste se disant Autonome... YANN MOULIER-BOUTANG (Mascarade) parmi cette brochette de crapules patentés autour de Dany-la-soupe qui sont nos pires ennemis.

"Organisons un référendum en 2013 sur Notre-Dame-des-Landes"

 Par: ISABELLE AUTISSIER Présidente du WWF France, DANIEL COHN-BENDIT Coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, CORINNE LEPAGE Ancienne ministre, députée européenne, YANN MOULIER-BOUTANG Professeur à l’université technologique de Compiègne, SERGE ORRU Fondateur du festival du Vent, SERGE GUÉRIN Professeur à l’ESG Management School

"La confrontation autour du projet de création de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes échappe de plus en plus au débat argumenté. Ce projet, de plus de trente ans, recueille l’assentiment de la très grande majorité des corps institutionnels et d’une large partie de la société convaincue de la nécessité économique et sociale de cet investissement pour le développement et l’emploi de toute une région. Pour autant, il suscite l’opposition de plus en plus vive de celles et ceux qui parlent au nom des générations futures, qui s’inquiètent du manque de réalisme économique de ce projet, qui veulent préserver les ressources de la terre et sauvegarder un écosystème local de grande importance. Rappelons aussi que ce débat se déroule sur fond de crise des finances publiques.

Ce désaccord réel peut à tout moment basculer dans l’irréparable, devenir un abcès de fixation échappant à l’argumentation rigoureuse pour sombrer dans la lutte des signes et des symboles. Le débat démocratique et notre pays n’en sortiraient pas gagnant.

Dans une période de mutation et d’incertitudes, les projets structurants nécessitant des budgets publics d’envergure ne peuvent se développer sans un fort consensus de l’ensemble du corps social. Dans une époque d’inflation de messages et d’informations contradictoires, il est impératif de permettre à chaque personne de pouvoir choisir son avenir en connaissance de cause.http://www.liberation.fr/societe/2013/01/03/organisons-un-referendum-en-2013-sur-ce-projet-d-aeroport_871487

C’est pourquoi, nous, personnes engagées en faveur de l’écologie et d’une société soutenable, proposons que soit organisé un référendum en 2013. Une année sans élection, précisons-le.

Bien conscients que ce projet dépasse les limites d’enjeux locaux, nous appelons à ce que ce référendum puisse concerner l’ensemble de la population de la région Pays-de-la-Loire. Ce référendum devrait permettre la transparence du débat et la présentation des arguments et des scénarios de toutes les parties prenantes. Chaque habitant pourrait ainsi saisir la globalité des conséquences et des perspectives des différents enjeux.

Le vote, quel qu’il soit, aurait alors une légitimité indiscutable permettant de sortir d’une confrontation stérile et de dessiner l’avenir.

Newton regrettait que «les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts». Le référendum doit permettre aux habitants de décider après avoir écouté et analysé l’ensemble des arguments pour faire décoller un mouvement démocratique concepteur du futur."

Source:
http://www.liberation.fr/societe/2013/01/03/organisons-un-referendum-en-2013-sur-ce-projet-d-aeroport_871487

La préfecture cherche des poux aux zadistes conformément aux ordres de Hollande/Ayrault. Orchestration médiatique des déclarations obscènes de la famille Lauran qui venue chercher sa propriété n'explique pas pourquoi sa fille préfère le risque d'une fugue à l'ennui avec ses tristes vieux. Harcèlement des festivaliers de FestiZad et quadrillage permanent du secteur par sa flicaille.
L’État cherche la baston espérant condamner beaucoup grâce à ses laquais judiciaires comme au Tribunal de Mulhouse ou 3 innocents écopent de peines de prison si hors de propos que la juge Marion Brulez n'a pas osé demander leur exécution se contentant d'obéir au ministre Valls qui est son seul vrai ministre de tutelle...


Notre-Dame-des-Landes 4 janvier 2013: « Si les provocations continuent nous n’hésiterons pas à déplacer la manifestation au centre ville de Nantes »  
FestiZad le 4 janvier 2013


La préfecture met en danger des milliers de personnes

Étonnant communiqué que celui émis par la préfecture hier après-midi. La première moitié est entièrement consacrée à expliquer que la préfecture n’aurait pas été prévenue et n’aurait pas non plus réussi à nous joindre.

Outre le fait que les contacts étaient visibles sur le site depuis près d’un mois et que nous recevons environ 200 mails par jour, l’équipe sanitaire avait appelé la préfecture il y a 15 jours de cela pour se mettre en relation. Le but étant d’être sûre qu’ils puissent accéder sur zone. Il leur avait été répondu que la préfecture laisserait faire l’événement et n’interviendrait pas sur site. Cela semblait coïncider avec la demande émise par la commission de dialogue. Étrangement, selon le cabinet du préfet, notre interlocuteur n’aurait pas transmis les informations et serait actuellement en congés. Cela ne nous semble pas très crédible…

Effectivement, la préfecture n’a pas interdit cette manifestation festive. Pourtant, depuis ce matin, tout est bloqué aux entrées de la ZAD. Que ce soit de la nourriture, des structures, du matériel médical et même les toiles de tente des manifestants ! En gros tout ce qui peut servir de près ou de loin au bon déroulement de la ManiFestiZAD. La majorité du matériel de sonorisation et quelques chapiteaux étant déjà sur place, la manifestation aura bien lieu. Toutefois la sécurité sanitaire des participants s’en trouve fortement impactée : plus d’abris ni de tentes pour dormir au chaud la nuit, plus de matériel médical de premier secours et une tension évidente ne pouvant conduire qu’à des affrontements.

Loin de vouloir calmer la situation, la préfecture semble donc vouloir créer de nouveaux champs de bataille. Par cette situation, elle fait surtout en sorte de favoriser les accidents sanitaires lors de cette manifestation festive. Elle en assumera pleinement les conséquences. Cette manifestation se voulait festive, si les provocations continuent nous n’hésiterons pas à déplacer la manifestation au centre ville de Nantes.

                                                                                                                    FestiZad, 4 janvier 2013

Famille Patrie Fugues:
Michel et Dominique Lauran non content de mettre en danger leur propre fille en révélant sur tous les médias son identité et sa photo pendant sa fugue se mettent eux-même en grand danger en multipliant les déclarations contre les opposants à la ZAD de NDLL, sans prendre en compte le fait qu'il existe une multitude de soutiens dans toutes les régions qui pourraient bien leur compter risette...
Si ces gens sont salariés par VINCI cela peut se comprendre par leur avidité en services rémunérés sinon quel manque de discernement pour des amoureux de leur "sécurité" même chez des militants UMPFN.

mercredi 2 janvier 2013

Le queer a fait son temps



Roswitha Scholz est née en 1959 elle fait des études de sociologie et de pédagogie. Elle rencontre Robert Kurz (1943-2012) dont elle devient l'épouse et l'alliée politique. En 1986 elle fait partie à Nuremberg des créateurs du groupe et de la revue Krisis en tant que rédactrice (en 1992, au travers de son premier article théorique important, « La valeur, c'est le mâle »), puis à partir de 2004, lors de l'éclatement du groupe elle rejoint naturellement Kurz et ses proches, dans la revue Exit.
En 2000, elle rassemble ses réflexions dans un ouvrage, « Das Geschlecht des Kapitalismus. Feministische Theorien und die postmoderne Metamorphose des Patriarchats » (publié chez Bad Honnef). Des commentateurs français ont souvent expliqué que la « scission » (terme assez impropre mais utilisé par Krisis) au sein de Krisis portait sur un conflit théorique, notamment autour des thèses de Scholz, ce qui est très largement erroné, le conflit était une misérable querelle de personnes qui existait en germe depuis le début des années 1990 et les questions liées à la gestion de l'association.
Si elle reconnaît ici "Mon problème, c’est que je ne suis pas très calée sur le marxisme ouvrier" que l'on peut traduire par "Je ne suis pas très calée sur l'histoire des mouvements prolétariens" dont le marxisme ouvrier n'est qu'un aspect, elle a une fâcheuse tendance à prendre tel quel certains éléments de langage pseudo-hackers sans en faire la critique. Le Open Source est réfuté par le GNU comme une pratique visant à mettre au service des entreprises capitalistes une partie du code Libre au coté du code propriétaire ce qui est une trahison pure et simple du mouvement hacker radical.

La légèreté de KRISIS/EXIT frise la désinformation, ces gens ne savent rien du mouvement hacker et théorisent des conneries !

Le logiciel libre est un mouvement social. "Nous, dans le mouvement du logiciel libre, nous ne considérons pas le mouvement open source comme un ennemi ; l'ennemi est le logiciel privateur. Mais nous voulons que les gens sachent que nous défendons la liberté, alors nous n'acceptons pas d'être incorrectement assimilés aux supporters de l'open source."
                                           Richard Stallman, le Guy Debord de l'informatique et des Hackers

 

 voir: http://debord-encore.blogspot.fr/2012/12/marie-etends-ton-manteau.html
Pourquoi l'« open source » passe à coté du problème que soulève le logiciel libre


Entretien avec Roswitha Scholz[1]

dieStandard.at: Vous dites que les théories féministes ne peuvent en rien contribuer à l’explication des crises. Pourquoi cela ?

Roswitha Scholz :Ce que je reproche aux discussions dans les milieux féministes, ce sont leurs postulats de bases hégémoniques. Par principe, je pense qu’il faut cesser de considérer toujours la catégorie du sexe comme un problème relevant du domaine du particulier ; il s’agit au contraire d’un problème fondamental de la structure sociale. Toutes les positions gender ont tendance à le faire disparaître.

dieStandard.at: Dans quelle mesure ?

Scholz : Le problème a été minimisé, on l’a décrété de peu d’importance. Selon moi, on doit revenir aux vues d’avant les années 1990 et faire à nouveau de la catégorie du sexe une question centrale dans la société, mais d’une manière nouvelle et différente. En d’autres termes, reconnaître à nouveau les sexes comme base des structures sociales. Les débats déconstructivistes évacuent cela.

dieStandard.at: A côté de Butler et Foucault, le féminisme a pourtant d’autres théories à offrir.

Scholz : La théorie queer, et c’est finalement celle-ci qui s’est imposée, n’est pas pour moi une théorie féministe. Elle aboutit à ce que la question des sexes comme structure de base ne soit même plus thématisée. Le déconstructivisme cherche tout bonnement à faire échec à la désignation même de la catégorie sexuelle, dans la mesure où la théorie queer, en tant qu’elle dédramatise la problématique des sexes, va aussi à la rencontre des théories androcentriques. Tout est mélangé et, du coup, on ne va plus aller examiner de près la façon dont la catégorie du sexe structure la société.

dieStandard.at : Vous proposez quelque chose qui va à l’encontre de ça ?

Scholz : Mon apport, c’est la critique de la dissociation-valeur. La structure sexuelle doit être désignée de façon précise et sans concession. On ne peut pas se permettre de ne pas le faire. Il faut désigner les rapports tels qu’ils sont, afin d’arriver concrètement à une capacité d’agir.

dieStandard.at: Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette critique de la dissociation-valeur ? 

Scholz : Il m’est toujours difficile de résumer un rapport aussi complexe en trois phrases dans une interview. J’ai écrit un livre entier là-dessus[2]. L’essentiel, à mes yeux, c’est de relier la problématique des sexes, revue et corrigée, à la théorie marxienne et à la Théorie critique – qui est elle aussi une critique de la valeur. Cela implique de prendre à nouveau en considération le point de vue de la totalité. Si le féminisme voulait bien contribuer à la définition conceptuelle de la crise, les choses bougeraient probablement davantage.

dieStandard.at: C’est-à-dire ?

Scholz : On verrait réellement du nouveau. Ce féminisme poststructuraliste, cette mouvance queer, au fond, ont fait leur temps. Nous devons maintenant dépasser à la fois le féminisme des années 1970-80 et cette histoire de queer et de genders. Je m’efforce d’y apporter ma contribution.

dieStandard.at: Alors peut-il être question, selon vous, d’un sujet révolutionnaire dans la crise que nous connaissons ?

Scholz : Mon problème, c’est que je ne suis pas très calée sur le marxisme ouvrier. D’après mon interprétation de Marx, ce sont le travail abstrait, la valeur et la forme marchandise en tant que tels qui constituent le problème. ça veut dire que le travail abstrait est remis en cause en et pour soi, y compris même en tant que fin en soi tautologique. Ma thèse est que les tâches ménagères et de reproduction sociale ne sont pas seulement dissociées de la valeur économique et du travail abstrait, mais en représentent en outre la condition préalable tacite. Cette structure fondamentale, que je schématise ici à grands traits, imprègne la culture et la société dans leur totalité, et, dans ce cadre, soit les individus s’inscrivent dans les stéréotypes sexuels, soit ils peuvent s’y soustraire.

Avec l’avènement de la postmodernité, on voit se transformer le rapport entre les sexes dès lors que le travail sous sa forme habituelle et la traditionnelle famille nucléaire deviennent obsolètes. Mais dès lors aussi qu’il va de soi aujourd’hui pour les femmes d’exercer une activité professionnelle : en termes de niveau d’études, elles ont rattrapé les hommes. Les impératifs postmodernes de flexibilité font qu’elles restent en général moins bien rémunérées que les hommes. L’intégration d’un nombre croissant de femmes à des postes haut placés en économie et en politique s’apparente plutôt à un phénomène de type « femmes des ruines »[3], qu’il ne faudrait surtout pas prendre pour de l’émancipation. Quant au sujet révolutionnaire, je n’en ai que faire. Pour moi, c’est dépassé. Un sujet qui serait l’Elu et pourrait résoudre tous nos problèmes, ça n’existe pas. ça doit se passer différemment.

dieStandard.at: Et de quelle façon ? 

Scholz : Là, il est important en premier lieu de se demander comment, d’un point de vue historique, on en est arrivé à cette crise. ça n’est que lorsque j’ai déterminé cela que je peux me poser la question de savoir quoi faire. D’un autre côté, je n’ai pas non plus l’intention de me faire passer pour un Christ femelle qui dirait : je viens vous révéler la vérité. Il est clair qu’aujourd’hui, du côté de la gauche comme du féminisme, un point de vue prédomine complètement, qui consiste à découvrir des résistances partout, à faire passer, au fond, la moindre petite action pour de la résistance. Tout ça n’est qu’un tissu d’inepties. Il faut nier la situation dans sa totalité. C’est ce que je me permets de faire. Je n’hésite pas à proposer une critique radicale de la société et à formuler une théorie qui parte bien des principes fondamentaux.

dieStandard.at: Au cours de votre exposé, vous avez parlé d’un regain de tension dans la guerre des sexes. A quel niveau le voyez-vous ?  

Scholz : Les hommes se « femme-au-foyérisent », comme disent les féministes de Bielefeld[4]. Le travail au sens d’activité professionnelle est en passe de devenir obsolète. Seulement, ce type de travail était quelque chose dont l’identité masculine s’était nourrie de façon essentielle. Ce n’est pas que les hommes poussent maintenant les landaus de bon cœur, mais cela provoque des frictions. Des concurrences apparaissent au sein des rapports de travail. Pour grossir le trait : voilà une femme qualifiée, c’est elle que nous allons maintenant embaucher... ça ne va pas se dérouler de cette façon. ça n’ira pas sans luttes.

dieStandard.at: Donc une aggravation sur le plan du travail ?

Scholz : ça n’est qu’un exemple. Au niveau de l’emploi, la chose est manifeste. Mais ce que j’ai remarqué ces derniers temps à gauche, c’est qu’il y a des congrès sur le thème « travail et crise » ou même cette fameuse « conférence sur l’idée du communisme »[5] avec Slavoj Žižek et Toni Negri, où on ne voit même plus une seule femme. Les situations problématiques que nous connaissons seraient désormais quelque chose d’objectif dont les hommes se devraient de discuter. Voilà vers quoi on se dirige. Et puis il y a aussi les congrès où de quelconques représentantes de la mouvance gender sont présentes et n’ouvrent pas la bouche. Au lieu de rester assises là à écouter ce qui se dit, cette totale déconstruction, on devrait – d’un point de vue purement pratique – faire un scandale. Il faut absolument qu’on reprenne l’habitude d’emporter des tomates avec nous.

ça me fait penser à cette campagne de Ursula von der Leyen pour inciter les diplômées à faire à nouveau des enfants. Von der Leyen se présente comme féministe conservatrice, mère de sept enfants, infirmière auprès de ses vieux parents, femme politique, médecin et dieu sait quoi encore. Cette femme ne peut évidemment pas être un modèle à suivre. Cette femme est un personnage de BD.

dieStandard.at: On observe de telles tendances en Autriche également.

Scholz : Je veux bien le croire. Il faudrait qu’il y ait une grève des naissances. Nous devrions dire : nous ne participerons pas à ce darwinisme social, pour ne pas dire ce racisme. Car, en définitive, cela revient à encourager les femmes des classes moyennes à se reproduire, à faire des enfants en portant la double charge sur leurs épaules ; quant aux plus pauvres, les allocataires de Hartz IV, au mieux elles devraient se faire stériliser. Comment se fait-il que tout le monde ne hurle pas au scandale ?

dieStandard.at : Votre critique de la dissociation-valeur reste un débat très académique. Comment pourrait-on faire naître de la solidarité sur l’axe de l’appartenance sexuelle, et accueillir notamment des ouvrières à nos côtés ?

Scholz : ça m’étonnerait qu’aujourd’hui je puisse aller directement chez l’ouvrière lambda ou la femme des classes populaires avec ma construction théorique sous le bras. Le discours théorique est une sphère à part. Je ne peux pas tout simplement passer à l’action politique au sein d’un parti ou d’une initiative citoyenne ; la théorie critique demande au préalable à être développée de manière indépendante et sans égards. Pour ce qui est du scandale actuel, on devrait peut-être faire campagne avec un certain nombre de femmes célèbres, afin de mettre en lumière les implications social-darwinistes de ce genre de politique.

Propos recueillis par Sandra Ernst Kaiser pour dieStandard.at
http://diestandard.at
                                                                                          Traduction et notes: Sînziana

Lire aussi: http://debord-encore.blogspot.fr/2012/12/marie-etends-ton-manteau.html
http://sites.google.com/site/tracesautonomes/la-pensee-queer
http://debord-encore.blogspot.fr/2011/07/deux-ou-trois-choses-que-vous-ignorez.html
http://debord-encore.blogspot.fr/2011/01/regarding-krisis-group-division.html

[1] Interview réalisée par dieStandard.at, site féministe du quotidien autrichien de gauche Der Standard, après la conférence de R. Scholz sur « Crise et catégorie sexuelle » à Vienne en janvier 2011, dans le cadre de la semaine consacrée à « Crise et théorie des crises » : http://diestandard.at/1295570613983/krise-und-geschlecht-queer-hat-sich-ausgelebt.
[2] Das Geschlecht des Kapitalismus. Feministische Theorien und die postmoderne Metamorphose des Patriarchats, Bad Honnef, 2000. Le premier chapitre de ce livre, ainsi qu’un résumé des thèses de Roswitha Scholz établi par Johannes Vogele, ont été publiés en français dans l’ouvrage collectif sous la direction de Patrick Vassort et Richard Poulin, Sexe, capitalisme et critique de la valeur. Pulsions, domination et sadisme sociale, M éditeur, Canada, 2012 (distribué également en France). Ce livre a été également traduit en castillan et publié en Espagne en 2012.
[3] Trümmerfrauen désigne les Allemandes et les Autrichiennes qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, leurs maris étant souvent morts, prisonniers, invalides, etc., entreprirent le déblaiement et la reconstruction des villes bombardées par les Alliés.
[4] Ville universitaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où a enseigné notamment Claudia von Werlhof dans les années 1970-80.
[5] A Londres en mars 2009. Une 2ème édition a eu lieu en 2010 à Berlin, puis une 3ème en 2011 à New York.

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