lundi 13 décembre 2010

UNDERGROUND - JULIAN ASSANGE

Assange et Dreyfus auscultent l'Underground des hackers et font part de leurs expériences 
SUELETTE DREYFUS
JULIAN ASSANGE


Hacking, madness and obsession on the electronic frontier
‘Gripping, eminently readable.. Dreyfus has uncovered one of this
country’s best kept secrets and in doing so has created a highly
intense and enjoyable read’ -- Rolling Stone

Literary Freeware: Not for Commercial Use.
Copyright (c) 1997, 2001 Suelette Dreyfus & Julian Assange
This HTML and text electronic version was arranged by Julian Assange
and is based on the printed paper edition.
Permission is granted to make and distribute verbatim copies of this
publication provided the copyright notice and this permission notice are
preserved on all copies and distribution is without fee.

INTRODUCTION
______________________________________________________________
My great aunt used to paint underwater.
Piling on the weighty diving gear used in 1939 and looking like something out of 20000 Leagues Under the Sea, Lucie slowly sank below the surface, with palette, special paints and canvas in hand. She settled on the ocean floor, arranged her weighted painter’s easel and allowed herself to become completely enveloped by
another world. Red and white striped fish darted around fields of blue-green coral and blue-lipped giant clams. Lionfish drifted by, gracefully waving their dangerous feathered spines. Striped green moray eels peered at her from their rock crevice homes.
Lucie dived and painted everywhere. The Sulu Archipelago. Mexico. Australia’s Great Barrier Reef. Hawaii. Borneo. Sometimes she was the first white woman seen by the Pacific villagers she lived with for months on end.
As a child, I was entranced by her stories of the unknown world below the ocean’s surface, and the strange and wonderful cultures she met on her journeys. I grew up in awe of her chosen task: to capture on canvas the essence of a world utterly foreign to her own.
New technology--revolutionary for its time--had allowed her to do this. Using a compressor, or sometimes just a hand pump connected to air hoses running to the surface, human beings were suddenly able to submerge themselves for long periods in an otherwise inaccessible world. New technology allowed her to both venture into this unexplored realm, and to document it in canvas.
I came upon the brave new world of computer communications and its darker side, the underground, quite by accident. It struck me somewhere in the journey that followed that my trepidations and conflicting desires to explore this alien world were perhaps not unlike my aunt’s own desires some half a century before. Like her journey, my own travels have only been made possible by new technologies. And like her, I have tried to capture a small corner of this world.
This is a book about the computer underground. It is not a book about law enforcement agencies, and it is not written from the point of view of the police officer. From a literary perspective, I have told this story through the eyes of numerous computer hackers. In doing so, I hope to provide the reader with a window into a mysterious, shrouded and usually inaccessible realm.
Who are hackers? Why do they hack? There are no simple answers to these questions. Each hacker is different. To that end, I have attempted to present a collection of individual but interconnected stories, bound by their links to the international computer underground. These are true stories, tales of the world’s best and the brightest hackers and phreakers. There are some members of the underground whose stories I have not covered, a few of whom would also rank as world-class. In the end, I chose to paint detailed portraits of a few hackers rather than attempt to compile a comprehensive but shallow catalogue.
While each hacker has a distinct story, there are common themes which appear throughout many of the stories. Rebellion against all symbols of authority. Dysfunctional families. Bright children suffocated by ill-equipped teachers. Mental illness or instability. Obsession and addiction.
I have endeavoured to track what happened to each character in this work over time: the individual’s hacking adventures, the police raid and the ensuing court case. Some of those court cases have taken years to reach completion. Hackers use ‘handles’--on-line nicknames--that serve two purposes. They shield the hacker’s identity and, importantly, they often make a statement about how the hacker perceives himself in the underground.
Hawk, Crawler, Toucan Jones, Comhack, Dataking, Spy, Ripmax, Fractal Insanity, Blade. These are all real handles used in Australia.
PDF Full
Site for Julian Assange (5 Languages) : http://freeassange.org/



dimanche 12 décembre 2010

Les faux-amis de la commune de Tarnac


C'est dommages les quelques sous-entendus anti-campagne alors que depuis toujours les citadins éprouvent le besoin de se ressourcer et/ou faire oublier dans le terroir,  ce qui en soit n'a rien d'une trahison. 


 [Tout ce qui est avancé ici, malgré de fortes ressemblances avec de simples vannes bêtes, gratuites et méchantes, est en fait tiré du texte dont nous parlons, d’interviews données au figaro et au journal du dimanche et autres interventions publiques comme sur La Chaîne Parlementaire]


Il y a quelques jours, un site prétendument libertaire publiait un appel datant du 1er décembre et signé des « Des Amis de la Commune de Tarnac ».
On pourra le lire ici: http://juralibertaire.over-blog.com/article-les-amis-de-la-commune-de-tarnac-62731387.html
Nous sommes nombreux chaque jour à venir chercher quelques infos et de l’actualité sur le net a propos de la conflictualité sociale : récits de luttes, de grèves, d’occupations, émeutes dans les rues, les prisons et les centres de rétention, communiqués d’actions, ou bien de la théorie pour enrichir notre analyse. Chacun va y chercher ce dont il a besoin dans ses propres luttes, pour sa propre émancipation, conscients cependant qu’Internet n’est pas un outil neutre.
Seulement, tomber sur une infamie pareille relève de l’agression ; et nous n’en aurions pas fait des tonnes s’il s’agissait d’une publicité pour la fondation abbé pierre. Cet appel à souscription n’apporte rien à nos luttes et nos révoltes, il n’est qu’un appel à des pauvres qui luttent dans leur quotidien (les adresses mails et les sites choisis pour la diffusion de ce texte en témoignent), à mettre leur argent dans la retraite dorée de quelques radicaux résignés à tout bouleversement insurrectionnel effectif et retirés dans la cambrousse. Loin de nous l’idée de condamner celles et ceux qui ne tiennent pas le coup, qui perdent l’espoir et l’énergie d’en découdre physiquement avec ce monde, tant qu’ils ne viennent pas nous mendier quelques sous pour financer leurs vacances militantes qui pourraient au contraire servir au développement de luttes et d’outils pratiques et théoriques comme des brochures, des journaux, des revues, des bulletins, des lieux, des banderoles, des tracts, du matos etc. La question de l’argent est rarement abordée parmi nous... Mais oui, tout cela coûte cher, surtout lorsque très peu de gens produisent et que beaucoup en profitent. Et nous n’avons pas tous des « fonds de dotation  » avec exonérations d’impôts, beaucoup d’entre nous ne payent généralement pas ou peu d’impôts.
D’abord, l’appel à souscription commence par une phrase qui a le don de nous mettre en colère : « Nous ne vous écrivons pas, aujourd’hui, pour vous entretenir des obscurs dédales de procédure dans lesquels la justice s’attache à enfermer certains d’entre nous, et dont nous essayons encore de les sortir. » Encore heureux que vous nous parliez pas de votre stratégie tous-les-moyens-sont-bons de défense, du cynisme qui caractérise vos apparitions médiatiques. Encore heureux que vous ne nous renvoyiez pas à la gueule votre sale attitude de balance*, expliquant à Mr le juge antiterroriste que plutôt que de vous arrêter, il aurait fallu explorer « la piste allemande » (menant à des arrestations et interrogatoires en Allemagne). A expliquer à la terre entière que vous n’êtes que de gentils intellectuels et philosophes de salon qui ne font que se questionner sur le monde au coin du feu, des pâquerettes dans les cheveux, clamant votre innocence de partout pendant que des camarades font le pari d’assumer ce qu’ils sont en rejetant le vocable et les catégories imaginaires de l’ennemi, ils croupissaient en même temps que vous au trou. Et nous passons sur votre front médiatique commun avec les députés, sénateurs, maires, magistrats, flics etc. pour racler les fonds de tiroir de la gauche et lui trouver une nouvelle cause républicaine et citoyenne en vos viles personnages. Il est si séduisants en effet, d’imaginer ce costaud à lunettes, en jean et pull-over rouge que l’Etat accuse d’être un dangereux terroriste, mais qui vous sert aujourd’hui un gâteau au chocolat, surtout que plus jeunes nous adorions Batman.
« Tout les moyens sont bons pour sortir nos amis de prison », entendait-on, dans ce cas là vous n’aviez qu’à vous dénoncer ou dénoncer vos autres amis pour les actes reprochés.
« Si nous nous sommes installés à Tarnac, c’est bien sûr pour la vieille tradition de résistance à l’autorité centrale, d’entraide populaire, de communisme rural qui y survivait. » Vous oubliez de préciser que si vous vous êtes installés à Tarnac, c’est aussi parce que Gérard Coupat, après avoir amassé sa petite fortune dans les laboratoires de mort de l’industrie pharmaceutique, vous a gracieusement offert une propriété et quelques entreprises. Mais Gérard est-il à sec maintenant ?
C’est donc à nous dorénavant de financer votre « bar-épicerie » et ses « repas ouvriers » à 12€ tels que vous les présentiez à vos amis du show business il y a quelques mois de cela. Mais nous savons que vous êtes des « athlètes de l’esprit », que vous trouverez bien une manière de faire avaler tout cela à quelques jeunes en manque de perspectives qui à d’autres époques auraient grossis les rangs d’un Woodstock ou des Krishnas.
« À présent, nous nous lançons dans l’installation d’une scierie et d’un atelier bois afin de construire des habitats à bas coût pour qui vient repeupler le plateau. » Le projet est clair, monter une nouvelle colonie de peuplement sur le mode des communautés rurales post-soixante-huitardes, qui en effet, si on en tire un quelconque bilan, auront vraiment réussies à révolutionner ce monde.
Que les choses soient claires, si vous voulez assurer votre fuite de la guerre sociale (on évitera de classe avec vous) en trayant des vaches, grand bien vous fasse, mais ne venez pas mendier à ceux qui luttent et qui vivent dans la grande majorité des cas dans la précarité.
Braquez les éditions de la Fabrique, allez chercher l’argent où il se trouve, videz le portefeuille des bourgeois qui vous ont soutenus et chez qui votre récit émouvant de teletubbies poujadistes, de commerçants modèles, l’innocence même, persécutés par un pouvoir si injuste que votre petit business éco-humain menaçait de ses griffes de liberté. Et de grâce, en même temps que vous arrêterez de nous racketter (émotionnellement et financièrement), arrêtez d’embarquer avec vous tout ce qui se fait de jeune, naïf et sincère en lui faisant croire qu’il fera la révolution en produisant son propre placo-plâtre bio.
« Or quelque chose nous dit que ce n’est pas l’État qui, dans les circonstances présentes, va nous soutenir dans cette louable direction. » Nous prierons pour que d’autres circonstances émergent dans lesquelles l’Etat voudra bien financer votre petite colonie de vacance, mais peut être que stratégiquement, faire de l’entrisme à Club Med pourrait vous permettre d’y monter un Club Med Tarnac réservé à la gauche de la gauche. Une stratégie qui permettrait donc de déclencher une insurrection sans avoir à passer par des moyens trop subversifs comme la pétition. Nul doute que votre maître à penser, Blanqui, si il était encore vivant, viendrait traire des canards à vos cotés.
Ce que l’on peut admirer chez vous, c’est que vous ne faites pas les choses à moitié, avec vous un simple appel au soutien financier devient « une structure », « un fonds de dotation », qui va nous permettre (vraiment, merci) « de donner de l’argent et de déduire les deux tiers de leur don de leurs impôts », faites attention cependant à ne pas trop concurrencer Habitat & Humanisme sur le marché caritatif, qui elle aussi œuvre au pansement des plaies de ce monde et aux exonérations fiscales. « Elle a vocation à recueillir et redistribuer des fonds à des initiatives vivifiantes pour le plateau. » Car oui, nos régions ont du talent !
Camarades ! Si vous avez vraiment de l’argent à jeter, envoyez le plutôt aux caisses de solidarité et aux initiatives locale que vous souhaitez voir vivre. Mais pour les réalistes, ceux qui veulent agir ici et maintenant pour l’insurrection qui vient, il vous suffira de remplir ce formulaire :

Antiautoritaires en colère


 
*Ils n'ont pas eu l'occasion de "balancer" les camarades allemands. Ceux-ci ayant revendiqué leurs actes par un texte signé et connu des flics.
http://img20.imageshack.us/img20/4702/61100207.jpg

Un locataire de Coupat menacé d'expulsion


"...Le locataire d'un local commercial à Paris appartenant à Julien Coupat, le leader du groupe de Tarnac, soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV à l'automne 2008, est sous le coup d'une menace d'expulsion pour loyers impayés, a-t-on appris samedi de source proche du dossier. Cette menace d'expulsion vise le locataire d'une papeterie située rue Ambroise dans le XIe arrondissement, dont Julien Coupat est le propriétaire en titre. Julien Coupat est le principal mis en examen pour des actes présumés de terrorisme dans l'affaire du sabotage de lignes SCNF en novembre 2008. Il a passé un peu plus de 6 mois en détention préventive, et a été remis en liberté le 28 mai 2009."

Réunions secrètes pour assurer la suprématie des banques



Les grandes banques qui dominent le marché très opaque et lucratif des produits dérivés tiennent des réunions secrètes une fois par mois pour maintenir leur suprématie, affirme dimanche le New York Times.
"Ces hommes partagent un objectif: protéger les intérêts des grandes banques dans le marché des dérivés, l'un des domaines les plus lucratifs et controversés de la finance", écrit le quotidien.
Ces hommes qui viennent "notamment de JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley", "partagent aussi un secret: les détails de leurs réunions, et même leurs identités, qui sont totalement confidentielles", ajoute-t-il.
"Ces banquiers forment une commission puissante qui permet de superviser les dérivés", des instruments qui, notamment dans les secteurs de l'assurance ou du pétrole, aident à se prémunir de risques, explique le quotidien.
En théorie, "ce groupe existe pour préserver l'intégrité de ce marché de milliers de milliards de dollars" mais en pratique "il défend également la domination des grandes banques".
"Les banques de ce groupe, qui sont affiliées à une nouvelle chambre de compensation de dérivés", "se sont battues pour bloquer l'entrée d'autres banques sur ce marché, et elles essaient d'entraver les efforts destinés à rendre toute l'information sur les prix et les commissions disponible pour tous", ajoute l'article du New York Times.
Il donne en exemple l'entreprise de fioul de chauffage Robinson Oil, une PME dirigée par Daniel Singer, qui utilise les dérivés pour créer des tarifs fixes pour ses clients et se prémunir des variations des prix pétroliers. Mais "il ne sais pas si ses prix pourraient être plus bas car les banques ne divulguent pas les frais associés aux dérivés".
"Les grandes banques influencent les règles gouvernant les produits dérivés à travers plusieurs groupes industriels", notamment "des chambres de compensation comme ICE Trust, qui tient les réunions mensuelles avec neufs banquiers à New York", poursuit le quotidien.
La réforme financière américaine votée en juillet au Congrès établit que beaucoup de produits dérivés seront dorénavant échangés non plus de gré à gré mais à travers des chambres de compensation.
Gary Gensler, président de la Commission de courtage des contrats à terme de matières premières (CFTC), l'organisme qui régule beaucoup de dérivés, voudrait limiter l'influence des banques sur ces institutions, fait valoir le New York Times.
Mais "des parlementaires républicains, dont beaucoup ont reçu d'importantes contributions financières à leur campagne de la part de banquiers, disent qu'ils ont l'intention de faire barrage à la plupart des mesures de la réforme", alors que le texte de loi est en train d'être traduit dans les réglementations.
D'après le quotidien, la division anti-cartels du département de la Justice mène de son côté une vaste enquête sur ce marché.

L'Arme des Anonymous LOIC ici 

Julian Assange Wikileaks attaque l’Empire

Assange, 39 ans, est australien, même si Julia Gillard, premier ministre australien, a menacé de le déchoir de sa nationalité. Il est décrit par des collègues de travail comme quelqu’un de charismatique, de motivé et d’une intelligence supérieure, possédant des dons exceptionnels pour le piratage informatique. Pour ses détracteurs, il n’est que quelqu’un qui cherche à se faire de la publicité et un coureur de jupons. In 1995, il est accusé avec un ami d’avoir piraté des dizaines de sites et écope d’une amende, avec la promesse de bien se tenir dorénavant. Il signe avec Suelette Dreyfus un livre, "Underground" (version anglais PDF), qui évoque le côté subversif d’internet. Dreyfus décrit Assange comme quelqu’un de "passionné par les notions d’éthique et de justice, et sur ce que les gouvernements doivent et ne doivent pas faire". Il lance Wikileaks en 2006 pour servir de "boite aux lettres mortes" des documents confidentiels que souhaiteraient divulguer des militaires – les véritables héros de cette saga, ces soldats inconnus écœurés du rôle de mercenaires qu’on leur fait jouer. Son collectif développe des tactiques de guérilla dans le style de Robin des Bois, déplaçant les communications et les gens d’un pays à l’autre pour s’appuyer sur les lois qui défendent la liberté d’expression. Daniel Schmitt, le co-fondateur de WL décrit Assange comme "une des rares personnes qui se soucie véritablement de promouvoir des réformes positives dans le monde actuel à un tel point qu’on est prêt à s’engager dans des actions radicales". Wikileaks a dû, cette année, passer à un serveur dédié en Suisse après que plusieurs fournisseurs de services d’Internet ont fermé le site, sous prétexte qu’il mettait des vies en danger, alors qu’il avait bien spécifié qu’il s’appliquait à passer au crible les télégrammes de l’armée en provenance d’Afghanistan et d’Irak, justement pour éviter cela. Son site a également subi une attaque et Paypal (la société américaine de paiements par internet) a désactivé son compte (réactivé par la suite – NDT). Il ne fait aucun doute que Gillard, le procureur suédois, PayPal, et les autres subissent tous des pressions de la part du gouvernement US pour qu’ils contribuent à supprimer ce rayon de lumière qui met à jour ses nombreux crimes. Seul le fournisseur de service internet OVH a annoncé qu’il n’avait pas l’intention de mettre fin à l’hébergement de Wikileaks, et un juge a rejeté la demande du ministre de l’industrie, Éric Besson, de les forcer à le faire.
Les hackers admirateurs de Quichotte ont créé des sites miroirs et lancent actuellement des attaques de déni de service contre ses ennemis d’internet.
Coldblood, membre du "computer group Anonymous" a expliqué à la BBC : "les sites web qui s’inclinent devant les pressions du gouvernement sont devenus des cibles. Nous estimons que Wikileaks est, à l’heure actuelle, plus qu’une histoire de diffusion de documents secrets, c’est devenu un champ de bataille, le peuple contre l’État".
L'Arme des Anonymous LOIC ici
source et suite

samedi 11 décembre 2010

Plus fort que Wikileaks

Des néo-anarchistes critiquent (un petit peu) Antonio Negri

Portrait craché                           

Antonio Negri est né le 1er août 1933 à Padoue, capitale culturelle de cette région de la Vénétie boutiquière et bigote par tradition. Fervent croyant, le jeune Toni Negri découvre le militantisme lorsqu’il entre dans l’organisation religieuse de jeunesse Azione Catolica [Action Catholique]. Les années 1950 en Italie sont les années de la relance économique du pays, prodigieux phénomène capitaliste qui s’inscrira pour toujours dans les yeux et le cœur de Negri. Celui-ci, après avoir abandonné Dieu pour Marx, se met à fréquenter les milieux de la Nouvelle Gauche. Dans les années 1960, Negri participe activement à l’élaboration de l’ "opéraïsme" comme rédacteur des Quaderni Rossi [Cahiers rouges] d’abord, de Classe Operaia [Classe ouvrière] ensuite. Qu’est-ce que l’opéraïsme ? C’est l’idéologie selon laquelle l’usine est le centre de toute la lutte de classe, et les ouvriers les seuls artisans de la révolution parce que, par leur lutte, ils poussent le capital à se développer dans le sens de la libération. Les opéraïstes prennent ainsi comme objectifs les partis et les syndicats, mais ces derniers seront critiqués, et même plutôt blâmés, pour n’avoir pas mené effectivement à bien ce que l’on suppose être leur devoir. Quant à toutes les formes de luttes extérieures au monde de l’usine, elles sont condamnées ou ignorées. Inutile de dire qu’aucun des divers intellectuels qui ont donné vie à l’opéraïsme, la plupart du temps venus du parti socialiste ou du parti communiste, n’a jamais travaillé un seul jour en usine. Negri, par exemple, préférait de beaucoup enseigner la "doctrine de l’État" à l’université de Padoue et laisser le douteux plaisir de la chaîne de montage aux prolétaires. Quant à la stratégie opéraïste, au-delà d’une phraséologie extrémiste, elle consistait à vouloir "remettre en mouvement un mécanisme positif de développement capitaliste" à l’intérieur duquel "faire jouer la richesse d’un pouvoir ouvrier plus pesant" à travers "l’usage révolutionnaire du réformisme".

En 1969, Negri fut l’un des fondateurs de Potere Operaio [Pouvoir ouvrier], organisation qui joint à l’apologie habituelle de l’existant ("toute l’histoire du capital, toute l’histoire de la société capitaliste est en réalité une histoire ouvrière") un objectif déclaré d’hégémonie sur le reste du mouvement qui se concrétise par la condamnation du "spontanéisme" au nom d’une centralisation des luttes plus efficace ("assurer dans les faits l’hégémonie de la lutte ouvrière sur la lutte étudiante et prolétaire… pour planifier, guider, diriger les luttes ouvrières de masse"). Potere Operaio se dissout en 1973 sans avoir réussi à centraliser et diriger quoi que ce soit, et de ses cendres naît le bloc politique dénommé Autonomia Operaia [Autonomie ouvrière], lui aussi obsédé par les fantasmes léninistes de la conquête du pouvoir. Nous sommes au début des années 1970 et le mouvement révolutionnaire dans son ensemble commence à se poser la question de la violence. Dans ses livres, Negri exalte la figure de l’ "ouvrier criminel", justifie le recours au sabotage et à la lutte armée, mais toujours dans les cadres d’une vision marxiste-léniniste de l’affrontement social. Chez Negri est toujours présente une acceptation sans condition du capitalisme et sa justification puisque, comme il l’écrira dans un de ses livres paru en 1977, "le communisme est imposé avant tout par le capital comme condition de la production. Seule la construction du capitalisme peut nous donner des conditions vraiment révolutionnaires". Cette identification, selon ses dires, doit être portée jusqu’à ses conséquences extrêmes : "la forme capitaliste la plus avancée, la forme de l’usine, est admise à l’intérieur de l’organisation ouvrière elle-même". Mais, bien que sa production théorique soit plutôt fructueuse, on ne peut pas dire qu’à cette dernière corresponde une égale influence pratique. Les milliers de révolutionnaires qui ont participé à l’attaque armée contre l’État, attaque qui atteindra son point culminant en 1977-1978, ne savaient pas quoi faire des dissertations philosophiques du professeur de Padoue. Pourtant, quelqu’un le prend au sérieux : un magistrat de sa ville, Guido Calogero, qui pense que Negri serait le véritable chef des Brigades Rouges. Hypothèse manifestement absurde mais qui, quand même, s’adaptait bien aux exigences de l’État : mettre en avant une partie du mouvement, la plus en évidence, afin de passer sous silence le mouvement dans son ensemble. Dans le domaine des actions, ceci s’était déjà produit avec les Brigades Rouges, dont les exploits avaient soulevé une clameur médiatique telle qu’elle recouvrit les milliers de petites actions d’attaque accomplies ces années-là. Dans le champ des idées, pourquoi ne pas répéter la même opération en utilisant le nom retentissant du professeur de Padoue ? Et surtout, pourquoi ne pas réunir les deux aspects ? Ainsi, l’odyssée judiciaire de Toni Negri commence le 7 avril 1979, au moment où il est arrêté avec des dizaines d’autres militants au cours d’un coup de filet contre les milieux d’Autonomia Operaia. L’accusation : association subversive et bande armée. Puis, en quelques mois, les inculpations contre Negri se multiplient, jusqu’à inclure l’insurrection armée contre les pouvoirs de l’État, la séquestration et l’homicide du dirigeant démocrate-chrétien Aldo Moro, et dix-sept autres homicides (accusations dont il sera absous au cours des années suivantes). C’est durant cette période que les "confessions" des repentis et les lois spéciales voulues par le ministre de l’Intérieur Cossiga remplirent les prisons italiennes de milliers de militants, déchaînant de fortes tensions sociales. En décembre 1980 éclata une révolte dans la prison de Trani, où Negri était détenu. Victime de l’image médiatique du "mauvais professeur", Negri fut incriminé sous l’accusation d’en être l’un des instigateurs (cinq ans plus tard, en conclusion du procès, il sera acquitté). En réalité, Negri, à part continuer à écrire des livres, est beaucoup plus intéressé à consolider l’État qu’à le subvertir. Dans ses écrits, il commence à formuler l’hypothèse aberrante de la dissociation. Dénué de toute dignité, habitué au pire opportunisme, Negri suggère à l’État de concéder des facilités judiciaires à ceux des détenus politiques qui répudieraient publiquement l’usage de la violence et qui déclareraient objectivement terminée la guerre contre l’État. Inutile de dire que, lors des affrontements avec les prisonniers qui ne renieront pas leurs choix, l’État justifiera son usage d’une poigne de fer. L’idée de Negri commence à se répandre dans les prisons ; le mirage lointain d’une liberté obtenue en abjurant trouve ses mendiants. En 1982 est diffusé un document signé par 51 prisonniers politiques dans lequel est déclarée close l’époque de la révolte armée contre l’État, premier d’une longue série. En février 1983 commence le procès contre Negri et les autres inculpés arrêtés le 7 avril 1979. Profitant de la clameur du procès, le parti radical —qui représente ces bourgeois "sincèrement démocratiques", chantres de la non-violence et du pacifisme— propose à Negri d’être candidat sur ses propres listes lors d’imminentes élections. Une fois élu, ce serait pour lui la liberté grâce à l’immunité parlementaire. Les radicaux exigent cependant que Negri, dans le cas où le Parlement lui retirerait son immunité, reste de toute façon en Italie et continue à mener depuis la prison la bataille pour sa libération. Negri accepte la candidature et promet aux radicaux qu’en aucun cas il ne s’enfuira à l’étranger. Élu à la Chambre des députés le 26 juin 1983, Negri sort de prison le 8 juillet. Sa libération déchaîne la réaction des forces politiques conservatrices qui travaillent tout l’été pour fixer au 20 septembre le vote sur la levée de l’immunité parlementaire de Toni Negri. À la veille de ce vote, le 19 septembre, Toni Negri se réfugie en France. Le lendemain, le Parlement lui retire l’immunité par 300 voix contre 293. Le 26 septembre, le procès du "7 avril" se termine par la condamnation de Negri.
En France, on ne peut pas dire que Toni Negri ait longtemps connu la dure vie de l’exilé. Professeur d’université de réputation mondiale, il est, dès novembre 1983, nommé membre étranger du conseil du Collège international de philosophie. De 1984 à 1997, alors qu’en Italie l’État approuve sa suggestion et promulgue une loi qui récompense la dissociation, Negri enseigne à l’université Paris-VIII et à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. En outre, il effectue des recherches sociologiques pour le compte de divers ministères et d’autres institutions gouvernementales françaises. Durant cette période, Negri publie plusieurs livres et se découvre des affinités avec les intellectuels post-structuralistes français, avec lesquels il partage par exemple la négation de l’autonomie individuelle. Parmi ses interventions de ces années-là, rappelons son adhésion à la demande d’une amnistie qui décrète la fin des luttes des années 1970, sa sympathie pour le nouveau parti de la Lega (parti raciste, défenseur des intérêts des petits et moyens entrepreneurs, né en Vénétie, ce qui n’est pas un hasard), sa réconciliation publique avec l’ex-ministre de l’Intérieur Cossiga, principal responsable de la répression du mouvement à la fin des années 1970.
Le 1er juillet 1997, Toni Negri rentre volontairement en Italie et est incarcéré à la prison romaine de Rebibbia, où il doit finir de purger ses peines (notablement réduites du fait de deux remises générales concédées en 1986 et 1988). En juillet 1998, Negri obtient le droit de travailler à l’extérieur dans une coopérative de volontaires lié à Caritas puis, en août 1999, il est mis en semi-liberté (il sort de prison le matin pour y rentrer le soir). En 2000, Negri revient à l’avant-scène avec la publication de son livre Empire, écrit en collaboration avec Michael Hardt, qui rencontre un énorme succès. En Italie, où son nom réveille de brusques souvenirs et où, à cause de cela, il est victime de l’ostracisme d’une industrie éditoriale assujettie au pouvoir politique le plus conservateur, son livre ne sera publié qu’en 2002. Toni Negri est aujourd’hui le point de référence théorique du mouvement des Disobbedienti, ex-Tute bianche, dont le langage, par moments extrémiste, ne les a toutefois pas empêchés d’accéder de plein droit aux cercles de la gauche institutionnelle.

Traduit de l’italien. Note rédigée pour l’édition américaine de Barbares : Barbarians. The disordered insurgence, pp. 4-8, Venomous Butterfly Publications, 2003
[ Dans la brochure Negrisme & Tute bianche : une contre-révolution de gauche (éd. Mutines Séditions, 36 p., août 2004), pp. ]17-20
Pour aller plus loin: L'Arme des Anonymous LOIC ici

Negri vu par les théoriciens de la "Critique de la valeur"

TOTALITARIAN ECONOMY AND PARANOIA OF TERROR

The Death Wish of Capitalist Reason     

Great and symbolic catastrophes in the history of humanity have repeatedly triggered off contemplation, in which the powerful of the world lay off their hubris, societies reflect upon themselves and recognize their limits. Nothing of the sort is to be observed after the kamikaze attacks on the nerve centers of the USA in the capitalist world society. It almost seems as if the barbaric attack out of the darkness of irrationality did not only flatten the World Trade Center, but also the last bit of faculty of judgement of the world democratic public. This society does not want to recognize itself in the mirror of terror; instead, it becomes even smugger under the impression of horror. The more forcefully it is shown its limits, the more vehemently it insists on its own power, and the more stubbornly it cultivates its one-dimensionality.
After the terror attack the functional elites, the media, and the rank and file of the global system of "capitalism and democracy" act as if they were all actors and extras in a real production of the film "Independence Day." Hollywood foresaw an apocalyptic event and filmed it as a presentation of patriotic kitsch and hillbilly morals. That is how the culture industry trivialized and made unreal the reality of the catastrophe, before it even became real. The spontaneous mourning and complete bewilderment is overlapped by the false rituals of a programmed reaction pattern, which makes impossible any understanding of the connection between terrorism and the ruling order.
The hardening of the official democratic consciousness to an angry insensibility becomes clear, when the amateur actor US president conjures up a "monumental battle between good and evil." By means of this naive view of life, the own inner contradictions are projected outwards. It is the elementary scheme of all ideologies: Instead of uncovering the connection in which one is entangled in, a foreign cause for the events must be found and an external enemy is defined. But in contrast to the adolescent dream worlds of Hollywood, there will not be a happy end in the hard reality of a collapsing world society.
In the movie "Independence Day," it is fittingly extraterrestrials that attack "God's own country" and are naturally heroically beaten back. This part of the outer-worldly, outer-capitalistic, outer-rational aliens should now be evidently taken over by militant Islamism, as if it was a just now discovered strange culture which has turned out to be a dark threat. In the search for the origin of evil, the Koran is leafed through as if the motives for the usually unexplainable acts can be found there.
Agitated Western intellectuals are not ashamed of labeling terrorism as an expression of a pre-modern consciousness that missed the era of Enlightenment and therefore must demonize the wonderful Western "freedom to self-determination," the free market, the liberal order, and in general everything good and beautiful about Western civilization in acts of blind hate. As if there had never been an intellectual reflection about the dialectic of Enlightenment and as if the liberal notion of progress in the catastrophic history of the 20th century had not long ago embarrassed itself, the arrogant as well as ignorant bourgeois historical philosophy of the 18th and 19th centuries returns as a spectre in the bewilderment over the new type of insane act. In the cramped attempt to ascribe the new type of horror to a strange creature, Western democratic reasoning sinks below any intellectual level for good.
But the fact that all phenomena of globalized society are interrelated, cannot be so cheaply explained: After five hundred years of a bloody and colonial history, after one hundred years of a state bureaucratic industrialization and a catch-up modernization, after fifty years of destructive integration in the world market and ten years under the absurd rule of the new transnational finance capital, there is truthfully no exotic oriental space that one could understand to be foreign and external. Everything that presently happens is directly or indirectly a product of the forcefully standardizing world system. The One World of capital is itself the womb which gives birth to the mega-terror.
It was the militant ideology of Western economic totalitarianism which paved the way for the equally militant neo-ideological delusions. The end of the state capitalist era and its ideas were used as an occasion to bring critical theory to silence. The contradictions of capitalist logic were not allowed to be talked about, they and the questions of social emancipation beyond the commodity producing society were declared to be irrelevant. With the supposed final victory of the market and competitive principle, the intellectual ability of reflection of Western societies came to an end. The people of this world were to become identical with capitalist functions, even though the majority was already marked as "redundant."
While the financially capitalist crisis mechanisms of shareholder value threw billions of people into poverty and despair, the majority of the global intelligentsia mockingly sang the song of capitalist democratic optimism. They now have paid the price: When critical reason is silenced, its place is taken by murderous hate. The objective unbearableness of the ruling mode of production and living no longer asserts itself in a rational, but an irrational manner. After the retreat of Critical Theory the advance of religious and ethno-racist fundamentalism followed. As long as the fundamental emancipatory critique of capitalism does not form itself anew, the eruptions of social and ideological paranoia will be the sole gauge for measuring the degrees in which the contradictions of the world society have matured. Under these conditions this means the new quality of mega-terrorism in the USA, the officially ignored and downplayed crisis of the globalized capitalist system, has taken on a new dimension.
That which seems to be a strange fury of terror, did not only grow up on the capitalist One World breeding ground, but was also bred by the repressive power apparatus of the Western democracies themselves, which now wash their hands in innocence. Saddam Hussein was armed by the West against the Iranian mullah-regime, which itself crawled out of the modernization ruins of the shah-regime. The Taliban were coddled by the USA, were schooled and armed with efficient anti-aircraft missiles because back then everything that was pointing toward the Soviet Union counted as belonging to the realm of the "good." And the muddle-head Usama bin Laden, now blown up to be the mythical incarnation of evil, for the same reason entered the world arena of armed paranoia originally as a "baby" of Western secret services. The "security" imperialism of NATO, which wants to forcefully hold under control the part of humanity which is no longer reproducible, also uses presently befriended torture regimes and diverse lunatic characters in Turkey, in Saudi Arabia, Morocco, Pakistan, Columbia and elsewhere. But because this world is coming apart at the seams, one little monster after the other becomes independent. Today's baby is always the "incomprehensible monster" of tomorrow.
The lords of terror, the warriors of God, and clan militias are by no means only outside of the West instrumentalized powers that are now beginning to slip out of its grasp. Their state of mind is also not "medieval," but postmodern. The structural similarities between the consciousness of capitalist "civilization" and the consciousness of the Islamic terrorists cannot be too astounding, if one considers that with capitalist logic it is a matter of an irrational end in itself. The economic totalitarianism also divides the world into "the faithful" and "infidels." The ruling "civilization" of money cannot analyze the origin of terror rationally because it would then have to question itself. Thus, the enlightened West defines Islamism as the "work of the devil," just as vice versa the latter does the West. The irrational dichotomous pictures of "good" and "evil" resemble each other to ridiculousness.
What goes on in the minds of the chief terrorists is in its nature not more bizarre than the ways and means used by the chief managers of global capitalism to make use of and maltreat humans under the destructive force of abstract business economics. Religious terror strikes just as blind and senseless as does the "invisible hand" of anonymous competition, under whose rule millions of children permanently hunger-to name only example, which casts a strange light on the celebrated cult of consternation over the victims of Manhattan.
When between the lines the media indicates a secret admiration for the undreamt of technical and logistical possibilities of the terrorists, the spiritual affinity, in this respect, becomes clear:
Both sides equally belong to the modern "instrumental rationality." For what the uncanny Captain Ahab says in Melville's "Moby Dick," this great parable about the modern age, applies to both: "...all my means are sane, my motive and my object mad." The economy of terror corresponds with the terror of the economy. Therefore, the suicide-attacker turns out to be the logical continuation of the lonely individual in universal competition under conditions of hopelessness. What is now making its appearance is the death wish of the capitalist subject. That this death wish is inherent in Western consciousness itself and is not only produced by the social, but also by the spiritual desolation of the totalitarian capitalist system, is proven by the periodic amok-runs of middle-class kids in the schools of the USA and the murderous attack of Oklahoma, known to be an authentic product of the inner derangement of the USA. The human who is reduced to economic functions becomes just as deranged as the human that is spit out as a "redundant existence" by the process of exploitation. Instrumental rationality releases its children.
Because the irrational core of its ideology is as alike to Islamic fundamentalism as are two peas, capitalism can only call for a crusade, a "holy war" of Western "civilization." Only victims such as star US columnists, brokers in Manhattan, and citizens of Western freedom count as real victims and are mourned in commemorative worship services. In contrast, the deaths of Iraqi civilians and Serbian children that were mutilated by bombs dropped from a height of 10 kilometers because the precious skin of US pilots was not allowed to be scratched, did not appear as human casualties, but as "collateral damage." The global apartheid does not even spare the dead. The Western idea of human rights has a silent prerequisite of personal saleableness and of solvency. Whoever cannot satisfy these criteria is no longer a human, but a unit of biomass. Thus Western fundamentalism divides the world into the allegedly civilized "empire" on the one hand, and the "new barbarians" on the other, as was already determined by the French author Jean Rufin at the beginning of the nineties in the last century.
The empire totters. Within a few months, the myth of economic invulnerability has embarrassed itself with the collapse of the "New Economy." Now the myth of military invulnerability along with the Pentagon has gone up in flames. The utilitarian thought of the functional elites even tries to make use of this catastrophe. In the middle of the fall of the financial markets, one suddenly has the material for the stab-in-the-back legend: Not the ruling order is obsolete when financial bubbles burst and world capitalism possibly collapses, instead the "external shock" of the terror attack was made out to be the cause-as was done by Wim Duisenberg, President of the European Central Bank (ECB). The system failure is redefined to be the external evil of foreign "infidels," but is not made undone by it.
At the same time, a wave of hysterical and pathetic war propaganda rolls as if we wrote August 1914. Everywhere masses of volunteers appear, in the middle of the crash the stocks of the armaments industry rise. But clandestine groups of men, armed with knives and carpet-cutters, do not demand the mass mobilization and concentration of all the powers of society. The terror is no external counter empire at the same level of statehood and war economy. It is the inner nemesis of globalized capital itself. For this reason, it cannot start a new arms boom. And militarily the crusade will also be in vain. If, as is usual, possible retaliatory attacks of the USA from a height of 10 kilometers decimate just any old civilian population or if ground troops wander with many casualties through remote mountain regions, like the army of the Soviet Union was forced to experience in Afghanistan: Capitalism will no longer be able to suck nourishment for its survival out of this pseudo-war against the self-produced demons of the world crisis.
Voices of reason can also be heard, from firefighters in New York to individual journalists and politicians, who at least say that a war would be completely senseless. But this reason threatens to stay helpless and will be washed away by the wave of irrationality if it does not find a way to an analysis of crisis conditions. There is only one way to really rob terrorism of its breeding ground: the emancipatory critique of the global totalitarianism of the economy.

Robert Kurz





Source: Folha de Sao Paulo, 30th Sept. 2001
Konkret (Hamburg), 11/2001

vendredi 10 décembre 2010

Sept policiers condamnés à de la prison ferme

Pour dénonciation calomnieuse               

C'est suffisamment rare pour être souligné. Il y a donc encore des juges capables de résister aux pressions et de condamner des délinquants en uniforme.  

Que le ministre de l'Intérieur prenne fait et cause des policiers dans cette affaire dépasse tout entendement; à quand, par exemple, un Garde des Sceaux prenant la défense d'un notaire auteur d'une fausse signature sur un testament? 

La sanction est bénigne eu égard aux conséquences qu'elle aurait pu avoir, et eu égard, à toute évidence des autres cas similaires plausibles qui doivent se passer quand on voit comment réagit l'ensemble de la profession tout à coup contrariée dans ses habitudes !.. 

Les faits: Sept policiers jugés à Bobigny pour avoir porté de fausses accusations contre un homme ont été reconnus coupables, vendredi 10 décembre, de "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures" et condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison ferme. Trois d'entre eux étaient également poursuivis pour "violences aggravées", l'homme accusé à tort ayant reçu des coups après son interpellation. Les faits remontent au 9 septembre, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un policier avait été blessé à la jambe, percuté par une voiture après une course-poursuite. Lui et ses collègues ont alors menti et accusé, dans leur procès-verbal, le conducteur de la voiture qu'ils poursuivaient. Ce dernier, placé en garde à vue pour tentative d'homicide sur fonctionnaire de police, un crime passible de la perpétuité, a nié les faits.

Au fil des heures, les témoignages des policiers se sont effondrés. En réalité, des collègues à bord d'une seconde voiture étaient à l'origine de l'accident. A la barre, trois policiers ont reconnu avoir menti et affirmé qu'ils s'étaient concertés pour établir un faux procès-verbal. Un policier a accusé un collègue à la barre de lui avoir demandé de rédiger un faux. Ce que les autres n'ont pas reconnu. Dans son jugement, le tribunal a mis en avant "la gravité des faits". Il a expliqué qu'il avait distingué ceux qui étaient poursuivis pour violences aggravées des autres policiers. La victime avait reçu des coups après son interpellation et cinq jours d'incapacité totale de travail lui avaient été prescrits. Le tribunal a expliqué qu'il avait également jugé "selon le degré de participation aux faux en écritures publiques" et selon "l'attitude devant l'IGS [Inspection générale des services, la police des polices] et devant le tribunal"

Juste après le jugement, plus de deux cents policiers en civil et en uniforme se sont rassemblés au pied du palais de justice de Bobigny et ont fait retentir les sirènes d'une quinzaine de voitures de police. Le syndicat extrémiste d'État Synergie (deuxième syndicat d'officiers de police piloté depuis l'Élysée) est a l'origine de cette jacquerie anti-républicaine dirigée contre la justice.

écoutez leur aboiement: "c'est scandaleux", surtout "venant d'une juridiction exonérant souvent de toute peine de prison des trafiquants de drogue, braqueurs ou des multirécidivistes". "C'est un acte politique" "On est scandalisés par le jugement. Pour nous c'est une atteinte au métier de policier", a fustigé M. Bailly. Son syndicat s'est déclaré "en colère, atterré et écœuré" par ce jugement, affirmant relayer la "colère de la base". Quelle Belle Base pour ce syndicat !

Le "métier de policier" pour ces gens consiste à violer les lois pour un bénéfice personnel. Couvrir leurs propres crimes.

source 

Vendetta numérique la suite

«Les Anonymous vont s'en prendre à tous ceux qui ont entravé l'activité de WikiLeaks»   

On peut dire que le groupe des Anonymous était déjà parfaitement au point techniquement, comme on l'a vu lors de leurs opérations précédentes contre la scientologie ou à la RIAA (Recording Industry Association of America), mais ils ont effectivement bénéficié d'une couverture médiatique sans précédent, grâce à l'affaire WikiLeaks. On voit que les plus grands médias et quotidiens nationaux sont en train de découvrir ce groupe et commencent à aller plus loin que la seule appellation de «pirates».

Pour quelles raisons des entreprises comme Visa et Mastercard ont suspendu les paiements vers les comptes de WikiLeaks?
Mastercard avait expliqué prendre cette décision dans le doute sur la légalité des activités de WikiLeaks, même si aucune autorité judiciaire ne s'est prononcée sur le sujet. Visa n'a pas donné d'explication précise. A lire sur le sujet, un télégramme publié hier par WikiLeaks sur les pressions du département d'État américain, sur ces deux sociétés. Le mode d'action commun pour les attaques DDoS (déni de service distribué), qui est de s'appuyer sur un réseau de PC zombies infectés par des virus à l'insu de leur propriétaire, est clairement illégal. Mais dans le cas de la contre-attaque WikiLeaks, il est probable que les attaques viennent d'internautes volontaires, ayant téléchargé le logiciel LOIC, et commandés de manière centralisée par des «opérateurs» sur les réseaux IRC de communications en ligne. Ce cas est plus complexe, mais il reste illégal de porter atteinte à l'intégrité d'un réseau, en l'occurrence celui des sociétés cibles, comme Visa et Mastercard.  

Quelles sont les conséquences financières ou autres pour les entreprises victimes d'une attaque par déni de service? Combien de temps leur faut-elle pour réparer?
Il y a d'abord des conséquences sur leur image, toujours désastreuses, car les sites des entreprises semblent avoir succombé car ils n'étaient pas assez protégés, même si ce n'est pas le cas. Et, financièrement, des sociétés comme Moneybookers (qui est actuellement inaccessible) et PayPal (pas encore visé) brassent des millions lors des transactions effectuées sur leur site, tous les jours. Une indisponibilité de quelques heures est catastrophique. 

Pensez-vous que ce ne soit qu'un buzz?

Un buzz, certainement pas, car il y a l'expression d'une opinion derrière: la défense de la liberté d'expression et d'information. Quant aux prochaines cibles, on ne peut rien savoir, mais on peut prévoir que tous ceux qui ont entravé les activités de WikiLeaks directement devraient y passer, surtout si l'action des Anonymous continue à être aussi médiatisée qu'aujourd'hui. On va s'arrêter là, désolée de ne pas avoir pu répondre aux questions plus politiques, ou concernant le traitement médiatique de l'affaire WikiLeaks sur lesquelles je n'ai pas les compétences nécessaires.

L'activiste Gregg Housh, engagé aux côtés d'Anonymous, confie avoir été lui aussi "surpris que Visa et MasterCard aient coulé". D'après lui, les ordinateurs à la disposition des Anonymes ont atteint le nombre de 3.000 jeudi.
Les sites Web des deux cartes bancaires ont été rendus temporairement inaccessibles -pendant plusieurs heures pour MasterCard. Le service de paiement en ligne PayPal a été rendu partiellement inefficace par intermittence.
Le logiciel LOIC (Low Orbit Ion Cannon) utilisé par les Anonymous a été téléchargé des milliers de fois durant la nuit, rapportait la société de sécurité informatique américaine Imperva, qui recensait vendredi plus de 40.000 téléchargements. Aux Pays-Bas, un adolescent de 16 ans soupçonné d'avoir participé aux attaques informatiques a été arrêté jeudi.

Vous chercher LOIC ? 

C'est simple comme un clic

source

 

Aux connards qui se plaignent de la Neige

Le plus vil des hommes c'est l'automobiliste qui veut "Circuler"
Il se plaint que sa Chiote pourrie soit cramée
Il se plaint du Soleil
Il se plaint de la neige

Paris sous la neige c'est pas mal du tout
Et Londres en furie c'est encore mieux:
Ce pauvre Prince Charles ne peut même plus aller au théâtre tranquille, la populace attaque sa Rolls...

Vous aimez la liberté
Vous voulez faire libérer Julian Assange ?
Vous chercher LOIC ? c'est simple comme un clic

Signez la pétition de soutien à Julian Assange en vous rendant à cette adresse :

http://freeassange.org/sign-petition

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Interview par la TSR de Julian Assange :

http://www.tsr.ch/video/info/2658290-l-integrale-de-l-i...58290
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Et pour plus d'infos sur Assange :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Assange

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Finalement, le site de soutien à Julian Assange (5 Languages) :

http://freeassange.org/
Liens:: http://freeassange.org/sign-petition

jeudi 9 décembre 2010

Liberez Julian Assange Immédiatement

Lorsqu'on est aux commande d'un projet comme WikiLeaks on doit redoubler de vigilance contre les provocateurs-espions alors faire la teuf et baiser avec la première venue c'est dangereux. Le piège basique...
Anna Ardin (la plaignante officielle) est souvent décrite par les médias comme une « gauchiste ». Elle est liée aux groupes anticastristes et anticommunistes financés par la CIA. Elle a publié ses diatribes anticastristes (voir ici et ici) dans le journal de langue suédoise Revista de Asignaturas Cubanas publié par Misceláneas de Cuba. A Oslo, le professeur Michael Seltzer souligne que ce journal est produit par une organisation anticastriste en Suède grassement financée. Il remarque aussi que le groupe est lié à l’Union Libérale Cubaine dirigée par Carlos Alberto Montaner dont les liens avec la CIA sont exposés ici
A Cuba elle a collaboré avec une groupe de femmes anticastriste Las Damas de Blanco. Ce groupe reçoit des fonds du gouvernement US et est soutenu par le terroriste anticommuniste, condamné par la justice, Luis Posada Carriles. Wikipedia cite Hebe de Bonafini, président des Mères de la Place de Mai en Argentine qui déclare « Les soi-disant Femmes en Blanc défendent le terrorisme des Etats-Unis ». 
Qui est le principal accusateur de Julian Assange en Suède ? Elle est une militante pour l’égalité des sexes à l’université d’Uppsula – et qui a choisi de s’associer avec un groupe financé par les Etats-Unis et ouvertement soutenu par un terroriste et assassin notoire. C’est le hasard si ses écrits sont publiés par un groupe grassement financé par les US et lié à l’Union Libérale Cubaine, dont le dirigeant, Carlos Alberto Montaner, est apparu par hasard sur une chaîne de télévision colombienne d’extrême-droite quelques heures seulement après le coup d’état au Honduras. Où il est allé rejoindre le dirigeant du coup d’état manqué en Équateur dirigé contre Correa. Montaner a aussi par hasard bruyamment défendu le coup d’état violent au Honduras et chanté les louanges de la junte militaire hondurienne. Jean-Guy Allard, un journaliste à la retraite qui écrit pour le quotidien cubain Granma, nous décrit le tableau :
« Un couple étrange est apparu sur NTN 24, une chaîne de télévision colombienne d’extrême-droite alignée à la Fox Broadcasting Company aux Etats-Unis. Quelques heures seulement après la tentative de coup d’état à Quito, Equateur, l’agent de la CIA Carlos Alberto Montaner, recherché par le justice cubaine pour terrorisme, s’est joint à un des dirigeants du coup d’état manqué en Équateur, le lieutenant colonel Lucio Gutiérrez, pour attaquer le président Rafael Correa... »
Dans le cas d’Ardin, il est clair qu’elle a organisé une fête en honneur d’Assange dans son appartement après le « crime » et a envoyé un tweet à ses amis pour leur annoncer qu’elle était en compagnie « des gens les plus intelligents et cools de la planète, c’est incroyable ! » Vous pouvez consulter le tweet vous-même sur internet. Le fait qu’Ardin ait tenté de faire effacer ces messages révélateurs est grave. Le fait qu’elle a publié sur Internet un guide sur « comment se venger contre ton petit ami qui te trompe » est encore plus préoccupant. Le contenu exact des SMS du téléphone portable de Wilen n’est pas encore connu mais leur caractère orgueilleux et enthousiaste a été confirmé par les procureurs suédois. Ni Wilen ni Ardin se plaignent de viols. »
Le monde est petit, n’est-ce pas ?
Julian Assange est le visage public de Wikileaks – l’organisation qui a permis à des donneurs d’alerte de révéler au monde entier d’horribles crimes de guerre et une partie de la politique étrangère des États-Unis.         
Il rencontre par hasard une suédoise qui par hasard publie dans un groupe anticastriste grassement financé et qui par hasard a des liens avec un groupe dirigé par un homme décrit par au moins un journaliste comme un agent de la CIA, c’est-à-dire le bras violent et secret de la politique étrangère des États-Unis.

Pourquoi ne peut-on pas vandaliser les pages Wikipédia mensongères

Au pays de Wikipédia, ne modifie pas les pages qui veut. La communauté toute entière garde un œil sur les pages les plus sensibles. D’invisibles soldats de la « wikisphère » écument ces pages polémiques, souvent politiques, et tentent de conserver la plus grande neutralité possible.
C'est ce pseudo-concept de Neutralité qui les rends si cons et si serviles.
Trouducul, contributeur wikipédien depuis plus de six ans, promu au rang d’administrateur et également membre du comité d’arbitrage (sorte d’instance suprême de résolution de conflits, le politbureau du wiki), est formel : « Le plus souvent, les gens n’ont pas conscience d’avoir une posture militante : il s’agit pour eux de défendre mordicus une “vérité”, généralement sur les adversaires, souvent grossièrement… La résistance à ces tentatives est maintenant de l’ordre de la routine. » Et il sait de quoi il parle, puisqu’à ce jour, Trouducul a fait 437 modifications sur la page de Nicolas Sarkozy, même s’il n’est « affilié ni de près ni de loin à l’UMP. »
Il y a donc bien des garde-fous de la neutralité sur Wikipédia, incarnés par les administrateurs, chargés de lutter contre les tendances militantes de certains contributeurs. Mais qui assure la neutralité des administrateurs, eux-mêmes contributeurs ? Trouducul, qui déclare être vaguement « centriste » et « libéral », s’appuie sur les trois règles d’or édictées par Wikipédia : la vérifiabilité des sources, la qualité des sources et la pertinence des informations.
Autorégulation que les partis politique ont bien intégrée. Droite et gauche s’entendent sur un point : inutile d’intervenir directement sur Wikipédia. « Ça s’autorégule tout seul », explique Benjamin Lancar, président des Jeunes Salopes dites Populaires. « Si on s’amusait à attaquer la page de Martine Aubry, on se ferait censurer tout de suite. Ça ne sert à rien. » À l’UMP, deux personnes sont chargées de contrôler l’image du parti politique sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux. Mais Wikipédia n’est clairement pas leur priorité...
Pour ces flics « Wikipédia fonctionne plutôt bien tout seul. »
Résultat une encyclopédie de merde qui farcie les têtes de bonne soupe Neutre.  
source: réécriture d'un article des branleurs de science Pô

ps: Wikipédia nous reproche d'avoir vandalisé les falsifications de la page Guy Debord (accusé cette fois là de penser que la CIA était à l'origine du SIDA...) et leurs flics nous ont à l'œil depuis...
Voir les logs ici
Exemple d'un texte falsifié de Wikipédia sur Debord en 2004:
"Depuis les années 70, les thèses situationnistes ont largement été critiquées par le reste de l' ultra-gauche. Cette critique dénonce plusieurs aspects du discours et des pratiques des situtionnistes, notamment leur élitisme, leur moralisme, ainsi que leurs théories du complot : Guy Debord et Gianfranco Sanguinetti croyaient ainsi que les Brigades Rouges étaient une filiale des services secrets de l'Etat italien, ou que le virus du SIDA n'existait pas et qu'il n'était qu'une invention de la CIA pour briser l'émancipation sexuelle des populations (séronégationnisme : le SIDA est alors expliqué uniquement par les mauvaises conditions de vie liées aucapitalisme)."
Notre texte de 2004:
La réussite la plus probante du wiki est wikipédia, aussi quel ne fut pas notre étonnement en découvrant que le principe même (libertaire et ouvert) de cette encyclopédie, laissait le champ libre à dés désinformateurs. Les mots Debord et Situationniste,  étaient falsifiés de la pire façon et sous couvert d'un projet qui nous semblait excellent, le wiki.
Nous avons pris contact avec les wikipédistes pour leur expliquer la chose en leur montrant quelles erreurs volontaires s'étalaient sur leur site. Cette opération fit l'objet d'échange de mails mais deux problèmes se posaient.
1/ Nos interlocuteurs avouaient ne jamais avoir lu ni Debord ni aucun situationniste
2/ Si nous acceptions de corriger nous même, rien ne garantissait que les désinformateurs ne repasseraient pas pour rétablir leurs mensonges...
Un bandeau fut affiché sur la page incriminé pendant quelques mois signalant que le texte était contesté (c'est le moins qu'on peut dire...) conformément aux "usages" de wikipédia. Le temps passant cette affaire fut oubliée et un beau matin le miracle eu lieu, la page était enfin corrigée.
Finalement notre intervention à été un succès et le texte que l'on trouve à ce jour est presque  acceptable.
Nous reproduisons ici l'échange de mails tel qu'il est, l'affaire remonte au mois de mars 2004. L'idée qu'un projet comme wikipédia soit utilisé pour salir Guy Debord est insupportable, un peu comme le portrait de ce pauvre Marx sur les billets de banques de l'Allemagne de l'est "socialiste".
Quel monde d'ordures !
Le Ridicule Tue !  
2 exemples récent de débilités made in Wikipedia:
Donc l'Espagne domina les mers de 1506 à 1806... Grâce à son invincible armada battue depuis longtemps...
Les sans-culottes ne sont pas des Girondins mais des prolétaires qui soutiennent les Montagnards, les plus chauds partisans de la révolution dans le peuple de Paris ...

Un troisième exemple est malheureusement plus grave: il s'agit tout simplement d'escamoter certaines informations en traduisant un texte. Ici cela permet de protéger un Agent français de désinformation trop connu, Dauvé/Barrot (que des tas de "Libertaires" citent encore comme exemple, c'est en effet un exemple de désinformateur), le fils du meilleur RG de France qui rendit jaloux les flics de la gestapo à Paris par son efficacité contre la résistance. C'est d'ailleurs dans l'appartement de ce policier devenu spécialiste de l'extrême-gauche que se réunissaient les amis de son fils.  Créateurs de la Vieille Taupe  librairie spécialisée dans la diffusion des idées révisionnistes/négationnistes. L'escamotage se fait sur la traduction anglaise ce qui est dénoncé par le site NotBoredLire ici
Exemple de desinformation sur wikipedia
indymedia a dix ans

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