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lundi 31 janvier 2011

Le vrai visage de la Matrice

Ce texte a été lu à l'antenne de la radio  Ici et Maintenant, et vous êtes nombreux à avoir réclamer la version écrite.
Il a été reçu de source non-identifiée, mais peu importe...
ICI, le son (3,6 Mo).

Mes chers amis,
Le 11 septembre marque le triste anniversaire d'une catastrophe hautement symbolique pour l'humanité. Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu :


Voici le contrat "reconductible par tacite reconduction" que vous signez chaque matin en vous réveillant, simplement ... en ne faisant rien.
  1. J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants.
  2. J’accepte d’être humilié ou exploité à condition qu’on me permette à mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.
  3. J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.
  4. J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j’accepte implicitement). J’accepte aussi qu’elle prélève une forte commission pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients.
  5. J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s’écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.
  6. J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états.
  7. J’accepte que l’on fasse la guerre pour faire régner la paix. J’accepte qu’au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J’accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale,
  8. J’accepte l’hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu’il s’agisse d’une énergie coûteuse et polluante, et je suis d’accord pour empêcher toute tentative de substitution, s’il s’avérait que l’on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l’énergie, ce qui serait notre perte.
  9. J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu’il s’agit d’un ennemi et nous encouragent à le tuer.
  10. J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. j’accepte d’ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu’elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux,
  11. J’accepte que le pouvoir de façonner l’opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd’hui aux mains d’affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu’ils en feront,
  12. J’accepte l’idée que le bonheur se résume au confort, l’amour au sexe, et la liberté à l’assouvissement de tous les désirs, car c’est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.
  13. J’accepte que la valeur d’une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu’on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu’on l’exclue du système si elle n’est plus assez productive.
  14. J’accepte que l’on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l’éducation et de la santé des générations futures.
  15. J’accepte que l’on mette au banc de la société les personnes âgées dont l’expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l’univers) nous savons que l’expérience ne se partage ni ne se transmet.
  16. J’accepte que l’on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j’ai de la chance de vivre en occident. je sais qu’entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.
  17. J’accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l’avenir de la vie et de la planète.
  18. J’accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu’on me le signale explicitement. J’accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l’agroalimentaire de breveter le vivant, d’engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l’agriculture mondiale,
  19. J’accepte que les banques internationales prêtent de l’argent aux pays souhaitant s’armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu’il vaut mieux financer les deux bords afin d’être sûr de gagner de l’argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s’ils ne peuvent pas rembourser les emprunts,
  20. J’accepte que les multinationales s’abstiennent d’appliquer les progrès sociaux de l’occident dans les pays défavorisés. Considérant que c’est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu’on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l’homme et du citoyen, nous n’avons pas le droit de faire de l’ingérence.
  21. J’accepte que les hommes politiques puissent être d’une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. je pense d’ailleurs que c’est normal au vu des fortes pressions qu’ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise,
  22. J’accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l’agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.
  23. J’accepte que le reste de la planète, c’est-à-dire quatre milliards d’individus, puisse penser différemment à condition qu’il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d’expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.
  24. J’accepte l’idée qu’il n’existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d’une conscience et d’un langage, ce n’est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.
  25. J’accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu’aujourd’hui tout ceci n’existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l’entendons sans cesse dans nos discours politiques,
  26. J’accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l’explication du mystère de nos origines. Et j’accepte que la nature ait pu mettre des millions d’années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.
  27. J’accepte la recherche du profit comme but suprême de l’Humanité, et l’accumulation des richesses comme l’accomplissement de la vie humaine.
  28. J’accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J’accepte l’augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d’éléments radioactifs dans la nature. J’accepte l’utilisation de toutes sortes d’additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c’est qu’ils sont utiles et sans danger,
  29. J’accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu’elle nous mène vers une catastrophe sans précédent,
  30. J’accepte cette situation, et j’admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l’améliorer,
  31. J’accepte d’être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.
  32. J’accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J’accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.
  33. J’accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m’empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie                                                            Version en espéranto

La privatisation de la Sécurité une idée de Bauer

 Les CRS dénoncent un "déni de dialogue social"

Mais que sont nos Moubarak et nos Ben Ali sans leur Police

Des pantins, la preuve ils viennent de baisser leur froc, les 2 compagnies de CRS seront maintenu. 

Des CRS censés encadrer le déplacement du chef de l'État qui se font porter pâle, d'autres qui se mettent en grève de la faim : le mouvement de protestation se propage.
L'objectif du ministère de l'intérieur, pour cette rencontre, est de calmer un mouvement de protestation inédit qui s'est levé après la confirmation, la semaine dernière, de la probable fermeture de deux compagnies, des unités spécialisées dans le maintien de l'ordre lors de manifestations mais souvent affectées à d'autres tâches, comme la surveillance de bâtiments publics. Ces fermetures, à Marseille et Lyon, semblent limitées par rapport aux effectifs des CRS – 14 000 hommes dans 61 compagnies – mais les syndicats de police sont persuadés que six autres unités, voire 25 selon certains, seront fermées à terme. Ce mouvement de protestation intervient alors que le gouvernement et l'opposition socialiste se sont récemment affrontés sur les chiffres bidons  de la délinquance (baisse générale mais hausse des violences aux personnes), enjeu électoral pour la présidentielle de 2012. Partout en France des actions sont menées. A Marseille, des grèves de la faim ont été déclenchées. "Les CRS, c'est comme une grande famille. Quand on attaque une compagnie, ça part dans tous les sens", explique Philippe Capon, secrétaire général Unsa. "Tout le monde se sent concerné. Ces fermetures, ce n'est qu'une première vague", craint Patrick Petit, délégué régional Unsa. Ils réprimerons avec moins d'enthousiasme les salariés eux qui sont des esclaves presque comme les autres...


Assange: un «Déluge» de documents secrets



Julian Assange promet un «déluge» de documents secrets. C'est  le plan mis en place par le fondateur de WikiLeaks au cas où son site de dénonciation resterait définitivement fermé. Dans un entretien exclusif diffusé sur CBS, dans l'émission «60 minutes», Julian Assange a annoncé que son groupe possédait «un système par lequel il pouvait diffuser des sauvegardes cryptées d'éléments qu'il n'avait pas encore publiés». «Il y a des sauvegardes distribuées parmi de très nombreuses personnes, environ 100.000, et tout ce dont nous avons besoin c'est de leur donner une clé cryptée qui leur permettra de continuer», a-t-il expliqué. L'Australien  a également démenti être mû par des sentiments antiaméricains ou par d'autres mots d'ordre politiques, qualifiant son groupe de «militant de la presse libre». «Il ne s'agit pas de sauver les baleines. Il s'agit de fournir aux gens l'information dont ils ont besoin pour savoir s'ils doivent défendre ou non les baleines, a-t-il affirmé. C'est la matière brute dont on a besoin pour avoir une société juste et une société civile. Sans cela c'est comme de naviguer dans l'obscurité».
Julian Assange avait annoncé qu'une «mégafuite» de son site aurait pour cible au début 2011 une grande banque américaine. Il avait fait savoir auparavant qu'il avait découvert un trésor de documents concernant la Bank of America - la plus grande des banques américaines -, dont les actions ont perdu plus de 3% le 30 novembre, peu après la publication de l'interview d'Assange dans Forbes.
Les autorités britanniques ont procédé hier matin à l'interpellation de cinq jeunes hommes, âgés de 15 à 26 ans, soupçonnés d'appartenir au réseau "Anonymous". Les membres de ce groupe, qui s'est juré de défendre le site WikiLeaks -dont le fondateur Julian Assange est toujours assigné à résidence en Angleterre-, sont soupçonnés d'avoir mené des attaques informatiques par déni de service distribué (DDoS) au nom de cette cause. Depuis octobre dernier, ils ont en effet lancé l'opération Payback, qui consiste en la paralysie de sites tels que PayPal, Mastercard et Visa ou encore Amazon, qui avaient boycotté WikiLeaks. 

Vu sur la place Tahrir, au Caire: «We want Internet !»

SEELENVERKÄUFER

 Wie die Kritik der Warengesellschaft selber zur Ware wird

„Fürst Beelzebub nahm persönlich großes Interesse an dieser Art von Handel und ließ sich manchmal gar dazu herab, sich selber mit solchen Kleinigkeiten abzugeben. Einmal hatte ich das Vergnügen, ihn dabei zu beobachten, wie er mit irgendeinem Jammerlappen um dessen Seele feilschte, die Seine Hoheit, nach langem Handeln von beiden Seiten, endlich für etwa den Gegenwert von Sixpence erwerben konnte, wobei der Fürst mit einem Lächeln bemerkte, dass er bei diesem Handel den kürzeren gezogen habe“
Nathaniel Hawthorne, Die himmlische Eisenbahn
 
Dabei haben wir es gleichzeitig mit einem allgemeinen gesellschaftlichen Problem zu tun, das nicht nur in der Linken insgesamt eine Rolle spielt, sondern sich auch im ursprünglichen Kontext der Wertkritik auf spezifische Weise reproduziert hat. Das Thema ist hier die Warenform der Kritik an der Warenform selbst – und welche Konsequenzen aus dieser realen Paradoxie zu ziehen sind. Wenn daher die Wiener Zeitschrift „Streifzüge“ zum Gegenstand der Polemik wird, soll dieses Erzeugnis nur als exemplarisch gelten für die innere Bewegung des Widerspruchs von Form und Inhalt kategorialer Kritik. Diese Dialektik steht auch in einem soziologischen, sozialpsychologischen, epistemischen und methodologischen Kontext. Dabei werden einzelne schon in früheren Artikeln oft nur nebenbei erwähnte Momente (der Konflikt ist ja nicht völlig neu) zur Warenförmigkeit radikal wert-abspaltungskritischer Publizistik, zur Form des öffentlichen Agierens und zur Typologie ihrer Charaktere in einen größeren systematischen Zusammenhang gebracht.

Postmoderne Selbstunternehmer und linker Kritikbetrieb

Mit den linken Medien verhält es sich wie mit den linken Individuen. Irgendwann erscheint ihnen ihre einstmals radikal kritische Intention als eine Art Jugendsünde. Der Grund ist immer derselbe: Was sich selbst als Aufstand gegen den Kapitalismus missverstanden hatte, war oft genug nur eine Mischung aus schlechtem Idealismus und pubertärer Militanz. Also die geborene perspektivlose Jugendsünde, von der man insgeheim schon wusste, dass man sie sich später einmal bescheinigen würde. Als dann der erwachsene Kinderglaube erwachte, man habe möglicherweise selbständig zu denken begonnen, war es schon eine Selbstzurichtung durch bürgerliche Vernunft statt eine reflexive Selbstbegründung radikaler Kritik. Irgendwann muss man ja mal eine Familie gründen, in eine Loftwohnung ziehen, an die Rente denken und die linksextremistische Vergangenheit z.B. einen putzigen kleinen Künstler-Pferdeschwanz sein lassen, den man sich als vogelwildes Accessoire eines gewohnheitsmäßig inszenierten Nonkonformismus noch gönnt. Auf diesem Weg gibt es viele Windungen und Wendungen, aber er ist überschaubar und die traditionelle Richtung bekannt: nämlich heim ins Reich der Kuscheltiere, der Lehraufträge, Anwaltskanzleien, runden Geburtstagsfeiern, Vernissagen und respektablen Beerdigungen. Was den individuellen Lebensgeschichten der Linken recht ist, darf den Metamorphosen ihrer Publikationsorgane billig sein. Auch sie werden in der Regel immer ehrbarer, wenn sie nicht rechtzeitig eingehen. Und „ehrbar“ bedeutet in postmodernen Zeiten auch: auf milde Weise meinungstolerant, realitätsbeflissen auf- und abgeklärt.
Dieser Gang der linken Mittelschichtsexistenz in die fade bürgerliche Normalität hat allerdings heute etwas Nostalgisches. War die Metamorphose bis zur fälligen Entpuppung bei den älteren Generationen gebunden an fast bis aufs Datum genau bestimmbare Lebensabschnitte, so glückt dieser reibungslose und rechtzeitige Übergang inzwischen nur noch in relativ wenigen Segmenten der akademischen Berufe. Was sich stattdessen ausbreitet, ist bekanntlich die Prekarisierung. Für die „Generation Praktikum“ fällt der Hang und Drang zum Settlement nicht mehr mit der glorreichen Diplomierung, sondern fast schon mit der Midlifecrisis zusammen. Er nimmt also die Form der Torschlusspanik an, während der Zustand von Kind und Kegel oft schon lange zuvor unter finanziell unmöglichen Bedingungen eingetreten ist. Umso heftiger machen sich dann in diesem späten Stadium die Imaginationen einer fetten Reputation und Erfolgsgeschichte geltend; und sei es als pure Illusion, die für bestimmte Abkömmlinge gesponsert wird von ebenso betagten wie besorgten Vätern und Müttern. Wenn der Zug der traditionellen akademischen Laufbahn bereits verpasst wurde, kennt die oft gerade deswegen erst recht gierig gewordene Phantasie keine Grenzen mehr.
Natürlich ist es kein Zufall, dass diese Befindlichkeit überwiegend als männliche in Erscheinung tritt. Es sind jetzt nicht mehr bloß die üblichen großmäuligen Sturm- und Drang-Jünglinge, die sich genialisch als potentielle, bloß noch nicht erkannte Großliteraten und Menschheitsbeglücker verstehen möchten, sondern immer öfter selber schon leicht ergrauende Väter von patchwork-families, die ihre Perspektivlosigkeit nicht kritisch verarbeiten, sondern unmittelbar emanzipatorisch umdeuten und zum besseren Lebensprinzip erheben möchten.1 Allerdings gelingt ihnen sozial nicht mehr so recht, was Enzensberger noch von der Literatur als Institution sagen konnte: nämlich dass diese es verstanden habe, „die eigene Krisis sich zur Existenzgrundlage zu machen“ (Hans Magnus Enzensberger, Gemeinplätze, die Neueste Literatur betreffend, in: Über Literatur, Frankfurt/Main 2009, 121).
Unter solchen bloß selbstaffirmativ wahrgenommenen Krisenbedingungen halten sich linke Medien, die eigentlich schon längst nichts mehr zu sagen haben, manchmal über ihre gewöhnliche Verfallszeit hinaus. Wenn der Gang des kapitalistischen Fleisches zwar stattgefunden hat, aber nicht zugegeben wird, sehen auch sie aus wie eine alt gewordene Jugendsünde; und dieser Ausdruck einer Pseudo-Boheme mit Augenringen ist fast noch schlimmer als der einer gelungenen Studienratsdarstellung mit Pfeife im Maul. Manchen linksjournalistischen und linkspolitischen Selbstverwertern in spe ist der Inhalt im Grunde bereits gleich-gültig geworden. Sie sind nur noch dabei, weil sie außer ihrer geistigen Würstchenbude nichts haben, womit sie ein wenig „kulturelles Kapital“ (Bourdieu) abstauben können; wenn es schon nicht zu Honoraren reicht.2 Als Bestandteil eines selbstreferentiellen Publikums, das sein eigener Produzent ist, müssen sie umso rattenfängerischer auf dem entsprechenden Meinungsmarkt agieren.
Natürlich gibt es sehr verschiedene Varianten einer subkulturell sich inszenierenden linken yellow press. Gemeinsames Merkmal ist meistens der Bezug auf postmodernistisch aufgemotzte, aber substantiell entleerte und verwelkte Paradigmen eines unwahr gewordenen Denkens aus vergangenen historischen Konstellationen. Gleichzeitig handelt es sich jedoch ebensosehr um die Äußerungen eines höchst aktuellen Sozialcharakters, der Inhalte überhaupt nur instrumentell versteht und dem Selbstreflexion umso fremder bleibt, je mehr er diesen Begriff spazieren führt. Deshalb ist auch eine radikale Kritik auf der Höhe der Entwicklung nicht davor gefeit, von Seelenverkäufern eines erpichten Selbst- und Lebensunternehmertums vereinnahmt zu werden.3 Gerade diese Art der Usurpation war bei der Spaltung der alten Wertkritik im Hintergrund wirksam. Es geht dabei keineswegs nur um kognitive theoretische Inhalte, die in opportunistische und geradezu reaktionäre Ideologiebildung abgeglitten und umgekippt sind, sondern auch um die Form der Darstellung als Inhalt sui generis. Die bis jetzt in gewisser Weise, wenn auch nur noch vage und unentschlossen, unter dem Label der „Wertkritik“ firmierende Wiener Zeitschrift „Streifzüge“ bietet vielfältiges Anschauungsmaterial, um dieses allgemeinere Phänomen im linken Medienwald einer kritischen Analyse zu unterziehen.4

Wertkritik als Warenangebot

In der wert-abspaltungskritischen Publizistik als solcher erscheint das Problem im unausweichlichen Widerspruch von inhaltlicher kategorialer Kritik einerseits und (strukturell „männlicher“) Warenform bzw. Marktvermittlung auch der theoretischen Öffentlichkeit andererseits. Der notwendigerweise immanente Ausgangspunkt zwingt ganz praktisch dazu, den kritischen Inhalt in der äußeren gesellschaftlichen Form des kritisierten Verhältnisses selbst erscheinen zu lassen, also vermittels eines Verlagswesens mit entsprechender Buch- und Zeitschriftenproduktion. Es gibt keine andere Möglichkeit als die bürgerliche Zirkulationssphäre, um die Ideen kategorialer Kritik in Umlauf zu bringen. Der darin angelegte Widerspruch kann nicht durch irgendwelche Tricks oder bloße Umdeutungen übersprungen werden, solange nicht eine gesamtgesellschaftliche Transformationsbewegung das Kapitalverhältnis als Ganzes aufzusprengen beginnt. Deshalb ist es ein schäbiger Moralismus, wenn den VertreterInnen kategorialer Kritik hämisch der Status ihrer Publizistik als „Bezahlgüter“ vorgeworfen und gegen den Inhalt ausgespielt wird, als könnte ausgerechnet diese theoretische Produktion (oder überhaupt die Publikation von Büchern und Zeitschriften) partikularistisch den herrschenden Formzusammenhang allein qua inhaltlichem Anspruch transzendieren und unmittelbar „nach drüben“ in ein Jenseits der Wertvergesellschaftung hier und heute gehen.
Die theoretische und analytische Publizistik radikaler Kritik muss den Widerspruch zu ihrer unter den kapitalistischen Verhältnissen unvermeidlichen Warenform nicht bloß aushalten, sondern vor allem den Inhalt dagegen immunisieren, von dieser Form bis zur Unkenntlichkeit entstellt und aufgesaugt zu werden. Theoretische und kulturelle Inhalte überhaupt, wenn sie als solche ernst genommen werden, behalten eine gewisse Sperrigkeit gegenüber ihrem formalen Status als Gegenstände bürgerlicher Zirkulation. Vor einem halben Jahrhundert hat der junge Habermas, damals Adorno-Schüler und noch nicht vollends zum demokratischen Staatsphilosophen mutiert, in diesem Zusammenhang auf den ursprünglichen Charakter der entstehenden bürgerlichen Öffentlichkeit aufmerksam gemacht, als diese sich noch inhaltlich gegen die vorausgegangene Publizität personaler gesellschaftlicher Repräsentationsverhältnisse durchsetzen musste: „Zwar war die Kommerzialisierung der Kulturgüter einst Voraussetzung für das Räsonnement; es selbst blieb aber grundsätzlich von den Tauschbeziehungen ausgenommen“ (Jürgen Habermas, Strukturwandel der Öffentlichkeit, Frankfurt/Main 1990, zuerst 1962, S. 252, Hervorheb. Habermas).
In dieser Konstitutionsphase hatte sich daher die bürgerliche Öffentlichkeit bei weitem nicht zu ihrer späteren vollen Kenntlichkeit entwickelt: „Noch gewinnen die Tauschwerte keinen Einfluss auf die Qualität der Güter selbst: bis heute haftet ja dem Geschäft mit Kulturgütern etwas von der Inkompatibilität dieser Art Erzeugnisse mit ihrer Warenform an“ (Habermas, a.a.O., S. 253 f.). Wie in anderer Weise Adorno, sieht dabei auch Habermas das ursprüngliche Verhältnis von Inhalt und Form der aufklärerischen Ideenzirkulation mehr oder weniger als positives Ideal, das seiner „Verwirklichung“ noch harre, weil es im Widerspruch zur dialektischen Fortentwicklung der bürgerlichen Öffentlichkeit stehe. Wenn es sich bei dieser Entwicklung jedoch um eine immanente Notwendigkeit handelt, dann gibt es gar kein positiv „Aufzuhebendes“. Es lag vielmehr schon in der eigenen Logik des ursprünglichen „Räsonnements“, dass die Wertabstraktion und das Abspaltungsverhältnis letztendlich den geistigen Inhalt verschlingen, weil und sofern er ihnen entspricht, also nur in den Anfängen explizit und problematisch werden musste.
Man könnte diesen Prozess auch in der Terminologie der Marxschen Kritik der politischen Ökonomie ausdrücken: nämlich als Übergang von der „formellen“ zur „reellen Subsumtion“ unter das Kapital nicht nur bei den industriellen, sondern auch bei den kulturellen und theoretischen „Gütern“. Wie die zunächst bloß formelle Subsumtion nicht als idealisierter positiver Aufhebungsgegenstand gegenüber den Übeln der reellen Subsumtion verstanden werden kann, ebensowenig die noch nicht von der androzentrischen Wertabstraktion aufgefressene bürgerliche Aufklärungsöffentlichkeit gegenüber ihrem traurigen Endzustand. Es war ja gerade der wesentliche Inhalt des Aufklärungsdenkens selber, der nichts anderes als die Zielsetzung eben dieses Auffressens philosophisch ausgedrückt hat. Das anfängliche Nicht-Aufgehen jenes Inhalts kapitalistischer Vernunft in ihrer eigenen gesellschaftlichen Form war also selber bloß formal bestimmt und ein verschwindendes Moment ihrer historischen Durchsetzung.
Für die publizistische Öffentlichkeit kategorialer Kritik bedeutet dies, dass sie eine bewusst aufgenommene formelle Subsumtion ihrer Produkte (nämlich deren äußere Warenförmigkeit) nicht als Ansatz einer positiven „Aufhebung“ im Sinne jener „Verwirklichung“ idealisierter Inhalte der Aufklärungsideologie missverstehen darf, sondern im Gegenteil als notwendiges Übel eines Ausgangspunkts negativer Immanenz begreifen muss. Dieser unausweichlichen Immanenz gegenüber wird aber gerade ein ganz anderer Inhalt behauptet, der auf den Bruch mit der Form überhaupt zielt und sich diese Bestimmung nicht vom „stummen Zwang“ eben dieser Form austreiben lässt.
In genau dieser Hinsicht ist bei der Spaltung der alten Wertkritik eine doppelte, gegenläufige Dialektik zu beobachten. Die wert-abspaltungskritische Theorie, wie sie gegenwärtig publizistisch von den EXIT-AutorInnen vertreten wird, lehnt einerseits jede falsche Unmittelbarkeit ab, die so tut, als könnte gerade theoretisch-publizistischen Produkten unabhängig von der sonstigen gesellschaftlichen Reproduktion ihre Warenform direkt und rein äußerlich abgestreift werden; also weit unterhalb des Niveaus einer gesamtgesellschaftlichen Transformationsbewegung. Das hieße nichts anderes, als die theoretische Produktion zum Freizeitvergnügen eines im schlechten Sinne amateurhaften Räsonnements zu degradieren, weil „Kostenlosigkeit“ unter ansonsten kapitalistischen Bedingungen keinen Zeit- und Ressourcenfonds ermöglicht, wie ihn ernsthafte Theoriebildung und deren Zirkulation verlangt.5 Andererseits jedoch impliziert dieselbe Kritik falscher Unmittelbarkeit, dass sich der radikal form- und abspaltungskritische Inhalt jeder reellen Subsumtion grundsätzlich verweigert. Das heißt, dass dieser Inhalt auf keinen Fall „Gesichtspunkten der Absatzstrategie“ (Habermas, a.a.O, 254) untergeordnet werden kann, als würde man tatsächlich eine Markenfirma betreiben. Er muss sich jeder entsprechenden „Präsentation“ als bloß abzusetzende Ware sperren.
Genau umgekehrt verhält es sich bei der „magazinierten Transformationslust“, wie die „Streifzüge“ im Untertitel ihren Impetus selber clownesk bezeichnen. Einerseits wird hier eben jene falsche Unmittelbarkeit gepriesen, wie sie EXIT grundsätzlich kritisiert. Die „Transformation“ soll in den vier Wänden bornierter Szene-Verhältnissen sozusagen auf Wohnküchenniveau (und natürlich im Internet) stattfinden. Theorie wird nicht an der Erklärungskraft ihres Inhalts gemessen, sondern, so der „Streifzüge“-Prediger Lorenz Glatz, an der persönlichen Kompatibilität ihrer TrägerInnen mit den Zuckungen des „gesellschaftliche(n) Alltagsverstand(s)“ (What we do matters, Streifzüge 47/2009) und am demütigen Willen, diese „teilnehmend zu beeinflussen“ (a.a.O.) statt auf ideologiekritische Distanz zu gehen. Unter Berufung auf die Alternativideologin Friederike Habermann stellt Glatz diese Unmittelbarkeitsperspektive ausdrücklich in Gegensatz zur Orientierung auf eine gesamtgesellschaftliche, mit „theoretischer Innovation“ gerüstete „soziale Widerstandsbewegung“ (und damit auf eine ganz andere „teilnehmende Beeinflussung“), wie sie bloß als Ausdruck der „Verzweiflung“ im „Kurz'schen >Schwarzbuch Kapitalismus<“ (a.a.O.) zu werten sei.
In diesem Sinne möchten die „Streifzüge“ damit locken, auch in der Form des publizistischen Organs selbst bereits das „Andere“ zu verkörpern. „Ein Stück weit“ (so die notorisch erzdumme Formulierung einer kleinkarierten Alternative zum einzig richtigen „Ganz oder gar nicht“) sehen sie sich schon unmittelbar jenseits der Warenform; nicht nur durch die Verbreitung geruchsintensiver ideologischer Stallwärme, die ihrem Wesen nach bloße Theaterbühnen-Technik bleibt, sondern auch direkt ökonomisch als „Kostenlosigkeit“ einer kompletten elektronischen Ausgabe, die parallel zum „Bezahlgut“ der Print-Ausgabe sukzessive ins Netz gestellt wird. Diese verlogene Doppelstrategie möchte den Bonus eines vorgeblich gelungenen „Jenseits“ einheimsen, aber gerade dadurch eine Art moralischen Druck erzeugen, dem sehr warenförmigen „Diesseits“ einen Tribut zu zollen. Im Grunde handelt es sich bei der kostenlosen Netz-Ausgabe um eine Art Werbegeschenk, das die Gimpel von Usern dann als Dank für die offerierte „Jenseitigkeit“ letztlich trotzdem bezahlen sollen.6
In Wirklichkeit geht andererseits gerade dieses pseudo-transformatorische Unmittelbarkeits-Postulat mit Elementen einer nicht mehr bloß formellen, sondern auch reellen Subsumtion des „kritischen“ Inhalts unter die Warenform einher. Sowohl die „Vermittlung und Auswahl, Aufmachung und Ausstattung der Werke“ als auch „ihre Erzeugung als solche“ (Habermas, a.a.O., 254) folgt dem Gebot der Konsumentenkultur: „(Schon) sind die Gesetze des Marktes in die Substanz der Werke eingedrungen, sind ihnen als Gestaltungsgesetze immanent geworden“ (ebda).
Unfreiwillig und offensichtlich bewusstlos nimmt die publizistische Produktion eine Fassade an, für die in besseren Zeiten der früheren neuen Linken der Ausdruck „Warenästhetik“ gefunden wurde (vgl. Wolfgang Fritz Haug, Kritik der Warenästhetik, Frankfurt/Main 1972).7 Noch die allerdings nicht mehr begrifflich durchdrungene, sondern eher moralisierende „Kritik der Warenform“ wird in einem sehr weiten Sinne warenförmig aufbereitet als „ästhetische Abstraktion“ und „Technokratie der Sinnlichkeit“ (Haug, a.a.O., 9). Sie nimmt das Gestaltungsprinzip einer „Meinungsgegenständlichkeit“ an8, das sich unter Rekurs auf eine Soziologie der „Präsentation“ schon in den 1960er Jahren genausogut „auf eine politische Partei, eine Filmdiva oder ein Stück Seife“ (Haug, a.a.O., 37) beziehen konnte und als Image ein „psychologischer Tatbestand“ (a.a.O., 35) wird. Dieses „Erscheinungsbild“ (a.a.O., 37) ist es, in dem die Wertform den Inhalt und damit erst recht die noch einmal besonders quer liegende Abspaltungskritik zu verschlingen beginnt.

Der „wertkritische“ billige Jakob

Die „Streifzüge“ dagegen folgen explizit der Technik „des Ankommens und des Sich-angenehm-Machens“ schon in den jeweiligen proklamatorischen Ankündigungen: „(Wir) haben uns wie immer bemüht, eine ansprechende Nummer zu gestalten. In jeder Hinsicht wollen wir uns verbreitern und verbreiten“ (Franz Schandl, EINlauf Wohnen, Editorial Streifzüge 47/2009). Eher sollte uns die Hand verdorren, als dass wir die Produktion kritischer Theorie und Analyse mit dem Versprechen einer „ansprechenden Gestaltung“ einem allein schon dadurch für dumm verkauften Publikum schmackhaft zu machen versuchen. Wie sollte das auch gehen, etwa die Analyse und Kritik eines selbstaffirmativen Mittelschichtsinteresses oder überhaupt von ideologischen Formationen derart zu ästhetisieren, dass das Produkt als Ware „goldig“ gemacht wird, statt eine negatorische Konfrontation auszudrücken?
„Ansprechend“ sein zu wollen, heißt „Gefälligkeit“ der „Präsentation“ zu offerieren, was darauf zielt, dem Inhalt zwecks Kundenfang jede Sperrigkeit zu nehmen und ihn eben direkt mit dem unreflektierten Alltagsverstand kompatibel zu machen. Wie bei Marktunternehmen und politischen Parteien wird die „Verkaufe“ und „Akzeptanz“-Erschleichung zum eigentlichen (Selbst)zweck, und der Inhalt gegenüber seiner Aufmachung zum unwesentlichen Sekundären und Akzidens degradiert. Schon traditionell haben Marktwerbung und politizistische Agitprop das Ziel, sich „in jeder Hinsicht zu verbreitern und zu verbreiten“, ihrem ursprünglichen Gegenstand gegenüber verselbständigt. Der Übergang vom (falschen) „Gebrauchswertversprechen“ zum „vom Warenleib“ abgelösten „Markennamen“ (Haug, a.a.O., 26 ff.) und von der politischen Programmatik kapitalistischer Durchsetzungsgeschichte zur demoskopischen „Markentechnik“ (a.a.O., 39) des Parteienunwesens hat sich in der Nachkriegsgeschichte vollendet und längst auch die theoretische Produktion ergriffen.
Dieser „tendenzielle Zerfall einer literarischen Öffentlichkeit“ (Habermas, a.a.O., 257) ist es, der sich als das Schandlsche Verlangen, „in jeder Hinsicht“ unabhängig vom Konfliktpotential kritischer Reflexion „breit“ zu werden, bewusstlos reproduziert. Der Ausdruck hat allerdings auch etwas unfreiwillig Komisches und erinnert eher an eine bekiffte Comicfigur, die sich per Sprechblase bescheinigt, heute wieder ziemlich „breit“ zu sein. Die explizite Ankündigung, sich „ansprechend“ präsentieren zu wollen, folgt zwar dem warenästhetischen Impuls einer Absatzstrategie für die „Meinungsgegenständlichkeit“; aber sie hat nicht die ausgefeilte, wenn auch längst ausgeleierte Raffinesse der Werbeindustrie. Eine Agentur, die das neueste Modell von BMW warenschön zu offerieren oder eine Wahlkampagne für politische Personage auszutüfteln hat, würde sich nicht hinstellen und sagen: Hallo, wir haben uns um „ansprechende Gestaltung“ bemüht, weil wir uns „verbreitern“ wollen. Sie würde dem potentiellen Konsumenten gerade diese Absicht, die natürlich sowieso vorausgesetzt und bekannt ist, nicht noch einmal extra unter die Nase reiben, sondern sie ihm indirekt und hintenherum als seine eigene Einsicht und Absicht unterzujubeln versuchen.
Aber soviel Aufwand für die „Technik des Ankommens“ können sich die „Streifzüge“ nicht leisten. Ihre Selbstpräsentation erinnert eher an die Ausrufungen eines Bauchladen-Betreibers oder an die Werbezettel eines Tante-Emma-Ladens, etwa nach dem Motto: „Bei Kleinlein kauft man gut und billig“.9 Schon vor fünf Jahren, als die Tendenz zum „Sich-angenehm-Machen“ kenntlich geworden war, hatte Roswitha Scholz formuliert, was es bedeutet, wenn „an das unmittelbare...Bewusstsein...Anschluss gesucht wird“ (Roswitha Scholz, Der Mai ist gekommen, in: Exit 2/2005, 107). Es könne dann nämlich „eine reduktionistische >Wertkritik< gleich wie Seife oder Staubsauger vom postmodernen billigen Jakob verscherbelt werden“ (a.a.O.).
Tatsächlich trifft das Bild vom „wertkritischen“ billigen Jakob den Sachverhalt am besten. Die Korruption und Prostitution des kritischen Inhalts hat etwas vom sozialpsychologischen Erscheinungsbild eines depravierten Warensubjekts, das auf der Straße Kaffee oder seinen Arsch verkaufen muss. So wenig jedoch der wirkliche billige Jakob und überhaupt Zwangslagen dieser Art, in denen Menschen auf entwürdigende Art ihren Lebensunterhalt verdienen müssen, zu deren Denunziation Anlass geben dürfen, so inakzeptabel ist es, dass kritische Theorie „auch der Intention der Akteure nach marktschreierisch zur Ware erhoben werden soll, wenn die eigene Existenz prekär wird und man sich eigene Marktvorteile verspricht“ (Scholz, a.a.O., 107). Das gilt ganz besonders, wenn eine derart usurpierte „Wertkritik“ auch noch mit dem falschen Anspruch unmittelbarer Transzendenz daherkommt, während sie gleichzeitig diesen Inhalt warenästhetisch auf niedrigstem Niveau zurichtet. Das beginnt schon bei der rein formalen „Vielfalt“ der Beiträge bzw. deren Erscheinungsweise.

Mehrfachverwertung

Dass darunter die Qualität leidet, steht außer Frage. Es geht nicht mehr darum, dass ein sachlicher oder künstlerischer Inhalt ausgearbeitet und dann nach seinen eigenen Kriterien publiziert wird, sondern umgekehrt: Die Inhaltsproduktion richtet sich nach den ihr fremden Kriterien des Publikationsbetriebs in seiner marktförmigen Eigendynamik und deren Gesetzlichkeiten. Auch kritische Theoriebildung und Analyse ist diesem Prozess bis zu einem gewissen Grad unterworfen, soweit sie nach Möglichkeit in den größeren Umfang der bürgerlichen Zirkulation eingespeist werden soll. Sie muss dann den zyklischen Zwängen der Frühjahrs- und Herbstsaison, der Literaturmessen, der reisenden Vertreter, des Buchhandels etc. folgen, die historisch überhitzt sind, gerade weil der Betrieb inhaltlich leer läuft und durch sein Eigengewicht die Innovation zu ersticken droht. Wenn man aber solchen Zwängen im größeren publizistischen Raum schon nicht gänzlich ausweichen kann, wäre es angebracht, wenigstens die eigenen Publikationsorgane diesen Momenten reeller Subsumtion unter die Warenform zu entziehen.
Die alte Wertkritik hatte die Eigenständigkeit der Theorie gegenüber dem „manisch-depressiven Zyklus“ der Bewegungsszene mit ihren Kampagnen-Konjunkturen betont. Diesem Postulat ist die wert-abspaltungskritische eigene Inhaltsproduktion von EXIT treu geblieben. Während die Publikation von Büchern in Fremdverlagen und journalistische Kommentare oder Analysen für die Tages- und Wochenpresse notgedrungen in deren Zeithorizont und Darstellungsweise eingebunden sind, gilt dies nicht für die Theorieproduktion der Wert-Abspaltungskritik selbst. Ein eigenes Publikationsorgan ist gerade deshalb unverzichtbar, weil es allein an Kriterien der inhaltlichen Erarbeitung ausgerichtet sein kann und sich weder den sprunghaften Bewegungskonjunkturen noch den zeitgeistigen und kulturindustriellen Marktkonjunkturen andienen muss. Unter den bisherigen Bedingungen von Theoriebildung und Rezeption kann die notwendige Form des entsprechenden Printmediums EXIT nur als relativ umfangreicher Sammelband in einem ungefähr jährlichen Rhythmus erscheinen. Das heißt nicht, dass eine höhere Frequenz grundsätzlich ausgeschlossen ist. Aber eine Umstellung von Erscheinungsweise und womöglich Format müsste aus der Entwicklung der inhaltlichen Produktion selbst heranreifen und würde eine größere Personaldecke von AutorInnen und redaktionellen Kräften auf dem Boden der Wert-Abspaltungskritik erfordern. Auch bei unterschiedlichen Textformaten ist eine keineswegs geringere Qualität anzustreben, die entsprechender Zeitressourcen bedarf.
Genau umgekehrt verhält es sich bei den „Streifzügen“. Der Anspruch, dreimal jährlich im Magazinformat zu erscheinen, ging in gar keiner Weise aus einer inneren Entwicklung des Inhalts und dessen Rezeption hervor, sondern allein aus dem verselbständigten Verkäufer-Gebot, sich „in jeder Hinsicht zu verbreitern und zu verbreiten“. Ablesbar ist dieser Sachverhalt daran, dass nicht eine Inhaltsproduktion ihren eigenen Kriterien gemäß eine Form findet, sondern umgekehrt eine apriorische „leere Form“ (hier quasi natural: ein journalistisches Format) „gefüllt“ werden muss. Gerade darin besteht das allgemeinste Merkmal der reellen Subsumtion bei solchen Erzeugnissen.10 Um sich regelmäßig präsentieren zu können, müssen die „Streifzüge“ nicht nur eine Rückwendung zu den Bewegungs- und Zeitgeist-Konjunkturen vollziehen, um entsprechende „Themen“ weitgehend ohne inhaltliche Konfrontation aufzugreifen. Es geht auch noch um etwas anderes.
Notorisch im akademischen Publikationsbetrieb ist das Phänomen der „Mehrfachverwertung“. Das Postulat „publish or perish“ führt dazu, dass ein und derselbe Artikel mit geringfügigen Variationen und verändertem Titel an verschiedenen Orten veröffentlicht wird, um eine gewisse Omnipräsenz und wissenschaftliche Fließbandproduktion vorzutäuschen. Beliebt sind auch „Textbausteine“, die in demselben Sinne ständig umgruppiert und mit unwesentlichen Zusätzen versehen werden. Zwar kann es durchaus sinnvoll sein, bestimmte neue oder besonders brisante Beiträge, die nach einer Erstpublikation von allen möglichen Medien angefragt werden, notgedrungen in diversen Kurz- oder Langfassungen des ursprünglichen Textes erscheinen zulassen. Das ist aber nur als publizistische Ausnahme inhaltsgemäß. Ganz anders verhält es sich dagegen, wenn diese Vorgehensweise zu einer systematischen wird, die auch sekundäre und überhaupt beliebige Inhalte oder Textformate erfasst, wie es längst eingerissen ist. Dass sich daraus eine ermüdende Redundanz in diversen Fachzeitschriften ergibt, wird als Geschäftsbedingung hingenommen und hat sich zur Gewohnheit entwickelt. Trotzdem müssen die Periodika bemüht sein, wenigstens formal auf Originalbeiträgen zu bestehen, die nicht identisch schon anderswo erschienen sind. Das gilt erst recht für Publikumszeitschriften auf dem „freien“ Meinungsmarkt, die es sich gar nicht leisten können, von einer leicht erkennbaren „Mehrfachverwertung“ zu leben, die nur Konsumenten vergraulen würde.
Die „Streifzüge“ gerieren sich nun einerseits als „magaziniertes“ Periodikum auf diesem Markt; andererseits sind sie kaum in der Lage, ihren Kübel mit wirklichen Originalbeiträgen zu „befüllen“. Kaschieren will man dieses Dilemma durch den „jenseitigen“ Bezug auf die Gratis-Mentalität der User. Die Print-Beiträge erscheinen aber nicht nur gleichzeitig oder zeitversetzt auf ihrer Homepage, sondern sie sind zu erheblichen Teilen auch schon an anderer Stelle publiziert worden; teilweise in der linken Tages- oder Wochenpresse, hauptsächlich aber in diversen Blogs, Mailing-Listen etc. – oft Wochen oder sogar Monate zuvor in längeren Fassungen. Die „Streifzüge“ sind so nichts anderes als der „Readers Digest“ eines bestimmten Spektrums von „Meinungsgegenständlichkeit“. Besäßen sie die inhaltliche Ehrlichkeit, von rechtfertigbaren Ausnahmen abgesehen nur Originalbeiträge zu bringen, könnten sie sich glatt eine oder sogar zwei von drei Ausgaben pro Jahr sparen. Man stelle sich vor, EXIT würde im Interesse einer höheren Frequenz des marktförmigen Erscheinens die meisten Artikel, Kommentare, Interviews etc. der AutorInnen, die schon auf der Homepage und/oder in anderen Printmedien publiziert wurden, zwecks „Befüllung“ der Seiten noch einmal abdrucken.11 Genau diese Publikums- und Abonnenten-Verarschung betreiben die „Streifzüge“ systematisch. So sind sie erst recht genötigt, mit der Technik des „Ankommens“ eine warenästhetische Identifikation zu erzeugen, um die Hohlheit der Publikationsform vergessen zu machen.

Die Abonnenten-Uhr

Im akademischen Bereich funktioniert dieser Modus teilweise, weil die warenförmige Existenz indirekt gewährleistet ist. Die AutorInnen leben nicht von Honoraren für ihre Texte, sondern vom staatlich finanzierten Gehalt qua akademischer Position (auch wenn diese selber vor allem im Mittelbau ebenfalls prekarisiert zu werden droht); sie stellen ihre Texte gratis zur Verfügung, weil sie sich davon „kulturelles Kapital“ für das Erklimmen der wissenschaftlichen Karriere-Leiter erhoffen. Umgekehrt erhalten die Wissenschaftsverlage von den Hochschulen Lizenzgebühren, wenn sie ihre (oft gar nicht mehr gedruckten) Publikationen dort für den (universitär begrenzten) kostenlosen elektronischen Zugriff zur Verfügung stellen. Die warenförmige Reproduktion dieser Publizität lebt also letztlich von staatlicher Subventionierung, die allerdings im Zuge einer verschärften Krise der Staatsfinanzen eingeschnürt werden könnte. Gegenüber dem „freien“ Buch- und Zeitschriftenmarkt handelt es sich nur um einen relativ geschützten publizistischen Raum, dessen Akteure natürlich gar nicht den Anspruch einer Transzendierung der Warenform erheben.
Die oben skizzierte Lebenslüge der „Streifzüge“, ihr Publikationsorgan als unmittelbares „Jenseits“ der Warenform zu offerieren, indem sie es gratis ins Netz stellen, bricht sich offensichtlich an ihrer unausweichlichen Existenz auf dem „freien“ Publikationsmarkt. Dieser Widerspruch erscheint nicht nur grundsätzlich als die Doppelstrategie, sich auf diese Weise für die Mentalität der User „angenehm“ zu machen, um sie gleichzeitig trotzdem abzukassieren. Die Paradoxie des doppelbödigen Marktverhaltens steigert sich vielmehr noch, wenn der in diesem Sinne klammheimlich ausgeübte moralische Druck sich geradezu als kraftmeierisches Marketing äußert: „Streifzüge fordern 300 Abos“ (so mehrfach mit wechselnden Zahlen auf dem „Streifzüge“-Cover in den letzten Jahren). Von wem wird hier „gefordert“ und mit welcher Begründung? In einer seiner platten Wortspielereien zum „Verkaufen“ hatte der „Streifzüge“-Herausgeber geschrieben: „Loswerden hat auch mit Wegkriegen zu tun. Gibt es am Markt viele Wegkrieger (durchaus auch zu lesen als Wegelagerer), ist der Krieg derselben unausweichlich“ (Franz Schandl, Vom Verkaufen, „Streifzüge“ 38/2006). Mit seinem begründungslosen „Fordern“ nimmt das eigene Blatt nun selber die Pose des Wegelagerers ein. Nicht der Inhalt spricht, und nicht den LeserInnen wird die Beurteilung überlassen, ob er abonnierenswert ist. Stattdessen soll das Verb „fordern“ suggerieren, dass hier eine muskelbepackte Kraft auf dem Schauplatz der „Wegkriegerei“ erscheint, der man besser Zugeständnisse macht und einen Tribut zahlt, wenn man nicht der Ausgrenzung aus einer forderungsfähigen Gemeinde verfallen will.
Natürlich ist das eine ziemlich primitive Reklametechnik, um Identifikation mit dem Wegelagerer zu erzeugen. Noch primitiver setzt sich diese Technik fort, wenn die „Streifzüge“ von Zeit zu Zeit ihre „machtvolle“ Forderungshaltung als eine Art Abo-Tachometer darstellen. Die „geforderten“ 300 oder 350 usw. sind noch nicht erreicht, aber auf der „Abonnenten-Uhr“ sind schon 279 verzeichnet. Jetzt soll das Publikum mitfiebern, ob das Ziel in Bälde erreicht wird; ungefähr wie beim Zieleinlauf eines favorisierten Sprinters oder Rennfahrers, den man siegen sehen möchte – hier eben beim agonalen Finish der „Wegkriegerei“. So wird radikale Kritik, ohnehin in vieler Hinsicht längst auf die „Zirkulationsgegenständlichkeit“ reduziert, selber unmittelbar als eine solche buchstäblich ins „Rennen“ geschickt in der Arena der „Meinungsgegenständlichkeit“. Die Form der „Verkaufe“ dementiert den Inhalt (oder entspricht seiner Verkürzung); und dem Publikum wird unversehens der Part von „Fans“ übertragen, die bloß ein Formular auszufüllen brauchen, um ein äußerliches Ziel des Absatzes miterfüllen zu helfen.12 

Jeu du Domino Arabe

 Quelle leçon ce retour de l'Histoire dans le monde Arabe !

Ces canailles occidentales qui nous abreuvent de leur idéologie faussement démocratique et mentent depuis toujours sur les désirs des masses arabes, décrites comme  islamo-barbares par leur propagande. De Tunis à Suez qui donne maintenant au monde entier des leçons de démocratie réelle et directe ?
Depuis les récents soulèvements en Tunisie et en Égypte, des groupes s'intitulant «Jeunesse pour le changement» ou «L'étincelle» sont apparus sur les réseaux sociaux d'internet et se donnent pour but la libération des masses arabes et la démocratie. Ce petit manuel en pdf (Comment protester) est bilingue arabe/français il prouve le degré de conscience du Mouvement Révolutionnaire égyptien. Longue vie a nos camarades !

Maroc, Soudan, Jordanie, Syrie, Libye, Yémen... la "contagion" révolutionnaire.

Manif à Fez et à Tanger: Manif appelée au Maroc contre la détérioration des conditions de vie et la hausse des prix, dispersée violemment par la police place des Nations. La manifestation avait salué les peuples tunisien et égyptien, et réclamé le départ du gouvernement marocain, le droit à un toit, au travail et à une vie décente. 
Soudan: Des centaines de jeunes Soudanais ont manifesté dimanche à Khartoum dans le cadre d'une journée nationale de protestation antigouvernementale, malgré un important déploiement des forces de sécurité, a constaté un journaliste de l'AFP. La police a battu à coups de matraques des étudiants qui scandaient : «Nous sommes prêts à mourir pour le Soudan» et «Révolution, révolution jusqu'à la victoire». «restera plus silencieux», proclame-t-il sur sa page Facebook. «Il est temps que nous exigions nos droits et que nous prenions ce qui nous appartient par des manifestations pacifiques n'incluant aucun acte de sabotage.» Avant la «révolution du jasmin» en Tunisie, le Soudan avait été le dernier pays arabe à renverser un dirigeant grâce à un soulèvement populaire avec la chute de Jaafar Nimeiri, en 1985. 
Contre la vie chère et pour des réformes politiques, des milliers de Jordaniens ont manifesté hier.
Au moins 3000 personnes ont manifesté hier, à Amman, à l’appel des Frères musulmans pour protester contre la vie chère et la politique économique, réclamant un changement de gouvernement et des réformes selon l’AFP. Contrairement à la Tunisie et l’Égypte, où les manifestations contre le régime ont fait ces dernières semaines plusieurs morts, le mouvement de protestation en Jordanie n’a pas été marqué pour le moment par des heurts avec les forces de l’ordre. Le gouvernement a annoncé en janvier le déblocage de près de 500 millions de dollars pour augmenter les salaires des fonctionnaires et des retraités, favoriser la création d’emplois et faire baisser les prix. Il s’agit de la troisième journée de manifestations dans le royaume depuis la mi-janvier. «Moubarak tu es un traître et un agent américain», scandaient les manifestants contre le président égyptien, au pouvoir depuis 1981 et qui fait face à des manifestations sans précédent, depuis mardi. «Hosni Moubarak, l'Arabie Saoudite t'attend», disaient-ils encore, en référence à l'asile accordé par l'Arabie saoudite au président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali.
En Syrie, le site d’information arabe Elaph a rapporté que des groupes d’opposition ont appelé à une manifestation le 5 février à Damas, devant le siège du Parlement, et à Alep, la deuxième ville du pays. Les organisateurs ont choisi cette date en référence aux bombardements perpétrés en 1982 par l’armée syrienne contre les Frères musulmans dans la ville de Hama. Selon, les estimations, ces bombardements ont fait plus de 30'000 morts. Mercredi dernier, les autorités syriennes ont bloqué l’accès à plusieurs programmes permettant d’utiliser la fonction de discussion en direct de Facebook sur les téléphones mobiles, dans l’ensemble du pays. Les forces de l’ordre ont empêché samedi un rassemblement de jeunes près de l’ambassade d’Égypte à Damas, qui souhaitaient exprimer leur solidarité avec le peuple égyptien dans son soulèvement contre le régime du président Hosni Moubarak. «Nous saluons le peuple tunisien et sa révolution, ainsi que le soulèvement du peuple d’Égypte face à un régime répressif et corrompu. Nous aspirons avec tous les peuples, dont le peuple syrien, à la justice, à la liberté, à l’égalité pour tous», déclarent ces militants dans un communiqué. «Les peuples arabes ont trouvé ainsi le chemin de la liberté, à savoir la résistance sociale pacifique non-violente qui unit le peuple contre ceux qui les répriment et lui volent ses richesses», estime le texte.  armi les 39 signataires de ce document figurent des opposants politiques ayant fait de longues années de prison comme l’économiste Aref Dalila, le poète Faraj Beirakdar, les écrivains Yassine Haj Saleh, Michel Kilo et Fayez Sara, mais aussi des cinéastes, des chercheurs, des avocats…
La Libye annule les matchs de foot par crainte de manifestations contre le régime:
Libya, concerned that mass anti-government demonstrations in neighbouring Egypt and the toppling of President Zine Abedine Ben Ali of Tunisia on its western border could fuel further protests in the North African country, has cancelled all soccer matches, according to Al Jazeera.
The sources told Al Jazeera that security forces were instructed to stop all public gatherings. The decision of the Libyan Football Federation to cancel all matches is believed to have been taken as a result of government attempts to prevent further demonstrations in Libya.

Yemen: Des heurts sont survenus hier à Sanaâ entre des dizaines de journalistes et militants appelant à la chute du président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, et des partisans du régime, sans faire de blessés, a constaté un journaliste de l’AFP.  Des manifestants défilaient vers l’ambassade d’Égypte aux cris de «Ali va-t-en» et «La Tunisie hier, l’Égypte aujourd’hui, le Yémen demain», en référence à la chute du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier et aux manifestations sans précédent qui secouent l’Égypte depuis mardi. Des policiers en civil ont attaqué les manifestants. Selon la militante yéménite pour la liberté de la presse Tawakel Karman, un membre des services de sécurité en civil a tenté de l’attaquer avec un poignard mais en a été empêché par les manifestants. «Nous continuerons jusqu’à la chute du régime d’Ali Abdallah Saleh», a assuré Mme Karman, en liberté conditionnelle depuis lundi après avoir été accusée d’incitation à la violence pour avoir manifesté contre le régime. «Nous avons le Mouvement sudiste dans le sud, les rebelles (chiites) houtis au nord et l’opposition parlementaire» et tous appellent à un changement politique, a-t-elle fait valoir. Les protestataires yéménites scandaient «le peuple veut la chute du régime», ont rapporté des témoins.

Égypte:  Appel à la grève générale demain en Égypte
Au Caire, la place Tahrir est noire de monde.  Ils sont plusieurs milliers de manifestants à scander des «Moubarak dégage», raconte notre envoyée spéciale Elodie Auffray. L'ambiance est festive. Se mélangent pères de famille, jeunes, vieux, femmes avec et sans voile, enfants de la rue... L'armée est là aussi, aux mêmes positions que ces derniers jours. Des cordons de manifestants se forment autour des chars. Dans la foule, beaucoup de pancartes «Game over» et toujours les drapeaux égyptiens. Le président Moubarak nomme un nouveau dirigeant pour le service des renseignements. Pour remplacer l'influent Omar Souleimane, promu samedi au titre de vice-président, Hosni Moubarak a nommé le général Mourad Mowafi, ancien gouverneur du Sinaï-Nord, à la tête des services de renseignements. Le mouvement de contestation en Égypte a appelé lundi à une «marche d'un million» de personnes pour mardi. «Il a été décidé dans la nuit qu'il y aura une marche d'un million de personnes mardi», a déclaré à l'AFP Eid Mohammad, membre du mouvement et un des organisateurs. «Nous avons également décidé de lancer une grève générale ouverte» dès ce lundi, a-t-il dit. «Nous nous joindrons aux travailleurs de Suez et commencerons une grève générale jusqu'à ce que nos demandes soient satisfaites», a déclaré un organisateur, Mohamed Waked.

La bourgeoisie du Caire défend ses biens et prend ses distances avec le régime

« Hosni Moubarak lâche la bride à certains membres de la police pour semer la panique chez les citoyens. Les policiers n'ont pas disparu du jour au lendemain sans ordre de leur ministère. L'insécurité est provoquée. Comme ça, la communauté internationale aura l'impression qu'un pouvoir fort est nécessaire en Égypte. » Cette révolution n'est pas seulement celle des pauvres, qui n'ont rien à manger. Elle est aussi celle de la classe moyenne, qui souffre des bas salaires, de l'inflation et des passe-droits dont bénéficient les favoris du régime. Ceux-là sont exaspérés par ce qui se passe. J'en avais d'ailleurs quelques-uns pour client. La corruption, je l'ai vue défiler sur mon écran d'ordinateur."

Plusieurs milliers de prisonniers se sont évadés de la prison de Wadi Natroun, à 100 km au nord du Caire, a indiqué dimanche une source au sein des services de sécurité au 6e jour d’une révolte contre le régime du président Hosni Moubarak. Des milliers de prisonniers, dont un grand nombre d’islamistes détenus depuis plusieurs années, ainsi que des prisonniers de droit commun, se sont évadés dans la nuit après une émeute durant laquelle ils se sont emparés des armes des gardes de l’établissement pénitentiaire, selon la même source. Des dizaines de corps gisaient sur la chaussée près d’une prison de l’est du Caire dimanche matin où une émeute avait eu lieu dans la nuit et des coups de feu tirés au cours de l’évasion des prisonniers, a-t-on appris auprès d’une source au sein des services de sécurité. La source n’était pas en mesure de préciser les circonstances de leur mort se limitant à faire état de «coups de feu tirés de l’intérieur et de l’extérieur de la prison» d’Abou Zaabal. 
Par ailleurs des douzaines de personnes détenues à Fayum, au Sud du Caire, se sont également enfuies après que des heurts avec la police eurent fait un mort parmi les forces de l’ordre.

dimanche 30 janvier 2011

Agitateurs de tous les pays, méfiez-vous !

Europol, l’office européen de police, permet le fichage de toutes les personnes condamnées dans l’UE, mais aussi des simples suspects. Un mécanisme cousu main contre de nombreux mouvements contestataires. 

Europol, l’office européen de police, permet le fichage de toutes les personnes condamnées dans l’UE, mais aussi des simples suspects. Un mécanisme aisément détourné contre de nombreux mouvements contestataires.
Le 4 octobre 2010, un drone de l’armée américaine lance un missile à la frontière pakistano-afghane. Au moins trois personnes, de jeunes hommes, sont tuées au cours de cette attaque. Cela n’a rien d’inhabituel dans la région. Parmi les victimes figure toutefois un Allemand. Voilà qui n’est pas habituel.
Bünyamin E., 20 ans, était soupçonné de suivre un entraînement dans un camp terroriste. Le parquet de Düsseldorf enquêta sur lui. Après sa mort toutefois, personne n’enquêta sur ceux qui l’avaient tué, ni sur les soldats américains qui commandaient le drone à distance, ni sur leurs supérieurs. 
L'armée américaine a exécuté un Allemand sans procès
Les autorités allemandes ont du mal à engager des poursuites lorsque des alliés dans la guerre contre le terrorisme exécutent des citoyens allemands ou les enlèvent, comme dans le cas de l’islamiste de Hambourg, Mohammed Zammer, à l’automne 2001. En revanche, elles n’hésitent pas à communiquer des données personnelles aux organes de sécurité d’autres pays, même si les suspects n’ont aucun casier judiciaire.
Le cas de Bünyamin E. montre ce qui peut se passer dans les cas extrêmes lorsque des services étrangers exploitent les informations concernant des terroristes présumés : l’armée américaine a jugé que Bünyamin était un terroriste et l’a exécuté sans autre forme de procès. A l’avenir, les services de sécurité étrangers pourraient s’en prendre encore plus souvent à des ressortissants d’autres États sans passer par la voie des tribunaux. Le Conseil de l’UE plaide en effet pour la mise en place d’un programme d’échange de données bien plus vaste que l’actuel système de coopération entre pays membres.
La création de l’agence de police communautaire Europol, le 1er janvier 2010, a donné lieu à l’ouverture d’un grand centre d’analyse à La Haye. C’est là que sont exploitées les données personnelles de citoyens de l’UE et de là qu’elles sont ensuite transmises à des pays membres d’Europol et de pays tiers.
Il est explicitement prévu qu’Europol ne reçoive pas seulement des informations concernant des personnes condamnées mais également les données de toute personne jugée suspecte par n’importe quel service de sécurité.
A l’heure où le crime s’organise à l’échelle mondiale, on pourrait se dire que ce n’est pas une mauvaise idée. Mais il se trouve que depuis quelques années les agences de sécurité nationale s’échangent essentiellement des informations sur les agitateurs politiques. Les dernières révélations concernant l’histoire de taupes infiltrées dans les milieux protestataires britanniques et allemands ne sont qu’un aperçu du système d’échange d’information entre pays européens. 
Tous les agitateurs fichés
En Europe, tous ceux qui prônent la désobéissance civile peuvent manifestement se dire qu’ils sont surveillés par des services de police étrangers, surtout s’ils se déplacent pour participer à des manifestations dans d’autres pays. Ceux qui bloquent les voies ferrées pour manifester contre le nucléaire, s’en prennent aux fermes pratiquant l’élevage en batterie ou bloquent les autoroutes pour protester contre les frais d’inscription à l’université, tous ceux-là pourraient se retrouver dans la base de données Igast de la police criminelle allemande.
L’Igast (International agierende gewaltbereite Störer) rassemble toutes les données possibles sur les "agitateurs potentiellement violents et actifs au plan international". Leurs moyens de communication et leur appartenance à différents groupes présentent donc un intérêt particulier. C’est ce que souligne le Conseil de l’UE dans un mémo.
Le vieux débat au sein du gouvernement de coalition allemand à propos de la conservation des données se comprend mieux à la lumière de la stratégie d’Europol. A l’avenir, il serait par exemple possible, et nettement moins coûteux, de "protéger" une grande réunion de l’Otan contre toute perturbation. Rien qu’en utilisant les moyens de communication électroniques, il est possible de savoir comment les manifestants arriveront, qui seront les meneurs et avec qui ils sont en contact.  
"Celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre."  
La police judiciaire de Wiesbaden a déjà plusieurs fois transmis à d’autres pays des informations concernant des manifestants allemands. De même la police allemande a-t-elle certainement donné des informations aux services américains à propos de Bünyamin E. Dans le premier cas, les manifestants allemands ont probablement été refoulés à la frontière mais, dans le second, un homme est mort. Le mantra des autorités policières est toujours le même : "Celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre." Dans ce contexte, cela semble absurde. Le principe fondamental de la présomption d’innocence est balayé lorsque l’on établit à titre préventif le profil et les réseaux de chaque individu et que la police juge ces informations suffisantes pour appliquer une sanction.
S’il y a un sens à la collaboration des services de police des différents États entre eux, ils ne doivent pas criminaliser les actions politiques et sanctionner leurs auteurs sans le jugement d’un tribunal indépendant.

 Viktor Funk

Égypte: Noor rétablie mais l'étau dictatorial se resserre

Noor Internet, le dernier fournisseur d'accès à Internet (FAI) égyptien encore en fonction,  a coupé ses connexions au réseau plusieurs heures avant d'être rétablie dimanche en fin de journée. Peu avant dix-huit heures, plus aucune connexion  ne provenait du réseau Noor, d'après les moniteurs de trafic. Noor avait été le seul opérateur à maintenir ses activités après le blocage complet d'Internet, mis en place dans la nuit de jeudi à vendredi sur ordre des autorités égyptiennes. S'il représente moins de 10 % du trafic Web du pays, Noor fournit ses services aux entreprises (Lafarge ou Exxon Mobil...) et est donc économiquement stratégique.
Depuis samedi soir, les Égyptiens ont découvert que la connexion de secours en bas débit du FAI Noor était toujours ouverte. Les numéros de téléphone et codes pour se connecter à ce réseau, par le biais d'un simple modem 56k, circulaient depuis dans tout le pays. Des FAI étrangers, comme FDN en France ou Telecomix en Suède, avaient également mis à disposition des Égyptiens des numéros de connexion, mais les communications étant destinées à l'étranger, l'utilisation de ces services est plus coûteuse. Les téléphones portables fonctionnent partiellement mais pas les SMS.

Internet Access:   http://pastebin.com/UhJJV6Zv  http://chat.telecomix.org

  • A french ISP, offer a free dial-up internet access against egypt censorship.
Number : +33 1 72 89 01 50. Login/Password: toto [1]
  • We are now providing dialup modem service
Number: +46850009990. user/pass: telecomix/telecomix
  • “free” PPP dial-up access on Madrid, Spain:
+34 912910230. user:internetforegypt@trovator.com / pass:internetforegypt
  • Dutch non-registred dialup ISP. Non-hidden phone number required, SMTP blocked
Number: +31 20 7155593. Login: buitenland@inbellen.org, no password [2]
  • Massive list of american ISP dialups:
Login/pass: guest/password
  • Bainbridge: (206) 312-1000
  • Bainbridge: (206) 312-1500
  • Bainbridge: (206) 312-2500
  • Bainbridge: (206) 312-3700
  • Bellevue: (425) 786-1000
  • Bellevue: (425) 786-1111
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  • Bellevue: (425) 786-5073
  • Black Diamond: (360) 469-1000
  • Black Diamond: (360) 469-1111
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  • Black Diamond: (360) 469-2222
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  • Buckley: (360) 761-6102
  • Centralia: (360) 523-1000
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Des avions de combat ont survolé Le Caire à basse altitude dimanche après-midi à l'approche du couvre-feu, comme pour signifier que les autorités maîtrisaient toujours la situation au sixième jour d'un soulèvement populaire émaillé de violences, de mutineries dans plusieurs prisons et de pillages à grande échelle.
En cinq jours, les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait 74 morts et plusieurs milliers de blessés. Malgré le chaos qui régnait dans la capitale, des milliers d'égyptiens se sont rassemblés de nouveau dimanche sur la place Tahrir pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans. La police, qui avait littéralement disparu vendredi, est réapparue dans certaines rues dimanche. Durant deux jours, des quartiers entiers sont restés livrés à eux-mêmes. L'armée, appelée à la rescousse vendredi soir, n'interviennent pas contre les incendiaires et les pillards qui sévissent par ailleurs. Les protestataires continuent cependant de descendre dans les rues, accusant le régime de Moubarak de ne rien faire contre la pauvreté, le chômage, la corruption et les brutalités policières.

L’ambassadeur français en Égypte a déclaré à BFM TV que «la situation» était «insurrectionnelle» dans le pays. S’il n’y a pas eu d’ordre d’évacuation donné par la France, l’ambassadeur recommande la plus grande «prudence» aux ressortissants français et leur demande de respecter le couvre-feu.

Michel Bakounine avant la Commune

La France comme État est perdue. Elle ne peut plus se sauver par les moyens réguliers et administratifs. C'est à la France naturelle, à la France du peuple à entrer maintenant sur la scène de l'histoire, à sauver sa liberté et celle de l'Europe entière, par un soulèvement immense, spontané, tout populaire, en dehors de toute organisation officielle, de toute centralisation gouvernementale. Et la France, en balayant de son territoire les armées du roi de Prusse, aura du même coup affranchi tous les peuples d'Europe et accompli l'émancipation sociale du prolétariat.



Lettres à un Français
sur la crise actuelle
Lettre 1- 1er septembre 1870

Mon cher ami,
Les derniers événements ont placé la France dans une telle position, qu'elle ne peut plus être sauvée d'un long et terrible esclavage ; de la ruine, de la misère, de l'anéantissement, que par une levée en masse du peuple armé. Votre armée principale étant détruite, — et cela ne fait plus de doute aujourd'hui, — il ne reste à la France que deux issues : ou bien se soumettre honteusement, lâchement, au joug insolent des Prussiens se courber sous le bâton de Bismark et de tous ses lieutenants poméraniens ; abandonner au despotisme militaire du futur empereur d'Allemagne l'Alsace et la Lorraine ; payer trois milliards d'indemnités, sans compter les milliards que vous aura coûtée cette guerre désastreuse ; accepter de la main de Bismark un gouvernement, un ordre public écrasant et ruineux, avec la dynastie des Orléans ou des Bourbons, revenant encore une fois en France à la suite des armées étrangères ; se voir pour une dizaine ou une vingtaine d'années réduite à l'état misérable de l'Italie actuelle, opprimée et comprimée par un vice-roi qui administrera la France sous la férule de la Prusse, comme l'Italie a été jusqu'ici administrée sous la férule de la France ; accepter, comme une conséquence nécessaire, la ruine du commerce et de l'industrie nationales, sacrifiés au commerce et à l'industrie de l'Allemagne ; voir enfin s'accomplir la déchéance intellectuelle et morale de toute la nation...
Ou bien, pour éviter cette ruine, cet anéantissement, donner au peuple français les moyens de se sauver lui-même.
Eh bien, mon ami, je ne doute pas que tous les hommes titrés et bien rentés en France, à très peu d'exceptions près, que l'immense majorité de la haute et moyenne bourgeoisie ne consentent à ce lâche abandon de la France, plutôt que d'accepter son salut par le soulèvement populaire. en effet, le soulèvement populaire, c'est la révolution sociale, c'est la chute de la France privilégiée. La crainte de cette révolution les a jetés, il y a vingt ans, sous la dictature de Napoléon III, elle les jettera aujourd'hui sous le sabre de Bismark et sous la verge constitutionnelle et parlementaire des Orléans. La liberté populaire leur cause une peur si affreuse, que pour l'éviter, il accepteront facilement toutes les hontes, consentiront à toutes les lâchetés, — dussent même ces lâchetés les ruiner plus tard, pourvu qu'elles les servent maintenant.
Oui, toute la France officielle, toute la France bourgeoise et privilégiée conspire pour les Orléans, conspire par conséquent contre le peuple. Et les puissances européennes voient la chose de bon œil. Pourquoi ? Parce que chacun sait bien que si la France essaye de se sauver par un formidable soulèvement populaire, ce serait le signal du déchaînement de la révolution dans toute l'Europe.
Pourquoi donc la restauration des Orléans n'est-elle pas encore un fait accompli ? Parce que la dictature collective et évidemment réactionnaire de Paris se trouve en ce moment forcément impuissante. Napoléon III et l'empire sont déjà tombés, mais toute la machine impériale continue à fonctionner ; et ils n'osent rien y changer, parce que changer tout cela, c'est proclamer la révolution, et proclamer la révolution, c'est justement provoquer ce qu'ils veulent éviter.

Bakounine ne se trompait pas. "l'immense majorité de la haute et moyenne bourgeoisie ne consentent à ce lâche abandon de la France, plutôt que d'accepter son salut par le soulèvement populaire" La même chose s'est répétée en 1940 "Plutôt Hitler que le front populaire" le programme de la Cagoule a bien réussit.

Michel Bakounine

 

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