vendredi 8 juin 2012

Défense et illustration du cancer Picard

Französisch-Strategie

De la contribution du mal industriel à la richesse du pays


Encore un excellent texte de PMO. Il faut en effet beaucoup d'humour pour livrer le détail d'un tel désastre régional. c'est la même région qui avait donné à la France ses célèbres "Bandes de Picards" qui dans le passé  parcouraient le pays pour l'écumer. Anciens soldats sans guerres, sans solde et sans terres, ils brigandaient pour pouvoir survivre...
Peu touché par le SIDA, il semblerait que le cancer soit en effet le seul avenir de cette région, avec peut-être le concours des hépatites pour diversifier le marché porteur des catastrophes sanitaires...

"Des esprits malavisés, gâcheurs d’encre et de papier, gens de plume et de rêveries, ennemis de la Classe ouvrière, s’en prennent depuis des décennies à l’endémie du cancer, due pour l’essentiel, suivant les épidémiologistes, à l’expansion de l’industrie depuis la Première Guerre mondiale, dans tous les secteurs d’activité et dans toutes les parts du pays. Voyez Dominique Belpomme (Ces maladies créées par l’homme, Albin Michel, 2004), Barbier/Farrachi (La Société cancérigène, La Martinière, 2004), et tous les autres. Ces dénigreurs montent en épingle la mortalité du cancer qui touche un Français sur deux et une Française sur trois, sans compter la pléthore des rescapés plus ou moins provisoires. Il serait trop facile de leur dire que si la Nature n’avait pas voulu que l’on meure du cancer, elle n’eut pas placé cette faculté - parmi tant d’autres - chez les mortels. Faculté activable à loisir par n’importe quel agent industriel ou une combinaison de ces agents. Tant que les hommes meurent - c’est leur nature, leur programme génétique -, peu importe de quoi. Il faut bien mourir de quelque chose. L’admirable est de voir comment la providence marchande fait un bien économique d’un mal sanitaire (...)
Prenons l’exemple de la Picardie, campagnes et marais farouches, terre natale des Illuminés et des Babouvistes, pays de gueux et de braconniers ; l’un des plus pauvres de l’Hexagone. Depuis que nombre d’usines sont parties enrichir des contrées du Tiers-monde, plus gueuses encore, sa population compte parmi celles des quatre régions les plus frappées de chômage, ce fléau absolu. Les statistiques avancent le chiffre de 10,8 % d’inactifs dans la population en âge de travailler, soit près de 100 000 Picards sur 2 millions au total.
Heureusement, les fauteurs de misère ont pris soin d’abréger les tourments de leurs victimes. Ainsi, la Picardie est la région la plus cancérigène après ses voisines du Nord-Pas de Calais et de Haute Normandie. Le cancer, meurtrier d’un tiers des hommes et d’un quart des femmes de la région, a l’avantage de soulager surtout les pauvres, 1,5 fois plus touchés que les riches. Et tout indique que la tendance va s’améliorant. Entre 1980 et 2005, le nombre d’hommes picards atteints d’un cancer a crû de 92%.1 Et l’espérance de vie des habitants de la Somme et de l’Aisne est la plus basse de France après celle des résidents du Nord-Pas de Calais
.../..."

Stratégie Allemande
Le texte intégral en PDF





                                                                                       
(Lire aussi, du même auteur : L’Enfer vert – Un projet pavé de bonnes intentions, éditions Badaboum, 2012.)

Exemple D'écologie pour les baltringues


 Dans une ville du Val-de-Marne en faillite:

Un Panneau annonce une expérience de biodiversité et demande aux quidams de "Respecter" une si brillante expérience de biodiversité mais dès le lendemain la pauvre herbe Bio-diversifiée est rasé par la tondeuse des même services qui ont posé ce panneau débile.


Tout est en effet possible dans une ville en faillite dirigé par un Maire ex espion de la CIA viré du gouvernement Balladur pour trahison et retourné par la DGSE. Ce méchant bougre qui hier encore s'affichait dans les pas de Sarkozy espère encore garder son confortable siège de député fantôme le 10 juin et le salaire qui l'accompagne.
Un loser ce Henri Plagnol qui en est réduit à inaugurer une misérable Place Gambetta dont il a fait rasé les grands arbres (pas assez bio-diversifiés...) pour les remplacer par un tas de pavés cerclés de fils-de-fers (le style Autoroute-Bio...) pour la somme modique de 300 000 euros ce qui ne laisse que 2 petits tiers à se partager avec l'entrepreneur qui finance ses caisses noires, une vraie misère...

mercredi 6 juin 2012

L'illusion François


Face aux élections législatives du 10 juin en France et du 17 juin en Grèce, dont les résultats pourraient conduire à une remise en cause du programme de rigueur négocié avec l'UE et à une sortie de la zone euro, Obama a évoqué la nécessité de mesures pour renforcer la zone euro. Il multiplie les contacts avec ses partenaires européens pour les inciter à adopter un "plan immédiat" afin de résoudre la crise de la zone euro dont il craint les répercussions sur l'économie américaine à cinq mois de la présidentielle et à deux semaines du sommet du G20 au Mexique.
Le temps presse à l’échelle du Monde désormais suspendu aux désordres financiers qui compromettent la prétendu Relance, invoquée comme le dernier recours de Dieu au capitalisme.

Combien de députés nazi et néo-néo-staliniens au soir du 17 juin en Grèce ?
Les prétendu "spécialistes" de l'illusion politique se demandent pourquoi F.Hollande, nouveau Pape "ordinaire" du pays ne tire pas plus bénéfice du ralliement des "centristes" de Bayrou. C'est que le bougre est toujours prisonnier des dinosaures du PS dont il attend une excellente majorité à la chambre pour commencer en force son projet de gouvernement "dans la durée". 2 mandats sont prévus si ce temps lui est accordé par l'avalanche de catastrophes qui s'annoncent.
A commencer par ces problèmes de reprise en main de la maison Royco-poulaga paralysé par les dix années de manipulations sarkozystes. Les médiats sont visiblement toujours aux ordres de l'ancienne tactique sarkozyste visant à salir les victimes de bavures policières innombrables, c'est à vomir.
Après le meurtre d'un dépressif non-rentré de permission qui devait encore purger un mois de cabanon et qui en prenant le risque d'une cavale pour si peu montre qu'il est tout sauf un "Dangereux Criminel" et paye de sa vie l'utilisation d'un syndicaliste-garde-champêtre inapte à ce genre de mission pourtant simplissime aux yeux des pros de l’antigang ou de la BRB...

C'est le tour d'un jeune de 24 ans humble fumeur de shit comme 60% des jeunes français qui paye de sa vie un contrôle d'identité parfaitement inutile. Le simple fait que 6 gamins fument un tarpé en éclusant une bière au bord de l'eau un mois de juin suffit pour déclencher un "Plan épervier" local qui unit municipale et nationale polices dans une même opération merdeuse et qui coûte encore une vie. Le fait qu'un flic ai plongé et que ses collègues aient accepté que le frangin de la victime face de même prouve qu'ils avaient conscience du grotesque de la situation car si, comme la propagandastaffel le vomit sur tous les médiats, il s'agissait d'un groupe de criminels les policiers auraient du tirer sur le frère s’échappant du contrôle en cours comme sur la victime elle-même...
Le pavlovien "Connu des services de polices" n'a aucun sens car seuls les sans-papiers sont presque inconnu des services de police ce qui justifie de les contrôler 10 fois par jour...
Hollande aurait tord de croire que la patience des jeunes des quartiers est sans limites...
Il pourra probablement tenir comme cela jusqu'aux législatives mais pas beaucoup plus si ses pitbulls de l'ordre continuent leurs cartons.
Va t-on sauver la vie du "Forcené" du 7 juin  courageusement abattu ?
Et le jeune en scooter de Villiers-le-Bel ?
Tant qu'on appellera BAC (Brigades Anti-Criminalité) des "Contrôleurs de Micro-délinquance" chargés de la routine mais programmé comme des Rambos de pacotille on aura des morts inutiles et des fonctionnaires bons-à-rien qui se prennent pour des Tarzans...
Mais François Hollande a si bien compris l'ampleur de la débâcle policière qu'il compte s'appuyer fort justement sur les militaires pour la sécurité. Les professionnels de la gendarmerie d'abord seront chargé de la protection de l’Élysée et probablement des affaires sérieuses en matière de terrorisme. Dans la mesure ou il ne compte pas faire appel aux barbouzeries terroristes pour gouverner dans l'immédiat, comme Chirac et Sarkozy, il n'a pas besoin de s'entourer d'amateurs mais manipulables à loisir...

Dans 100 ans on enseignerait encore comme "cas d'école" le fiasco de "l'affaire Mérah"  dans toutes les écoles de police du monde (si on les laisse debout...) comme un exact contraire du fameux 11 septembre de Georges Bush. Vertigineuse maîtrise inégalable avec ses preuves qui tombent du ciel au milieu d'une boule de feux si médiatique et si avisé que le brave publique mettrait des siècles à en comprendre la simple vérité si il en avait le temps.
La Carte du "Garde du Corps" de Sarkozy (et anciennement Chirac) dans le box du terroriste électoral vient nous rappeler une autre histoire. Mais qui était l'ancien Maire de Neuilly et "Garde du Corps" de  De Gaulle et parrain Corse et mentor du même Sarkozy et même boss de la French pour certain...
Une place très particulière assurément.

La seule première de l'affaire Mérah était les déclarations drolatiques "Nous le voulons vivant" diantre pour la première fois depuis les branquignoles d'AD des pseudo-terroristes seraient arrêtés vivant en France ?
Seul le professionnel Carlos à eu cette chance mais il s'agissait des hommes du contre-espionnage, les militaires de la DGSE, le cueilleur officiel n'était qu'une fausse barbe médiatique-diplomatique. Pas de barbouzades chez les militaires de la DGSE donc, encore qu'ils sont cités dans l'affaire Mérah lorsque les dispositifs de trois ou quatre services lui laissait le loisir de bavarder avec les médias gentiment pendant 5 heures avant l’assaut histoire de chauffer la machine pour les 36 heures de show.
Sans doute protégés par la constitution sur-mesure de la cinquième république voulue par De Gaulle, qui en fait les détenteurs du pouvoir légitime en cas de catastrophe, une légitimité qu'ils se doivent de mériter en restant exemplaires. La merde c'est pour les sinistres de l'intérieur et les réseaux Ad Hoc.

Pour le reste l'antique Laurent Fabius (non-contaminant comme le sang qui circulait du temps ou il était Premier Ministre) à montré son a-propos sur l'affaire du vote par internet, tout va bien chez les dinosaures...
Sauf le code java utilisé en Espagne pour ces élections législatives favorable à la gooche française, dit-on.
Les élections législatives passées on doit s'attendre à de curieuses mesures que justifiera l'urgence dans les catastrophes en cours...



Des "ennemis de la police et de son monde"   Découvrent l'eau tiède:


Défoncer des portes ouvertes depuis 50 piges. Oui les polices politiques utilisent les sans-paps mais aussi des tas d'autres bougres tenus en main par lâcheté, pour échapper à des poursuites judiciaires ou des peines de prison. ILS N'ONT QUE L'EMBARRA DU CHOIX. Ce qui importe c'est de savoir comment déjouer ces pièges, comment détecter ce genre de donneurs, traîtres, désinformateurs et autres retournés et infiltrés, comment s'en protéger et même quelques fois les utiliser.
On peu simplement saluer le courage de ceux qui font éclater au grand jour ces vérités et aussi se dire que les poulets n'approchent pas n'importe qui et c'est plutôt mauvais signe d'avoir été choisi...
Merah avait été recruté par les RG (excellent choix !) comme: 50600980 RG, les  gardiens de la paix Laurent S. et Agnès B., accompagnés de l'adjoint de sécurité Anthony C en témoignent dans un rapport de 2007.
Un banc d’huîtres de premier choix se referme au moindre frémissement surtout dans les quartiers de bonne réputation ou les pécheurs sont certain d’être bredouilles...

Mais censuré depuis...
"[Paname] : Ils veulent des balances, ce sera pas nous ! 

samedi 02 juin 2012 - 19:34 par niklapolic

    Il y a quelques temps dans une ville d'Ile-de-France, deux flics en uniforme chopent physiquement un copain. Il est 7h du matin, et il descend l'escalier du métro. Le premier lui demande ses papiers, l'autre l'immobilise immédiatement par le bras. Ce n'est qu'un prétexte pour l'embarquer au commissariat. Quelques minutes après être arrivé, on l'emmène dans un bureau où se trouve le même porc en civil qui avait déjà voulu lui poser des questions de façon officieuse. Comme la fois précédente, l'entretien tourne court. En voici un extrait :


- Tu étais où ces derniers temps ?
- Je suis là maintenant !
- Quelle est ton adresse postale ?
- Je n'ai pas d'adresse…
- Si t'en as une…
- Non, je dors à droite à gauche (...)
- Tu vis comment ?
- Je me démerde…
- On sait bien que tu es venu ici pour travailler, pour avoir des papiers, pour ramener de l'argent dans ton pays !
- Je suis pas venu pour ça, je suis venu pour voir.
- Arrête de penser qu'on est des méchants !
- (silence)
- Tu veux un café ?
- Non
- De l'eau ?
- Non
- Pourquoi tu n'acceptes pas ?
- Je ne veux pas donner mon ADN.
- Si on veut le prendre, on peut aller chez toi, même si t'as rien fait ! Vas-y tu peux sortir !
- Donne-moi un papier de fin de garde-à-vue !
- Il n'y a pas de papier à te donner. C'est comme la première fois. (Il se lève)
- Lors de la prochaine arrestation, on n'en restera pas là !
- Moi, aussi je vais faire quelque chose !
- Tu vas faire quoi ? (énervé)
- … je vais rentrer au bled, bien sûr ! (ironique)
- Même hors de France, on sait où te trouver…

Le lendemain, et jusqu'à aujourd'hui, des keufs en civil ont été grillés en train de suivre le copain dans la rue et le métro.

Ce n'est pas la première fois que la police tente de recruter des indics, des poukaves, des délateurs… des balances quoi, au sein des milieux squat, antifas ou pseudos anarcho-autonomes. Que ce soit à Paris, dans sa banlieue, à Lyon, à Notre-Dame-des-Landes ou en Belgique (une quinzaine de camarades interrogés de façon officieuse), les porcs aimeraient bien obtenir des renseignements ou recouper leurs propres observations, souvent grossières, pour faire tomber des camarades. Faire pression, faire du chantage lié à une situation sociale ou judiciaire, ou menacer de prison est monnaie courante un peu partout.

Face au silence sur ces histoires, à la peur ou la paranoïa, plusieurs camarades de différentes villes ont déjà choisi de rendre publics ces coups de pression et autres mesquines tentatives d'en faire des indics. A Paname, les chtars ont enlevé par surprise un copain dans la rue, suite à un premier refus de collaborer. Avec leur cerveau imbibé d'autorité, avec le fric des puissants qu'ils protègent, ils croient peut-être que tout s'achète et se vend, même les idées, même la dignité.

Dans leurs petits jeux dégueulasses, ce n'est pas seulement à quelques personnes qu'ils s'en prennent un peu partout. C'est aussi à un
antagonisme social qui leur échappe en partie, à une rage qui tente de balayer ce système d'exploitation et de domination.

Que leurs coups de pression ne restent pas sans réponse !

Des ennemis de la police et de son monde
"

mardi 5 juin 2012

Aveugles face à la crise

   
Depuis que le keynésianisme s’est, en pratique, échoué sur la « stagflation » des années 1970, postes et publications dans l’enseignement académique de la macroéconomie sont sous l’emprise du dogme néoclassique, qui se résume à prôner l’harmonie du marché : qu’on veuille bien laisser celui-ci se débrouiller tout seul, un équilibre entre l’offre et la demande s’établira, pour le bien de tous. Les manuels spécialisés ne reflètent ainsi nullement la réalité de l’économie capitaliste, et on y cherchera en vain le mot « crise », par exemple. En revanche, on y trouvera des préjugés idéologiques injectés dans des modèles mathématiques que l’on superpose simplement à la réalité. Au fond, avec le règne de l’école néoclassique, la science économique a tourné le dos à son objet et n’est plus à proprement parler qu’une idéologie rehaussée de termes scientifiques. C’est devenu d’autant plus évident depuis l’éclatement de la crise à l’automne 2008.
Seulement voilà : pour extirper des cervelles une idéologie, il ne suffit pas, loin de là, de mettre en lumière son incompatibilité avec la réalité. Sur ce point, la doctrine néoclassique ne fait pas exception. Certes, au regard des phénomènes de crise capitaliste, elle s’est désormais complètement discréditée. Mais cela n’empêche pas ses zélateurs en place de donner aux hommes politiques, et ce depuis des décennies, des recommandations toujours identiques. Et les pseudo-arguments servant à légitimer le dogme néoclassique remplissent plus que jamais la rubrique économique de nombre de quotidiens ou d’hebdomadaires et déterminent la pensée de la classe politique.
Parmi les éléments constituant cet édifice doctrinal, s’est imposée – doublement – une façon de voir exclusivement microéconomique : d’abord, le point de vue propre à la gestion d’entreprise passe pour le seul et unique point de vue d’où il serait judicieux de considérer « l’économie ». Par métaphore, ensuite, les unités macroéconomiques sont traitées, elles aussi, comme des individus, l’Etat étant ainsi censé, à l’instar du « bon père de famille » ou de la proverbiale « ménagère souabe », réaliser de drastiques économies aujourd’hui, après que la famille ait vécu au-dessus de ses moyens.
Les ratés actuels au sein de la zone euro et les mesures proposées pour y remédier tant bien que mal montrent bien à quel point ce mode de pensée est pernicieux. La Grèce s’est ainsi vu ordonner une cure d’austérité digne des recettes de la « ménagère souabe », cure à l’exécution de laquelle veillera sévèrement la troïka formée par la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne. Naturellement, lorsqu’un ménage cherche à se désendetter, la solution peut consister à donner pendant quelques temps un coup de collier tout en freinant drastiquement sa consommation. Seulement, ce modèle n’est pas transposable à la macroéconomie, car une réduction de la consommation étatique et privée a pour conséquence de ralentir la production et, partant, conduit droit à la récession. C’est d’ailleurs précisément ce qu’on observe en Grèce : le PIB s’est effondré en 2010 de plus de 5%, les recettes fiscales se sont contractées et la dette extérieure s’est mise à grimper de plus belle. A partir de là, la banqueroute de l’État grec n’est plus qu’une question de temps. Et l’on parle de prescrire prochainement cette recette miracle également à l’Espagne et à l’Italie...
Même la recommandation éculée invitant les pays endettés de la zone euro à bien vouloir s’aligner sur le modèle allemand découle de la vision gestionnaire, laquelle passe totalement à côté de la situation réelle. La balance commerciale négative des pays de l’Europe du Sud et leur endettement qui croît en proportion ne sont finalement rien d’autre que le revers d’un excédent allemand à l’exportation provenant en grande partie du commerce interne à l’UE. Pourquoi ne pas donner le même conseil aux clubs qui ont fini derniers lors de la Bundesliga de football ? Faites comme le Bayern Munich et vous serez tous champions d’Allemagne à la prochaine saison !
Tout cela ne doit pas susciter l’impression que la doctrine néoclassique aurait provoqué la crise de plus en plus aiguë du système capitaliste mondial. Ce serait lui faire trop d’honneur. Ce qui pose problème, c’est plutôt le fait que cette doctrine n’ait rien à dire sur la crise : elle ne l’envisage tout simplement pas. Intervenir aujourd’hui, au beau milieu de la crise, en se basant sur les points de vue et les recettes néoclassiques revient à se mettre des œillères à travers lesquelles même la pragmatique « navigation à vue » (Wolfgang Schäuble[1]) devient impossible. Si nous nous dirigeons vers le précipice, gardons au moins les yeux ouverts.
                                                                                  

                                                                                                                           Claus Peter Ortlieb*

    Version PDF
Paru dans Ossietzky n°24, novembre 2011
Traduction de l’allemand: Sînziana


* Claus Peter Orlieb est mathématicien est membre du comité de rédaction de la revue allemande Exit ! Crise et critique de la société marchande

dimanche 3 juin 2012

Arbeitszwang und Arbeitsethos



Offenbar sind wir achtzig Jahre und eine Weltwirtschaftskrise später kein bisschen klüger geworden, im Gegenteil: Die Arbeitsproduktivität in Industrie und Landwirtschaft dürfte sich seither ungefähr verzehnfacht haben, und doch kann keine Rede davon sein, dass sie zum Zwecke eines behaglichen und sicheren Lebens aller Menschen eingesetzt würde. In Europa, dem es ja immer noch vergleichsweise gut geht, ist die Arbeitslosigkeit auf Rekordhöhe angestiegen und steigt weiter, während die verbliebenen Inseln der globalen Wettbewerbsfähigkeit schon seit Jahren mit neuen, durch Arbeitsverdichtung verursachten Volkskrankheiten kämpfen: Vom Burn-out-Syndrom über den gewohnheitsmäßigen Psychopharmaka-Konsum bis hin zum plötzlichen Tod durch Überarbeitung.
Nun handelt es sich allerdings bei der von Russell konstatierten übertriebenen Arbeitsamkeit keineswegs bloß um eine einfach abzulegende, da obsolet gewordene Gewohnheit aus Zeiten, in denen es noch keine Maschinen gab. Tatsächlich wurde im Mittelalter, das die Arbeit als Selbstzweck nicht kannte, weniger gearbeitet als heute. Der Grund dafür ist simpel: Arbeit nach heutigem Verständnis, also die abstrakte, von ihrem Inhalt unabhängige Verausgabung von Arbeitskraft, ist historisch spezifisch. Es gibt sie nur im Kapitalismus. Die hier ja allgemein verbreitete Vorstellung, dass „jede Arbeit besser als keine“ sei, wäre in jeder anderen Gesellschaftsformation zurecht als völlig verrückt angesehen worden.
Diese Verrücktheit beherrscht als abstraktes Prinzip die gesellschaftlichen Beziehungen im Kapitalismus. Von kriminellen Aktivitäten einmal abgesehen, ist Arbeit – als eigene oder als Aneignung fremder Arbeit – das einzige Mittel, an der Gesellschaft teilzuhaben. Auf den Inhalt der jeweiligen Tätigkeit kommt es dabei nicht an; ob ich Kartoffeln anbaue oder Streubomben produziere, spielt keine Rolle, solange mein Produkt einen Käufer findet und so dafür sorgt, das aus Geld mehr Geld wird. Arbeit als Basis der Wertverwertung ist Selbstzweck und gesellschaftliches Zwangsprinzip, dessen einziger Sinn darin besteht, immer mehr „tote Arbeit“ als Kapital anzuhäufen.
Ein Zwang, dem alle gleichermaßen unterworfen sind, lässt sich nur dann dauerhaft aufrechterhalten, wenn die an ihn Gefesselten gelernt haben, ihre Ketten zu lieben. Auch darin unterscheidet sich die bürgerliche Gesellschaft von ihren Vorgängerinnen. Von Aristoteles über Augustinus bis zu Thomas von Aquin haben antike und mittelalterliche Philosophen die Muße und nicht etwa die Arbeit als Weg zum guten Leben propagiert:1
Es gilt als ausgemacht, dass die Glückseligkeit sich in der Muße findet. (Aristoteles, 384 - 322 v. Chr.)
Arbeit und Tugend schließen einander aus. (Ders.)
Bei der Muße soll nicht etwa träges Nichtstun locken, sondern das Erforschen und Auffinden der Wahrheit. (Augustinus, 354 – 430)
Es ist also zu sagen, dass das beschauliche Leben schlechthin besser ist als das tätige Leben. (Thomas von Aquin, 1225 - 1274)
Müßiggang ist Sünde wider Gottes Gebot, der hier Arbeit befohlen hat. (Martin Luther, 1483 - 1546 )
Es ist von der größten Wichtigkeit, daß Kinder arbeiten lernen. Der Mensch ist das einzige Tier, das arbeiten muß. (Kant: Über Pädagogik, 1803)
Die größte moralische Vollkommenheit des Menschen ist: seine Pflicht zu tun. Und zwar aus Pflicht. (Ders.: Metaphysik der Sitten, 1797)
Es gibt nur eine Ausflucht vor der Arbeit: Andere für sich arbeiten zu lassen. (Ders.: Kritik der Urteilskraft, 1790)
Unter den drei Lastern: Faulheit, Feigheit und Falschheit scheint das erste das Verächtlichste zu sein. (Ders.: Anthropologie in pragmatischer Hinsicht, 1798)
Man erkundige sich nur näher nach den Personen, die durch ehrloses Betragen sich auszeichnen! Immer wird man finden, dass sie nicht arbeiten gelernt haben oder die Arbeit scheuen. (Fichte, Reden an die deutsche Nation, 1807)
Jeder muss von seiner Arbeit leben können, heißt der aufgestellte Grundsatz. Das Lebenkönnen ist sonach durch die Arbeit bedingt, und es gibt kein solches Recht, wo die Bedingung nicht erfüllt worden. (Fichte, Grundlagen des Naturrechts nach Prinzipien der Wissenschaftslehre, 1796)
In den heißen Ländern reift der Mensch in allen Stücken früher, erreicht aber nicht die Vollkommenheit der temperierten Zonen. Die Menschheit ist in ihrer größten Vollkommenheit in der Rasse der Weißen. Die gelben Indianer haben schon ein geringeres Talent. Die Neger sind weit tiefer, und am tiefsten steht ein Teil der amerikanischen Völkerschaften. (Kant: Physische Geographie, 1802)
Der Barbar ist faul, und unterscheidet sich vom Gebildeten dadurch, daß er in der Stumpfheit vor sich hin brütet, denn die praktische Bildung besteht eben in der Gewohnheit und in dem Bedürfen der Beschäftigung. (Hegel: Grundlinien der Philosophie des Rechts, 1820)
Es ist die Wut des weißen Arbeitsmannes über den selbst auferlegten Zwang, die sich hier ausagiert. Sie richtet sich gegen alles, was diesem Zwang nicht zu unterliegen und ein Leben ohne Arbeit zu führen scheint: Gegen die Frauen, die in dem von der Arbeit abgespaltenen Privatbereich der bürgerlichen Familie für das „eigentliche Leben“ zuständig sind; gegen jede Art Volk (die Zuschreibungen sind hier vielfältig), dem sich ein Leben in Saus und Braus ohne Arbeit andichten lässt; und gegen das „raffende Kapital“, das sich den von anderen geschaffenen Mehrwert ohne eigene Arbeit aneigne. Die modernen Ideologien des Sexismus, Rassismus, Antiziganismus und Antisemitismus sind auch im Arbeitsethos fundiert.
Seit den 1970er Jahren haben die mikroelektronischen Rationalisierungspotentiale in immer stärkerem Maße die Arbeit aus dem Produktionsprozess verschwinden lassen und den Kapitalismus damit in die Krise geführt. Gleichwohl hat sich der innere und äußere Zwang zur Arbeit nicht verringert, sondern durch die zunehmende Verknappung der „Arbeitsplätze“ sogar verschärft. Die Bedingungen für die Herausgefallenen sind härter geworden: Es sind inzwischen zu viele, als dass sich ihre menschenwürdige Versorgung mit der Aufrechterhaltung der globalen Wettbewerbsfähigkeit noch dauerhaft vereinbaren ließe. Der „Sachzwang, Menschen in Arbeit zu bringen“ (Angela Merkel), vernebelt schon die Problemwahrnehmung: Nicht das allmähliche Verschwinden der Arbeit sei schuld an der Arbeitslosigkeit, sondern die Arbeitslosen seien es, die daher mit allen zur Verfügung stehenden Zwangsmitteln in gar nicht mehr existente Arbeit gebracht werden müssen. Ähnliches vollzieht sich auf europäischer Ebene: Den ins Hintertreffen geratenen „Pleitestaaten“ werden Austeritätsprogramme aufgezwungen, auf dass sie, ist das Tal der Tränen erst durchschritten, wieder wettbewerbsfähig werden. Das ist so aussichtsreich, wie es ein Versuch des Deutschen Fußballbunds wäre, durch geeignete Trainingsprogramme alle achtzehn Bundesligavereine auf die vier vorhandenen Champions-League-Plätze zu hieven.
Offenbar kann die Lösung nur in der Abschaffung der Arbeit liegen, was freilich die Abschaffung des Kapitalismus bedeutet. Dagegen steht auch das über mehrere Jahrhunderte andressierte Arbeitsethos:
Man wird behaupten, daß wohl ein wenig Muße angenehm sei, daß die Leute aber nicht wüßten, womit ihre Tage ausfüllen, wenn sie nur vier von vierundzwanzig Stunden arbeiten würden. Soweit das in der modernen Welt zutrifft, ist damit unserer Zivilisation das Urteil gesprochen; für jedwede frühere Epoche hätte es nicht gegolten. (Bertrand Russell: Lob des Müßiggangs, 1932)
Langfassung des unter dem Titel „Zwang und Ethos“ in konkret 5/2012 erschienenen Textes

ClausPeter Ortlieb

jeudi 31 mai 2012

« Cette utopie collective n’est pas morte, les yeux brillent encore »



A propos de TEKNO et Free Party


Il est dommage que les Free teufeur n'aient pas étudié les mécanismes de la répression utilisés contre les squatteurs et Autonomes des années 70/80, ils auraient compris à quelle sauce les polices les mangeraient car c'est la répétition des mêmes principes qui sont utilisés contre tous les undergrounds (Rap, Rock alternatif, punk, Free party et Ravers sauvages...)
C'est dès le début des années 90 que la répression les a ciblés en priorité avec l'éternel Damoclès des "Drogues" (comme la Poudre était le fil rouge des squats parisiens en 78/79).
La répression a effectivement écrémé le mouvement TEKNO qui caillait comme un mauvais lait et donné par exemple TecknoPlus et les groupes Tekno Autonomes qui officient dans les démarches les plus radicales de ce mouvement.
Le fait qu'ils soient capable de répondre aux critiques de PMO est plutôt bon signe et annonciateur d'un dépassement du "Gros Son" pour aller vers des créations de situations auto-critique et créative. Plus de fluidité et moins de récupération genre Livre des Records du nombres de bisounours attirés comme des mouches par le battage médiatique autour des Technivals qui ne sont que des braderies pour drogues invendues...
Finalement c'est la répression elle-même qui permet de casser les "séparations" lorsque les ciblés s'aperçoivent qu'ils ont en commun avec d'autres les même ennemis et le même système.
La séparation est comprise dans l'acte créateur lui-même de ces mouvements mais les undergrounds sont fait pour se rencontrer se renforcer mutuellement et entamer des dépassements.

[Free Party] 

« Cette utopie collective n’est pas morte, les yeux brillent encore »


Ils ne voulaient pas d’argent. Ni transiger avec les autorités. Ni écouter de la musique insipide produite au kilomètre. Ils voulaient l’improvisation et la folie, l’enthousiasme et le plein air. Leurs fêtes étaient libres, rebelles et illégales, sans règles imposées. Retour sur l’explosion d’une contre-culture, avec Guillaume Kosmicki, auteur de Free Party. Une histoire, des histoires.

Dans les années 1990, les enfants de la tekno [Oui, avec un « k ». Le terme « techno » est réservée au versant plus officiel du genre.], activistes de la free party, ont organisé certaines des plus classieuses fêtes de tous les temps. Mais au cours des années 2000, l’utopie a pris du plomb dans le son. Trop de monde, d’attention médiatique. De flics et de marchands du temple. Plus assez de politique, de valeurs partagées. Les folles fêtes se sont faites conformes et mortifères.

Le mouvement free party n’est pas mort, pourtant : dans les campagnes, les forêts, les failles urbaines, il bouge encore. Et certains n’ont jamais cessé de danser, bien décidés à ne rien lâcher. Guillaume Kosmicki, ancien activiste et musicologue, en dresse le joli constat dans Free Party. Une histoire, des histoires (éditions Le mot et le reste [Guillaume Kosmicki y a aussi publié Musiques électroniques : Des avant-gardes aux dance floors (2009). Ainsi qu’une préface aux Sermons Radiophoniques (2011), compilation de textes d’Hakim Bey]). L’ouvrage, qui compile des dizaines de témoignages, trace le beau (et parfois triste) panorama de plus de quinze ans d’utopie tekno, par la voix de ceux qui y ont participé. Et n’omet pas une certaine déception – révolution teknoïde avortée. Bilan.

Ta première fois ?

C’était en 1994. Étudiant à Aix-en-Provence, je rentrais à la cité U avec des amis, après une soirée en ville. Il était tard, on marchait en bord de route ; un camion s’est arrêté. Les mecs nous ont donné un flyer, juste comme ça. Il s’agissait des Psykiatriks, l’un des premiers sons français, des Parisiens versés dans le hardcore [Hardcore et hardtekno sont des variantes musicales, plutôt rapides et agressives, de la tekno].

J’y suis allé, à cette fête. Et j’ai pris une claque. Une vraie claque. À cause de la manière dont les choses se goupillaient. Du fait de débarquer dans un endroit pas du tout prévu pour ça, sans aucune des normes habituellement imposées – pas de droit d’entrée, de videurs ou de service de sécurité, de lieu officiel. Et de la musique qui ne paraissait respecter aucune règle, libre d’emprunter, de mélanger et fusionner.


2001 : les Heretik organisent une free party dantesque à la Piscine Molitor, en plein 16e arrondissement de Paris.

J’ai pris le train en marche. On se retrouvait alors en pleine cambrousse, ou dans des hangars abandonnés, des endroits parfois totalement fous où régnait une liberté incroyable. Il n’y avait pas vraiment de début ou de fin, pas de concert ni de scène ou d’artiste star. Juste un truc qui se faisait, où tout le monde semblait avoir un rôle à jouer. Chacun acteur. Les musiciens, peu visibles ou même cachés, n’étaient jamais en position de performance spectaculaire. Ça participait de l’utopie de la fête, cette espèce de communion partagée par tant d’inconnus issus de milieux différents. Toute une faune éparpillée dans ses goûts et ses délires, et se retrouvant pourtant avec le même plaisir.

Tu t’y es investi à fond ?

Avec plusieurs casquettes. Teufeur, bien sûr. Musicien, aussi, au sein d’Öko System. À l’époque, j’étais plutôt axé hard, expérimental, voire parfois hardcore ou hardtek, mais jamais trop dans les rails. On se produisait parfois avec un ami qui venait du jazz, et qui joue aujourd’hui sous le nom Mekanik Kantatik ; c’était toujours très chaotique, avec des textures un peu distordues et un son agressif. Il y avait beaucoup d’improvisation ; il arrivait même qu’on perde les gens en route…

J’étais aussi observateur. En 1995, je suivais un cursus de musicologie, et un prof m’a poussé à travailler sur les free parties. Il pensait à raison que cela pouvait faire un bon sujet d’enquête. Je débarquais donc en teuf avec mon petit calepin et mon enregistreur. Parfois, je m’amusais ; à d’autres moments, j’étais plus sérieux, façon observation participante. Au fond, on peut dire que je n’ai jamais cessé ce travail commencé en 1995 – je continue aujourd’hui à réfléchir sur le mouvement des free parties, j’écris, je donne des cours ou des conférences.

Ce qui nous amène à ton ouvrage, Free Party. Une histoire, des histoires…

J’avais déjà écrit quelques articles sur le sujet, plutôt scientifiques, avec un regard assez distancié. Mais pour ce livre, je ne voulais pas d’un ton univoque, façon cours magistraux. Et encore moins d’une quelconque objectivité : ce mouvement, j’en suis. Je me refusais aussi à dresser une histoire officielle de la free party – celle-ci n’existe pas. En fait, ce sont les trajectoires individuelles qui m’intéressaient. Avec l’idée qu’elles participent toutes d’une grande et multiple histoire, d’un mouvement très divers qui existe depuis plus de 15 ans.


J’ai donc recueilli une quarantaine de témoignages. Ceux d’anciens, actifs au milieu des années 1990, ou de plus jeunes, de membres de sound systems [Sound system ou « son » : collectif constitué autour d’un matériel de sonorisation et organisant des fêtes] ou d’électrons libres, de musiciens ou de teufeurs, d’anonymes ou de gens un peu plus connus. Certains ont participé à des sons restés plus ou moins mythiques – Spiral Tribes [Collectif tekno actif au Royaume-Uni de 1990 à 1993. Face à une répression très dure, des membres des Spiral Tribe ont gagné la France en 1993. Ils y ont joué le rôle de tête de pont du mouvement tekno, alors tout juste émergent. Et en gardent une aura mythique.], Facom Unit, Tomahawk, Sound Conspiracy ou Heretik. Beaucoup se sont investis sans compter, montant des sons, prenant la route en camion, en mode travellers, ou vivant en squats. D’autres se sont « contentés » d’aller danser chaque week-end. Mais tous sont traités sur un pied d’égalité, sans hiérarchie, qu’ils aient découvert la teuf en 1994 ou s’y soient mis après 2000. Ce qui m’importe, c’est la façon dont la free party a changé leur vie.

Elle-même a changé. Pas forcément en bien, d’ailleurs…

Je situerais la cassure en 1998-99, quand le public a commencé à débarquer de façon massive. Là, les choses ont en effet commencé à changer, une part croissante des teufeurs se comportant en consommateurs. Ils ne cherchaient plus à s’investir, à participer d’une manière ou d’une autre.

Il y a quelques signes assez marquants de cette évolution. En 1999, les premiers stands de merguez, présents d’ordinaire sur les marchés ou les fêtes foraines, se sont incrustés sur de gros événements. Ces gens n’avaient rien à voir avec le mouvement, ils étaient juste là pour écouler leur marchandise. Le signe évident d’une dégradation par rapport à l’idéal premier, qui veut que chacun soit autonome, prévoie de quoi boire et manger le temps de la fête. Où est le do it yourself quand tu peux acheter ton sandwich à prix fixe, à un mec dans une guérite ?

Et puis, il y a eu aussi l’arrivée massive de dealers. La drogue a toujours été présente, et le deal également – les produits psychotropes participent de la fête tekno, de son côté hédoniste. À une époque, certains sons en vendaient d’ailleurs eux-mêmes, pour s’autofinancer. Mais l’arrivée du deal en masse, avec de gros trafiquants écoulant leurs produits à la criée, a eu un effet très négatif. Minh-Thu, activiste marseillaise, remarque ainsi dans le livre : « Les deux dernières teufs que j’ai faites m’ont éloigné de tout ça : je me suis tapé un kilomètre à pied dans un supermarché de la drogue, avec des personnes qui n’avaient rien à voir avec le mouvement et qui en ont profité pour se faire des couilles en or […]. Je ne l’avais pas vu avant, j’ai percuté en 99. »

Le comportement des participants s’est aussi modifié. On a vu de plus en plus de gens qui, après une nuit ou quelques jours de fête, abandonnaient tous leurs déchets par terre. Laisser ses poubelles sur place parce qu’on sait que quelqu’un va les ramasser : quoi de plus consommateur ? Les mêmes ne cherchaient pas à sortir des sentiers battus, à faire des découvertes musicales. Et ils sifflaient le Dj quand ils le jugeaient trop expérimental ou trop mou ; pas assez conforme, en somme.

La fête libre devenait normée ?

C’était sans doute fatal. Tout mouvement, même très ouvert à la base, finit par se fabriquer des codes. Ce n’est pas que péjoratif : ceux-ci participent de la culture. Mais s’ils deviennent monolithiques et impératifs, si la personne qui n’est pas habillée en kaki des pieds à la tête [Au cours des années 2000, l’uniforme kaki-casquette s’est généralisé chez les teufeurs] et qui n’adopte pas une attitude plutôt dure a droit à des regards de travers, ça devient beaucoup moins sympathique. Comme le remarque Vincent, teufeur des débuts : « Les choses prédéfinies ont une tendance à l’intolérance. À partir du moment où la free party s’est définie elle-même en disant ’On est ça !’, elle est devenue intolérante.

Teknival

Il y a ainsi eu, au début des années 2000, une période assez déprimante. Ça tournait en rond, et le public en était partiellement responsable. Il était désormais trop massif pour qu’il soit possible de partager avec lui certaines valeurs. Et il était aussi trop pressé d’en être, de trouver comment ça marche : il se reportait sur les codes les plus basiques.

Mais le public n’est pas seul en cause : certains sons n’ont clairement pas transmis le bon modèle. Eux aussi se sont comportés de façon trop stéréotypée, dans la musique comme dans l’attitude. Pour certains, le fait d’organiser une teuf se suffisait à lui-même – il n’y avait plus de réflexion artistique, musicale ou politique. Et une bonne partie des sound systems les plus connus se sont lancés dans une course en avant ; il fallait organiser les plus grosses fêtes, avec des murs de son [Soit l’empilement d’enceintes assurant la sonorisation d’une free party] démesurés. Spectaculaire, mais triste.

Pour parfait symbole de la période, d’immenses teknivals [À l’origine, free party géante, réunissant plusieurs – et jusqu’à plus d’une centaine – sound systems différents] réunissant des dizaines de milliers de personnes…

Les activistes de la free ont toujours voulu partager leur culture. Faire venir le plus de monde possible, avec un côté parfois prosélyte. Les Spiral Tribes ont même distribué des flyers dans le métro parisien, au début des années 1990…

Mais quand il y a trop de monde, ça devient ingérable. Les gens se montrent responsables quand ils ne sont que quelques centaines ; ils s’en fichent quand ils se comptent par milliers. En mai 2004, le teknival de Chambley, organisé sous l’égide de Sarkozy, a rassemblé près de 95’000 personnes… Ça n’avait plus de sens.

Les médias ont joué un rôle dans cette course au gigantisme. Rien de très neuf : les premiers articles très négatifs sur les raves [À la différence des free, les raves sont organisées légalement, avec un prix d’entrée fixe] sont parus dans les journaux français en 1992-93. Alors même qu’une culture très forte voyait le jour, avec des gens lançant des associations et initiant des projets passionnants, les médias et les autorités ont participé d’une même répression, qui a largement tué dans l’œuf ce premier élan. Ils ont joué la diabolisation, certains allant jusqu’à faire le lien entre danseurs et nazis. Cela explique en partie la faiblesse de la culture rave en France.

Les médias ont ensuite embrayé sur les free parties – particulièrement à partir de 2001. Ils en ont fait des tonnes, notamment à la télé, et ont traité le mouvement de façon idiote, avec des raccourcis et des préjugés permanents. Cette alliance d’une couverture médiatique massive et d’une dramatisation inepte a paradoxalement donné envie à beaucoup de jeunes d’aller faire un tour en teuf. C’était the place to be, le public accourait parce qu’il en avait entendu parler au 20 Heures et qu’il voulait découvrir en quoi ça consistait, et non plus parce qu’il croyait à certaines idées. Dans ces phénomènes de masse ingérables, la culture free party s’est noyée ; il ne restait plus que des milliers de personnes, trop souvent là pour de mauvaises raisons.

Les choses se sont ensuite un peu calmées. La répression très dure lancée en 2001 contre les free parties a sans doute contraint le mouvement à se replier sur lui-même…

Il faut préciser le contexte. Nous sommes en 2001, le gouvernement Jospin fait passer la Loi sur la sécurité intérieure (LSQ). Laquelle comprend un amendement dirigé contre les free parties, déposé initialement par le député RPR Thierry Mariani : il impose une déclaration préalable en préfecture, sous peine de saisie du matériel. Dans le livre, un teufeur, Olive, explique : « Mariani […] est notamment le mec qui défend le milieu des boîtes de nuit. Il était réputé pour être un connard fini, utilisé pour lancer à l’Assemblée les débats sur les sujets les plus chauds. Il s’est emparé de ça, et ça a commencé à baver grave, on s’en est pris plein la gueule. » L’application de son amendement a entraîné des dizaines et dizaines de saisies, sans pour autant permettre aux sound systems d’organiser des événements de façon légale : tout était fait pour que les fêtes n’aient plus lieu. En arrière-plan, les violences policières, la chasse aux Teufeurs et une répression permanente.

En tant que telle, cette loi est liberticide et scandaleuse. Mais de façon paradoxale, elle a peut-être fait du bien au mouvement sur le long terme. Parce qu’elle a mis fin aux rassemblements gigantesques et aux débordements qui les accompagnaient, enclenchant une décrue du nombre de participants. Py, du sound system breton Mandragore, note ainsi qu’on est depuis « revenus à des soirées beaucoup plus petites, plus confidentielles, peut-être plus ’underground’ ». Pas faux.

La free n’est pas morte, alors ?

Bien au contraire ; et j’espère que cela ressort du livre. J’ai été très surpris de constater l’enthousiasme de jeunes sound systems – disons, ceux nés après la loi de 2001. En Bretagne, c’est le cas de sons comme Epsylonn-Otoktone ou Mandragore : ils font preuve de la même ferveur que leurs aînés des années 1990, leurs fêtes sont colorées et ouvertes, la musique y est variée et inventive. S’il y a eu une large désillusion autour de ce mouvement, certains se battent encore pour lui. Et ils ont su garder ce désir de mélanger les cultures, de mettre tout le monde à égalité, de voyager pour faire découvrir la musique… Cette utopie collective n’est pas morte, les yeux brillent encore. L’immédiatisme a toujours de l’avenir.

L’immédiatisme ?

Il s’agit d’un concept artistico-politique basé sur la création collective et développé par Hakim Bey, l’auteur de Zone d’Autonomie Temporaire, TAZ – livre ayant énormément marqué le monde de la free. Pour résumer, l’immédiatisme prône la distance avec la médiation : il faut privilégier les activités artistiques qui y ont le moins recours, les pires étant celles qui passent par la télévision, et réintégrer l’art dans le quotidien.

Hakim Bey explique donc qu’il convient de se passer de toute médiation au profit de l’intervention collective directe. Selon lui, « il faut sortir de l’héritage du Néolithique », qui a mené au partage du travail et aux sociétés industrielles, « pour renouer » avec la manière dont les hommes pratiquaient l’art au Paléolithique. Revenir à des pratiques collectives et « préservées par le secret », en réinventant une économie du don.

Ce concept entre en concordance avec nombre d’idées portées par le mouvement free party. Notamment parce que la composition d’une œuvre y est éminemment collective. Tu pars d’un sample pris sur un morceau qui n’est pas le tien, tu composes avec ce sample un nouveau morceau, et un autre Dj va le mixer avec d’autres morceaux qu’il n’aura pas créés non plus. Il s’agit d’une chaîne de création, dans laquelle chacun a un rôle à jouer et où la propriété intellectuelle ou artistique n’a plus cours. Tout le monde amène sa petite pierre à l’édifice, poursuivant l’œuvre collective. Mais Hakim Bey ne le verrait sans doute pas totalement ainsi ; lui refuse l’ordinateur et les nouvelles technologies.

Le collectif anti-productiviste Pièces et Main d’Œuvre (PMO) vient justement de publier Techno, le son de la technopole [Éditions L’échappée, 2011], ouvrage très critique sur l’utopie tekno. Ils écrivent notamment : « Non seulement les beats électroniques ne suppriment en rien l’aliénation à la machine, mais ils accompagnent l’émergence du capitalisme high-tech, partageant sa soumission à la tyrannie technologique, son projet de monde hors-sol et sa fabrique de l’homme-machine post-moderne. »

J’ai parcouru Le Son de la technopole, et je ne suis pas d’accord avec ce que j’ai lu. Dans leur composition, les morceaux teknos sont – c’est vrai – une imitation de la machine omnipotente, celle qui écrase. La machine est un outil d’oppression, le philosophe Jürgen Habermas en parlait déjà dans les années 1960, analysant sous cet angle la technologie et la communication.

Il est aussi vrai que dans le milieu tekno, on s’abreuve littéralement de bruits oppressants et répétitifs, assez semblables à ceux d’une usine. Et on le fait en masse, devant un grand totem d’où a complètement disparu l’être humain – la plupart du temps, le Dj se cache ; et même s’il est devant nous, on ne le regarde pas. Mais à la différence de PMO, j’estime que ce dispositif a pour but de jouer avec la domination, et de la critiquer. Dans un très grand nombre de morceaux teknos, le rôle du break est essentiel – plantades, cassures, suspensions, ralentissements et accélérations font la musique. La machine est sans cesse contrainte. Et ce sont justement les instants où elle est mise à mal qui déclenchent le plaisir des danseurs.

La machine n’est finalement centrale qu’en ce que le battement du beat, ce boum-boum, évoque celui du cœur. Elle n’existe que tant qu’elle est humaine, et qu’elle se plante à répétition. Tant qu’elle est à notre image. Elle n’est plus seulement mécanique, mais aussi organique. C’est d’ailleurs le message que portaient au début les Spiral Tribe, qui revendiquaient l’alliance entre la technologie et la nature.    


                                                                                            Guillaume Kosmicki

Cet entretien a été publié dans le huitième numéro de la version papier d’Article 11, en février 2012.
http://www.article11.info/?Guillaume-Kosmicki-Cette-utopie#pagination_page

dimanche 27 mai 2012

Québec: Ça fait juste commencer les amis. Check it out


La longue grève des étudiants québécois ne rencontrait à ses début qu'une sympathie modérée de l'opinion publique encore embrumée par le souvenir de l'ancien statut étudiant que la crise a liquidé.
Il ne s'agit plus d'une future élite endettée et assuré des meilleurs places dans la société québécoise mais comme en Europe d'une armée de mendiants bradé au capitalisme universitaire et que l’État "Libéral" ne veut plus prendre a sa charge.

Les  75% d'augmentation des frais d'inscription ont au moins le mérite de mieux enchaîner ces consommateurs turbulents que sont les jeunes pour en faire de parfait salariés et citoyens responsables...
Mais l'outil répressif canadien est dirigé par de tels ringards que d’erreurs en conneries une sympathie nouvelle se construit dans la population a chaque mauvaise décision des autorités et par ce coté cela ressemble furieusement au début du Mai68 français.

Interdiction de porter des masques à Montréal, interdiction de manifester pendant un an sous peine d'amendes faramineuses n'ont pas impressionné les contestataires mais propagé la révolte à l'ensemble de la société et grandement fatigué les polices locales qui doivent chasser du manifestant toutes les nuits dans le labyrinthe urbain de Montréal. La créativité de ce mouvement se nourrit de tous ceux qui l'ont précédé ces dernières années, source inépuisable de réjouissance spontanées comme les concerts de casseroles la nuit ou coups d'audace payant comme les 3 fumigènes bloquant le Métro aux heures de pointes et provoquant le Chaos dans la ville entière suite à la fermeture totale du réseau. La liste est longue des opérations réussit qui attirent de plus en plus de participants.
Plus que des pôles de radicalité c'est l'ampleur des rassemblements qui provoque un effet Boule-de-neige dans tous le corps social, se redécouvrant dans sa pleine force en tant que tout détenteur du seul et vrai pouvoir, face au néant prétentieux d'un gouvernement de Techno-Gérontocrates dépassés depuis le début et incapables de sortir du piège qu'ils ont eux-même construit.
La suite reste à écrire et tout est désormais possible sauf un échec du mouvement.



Grand Tintamarre Saint-Denis et Saint-Zotique

Mardi soir, tout de même, une nouvelle pratique s’est diffusée dans tout Montréal (et probablement ailleurs) qui produit déjà autre chose. Aux coups de huit heures (20h), des gens sortent de partout sur leurs balcons en cognant sur leurs casseroles, comme en Argentine, en Islande etc. Du coup, dans certains coins de la ville, ça a déjà donné lieu à des petites manifs ou assemblées de quartier spontanées. De là peut-être quelque chose peut commencer à prendre forme qui ne serait plus soumis à l’initiative des seules associations étudiantes et à leur temporalité syndicaliste.

Ça fait juste commencer les amis. Check it out.


[« La fête, la vraie fête »] Des lois spéciales, et du feu !

En passant sa loi 78, Charest qui voulait à tout prix réduire le mouvement à une pleurnicherie d’étudiants gâtés, aura bientôt réussi a faire du carré rouge le symbole d’un mouvement général pour sa destitution. Plus que jamais, ça n’est plus qu’une affaire de frais de scolarité, et un paquet de monde en est bien conscient.

Avec la nouvelle marge de manœuvre de la police, il ne manque plus qu’un couvre-feu général pour avoir vraiment le style « loi martiale ». Or, le couvre-feu est déjà une réalité pour des dizaines voire des centaines d’arrêtés qui ont été relâchés sous des conditions très strictes, et contre des cautions allant parfois à plus de 10’000 $.
L’ambiance est de plus en plus celle de la perte de contrôle, de la grécification de la situation. L’économie québécoise n’est pas aussi ouvertement agonisante que chez nos amis les Hellènes, mais depuis vendredi, on a aussi droit à l’éclairage aux cocktails molotovs.  Samedi soir, c’est la rue St-Denis, prise par la fête, la vraie fête, qui a été littéralement allumée. Des milliers de gens se sont retrouvés à chanter et danser autour d’un feu de plusieurs mètres de haut, qui a brûlé plus d’une demi-heure. Après une première dispersion, les flics sont repartis rapidement vers d’autres lieux de tumulte dans la ville. Mais quelques minutes plus tard déjà, une nouvelle marée humaine inondait tout le bas de la rue St-Denis pour venir voir ce feu dont la rumeur s’était répandue sur la ville. Devant le reste de cendres fumantes, il n’y avait qu’un moyen d’être sûr de n’être pas venu pour rien. Quelques instants auront suffi pour que deux nouveaux feux de joie, plus gros encore, soient rallumés. La proximité de chantiers de construction pourvoyait l’essentiel des matériaux à brûler et ceux qui ont servi à ériger des barricades sur trois des intersections.

Dimanche, une autre nuit d’émeutes et de saccage en règle des chars de popo. Cette fois, plutôt que le feu, ce fût l’eau : sur St-Denis encore, une borne d’incendie est ouverte full blast, offrant l’occasion de se rafraîchir en cette soirée de canicule. Puis ça y est, encore 300 arrêtés, et avec les nouvelles dispositions des flics, les prix des amendes distribuées a été multiplié par cinq. Soit 300 × 635 $. Mais ça ne paye pas le coût des opérations.

Avec les nouvelles mesures de répression, tout manifestant étant d’emblée illégal, les « blacks blocs » apparaissent pour plusieurs non plus comme les irresponsables qui mettent en péril la manif, mais comme les seuls qui peuvent la protéger contre les assauts de la flicaille.

samedi 26 mai 2012

Vandalisme Tranquille

Ou acte malveillant de terroristes cruels Anarcho-Autonomes voulant se venger de l'ancienne  Présidence de la Croix-Rouge française de 1989 à 1992 Georgina Dufoix.  
Connue aussi pour son pantouflage éhonté comme Déléguée générale à la lutte contre la drogue et la toxicomanie (de 1989 à 1993), période des OD mortelles maximum et son rôle inoubliable dans l'affaire du Sang Contaminé...
".../...Georgina Dufoix a été relaxé le 9 mars 1999 de l’accusation d’homicide involontaire. La totalité des acteurs de cette époque, médecins, administratifs, politiques n'ont pas été jugés coupables au motif que les connaissances scientifiques de l’époque ne permettaient pas de prendre d’autres décisions...": « responsable mais pas coupable ».
Excellente vendeuse de scanners israéliens hors de prix au marché captif des hôpitaux.

vendredi 25 mai 2012

Législatives et vote par Internet en France


Les ratés du "Vote des français de l'étranger par internet" sont normales.


Comme il est de tradition en France les systèmes informatiques des services de l’État et des grandes entreprises sont aux mains de marchés captifs.
Si depuis plus de 30 ans administrations et entreprises vont d'échecs en échecs et se couvrent de ridicule, cela n'a rien à voir avec des compétences informatiques mais tout à voir avec le système français de réseaux occultes qui structurent l'ensemble de ce pays.
Qu'importe en effet que l'on vous pose deux fois la même question stupide dans le même formulaire ou que les personnels soient ridiculement sous-formés, l’essentiel n'est pas là.
On donnera toujours le marché à des amis plus onéreux et moins compétent mais qui renvoient l’ascenseur et permettent les financements occultes indispensable à l'ensemble capitaliste français. 
C'est plus cher, c'est moins performant mais les rétro-commissions sont juteuses et le reste n'a pas d'importance...
Le PPF (Parti Pirate Français) a donc parfaitement tord d'essayer de démontrer les choix calamiteux du vote électronique, rien ne changera jamais dans ce paradis capitaliste qui satisfait pleinement ceux qui le dirige et le dirigeront jusqu’à la fin.
La seule attitude "Responsable" est de construire en dehors du système capitaliste et contre lui en essayant de survivre à son effondrement.
Tout le reste est baliverne.

Comment  donner 100% à Cheminade par exemple ?


mercredi 23 mai 2012

Photographie politique


"La préfecture de police, au service du public de l'agglomération parisienne"

 

"La direction du renseignement"

"Face à la montée des violences urbaines, aux nouvelles formes d’extrémisme politique ou à la persistance de la menace terroriste, la direction du renseignement est un rouage essentiel de la sécurité de la capitale et de la région francilienne. Connaissance, analyse et anticipation de tous ces phénomènes constituent ainsi le fondement sur lequel l’ensemble des services de la préfecture de police peut s’appuyer pour mener à bien ses missions opérationnelles."

"Prévenir le terrorisme"

"La lutte contre les extrémismes à potentialités violentes et le terrorisme, en particulier l’islamisme radical, est l’une des priorités de la direction du renseignement. Les investigations visent principalement à déjouer les projets d’attentats et à démanteler les filières d’acheminement des jeunes vers les zones de combat. Les recherches portent également sur le soutien logistique et financier que certains groupes ou individus sont susceptibles d’apporter à des structures terroristes et sur le prosélytisme en faveur du djihad exercé par certains. Ce travail peut déboucher sur la mise en cause judiciaire des individus ou des groupes qui se livrent à de telles activités et conduire à l’expulsion d’islamistes jugés dangereux.
Cette mission de renseignement intérieur est menée en étroite collaboration avec la section spécialisée de la brigade criminelle et les services de la direction centrale du renseignement intérieur participant à l’unité de coordination et de liaison antiterroriste (Uclat)."
 Bla blabla bla....

 Au TGI de Paris une salle aménagé avec vitre sans tain permet de photographier discrètement. Presse, magistrats, avocats, parties civiles, témoins, familles...
Tout y passe.
Ces temps ci des "Anticapitalistes" sont la cible enfin surtout leurs "soutiens"...

Cette femme avait été surprise par les témoins du procès d'un ex-commandant de police et l'huissier de justice, au moment où ils étaient entrés dans cette salle réservée aux témoins, d'où l'on peut observer à travers une glace sans tain les personnes venues assister au procès. Munie d'un appareil photo a objectif longue portée et de son trépied, elle avait expliqué être photographe amateur avant d'être sortie de la salle par l'huissier.

Cette policière, appartenant à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, selon cette source, était entrée dans "cette salle vide sans savoir qu'elle n'en n'avait pas le droit". En fait, à travers cette salle, la policière pouvait observer sans être vue les allées et venues du procès qui se tenait juste à côté, à la 10e chambre correctionnelle, celui d'"anticapitalistes" accusés d'appartenir à la mouvance "Anarcho-Autonome" et d'avoir planifié des actes criminels de terrorisme horrible et particulièrement sanguinaire.
Sont-ils sous les ordres du Chef d'Orchestre de Tarnac accusé d'avoir fait dérailler des centaines de Trains Fantômes ?
Ici deux agents de la "Direction du Renseignement" veillent à la bonne utilisation des préservatifs par des parisiens en galipettes, nouvelle forme d’extrémisme urbain:

Mais ou est la SONO ?
Rien n'a été tenté pour savoir de quelle nature exacte est le "Dispositif policier" d'ensemble et rien ne filtre sur la sonorisation des débats et des huis-clos...
L'indépendance de la justice ?

Et les désordres du "terrorisme"


Archives du blog