jeudi 26 janvier 2012

Le capitalisme ne se répète pas

 
Une des façons d’aborder l’existence est ce qu’on appelle la nostalgie : le souvenir d’un soi-disant bon vieux temps, celui par exemple du miracle économique. Dans la culture pop, cela correspond à la mode du « rétro » : sitôt les producteurs à court d’idées, ils réchauffent de vieux trucs sous une forme légèrement modifiée. Et avec Tatort[1], qui est rediffusé sur une petite chaîne pour la énième fois, on risque toujours de tomber sur un épisode que l’on a déjà vu il y a quelques années. Sans que l’on sache pourquoi ni comment, s’est répandu le credo selon lequel il suffirait de jeter un œil dans le passé pour y trouver une recette à l’usage du présent. Comment expliquer sinon le fait que les politiques, les médias et les économistes soient perpétuellement en quête de parallèles historiques pour rendre compte du développement de la crise ? Quiconque ouvre le journal a souvent l’impression de lire un cours d’histoire.
Qu’ils s’intéressent à la spéculation financière façon casse-cou, à la recrudescence des banqueroutes d’Etat ou encore à telle ou telle union monétaire naufragée, nos historiens de l’économie n’ont aujourd’hui que l’embarras du choix. La morale de l’histoire ? Tout s’est déjà produit auparavant, ce n’est pas si grave, tout est gérable.
Le père de la pensée, ici, n’est plus seulement le désir[2] mais aussi une certaine vision du capitalisme comme éternel retour. Tantôt l’économie s’envole, tantôt elle s’effondre, voilà tout ; chaque année, chaque siècle a ses gagnants et ses perdants. Mais en principe, affirme le credo, tout cela continuera indéfiniment.
Toutefois, il y a là une aberration. Nous ne sommes pas confrontés à un système statique mais à un système dynamique. Le capitalisme ne se répète ni ne tourne en rond : il est lui-même un processus historique irréversible. La valorisation du capital ne repart jamais de zéro ; au contraire, pour que la valorisation se poursuive, elle doit constamment, à l’échelle de la société tout entière, dépasser le niveau atteint précédemment. Le degré d’intégration mondiale de l’économie ne peut pas revenir en arrière, et le développement des forces productives encore moins. La concurrence universelle y veille.
Cependant, puisque la mondialisation et la productivité se développent à un niveau toujours plus élevé, pour quelle raison le caractère, la profondeur et l’étendue des crises devraient-ils rester inchangés ? L’histoire de la spéculation sur les bulbes de tulipe à la Bourse d’Amsterdam au XVIIe siècle, qu’on se plaît tant à raconter, ne nous apprendra rien sur la bulle immobilière de 2008 et la faillite de Lehman Brothers.
On nous répète sur tous les tons que politiciens et gestionnaires ont suffisamment tiré les enseignements des crises passées et disposent aujourd’hui des instruments adaptés permettant de surmonter de nouvelles crises. Lorsque les faiseurs de diagnostics se disputent encore, c’est presque uniquement pour savoir si la crise actuelle se compare à celle de 1872 ou plutôt à celle de 1929, voire tout bêtement à celle de 1973. Mais de quels enseignements parle-t-on quand gouvernements et banques centrales nous prouvent quotidiennement que leurs concepts de politique économique et monétaire sont à peu près aussi utiles que la boîte à outils d’une locomotive à vapeur pour la réparation d’urgence d’un TGV ? Ceux qui, comme nos élites, ont toujours le mot « avenir » à la bouche, ne devrait pas tant se fier aux soi-disant sauvetages passés du système. Quoi qu’il en soit, ce que l’humanité garde plus volontiers en mémoire, ce sont les anciens plans de sauvetage et leurs suites, et non les catastrophes elles-mêmes.
12 décembre 2011 in Neues Deutschland sous le titre : Kapitalismus im Kreis ?[3]
 [1] Tatort : litt. « lieu du crime », série policière allemande culte depuis 1970. (Toutes les notes sont des traductrices.)
[2] Der Wunsch ist der Vater des Gedankens (le désir est le père de la pensée) est un proverbe bien connu en Allemagne.
[3] Kapitalismus im Kreis ? Litt. « Le capitalisme tourne-t-il en rond ? ». Nous avons préféré le titre sous lequel l’auteur a ensuite mis en ligne l’article sur le site de la revue EXIT! à l’adresse : http://www.exit-online.org/textanz1.php?tabelle=autoren&index=21&posnr=496&backtext1=text1.php.
 

mercredi 25 janvier 2012

Frappes anonymes

"...Pour que vous compreniez l'importance de la vie privée et de la liberté, en représailles aux basses méthodes de l’État, nous vous divulguons les informations confidentielles de 541 policiers. Notez bien que ce n'est qu'une portion de ce que nous avons et que nous nous réservons le droit d'en diffuser un plus grand nombre."



La Riposte graduée des ANONYMOUS

Anonymact est le site d'information concernant la prochaine action Anonymous à Paris pour sensibiliser le grand public au danger des lois liberticides et à l'importance de l'anonymat et de la neutralité du réseau pour la démocratie
Les Anonymous s'apprêtent à lancer l'opération Black March. Le groupe de hackers appel au boycott des produits culturels pendant le mois de mars. L'appel au boycott en France est puni par une putain de loi liberticide...
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Quelques Dé-faces et autres douceurs...
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http://modernisation.gouv.fr HACKED 5:21PM GMT

http://senado.gov.br  (DOWN 10:29 AM GMT)

http://defense.gouv.fr/ (DOWN 12:45AM GMT 23-01-12)

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Et n'oubliez pas que WIKILEAKS est dans la Merde !!! (...££.$$...)

Nous sommes forcés de suspendre temporairement les publications, le temps d'assurer notre survie financière. Pendant presque 1 an nous avons combattu un blocage financier illégal. On ne peut pas autoriser de grandes entreprises financières américaines décider comment le monde entier utilise son porte-monnaie. Notre combat est coûteux. Nous avons besoin de votre support pour nous battre.

mardi 24 janvier 2012

ÖKONOMISCHE STERBEHILFE




In der Ideologie der Volkswirtschaftslehre ist Geld ein ausgeklügeltes Hilfsmittel, um die Gesellschaft optimal mit materiellen Gütern und sozialen Dienstleistungen zu versorgen; gerade deshalb soll es im eigentlichen ökonomischen Sinne unwesentlich und ein bloßer „Schleier“ über der realen Produktion und Verteilung sein. Marx dagegen hat gezeigt, dass Geld als Medium der Kapitalverwertung ein fetischistischer Selbstzweck ist, der die Befriedigung der konkreten Bedürfnisse unterjocht hat. Reale Güter werden nur produziert, wenn sie diesem Selbstzweck der Geldvermehrung dienen; andernfalls wird ihre Produktion stillgelegt, obwohl sie technisch möglich wäre und sogar lebenswichtige Bedürfnisse danach bestehen. Besonders deutlich wird das in Bereichen wie der Altersversorgung und des Gesundheitswesens, die selber keine Träger von Kapitalverwertung sind, sondern aus deren Löhnen und Gewinnen finanziert werden müssen. Rein sachlich wären genügend Ressourcen vorhanden, um eine Bevölkerung auch bei wachsendem Anteil von Nicht-Erwerbstätigen mit Lebensmitteln und medizinischer Betreuung zu versorgen. Aber unter dem Diktat des Geldfetischs wird diese sachliche Möglichkeit „unfinanzierbar“.
Altersversicherung und Krankenversicherung sind indirekt dem abstrakten Verwertungsdiktat untergeordnet. Unter erschwerten Finanzierungsbedingungen werden sie „ökonomisiert“. Das bedeutet, dass sie selber nach betriebswirtschaftlichen Kriterien agieren müssen, um an den Geldströmen teilhaben zu können. Sogar die medizinische Diagnose wird dabei zur Ware, die unter Konkurrenzdruck steht. Nicht Gesundheit und Wohlbefinden der Menschen sind das Ziel, sondern das Doping zur „Leistungsfähigkeit“ einerseits und die Verwaltung der Krankheiten andererseits. Der ideale Mensch im Sinne der herrschenden Institutionen wäre ein Olympiakämpfer am Arbeitsplatz (um das Sozialprodukt zu steigern), der gleichzeitig als chronisch krank definiert werden kann (um die Kassen des Gesundheitswesens zu füllen), und der pünktlich mit Eintritt ins Rentenalter freiwillig den Löffel abgibt (um dem Kapitalismus nicht zur Last zu fallen).
Dieser famosen Rechnung hat die medizinische Wissenschaft selber einen Strich durch die Rechnung gemacht. Sie war sachlich so erfolgreich, dass immer mehr Menschen weit über das Erwerbsalter hinaus leben. Das ist ein besonders deutliches Beispiel dafür, dass die von der Konkurrenz erzwungene Produktivkraftentwicklung nicht mehr mit der kapitalistischen Logik vereinbar ist. Der „stumme Zwang der Verhältnisse“ (Marx) erzeugt daher eine Tendenz, die sachlichen medizinischen Errungenschaften irgendwie zunichte zu machen. Präventiv wirkt die Erzeugung künstlicher Armut. So ist in der BRD die Lebenserwartung von Geringverdienern seit 2001 von 77,5 auf 75,5 Jahre gesunken. Wer trotz Vollzeitarbeit mit Leistungshetze nicht einmal genug Geld für das Existenzminimum verdient, ist im Alter so ausgelaugt, dass er die medizinischen Möglichkeiten gar nicht mehr ausschöpfen kann. Aber auch die medizinische Versorgung selbst wird zunehmend zurückgefahren nach Maßgabe der Zahlungsfähigkeit. Weil die griechischen Krankenhäuser faktisch bankrott sind, haben die Pharmakonzerne die Lieferung von Medikamenten gegen Krebs, Aids und Hepatitis eingestellt; auch die Versorgung mit Insulin wurde unterbrochen. Das ist kein Sonderfall, sondern das Bild der Zukunft. Zumindest den armen und „überflüssigen“, nicht mehr kapitalistisch verwendungsfähigen Kranken wird in aller Sachverständigkeit signalisiert werden, was einst der Preußenkönig Friedrich seinen vom Schlachtfeld fliehenden Soldaten zugebrüllt hat: „Hunde, wollt ihr ewig leben?"

Robert Kurz

mardi 17 janvier 2012

Occuper les Pôle emploi

Pourquoi occuper les Pôle emploi ?

Pourquoi Pas !

Des chômeurs en colère emmurent un Pôle emploi à Rennes

Bientôt des nouvelles en région parisienne...
 
Hier c’était à la CAF de Lille
Aujourd’hui, c’est à Rennes
11h: La direction territoriale de Pôle Emploi Rennes, Villejean, Route de Vezin est occupée assemblée générale en cours.
Vous êtes invités à rejoindre l’action. Faites passer le mot aux intéressés ! Besoin de monde
17h: RdV à Caen ce 25 janvier: Pôle Emploi doit être au service des chômeurs, des intermittents et des précaires !
ACTUALISÉ AU FUR ET À MESURE des infos qui nous parviendront des ACTIONS en cours,cet article :


Pôle emploi est une courroie de transmission permettant aux discours gouvernementaux méprisant à l’égard des dits « assistés » de prendre corps à travers les mesures visant à suspecter, fliquer, infantiliser, culpabiliser les chômeurs tenus pour responsable de leur sort !
Lutter contre le chômage ? Mon Cul !
En réalité pôle emploi radie 500 000 chômeurs par an non pas parce que ces derniers auraient retrouvé un emploi mais parce qu’ils n’ont pas été d’irréprochables demandeurs d’emplois. Ils n’ont pas accepté n’importe quel travail à n’importe quel prix dans n’importe quelles conditions ! Ils ont refusé un énième stage CV inutile ! Ils en ont eu marre des contrôles mensuels -qui n’apportent aucun soutien concret sinon la peur au ventre- et se sont laissés radier ! La résistance se paie au prix fort quand on est au chômage !
Seul un renversement de rapport de force peut être en mesure de changer la donne !
Les Kapos-conseillers à l’emploi sont  soumis à des pressions managériales qui les obligent à suivre la politique de la maison, de vrais esclaves.
Jusqu’à ce qu’ils ploient sous l’injonction à gérer toujours plus de « dossiers » de chômeurs, lesquels recouvrent parfois des situations dramatiques. Ou encore qu’ils acceptent de trahir leurs convictions, en se faisant l’instrument de la machine à radier...
Ce ne sont pas les faits divers qui manquent témoignant d’une crise réelle parmi les kapos-salariés d’une institution brisant des vies de part et d’autre du guichet.

Occuper cet espace, y imposer des revendications en mesure d’améliorer immédiatement les conditions de vie des chômeurs et précaires est une nécessité !

Pourquoi justement le 17 janvier ?

Un sommet qualifié cyniquement de « social » est convoqué le 18 janvier à l’initiative du gouvernement qui cherche à faire bonne figure en période pré-électorale. Entendons par là qu’il s’agira de présenter aux « partenaires sociaux » tout un lot de mesures visant à rendre le travail encore plus flexible, afin de permettre au patronat d’être plus libre dans sa politique de classe : exploiter au maximum le « potentiel productif » à moindre coût. L’une de ses mesures consiste à remplacer tout ou partie des cotisations patronales sur les salaires, par une augmentation de la TVA - impôt des plus inégalitaire puisqu’il pénalise davantage les pauvres que les riches. TVA baptisée « sociale », bien entendu. Qu’apporteront ces « solutions » du pouvoir aux conditions de vie des précaires qui s’étendent aux statuts garantis d’hier ?
Rien, hormis du pire encore : l’ajout d’une dose supplémentaire de soumission pour tous ceux qui sont ou ceux qui se retrouveront à nouveau provisoirement dans une entreprise. Puis des fins de mois encore plus difficile à boucler pour un plus grand nombre !
Quelle mesure devons-nous attendre de quelconque gouvernement à la solde du capital dont les vues ne sont que de satisfaire l’économie, bien plus que de satisfaire les besoins des humains ?
Donc: Occupez les pôles emploi à partir du 17 janvier foutre !
Agissez comme des Autonomes par surprise par force et par ruse
Quelques liens:
Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte de Rennes
mcpl2008 gmail.com
http://mcpl.revolublog.com

http://coordinationbretagne.wordpre...

 
PDF - 19.6 ko

Les Poubelles du Crime

Tout cela ressemble à la stratégie d’assèchement de la "Bataille d'Alger" Poitiers, patrie d'Ali la Pointe...

[Poitiers] B.A.C à poubelle !

Il est environ 23h le 28 décembre, nous nous trouvons sur le parking du nouveau Spar de Saint-Benoît. Ces poubelles ne nous ont jamais trahi sur l’abondance de nourriture, encore tout à fait consommable, qu’elles contiennent. Triste constat du consumérisme ambiant, mais grande réjouissance face à la semaine de survie qu’elles nous offrent.

Lorsque les polices connaissent jusqu'aux Poubelles que vous fréquentez il-y-a de quoi s’inquiéter, non ?

Un seul détail nous échappe : ces poubelles sont privées. Alors, au même titre que de se servir dans les rayons sans payer, se servir dans les poubelles, c’est du vol. On ne voulait pas y croire, mais les flics, eux, ont bien profité de l’occasion. Une voiture de la BAC (Brigade Anti Criminalité) nous intercepte donc sur le parking nous ayant vu, de loin, garés près du local à poubelle. « Surveiller les zones économiques, ça fait partie de notre travail. » Nous n’avons pas nos papiers sur nous, mais ce n’est plus qu’un détail. Ils nous connaissent bien ce qui suffit largement pour nous emmener au poste après recherche d’éventuelles traces d’effraction de notre soi-disant introduction dans le local. La voiture est emmenée au commissariat, le chien à la SPA et nous deux en cellule.
Pas d’effraction. Mais ils ne nous lâcheront pas comme ça. C’est un beau délit qu’ils ont intercepté ce soir-là : vol en réunion avec ruse ! Les flics ne manquent pas de nous le mentionner : « votre physique le permet… ». On se serait donc faufilés, mais quelle ruse !
Après une quinzaine d’heures de garde à vue, nous sommes présentés au tribunal. Comparution immédiate, nous la refusons. Le procureur, M. Casassus-Builhe, demande notre placement en détention provisoire. Est-ce encore une ruse pour nous empêcher de réitérer cet abominable délit ? Après 20 minutes de délibéré, le juge nous laisse libre avec une convocation au tribunal le 23 janvier 2012 à 14h. Un peu plus et une poubelle nous emmenait à Vivonne !
La démesure de cette affaire nous laisse sans voix. Mais nous en tirons une bonne leçon : certaines ordures ne se trouvent pas dans les poubelles…

Si comme nous vous trouvez cette répression totalement injustifiée, venez nous soutenir le 23 janvier 2012 à 14h au palais de justice à Poitiers.

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux affirme sa solidarité sans faille avec les militants poursuivis et appelle à venir les soutenir.

mercredi 11 janvier 2012

Aspect de la France

Fin du AAA =  Fin du Sarkozisme

Avec le dernier en date des complots de l'IGS qui fait la UNE, et achève de déconsidérer la haute hiérarchie policière en place, l'un des seuls moyens de l'équipe Sarkozy, pour espérer durer encore un peu, c'est de provoquer à Mort les cités (Lire PDF). Inutile d'évoquer le terrorisme manipulé c'est la base même de ce pouvoir.
En déclenchant une réaction suffisamment forte pour ébranler l'opinion, une déferlante de violence qui permette de faire oublier les affaires et surtout de se rendre indispensables pour tous les trouillards amateurs d'ordre qui se shootent à la télévision.
Déjà deux hommes sont morts dans des opérations de basse police injustifiées, l'année commence bien...

L'adhésion aux idées du FN est plus forte qu'en 2002 

12% des Français croient encore aux "Moustiques Sidaîques" 

Du Le Pen 1989... !

mardi 10 janvier 2012

La fem-garoue


Un blog étonnant que l'on pourrait qualifier de Critique-féministe-Critique de la Valeur 
Donc Critique de la Valeur et du Genre...

"...Bon - allez, y en a marre du relationnellement correct et de la bien-disance, avec leurs circovolutions et leurs fausses questions qui contiennent les réponses. Oui, je suis anti-sex. Et je l'ai somme toute toujours été. Comme d'autres sont pro-sex. Je suis anti-sex comme on est anti-argent, anti-travail ou anti-pouvoir, je sais pas, Je me refuse à ces formes tyranniques sans lesquelles on ne peut être socialement, ni même se regarder. Sans espoir évidemment que nous en puissions sortir, mais parce qu'il faut des gentes contre ça. 
 

Ce qui n'est pas gratuit - je vous en réponds ! Il y a fort à parier que les saloperies répandues sur mon compte depuis que j'ai claqué la porte de ce qui s'était révélé être une espèce de club de rencontre pour exotisantes et indigènes constituent les représailles des unes et des autres pour avoir dévoilé leurs buts effectifs.
Je suis une sexworkeuse anti-sex. Beh oui. Ce n'est pas tant que ça un paradoxe. Beaucoup de nanas qui bossent là dedans sont pas des enthousiastes de la sexualité. Souvent ça prend des colorations très classi
ques. Je ne les renie pas, je suis aussi dans le ressentiment et le dégoût, mais plus encore dans la volonté de déboulonner. De comprendre pourquoi cette "naturalité bis" jusque chez les prétenduEs "antinaturalistes", cette hégémonie du "cul c'est classe". Et des dégâts consécutifs.
J'imagine tout à fait, d'ici un certain temps, un réseau anti-sex, comme ça sans e à la fin, pour bien montrer qu'il s'agit, au delà du refus, d'une offensive et d'un travail (encore un !) de changement.


M'enfin bon, au même moment je me dis, un "réseau", encore un, et qui va encore justement contenir en germe cette angoisse et terreur de prendre position seule et par soi-même, bref cette haine de la solitude qui est la gélatine même des mouvements et milieux...
On se débrouillera bien toutes seules !
Olé !..."

lundi 9 janvier 2012

Petit papa Guéant ne ment jamais !

 Il déclarait le 1er Janvier 2012:

"La nuit du réveillon a été calme partout en France"

La preuve !

Des violences ont été déclenchées par l'arrestation «musclée» d'un homme de 30 ans (10 voitures de police et 2 chiens d'attaque pour un Teufeur du réveillon, quand on pense à tout ces terroristes armés de bouteilles de champagne sur les Champs...), durant la nuit de la Saint-Sylvestre. 

 Clermont-Ferrand: Décès de l'homme plongé dans le coma depuis son interpellation.

Depuis, la préfecture redoute des débordements. Le dispositif de sécurité sera maintenu ce lundi soir. Quelque 460 fonctionnaires de police et de gendarmerie, contre 200 les nuits précédentes, ont été mobilisés la nuit dernière à Clermont-Ferrand. Deux hélicoptères - l'un équipé d'une caméra thermique, l'autre d'un projecteur - ont épaulé les forces de l'ordre et seront à nouveau en action la nuit prochaine. Les drones nucléaires ne sont pas encore en service ni les robots tueurs...


‎Triste réalité...

Et Maintenant un Scoop !
Accrochez-vous, voila à quoi servent médiats, Maires  et police: Première page du site du torche-cul La Montagne, admirez la manipulation grossière:
Oui Wissam El-Yamni est mort !
Un de trop ?
Oui COPWATCH est INDISPENSABLE !
La preuve la série continue...
"...Le jeune homme s'est «écroulé seul», confie une source proche de l'enquête au Parisien.fr. «La victime est décédée à l'hôpital, ajoute cette même source. Il aurait consommé une forte dose de cannabis»..." 
Il serait donc la première personne au monde  DCD d'une dose de cannabis, intéressante grossièreté !!!

vendredi 6 janvier 2012

Nouveaux Horizons

L'origine de ce Blog-Site avait déjà été expliqué ici:  Pourquoi ce Site 

 Malgré le choix de mettre en ligne avant tout des "Textes de Fond" le besoin de répercuter les "Luttes en cours" c'est fait sentir et un grand nombre de pages sont des réactions immédiates à l’actualité (luttes sociales, révolutions Arabes et autres, catastrophes diverses, crapuleries politiques variées...). Certains de ces textes ont déjà été retirés, d'autres le seront également. 

Cette formule a fait son temps et le fouillis laisse à peine surnager les deux axes majeurs choisis: Le Debordisme et ses évolutions, la Théorie de la Valeur et son développement. La rencontre évidente des deux courants est même incarné par l'universitaire-théoricien Anselm Jappe un des animateurs de KRISIS. Pour autant ce sont les derniers travaux des scissionnaires d'EXIT et en premier lieu de Robert Kurz qui ont notre faveur et nous dirons pourquoi.

Quelques compléments seront sans doutes apportés au passé des "années SIDA" et à l'histoire des Autonomes de l'ACS.

Ce chapitre est clos depuis longtemps et seul le recul de 20 années autorise des précisions qui n'ont encore jamais été apportées sur les différentes pratiques dans les années 1986/1994

Il est temps désormais d'expliquer le cheminement de la Théorie Critique et de ses dernières découvertes qui remettent en cause les bases les mieux connues du "Projet Révolutionnaire" tel qu'il était défini par Guy Debord et son courant d'idées, le plus avancé jusqu'au mûrissement de la "Théorie de la valeur et du Genre". De Nouveaux horizons s'ouvrent devant nous mais ce moment historique est aussi et surtout celui du gouffre de l'effondrement du capitalisme, époque de tous les dangers.
Un autre sujet sera évoqué celui de la Contamination par les hépatites qui chemine doucement mais sûrement dans l'hombre du SIDA. On pourrait dire que "L'arbre du SIDA cache la forêt des hépatites"...
L'arrivée des Trithérapies (encore en protocoles, ATU et autres) offre enfin (comme à partir 1995 pour le SIDA) un petit espoir aux malades des hépatites C, nous y reviendrons.

Un ami de Raoul Brouette*


* Surnom ou nom de guerre de Philippe Labbey. Il faisait référence à un épisode de son enfance, lorsqu'il devait ramener à la maison et dans une brouette son paternel ivre-mort et incapable de sortir du Bar. On est assez loin des Paysans Communistes de Tarnac gavés au bon lait des placements financiers d'un papa médecins...

jeudi 5 janvier 2012

A propos des polices politiques et de leurs méthodes


Cette prose édifiante de Didier Daeninckx est tirée  d'un site web aujourd'hui curieusement disparu: http://www.amnistia.net  Mais redirigé Publicitaire ...
Ces textes complètent agréablement le suivant: Sans Nuances




Ce soir mardi 3 avril à 20 heures 30 (un soir très lointain...), dans son magazine Secrets d'actualités, la chaîne M6 diffuse un documentaire sur la véritable paranoïa qui s'est emparée des plus hautes instances de l'État, à partir d'octobre 1980, quand le citoyen Michel Colucci, plus connu sous son nom de clown de Coluche, a décidé de se présenter aux élections présidentielles et que les premiers sondages lui ont donné entre 15 et 17% des voix! L’Élysée, alors empêtré dans l'affaire des "diamants de Giscard", a chargé le ministre de l'Intérieur de l'époque, Christian Bonnet, de décourager le comique. Par tous les moyens.
Le commissaire des Renseignements Généraux chargé d'organiser la surveillance, le harcèlement, les campagnes de calomnie, de rumeurs, la déstabilisation du candidat libre, en utilisant jusqu'aux menaces de mort, n'est pas un inconnu pour amnistia.net. Il s'appelle Guy Dauvé, et cette opération couronnée de succès sera la touche finale qu'il apportera à une carrière exceptionnelle débutée au service de l'État pétainiste, puis qui s'est épanouie sous les Républiques gaulliste et giscardienne dans l'ombre de son maître, Maurice Papon. J'avais eu l'occasion, en 1997, de brosser rapidement son itinéraire "professionnel" dans Le Goût de la vérité, réponse à Gilles Perrault.
Guy Dauvé a passé le concours de commissaire au printemps 1943 et a été affecté en octobre de la même année à la première Brigade Spéciale dirigée par Labaume, comme en témoignent les archives du procès de ce dernier qui s'est tenu en mai 1945 (les historiens pourront utilement se reporter à la cote AN, Z6 61, dossier 968). Avant la guerre, le travail de la première section consistait à s'informer sur "les mouvements d'extrême-gauche: socialiste, communiste, anarchiste et sur le cadre syndical de ces partis". A compter de 1941, c'est pour le compte du chef de la Gestapo en France, Boemelburg, que la section des Brigades Spéciales infiltre, détruit la résistance communiste. Dans le journal Franc-Tireur, Madeleine Jacob présentait ainsi le chef de la première Brigade Spéciale:
"Le commissaire principal Labaume était quelque chose comme le Führer des indicateurs chargé de prospecter, si l'on peut dire, les milieux d'extrême-gauche, considérant que cela lui concède des droits à l'indulgence. Un beau tableau de chasse. Aux cinq victimes de son indicateur Rastelli, condamné à mort, il ajoute Picant, Cadras, Politzer, Jacques Solomon, et les nombreux déportés qui lui doivent d'avoir pendant des années, pourri lentement dans les camps allemands".
Une grande partie de ceux qui avaient fait leurs preuves dans la répression anti-communiste aux côtés des Allemands, furent appelés à la rescousse dès les débuts de la guerre froide. Guy Dauvé, lui n'avait pas quitté son service et continuait à tenir ses fiches dans son bureau dont les fenêtres ouvraient sur le Marché aux Fleurs. En 1955, alors que des troubles faisaient des dizaines de morts à Casablanca, il fut envoyé en mission au Maroc pour déterminer la structure des mouvements d'opposition à l'administration coloniale. N'ayant jamais caché ses idées d'extrême-droite ni son combat pour l'Algérie française, il est l'année suivante à Alger quadrillée par les hordes de parachutistes de Massu et Bigeard qui mettent un peuple à la Question.

De retour à Paris, il est avec ses hommes, l'un des plus acharnés dans la traque des responsables du FLN algérien. C'est par centaines que les militants indépendantistes qui tombent dans ses filets sont durement interrogés, et parqués dans des camps comme celui de Thol, dans l'Ain, que Guy Dauvé visitera, pour les besoins du service, à plusieurs reprises. Une description minutieuse de ce camp sera faite au tout début de1962 dans Le Nouveau Candide, l'hebdomadaire d'extrême-droite créé par les services d'espionnage de Constantin Melnik, le supérieur de Guy Dauvé qui a la charge des RG. Jacques Peyrolles, le "journaliste" qui prolongeait idéologiquement le travail des policiers était promis, lui aussi, à une brillante carrière sous son nom d'emprunt de Gilles Perrault (Le roi de l’antifascisme pour bisounours, sincère comme un scorpion).
En octobre 1961, les hommes de Guy Dauvé participent aux rafles, à l'effroyable répression qui ensanglante Paris. "Les Algériens criaient comme des primitifs" avait-il l'habitude de dire. Quelques semaines plus tard, Guy Dauvé reçoit la médaille du Mérite Civil. Le préfet de police, Maurice Papon, lui remet un mot manuscrit qu'il fera encadrer et gardera précieusement jusqu'à la fin de sa vie: "Je sais tout ce que vous avez fait. Votre chef en est fier et vous remercie". Un peu plus tard, il recevra la Légion d'Honneur.                          
Une partie de son travail consistait également à surveiller la presse. Le Canard Enchaîné lui consacrera quelques articulets, et Dauvé menacera à plusieurs reprises de sortir des photos montrant des journalistes dans des situations à l'époque compromettantes. Pour se décontracter, Guy Dauvé écrit un roman que la Série Noire de Marcel Duhamel refuse alors qu'elle publie, sous pseudonyme, un autre célèbre commissaire des RG, Michel Baroin. Les événements de 1968 relancent sa carrière, et il devient un collaborateur précieux de Raymond Marcellin, ce ministre de la police parti en guerre contre l'ennemi intérieur. Infiltrations, manipulations, créations de groupes politiques faux-semblants, de journaux attrape-tout...
Bien avant l'affaire des Irlandais de Vincennes de Barril, des faux époux Thurenge d'Hernu ou des vrais-faux passeports de Pasqua, l'imagination est au pouvoir sur l'Ile de la Cité!
Pendant ce temps là, le fils de Guy Dauvé, qui a pris le pseudonyme de Jean Barrot pour ne pas être identifié par son père (vraiment ? ou par ses dupes ...) , milite à l'ultra-gauche. D'une curieuse manière, puisque c'est essentiellement par son canal que sera assurée la promotion des écrits négationnistes de Paul Rassinier et les textes de banalisation du génocide comme Auschwitz ou le Grand Alibi. A l'insu de son père (encore !), Gilles Dauvé animera un groupe de solidarité avec Puig Antich, un anarchiste espagnol assassiné par Franco, et des réunions auront pour cadre le domicile du commissaire des RG... Beau comme de l'antique! Au moment de l'affaire Faurisson, Gilles Dauvé écrira ou participera à la rédaction de multiples textes négationnistes qui seront publiés dans La Guerre Sociale ou Le Frondeur. Il poursuivra, sur un mode mineur, discrètement révisionniste pourrait-on dire, dans La Banquise de Serge Quadruppani.
 
En 1980, Guy Dauvé se lance dans la destruction de l'objectif Coluche. L'arrivée de la gauche au pouvoir coïncide avec son départ à la retraite. Il pantoufle pendant plusieurs années à la direction des services de sécurité d'une importante entreprise. Il ne rechigne pas à donner un coup de main à ses anciens maîtres quand il s'agit de porter des valises sensibles d'un point à un autre du territoire.
En 1996, c'est le nom du fils de Guy Dauvé qui court dans les gazettes. Le Monde du 8 juin révèle que le porte-parole de Ras l'Front, Gilles Perrault, celui-là même qui visitait les prisonniers de papa à Thol en 1961, a accordé une préface blanchissant Gilles Dauvé de son passé négationniste. Pour faire bonne mesure, Serge Quadruppani qui défendait le "non-antisémite" Faurisson à pleines pages dans ses livres, bénéficie de la même machine à laver. Personne ne remarque, à ce moment, que Gilles Perrault a déjà œuvré pour ses protégés, sept ans plus tôt, en préfaçant L'anti-terrorisme en France un livre de Serge Quadruppani nourri aux sources les plus mystérieuses...
Aujourd'hui, l'auteur de cet ouvrage s'est éloigné de l'ultra-gauche, s'est rapproché un temps de la mouvance libertaire pour se réclamer maintenant du situationnisme. Guy Debord, le fondateur de l'Internationale Situationniste a laissé derrière lui une critique du livre de Quadruppani et de son préfacier Perrault, sous la forme d'une lettre à Jean-François Martos datée du 24 février 1990. On peut y lire:
"J'avais lu Quadruppani. C'est évidemment un désinformateur, et peut-être 'version b'. Au moins à la frontière? C'est-à-dire manipulé par ses dangereuses fréquentations, policières, ou repenties, et aussi son préfacier"... il terminait ainsi le paragraphe consacré à celui qui se réclame de son message: "Ote ta moustache, on t'a reconnu... Bourrique!"
Jean-François Martos, Correspondance avec Guy Debord, Le fin mot de l'Histoire, 2000.

Un dialogue qu'on pourrait placer dans la bouche de... Coluche!

Didier Daeninckx
 
En 1996, dans une brochure au titre mensonger, "Libertaires et ultra-gauche contre le révisionnisme", (préface de Gilles Perrault) l'un d'eux, Gilles Dauvé, admettra que son ancien ami Pierre Guillaume avait choisi de s'attaquer au "mythe" des chambres à gaz, mais qu'il "aurait pu aussi briser un interdit majeur comme la pédophilie". Dans une première version de son texte, il n'hésitait pas à écrire que "les chambres à gaz" sont pour lui "un gigantesque détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale"!
L'interpellation de Michel Caignet dans le cadre de la filière pédophile Toro Bravo, en 1996, avait fortement inquiété les activistes de La Vieille Taupe. Pour Pierre Guillaume, (qui un temps inspira les "théoriciens" de La Banquise ou de Mordicus), cela ne pouvait tomber plus mal puisqu'il était alors occupé à orchestrer l'affaire Garaudy et son soutien par l'abbé Pierre. En témoignent deux lettres datées du printemps 1996. Pierre Guillaume s'adresse à celui qui l'édite depuis seize ans, Charles Corlet et qui vient de refuser l'impression du deuxième tirage des Mythes fondateurs de la politique israélienne de Garaudy, en raison des ennuis judiciaires que le texte suscite, mais aussi à cause d'un client peu discret amené par La Vieille Taupe, Michel Caignet. En réponse, Pierre Guillaume argue qu'il ne connaît même pas le nom de la revue éditée ("une revue d'hétérophobes sexuels... Gay quelque chose...) ni ses créateurs. Une lecture attentive de ses propres courriers aurait pu lui épargner ce mensonge : onze ans plus tôt, il ne faisait pas mystère de ses relations suivies avec Michel Caignet, comme le prouve la circulaire de La Vieille Taupe de décembre 1985:
"... l'auteur et moi étions convenus que le Professeur Faurisson relirait les épreuves et superviserait l'édition. A la réception des épreuves, celui-ci a émis de très graves critiques sur le travail effectué par Michel Caignet (étudiant à la Sorbonne, prépare un doctorat de linguistique allemande et anglaise)".
La raison de cette soudaine amnésie résidait vraisemblablement dans la pression exercée par les Renseignements Généraux sur l'éditeur. Après la défection de Corlet, la réédition du livre de Roger Garaudy fut assurée par une officine parisienne d'extrême-droite, la Librairie Roumaine du Savoir dont le tenancier, lui, ne semble pas apprécier la jeunesse. Le 4 février 1998, la 10e chambre correctionnelle de Paris l'a condamné à 2 mois de prison avec sursis et 6.000 francs d'amende pour avoir menacé, à l'aide d'un pistolet à grenaille offert par son ami Pierre Guillaume, une étudiante qui protestait contre l'exposition en vitrine des livres de Garaudy...
Georges Orwell avait pressenti l'horreur qui nous frappe aujourd'hui. Dans un article sur le roman noir américain "Rafles and Miss Blandish", il écrivait en 1944 :

"L'interconnexion du sadisme, du masochisme, du culte de la réussite, du culte de la puissance, du nationalisme et du totalitarisme forme un immense sujet dont on a encore à peine écorné les angles; et l'on considère même comme assez peu délicat d'en mentionner l'existence".
"Libertaires et ultra-gauche contre le négationnisme". Première version du texte de Gilles Dauvé. Le "gigantesque détail de la Seconde guerre mondiale" sera à l'origine de la destruction du tirage par l'éditeur, en juin 1996. 
Didier Daeninckx

Nous avions publié ces textes depuis longtemps mais en seconde partie d'une trop longue page ici: http://debord-encore.blogspot.com/p/rien.html
Il serait étonnant que ceux qui défendent ces gens soient simplement des imbéciles honnêtes mais bien plutôt des complices des mêmes réseaux  qui dirigent depuis des lustres l'ensemble des organisations libertaires et gauchistes...
Ce qui explique les choix toujours mauvais de ces organisations (analyses archaïques, journaux ringards, sites merdiques...) pour la liberté mais parfait pour le maintient de l'ordre.

mardi 3 janvier 2012

Sans Nuances


La sortie du livre Le Temps du SIDA  du Docteur Michel Bounan en 1992 sur le HIV a été l'occasion d'une désinformation et censure déguisée. En effet le livre fut refusé par de nombreux éditeurs avant de trouver enfin sa place aux éditions Allia.
Par la suite une cabale destinée a effrayer les lecteurs potentiels d'un tel livre (Qui développait alors une analyse sociale et historique de l'épidémie en s'appuyant sur la théorie critique des situationnistes) fut menée dans tout l'espace médiatique français. Michel Bounan, rapidement soutenue par Guy Debord (il devint son ami et son dernier médecin) découvrit au centre de cette opération l’inoxydable Serge Quadruppani, alors Directeur de publication du journal MORDICUS mais aussi ami et complice du fils du célèbre commissaire Dauvé. Ancien RG politique en charge des gauchistes et collaborateur notoire et efficace qui fit l'admiration de la Police SS de Paris du temps de sa jeunesse pour la qualité de ses Filoches (filatures).
Ce très brave homme faisait organiser dans son propre appartement de l’Île de la Cité les réunions politiques des amis "Ultra-Gauche" de son fils adoré, (qui changeât son nom en Barrot...) lui-même est d’ailleurs toujours copain avec les milieux anarchistes-bisounours  (qui louent le sérieux de ses analyses) mais se disant "Communiste", un vrai conte de fées...
Serge Quadruppani est surtout connu comme l'importateur principal du Révisionnisme-négationnisme dans les milieux dit "Ultra-Gauche" et "libertaires". Cinq années de dur labeur avec son pote Dauvé/Barrot et pas moins de trois revues (La guerre sociale, le brise-glace, la banquise) au début des années 1980 inondèrent les librairies gauchistes de leur prose inspirée par les Chambres à gaz et leur négation. Guy Debord avait écrit quelques vérités sur SQ à propos de son livre L’antiterrorisme en France, il s'agissait des Moustaches d'une Bourrique (Lire: Cette Mauvaise Réputation). Le beau serge est aussi auteur de policiers romans ou l'inverse...
Le gauchiste Didier Daeninckx lui aussi auteur de Polars, s’inquiétât de leur présence chez son éditeur et réagit sainement en dévoilant le CV des deux acolytes. Démasqués en partie les deux rédigèrent pour leur défense un curieux texte (Les ennemis de ma grand-mère ne sont pas les amis de mon grand-père ou peut être  "Les Ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis" ) plusieurs fois remanié et signé par d'autres pour faire nombre.
Daeninckx cru voir ici une infiltration fascisante des milieux gauchistes-libertaires mais ne compris pas les buts de cette  Désinformation très professionnelle. Il est depuis victime des "Réseaux Ad Hoc" qui cherchent à le discréditer.

L'opération contre Le Temps du SIDA consistait à utiliser le journal Mordicus pour torpiller le livre. Un long et ennuyeux article de deux pages sur le SIDA signé d'un complice de SQ devait compléter un article venimeux de SQ accusant le livre d'Homophobie et Bounan de charlatanisme, de quoi effrayer le militant bien pensant. Pour faire plus vrai deux petits articles de l'ACS enrobaient le tout de façon a présenter un plus grand pluralisme tout en noyant le poisson/poison dans une mer de radicalité sincère et de critique bien pensée. Du beau travail il faut le reconnaître mais cependant les membres de l'ACS qui étaient aussi ceux d'ACT UP Paris n'approuvaient pas le texte de Quadruppani et continuèrent à défendre le livre de Michel Bounan.
Ni Philippe Labbey (Le premier à conseiller le livre) ni Cleews Vellay, (pourtant homosexuels militants et dirigeants d'ACT UP Paris) ne virent la moindre homophobie ou le moindre charlatanisme dans cet excellent livre qui fut même distribué par Guy Debord dans les squats du 19°. Il fallut pourtant à Michel Bounan écrire pas moins de deux livres ( L’État retors et  La Vie innommable) pour révéler l'ensemble de l'opération dont était victime le Temps du SIDA, seul livre porteur d'une analyse sociale radicale de l'épidémie de SIDA.
Vingt années ont passées et il est facile de mesurer aujourd'hui la grande inquiétude des autorités étatiques pour qu'elles décident d'entreprendre des manœuvres aussi visibles.
La question qui angoissait tant nos ennemis portait sur les liens entre Guy Debord et Michel Bounan d'une part et les Autonomes de l'ACS présent dans Mordicus comme dans les squats et surtout à la tête de l'organisation montante que devenait alors ACT UP Paris présidée par Cleews Vellay de 1992 à 1994.

Comprenant l'enjeu et devinant la raison d’être du journal Mordicus et de l'équipe qui le contrôlait réellement derrière un habillage de démocratie directe de façade, plusieurs membres de l'ACS restèrent le plus longtemps possible dans les réunions rédactionnelles de Mordicus. Situation inconfortable mais instructive et parfois cocasse de ceux qui savent qu'ont sait qu'ils savent...
En ces temps déjà révolus l'hombre de Guy Debord était vraiment partout ou il le fallait...
                                                                                                                 Scalpel
Texte de SCALPEL


Nous reproduisons les seuls 2 articles de l'ACS parues dans le numéro 5 de Mordicus. Ni l'infamie de serge Quadruppani ni le lourdingue article de commande de Françoise la délicieuse  ne méritent d’êtres  ici.
Version PDF

Texte d'Isabelle Simon

Texte de 1999/2000

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