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dimanche 31 juillet 2011

Le danger du bricolage génétique


Erwin Chargaff (1905-2002) est un biochimiste américain qui dans les années 1940 a contribué à la découverte de la structure de l’ADN. Cela ne l’empêcha pas par la suite d’être très critique concernant les développements et les applications de la biologie moléculaire. Dans cette Lettre ouverte au rédacteur en chef de la revue Science publiée en 1976, il dénonce les manipulations génétiques effectuées sur la bactérie Escherichia coli…

Les tentatives faites récemment pour intéresser le public aux astuces du bricolage génétique soulèvent un curieux problème. Les NIH (National Institutes of Health), sans doute parce qu’on leur avait demandé d’établir des «directives», se sont laissé entraîner dans une controverse où ils n’ont en fait rien à voir. Il eût mieux valu demander l’avis du ministère de la Justice. Je doute cependant que celui-ci eût été disposé à s’occuper des problèmes dus à l’imprudence de la biologie moléculaire. Je ne pense pas qu’aucune organisation terroriste ait jamais demandé à la police fédérale de fixer des directives pour l’expérimentation correcte de bombes, mais je n’ai aucun doute quant à la réponse qu’elles auraient reçue, en l’occurrence de s’abstenir de tout acte répréhensible. Cela vaut également pour ce dont je voudrais parler ici : aucun rideau de fumée, aucun laboratoire de haute sécurité de type P3 ou P4 ne peut absoudre un chercheur s’il a fait du tort à un seul de ses prochains. Il me faut mettre mon espoir dans les femmes de ménage et les soigneurs employés dans les laboratoires où l’on joue avec des acides nucléiques recombinés, dans les juristes qui doivent reconnaître que la poursuite des erreurs médicales biologiques est une occasion en or, et dans les cours d’assises qui abhorrent toute espèce de docteurs.

En me battant, à l’instar de Don Quichotte, contre des moulins à vent pourvus du titre de «Dr med.», je m’attaquerai d’abord à la principale folie, à savoir le choix d’un hôte comme l’Escherichia coli. Voici ce qu’on lit à son propos dans un manuel de microbiologie apprécié: «E. coli est appelé colibacille, car il représente l’espèce prépondérante présente dans le tube digestif.» Nous hébergeons effectivement plusieurs centaines de variantes de cet utile micro-organisme. Il est responsable de quelques infections, mais sans doute de davantage de travaux scientifiques que tout autre organisme vivant. Si notre époque se sent appelée à créer de nouvelles sortes de cellules vivantes ‑ que notre monde n’a probablement jamais vues depuis qu’il existe ‑, pourquoi choisir un microbe qui vit avec nous depuis très longtemps avec plus ou moins de bonheur? Simplement parce que nous en savons bien plus sur l’E. coli que sur toute autre chose, y compris nous-mêmes. Mais est-ce une réponse valable? Prenez votre temps, faites bien vos recherches, et vous finirez par découvrir quantité de choses sur des organismes qui ne peuvent pas vivre dans le corps humain ou animal. Rien ne presse. Ici, nombre de collègues m’interrompront pour m’affirmer qu’ils ne peuvent pas attendre, qu’ils sont extrêmement pressés de soulager l’humanité souffrante. Sans mettre en doute la pureté de leurs intentions, je dois dire cependant que personne, à ma connaissance, n’a exposé clairement comment il comptait remédier à tout, de l’alcaptonurie à la dégénérescence zenkérienne; sans parler d’améliorer et d’échanger nos gènes. Mais l’air est empli de clameurs et de vaines promesses: «Vous ne voulez donc pas d’insuline moins chère? Ne trouveriez-vous pas bon que les céréales puisent l’azote directement dans l’air? Et ne serait-ce pas bien si l’humanité pouvait fabriquer ses aliments par photosynthèse: dix minutes au soleil pour le petit déjeuner, trente minutes pour le repas de midi et une heure pour le dîner?» Peut-être bien que oui, peut-être bien que non.

S’il est vraiment indispensable que le Dr Frankenstein continue à fabriquer ses petits monstres biologiques ‑ ce dont je nie et l’urgence et la nécessité ‑, faut-il que cela se fasse au sein d’E. coli? C’est un domaine où chaque expérience est un coup tiré au hasard; qui peut savoir ce qui a pu être implanté en même temps dans l’ADN des plasmides que le bacille va multiplier jusqu’à la fin des temps? Et en fin de compte, malgré toutes les mesures de sécurité, cette chose finira par se retrouver dans l’organisme des hommes et des animaux. Il n’y a pas de véritable différence entre l’intérieur et l’extérieur. On nous assure certes que les travaux seront effectués avec des virus lambda affaiblis et des souches modifiées, défectueuses d’E. coli, qui ne peuvent vivre dans le tube digestif. Mais qu’en est-il de la modification du matériel génétique dans le tube digestif? Comment pouvons-nous être sûrs de ce qui arrivera une fois ces bestioles sorties du laboratoire? Voici ce qu’en dit le manuel déjà cité: «Il ne faut effectivement pas négliger l’éventualité qu’après recombinaison génétique, des bacilles intestinaux inoffensifs deviennent virulents.» Je pense pour ma part à quelque chose de plus grave que la virulence. Nous jouons avec le feu.

Si ce n’est pas surprenant, il est regrettable que les groupes qui se sont eux-mêmes chargés d’établir des «directives», de même que les divers comités consultatifs, soient presque exclusivement constitués de partisans de ces expérimentations génétiques. On a complètement négligé le fait qu’en l’occurrence il s’agit davantage d’éthique que de santé publique, et que la question primordiale est: «Avons-nous le droit d’imposer une nouvelle charge effrayante aux générations encore à naître?» Si je parle d’une «nouvelle» charge, c’est en référence au problème non résolu et tout aussi inquiétant que pose l’élimination des déchets radioactifs. La malédiction de notre époque est que des gens faibles, déguisés en spécialistes, se voient contraints de prendre des décisions d’une immense portée. Qu’y a-t-il de plus grande portée que la création de nouvelles formes de vie?

Convaincu que les National Institutes of Health ne sont pas qualifiés pour résoudre un dilemme d’une telle importance, je ne puis qu’espérer, encore que sans espoir, en une action du Parlement. On pourrait par exemple envisager les démarches suivantes: 1) interdiction totale d’employer comme hôtes des bactéries vivant dans l’organisme humain; 2) création d’une autorité véritablement représentative de la population, qui autoriserait et soutiendrait les recherches sur des cellules hôtes moins contestables; 3) toutes les formes de génie génétique restent un monopole fédéral; 4) l’ensemble des recherches sont concentrées en un seul lieu, par exemple à Fort Detrick. Bien entendu, en attendant que la loi prescrive des mesures de sécurité, un moratoire sera nécessaire sous une forme ou une autre.

Il reste cependant un problème capital qui dépasse tout cela de loin, le caractère irrévocable de cette entreprise. On peut abandonner la fission de l’atome, mettre un terme aux voyages sur la Lune; on peut s’abstenir d’utiliser des aérosols; on peut même imaginer que soit prise la décision de ne plus tuer des populations entières à l’aide de quelques bombes. Mais de nouvelles formes de vie ne peuvent revenir en arrière. Une cellule reconstruite et viable d’E. coli, véhiculant un ADN de plasmide où a été transplanté un fragment d’ADN eucaryote, vivra plus longtemps que nous et même que nos enfants. Cette attaque irréversible de la biosphère est une chose inouïe, impensable pour les générations précédentes, et je voudrais que notre génération ne s’en fût pas rendue coupable. L’abâtardissement de Prométhée et d’Erostrate ne peut que donner de mauvais résultats.

De fait, la plupart des résultats publiés à ce jour dans ce domaine sont peu convaincants. Nous en savons bien peu sur l’ADN eucaryote. Le sens des interruptions et des séquences fréquemment répétées dans l’ADN, de même que la fonction de l’hétérochromatine ne nous sont pas encore tout à fait clairs. On a l’impression que les essais consistant à inclure un fragment d’ADN animal dans l’ADN d’un plasmide microbien ont été faits sans qu’on sache exactement ce qui se passait. La place qu’occupe un gène donné dans l’ADN par rapport aux séquences de nucléotides voisines est-elle laissée au hasard ou bien résulte-t-elle d’un contrôle et d’une régulation réciproques? Pouvons-nous être sûrs ‑ pour ne citer qu’une improbabilité fantastique ‑ que le gène d’une hormone protidique donnée, qui ne fonctionne que dans certaines cellules spécialisées, ne devienne pas carcinogène s’il est introduit seul dans l’intestin? Est-il sensé de mélanger ce que la nature a séparé, à savoir les génomes de cellules eucaryotes et procaryotes?

Le pire est que nous ne le saurons jamais. En ce qui concerne l’homme, les bactéries et virus ont toujours fait partie d’un très puissant mouvement clandestin de la biologie. Il y a beaucoup de lacunes dans notre connaissance de la guérilla qu’ils livrent aux formes supérieures de vie. En ajoutant à cet arsenal des constructions de vie imprévisibles ‑ des procaryotes qui clonent les gènes eucaryotes ‑, nous jetons un voile d’incertitude sur la vie des générations futures. Avons-nous le droit de contrarier irrévocablement la sage évolution de millions d’années, pour satisfaire l’orgueil et la curiosité de quelques scientifiques?

Ce monde nous est prêté. Nous ne faisons qu’y passer, et au bout de peu de temps, nous laissons la terre, l’eau et l’air à ceux qui nous succèdent. Ma génération ‑ ou peut-être celle qui l’a précédée ‑ est la première à avoir livré à la nature une guerre coloniale exterminatrice sous la bannière des sciences.

L’avenir nous maudira pour cela.

Texte publié dans Le feu d’Héraclite, scènes d’une vie devant la nature, 1978 (trad. fr. éd. Viviane Hamy, 2006), pp. 292-297.

Montreuil: Expulsion de 300 squatteurs d'une ancienne imprimerie

48 personnes ont été interpellées, dont deux responsables du DAL, et emmenés au commissariat parisien de Barbès (XVIIIeme). Les autres manifestants dénoncent des violences policières et prévoient de manifester à nouveau dimanche matin, à la Croix de Chavaux, pour dénoncer les expulsions manu militari comme celle de la rue des Sorins. Avant les 48 arrestations pour «manifestation interdite», selon les termes de la préfecture, 80 personnes ont été interpellées hier matin pour infraction à la législation sur les étrangers. 
Les 250 à 300 squatteurs d’une ancienne imprimerie de la rue des Sorins, à Montreuil, ont été délogés, sur ordre du préfet-bouledogue. Une opération que les habitants, presque tous originaires de pays d’Afrique de l’Est et notamment du Mali, craignaient depuis près d’un an, et un jugement d’expulsion de septembre 2010. Cette opération arrive 4 jours après l'utilisation de Milices armées illégales par la préfecture du 93.

Communiqué de quelques voisins sur l’expulsion du 94 rue des Sorins

Depuis le 22 mai, les 300 habitants d’un bâtiment occupé au 94 rue des Sorins sont menacés d’expulsion. La plupart d’entre eux sont sans-papiers.
Ce matin [30 juillet], 47 cars de CRS investissent le quartier où est situé le squat rue des Sorins. Toutes les rues aux alentours sont quadrillées par la police. Le préfet entouré de centaines de CRS ont expulsé les habitants. Au cours de l’expulsion, la police a fait un tri des personnes qui étaient présentes : ceux qui avaient des papiers montrant qu’ils étaient « en règle » administrativement ont été sortis du lieu, les autres ont été mis dans des cars. La plupart ont été amenés au commissariat de Bobigny. Certains commenceraient à être libérés mais il est possible que certains aillent en centre de rétention.
La mairie et la préfecture se renvoient la balle sur la responsabilité de l’expulsion. Dominique Voynet prétend ne pas avoir été prévenue de l’expulsion. Le préfet, quant à lui, dit que c’est suite à une lettre de la mairie signalant l’insalubrité du lieu qu’elle a expulsé les habitants.
Après l’expulsion, les habitants et des personnes solidaires se sont retrouvés place de la Fraternité, près du métro Robespierre. À 17 heures, la police a encerclé le groupe. Ils ont embarqué les gens avec violence, en les matraquant et les gazant. Certains ont pu sortir de la nasse. Mais, il y aurait actuellement environ 60 personnes embarquées.
Soutenons-les en harcelant la préfecture, la mairie, le commissariat de police [79-81 rue de Clignancourt dans le XVIIIe arrondissement de Paris, tél. 01 53 41 50 00] pour demander la libération de toutes les personnes arrêtées aujourd’hui.
Soyons nombreux à participer à la manifestation contre toutes les expulsions demain dimanche 31 juillet à Montreuil RDV 11h au début de la rue piétonne m° Croix de Chavaux.
# I N F O Z O N E
# web page : http://listes.samizdat.net/sympa/info/infozone_l

Preface to "Protest to the Libertarians"


This appeal[1] from an unknown anarchist militia, part of the famous "Iron Column," appears to be -- even to this day -- the truest and most beautiful text that the Spanish proletarian revolution left us. The contents of this revolution, its intentions and its practice are coldly and passionately summarized in it. The principal causes of its failure are denounced: those that proceeded from the constant counter-revolutionary action of the Stalinists relieved the disarmed bourgeois forces under the Republic, and the constant concessions of the leaders of the CNT-FAI (here bitterly evoked by the term "our own") from July 1936 to March 1937. Those who proudly claimed the title, then insulting, of incontrolado [uncontrollable] proved to have the greatest historical and strategic sense. One had made the revolution half-way, forgetting that time does not stand still. "Yesterday, we were the masters of everything; today, they are." At that time, the libertarians of the "Iron Column" could no longer "continue until the end," together. After having lived such a great moment, it was no longer possible to "to separate us, to leave each other, to no longer see each other again." But all the rest had been repudiated and squandered.
This text, mentioned in the work by Burnett Bolloten,[2] was published by Nosotros, an anarchist daily newspaper in Valencia, [in installments] on 12, 13, 15, 16 and 17 March 1937. On 21 March, the "Iron Curtain" was integrated into the "Popular Army" of the Republic under the name of the 83rd Brigade. On 3 May, the armed uprising of the workers in Barcelona was disavowed by its leaders, who succeeded in putting down it on 7 May. There would then remain two Statist powers of the counter-revolution, the strongest of which would win the Civil War.

[1] Translator's note: Protest to the Libertarians of the present and the future about the capitulations of 1937, by an "Uncontrollable" in the Iron Column, was translated from the Spanish by "two aficionados without qualities," that is to say, Guy Debord and Alice Becker-Ho. It was published in French by Editions Gerard Lebovici in December 1979. Translated from the French by NOT BORED! June 2007.
[2] Translator's note: The Great Camouflage by Burnett Bolloten (1961), published in 1977 by Ruedo iberico under the title The Spanish Revolution, the Left and the Struggle for Power.

samedi 30 juillet 2011

What Is The Plan ?


N’avez-vous jamais eu l'impression que quelque chose ne tournait pas rond en ce bas monde... comme s’il n’était plus fait pour nous, plus fait pour que des être humain y vivent...
L'environnement s’effondre, les politiciens-nes ne représentent plus les intérêts de leurs électeurs, L’endettement nous étouffe a tous les niveaux et on nous pousse à croire que le bonheur est dans les biens matériels dont on n’a pas réellement besoin...
Nous sommes Anonymous. Personne et tout le monde a la fois.
Joignez-vous a nous pendant que nous élaborons un Plan.

Anonymous n’est pas un groupe ni une entité. Ce n’est pas vous, ni moi ni aucun autre individu. Anonymous est une idée. Ceux qui s’identifient à Anonyme partagent l’idée de liberté et d’un monde libre d’oppression. Tout ce qui se dresse entre les gens et ces libertés est une cible pour une surveillance étroite et pour l’activisme.
Plusieurs idées fausses d’Anonymous ont été véhiculées dans les médias traditionnels et les gouvernements à travers le monde. Soyez rassurés, nous sommes là pour aider. Nous sommes là pour nous élever contre ceux qui violent nos droits d’êtres humains. Liberté de pensées, de paroles, d’expression, de croyances, liberté de choisir comment vous voulez vivre votre vie.
Anonymous n’est pas un groupe de hackers, comme vous avez été poussés à le croire. Bien qu’un collectif s’identifiant à Anonymous soit en fait des hacktivistes, plusieurs d’entre nous sommes de simples citoyens de ce monde, qui vont descendre dans la rue dans des démonstrations traditionnelles d’activisme. Par contre, le jeu a changé. L’oppression et la tyrannie sont devenues beaucoup trop fréquentes dans le monde et nous nous sommes élevés pour y répondre. Anonymous est partout. Nous sommes vos voisins, amis, collègues, connaissances. Nous sommes votre postier, coiffeur, caissier et avocat. Dans un monde où la corruption se cache à tous les coins de rues, Anonymous est là pour y répondre avec force.
Le système est un outil pour vous garder sous pression et dépendants. Anonymous est la clé pour votre liberté. Rejoignez-nous pendant que nous procédons au « Plan ».

1 an, 3 phases, un monde de changement Http//www.whatis-theplan.org

Un plan pour les combustibles

Fukushima

On apprend que le combustible entreposé dans les piscines 1 à 4 sera retiré entre 2014 et 2016, selon le plan de la commission pour l’énergie nucléaire du gouvernement japonais. Toutefois, TEPCO ne sait pas quoi en faire : ce combustible sera transféré dans une autre piscine sur le site en attendant de trouver une autre solution.
Le combustible fondu pose plus de problèmes, et le plan de la commission est très vague à ce sujet. En effet, il est prévu de le maintenir noyé jusqu’en 2021, malgré que les cuves et les enceintes de confinement soient percées. D’ici là, TEPCO doit trouver un moyen de colmater les fuites.
Dans les sous-sols des réacteurs, l’eau contient 800 000 térabecquerels (c’est-à-dire huit cent mille million de millions de becquerels), ce qui est énorme. La moindre fuite représente donc une menace considérable pour l’environnement. La construction d’une barrière souterraine est prévu, elle devrait être financée à la fois par le gouvernement et TEPCO (son coût s’élève à 870 millions d’euros).
La station d’épuration a été suspendue pendant 8 heures mardi, en raison d’un joint qui a été rongé par des produits chimiques.
Le sort des animaux n’intéresse les autorités que lorsqu’il s’agit de la viande, ou de la pêche. Cela se confirme malheureusement encore une fois : toutes les vaches qui vivent dans les fermes de la zone d’évacuation seront tuées…pour regagner la confiance des consommateurs.
Quant à l’océan rappelons que de l’iode 131, du césium 134 et du césium 137  ont été retrouvé dans l’eau de mer à 40 kilomètres de la centrale.
La contamination des êtres vivants marins se fait en autre par les algues qui par leurs propriétés concentrent un nombre important d’éléments radioactifs. Or ces algues nourrissent des milliers de petits organismes marins, eux-mêmes nourrissant les grands mammifères marins.
Il n’est donc pas étonnant qu’avec toute la pollution radioactive rejetée dans l’océan, du césium ai été détecté lors de l’analyse de deux baleines abattus au large d’Hokkaido dans le cadre de la chasse commerciale.
A Daté sur les 113 familles à qui l’on a conseillé d’évacuer, 71 veulent partir, 21 préfèrent rester, et 21 n’ont pas répondu.
Toujours à Daté, des volontaires ont commencé à décontaminer l’école élémentaire de Tominari et sa piscine. Celle-ci contenait 100 à 600 becquerels de césium par litre, depuis elle est passée à 20 becquerels par litre grâce au filtrage avec des zéolites, soit moins que la nouvelles limite pour les eaux de baignade qui est de 50 becquerels par litre.                                    

vendredi 29 juillet 2011

La surpopulation carcérale


Ouvrez les Prisons !
Licenciez l'Armée !
Disaient les surréalistes...

Depuis février 2011, les mises à exécution de courtes peines d'emprisonnement – de un an à moins de trois ans – ont bondi de 50%, selon l'Observatoire des prisons et autres lieux d'enfermement (OPALE). Pierre Tournier, directeur de recherches au CNRS, rappelle que ce sont ces nouvelles entrées, et non un allongement des peines, qui sont la principale cause de l'augmentation de la population carcérale en 2011. Le chercheur souligne que cette hausse est intervenue après l'assassinat de Laëtitia Perrais à Pornic (Loire-Atlantique), au lendemain duquel les conditions du suivi judiciaire de Tony Meilhon, son meurtrier présumé, avaient été mises en débat. M. Tournier précise que le "traitement médiatique, politique et judiciaire" de l'affaire "a pu favoriser le recours à la détention".

Il y avait de la provocation dans cette note du procureur de Dunkerque, Philippe Muller, classée urgent et datée du lundi 25 juillet, par laquelle il ordonnait "à l'ensemble des services enquêteurs de Dunkerque et d'Hazebrouck" de "suspendre l'exécution des écrous jusqu'au 5 septembre 2011". En clair : plus d'incarcérations cet été, hormis certaines "peines courtes non aménageables", des "peines d'emprisonnement portant sur des faits de nature sexuelle" et celles traitant de "faits de violences commis en récidive". M. Muller voulait réduire au minimum l'envoi de nouveaux pensionnaires aux prisons de sa juridiction, qui sont surpeuplées. Cette surpopulation explique donc l'utilisation des Hôpitaux psychiatriques a outrance en manipulant les "Placements d'Office" on expédie une partie du problème là ou il reste des places...

Ce qui est arrivé à l'un de nos camarades a la fin du mois de mai et qui libéré au bout de deux mois de l'HP "La Queue-en-Brie" reste soumis a un traitement mensuel sous peine de retourner en HP...

Une histoire de fou

Sur les traitements en prison

GIFTMÜLLDEPONIEN DES KREDITS


Wer noch einen Rest von Erinnerungsvermögen hat, könnte sich fragen, wo eigentlich die riesigen Massen fauler Kredite geblieben sind, für die man nach dem Finanzcrash 2008 eine möglichst unauffällige Ruhestätte suchte. Abbezahlt worden ist da nichts; im Gegenteil sind die imaginären Verbindlichkeiten weiter angeschwollen. Das Spiel, alte Kredite mit neuen scheinbar zu bedienen, und diese wieder mit neuen, ist im Privatsektor längst ausgereizt. Andererseits durften die berüchtigten „toxischen Papiere“ aufgrund ihrer schieren Masse auch nicht in vollem Umfang abgeschrieben werden, von einigen kosmetischen Operationen der Banken abgesehen. Das hätte ja nach eigenen Aussagen der Finanzgurus die berühmte „Kernschmelze“ des globalen Finanzsystems bedeutet. Bilanztechnisch wurde den Banken erlaubt, ihren Giftmüll auszulagern. Aber auch um die „bad banks“, die mit Hilfe von Staatsgarantien den Zusammenbruch des Schattenbanken-Systems nach dem Platzen der Immobilien-Blase vorläufig auffangen sollten, ist es still geworden.
Offiziell wurde die Hoffnung und Erwartung geschürt, die Staatsgarantien könnten alsbald so viel neues „Vertrauen“ schaffen, dass die längst wertlosen Papiere wieder einen halbwegs anständigen Preis erzielen würden. Voraussetzung dafür wäre gewesen, dass sich der US-Immobiliensektor, von dem ja die Schockwelle ausgegangen war, kräftig erholt. Davon kann keine Rede sein. Die Staatsgarantien wurden aber auch nicht fällig. Das durfte einfach nicht sein, weil sich sonst die „Kernschmelze“ über den Umweg der Staatshaushalte vollzogen hätte. Wo also sind die hochgiftigen Abfälle des Finanzsystems geblieben? Es wurde tatsächlich ein Endlager gefunden, nämlich die Notenbanken. Diese überschwemmen bekanntlich derzeit die Welt mit Dollars, Euros usw., um die eigentlich klinisch tote Weltwirtschaft zu beatmen. Offiziell werfen sie das Geld noch nicht aus dem Hubschrauber ab, sondern geben es den Geschäftsbanken als Kredit; allerdings zu Niedrig- oder sogar Nullzinsen. Wie bei jedem Kredit müssen die Banken dafür „Sicherheiten“ hinterlegen. Und worin bestehen diese inzwischen? In eben jenen Massen von Giftmüll-Papieren, die von den Notenbanken mit Kusshand genommen werden, als handelte es sich um die Kronjuwelen.
Es sind noch keine drei Jahre seit dem Crash der Finanzmärkte vergangen, und schon geht in immer mehr Ländern auch den Staatsfinanzen die Luft aus, weil sie im Zuge der Antikrisenpolitik überstrapaziert wurden. Im Grunde genommen wiederholt sich bei den Staatspapieren dieselbe Entwicklung wie bei den privaten Finanzpapieren. Ein wachsender Teil der kaum noch bedienbaren Schulden wurde in Schattenhaushalte ausgelagert. Immer mehr Staatsanleihen verwandeln sich in Giftmüll wie zuvor die Immobilien-Hypotheken. Und dafür werden die Notenbanken ebenfalls dankbare Abnehmer. Die Asiaten kaufen immer weniger US-Papiere? Macht nichts, die US-Notenbank selber fragt sie nach wie Getreide bei einer Hungersnot. Auch die europäische Staatsschuldenkrise hätte sich trotz aller Rettungspakete noch mehr zugespitzt, würde die Europäische Zentralbank nicht längst wertlose Anleihen der Krisenstaaten en gros aufkaufen. Ausgerechnet die Notenbanken, die angeblichen Gralshüter der finanziellen Stabilität, sind zu Giftmülldeponien des globalen Finanzsystems geworden. Das ist deswegen die Endlagerstätte, weil es dahinter keine Instanz mehr gibt, die ihrerseits die Notenbanken von ihrer Last erlösen könnte. Die Fassade der Normalität, die seit 2008 hochgezogen wurde, besteht in der abenteuerlichen Politik einer Geldschöpfung auf der „Sicherheitsbasis“ fauler Kredite.

Robert Kurz

Überprüfung

 

Crise systémique globale

J -4 (2 août, couic...)
C'est le second texte écrit par des "partisans du système capitaliste" publié ici en partie. Il est rare en effet que la Théorie Révolutionnaire voit ses analyses confirmés par ses ennemis les plus immédiats...
Comme nous ils savent que la "Crise Grec" est un leurre orchestré par Wall Street, désolés pour les Bisounours de Tarnac. Pour ceux qui débarquent de chez le Marchand de Sable: Lire Kurz, Jappe, Debord, Postone...

Dernière alerte avant le choc de l’Automne 2011


Communiqué public GEAB N°56-Spécial Eté 2011 (15 juin 2011) -

Le 15 Décembre 2010, dans le GEAB N°50, l’équipe de LEAP/E2020 anticipait l’explosion des dettes publiques occidentales pour le second semestre 2011. Nous décrivions alors un processus qui partirait de la crise des dettes publiques européennes (1) pour mettre ensuite le feu au cœur du système financier mondial, à savoir la dette fédérale US (2). Et nous voici, avec ce GEAB N°56, à l’orée du second semestre 2011, avec une économie mondiale en plein désarroi (3), un système monétaire global de plus en plus instable (4) et des places financières qui sont aux abois (5), tout cela malgré les milliers de milliards d’argent public investis pour éviter précisément ce type de situation. L’insolvabilité du système financier mondial, et au premier chef du système financier occidental, revient à nouveau sur le devant de la scène après un peu plus d’une année de politiques cosmétiques visant à noyer ce problème fondamental sous des tombereaux de liquidités.
Nous avions estimés en 2009 que la planète comptait environ 30.000 milliards USD d’actifs-fantômes. La moitié à peu près s’est envolée en fumée en six mois entre Septembre 2008 et Mars 2009. Pour notre équipe, c’est maintenant au tour de l’autre moitié, les 15.000 milliards d’actifs-fantômes restants, de s’évanouir purement et simplement entre Juillet 2011 et Janvier 2012. Et cette fois-ci, les dettes publiques seront de la partie également, contrairement à 2008/2009 où ce sont essentiellement les acteurs privés qui avaient été touchés. Pour prendre la mesure du choc qui se prépare, il est utile de savoir que même les banques américaines commencent à réduire leur utilisation des Bons du Trésor US pour garantir leurs transactions, par crainte des risques croissants pesant sur la dette publique US (6).
Pour les acteurs de la planète financière, le choc de l’Automne 2011 va ainsi correspondre au sens littéral au fait de sentir le sol se dérober sous leurs pieds, puisque c’est bien le socle du système financier mondial, le Bon du Trésor US, qui va s’enfoncer brutalement .
Dans ce GEAB N°56, nous abordons les deux aspects les plus dangereux de ce choc de l’Automne 2011, à savoir :

Le mécanisme de détonateur des dettes publiques européennes

 le processus d’explosion de la bombe US en matière de dettes publiques.
Parallèlement, dans ce contexte d’accélération du rééquilibrage des rapports de force planétaire, nous présentons l’anticipation d’un processus géopolitique fondamental concernant la tenue d’un sommet Euro-BRICS d’ici 2014.
Enfin, nous concentrons nos recommandations sur les moyens d’éviter de faire partie de ces 15.000 milliards d’actifs-fantômes qui vont s’envoler en fumée dans les prochains mois, avec une mention toute particulière pour l’immobilier résidentiel occidental dont l’effondrement des prix que nous anticipons pour 2015 commence en fait dès 2012.
Dans le communiqué public du GEAB N°56, nous présentons une partie de l’anticipation sur le mécanisme de détonateur des dettes publiques européennes.
Le mécanisme de détonateur des dettes publiques européennes Les opérateurs financiers anglo-saxons jouent aux apprentis-sorciers depuis maintenant une année et demie et les premiers titres du Financial Times en Décembre 2009 sur la crise grecque devenue rapidement une soi-disant « crise de l’Euro ». Nous ne reviendrons pas sur les péripéties de cette formidable manipulation de l’information (8) orchestrée depuis la City de Londres et Wall Street puisque nous y avons déjà consacré de nombreuses pages dans plusieurs GEAB tout au long de cette période. Contentons-nous de constater que dix-huit mois plus tard, l’Euro se porte bien alors que le Dollar continue sa descente aux enfers par rapport aux grandes devises mondiales ; et que tous ceux qui ont parié sur la dislocation de la zone Euro ont perdu beaucoup d’argent. Comme nous l’avions anticipé la crise favorise l’émergence d’un nouveau souverain, l’Euroland, qui permet aujourd’hui à la zone Euro d’être bien mieux préparée que le Japon, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni (9) au choc de l’Automne 2011 … même si elle est en train de jouer un rôle de détonateur en la matière, bien malgré elle. Le « bombardement » (car il faut bien appeler les choses par leur nom) (10), entrecoupé de pauses de quelques semaines (11), auquel est soumis l’Euroland depuis tout ce temps, a en fait eu trois effets majeurs consécutifs, très éloignés pour deux d’entre eux des résultats escomptés par Wall Street et la City :

jeudi 28 juillet 2011

Nous - Eux

Ne Travaillez Jamais !



En juillet 2007, la France comptait officiellement 2 415 000 chômeurs, soit 8,1 % de la population active, selon la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). Sur ce total, 1,9 million était en "catégorie 1" – devenue depuis la réforme de 2008 la "catégorie A" – et n'exerçait aucune activité. Quatre ans plus tard, en juillet 2011, le Pôle emploi annonce 4 103 700 inscrits à ses services, dont 2 720 400 en "catégorie A", n'ayant exercé aucune activité au cours du mois.

Travaillez Plus, pour Gagner Plus !
Blabla Bla Bla blablabla

To Jean-Francois Martos 25 February 1982

M. Prigent est un provocateur dont le seul but est de nuire en falsifiant Guy Debord: exemple. 
 
Dear Jeff:
It is quite true that Michel [Prigent], having so fully failed to discern the obvious facts of last year, must henceforth abstain from offering other people lessons on lucidity and rigor.
This type of conduct directly derives from the unrealistic spirit of the milieu "that he frequented without knowing it."[1] Nevertheless, this was not difficult. The most recent examples that I mentioned to you, among ten other examples that I have since forgotten, have no importance in themselves; they nearly summarize the tone of their discussions and the quality of the themes that interest them exclusively. Despite their pretentious reading, with which they have no known what to do in ten or twelve years, they fundamentally resemble the most common contemporary spectators in their illusory passivity and their jealous bad faith. They do not so much lack bookish intelligence, nor even intelligence, but all this is nothing to them, owing to a dialogue and a genre of life in which each one hates all the others but covers for them. Fighting against nothing, they understand nothing, and thus never discover anything good, on the theoretical plane or in their daily routines. If they do not know how to fight anything, they also do not dare to love anything. This is the root of the extravagant confusion of all of their "conclusions." If one asks them how they would judge the Palazzo Vecchio,[2] they would say that they take offense at discerning a fly on the marble of the Parthenon, which moreover is not there. It is patent that they are incapable of any practical activity -- personally and even less collectively -- and, whatever they say, they are incapable of friendship. Thus I cannot discern in them anything that would interest anyone else, and this opinion is proven truth (in their own eyes) by experience.
In a few years, such a milieu will wear out for good those who enter and remain in it. And this wear and tear does not merely mark them on the terrain of their political reveries -- the loss would be slight -- but everywhere: one hears the same voice from all of them, just like the stars of power all have the same intonations of Giscard, then Mitterand, sometimes mixed with a little Defferre. Thus I do not believe that people of this kind, even those who better informed, have the obligation or (in a certain way) the right to condemn Arthur [Marchadier], who is, in short, the most talented among them. At the moment, this is a problem for the living, especially in Spain.
One has also told me and, in my opinion, in the same false perspective of imaginary political responsibilities, that it was unfortunate that the cunning Arthur tried again to compromise [your companion] Etiennette by meeting her under diverse practical pretexts. I responded with a sincere optimism that I find that she has the air of a rebel and that I would thus have been quite surprised if she demanded from life nothing better than this lukewarm water. But, above all, this concerns her personally. In the spring of last year, Michel had been the one who showed himself to be the most inclined to give the "Parisian" debates a dangerously organizational form, whereas it was instead a question of discussions among building superintendents. It is more and more inconsequential to want to go on, since there has been confusion here that would have been unhealthy among the simplest band of film-lovers or football fans.
The Sanguinettists of whom you speak are inept fanatics, since they find that posing to their idol questions concerning several very precise and important points would already be "taking sides" against him.[3] By this very fact they confess that these were questions to which their idol could not respond, and thus that it was disrespectful to ask them! It is true that the idol had himself previously made this confession by deciding to not respond to you, and that he had justified the understanding things this way through the same absurd arguments. One can wonder if the fanatics in question (especially the most simple-minded) consider themselves to be Leftists or if they have instead rallied to the type of thinking of the "Moonist"[4] type of sects. I estimate that you have conducted yourself in the best way in this affair and along the road that has led to the greatest clarity. If your letter had been a condemnation that completely rested upon unknown information and documents, one could have -- without needing to completely falsify the meaning of your letter -- reproach you with suddenly taking sides and no doubt expressing the customary hypotheses on the influences that one would like to find at work. But since you did not leave the shadow of a pretext, one can only ask oneself more and more why these cretins who display their dishonesty on this point do not find it more convenient to simply affirm that the letters exchanged in 1978[5] are nothing other than fakes? You do well to resolve to completely ignore all of these incompetent opinions, because one is assured of ceaselessly hearing them (they will become more self-contradictory) as soon as one arouses the slightest envy. And each year the envious will become more delirious and stupider, following the model traced out by the society that sinks itself.
You have seen how, in Italy, one has arrived at the next stage of the use of the "Red Brigades," which I announced without difficulty in 1979:[6] the "repenti" spring up on command and, without trial, condemn to years in prison the thousands of socio-political activists [contestataires] whom they have the desire -- or the task -- to denounce as their "comrades." Thus it is hardly pleasant to have been seen with one once in a cafe; and all the more because the "R.B." have fought against the revolts of the political prisoners with the worst means, accusing them of reformism because they would allegedly like to make the prisons into "a bed of roses." Among so many masterpieces of black humor -- such as the release of General Dozier,[7] which was both quite spectacular and very obscure -- there were the two executioners of the brother[8] of one of the first supposed repenters ("If you were not the traitor, your brother must be"), who, completely changing their roles at the first order, balanced out their recent acolytes by an entire half-brigade.
As for Spain, the Constitutionalists have proclaimed that the military tribunal is their last hope for finally proving that democracy still exists and will continue to exist there, and they simultaneously begin to all to appear in all of their lying texts the fear that they have so bravely hidden for the last thirteen months.
On 13 February [1982], a newscaster on French radio said that the state of siege in Poland had already lasted "three months." A slip of the tongue that clearly revealed an intention to push the accomplished fact back into a distant past. But it is still the present. A journalists from [9]El Pais recently reported that he had seen on many streets and factories in Gdynia and Gdansk -- where the international press had walked for two days in the exact style of the voyages organized by Mao -- the following slogan: "The winter is yours, the spring is ours." I do not know if the French press also mentioned this fact.
The history of the houses occupied on your street -- and precisely by those beautiful squatters[10] who do not much like the judgments of the connoisseurs of their merits[11] -- is very amusing but dangerous as well. Truly, the northeast of what is still called "Paris" becomes even more uninhabitable. Since the time that we squatted the world, which continues to degrade itself, we still cannot say that we have found an environment, nor any good neighborhoods, that are fully satisfying.
Best wishes,
 
P.S. Do you think of writing a short book on Poland? As there are at the moment commentators who anxiously await the knowledge of the truth of the story[12] -- so as to begin to travesty it -- one can anticipate that soon there will be a flood of falsifications that work in the service of the most varied nuances of repression.
[1] Translator's note: the "pro-situationist" milieu in Paris.
[2] Powerful fortress situated in the city square of the Seigneurie at the heart of Florence.
[3] Translator's note: in a letter dated 3 June 1981, Martos had addressed some questions to Gianfranco Sanguinetti concerning his book On Terrorism and the State (1979), which Martos had translated from the Italian into French.
[4] Sect founded in 1954 by the Korean Sun Myung Moon, who relocated to the United States in 1972. [Translator's note: the "Moonies."]
[5] Translator's note: See in particular the letter dated 21 April 1978.
[6] Translator's note: "Preface to the Fourth Italian Edition of The Society of the Spectacle."
[7] Brigadier General James Lee Dozier, head of logistics for NATO in Southern Europe, was kidnapped in Verona on 17 December 1980 by the "Red Brigades" and freed on 28 January 1981 by the police in Padua.
[8] Roberto Pecci, brother of a "brigadist" who had collaborated with the police, was killed by the "Red Brigades" on 3 August 1981.
[9] Translator's note: It actually started two months previously, on 13 December 1981.
[10] Members of "Direct Action." [Translator's note: "squatters": English in original.]
[11] Translator's note: including Guy Debord himself, who likened "Direct Action" to the "Red Brigades." For their part, "Direct Action" considered the post-1968 Debord to be a disappointment.]
[12] Translator's note: An illusion to Martos himself, who founded Editions le fin mot de l'Histoire to publish his own books.

(Published in Guy Debord Correspondance, Vol 5: Janvier 1979-Decembre 1987 by Librairie Artheme Fayard, 2006. Translated from the French by NOT BORED! May 2007. Footnotes by Alice Debord, except where noted.)

mercredi 27 juillet 2011

A MADEIRA TORTA DA TEORIA

 Isaiah Berlin – um pensador problemático do liberalismo no séc. XX

O pensamento liberal não pertence apenas aos representantes de uma liberdade radical do mercado, que atualmente estão dando os últimos suspiros, mesmo se com isso os problemas da crise mundial capitalista remanescem sem solução. Isaiah Berlin, cujo centenário de nascimento se aproxima, foi mais um dos representantes daquele liberalismo, que com freqüência é percebido nos países de língua inglesa como “de esquerda“ por preocupar-se mais com os direitos de minorias do que com os direitos dos grandes grupos industriais e comerciais. Para Berlin, o conceito cambiante de liberdade ganhou substância a partir da oposição às ideologias doutrinárias do séc. XX, que ele experimentou por assim dizer fisicamente, na sua condição sofrida de judeu emigrado da Rússia e da Letônia para a Inglaterra. Berlin não quis vincular-se a nenhuma doutrina, também não a de um capitalismo completamente desenfreado.
Como todos os pensadores de um liberalismo mais político do que econômico, aderiu à idéia de uma liberdade abstrata do indivíduo, sem refletir sobre as condições históricas e sociais concretas desse programa. Por isso compartilhou também a cegueira do liberalismo diante do caráter totalitário da máquina capitalista, incapaz de ser domada apenas por instituições políticas da democracia. Embora quisesse fazer justiça à teoria marxista no seu primeiro livro, não pôde, em última instância, percebê-la de modo diferente do que sob a impressão do estalinismo, que procurou, à semelhança de muitos outros intelectuais, compreender como conseqüência das idéias de Marx – quando justamente Marx teve em mente uma outra liberdade do indivíduo, que náo deveria ser estatizado, mas liberto das coações de uma finalidade autotélica da economia, assim como da conexa administração estatal de seres humanos.
Um traço característico de Berlin reside no fato dele desconfiar, na esteira da tradição cética e antidogmática de Montaigne, em princípio de todas as idéias, considerando-as ao mesmo tempo necessárias. Compreendia-se como adepto da Ilustração, sem compartilhar a “crença supersticiosa na razão“, mas também sem historicizar essa razão como razão especificamente capitalista. No entanto, o próprio marxismo não logrou fazer isso. Inversamente Berlin queria compreender a contra-ilustração romântica como contrapeso necessário à razão doutrinária, embora ele mesmo condenasse seus efeitos doutrinários nos sécs. XIX e XX. Isso poderia lembrar a metafísica pós-moderna da ambivalência e contingência, para a qual todas as teorias estão um pouco corretas e um pouco erradas. Mas o paradoxo de um “relativismo absoluto“ deve afigurar-se verdadeiramente dogmático só à luz da filosofia de Berlin. Por outro lado, ele quis relativizar seu “pluralismo moral“ por meio do postulado de valores universais, que deveriam valer em igual medida para todas as pessoas. Esse dilema remete ao fato de toda a filosofia moral desembocar em uma quadratura do círculo, uma vez que não lança luz sobre as suas próprias premissas sociais.
Por outro lado, o ceticismo de uma divinização da razão moderna lembra também Adorno, que desconfiou à sua maneira de uma “derivação“ do mundo do mero conceito teórico e quis pensar “com ajuda do conceito contra o conceito“, para levar em consideração o que não se dissolve na lógica da identidade de um pensamento supostamente esclarecido. Berlin apreciou muito a expressão kantiana da “madeira torta da humanidade“. Transposta para o plano da reflexão crítica, poder-se-ia falar também da “madeira torta da teoria“, que deve conhecer seus limites sem abdicar de si mesma. Ocorre que Adorno sempre virou essa idéia contra as aporias da razão moderna nos próprios Kant e Hegel. A pluralidade liberal de Berlin ficou trancada nessas aporias. Ao criticar o monismo de Marx, ignorou que ele é negativo e critica a falsa unidade identitária do mundo capitalista a partir dos seus fundamentos. Uma sociedade plural, na qual as pessoas “podem ser diferentes sem medo“ (Adorno) só seria possibilitada por uma superação dos ditames imperiais da economia, que o Estado pode tão-somente executar.
A distinção berliniana entre “liberdade negativa“ e “liberdade positiva“ tornou-se famosa. A primeira compreende-se como mera liberdade de uma coação exterior, a segunda como liberdade para uma vida autodeterminada. Como Berlin não logrou decifrar a coação interna da sociedade fetichista do capitalismo, essa diferenciação tornou-se interessante para o pensamento neoconservador do radicalismo econômico. Se as pessoas são aprisionadas na “auto-responsabilidade“ justamente sob as coações da concorrência universal e são solicitadas a se conceberem como “capital humano“ com a finalidade da “auto-valorização“, o conceito berliniano da liberdade positiva sofre uma instrumentalização brutal. Na maioria das vezes os pregadores de uma ética tão repressiva da responsabilidade nem conhecem a origem dos seus slogans.
Isaiah Berlin remanesce dessarte como um pensador problemático do liberalismo no séc. XX. A liberdade do indivíduo, visada também por Marx na sua crítica radical da economia, não é realizada. Evidencia-se assim que as idéias da época passada ultrapassaram a data da sua caducidade. Isso vale para o liberalismo político bem como para o marxismo tradicional, que representam apenas uma oposição no invólucro comum do sistema produtor de mercadorias. O totalitarismo do mercado e o totalitarismo do Estado constituem os dois pólos dessa “valorização do valor“ (Marx) autonomizada, não acessível a nenhum valor de ordem moral, que esbarra no seu limite histórico interno em meio à nova crise da economia mundial. Enquanto o desejo pela liberdade e autodeterminação for coagido a uma corrida inclemente entre esses dois pólos, deverá esgotar-se até a morte.

Robert Kurz


Montreuil: Un propriétaire lève un commando armé pour évacuer des squatteurs

2 Stars du capitalisme: Hafid Hafed et Medhi Ibanez



Hafid Hafed, criminel,  agent immobilier véreux et nouveau propriétaire du 74 rue des Caillots à Montreuil (Seine-Saint-Denis) a recouru à la manière forte en faisant appel à une quinzaine d’hommes armés de barres de fer pour faire évacuer tout le monde. Avant la vente de la maison, le squat était accepté par la municipalité et par l’ancien propriétaire. Le nouveau semble moins tolérant. Samedi dernier, les squatteurs avaient déjà reçu une première visite du nouveau propriétaire. Accompagné d’une dizaine de casseurs, il avait tenté de négocier, selon les dires de l’un des squatteurs. «Il faisait semblant de vouloir négocier ‘Je vous file des billets et vous partez’ ou ‘J’ai de quoi vous reloger ailleurs si vous voulez’», raconte ce militant, membre d’un collectif pour le droit au logement.
«Des grands gaillards armés de gaz lacrymogènes, de barres de fer, de massues et de pieds de biche en sont sortis. Nous avons à peine eu le temps de réagir qu’ils se sont jetés sur les portes et les fenêtres pour tout casser. Pendant deux heures, ils ont mis la maison à sac. Ils étaient une petite quinzaine. Encagoulés pour la plupart, ils fracassaient les murs, les portes et le mobilier qui restait.»
La maire de Montreuil, Dominique Voynet, s’est dite  «très choquée» par cet incident. Du côté des squatteurs, en résistance, certains ont décidé de rester sur place dans l’attente d’une procédure légale d’évacuation.

Attaques maffieuses à Montreuil

Dimanche 24 juillet 2011 

Hier, Samedi 23 Juillet, le squat dit « la MQP » a été pris d’assaut par une troupe d’hommes commandés par un type se disant le nouveau propriétaire. N’étaient alors présents dans la maison qu’un couple et leur fils d’un an. Les assaillants ont pénétré dans les lieux, y détruisant le maximum de mobilier (vitres, portes, meubles, cuisine, compteur EDF...). De nombreuses personnes ont naturellement accouru sur place, ce qui eut pour effet de faire partir les assaillants. Mais pour un temps seulement, car depuis hier ils reviennent régulièrement et les attaques se font de plus en plus violentes. Il n’y a aucun dialogue possible. Pour exemple, un rendez vous était fixé aujourd’hui Dimanche 24 Juillet entre le habitants et le soi-disant propriétaire : les habitants qui s’y sont rendus se sont fait frappés. Après quoi la petite armée est revenue devant la maison, (s’attaquant aux vitres, portes, meubles, cuisine, compteur EDF...) sans discontinuer pendant une demi-heure sous le regard complaisant des policiers. Résultat de cette dernière attaque : un camarade a reçu un pavé dans le visage : il est à l’hôpital et a très certainement le nez cassé ; une employée de la mairie venue sur place à titre personnel s’est faite gazer et porte plainte. Notons qu’en repartant, le convoi automobile des assaillants était escorté par les flics, ce qui renforce l’hypothèse d’un coup monté en collusion avec des responsables montreuillois.

Il n’y avait et il n’y a toujours pas de procédure pouvant justifier l’expulsion de la MQP. De plus, l’homme qui se dit propriétaire n’a montré aucun titre de propriété jusqu’à présent. Ce dernier travaille en fait pour I@D (Immobilier @ Domicile) , un gros groupe immobilier. I@D se présente comme une agence virtuelle. Leur argent cependant n’est pas virtuel, et les hommes qui les accompagnent ont été vus recevant des billets pour leurs bons services.


Leur chef et patron menace verbalement d’autres squats de Montreuil. Des nouvelles suivront bientôt.

https://paris.indymedia.org/spip.php?article7883
http://chroniquesmontreuilloises.over-blog.com/article-l-etat-de-droit-bafoue-a-montreuil-80116713.html

« Ce que nous refusons, c’est votre enfer »

Du jour au lendemain, sentir que notre petit monde s’écroule, et avec lui toutes nos habitudes. Et avec lui, encore, toute une vie passée qui se transforme en souvenir, où l’on se surprend à vouloir retrouver des photos dont l’on se fichait pas mal auparavant. Et avec lui, enfin, la peur d’être dispersés, la peur d’une nouvelle galère, la peur de devoir tout reprendre à zéro. Notre maison s’est faite attaquer, à plusieurs reprises. Devant la menace, nous avons dû évacuer nos affaires. Et nous nous sommes sentis trop en danger pour y retourner. À présent, des amis, des voisins, des connaissances nouvelles ou anciennes se préoccupent de la maison, la sécurisent. Les attaques peuvent recommencer : le soi-disant simple propriétaire veut à tout prix récupérer son bien.
Les débuts de la propriété, ce fut cela : un type avec un papier dans la main, accompagné d’hommes de main, qui débarque sur un champ ou dans une maison et déclare : ceci est à moi. Aux débuts de la propriété, il a fallu que des salauds se présentent, les armes à la main. En allant contre l’évidence, ils dirent : non, la terre n’est pas à ceux qui la travaillent, pas plus qu’une maison n’est à ceux qui l’habitent.
Nous ne sommes pas naïfs. Nous savions qu’un jour ou l’autre un type allait se présenter et exiger de nous, grâce à la puissance d’un simple bout de papier, que nous nous en allions. Ce lieu, nous l’avions trouvé abandonné, la porte ouverte, il y a presque quatre ans, et nous savions qu’un jour quelqu’un allait se saisir du bout de papier qui va avec. Et reprendre la maison.
Des dizaines de personnes sont passées par cette maison, pour des périodes plus ou moins longues, et un groupe stable d’habitants s’est dégagé avec le temps. Les loyers sont tellement élevés, l’accès à un logement décent est si difficile, que nous sommes des dizaines, voire des centaines de milliers à nous entasser, à passer de canapés en canapés. La concurrence pour le travail, ainsi que ses conditions actuelles, font que celles et ceux qui, pour de multiples raisons, ne trouvent pas la force de rentrer comme des dingues dans ce jeu sont de plus en plus nombreux. Cette maison s’est offerte pour une partie de ces gens-là, c’est-à-dire nous-mêmes. Un toit gratuit, ainsi que la possibilité de vivre à plusieurs, nous a permis de faire face à cette réalité ensemble, de ne pas nous laisser broyer individuellement. Nous nous disions : l’amitié, la solidarité, l’hospitalité sont des valeurs sur lesquelles nous pouvons compter face à la machine économique. Face aux rêves brisés, face aux vies niquées, face aux dépressions qui minent les relations à l’intérieur de cette société.
On nous dira : votre vision est trop noire, il y a des chances pour tous. Mais ce que nous avons vécu ne fait que confirmer cette appréhension du monde. Si le type qui a attaqué a agi pour lui-même, pour avoir son propre pavillon, on ne peut que s’interroger sur la morale de l’intérêt personnel qui ronge cette société, morale qui veut que l’intérêt prime sur toute considération des personnes — car il n’a jamais réellement voulu discuter avec nous. Et si le type qui a attaqué l’a fait pour son biz, pour revendre par la suite comme le veut son métier d‘agent immobilier, on ne peut que questionner ce qu’est, plus généralement, la réalité du travail aujourd’hui : ne serait-ce pas, bien souvent, écraser les autres pour se faire sa place ? On ne peut croire, en tout cas, que cette situation est isolée. En haut, les puissants affirment chaque jour la validité de cette morale. Au commissariat, un flic de base a expliqué au « propriétaire » qu’il aurait dû faire cela cagoulé. Tous les flics présents le justifiaient, se mettaient à sa place. Eux aussi auraient été prêts à acheter un lieu occupé, et à virer les habitants à coups de barre. Comme le disait un autre flic : « quand on a un crédit sur le dos, on fait avec ce qu’on peut ». L’endettement individuel — qui fait écho à l’effondrement des garanties collectives — semble pouvoir justifier la guerre de tous contre tous.
La crise économique que nous vivons a pour conséquence d’accentuer les clivages, et pas seulement entre les classes. Entre ceux d’en bas, les petits, il y a aussi de graves divergences. D’un côté, il y a ceux qui acceptent les lois de l’économie comme des lois naturelles et font leurs la morale du « chacun pour soi et peu importent les conséquences » qui va avec. De l’autre, il y a ceux qui disent : nous ne nous en sortirons qu’ensemble, il n’y a qu’ensemble que nous parviendrons à refuser la loi de l’argent, du travail qui tue, le règne du vice et de la petite méchanceté. Comme le disait une personne solidaire aux assaillants : « ce que nous refusons, c’est votre enfer, et vous ne parviendrez pas à nous faire cesser de croire dans la beauté et la puissance de la solidarité ».
Comme le montre le soutien qui nous est apporté aujourd’hui — face aux attaques, face aux menaces qui pèsent sur nous — nous savons que nous sommes loin d’être les seuls à porter ces valeurs. Des habitants de nombreux autres squats sont venus à notre secours, ainsi que des voisins. Des sans-papiers, des précaires, des chômeurs, des salariés un peu plus installés se sont montrés à nos côtés. Des gens ordinaires, comme nous, qui refusent la loi du plus fort. L’urgence, plus que jamais, est de construire les liens pour faire face à la barbarie de l‘économie.
Des habitants de la MQP/Kipue/Maison Qui Pue, 74 rue des Caillots
Indymedia Paris
, 28 juillet 2011.

mardi 26 juillet 2011

Une contamination massive qui s'étend bien au-delà de 80 km et qui va perdurer

Si rien n’est fait, les habitants de la ville de Fukushima pourraient subir dans les douze mois à venir une irradiation externe de plusieurs milliSieverts alors que la dose au-delà de laquelle le risque de cancer mortel est jugé inacceptable par la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) est de 1 milliSievert par an, ce qui correspond à 5 décès pour 100 000 personnes
exposées.
Or les autorités japonaises ont fixé une limite de dose de 20 milliSieverts comme critère pour décider d’évacuer définitivement ou non les populations. Ceci correspond à un risque de cancer mortel à terme 20 fois supérieur au risque acceptable. Ceci est d’autant plus grave que les habitants de Fukushima ont déjà été fortement exposés. Il faut également tenir compte des doses liées à la contamination interne que ces populations continuent à subir par ingestion de denrées contaminées et des risques liés à l’inhalation de poussières à partir du sol contaminé.
Dans la ville de Fukushima, la CRIIRAD a mesuré par exemple dans la terre prélevée sous les balançoires de l’école primaire Moriai, une contamination en césium 137 + 134 de 370 000 Bq/kg. Ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié.

Une population déjà très exposée aux radiations: PDF complet

7/07/2011  English version: 

- Extraits de la conférence CRIIRAD du 29 juin 2011, à Lyon: " L'impact des rejets de Fukushima Daiichi en France et au Japon"
Intervention de Bruno Chareyron concernant le volet "JAPON" (durée : 32 min)
Voir la vidéo : "Les Japonais n'ont pas été protégés de la contamination"

To Gerard Lebovici

 
Tuesday 19 October 1973
Dear Gerard:
I have read Khayati's letter.[1] Assuredly, it is indispensable to response quite roughly to the insolence of dogsbodies [larbins] who want to be threatening. It is almost definite that it is Bastid himself[2] It has his pompous and laughable bad faith, his exaggerated style that wants to be confused with embarrassing truths ("this text must not be made" -- "to allow it to continue its route through many pirate editions").
I thus send you a proposed response [see below] that, I believe, will strike them quite strongly (one must think about the eventuality of a subsequent publication).[3] If you would like to respond on other points, arrange these phrases as you wish to unify the tone. I have placed marks in the margins to indicate the parts that seems to me to be indispensible. But I believe that the whole thing cruelly puts the accent on their principal motivation, the dogmatic establishment of this postulate: "commercial" publishers are equally ignominious, and the fact that they do not appear in it under their true names ("they are too green"), and thus they can write under ignominious pseudonyms and wigs [perruques]. By contrast, the publishers of pirate editions, gloriously called "savages" and thus washed of the taint of the commercial, are destined to keep -- and fake -- the memory (in the minds of six friends and sixty dupes) of their real names from another time. I believe that it is thus indispensable to show that one has understood them completely: and that one knows that all that they have stupidly hoped to keep obscure. These impudent idiots will be dismayed.
I hope that things go well on the side of our more important projects.

Best wishes,
Guy

Sir [Mustapha Khayati]:

I have indeed decided to re-publish The Poverty of Student Life without asking for your opinion nor that of its first publisher, the U.N.E.F.[4]
If you were, in complete independance, the only author of this treatise, I would respond to you all the same that it is useless to want to play [Georg] Lukacs when one doesn't even have the notoriety, and when all obscurantist attempts at censorship will always be treated with the same scorn.
But you know that you alone didn't write this text, and especially that you have acted in this affair like the delegate of a certain movement, like one of the students it has influenced in Strasbourg. Your nostalgic pretension is vain, given that this is a document that belongs to history, which is something you make yourself forget.
No one today recognizes in you the least authority to say "this text must not be made," and this was already an authority that you did not have in 1966.
There are "Garnautins"[5] who say that you yourself belong to an "official power" (I.S. #11, p. 30); but they deceive themselves. Today you seem to distinguish, in publishing, between "the official commercial form" and the dissimulated commercial form. You certainly have your reasons for this. One will not be able teach someone who is a Marxist that, in a society of commodities, a critical theory can only enter in wide contact with individuals by passing through the means of an object for sale; and that the "many pirate editions" that you applaud are themselves commercial to the extent of their means. Finally, if you specifically evoke Champ Libre, I console myself in thinking that, since you have proposed to me, but without success, to publish Mr [Raoul] Vaneigem in the collection of your [situationist] friends, you do not judge these editions to be abusively commercial and, in any case, not more so than others. Very probably you know that it isn't for an excess of commercialism that Champ Libre is detested and boycotted by the press and the recuperated-intellectual milieu, in which you have associates and no doubt employers.
One sees what pleases you about "pirate" editions and, for example, in the Dusseldorf "pirate" edition[6] in which you have allowed The Poverty of Study Life to be presented as drafted by "Khatayi, Vaneigem and others," while you know better than anyone that, contrary to the accounts of others, Vaneigem didn't write a line of it. And why not, while you are at it, add as author Mr Jean-Pierre Bastid, who -- badly dissimulated by a disguise [une perruque] -- currently works at a literature that would truly like to be salably commercial?
Your letter is of such a ridiculous and dishonest pretension that one believes it must have been written by some Ratgeb or other.[7] You postulate a kind of division of work between, on the one hand, the estimable "pirate" publishers, who will be reserved for distribution to several pseudo-initiates -- or, as in Dusseldorf, for falsification -- of certain critical and revolutionary documents; and, on the other hand, the rest of purely and simply "commercial" publishing, which, symmetrically, will only be the workplace for the more or less shameful subsistance-labor of ex-subversives who have little money. But no one will believe this irreality in order to please you. Your deficiencies are not the general laws of History.
You waste your time enunciating pompuous phrases for which you no longer have the voice. It is comical to see you now identify yourself with "the class consciousness of our era." If someone has something to fear from this consciousness, and its practical means, everything suggests that it is you.[8]


Fuck!

Editions Champ Libre has had the impertinence to re-publish The Poverty of Student Life without paying any attention to the firm protests that have been addressed to it by the most authorized and esteemable people; people who, in Strasbourg as elsewhere, took an eminent part in the contestation movement of 1966 and even a little before that, and who -- one knows, moreover -- never lowered themselves to draw the least renumeration from a commercial publishing house. All those who know the past and present merits of these people will assuredly understand the reasons for their indignation. Their cause is that of those who resemble them.
Actually, unlucky Editions Champ Libre now does not fear to put on sale the celebrated pamphlet of Strasbourg, thus suddenly transforming it into pure and simple merchandise, and by that fact into a counter-revolutionary text. However, one is not unaware, nevertheless, that the obvious destiny of this pamphlet was absolutely free distribution.
The public was warned of this revolting recuperation, perhaps the most notable of the last decade, by a perfectly convincing document that was signed by Mustapha Khayati himself, but which also faithfully expresses the sentiments of several others.
To injure contestation, the bourgeois or the bureaucrats have sometimes insinuated that certain people who represent contestation are not concerned with concrete reality, especially when it embarasses them, and do not believe all that they say, since one most often sees them escape under sophisms that do not even get along well on a single page. One does not know at whom this calumny claims to aim. But the targets are, in any case, those -- and there seem to remain only two -- who do not disguise themselves under Tartuffe's wig, and who quite frankly and honestly expose to the face of the world, when they believe they must take a position on a practical terrain, all that they think and do. They are not satisfied with empty dialectics: they call a spade a spade. And they have perhaps acquired the competence and right to teach those who do not know what a merchant is.
In the current affair, the worst malevolence will be reduced to silence, because rarely has revolutionary theory been founded on a basis so solid and the justness of its practical application will be transparent to the eyes of all. One can not deny that whoever sells something at whatever price, no matter if it is a ton of wheat, a copy of a book or an hour of his time, participates in the commodity system, which is bad. Those who have more to sell than others are the worst: small or large owners of the system of venality. All those who sell or cause to be sold revolutionary texts are nothing other than merchants, in the scientific sense of the term, but are the most perfidious of all and are often even the richest. When the Revolution, which could only will itself beyond this unfortunate system, judged it good to communicate its writings, it confided them completely innocently in pirate editions, and it is in this sense that the pirate edition is not a commodity.
This principle marks, one will agree, a decisive progress in revolutionary critique, a progress that at the same time allows for a greatly needed theoretical simplification: one no longer judges books, only publishers. Is he a merchant? Is he a pirate? Here is the touchstone of use value and the credo of global praxis. A commercial publishing house is guilty, whatever the books published. On the contrary, anything at all can be written in the new innocence of the pirate edition or the partial-pirate. The pirate edition, especially when it can use the techniques of modern reproduction, costs very little: it thus allows proletarians to induldge in their favorite practice without constraints, we would like to say the practice of the subversive gift, by offering up texts for free, notably at the bookshops. It would be good to crown the pirate edition of theory with a theory of the pirate edition. We give it here with the collective modesty that we have had for a long time, and that protects us from all star-making systems [vedettariat]. But as each will recognize our good faith and our coherence, one will also recognize in us the rigorous light that we ourselves have created on the spot.
What is actually more shocking than a worker who strikes so as to self-manage the production of watches, though the watch is essentially the instrument of the measurement of enslaved time? It is obviously a rich play-boy [English in original] who engages in the snobism of using his money to publish critical truths, though money is the essential instrument of the society of the lie. History as well as common sense confirm this for us. Has one ever found an aristocrat who supported the Revolution of 1789, or a bourgeois who financed Bakunin? But the recuperators of our times fear no paradoxes.
Sincere revolutionaries are so well-served by pirate editions that, without regret, they can leave the officially commerical publishing houses to the miserable people who read their books, or even compromise themselves by working under their command; the days when they did not ring the doorbells in vain are still happy!
Has there not been, in truth, something bizarre, shocking or never-seen-before about selling a book that condemns the commodity system? Who then believes in the sincerity of the author's unreasonable convictions? Can one imagine, for example, the Treatise on Living for the Younger Generations[9] distributed by something other than a pirate publisher? One would laugh.
But words are sufficient to support the trampled right: it is necessary to act, and the time has arrived.
Does one know that the same text that Champ Libre sells for 8 Francs has been available for eight months in the good bookshops, and for the price of only 6 Francs, as a pirate edition? This pirate edition is due to the courageous Editions Zoe, in Geneva. All real revolutionaries will make it a duty to buy their copies from them, and so boycott and ruin plutocratic Champ Libre.
Editions Zoe, in Geneva, are pirates since J.-P. Bastid, a collaborator with Mustapha Martens,[10] feared exceeding the honest piracy of Editions Lattes and the Presses de la Cite, or that of the ultra-anarchists of the Super-Black Series, devotes a part of its useful production to it. Editions Champ Libre is completely the opposite, since it has previously refused to publish the astonishing From the Wild-Cat Strike to Generalized Self-Management presented to it by Raoul Ratgeb, which forced this rebel to carry his manuscript to Bourgois 10/18, which published it as a pirate edition. Editions Champ Libre having already been unmasked when it refused the services of Khayati himself, and Vaneigem as well, who proposed to it that, for a reasonable sum, they would quickly compile anthologies of subversive texts from preceding centuries, because it is important to make them known to those who will know how to use them. One sees in these examples -- which are varied but which all, as if by chance, offend the most dignified signatories of the pirate editions and a stock of personalities so related to and so resembling each other in all the metamorphoses of their subversive rigor that it is almost impossible to distinguish one from the others -- how the essentially commercial activity of the detestable Champ Libre is finally unacceptable.
O radical-subjective virtue, you are only a phrase! Can one estimate as nothing the immense personal risks that we have run in the past, our years of trouble and constant work in the service of the revolution, and our long-standing refusal of all concessions? If one neglects us, under the pretext that one doesn't know all of our talents, will one object to us at the moment that they are already known? Is it not enough that the vampires of the mines and the rails suck our blood from morning to night in the factories where they exploit us? It is still necessary to tolerate the fact that a rich man is laughing at us, and scoops the money up, whereas he does not even need it, by delivering Cieszkowski, Anacharsis Cloots and Bruno Rizzi to all of the hyper-markets, to the consuming rabble, which just eats it up!
Proletarians

[1] Translator's note: Letter to Champ Libre, dated 12 October 1976. The context suggests that this letter was either unsigned or "signed" through the use of pseudonyms.
[2] This supposition was subsequently abandoned, although it was in part justified: diverse witnesses had confirmed that the author(s) frequented the milieus of the detective story and the cinema (among others), with whom the film producer Vera Belmont was associated. [Translator's note: Jean-Pierre Bastid was one of the pseudonyms used by Raoul Vaneigem.]
[3] In 1978, these exchanged letters would be published in Editions Champ Libre, Correspondance volume I, p. 31-41.
[4] Translator's note: The National Union of French Students, which funded the publication of On the Poverty of Student Life but certainly didn't know, let alone approve of, its contents. Radical students diverted U.N.E.F. funds to the Situationist International, which wrote the text and helped distribute it.
[5] Translator's note: A disparaging nickname for the Strasbourg situationists who were excluded from the Situationist International in early 1967, in part because of their intrigues against Mustapha Khayati. See Guy Debord's letter to the rest of the SI, dated 15 January 1967.
[6] In fact, an edition of The Poverty of Student Life was published by Editions Zoe of Geneva simultaneously and in competition with this one, as would be mentioned in the text Fuck! which was written by Debord in response to a fake -- signed "G. Lebovici, publisher, film producer and impresario" -- that its author(s) inserted into copies of the Champ Libre edition of On the Poverty of Student Life.Guy Debord Correspondance, Vol 5: Janvier 1973-Decembre 1978, Librairie Artheme Fayard, 2005, p. 374.) (See
[7] Translator's note: Yet another of Raoul Vaneigem's pseudonyms.
[8] Translator's note: Click here for the version of this letter that Lebovici used: he hardly changed it.
[9] Translator's note: Famous book by Raoul Vaneigem -- better known as The Revolution of Everyday Life -- that was, in fact, published by Gallimard (a major commercial publishing house) in 1967.
[10] Translator's note: Pseudonym used by Khayati.

(Published in Guy Debord Correspondance, Vol 5: Janvier 1973-Decembre 1978 by Librairie Artheme Fayard, 2005. Translated from the French by NOT BORED! March 2007. All footnotes by Alice Debord, except where noted.)

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