lundi 10 octobre 2016

« Ainsi va la ville » A propos d'une intolérable caméra

Jean-Marie Vilain Maire de Viry
"Il aurait été si simple de placer une seconde caméra pour surveiller la première, plutôt que d'envoyer des fonctionnaires à une mort certaine"   Alain Bauer

Que «la peur change de camp»*...




Une mission suicide ?

Ne doutant de rien la dictature Hollande soutient le potentat local de Viry-Châtillon qui a décidé de priver de leur gagne-pain nos camarades de la Grande Borne.
Une caméra tente de fliquer la totalité des allées et venues à l'entrée de la cité et fait fuir les clients rendant impossible toute activités lucrative. La discrétion et l'anonymat font partie du service dans les bizness non-légaux comme dans tous les autres.
Cela fait trois fois que cette putain de caméra est mise hors-service par les moyens habituels mais l'autorité locale persiste et remet en place la dite caméra. Une première opération est entreprise avec voiture bélier et cramage de l'ensemble aux heures ouvrables pour bien faire passer le message.
Jean-Marie Vilain*(Maire de Viry) persiste en faisant remettre en place mat, caméra et 3 gros blocs de béton**, mais cette fois avec une surveillance policière permanente au pied du mat (quel métier passionnant la police...).
Il ne restait plus qu'une seule façon d'agir: flamber les voitures de patrouilles pour faire comprendre que personne ne lâchera le morceau. Le résultat est un fait divers surexposé aux médias communiquant sur les deux flics brûlés mais sans poser la question du caractère suicidaire de ce genre de mission. Un peu comme les vigiles sacrifiés pour la couverture assurance des banques pendant des décennies...
La base poulaga grogne alors l’État cherche la parade en menaçant les coupables des pires sanctions et fait quelques vagues promesses d'équipements encore plus militarisés qui n'arrangeront rien.
Ce qui est en cause c'est l'utilisation permanente de la force brute contre le prolétariat dans ses activités légales ou non.
Non content d'enfermer les pauvres dans des cités à panoptique policière l’État français voudrait encore priver de revenu les population en misant sur la peur du Keuf et le flicage permanent de l'espace social.
Les plus jeunes devraient se soumettre sans combattre et renoncer à leur seule source valable de pognon pour satisfaire le pignouf cravaté qui parade dans sa mairie avec le fric des autres. 
Renoncer sans se battre ?
Se satisfaire de la mendicité de masse dans un pays riche voilà le message électoral de Hollande et de ses clones alors qu'ils n'ont pas la moindre parcelle de légitimité et seulement leur infâme police et ses menaces pour s'imposer...
Croit-ils vraiment que leur fables sanglantes sur le terrorisme autoradicalisé spontanément a convaincu la population ?
A par les malades d’Alzheimer et les télé-phages les plus abrutis personne ne croit plus à leurs sornettes djihado-terroros.
Le Terrorisme c'est l’État !
La lutte pour défendre le bizness est du même ordre que le rejet de la Loi Travail gratos, personne n'en veut comme personne ne veut de leur béton aéroportuaire en place de la ZAD.  
Grande Borne, Loi Travail, ZAD = même combat, Solidarité !

La lutte ne fait que commencer !
Sabotons leur cirque électoral !

Liberté Égalité fraternité


*Jean-Marie Vilain doit pourtant connaître le biz avec 13 piges chez AVIS le loueur de voitures.
«Il faut des peines exemplaires» et que «la peur change de camp», a déclaré Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance, le pseudo syndicat fasciste en vérité un faux-nez de l’État, les flics n'ont pas de vrais syndicats en France.

** On ne dira jamais assez quel merveilleux cadeau Adolf Hitler à fait à l’État français en apportant la technique du béton bunker en France, il suffit d'admirer le décor...

dimanche 25 septembre 2016

Appel de la zad face aux menaces d'expulsion !

Notre-Dame-des-Landes le 8 octobre 2016


Des autocars partiront de Paris !

Toutes les infos pour réserver dès maintenant sa place ici.


Acculé par les mobilisations massives des 9 janvier et 27 février, le gouvernement a organisé en juin une consultation biaisée. Se croyant forts du résultat de cette mascarade, les pro-aéroport et le premier ministre ont confirmé leur intention de procéder cet automne à l’évacuation et à la destruction de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, de ses cultures, de sa faune et de sa flore, de ses habitats et activités ainsi que des liens entre toutes celles et ceux qui se sont attaché.es à ce bocage.    



Plein d'infos à lire et rediffuser partout où vous pouvez !




Appel de la zad face aux menaces d'expulsion !

Depuis l'opération César en 2012 la ZAD est devenue un symbole : de la possibilité de mettre en déroute leurs projets nuisibles ici et ailleurs comme de celle de déployer des zones d'autonomie face au pouvoir et à l'économie marchande. 
Après un printemps marqué par un mouvement social bouillonnant, celles et ceux qui entendent nous gouverner vont tout faire pour que la politique ne déborde plus du cadre d'un spectacle électoral auquel plus grand monde ne croit. Nous vivons au cœur d'un désastre environnemental et social sur lequel illes prospèrent et duquel illes sont bien incapables de nous sortir.
Depuis la ZAD, entre autres, grandit l'idée que l'on puisse concrètement reprendre en mains nos vies et réinventer le politique.
C'est pour cette raison que son existence est aussi insupportable aux gouvernant.e.s et aussi précieuse pour d'innombrables personnes. La ZAD soulève des espoirs tenaces qui la dépassent. Que l'on se sente porté.e par cette lame de fond ou que l'on perçoive au quotidien la joyeuse solidité de ce qui s'est construit ici, il apparaît absolument impensable que la ZAD soit broyée demain sous les coups de la police et les chenilles des tractopelles. Ceci est un appel à la défendre, coûte que coûte.

Ce texte s'adresse à tout.e.s celles et ceux qui voudraient participer à la résistance sur le terrain ou de plus loin. Son objet est d'informer sur ce qui nous semble aujourd'hui crucial pour les mettre en échec, ainsi que sur l'état d'esprit dans lequel nous nous préparons. Nous vous invitons à le diffuser largement.

Risques sérieux d'attaque dans les semaines qui viennent

Depuis plusieurs jours des rumeurs d'expulsion plus ou moins imminente bruissent sur la ZAD. Nous savons que les hôtels de la région ont été réservés, plusieurs articles de presse avancent que les "forces de l'ordre" se sont vues interdire de poser des vacances de fin septembre à fin octobre. On parle de matériel militaire prêté à la gendarmerie.
Mercredi 14 septembre, le préfet de Loire-Atlantique a signé deux arrêtés portant sur la destruction du campagnol amphibie, rendant possible à leur sens le début des travaux.Plusieurs sources confirmant des plans d'intervention possible à partir du 27 septembre, sans que cela signifie qu'ils viendront dès cette date là. Sommet d'hypocrisie, cette date est celle où la ville de Nantes accueille plusieurs milliers de participant.e.s, venu.e.s du monde entier, dans la suite de la COP 21 pour faire croire à ses préoccupations quant au dérèglement climatique.

Appel à la vigilance

Il serait sans doute absurde de leur part d'intervenir en plein sommet Climate Chance et avant la grande manifestation du 8 octobre sur la zad, mais nous sommes à l'écoute des diverses infos qui apparaîtraient dans un sens ou dans un autre et sommes prêt.e.s à parer à toute éventualité. Nous appelons en tout cas à une extrême vigilance dans les semaines à venir, et surtout à mettre dès à présent la pression sur le gouvernement pour qu'il renonce à ce projet d'expulsion. 
Nous vous invitons aussi à vous tenir prêt.e.s à rejoindre la ZAD pour participer à sa défense, dans la diversité de nos pratiques, ou si vous êtes loin, à mener des actions décentralisées contre Vinci, les acteurs du projet et les lieux de pouvoir.

On veut des fuites sans prendre la fuite

Pour prévenir toute attaque surprise, on sait que l'on peut compter sur la multiplicité des soutiens et sources d'infos un peu partout, jusque dans leurs bureaux et leurs cercles famiPlein d'infos à lire et rediffuser partout où vous pouvez !


Sans-titre-diffusion@rezo.net

Nous en tout cas on est prêt.e.s !

Toutes les équipes sur place s'organisent en conséquence : cantines, radio, médic, légales, équipes de communication...
Les différents lieux de vie se préparent à la résistance et on se coordonne à l'échelle de la ZAD et du mouvement - avec les comités, associations et paysan.ne.s - pour faire obstacle à l'avancée policière.

Ces derniers jours, des rencontres ont eu lieu partout en France entre comités de soutien pour peaufiner les réactions en cas d'attaque ou de débuts des travaux. Des lycéen.ne.s et étudiant.e.s solidaires de la région s'assemblent pour être à même de manifester et bloquer leurs établissements le jour J. Des habitant.e.s proches se préparent à ouvrir leurs maisons et leurs granges, des soignant.e.s, professsionel.e.s ou non, sont prêt.e.s à offrir des soins sur le terrain le moment venu, et des juristes à réagir aux mesures répressives que le gouvernement mettra en place.
Des paysan.ne.s de toute la région échafaudent des plans pour mettre en jeu leurs tracteurs, des élagueur.euse.s et grimpeur.euse.s pour monter à la cime des arbres menacés d'être abattus. Des journalistes indépendant.e.s et acteur.trice.s des réseaux sociaux discutent de comment relayer au mieux les infos des opposant.e.s et contrer la propagande du gouvernement. Des soutiens s'organisent à des centaines de kilomètres et même aux quatre coins de l'Europe pour être paré.e.s à nous rejoindre au plus vite.

Il faut bien évaluer que cette fois, et contrairement à 2012, c'est la quasi totalité des lieux de la zone qui est menacée d'expulsion par la force, c'est à dire non seulement les personnes qui s'y sont installées pour y vivre et la défendre ces dernières années, mais aussi les paysan.ne.s et habitant.e.s dit.e.s "historiques". Ce sont donc plus de 70 lieux de vie, des fermes, des ateliers, des centaines d'habitant.e.s humain.e.s, des troupeaux et autres animaux ou plantes sauvages, 2000ha de forêts, champs et bocages qu'ils voudraient rayer définitivement de la carte dans les prochaines semaines.
Qui plus est, leur enjeu annoncé n'est pas seulement d'expulser la zone mais de démarrer dans la foulée les travaux de construction de l'aéroport et du barreau routier, ce qui implique dans un premier temps des travaux de "déplacement d'espèces", de défrichage, de fouilles archéologiques, de construction de ronds points et de protection du site...
(Particulièrement au niveau du barreau routier - en rose sur la carte https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique70 ). Dans ce contexte de menace totale, la résistance sur le terrain s'organise d'autant plus collectivement.
Et quand bien même ils parviendraient à expulser une partie de la zad, nous savons que cela ne signerait pas la fin du mouvement mais le début de mois et d'années de résistance continue pour entraver chaque avancée des travaux. Nous ne les lâcherons pas !


Sans-titre-diffusion@rezo.net

mercredi 14 septembre 2016

Le 15 septembre, rentrée de la lutte des classes



La Manifestation Nasse sera au départ de Bastille à 14h.

 La pause estivale est sur le point de se terminer !



Certains se disent résolu à refuser les fouilles anales et autres humiliations flicardes désormais obligatoires pour les syndicalistes responsables. Mais ils ne proposent rien de sérieux pour contourner la quadrillage militaire permanent de Paris. 
L'improvisation comme point de départ de cette rentrée...

Sous un soleil écrasant la rentrée sonne déjà comme une revanche. Les appels à manifester se multiplient pour septembre contre la loi travail qui a finalement été votée cet été après trois 49.3 consécutifs.
De nombreux syndicats appellent à la grève dès le 15 septembre. 
D’autres appels circulent également pour saboter la rentrée scolaire et constituer des comités d’actions dans les établissements. Une assemblée générale interprofessionnelle de lutte a eu lieu le 8 septembre pour préparer la mobilisation. 
Des AG sont également prévues dans les facs de Paris 1 et Paris 8 mais aussi à Paris 7 ce mercredi 14 et ailleurs en province comme à Rennes et Caen. Une AG aura également lieu avant la manifestation à la bourse du travail.

Victime de la politique policière de violence exemplaire et volontaire pour Terroriser les opposant au capitalisme.

Rentrée du "cortège de tête" le 15 septembre !

Deux générations de staliniens Autonomes sous les gaz...

jeudi 25 août 2016

Les 27 et 28 août, Nantes accueillera l’enterrement du Parti Socialiste




« Désemparés par l’annonce de l’annulation de l’Université d’été du PS, les manifestants décidèrent pourtant de maintenir leur appel. Avec ou sans Parti Socialiste, la vie doit continuer. »


Le 3 juillet dernier, alors que les juillettistes s’élançaient sur la route des vacances, la France apprenait avec stupeur l’annulation de l’université d’été du Parti Socialiste.

L’annonce était faite par son premier secrétaire : le regard vitreux, la voix hésitante, Jean-Christophe Cambadélis balbutiait quelques obscures explications devant la presse. Par pudeur, il n’évoquait pas directement l’état de son parti en lambeaux et se contentait d’énumérer les différentes menaces qui pesaient sur la fête annuelle. Depuis plusieurs semaines, des syndicalistes, des étudiants, des zadistes et tant d’autres anonymes avaient annoncé qu’ils s’inviteraient en masse. On imagine aisément les rapports des services de renseignements que M. Cambadélis devait recevoir par palettes, pour une partie conséquente de la population, les festivités annuelles du premier parti de France s’apparentait à une sale provocation, une de plus.

De l’université à l’enterrement

Finalement, l’annulation ravi tout le monde. Policiers, élus nantais, partisans socialistes, nonobstant l’humiliation, la décision était raisonnable. Quitte à ce que l’Université soit annulée autant qu’elle le soit par ses organisateurs plutôt que par une marée de manifestants. En supprimant une cible aussi logique, cela permettait aussi de soustraire au mouvement contre la loi « travaille ! » la possibilité d’une rentrée sur les chapeaux de roue.

Désemparés par l’annonce, les manifestant décidèrent pourtant de maintenir leur appel. Avec ou sans Parti Socialiste, la vie doit continuer.

C’est pourquoi se tiendra ce week-end, en lieu et place de l’Université d’été, la cérémonie d’enterrement du « Parti ». Nous reproduisons ci-dessous une invitation qui circule massivement sur les réseaux sociaux.

À l’abordage

Le programme du rassemblement des 27 et 28 août, est déjà écrit. Comment opérer la transition d’un mouvement contre une loi particulièrement impopulaire au sabordage méthodique de ce que tous les français redoutent : la campagne présidentielle pour 2017.

Dans un communiqué, le collectif à l’abordage propose quelques pistes :

 "Le sentiment d’impasse qui d’abord nous pousse dans la rue contre une loi, contre un projet d’infrastructure, contre une injustice, ce sentiment nous l’avons partagé au parage des manifs, dans la fraîcheur matinale des blocages, dans les nombreuses assemblées, sur les panneaux de contre-plaqué qui recouvrent encore la fonction méprisable des banques. De ce sentiment nous avons vécu 4 mois d’une rare intensité avec ses doutes et ses certitudes, ses rencontres et ses conflits. Pour finir, la loi travail est passée au forceps, espérant consumer l’espoir qui a agité des centaines de milliers de manifestants. Mais si la sensation de défaite est si peu palpable ici à Nantes et partout en France, c’est parce que la bataille n’est pas finie, elle n’a pas produit son lot de résignation, elle a suscité le désir d’aller plus loin et pour commencer, celui de s’organiser contre la lourde période présidentielle qui s’annonce et dont l’université d’été annulée devait être le geste inaugural.

Mais s’organiser contre la fatalité électorale que tout le monde pressent, c’est d’abord se poser ensemble les bonnes questions, comprendre le type de pouvoir qui nous fait face, déceler ses faiblesses, sentir nos forces, nos ponts communs, nos divergences, c’est prendre au sérieux l’idée de construire pas à pas un processus capable de faire face à l’organisation méthodique de la résignation.

L’année 2017 ressemblera-t-elle aux années précédentes ? Que doit-on attendre du travail et de ses transformations ? De quel type de politique internationale sommes-nous les complices, ou les détracteurs ? Est-ce grave si nous n’avons pas peur ? Et vivre sans gouvernement, ce serait quoi ? Ça va continuer encore ? Longtemps ? Que sommes-nous prêt.e.s à défendre ? Est-ce que nous trouvons ça normal, de mourir dans un commissariat ? Et la répression pénale ?

Nous vous donnons rendez-vous. Les 27 et 28 août à Nantes. Pour que nous réunissent les questions qui nous animent. Pour que les réponses en actes que nous leur donnons produisent quelques fêtes. Et pour que cette rentrée, nous la pensions et la commencions ensemble."

Source

mercredi 10 août 2016

Israël expulse !



Israël annonce l’expulsion de toutes les personnes en faveur de son boycott


A celles et ceux qui se demanderaient si la campagne BDS a véritablement un effet sur Israël, la réponse est apportée par ses dirigeants avec cette nouvelle annonce : l’expulsion de tous les étrangers qui se trouvent en Israël, et surtout en Palestine occupée, et qui soutiennent cette campagne de boycott contre l’occupant israélien.

Israël a annoncé dimanche son intention d’expulser et d’interdire l’entrée sur son territoire à toute personne appelant au boycott de l’État hébreu.

« Les ministres de l’Intérieur et de la Sécurité intérieure ont décidé de mettre en place des équipes chargées d’expulser et d’empêcher l’entrée en Israël de militants en faveur du boycott de l’État d’Israël », a affirmé la police dans un communiqué.

Pour ce qui est de "l’entrée", la mesure est déjà systématique depuis plusieurs années : Israël refoule, non seulement à l’aéroport de Tel Aviv, mais également au checkpoint installé illégalement entre la Jordanie et la Cisjordanie (qui ne font pas partie de ses frontières), toutes les personnes qui ont dans leurs pays respectifs manifesté leur soutien à la campagne BDS, et plus généralement au peuple palestinien.

Et ce n’est pas dans Israël que ces personnes sont empêchées d’entrer, mais bien en Palestine occupée, qu’il s’agisse de la Cisjordanie, dont Jérusalem Est, que de Gaza (où personne ne peut entrer, même à des fins humanitaires). Ce qui est une violation du droit international sur laquelle nos gouvernants ferment les yeux de manière abjecte. Car non seulement les Palestiniens sont enfermés, privés de liberté de circulation, mais en plus, ils ne peuvent pas recevoir de visites de leurs amis.

Israël passe à l’étape supérieure en annonçant, que les militants internationalistes qui sont sur place, comme ceux d’ISM (International Solidarity Movement), qui tentent de protéger contre les agressions des colons, les enfants palestiniens quand ils vont à l’école, ou les villageois quand ils font la récolte de leurs olives et que les colons tentent de les en empêcher, seront désormais expulsés, car ils sont favorables à la campagne BDS.

C’est dire à quel point cette campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et sanctions fait peur à Israël !

Mais toutes les mesures de répression, tous les chantages à l’antisémitisme n’y feront rien. Si Israël veut faire cesser cette campagne, et ne pas être toujours davantage honni, il lui faudra cesser l’occupation et la colonisation. Il lui faudra cesser de persécuter et déshumaniser tout un peuple, et accepter qu’il puisse jouir de tous les droits qui sont les siens.

On ne peut pas, par exemple, boycotter les sportifs palestiniens, bloquer à Gaza des membres de la délégation palestinienne aux JO de Rio, et vouloir qu’on accueille à bras ouverts "le Beitar Jérusalem", l’équipe de foot la plus raciste au monde, en France ce mois-ci !

Les Palestiniens peuvent être assurés, que même si nous ne pouvons pas nous déplacer pour aller à leur rencontre, nous redoublerons d’efforts pour amplifier, dans nos pays respectifs, la campagne de boycott contre le terrorisme d’État israélien.


                                                                                             CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com

 Barack Obama fondateur de Daesh ?

Le candidat républicain a accusé mercredi soir, lors d'un meeting en Floride, le président américain Barack Obama d'être le fondateur de Daesh.

Insistant à plusieurs reprises sur le deuxième prénom du président, «Hussein», Donald Trump a affirmé que «Daesh honore le président Obama». «Il est le fondateur de Daesh. Il a fondé Daesh. Et je dirais même que la co-fondatrice est l'escroc Hillary Clinton».


jeudi 21 juillet 2016

La Police de proximité en Banlieue Nord

Dernières minutes: Les autorités policières affirment qu'Adama Traoré est mort d'une "Grave affection". Alors qu'ils ont systématiquement menti depuis 50 années, il faudrait les croire sur parole...
Mort d'Adama

Questions à l’avocat de la famille, Me Frédéric Zajac.

Pourquoi avoir demandé vendredi une contre-autopsie du corps d’Adama Traore ?
Frédéric Zajac. Pour deux raisons : d’abord parce que la première autopsie ne donnait pas les causes du décès. Elle a constaté une ‘infection grave’, mais sans la relier avec la mort d’Adama, le 19 juillet dernier. Deuxième objectif : lever toute ambiguïté sur ce décès. Dans ce cadre, il me paraît naturel que plusieurs médecins se penchent sur ce problème, afin qu’on s’approche au plus près de la vérité. Il ne s’agit pas de contester la première expertise, mais d’avoir le plus d’informations possibles pour renseigner la famille.
 

Quel retour avez-vous sur cette demande ?
Frédéric Zajac. Elle devrait être accueillie favorablement par la juge d’instruction Emilie Burguière, qui a été nommée dans cette affaire et en qui j’ai toute confiance. Cela devrait se faire très rapidement, le feu vert pourrait être donné dès ce mardi matin. Il faudra ensuite mobiliser de nouveaux experts, à partir d’une liste établie par la cour d’appel de Versailles ou de Paris. L’autopsie aura lieu dans la foulée. 

La famille est restée très digne après ce décès, et a dit ‘faire confiance à la justice’. Elle est néanmoins convaincue qu’Adama a été victime de violences policières…
Frédéric Zajac. Les dossiers mettant en cause les forces de l’ordre sont toujours compliqués. J’ai assuré à la famille d’Adama que nous ouvrirons toutes les portes pour obtenir la vérité. Cela commence plutôt bien avec la nomination de cette juge indépendante qui fera tout, je pense, découvrir la vérité. Ce qui interroge dans cette affaire, c’est qu’on a fait courir le bruit, au début de la procédure, qu’Adama était recherché pour une affaire d’extorsion de fonds, ou qu’il se serait opposé à l’interpellation de son frère. Or, c’est parfaitement faux. Pourquoi alors véhiculer ces fausses informations ? 

Peut-être pour tenter de ‘justifier’ un problème qui serait survenu pendant son arrestation. C’est ma conviction.


Comment un gouvernement qui est responsable de plus de 2000 blessés en cinq mois de simples manifestations contre la Loi Travail, voudrait-il protéger qui que ce soit? 
Avec un État d'Urgence dirigé contre sa propre population qu'il matraque en permanence et par tous les moyens?
L'avilissement de la Chose Publique est sans limites, un quarteron de crapules terroristes dirige cet État français ignoble !

Sniper humanitaire
En France les "Forces de Sécurité" agissent comme en territoire étranger hostile et finalement inconnu. 
C'est la raison d’être de ces hélicoptères comme en Libye ou en Syrie.

La photographie ci-contre a ceci d'admirable qu'elle montre un fac-similé des Escadrons de la mort sud-américains (de l’école française...)
Des centaines de fonctionnaires, 265 policiers et gendarmes, 65 sapeurs-pompiers. sont mobilisés.
Le tout pour étouffer une révolte légitime après le meurtre d'un innocent par des gendarmes et alors même que seulement 6 flics sont chargés de sécuriser la ville de Nice un 14 juillet de Feu d'Artifice...

Selon la source officielle, Adama, 24 ans, décède le jour de son anniversaire dès suites « d’un malaise cardiaque » entre les mains des gendarmes...
« Lorsque les gendarmes sont arrivés, Adama est parti en courant parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui. Ils l’ont coursé et l’ont rattrapé alors qu’il tentait de se cacher dans le jardin d’un mec qu’on connaît. Adama a dit “je me rends”. Ils l’ont boxé. Un “justicier” a tenté de les séparer, mais ils lui ont mis la tête au carré. Ils l’ont embarqué ensuite à la gendarmerie de Persan. Là-bas, je l’ai retrouvé entouré de cinq ou six gendarmes. Il était au sol, les mains menottées dans le dos. Il ne respirait plus, il était sans vie. Il avait du sang sur le visage. J’ai vu un gendarme qui faisait partie de ceux qui nous ont interpellés. Il avait un t-shirt blanc et je l’ai vu revenir après avec un t-shirt plein de sang, celui de mon frère. Ma compagne était là, elle l’a vu aussi. Adama n’a pas eu de crise cardiaque, ils l’ont tabassé. »

Mercredi, les proches d’Adama et militant-e-s contre l’impunité policière se sont rassemblés devant la mairie de Beaumont-sur-Oise pour s’exprimer devant les médias. Le préfet du Val-d’Oise devait tenir une conférence de presse mais il a préféré l’annuler (tiens donc...). Un sit-in pacifique est ensuite organisé devant la gendarmerie où le corps inanimé et ensanglanté d’Adama a été vu, la veille, par son frère Baguy.
Intolérable rassemblement pour l’État qui rapidement demande l’intervention des gendarmes mobiles afin de gazer et matraquer violemment (sans sommation) les gens devant l’entrée des locaux.

vendredi 15 juillet 2016

Camion fou du 14 juillet à Nice

Constitutionnaliser l’état d’urgence : Quel enjeu ?

Après avoir annoncé, lors de son entretien télévision du 14 juillet, la prochaine levée de l’état d’urgence, le président François Hollande se contredisant l’a prolongée le lendemain de trois mois. Certes sur le court terme, il réagissait à un attentat commis à Nice, mais sur le long terme, il avançait un peu plus dans la transformation de l’État. 
Contrairement aux apparences, l’enjeu n’est pas de lutter contre le terrorisme, mais de passer d’un pouvoir issu du Peuple et placé sous son contrôle à un pouvoir discrétionnaire agissant pour le compte et au service des États-Unis.


Un peu de bon sens:
Un Bologne français:

Alors que la canaille médiatico-policière aboie et se vautre dans la fange sécuritaire, les rares voies lucides du moment proposent plusieurs textes sur Nice.
Ce tueur fou est-il le premier "Tueur de masse" français ? 
Possible, c'est une spécialités surtout américaine ce genre de comportement criminel.
Encore que le meurtre en série de flics se développe depuis peu, en réponse aux meurtres de Noirs américains comme à Bâton Rouge. 
Aucun islamiste n'a revendiqué le massacre de Nice dans un premier temps (2 Jours) dont l'auteur était  surtout connu comme ivrogne et mangeur de porc. 
Quel rapport avec un geste pseudo-religieux donc.
Une revendication tardive de E.I a rassuré les dirigeants français qui paraissaient parler dans le vide en accentuant un aspect Islamiste qui semble ici insignifiant.

Le tout-sécuritaire sert ceux qui nous frappent 


Face à la menace terroriste, nous adoptons de mauvaises réponses en frappant militairement au Moyen-Orient, et en mettant en œuvre une politique du tout-sécuritaire qui se révèle inefficace. Les États-nations occidentaux sont aujourd’hui devenus des États de sécurité nationale, dont l’obsession s’étend, au-delà du seul terrorisme, à l’immigration, à l’ultra-gauche anticapitaliste, aux lanceurs d’alerte.

Les attentats que le jihadisme islamique a multipliés au cœur du monde occidental depuis 2001 l’ont fait basculer dans un état d’exception permanent sans que le pire ait pu être conjuré. D’une part, les démocraties ont sacrifié leurs fondements, nonobstant les assurances initiales et les protestations vertueuses de leurs dirigeants. Aux États-Unis, le «Patriot Act» a suspendu les libertés fondamentales. L’internement administratif, le recours à la torture, les enlèvements de suspects à l’étranger, les exécutions extrajudiciaires, la surveillance électronique de la planète ont été mis en œuvre. De bon ou de mauvais gré, les pays européens ont emprunté le pas de leur propre chef, ou sous la pression de Washington, et avec l’assentiment assez général de l’opinion publique. De par le monde, les régimes collaboratifs se sont vus pardonner leur autoritarisme et leur violation des droits de l’Homme pourvu qu’ils acceptent d’assurer la sous-traitance de la répression.

Les États-nations occidentaux sont aujourd’hui devenus des Etats de sécurité nationale, dont l’obsession s’étend, au-delà du seul terrorisme, à l’immigration, à l’ultra-gauche anticapitaliste, aux lanceurs d’alerte. Ils ne répugnent plus à envisager des mesures rappelant leur passé le plus sombre, telles que la déchéance de la nationalité, en France, ou à les mettre en œuvre comme la confiscation des biens des réfugiés, au Danemark. Ils appliquent des politiques publiques criminelles au sens littéral du terme, dès lors qu’elles tuent, à l’instar des bombardements par drones au Moyen-Orient ou de la prohibition de l’immigration à la frontière américano-mexicaine et en mer Méditerranée qui provoque, chaque année, des milliers de décès. La démission démocratique et morale des peuples, drogués au discours sécuritaire depuis les années 1970, les progrès phénoménaux de la technologie garantissent l’institutionnalisation durable de cet état d’exception et de surveillance de masse. Nombre de spécialistes affirment que l’Occident est tombé dans le piège que lui ont tendu Al-Qaïda, puis Daech, et que ses politiques sécuritaires alimentent le jihad, au lieu de le contenir.

Cette politique sécuritaire a échoué

D’autre part, cette politique sécuritaire a échoué. Elle n’a pas évité les attentats, qui n’ont jamais été aussi nombreux depuis 2001. Elle n’a pas tari le vivier des jihadistes. Elle n’a pas endigué les flux de migrants et de réfugiés, faute d’en tuer assez et de pouvoir contraindre les États partenaires du Moyen-Orient et d’Afrique à retenir les candidats au départ. Tout indique que l’impuissance du régime d’exception permanente et de surveillance totale à conjurer les dangers qu’il prétend éliminer ne se démentira pas.

Pourtant, «livides de conviction», à l’image du héros du romancier allemand Uwe Tellkamp, dans La Tour, les capitales occidentales persistent et signent. Il serait temps de suspendre cette fuite en avant. De réviser la politique étrangère qui nous a conduits là où nous en sommes, et dont les choix stratégiques tantôt ont enclenché la machine infernale, tantôt empêchent de la désamorcer. De renoncer aux politiques néolibérales qui ont déchiré le tissu social, et au discours culturaliste qui a communautarisé le pays, sous prétexte d’en exalter l’identité nationale. Et, dans l’immédiat, d’en revenir à une police de renseignement, de proximité et d’infiltration, dès lors que la très dispendieuse surveillance numérique s’avère vaine.

Exigeons de la droite un peu de décence

Sur ce plan, exigeons de la droite un peu de décence. Elle crie haut et fort à l’incompétence de François Hollande. Mais le bon peuple doit savoir que la réforme du renseignement voulue par Nicolas Sarkozy a durablement désorganisé celui-ci, comme l’ont vite illustré l’affaire Merah, et confirmé les attentats de 2015. Et que, sous son autorité, le ministère de l’Intérieur – au contraire de celui de la Défense nationale – a systématiquement privilégié les dépenses de personnel au détriment de son équipement. En 2012, le nouveau gouvernement découvrit ainsi qu’il n’y avait plus de crédits pour la maintenance des systèmes de communication et d’informatique, laquelle était devenue tributaire de recettes budgétaires exceptionnelles, et pour tout dire inexistantes.

Donc, messieurs Les Républicains, silence dans les rangs !

Dans la douleur, nous devons être précis. Pas plus que les attentats anarchistes de la fin du XIXe siècle, les actes terroristes d’aujourd’hui ne constituent pas une menace stratégique pour notre pays. La réponse militaire, au Moyen-Orient, n’est pas la bonne. Le tout sécuritaire sert ceux qui nous frappent. Les mesures d’urgence relèvent du seul travail policier. Le devoir de chacun est de garder raison, et sang-froid.


Jean-François Bayart politologue, professeur au Graduate Institute de Genève


 Après Nice

Neuf mois d’état d’urgence. Neuf mois de perquisitions, d’interdictions de manifester, de restrictions de libertés. 5 000 policier.e.s et gendarmes recruté.e.s, 2 500 postes supplémentaires pour la justice et sa sinistre administration pénitentiaire. 736 millions d’euros dépensés [1], au point où l’Union Européenne accepte d’assouplir ses règles concernant le déficit budgétaire de la France pour la soutenir dans sa lutte contre le terrorisme [2].


Nice. 1 257 caméras de vidéosurveillance. 365 policier.e.s municipaux et municipales (à titre de comparaison, Toulouse compte 134 caméras et 340 policier.e.s) équipé.e.s d’un système de géolocalisation par radio, de gyropodes, d’armes de quatrième catégorie, de Flash-Ball, d’armes blanches, de Tasers [3]. La « ville la plus surveillée de France » [4].
14 juillet 2016. Un homme seul, armé d’un pistolet et d’un camion de 19 tonnes, ôte la vie à 84 personnes et en blesse 200 autres sur la Promenade des Anglais. Mohamed Lahouaiej Bouhlel était inconnu des services de renseignement.
Dans la foulée, François Hollande annonçait la prolongation de son État d’urgence, dont l’inutilité venait d’être démontrée.

La conclusion s’impose d’elle-même. Nous n’échangeons pas nos libertés contre plus de sécurité. Nous les échangeons contre du vent.
Après huit attentats en moins de deux ans [5], cela devrait tenir de lieu commun. En attendant, nos gouvernant.e.s iront jusqu’au bout de leur logique sécuritaire, car la guerre est un business, qu’elle se tienne à l’intérieur ou à l’extérieur de nos frontières.

Au fur et à mesure que les informations nous parviennent, les liens entre le meurtrier et l’État Islamique semblent de plus en plus vagues. Médias et gouvernant.e.s ont bien du mal à cacher leur déception, mais que leur importent les causes du mal ! pourvu qu’iles en tirent les bénéfices.

La veille de la tuerie, Christian Estrosi, ancien maire de Nice et actuel président de la région PACA, écrivait à François Hollande pour dénoncer la « frilosité du gouvernement » [6]. Il regrette notamment que l’État, dans sa ville, durant l’Euro 2016, n’ait « pas souhaité répondre à (sa) proposition relative à l’expérimentation de la reconnaissance faciale. » Il conclut : « Nous devons supprimer les freins dogmatiques et idéologiques faisant obstacle à l’utilisation des nouveaux moyens technologiques. »

Pendant ce temps là au JT de France 2, un expert autoproclamé (« spécialiste du monde arabe », encore un) expliquait au lendemain du drame qu’il était urgent de passer d’un « système fait pour rassurer les gens psychologiquement (opération sentinelle, vigipirate) à un système de sécurisation des accès aux lieux publics : contrôler les accès aux gares, aux écoles, aux plages, aux boîtes, bref, à tous les lieux publics. »

Jusqu’où iront-iles ? Que trouveront-iles encore à nous enlever lorsque l’on aura tout perdu ? Jusqu’à quand pourront-iles déclarer, sans mourir étouffé.e.s par la honte, que ces attentats représentent une « attaque contre le monde libre » ? [7]

L’attaque du 14 juillet nous promet un avenir sombre. Pris.e.s entre la folie meurtrière des un.e.s et le terrorisme des autres – oui, je parle bien du terrorisme d’État, celui que les manifestant.e.s contre la Loi Travail expérimentent depuis quatre mois, celui que les damné.e.s de l’intérieur subissent depuis leur naissance dans les quartiers populaires – coincé.e.s entre ces deux terrorismes-là, que nous reste-t-il à faire, sinon résister, encore et toujours ?

Notes.

[1] « Postes supplémentaires de policiers et de gendarmes : le détails des annonces de Hollande » : http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/16/francois-hollande-annonce-5-000-emplois-supplementaires-de-policiers-et-de-gendarmes_4811254_4809495.html#LHm68RvqyG7vgrty.99
[2] « Après les attentats, Bruxelles accepte de laisser filer le déficit de la France », http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/11/17/20002-20151117ARTFIG00116-budget-valls-admet-que-la-france-ne-tiendra-pas-ses-engagements.php
[3] A Nice, Christian Estrosi chouchoutte ses policies municipaux : http://www.lepoint.fr/societe/a-nice-christian-estrosi-chouchoute-ses-policiers-municipaux-31-05-2010-461289_23.php
[4] « Nice, la ville la plus surveillée de France, pourtant vulnérable  », http://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/attentat-nice/nice-la-ville-la-plus-surveillee-de-france-pourtant-vulnerable-4369155
[5] « Les principaux attentats en France depuis 2012 », http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/07/15/les-principaux-attentats-en-france-depuis-2012_4970357_3224.html#p2EhZvqaLzDd0McD.99
[6] « Estrosi avait écrit à Hollande la veille du drame », http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/15/01016-20160715ARTFIG00047-estrosi-avait-ecrit-a-hollande-la-veille-du-drame.php
[7] « Nice : pour les leaders mondiaux, une « attaque contre le monde libre » http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2016/07/15/attaque-a-nice-obama-condamne-une-horrible-attaque-contre-le-plus-vieil-allie-des-americains_4969630_3224.html


Francis Cousin - Attentat de Nice


vendredi 8 juillet 2016

Penser avec ses pieds ou faire marcher sa tête




Voici quelques remarques d’Olivier Serre à propos de la « voiture intelligente » (sans conducteur) et du « débat éthique » soulevé par des universitaires, lequel se résume à : qui faut-il tuer en cas d’extrémité, les piétons sur la chaussée ou les passagers de la voiture ?

Posée ainsi, comme sujet de bac philo, et abondamment délayée par les médias, cette question permet d’en éliminer d’autres beaucoup plus pertinentes et de mettre le piéton humain, sur la chaussée ou dans la voiture, devant sa disparition prochaine. Pourquoi nous faudrait-il des voitures ? Quel est le bilan d’un siècle d’industrie automobile ? Pourquoi les machines devraient-elles être « intelligentes » ? Quelle est cette étrange « intelligence » qui semble fuir des hommes vers les machines ? Pourquoi le complexe scientifico-capitaliste s’acharne-t-il à éliminer la masse des hommes de toute activité, au profit de systèmes perfectionnés ?

Que ces brutes électroniques soient irrémédiablement stupides et serviles ne fait aucun doute. Elles fonctionnent, voilà tout. Le programme AlphaGo, créé par Google, ignore qu’il a battu le maître du jeu de Go ; il ne sait pas qu’il joue. Il ne sait pas plus qu’il existe qu’une pierre ou qu’une voiture qui écrase un homme. Les véritables écraseurs sont donc les concepteurs et les fabricants de machines à écraser les hommes, et c’est en vain qu’on chercherait un autre but à leur entreprise. Les machines « intelligentes » sont des cadres et des intermédiaires entre la technocratie dirigeante et la masse dirigée, en attendant son élimination.

Justement, et comme pour hâter cette relève du personnel humain par la machinerie « intelligente », on voit chuter de quatre points, entre 1999 et 2009, le quotient intellectuel (QI) moyen en France. (cf Le Monde, 21 juin 2016) Même déficit en Norvège, au Danemark, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Australie, en Suède, en Finlande. « Les trois fonctions cognitives testées (représentation des formes, arithmétique, raisonnement verbal) sont toutes en régression. »

Passons sur cette représentation quantifiée de l’intelligence, réductrice et morcelée, qui en dit plus long sur celle des scientifiques que sur celle des populations. Reste une énorme déperdition des « fonctions cognitives ». Eh quoi ! Vous ne pensiez tout de même pas que les épidémies de cancers et de stérilité seraient les seuls effets de l’empoisonnement chimique du milieu ? La pollution concourt aussi à l’abrutissement général, avec l’alimentation industrielle, l’addiction médiatique et la destruction des lieux de transmission (famille, école, sociétés). (cf. Le Cerveau endommagé, Barbara Demeneix. Editions Odile Jacob)

Mais rassurez-vous, votre « voiture intelligente » n’aura pas besoin de vous à bord pour aller faire un tour avec ses copines, vous pouvez disposer.
Quant à la technocratie, avec les modifications génétiques (déjà à l’œuvre en Chine), la reproduction artificielle de l’humain (déjà à l’œuvre partout) et ses diverses technologies d’« augmentation », elle compte bien sortir seule, et triomphante, du sabordage de l’espèce par elle organisé. (cf. Nature & Progrès n°108, été 2016 ; La reproduction artificielle de l’humain, A. Escudero. Ed. Le Monde à l’envers)

Olivier Serre


Olivier Serre, qui fut doctorant au CEA de Grenoble, est désormais aubergiste dans une vallée proche. Il a quelquefois écrit sur Pièces et main d’œuvre.

Sources PMO
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mardi 5 juillet 2016

Le 5 juillet, colorons tout !

Loi Travail, douzième épisode...

Manifestation du 5 juillet 2016 à Paris 

Place d'Italie à la Bastille 14 heures:



Des Flics patrouillent et contrôlent tout Paris depuis 12H
13h10: Fouilles aussi à Corvisart, à Denfert où il semble y avoir une nasse. Pour ce qui est de la manif Place d’Italie, les flics contrôlent et fouillent tout le monde. Compliqué de rentrer avec des lunettes de piscine...
13h45: Nasse à l’entrée de place d’Italie, boulevard Auguste Blanqui. Les flics ne laissent pas passer une centaine de personnes venues rejoindre la manif. 
Manif Assemblée nationale "faut tenir jusqu'au soir, après les loups vont sortir".
18h10: Les flics contrôlent les sacs devant l’Assemblée nationale. Environ 300 à 400 personnes sont encerclées par les flics.
19h10: Arrestations très violentes devant l’Assemblée Nationale alors qu’il n y a pas de violences du côté des manifestants. Il y a environ 300 personnes devant l’Assemblée Nationale et 400 personnes place de la Concorde. Le tout dans des nasses policières. Le dispositif policier est complètement dingue, il y plus de 150 camions garés rue de Rivoli par exemple...
Rue de Lyon est bloquée au trafic.
20H: Plusieurs groupes d’une centaine de CRS et gardes mobiles sillonnent la place de la Concorde.
21h30: Les gens nassés sur le pont de la Concorde sont ramenés par groupes de 10-20 jusqu’au métro Concorde par des dizaines de gendarmes mobiles. Le métro est complètement occupé par des flics anti-émeute...


Le 5 juillet, reprenons notre droit de manifester, déclarons la guerre des couleurs.
Amenez vos pigments/peintures et faisons exploser nos couleurs à partir de 15h36.

Les deux dernières journées de manif ont été compliquées à vivre pour nous tou-te-s. Manifestations-manèges en rang deux par deux, multiplication des contrôles (jusqu’à des kilomètres aux alentours),  nasses et centaines de détentions administratives et montrent plus que jamais que le gouvernement s’entend avec la préfecture pour nous rendre impossible les protections et l’accès aux manifs en groupe. S’il est de plus en plus difficile d’entrer dans le périmètre d’une manif avec de quoi se protéger, il devient presque impossible  de s’y rendre avec de quoi être offensives-fs. Le 28, la nasse à la bourse du travail a fait bouillir la marmite, on veut nous empêcher de nous organiser.
On nous impose un cadre que nous méprisons, mais qui nous contient pourtant, collectivement. Un cadre policier, dont nous sommes aujourd'hui trop familier-e-s, composé de barrages, de flics, de grenades, de gaz, de tonfas, de flashballs, et de canons à eau. Un cadre répressif qui sert une politique de la peur. Un cadre qui cloisonne et qui nous empêche de rencontrer le non manifestant au cours de la plupart des manifestations. La rencontre se fait donc a posteriori, visuellement, par les traces de notre passage sur les murs, par les pavés manquant, par les vitrines brisées. Souvent, cette rencontre n’a pas lieu, elle est créée artificiellement par le traitement négatif de nos luttes dans les médias mainstream.
Aujourd’hui, la stratégie du pouvoir est celle de la criminalisation et de l’invisibilisation de nos luttes. Mensonges médiatiques, tentatives d’instrumentalisation de l’opinion publique et désarmement participent à cette tactique de décrédibilisation. Le 5 juillet, il faut que le gouvernement comprenne que nous ne lâchons rien, que leur stratégie de la peur ne fonctionne pas, et celle de la division encore moins. Refusons de nous taire. Refusons de manifester en vase clos, sans bruits et sans éclats. Continuons à détruire et à créer, à inventer de nouvelles perspectives.

Le 5 juillet, apportons trois éléments faciles à dissimuler : des pigments de couleur, des bouteilles d’eau, et de la farine. Avec un bon mélange, votre bouteille se transforme en arme de coloration massive. A partir de 15h36, nous colorerons le monde de la loi El Khomri toutes et tous ensemble, que l’on soit à Paris, Rennes, Nantes, Toulouse, Lyon, Strasbourg, en pleine campagne, au milieu d’une nasse, dans un bus en train d’être emmené-es au commissariat ou dans le cortège d’une manifestation, aspergeons ce que l’on veut de couleur, chacun étant libre de choisir sa/ses cibles.

Nous ne nous diviserons pas, ces multiples jets de couleurs synchronisés permettront de nous unir face au gouvernement et à leurs forces armées, de les aveugler, de leur rendre la tâche plus compliquée, de réaffirmer d’autres moyens d’expression que ceux que l’on veut nous imposer et qui nous brident. Réinventons ensemble les moyens de nous inscrire dans le paysage, dans l’espace urbain. Ces couleurs nous permettront d'être présent-e-s sur chaque façade des institutions, des banques que nous croisons, des murs en général. Reprenons notre liberté de manifester, rendons la vie aux murs trop gris offrons leur la parole, redonnons leur des couleurs!

 Email de contact: coloronstout75_AT_gmail.com


dimanche 3 juillet 2016

Islam & Technologie

N'oubliez pas: Manifestation 5 juillet à Paris 14 H Place d'Italie-Bastille 

Et  c’est  ainsi  qu’Allah  est  grand !
Islam  &  technologie

« Le mélange du  jargon technocratique occidental et du pathos de l’ordre moral islamique [...] définit toute la politique du nouveau régime [algérien].»
Adresse  aux révolutionnaires d'Algérie et de tous les pays,    
  Internationale Situationniste, 1965.


Voici une revue des rapports entre islam et technologie par TomJo (Version PDF complet ici). 
Avant-propos

Le transhumanisme islamique se développe en France, sur la toile. Le Pakistan possède la « bombe atomique islamique ». La technocratie chiite iranienne l’aura bientôt. L’Arabie et les Émirats développent les « technologies convergentes » (NBIC) et les smart cities. L’Etat islamique (Daech) appelle les ingénieurs et les spécialistes à le rejoindre de tout l’islam pour construire son califat. Quoi de neuf ? A-t-on oublié que le premier soin de l’Algérie indépendante avait été le développement conjoint de l’islam et de l’industrie ? Que « l’âge d’or de l’islam » avait coincidé avec une floraison des sciences et techniques, dont le fameux al-jabr (825) ?

Imaginons la Sainte Inquisition catholique, échappée de son Moyen-Age, régnant sur un Etat pontifical d’un milliard et demi d’habitants et de millions de kilomètres carrés, forte des plus riches gisements pétroliers de la planète, employant son trésor et sa puissance à répandre sa version terroriste, tyrannique et totalitaire du christianisme. (cf. Histoire de l’Inquisition au Moyen-Age. H. C. Lea. Editions Jerome Millon) Il y aurait des différences cependant. Il n’y a pas « d’affaire Galilée » en Islam. Ni le Califat, ni les plus obtuses instances islamiques n’ont persécuté les scientifiques. Les poètes et les penseurs suffisaient à leur vindicte.

Et inversement, malgré les bûchers de sorcières, l’Inquisition n’a pas réduit les femmes de la chrétienté à la terrible condition des femmes d’islam. Mais peut-être s’agit-il là d’une variation ethnique de la domination masculine. Les Européennes n’ont jamais perdu cette liberté des Gauloises, des Germaines, des Vikings, attestée par les chroniqueurs contemporains, les historiens latins et les sagas scandinaves, que les Arabes, les Perses et les Turques n’ont jamais connue.

Nous, mécréants, laïcards, franchouillards, etc., peinons à comprendre le phénomène qualifié de « djihadisme », « islamisme », « intégrisme musulman », qui ravage depuis des décennies, pays après pays, l’immense zone de culture islamique, assassinant, massacrant, terrifiant ceux qui lui résistent ; exterminant toute différence de conscience, d’opinion, de morale, de comportement.

Ce fanatisme de la servitude (Islam, soumission) et de l’oppression, procède d’une vérité révélée, c’est-à-dire irrationnelle, d’un pur arbitraire imposé par la violence. Les Occidentaux sidérés par cette peste qui s’étend à leurs pays se cherchent les torts et les crimes méritant pareil châtiment. Une telle furie doit avoir de bonnes raisons, des explications, des excuses. Étant à la fois rationalistes et chrétiens de culture ( péché, examen de conscience, confession, contrition, etc.), ils trouvent évidemment ces raisons, ces explications, ces excuses, humblement offertes à leurs ennemis. Nous payons, selon nos directeurs de conscience, pour nos ancêtres (les croisades, les colonies), pour nos classes dirigeantes ( guerres impérialistes, pillages économiques), pour nos discriminations (racisme, « islamophobie »), d’où les trombes de reproches et de repentance dont ils nous couvrent.

« Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » (Matthieu 5, 38)

La soumission au méchant peut mener loin. Révoltés par la violence industrielle de la Grande Guerre, les pacifistes des années trente (chrétiens, communistes, anti-militaristes, anti-capitalistes), ne cessent de trouver des raisons, des explications, des excuses à « la bête immonde ». C’était la faute du Traité de Versailles ; de l’humiliation allemande ; des réparations de guerre ; de l’occupation de la Ruhr ; des impérialistes français et anglais – et des juifs, naturellement (mais vous pouvez dire Israël). Tout, plutôt que de reconnaître que le nazisme allemand les avait choisis pour ennemis en dépit de leurs protestations d’amitié, de leurs actes de contrition et de leurs plus abjectes concessions ; et qu’il n’aurait de cesse que de les avoir anéantis.

On se fait de l’islamisme aujourd’hui, la même idée fausse et mystifiée que du nazisme autrefois : on les réduit à des mythomanies archaïques. On confond la propagande idéologique avec l’actualité matérielle. Au-delà de ses Wahalla nébuleux, de son primitivisme forestier et germanique, de ses défilés aux flambeaux et en culottes de peaux, le nazisme allemand mobilisait une machine de guerre scientifico-industrielle de premier ordre. De même le fascisme italien avec son salut « à la romaine » et ses mises en scène « impériales », dignes des péplums de Cinecitta. Les États et mouvements réactionnaires au plan social et humain, sont aussi progressistes que les communistes et les démocrates au plan scientifique et technologique. C’est normal, leur triomphe en dépend.

On ne peut guère imaginer plus archaïque que la restauration d’un état disparu depuis deux millénaires, dans le décor, la langue et les rites de l’Ancien Testament. Les sonneries du shofar et les prières des rabbins n’y auraient pas suffit. C’est grâce à la symbiose entre Tsahal et le Technion Institute, au perpétuel va et vient d’ingénieurs et d’officiers entre l’une et l’autre qu’Israël, la « start-up nation », produit les équipements high tech qui lui permettent de contrôler Gaza et de résister à la douzaine de pays arabes* et/ou musulmans qui veulent sa peau. Dieu n’est plus avec les gros bataillons, mais avec les bataillons technologiques.

Les flammes, les sabres, les sourates, les cavaliers, les turbans, les barbes, les voiles et les noirs étendards qui saturent la propagande islamique ne sont que des signes de reconnaissance et des miroirs identitaires . Ce n’est pas de retour au désert, sous la tente, avec leurs chameaux et leurs dattes que rêvent les islamistes, mais de smart life dans une smart (islamic) city.

Les sociologues relèvent une sur-représentation d’ingénieurs et de techniciens parmi les djihadistes, plutôt que de philosophes, d’historiens, de représentants des belles lettres et des sciences humaines et sociales. Cette disproportion se retrouve dans les mouvements d’extrême-droite européens. Ce nouvel aspect de la querelle entre Les deux cultures (C. P. Snow) trouve son explication dans l’étude de Theodor Adorno sur La Personnalité autoritaire (1950). Contrairement aux intellectuels, les bigots de la science et les techniciens du sacré ont les réponses. Il suffit de se reporter au dogme établi. Ce sont des hommes machines, incapables de pensée autonome - et donc horrifiés par la pensée, saisis de vertige à l’idée de se pencher sur leur propre vide. Des hommes d’action, avides de fonctionner, de remplir les rites et les procédures pour combler leur gouffre intérieur et calmer leur panique. Dans le camp de concentration comme dans la centrale nucléaire, il n’y a pas de pourquoi ? Il n’y a que du comment ? « Hier ist kein Warum », jette un gardien à Primo Levi qui lui demande pourquoi il n’a pas le droit de regarder par la fenêtre de sa baraque. (Si c’est un homme) C’est comme ça et ça ne peut être autrement.

L’homme, selon Jacques Ellul, ne peut s’empêcher de sacraliser la puissance qui lui est extérieure. La technique ayant détruit la nature, c’est la technique qu’il sacralise. (cf. Le Système technicien) L’islam technolâtre et le transhumanisme sacralisateur incarnent aujourd’hui les deux pôles de ce monde sans pourquoi, mais saturé de comment où nous sommes condamnés à résister.


Les lecteurs qui préfèrent l’écrit à l’écran et qui ne disposent pas d’imprimante peuvent nous commander la Pièce détachée n°78, en envoyant un chèque de 5 € à l’ordre de Service compris :


    Service compris
    BP 27
    38172 Seyssinet-Pariset cedex

* Il fut un temps ou cela était vrai mais quel État arabo-musulman en veut vraiment à Israël aujourd'hui ?
C'est de la propagande et rien d'autre...

mardi 28 juin 2016

État de siège à Paris mais la banlieue respire

 

Manifestation du 5 juillet 2016 à Paris

 
De la place d'Italie et la place de la Bastille 14 heures


Le 5 juillet, reprenons la main, déclarons la guerre des couleurs. 
Amenez vos pigments/peintures et faisons exploser nos couleurs à partir de 15h10.


Malgré de nombreux appels du pied les Autonomes parisiens continuent à faire du parisianisme. Ils se plaignent benoîtement de l'occupation militaire de la capitale mais s'obstinent à vouloir défiler devant les 50000 caméras (Paris ne se soulève pas...) en se faufilant maladroitement au milieu des panzers de la répression.
Paris est une nasse, un bocal clos ou la répression a tout loisir d'embarquer le moindre gauchiste, blesser, gazer, estropier avec la plus grande facilitée les dupes de cette situation.
Combien de manifs sauvages ont-elles tentées la jonction avec la banlieue ?

Nous parlons ici de jonction physique, pratique. Le banlieusard n'est pas intéressé à priori par les palabres sans fin qui font fureur place de la République avec Nuit Debout
Ceux des quartiers de Marseille ont parfaitement expliqué que venir les voir pour jacter après des décennies de boycott et d’abandon c'est un peu trop out...
S'agit-il de masochisme militant ?

Fouilles anale de bisounours parisiens

Lorsque des mouvements répètent indéfiniment les mêmes erreurs on est en droit de se poser des questions sur le niveaux d'infiltration avec toujours cette tactique de la déception utilisée par toutes les polices Politiques lorsqu'elles ont le contrôle de ces mouvements agissant comme des bisounours. Moutons de Panurge ne se posant jamais les bonnes questions et répétant toujours les mêmes erreurs pour le plus grand bien de la répression policière.
Le jour ou vous serez disposés à sortir de votre nasse parisienne souvenez-vous que dix millions de banlieusards encerclent Paris et sont disponibles pour des actions speed surtout en ces temps de vacances scolaires et chômage de masse.



Aux Portes de Paris des espaces infini s'ouvrent à l'Autonomie.
De la porte de Montreuil à la porte d'Ivry en passant par celles de Vanves, Saint-Denis, Aubervilliers...
Il suffit de passer le Périf pour respirer un peu plus de Liberté !!!

Instantanés de Paris le 28 juin 2016
Ceci n'est pas une fellation

L'état d'urgence imposé en France, majoritairement plébiscité à chaud, risque d'être aussi peu efficace que le plan Vigipirate lors du massacre de Charlie Hebdo. Cet état d'urgence, et les modifications constitutionnelles corollaires envisagées, sera par contre un outil supplémentaire contre les futurs mouvements sociaux qui remettront en cause l'existant.

Martos (22 novembre 2015)
Bon Nègre Mauvais Blanc


Quand la CGT devient visiblement ce qu'elle est essentiellement
Des "Anticapitalistes" proposent une réunion publique à Répu pour discuter d'une Manifestation "Hors Cage" le 5 juillet.

Une réunion ouverte est forcément infiltré. Le seul moyen est d'organiser des pré-RDV ou les  différents noyaux seront informé du lieu de convergence au dernier moment comme pour les actions des années 90 (teufeurs, actupiens, autonomes) dont le lieu n'était connu que d'une personne chargée pour cette opération de prévenir les autres à différents RDV.
Il est possible de pimenter un peu en laissant courir des intox diverses...
 

dimanche 26 juin 2016

Vive le Brexit !!! et Merci au prolétariat Anglais !

Mardi 28 juin 2016 Manif à 14h Bastille / Place d'Italie
Vive le Brexit !!!

La « working class » contre les politichiens


Quelle surprise, le prolétariat le plus domestiqué, le plus méprisé et le plus abruti par ses élites se venge en portant un coup fatal au capitalisme dans son antre historique.
C'est en Angleterre à la fin du 18e siècle qu'est née le capitalisme industriel qui allait ravager les hommes et la Terre.
La finance avait compris l'attentat contre une députée pro-Europe comme un coup fameux du Gladio pour effrayer l'électeur et le bien faire voter, aussi les marchés en étaient sur et certain, le brexit n'aurait pas lieu et les moutons anglais obéiraient comme toujours aux désirs du marché capitaliste...
Mais Crack..!, à une confortable majorité (plus d'1,3 millions de votes) le Brexit les prends à contre-pied, frappe le sterling en plein cœur et la fragile pseudo-stabilité de la finance globale se précipite dans un abîme de destruction de valeur fictive avant-même que la Crise Annoncée aux USA n'est eut le temps de mûrir.
C'est un coup de maître que le prolétariat anglais administre, la Théorie des Dominos en pratique.
Comme ils sont pathétiques ces trois millions de pétochards pétitionnaires bobos* qui s’imaginent qu'une nouvelle élection les ferait revenir en arrière, tranquilles dans leurs carrières de larbins du Kapital. Ces fortunés londoniens multiculturalistes par intérêt mais racistes de classe indécrottables.
Comme elle est ridicule cette classe dominante qui flattait depuis toujours la nostalgie de l'Empire britannique défunt et la Vieille Angleterre pour mieux embrouiller les esprits alors que l'indépendance anglaise fut vendue pour des rogatons aux USA en pleine guerre mondiale par Churchill.
Le fidèle caniche Anglais fut la plate-forme d'une domination du continent européen par les yankee qui sont les vrais pères de cette Europe ultra-libérale dont personne ne veut plus dans un prolétariat européen qui a perdu son seul bien, une protection sociale presque correcte dans un monde d'esclaves sans droits.
C'est le sens de notre lutte contre la Loi Travail qui trouve ici un écho formidable, encore une foi Merci aux camarades anglais et en avant pour la mort du capitalisme !

Populisme ?
Sous ce vocable le Média veut décrédibiliser et insulter les masses qui cherchent fébrilement un moyen simple d'exprimer leur désaveu du monolithe politique (tous les partis sont contrôlés par le Gladio et au service du libéralisme policier universel). Évidement il ne manque pas de parti pseudo-nouveau destinés à égarer et répandre peur et racisme mais ils ne sont qu'une variante écrite spécifiquement dans ce but.
Une Marine Lepen est tout autant, et même plus, au service du libéralisme sous sa forme la plus abject, celle imposé en France par l’État d’Israël (désormais réviso-sioniste). Le révisionniste Netanyahu est chargé par les amis de son père de liquider le sionisme canal historique avec l'argent des financiers US et de singuliers rabbins peudo-orthodoxe pour faire de ce pays une caserne militaire du chaos raciste avec l'aide des financiers amis.
British 49.3
Il reste la possibilité de ne pas tenir compte du résultat de cette élection grâce à un tour de passe passe parlementaire (un 49.3 local) c'est ce que souhaitent certains dirigeants mais ils oublient que l’essentiel est ailleurs. L'équilibre financier sur les marchés est déjà rompu et rien ne pourra colmater cette brèche.



*Les "jeunes électeurs" se sentiraient floués de leur avenir, parce que des anciens, des vieux grincheux, de méchants vieillards, ont voté pour le Brexit. Eh bien, ces "jeunes électeurs" bobos de 18 à 24 ans, qui avaient les larmes aux yeux sur la BBC et Channel 4, ne représentent que 5% de l'électorat. Seul un tiers d'entre eux a voté, 70% de ce tiers de 5% a voté pour « Rester ». 
C’est une partie minuscule et sans grand intérêt de la population. Qui sont-ils pour mériter tant d’attention ? des larbins comme le Média les aime tant et rien de plus. 
Une propagande pour embrouiller le spectateur ahurit qui est censé croire que 55% de connards votant dans un département suffira à régler en France le problème de Notre-Dame-des-Landes. Une façon maladroite de globaliser l'affrontement qui s'annonce entre techno-Étatisme et prolétariat.


...Loi Travail...

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