vendredi 30 novembre 2012

1er décembre 2012 journée Mondiale du SIDA


1er décembre 2012 journée Mondiale du SIDA en France Zozialiste.

le Président de la République François-la-norme va aller inaugurer une salle «Françoise Barré-Sinoussi» à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre et la ministre de la Santé, Marisol Touraine, ira dans un centre médico-social à Nanterre. Une politique de notables de province de la 3e République pour un président potiche qui inaugure pour les caméras.
«Le nouveau gouvernement peine à convaincre de sa détermination», écrit Aides, la plus importante association de lutte contre le sida. «Certains engagements tardent à se mettre en place, d’autres sont édulcorés, reniés ou carrément enterrés. Sur des sujets majeurs comme le droit au séjour des étrangers malades, la sérophobie ou l’accès aux seringues stériles en prison, les ministères se renvoient la balle sans qu’aucune orientation claire ne soit prise». 

Pourtant en France l’épidémie continue. Selon l’expression javellisée, elle se poursuit "à bas bruit" dans les médias mais touche l’ensemble de la population. «Elle se caractérise par une forte concentration parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les immigrés d’Afrique subsaharienne, et dans les départements comme la Guyane et la Guadeloupe», écrit l’Institut de veille sanitaire. 6500 nouveaux cas dépistés par an dans la dernière période. Mais de 15 000 à 35 000 personnes ignorent leur séropositivité.
Bruno Spire, président d’Aides, cite quelques exemples: «Pas de calendrier précis sur les annonces; mise en place de groupes de travail auxquels les associations ne sont pas conviées; concertation de façade sur certains sujets. Et enfin des ministères qui se renvoient systématiquement la balle sur de nombreux sujets de fond, comme le droit au séjour pour soins, les soins funéraires, etc.».

«Le vrai sujet, c’est remobiliser toute la société dans la lutte contre le sida. Pourquoi ne pas envisager une semaine du dépistage?» dit  la ministre Marisol Touraine pour évacuer la question mais quand et ou et quid des co-infections et des hépatites ? elle s'en fou.
 http://sites.google.com/site/tracesautonomes/avouer-sa-faillite
http://www.hepatites-forum.net
http://sites.google.com/site/tracesautonomes

jeudi 29 novembre 2012

Euskadi Autonomie au Pays Basque



« Estatuari gerra pakean utzi arte » (« Guerre à l’État… jusqu’à ce qu’on nous foute la paix ») est le titre d’un morceau du groupe punk Hertzainak. Hommage au camarade Piti.
Organisé by la librairie du Muguet 7 rue du Muguet à Bordeaux

Pourquoi le Pays Basque doit soutenir les opposants au projet d’aéroport de Notre DDL - ZAD

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article131821
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ZAD
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  Ta mère l'infiltration: Le problème n'est pas que des flics infiltre la ZAD, c'est toujours le cas et cela fait partie de leur "Guerre psychologique". Le problème est toujours la préparation en amont de ce genre de désagréments incontournables (même dans la pure I.S.). Si un signe distinctif ou mot de pass avait été mis en place sur les barricades cette infiltration aurait possiblement fait long feu... (Libérez tous les otages pris au Sabot !!!)
https://zad.nadir.org/spip.php?article726
L'organisation transversale de la lutte limite les dégâts, c'est le propre de l'Autonomie mais cela n’exclut pas des pratiques solides de contre-mesures, tout ne se discute pas en AG dans les détails mais dans les groupes affinitaires surtout si ils datent du Bac-à-Sable... Comme dans les quartiers...
Ne vous faites pas baiser par les louches loucheurs anglais...
Non d'une Tarnaquerie !!!
Les premiers signes de désertion sont bien plus préoccupant pour le camp d'en face. La BAC de Marseille donne bien ses indicateurs alors tout est possible, le faux peut devenir un moment du vrai.
Info ou Intox ?

Pour écrire à l’Otage Zadiste:
Centre pénitentiaire de Nantes Quartier Maison d’Arrêt M. TARDIF Cyril Écrou n° 57360 Rue de la Mainguais 44300 NANTES

L'art de la Stratégie au service de la ZAD

C'est la Police qui Vient

Comme on pouvait facilement le comprendre depuis la grande manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012 et ses suites immédiates, le rapport de force est clairement du coté de l'assemblée des zadistes. Cette étape franchie le PS redoute l'étape suivante qui est naturellement le basculement complet de l'Opinion Publique en faveur de la ZAD (même les ultra-gauchistes lecteurs du Figaro ont compris qu'il s'agissait d'un projet nuisible à odeur de rétro-commissions, de l'argent publique capté par les élus du béton).
C'est l'enrobage médiatique du recul en rase campagne que joue si difficilement le PS. L’extrême violence gendarmesque des derniers jours sur le site, les propos fascisant de manuel Kyste-Valls comme les enfumages de Dany-la-soupe et José Bovin (les moustaches de Wallesa + la franchouiardise de Coluche) font partie de l'habillage habituel, le bâton + la carotte...
Non Bovin José, le "Kyste" de Valls n'est pas un remake de la "Chienlit" de De Gaulle mais un rappel du cabinet Pétain de 1941. Valls, Bauer et Fouks servent les mêmes intérêts et pour les mêmes raisons (lire: Ariane Chemin).
Le naufrage publique de l'UMP (ça sent le putsch manqué chez les rupins-mafieux...) en 72 épisodes facilite le faux recul-normal de l’État français à base de commissions bidons et rétro-pédallage tranquille. Leur but est d'imposer un "statut quo" toujours mortel pour les amis de la Liberté.

La balle est au centre, service aux zadistes. Car désormais c'est à eux et à eux seuls de décider de l'ambition  à avoir dans la suite de cette lutte. Tout le pouvoir à l'AG, au conseil de la ZAD (L’assemblée générale d’organisation de la manifestation de réoccupation) qui sait qu'elle n'a jamais vraiment été seule et isolée même si le combat en première ligne est parfois effroyablement hard et toujours difficile. Combien de blessés sérieux ces derniers jours pour que François-la-norme désembourbe son Premier fusible sans trop perdre la face, de l’État ?
Au-delà des multiples enveloppes que VINCI à distribué à cette ribambelle de crevards "politique" pour décrocher ce ruisseau de fonds publiques, qui est tout l'enjeu de ce bétonnage structurellement déficitaire, en veut-tu en voila, il faut aussi comprendre que cette entreprise capitaliste et ses sœurs sont acculées à ces sortes de rackets des peuples. Soumises à la loi de la Valeur les puissances capitalistes n'ont désormais plus d'autre choix que celui de la spoliation des êtres humains. Le Sujet Automate est un dieu impitoyable et le capitalisme n'en a pas d'autres.
Telcomix joue un peu trop dans la "Cours des grands" (Tunisie, Syrie, Égypte) pour être honnête, quelle meilleure couverture pour les services de désinformation que le déguisement en hackers après 40 ans d'ONG en tous genres...
Le vrai soutient vient des anonymous, suffisamment obscure pour pouvoir abriter certains des meilleurs de l'hacktivisme...
Et Wikileaks pourrait donner un coup de main sur VINCI et ses ancêtres...

Négociation d'une trêve: Un texte humoristique à été choisi pour répondre aux sollicitations de l’État mais il ne fait pas mention des OTAGES comme ce zadiste condamné à 6 mois ferme de zonzon le 28 novembre 2012 !
La libération de tous les otages est un préalable, non ?




Un "Vincennes" à la ZAD ?
Un Larzac "News Look" ?
Une simple Fronde ? dont certains ont déjà curieusement sifflé la fin en aboyant les gros mots: "Révolution" "Communisme"...
Une "École du Crime" pour relancer les ventes de "Minutes"
Un "JoinVille Bio" pour une nouvelle beuh auto-produite à 27% de THC.
Un centre de hacking des drones avec mini-aéroport ?
Un camp d’entraînement Yemen-des-Landes ?
Un goulag Opéraîste ?
Un Back Room pour Kmers Gays
Un centre de désintox pour poulets déserteurs ?
Ground Z
Une maison de retraite pour anciens Zadistes: "...J'y était": Voila un brave !
Une maison de santé pour Vaches folles "Victimes de barbarie capitaliste"
Un Luna Park "Maurice Joyeux" pour les z'anars de la F.A-Jura-Lib


Le sommet de l’État Responsable direct de l'ultra-violence: La preuve:

Au moins une dizaine de gendarmes habillés comme des opposants se trouvaient sur la barricade et ont exhibé des bandeaux avec la mention gendarmerie au moment de l’assaut, a constaté l’AFP.

Habillés de vêtements maculés de boue, certains avec des sacs poubelles en guise de protection imperméable, ils ont procédé à plusieurs interpellations.

C’est l’un de ces gendarmes infiltrés qui a été blessé à la tête par ses "collègues" et aussitôt évacué par un véhicule de secours.

La barricade, qui se trouvait au lieu-dit Le Sabot, est tombée très rapidement, après des tirs de grenades lacrymogènes de gendarmes sur les manifestants, qui ont répliqué avec des cailloux, des bouteilles en verre, des feux d’artifice et des fusées de détresse.

Cette intervention faisait suite à celle, en début d’après-midi, contre une autre barricade sur cette même RD281, qui était interdite à la circulation ou, selon les jours, filtrée à l’aide de chicanes par les opposants zadistes à l’aéroport depuis près de trois semaines.

Le dégagement de ces barricades constituait selon la préfecture: "un préalable à l’ouverture de négociations avec les associations adversaires de l’aéroport." Donc un ordre direct d'en haut... (Valls Bauer)

La deuxième barricade aussitôt tombée, un communiqué de la préfecture annonçait des propositions de négociations, avec notamment le retrait des forces de gendarmerie, sous condition du gel de la construction de nouvelles habitations sur la zone du projet d’aéroport.
A F P 26 novembre 2012

Avant chaque recul les flics ont ordre d'amocher les manifestants pour permettre à François la norme de ne pas se couper de l'électorat NAZI qu'il lorgne depuis la liquidation de l'UMP...
Du Bauer/Valls tout craché...


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Lors de la manifestation à Notre-Dame-Des-Landes du 17 novembre suite aux destructions d’habitations, plus de 30 000 personnes se sont retrouvées pour reconstruire des cabanes sur une châtaigneraie.


La ZAD (Zone A Défendre) se répand partout.
A Brest, à Saint-Affrique, les mairies sont occupées.
A Ajaccio, l’aéroport est envahi.
A Quimper, des cabanes se construisent sur les places publiques. Partout, les locaux
du PS sont pris pour cibles et des graffitis fleurissent.
A Morlaix, un parking Vinci devient gratuit tout l’après-midi.
A Rennes, la préfecture est rendue inaccessible pendant plusieurs heures et des
chantiers Vinci sont occupés.
A Laval, à Nantes, des routes et des ponts sont bloqués. Les opérations escargots
pour ralentir la circulation et les péages gratuits se multiplient. Des élus s’enchaînent
aux grilles des préfectures. Sans compter les nombreux rassemblements de soutien.
En cas de nouvelles tentatives d’expulsions des cabanes collectives de la Châtaigneraie,
Appel à rassemblement dans toutes les villes.
A Rennes, rendez-vous le jour même devant la sous-préfecture de région à 18h.

dimanche 25 novembre 2012

Un électeur PS menace de s'immoler pour défendre ZAD


Un électeur PS menace de s'immoler pour défendre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Une source proche des milieux policiers assure que le violoniste Julien Lambert concertiste de Tarnac-en-Champagne, ami d'Anne Gravoin violoniste elle-même et épouse du Ministre de l'Intérieur Manuel Valls menace de s'immoler devant le domicile des deux tourtereaux, dans le quartier Bastille à Paris.
Les forces de polices déjà submergés par les mendiantes Roms et les SDF qu'ils doivent déplacer à la demande de Mme Gravoin ont déposé un prévis de gréve. L'ancienne égérie du groupe de OÏ "Herman Goring c'est d'la vitamine" plaide depuis toujours en faveur d'une "solution finale au problème Rom" à la Bastille.
Julien Lambert trouvera-il assez de de Cognac Fine-Champagne chez Fauchon pour réussir son immolation ?
Manuel Valls a été se recueillir sur la tombe du Maréchal Pétain ou il aime méditer sur l'art d'opérer les Kystes, les métèques de la ZAD n'ont qu'a bien se tenir car comme il le dit lui-même: "Je suis partout !"
 Anonymous France - Op #Notre Dame des Landes
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article131799

Peuple du monde libre,
Suite au projet de construction sur terrains agricoles d’un aéroport à NOTRE-DAME-DES-LANDES, suite au déploiement de 500 à 1000 forces Policières dans la zone pour chasser les opposants, Suite à la demande de discussions par les opposants rejetés par le gouvernement, Suite au blocage des voies de communication, des voies d’accès, suite aux violences policières envers des manifestants pacifiques, suite aux nombreux blessés, Suite aux nombreuses arrestations, destructions et expulsions nous avons décidées d’agir pour soutenir le peuple de Notre-Dame-des-Landes qui résiste tant bien que mal, qui commence cette révolution, qui montre son mécontentement , qui ose se mettre face à l’envahisseur. Qui ose affronter la loi, l’ordre et les règles du jeu qui sont corrompues.
Des centaines, milliers de personnes s’indignent devant cette répression. Certains franchisent les barrières, pour aller soutenir le peuple, d’autres manifestes dans leurs villes. D’autres encore souffre chez eux sans pour autant avoir l’occasion de les soutenir sur le terrain. Mais au fond, ce sont des millions de personnes qui soutiennent le peuple chasser, racheter, écraser et mis en seconde position derrière le profit. Aujourd’hui notre monde divague, les mesures de répression n’ont jamais été autant violentes autant aux niveaux physiques que constitutionnel. En effet des huissiers, personnes représentant la loi affirment que tout ce qu’entreprend la police est légal. Si frapper, massacrer, expulser ses citoyens est une chose légale devons-nous continuer à défendre nos représentants politiques comme des hommes de solution ? Qui s’indigne au niveau politique ? Personne. Qui essaye de Discuter avec le peuple sur ce projet pour trouver un arrangement ? Personne. Les opposants au début des affrontements n’ont fait que des actions pacifiques.
La répression est telle que le besoin de s’organiser pour la résistance est nécessaire. Ne laissons pas nos frères et nos sœurs ce faire massacrer, et éjecter par ce projet. Aurons-nous la conscience tranquille si ce projet venait à se réaliser ? Aurons-nous la force d’atterrir sur une piste où avant il y avait une forêt, un patrimoine, des maisons, des souvenirs ? Laisserons-nous nos dirigeants faire ? Ceux qui encore aujourd’hui réaffirment leurs soutiens au projet malgré les violences, les débordements des forces policières. Ce choix appartient à chacun de nous.
Si on le peut-il ne faut pas hésiter à agir à leurs côtés.
Citoyens du monde,
Nous sommes Anonymous
Nous sommes Legion
Nous ne pardonnons pas
Nous n’oublions pas
A tout ceux qui encourage ce projet
Redoutez-nous !



vendredi 23 novembre 2012

PS et ZAD


Le PS ? : Un hélicoptère de gendarmerie qui tente de survoler l'Assemblée Générale en plein air de la ZAD…


Le clan PS a la charge de gouverner le capitalisme en France. En bon gestionnaire il garanti les contrats en cours et justement la ZAD de Notre-Dame-des-landes concerne le fief de son actuel Premier Ministre, un dinosaure local qui administre depuis des lustres la portion "Grand Ouest" du gâteau national. C'est lui qui a cédé les 2000 hectares à son principal subventionneur politique le "Groupe VINCI" qui est un mastodonte international du béton d'origine française et héritier de toutes les structures capitalistes qui l'on précédé juridiquement pour mener à bien le bétonnage du territoire. Tout ce que vous pouvez admirer du paysage urbain au volant de votre admirable automobile a été construit par VINCI et son charmant ami et néanmoins concurrent le "Groupe Bouygues". Ces héritiers de la politique coloniale française ont été le bras en béton armés de l’État français depuis la seconde guerre mondiale pour édifier le merveilleux cadre urbain dans lequel vous avez la chance de pouvoir encore survivre.
A l'échelle planétaire ces grands bâtisseurs de votre bonheur ont été pensé et mis en place par l'élite qui dirige le pays et ce sont leurs plans qui ont abouti à l’environnement urbain qui est le votre en 2012.
Des ponts et chaussés en passant par les autoroutes, ports, aéroports, ZI, ZE et pimpantes "cités" dans lesquelles vous êtes 20 millions à vivre pleinement sous l’œil rieur des caméras de surveillance de la police, tout est leur œuvre. L'argent de vos impôts et TVA et une bonne partie de vos salaires ont toujours largement subventionné cette grande réussite du capitalisme français que sont les groupes de BTP. Principaux financeurs du personnel politique en échange de facilitées dans tous les domaines allant de l'immigration laborieuse en passant par les "sans paps" pour la "sous-traitance" via le système des "poupées Russes", permis de construire avantageux, contrats mirobolants, tout est possible et même plus depuis que le bétonneur Bouygues contrôle la principale "chaîne" de télévision TF1 garante de la sidération de masse des téléspectateurs au point qu'on "lui mange dans la main" (le fiston à repris le business de feu papa Bouygues).
Notre-Dame-des-Landes n'est qu'un épisode de ce long fleuve tranquille du béton in France. Un bon épisode dont le contrat est sans risques il est prévu que les connards imposables du cru auront la charge des pertes éventuelles de l'Aéroport, comme d'hab quoi...
Ce projet d’aéroport est situé à 30 km au nord de Nantes, en direction de Rennes. Il est destiné à remplacer partiellement en 2017 l’actuel aéroport de Nantes Atlantique situé au sud de l’agglomération. Le projet a été déclaré d’utilité publique par l’État et soutenu par les collectivités locales socialistes.
C'est assez dire que l'affaire est dans le sac pour nos fameux "Dirigeants Socialistes". Il suffira d'envoyer sur place une ribambelle de poulets pour gendarmer les éventuels récalcitrants si par étrange il s'en manifestait...
Affaire réglé pour VINCI et son homme de paille le nouveau premier Ministre Ayrault, "avec Ayrault à l’exécutif l'affaire est pliée..." "C'est pas une poignée de Cul-terreux et quelques gauchistes à la con qui vont nous bloquer l'affaire..." "met le paquet, envoi-leurs tous les flics disponibles à ces branleurs..." "Ils prennent le capitalisme en otage, c'est du terrorisme" "Nos emplois d'esclaves salariés sont menacés" "Faire respecter l’État de droit c'est la Démocratie Socialiste". Les médiats sont fait pour convaincre les spectateurs que la Police est la solution.

Seulement voila: Une poignée de créatifs déterminés a entrepris d'y débuter une occupation solidaire et collective des terres en y auto-organisant une résistance efficace et populaire des 2000 hectares en jeux: la ZAD (zone à Défendre).
La résignation c'est pour les spectateurs shooté au léxomil, ici on a trop à faire, à vivre, pour renoncer. Et comme de juste un combat de justes cela se répand par capillarité, tous les réseaux ont vocation à s'interconnecter à la ZAD et l'énergie émeutière se transforme, se réplique décentralisée et autonome. Verts de honte les baltringues de la politique griffés "Écologistes" (EELV) se voient forcés de courir après le train qu'ils ne voulaient pas voir démarrer, pathétique leur "occupation symbolique" alors que leurs permanents locaux mangent dans la main de VINCI depuis des années à la même auge que le PS quoi...
Les bulldozers de la flicaille après 10 jours de destruction massive n'ont réussit qu'a amener sur place 5 fois plus de résistants déterminés et partout en France des gestes de solidarité concrète se multiplient dans un joyeux désordre qui complique encore la répression policière ordonnée d'en haut pour désamorcer le mécanisme invisible de cette solidarité qui gêne tant "Le timing de la puissance".
C'est tout l'appareil bureaucratique du PS qui se couvre de merde et l'odeur remonte jusqu’à l'Élysée alors forcément François-la-norme cherche une solution pour couvrir son fusible de premier Ministre déjà fragilisé dans son rôle de patron de l’exécutif qui perd les pédales devant les députés et ses mots devant les médiats. Un vrai looser ce Ayrault qui entraîne son boss dans les profondeurs de l'impopularité au moment même ou la crédibilité du spectacle "Dedroite" sombre dans les égouts du parjure publique. Par gros temps de crise finale du capitalisme ça tangue grave au sommet de l’État français...
Israël  Netanyahu continu le massacre des palestiniens et Obama tente de contenir l'influence de la Chine en Asie pour inaugurer son second mandat. Une bonne ambiance internationale ça peut que faire du bien au "Marché" qui cherche toujours la fée croissance pour fourguer sa camelote à qui voudra bien consommer.
La partouze marchande de Noël et la "Trêve des confiseurs" apporteront-ils un répit au capitalisme ?
A la ZAD on s'en tape, la lutte commence à peine et elle sera dure comme l'époque.

Solidarité et soutient total à la ZAD !
Le PS hors de nos vies !
Étendons les espaces libérés
La Terre aux humains, les dettes aux capitalistes ! 
 

Question pour une arrestation à Paris :

"Ça suinte le procès de mauvaises intentions..."

Réponse :
Non ils ont des ordres car le PS c'est a dire le pouvoir chie dans son froc de voir s'étendre la lutte autour de la ZAD et a donné pour priorité aux flics de trouver les harceleurs du brave PS qui aimerait tant qu'on l'aime...
Pendant 10 piges le PS à été interdit de manif dans les rues de Paris se faisant éjecter par des méchants (incontrôlés, post-situ, libertaires et totos...) et sa bande d’en-cravatés recevait les poubelles sur la gueule et des crachats... sous le regard amusé des sous-stals du PCF-FG et autres jobards ex-LCR...
La pauv Martine Aubry se cachait encore dans un bar à coté du cirque d’hiver il y a 2 ans protégée par le SO d'Arlette (LO) c'était sa première apparition publique dans une manif parisienne sans se faire éjecter...

Bon Y chope 2 lascars devant un local dégradé by night y mettent le kepa pour remonter et en savoir le plus possible...
Normal...
Bien de publier ce genre de txt sur les serrages. En GAV tjrs tout observer comme un infiltré dans la maison poulaga. C'est en GAV que j'ai pigé leur peur du SIDA (shooteuses) ils ont changé le mode opératoire des fouilles au début des années 90 à cause de cela "Z'avez rien de piquant, couteau, aiguilles.../...??" blablabla.
Avec 10 shooteuses (neuves of course) sur nos zonblous en manif on savait qu'on nous laisserait la place et la magie opérait...
tonton Bob


APPEL A MOBILISATION

Suite aux interventions des forces de l'ordre au service du Partenariat Public Privé à Notre dame des landes ce vendredi matin 23 novembre 2012, nous appelons à toute action non-violente pour témoigner et s'opposer au
désastre citoyen et écologique qui se précise.
Les paysans bio sont révoltés contre le déni de démocratie où les intérêts financiers de groupes privés l'emporte sur l'intérêt général de préservation de la terre nourricière et des zones humides pour les générations futures.

opérations escargot, interpellations publiques , sit-in , manifestation publiques de toutes sortes , courriers et courriels aux élus , présences nombreuses devant les permanences du PS , etc .
Personne ne doit se sentir en dehors de cet enjeu majeur .Nous vous appelons à faire suivre ces infos à tous les paysannes et paysans bio et autres ."
Le GAB 44

Solidarité avec la ZAD.

A la suite des deux appels ci-dessous et de tous les autres qui fleurissent sur le ouaib :

Pont de Cheviré et 2 bacs de Loire : bloqués. Ralentissements sur plusieurs routes...

Et si chaque automobiliste contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ralentissait partout où il-elle est, partout où il-elle veut en réaction à l’assaut donné à la ZAD ?

RALENTISSEZ POUR DIRE NON !

RÉAGIR : PARTOUT ! FORT ! MAINTENANT !

mardi 13 novembre 2012

Bush, Obama : le changement dans la continuité


Le Sociologue Jean-Claude Paye publie malheureusement sur http://www.voltairenet.org. Ce réseau est dirigé par Thierry Meyssan, le seul idéologue que la machinerie médiatique accepte de reconnaître comme opposant "Officieux" à la version orthodoxe du 11 septembre 2001. Il a été choisi par les réseaux Ad Hoc et médiatisé dès le début pour disqualifier par avance toute critique et tout questionnement sur l'effondrement des 3 Tours et les raisons tactiques et stratégiques de ce spectacle de sidération publique.
Meyssan est apprécié par de nombreux appareils d'état Arabes meurtri par la dimension "Choc des Civilisations" qui accompagne le 11/9 et cible délibérément le socle culturel et historique des sociétés arabo-islamiques. Certes aucun état n'a remis en cause ouvertement la très flexible tactique de "Guerre au Terrorisme" comme base de gouvernement des peuples. Certains auraient souhaité une coloration moins ouvertement stigmatisante, et presque injurieuse, dans sa présentation simplifié et totalement bornée des civilisations islamo-Arabes. La diplomatie française a su tirer un certain profit de l'agacement des élites Arabes face au scénario imposé des anglo-américains. Dans ce cadre le choix d'un Thierry Meyssan peut se comprendre...

Ces utiles précisions ne disqualifient pas les analyses de jean-Claude paye qui comprend parfaitement l'unité profonde entre les deux variantes spectaculaires du même pouvoir aux commandes de l'appareil militaro-étatique des USA. On pourrait rapprocher la situation en France ou la pseudo-succession Hollande-Sarkozy est du même ordre comme le démontre l'affaire Mérah.
L'extradition d'Aurore Martin est d'un autre ordre, il s'agit de satisfaire à l'accord qui prévoit le soutient de l’État espagnol au plan de relance Hollande/Obama contre la livraison des Basques, un sacrifice rituel qui scelle leur contrat avec le sang d'une innocente. Obama enfin "réélu" Merkel va devoir laisser la place au nouveau scénario global de la "Relance" dans l'austérité...
Seuls les porcs les mieux salariés seront concernés par la nouvelle goinfrerie censée "Sauver la Capitalisme" pour quelque temps. Le redéploiement des troupes de la "Guerre au Terrorisme" vers l'occident permet de cibler l’ennemi intérieur composé des pauvres surnuméraires et des opposants éventuels à ces projets fumeux censés rétablir la déesse Croissance au firmament du capitalisme.
Il est probable que nombre d'ajustements tirés du HARZ4 Allemand seront intégré à l'ensemble, des mesures pour flexibiliser davantage le troupeau des salariés bêlant de satisfaction à l'idée de pouvoir consommer encore quelques temps avant que le rideau tombe.




Bush, Obama : le changement dans la continuité

                                                                            

Loin d’avoir opéré une rupture avec son prédécesseur républicain, le président démocrate Barack Obama a renforcé les lois d’exception qu’il avait critiqué lorsqu’il était sénateur. Il est désormais possible de priver un citoyen états-unien de ses droits fondamentaux parce qu’il a pris part à une action armée contre son pays, mais aussi lorsqu’il a pris une position politique favorable à ceux qui résistent militairement à l’Empire. Pire : Barack Obama a fait inscrire dans la loi la « théorie de l’Exécutif unifié » de John Yoo qui met fin aux principes de séparation des pouvoirs énoncés par Montesquieu. Désormais la politique sécuritaire du président des États-Unis échappe à tout contrôle.
L’élection présidentielle et le jeu d’une possible alternance entre démocrates et républicains ne peuvent dissimuler une tendance lourde dans la mutation de la forme de l’État étasunien, quelle que soit la couleur du ticket présidentiel. Il apparaît même que c’est sous la présidence Obama que s’est produit le renversement le plus marqué de l’État de droit.

Barack Obama avait été élu en invoquant un avenir fondé sur le respect des droits fondamentaux des individus et des peuples. Le bilan de son mandat est en totale rupture avec ces promesses. Les aspects visibles, telle la non fermeture de Guantánamo, le maintien des tribunaux militaires d’exception ou bien la pratique de la torture en Afghanistan, ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Ces éléments nous permettent seulement d’entrevoir la continuité entre les politiques des administrations Bush et Obama. Cependant, il s’est opéré un approfondissement tel de la politique antérieure qu’il a produit un changement dans la forme de l’État, une modification inédite de la relation entre les autorités constituées et le citoyen états-unien.

La possibilité de traiter les ressortissants US comme des étrangers nommés comme terroristes est un objectif constant du pouvoir exécutif des USA depuis les attentats du 11 septembre 2001. Par la nouvelle prérogative qui lui est donné, grâce au National Defense Authorization Act, de pouvoir supprimer l’Habeas Corpus des citoyens étasuniens et plus seulement celui des ressortissants étrangers, l’administration Obama a réalisé ce que l’exécutif précédent avait mis en chantier, sans pouvoir le concrétiser.
Fin de l’Habeas Corpus des étrangers

Le Patriot Act entré en vigueur le 26 octobre 2001, autorisait déjà l’administration à détenir, sans inculpation et pour une période indéterminée, les étrangers soupçonnés d’être en relation avec des groupes nommés comme terroristes.

Afin de pouvoir éventuellement juger ces prisonniers, des tribunaux spéciaux, les commissions militaires, furent créés par un décret présidentiel, le Military Order du 13 novembre 2001 [1]. Cet acte du pouvoir exécutif permet le jugement, par ces tribunaux militaires, des étrangers soupçonnés d’être en rapport avec Al Qaïda ou d’avoir « commis, préparé ou aidé à concevoir des actes de terrorisme international envers les USA ».

L’état de guerre fût invoqué pour justifier la mise en place de ces juridictions si liberticides qu’elles violent le Code militaire lui-même. Ces juridictions ont été installées pour juger des étrangers, soupçonnés de terrorisme et contre lesquels il n’y a pas de preuves recevables par une tribunal civil ou militaire.

En votant le Military Commissions Act [2], en septembre 2006, les chambres ont légalisé les commissions militaires. La loi étend considérablement la notion « d’ennemi combattant illégal  » qui ne porte plus seulement sur les étrangers capturés sur le champ de bataille, mais concerne tout États-unien ou étranger n’ayant jamais quitté son pays d’origine. Si les États-unien, inculpés sur base de la notion d’ennemi combattant illégal, doivent être déférés devant des juridictions civiles, ce n’est pas le cas des étrangers qui peuvent être jugés devant des commissions militaires.

Dans ces tribunaux d’exception, le prévenu n’a pas le choix son avocat. Ce dernier est un militaire désigné par le Président. Celui-ci nomme également les juges militaires et détermine le degré de torture (de « coercition physique ») pouvant être appliqué au prisonnier. L’avocat n’a pas non plus accès aux éléments de preuve, si ceux-ci sont classés « secret défense ».
Inscription de l’ennemi dans le droit pénal

Le Military Commissions Act introduit la notion d’ennemi dans le Code pénal. Il donne au président des États-Unis le pouvoir de désigner, comme tel, ses propres citoyens ou tout ressortissant d’un pays avec lequel les États-Unis ne sont pas en guerre. On est poursuivi comme « ennemi combattant illégal », non pas sur base d’éléments de preuves, mais simplement parce qu’on est nommé comme tel par le pouvoir exécutif US. Intégrée dans la loi, cette incrimination ne fait donc plus référence à une situation d’urgence, comme dans le Military Order de 2001, mais devient permanente. L’inscription de l’anomie dans la loi installe l’exception dans la durée. Elle procède à une mutation de l’ordre juridique et politique en créant un droit purement subjectif qu’elle place aux mains du pouvoir exécutif.

Le 28 octobre 2009, le président Obama a signé le Military Commissions Act of 2009 [3] qui amende le Military Commissions Act of 2006. Cette réforme était formellement nécessaire pour la nouvelle administration, car Barak Obama était, en 2006, l’un des 34 sénateurs qui s’étaient opposés à l’ancienne législation.

La nouvelle loi ne parle plus d’ennemis combattants illégaux, mais bien d’ « ennemis belligérants non protégés  ». L’essentiel demeure : l’inscription de la notion d’ennemi dans le Code pénal et ainsi la fusion entre le droit pénal et le droit de la guerre. Cependant, l’attribut « belligérant » caractérisant la notion d’ennemi élargit le champ de l’incrimination. Celle-ci ne porte plus uniquement sur des combattants, mais sur « des personnes qui sont engagées dans un conflit contre les USA ». La nouvelle définition permet ainsi de s’attaquer directement, non seulement à des personnes capturées, sur ou à proximité d’un champ de bataille, mais à des individus qui posent des actes ou émettent des paroles de solidarité vis-à-vis de ceux qui s’opposent à l’armée étasunienne ou simplement à la politique guerrière du gouvernement.

Le National Defense Authorization Act [4], signé par le président Obama le 31 décembre 2011, autorise la détention infinie, sans procès et sans inculpation, de citoyens étasuniens désignés comme ennemis par le pouvoir exécutif. Les individus concernés ne sont pas seulement ceux qui seraient capturés sur un champ de bataille, mais aussi ceux qui n’ont jamais quitté le sol des États-Unis, ni participé à une quelconque action militaire. La loi vise les personnes que l’administration a désignées comme membres « d’Al-Qaïda, des Talibans et qui prennent part à des hostilités contre les États-Unis  », mais aussi quiconque qui « a appuyé de manière substantielle ces organisations ». Cette formulation permet une utilisation flexible et extensive de la loi. Elle permettrait, par exemple, de s’en prendre à des organisations de défense des libertés civiles qui voudraient faire respecter les droits constitutionnels d’États-uniens désignés, par le pouvoir exécutif, comme ennemis des USA.
Primauté des valeurs sur la loi

En apposant sa signature, Obama a déclaré que son administration n’autorisera pas la détention militaire, illimitée et sans jugement, de citoyens US. Cette possibilité ne serait pas contraire à l’ordre de droit étasunien, mais seulement aux « valeurs de l’Amérique ». C’est au nom de celles-ci qu’il n’utilisera pas cette opportunité offerte par la loi et non pas parce que ce type d’enfermement s’opposerait à la Constitution. Il affirme même que, dans les faits, le National Defense Authorization Act ne lui donne pas de nouvelles prérogatives. Ces pouvoirs extraordinaires, le Président en disposerait depuis que le Congrès a adopté, le 14 septembre 2001, une résolution stipulant : « que le Président est autorisé à utiliser toutes les forces nécessaires et appropriées contre les nations, organisations ou personnes qui ont planifiés, autorisés, commis ou aidés les attaques terroristes survenues le 11 septembre 2001.... » Il rejoint ainsi la certitude exprimée par G. Bush, en opposition avec le cadre du texte, que l’accord donné au Président d’engager la force lui offre une autorité sans limite dans l’espace et dans le temps, pour agir contre tout agresseur potentiel et non uniquement contre ceux impliqués dans les attentats du 11-Septembre.

Comme l’autorisation elle-même est précédée d’un préambule énonçant : « attendu que le Président a autorité sous la Constitution de dissuader et de prévenir les actes de terrorisme international contre les États-Unis », G. Bush a régulièrement fait part de celui-ci afin de justifier les violations des libertés constitutionnelles des citoyens US. Le Président Obama adopte la même lecture pour dénier le caractère novateur d’une loi lui permettant de supprimer l’Habeas Corpus de tout ressortissant étasunien.
Un président se plaçant au-dessus de la loi

Ici, la primauté ne réside plus dans le texte législatif, mais dans l’initiative présidentielle. C’est de son propre fait qu’Obama n’usera pas de l’autorisation donnée par la loi d’incarcérer, indéfiniment et sans inculpation, des citoyens US. De même, il s’oppose à l’obligation de détenir militairement les terroristes étrangers. À ce propos, il affirme que son administration « interprétera et appliquera les dispositions décrites ci-dessous de manière à préserver la flexibilité dont dépend notre sécurité et de maintenir les valeurs sur lesquelles est fondé ce pays ». Il s’écarte ainsi résolument de la règle qui veut que, une fois qu’il a signé un texte de loi, le Président l’applique loyalement. Obama renverse le caractère contraignant du texte législatif au profit de la liberté présidentielle. De même, les « valeurs de l’Amérique » deviennent prééminentes par rapport à la loi.

Si le National Defense Authorization Act ne fait qu’entériner des prérogatives que le pouvoir exécutif possède déjà, le problème porte seulement sur les modalités d’exécution. Le Président ne doit pas être limité dans sa lutte contre le terrorisme. Pour Obama, les articles incriminés sont inconstitutionnels, non pas parce qu’ils concentrent les pouvoirs entre ses mains, mais parce qu’ils restreignent sa liberté d’action. Les clauses contestées instituent une détention militaire qui limite la nécessaire « flexibilité » de l’action de l’administration, par exemple, la possibilité de détenir un prisonnier étranger dans un camp de la CIA. Les articles incriminés « s’opposeraient au principe de la séparation des pouvoirs. »
Un renversement du principe de la séparation des pouvoirs

Obama renverse ce mode d’organisation issu des Lumières. Pour Montesquieu, l’objectif poursuivi est d’empêcher la concentration de la puissance politique en une seule autorité. Pour ce faire, les pouvoirs s’équilibrent et se limitent mutuellement. Obama, au contraire, opère un clivage dans l’exercice de la puissance étatique, de manière à ce que le Législatif ne puisse pas exercer un contrôle sur l’Exécutif. La séparation des pouvoirs devient absence de limite posée à l’action présidentielle. Il s’agit là d’un mode d’organisation d’un pays en guerre ouverte et dont l’existence est menacée par une puissance extérieure. Les administrations Bush ou Obama estiment que l’autorisation donnée en 2001 par le Congrès, d’engager la force contre les auteurs des attentats du 11 septembre, est équivalente à une Déclaration de Guerre, comme celles votées durant la Seconde Guerre mondiale. Le champ d’application devient cependant beaucoup plus large, puisque l’autorisation de 2001 permet d’engager la force non seulement contre d’autres nations, mais aussi contre des organisations ou de simples individus.

Le National Defense Authorization Act inscrit dans la loi une mutation de la notion d’hostilité. Elle a pour but énoncé de faire face à un conflit contre des adversaires non clairement définis qui ne menacent pas l’intégrité du territoire national. La lutte antiterroriste produit une image constamment renouvelée de l’ennemi. Elle s’exhibe comme une guerre permanente et sans frontière qui, en ne distinguant pas le citoyen états-unien du soldat d’une puissance étrangère, ne sépare pas intérieur et extérieur. La structure politique et juridique, construite à partir de cette nouvelle guerre asymétrique, renverse la forme de l’État de droit. La loi n’est plus réduction de l’exception, mais sa continuelle extension.


Jean-Claude Paye

lundi 12 novembre 2012

Spazi di autonomia nel flusso della merce


Un article en italien sur Manuel Castells.

Manuel Castells a quitté l'Espagne en 1976 après avoir participé aux luttes contre Franco. Le premier pays qui l'accueilli fut la France (cette putain de Sorbonne). Mais le tournant dans sa vie fut un nouveau transfert aux États-Unis, plus précisément à Berkeley. C'est là que se sont concrétisées en grande partie ses études. Il a écrit en collaboration avec le Sociologue finlandais Pekka Himanen "L'éthique hacker et l'esprit du capitalisme".

"Le Acampadas Espagnol, Zuccotti Park, Place Tharir sont donc des symboles. La capacité des mouvements sociaux à affirmer leur autonomie
et leur force permet aux individus d'expérimenter l'intense et passionnante expérience d'un renforcement de l'auto à travers le partage "Sentimental". La construction d'une communauté virtuelle affirme son propre agenda politique et perturbe les séries temporelles de la puissance"


Une vue personnelle intéressante sur les nouveaux Mouvements sociaux que les universitaires marxiens confondent avec l'idéologie de l'Anticapitalisme construite par les néo-néo-marxistes de ATTAC et néo-opéraistes de "l'Empire".
Alors que le misérable projet ATTAC né au "Monde Diplomatique" fut critiqué et rejeté par les post-situationnistes dès les années 1986/88 (lettres d'injures de l'ACS au Diplo), il faudra attendre les années 2010 pour que les marxiens Kurz et Jappe dénoncent enfin cette escroquerie en détail dans un livre commun. Si la Terre tourne encore dans 20 piges Jappe aura le temps de clarifier sa position sur ses amalgames dit: "Mouvementistes" qui facilitent la désertion du terrain de la critique sociale en acte par ses groupies étudiantes...

Les marxiens "Critique de la Valeur" se trompent dangereusement lorsqu'ils croient voir de simples "Maspérisations" dans les deux dernières saloperies dont ils ont été victime (tiens le jargon situ...). Ils commencent à être la cible d'un plan complet et sophistiqué de désinformation qui était jusqu'ici réservé à "La critique sociale la plus avancé", la situationniste donc, jusqu'en 1994 et au-delà. L'histoire du "Temps du SIDA" pourrait les aider à comprendre à quoi ils devront désormais s'attendre de la part des Polices Politiques.
Ni J-P Garnier  http://divergences.be/spip.php?article2929 ni les manœuvres suspectes du "Réseau Éducation Populaire" ni même les pseudo-critiques démentes de l'Oberdada contre Kurz (qualifié d'universitaire...), ne sont des hasards mais une méthode insidieuse de désinformation. éloigner les imbéciles marxistes des mauvaises lectures marxiennes qui pourraient leur ouvrir l'esprit sur la critique du fétichisme et de la Valeur.

"...on voit proliférer partout un révoltisme (teinté, en France, de postsituationnisme) hostile à toute pensée théorique et prétendant s’épargner la peine d’une refonte conceptuelle et analytique de la critique radicale en construisant un feuilleton fantaisiste où la fausse conscience des masses s’embarquerait vers de nouveaux rivages.../..."  
Robert Kurz devenu à moitié ouf avant sa mort dans l'abject "Pas la moindre révolution nulle part"
                            
                                    


Spazi di autonomia nel flusso della merce

MANUEL CASTELLS
L’ultimo libro dell’intellettuale catalano è dedicato alle «Reti di indignazione e di speranza». Un’analisi dei movimenti sociali dopo la crisi del capitalismo che ne mette in evidenza le potenzialità ma ne occulta le zona d’ombra.

Tutto ha avuto inizio in un paese della Tunisia. La versione più accreditata parla di un giovane venditore ambulante fermato dalla polizia che gli sequestra la poca merce che adorna il suo banchetto. Poche ore prima, le stesse forze dell’ordine lo avevano fermato, estorcendogli una tangente.
Quello che accadde in quella giornata, il 4 Gennaio 2011, è però noto a tutti: Mohamed si cosparge di benzina e si dà fuoco. È la scintilla che che incendia la prateria, dando vita alle cosiddette «primavere arabe».
Ci sono ovviamente molte versioni sulle dinamiche che hanno portato Mohamed a darsi fuoco. Tutte concordano però nel sottolineare che fu un gesto per riaffermare una dignità calpestata da un potere arbitrario e corrotto. Ed è su proprio sulla dignità che Manuel Castells nel suo ultimo libro – Reti di indignazione e di speranza, Università Bocconi Editore, pp. 269, euro 25. Il volume sarà presentato oggi all’interno della rassegna «Mee the media guru» presso il Teatro Dell’Arte di Milano (Viale Alemagna 6, ore 21) – insiste per spiegare i motivi alla base dei movimenti sociali che dal 2009 si sono diffusi, come un virus, in Europa, Stati Uniti e parte del mondo arabo.
L’indignazione viene dal rifiuto su come viene gestito il potere; la speranza risiede nella possibilità di cambiare lo stato delle cose. La critica al capitalismo non è però tesa a superare un modo di produzione che produce ineguaglianze; bensì è finalizzata alla definizione di uno spazio pubblico autonomo dalle forme di potere per affermare la speranza in un altro mondo possibile. I movimenti sociali sono dunque «spazi di autonomia» che non possono essere giudicati secondo parametri «produttivistici» - efficacia nel raggiungere determinati risultati – ma dalle loro capacità di trasformare lo stile di vita individuale e per la «rivoluzione culturale»
che alimentano. Sono cioè spazi segnati da processi di produzione di soggettività collettive all’interno delle quali i singoli affermano la loro irriducibile singolarità perché riconoscono il fatto di essere «individui sociali».

Non è la prima volta che Castells si confronta con i movimenti sociali. Ma questo libro è dettato dall’urgenza teorica-politica di interpretare il venir meno dalla distinzione tra lo spazio pubblico della Rete e i flussi di merci, di uomini e donne che hanno nel tessuto urbano la loro indispensabile infrastruttura. Con un vezzo decisamente accademico Castells dichiara, infatti, di essere venuto meno a una delle regole della sua disciplina scientifica. Ha sì raccolto materiali, elaborato inchieste quantitative sulla composizione sociale degli attivisti dei vari movimenti, ma ha altresì passato lunghe giornate discutendo con i militanti delle piazze occupate di
Barcellona o con quelli di Occupy negli Stati Uniti, scoprendo di essere testimone di una «grande trasformazione» che non poteva certo attendere i tempi lunghi della elaborazione disciplinare a cui è stato sempre fedele.

Tra potere e contropotere
Con entusiasmo poco trattenuto, Castells scrive che i movimenti sociali degli ultimi tre anni sono riusciti a coniugare l’agire comunicativo dentro la Rete con l’occupazione dello spazio urbano. Le acampadas spagnole, Zuccotti park, piazza Tharir possono sì esseri spiegati evocando la Comune di Parigi, i soviet, l’occupazione della Sorbona, ma rimarrebbe un esercizio retorico che occulterebbe la rilevanti differenze tra il presente e il passato prossimo dei conflitti sociali e di classe. Più che contentarsi sulle ripetizioni, Castells prova dunque a misurarsi con le differenze tra passato e presente. Questo è dunque il frame teorico da cui parte: le società contemporanee vedono l’azione di un potere costituito teso a garantire la riproduzione dei rapporti di forza tra la classi nella società.

Ma un potere deve sempre vedersela con la presenza di un contropotere teso a contrastare quello dominante. Ed in questo dinamico dualismo che la comunicazione svolge un ruolo determinante, perché è il contesto in cui viene elaborato un significato condiviso sia dal potere che dal contropotere al fine di garantire la riproduzione della società. Per Castells, infatti, una volta che il potere riesce ad imporre, attraverso la fabbrica del consenso rappresentata dai media, la sua weltanshauung, al contropotere rimane solo la possibilità di manifestare una folkloristica e subalterna controcultura. Neppure le rivolte degli anni Sessanta sono riuscite a
interrompere la produzione del consenso, fino a quando hanno preso forma e si è diffusa la Rete. Solo con la formazione della «galassia Internet» prende forma una «autocomunicazione di massa» che mette in crisi il potere manipolatorio dei media perché rompe l’incantesimo di una comunicazione dell’uno ai molti per affermare invece la comunicazione dei molti ai molti che impedisce forme di controllo da parte del potere costituito. Internet consente così la costituzione di spazi pubblici autonomi rispetto a quelli dominanti. È all’interno dei social network, della blogsfera, nelle pulviscolari forme di mediattivismo che avviene il big bang del passaggio dalla socializzazione di emozioni condivise (l’indignazione) all’azione, esemplificata dalla integrazione tra gli spazi pubblici dei social network e gli spazi urbani occupati dai movimenti sociali.

Le acampadas spagnole, Zuccotti Park, Piazza Tharir sono quindi i simboli della capacità dei movimenti sociali di poter affermare la loro autonomia dal potere, consentendo ai singoli di vivere l’intensa e entusiasmante esperienza di un rafforzamento del sé attraverso la condivisione «sentimentale» della costruzione di una comunità virtuale che afferma la propria agenda politica scardinando la temporalità imposta del potere: «siamo lenti, perché andiamo lontano», hanno scritto gli indignados di Barcellona in una loro striscione.

L’attuale risacca dei movimenti sociali non va però letta come la loro fine. Attesta semmai a una «ritirata» nello spazio pubblico dei social network per poi ripresentarsi nuovamente nello spazio urbano. Questa flessibilità e capacità di adattamento è dovuta alla forma reticolare di organizzazione – i «movimenti sono reti di reti», annota Castells – che consente processi deliberativi basati sul consenso e non sulle logiche maggioritarie della democrazia rappresentativa. Quello che stiamo vivendo altro non sarebbe che espressione della natura intermittente dei movimenti. Siamo cioè nella fase autoriflessiva, della ritirata negli spazi pubblici dei social network per fare il punto della situazione, in attesa che il miracolo del passaggio dall’emozione all’azione si rinnovi.

L’ethos condiviso
I miracoli hanno sempre uno statuto dubbio. La loro certificazione avviene infatti sempre a posteriori, cioè quando si sono già manifestati. Per i movimenti sociali c’è inoltre il rischio di una profezia che si autoavvera ogni volta che si manifestano, considerando il periodo di assenza come tempo dell’autoriflessione, della sosta all’interno di una lunga marcia che dovrebbe portare a quel mondo possibile intravisto nelle occupazioni degli spazi urbani. Sia però ben chiaro. Il libro di Castells è una fotografia dei movimenti sociali scattata da una prospettiva che ne privilegia alcuni aspetti facendo uso di un filtro che ne cancella però le zone d’ombra. Il grandangolo «culturalista» scelto dallo studioso catalano coglie sicuramente la centralità della «cura del sé», della invenzioni di identità poliedriche, della ricerca di un ethos condiviso dopo la dissoluzione dei legami sociali operata dallo sviluppo capitalistico. E in maniera altrettanto convincente Castells individua nella comunicazione on line non solo il medium per la socializzazione di informazioni e punti di vista sulla realtà, ma anche come strumento e modello organizzativo. Ma tutti questi elementi più che costituirne la soluzione, è il problema.

All’indomani della rivolta di Seattle, molti attivisti e intellettuali si posero la domanda di cosa differenziasse quel movimento dai precedenti. In molti, ne sottolinearono il carattere postideologico, individuando nello slogan «un altro mondo possibile» una tensione etica a superare alcune dicotomie della modernità – tra capitale e lavoro, tra sviluppo e sottosviluppo – all’interno di soluzioni pragmatiche al degrado ambientale e alle diseguaglianze sociali che il modello neoliberista di sviluppo accentuava più che ridurre come sostenevano gli apologeti della globalizzazione. Fu così cancellato il fatto che i movimenti sono una spazio di politicizzazione dei rapporti sociali. Allora come adesso è questo il nodo da sciogliere.

Indebitati e smarriti
Gli indignados, Occupy, ma anche i giovani tunisini e egiziani hanno operato dentro una crisi dello sviluppo capitalistico che sta terremotando le formazioni sociali. Da questo punto di vista, la descrizione dei movimenti sociali come sciami che si aggregano per perseguire un obiettivo per poi dissolversi più che individuare una forma politica, descrivono una forma di vita. Da qui la domanda: come pensare una politica della trasformazione in presenza dell’intermittenza dei movimenti sociali e la loro irriducibilità a una sintesi definita come un apriori? Una indicazione viene dalla composizione sociale del lavoro vivo nel capitalismo. Anche qui l’intermittenza e la comunicazione sono i fattori che si impongono all’attenzione.

Intermittenza della prestazione lavorativa basata sulla condivisione – e dunque sulla comunicazione – della propria singolare capacità di sviluppare cooperazione sociale. Sullo sfondo ci sono però le dinamiche messe in moto dalla crisi economiche. L’indebitamento, la precarietà del rapporto di lavoro, la dimensione pervasiva della comunicazione on line, sempre in bilico tra costituzione di spazi pubblici autonomi e inedite e sofisticate forme di controllo sociale sono fattori con cui i movimenti sociali devono fare i conti. Da qui, la centralità dell’organizzazione come capacità di elaborare proposte tese alla riappropriazione della ricchezza. I movimenti
sociali non possono dunque che presentarsi come potenziali forme politiche che ricompongono i mille frammenti del lavoro vivo. È questa l’eredità delle acampadas e di Zuccotti Park che va raccolta e messa al lavoro politicamente. Affinché gli sciami possano manifestare la loro potenza e elegante, assieme alla capacità di modificare i rapporti di forza tra le classi. Fattore che tanto l’indignazione e la speranza efficacemente descritte da Castells non rimangono parole consolatorie rispetto alla miseria del presente, diventando invece la spinta a dare forma e sostanza alla ricchezza del possibile.

Dalle «acampadas» a Zuccotti Park

Manuel Castells lasciò la Spagna nel 1976 per la sua attività antifranchista. Il primo paese che lo ospitò professionalmente fu
l’università francese della a Sorbona . Ma il punto di svolta nella sua vita fu un nuovo trasferimento. La meta erano gli Stati Uniti, più precisamente Berkeley, in California. È in quella sede che hanno preso forma gran parte dei suoi studi. Il primo libro che pubblico negli Stati Uniti fu «City, Class and Power» (MacMillan, St. Martins Press), cui seguì «The Economic Crisis and American Society» (Princeton University Press). È però del 1980 il primo libro dove lo studioso affrontò il legame tra i movimenti sociali e i movimenti sociali («The City and the Grassroots: A Cross-cultural Theory of Urban Social Movements», University of California Press). È un testo che segna anche l’allontanamento di Castells dalle costellazione marxista a cui faceva riferimento.

Nel frattempo Castells comincia a lavorare con alcune organizzazioni sovranazionali, accumulando materiali sulle trasformazioni del capitalismo contemporaneo e di come tali mutamenti si riflettono sia nella formazione e diffusione dei movimenti sociali che nella struttura urbana. Il risultato di oltre dieci anni di lavoro di inchiesta e di elaborazioni dei dati è la trilogia sull’Era dell’informazione (i tre volumi sono stati pubblicati in Italia dalla Università Bocconi editore con i titoli : «La nascita della società in Rete», «Il potere dell’identità», «Volgere di millennio») . Una trilogia che viene indicata, a quasi venticinque anni di distanza, come una delle analisi più dettagliati del declino del capitalismo fordista e l’«avvento» di quello informazionale. Castells è sì convinto che le tecnologie informatiche hanno reso possibile il coordinamento di una produzione di merci diffusa nel pianeta, ma che la produzione e la gestione dell’informazione siano diventata la fonte di ricchezza del capitalismo.

Ed è con questo spirito che lo studioso catalano avvia un nuovo progetto di ricerca. Il continente da scoprire è, questa volta, Internet. Anche in questo caso, Castells non si accontenta a descrivere la Galassia Internet (Feltrinelli), ma prova a interpretare il World wide web come la nuova frontiera del capitalismo informazionale. Anche in questo caso, i movimenti sociali svolgono un ruolo fondamentale in quanto «soggetti dell’innovazione». Argomento che torna nel libro scritto assieme al sociologo finlandese Pekka Himanen (L’etica hacker e lo spirito del capitalismo, Feltrinelli). Ma sarà solo con l’inchiesta sulla convergenza tra informatica e telefonia (Mobile communication, Guerini Associati) e con Comunicazione e potere (Università Bocconi editore) che Castells si pone il problema su come i movimenti sociali debbano essere interopretati dall’avvenuta simbiosi tra gli spazi pubblici della rete e quelli urbani.


                                                                                                            di Benedetto Vecchi

http://immaterialiresistenti.noblogs.org/post/2012/11/07/spazi-di-autonomia-nel-flusso-della-merce/

jeudi 8 novembre 2012

La Rôtisserie est morte, assassinée


Pourquoi ici, Pourquoi maintenant ?

Rendre hommage à un bon plan et aussi attirer l’œil sur les 6 enculés du voisinage de cette bonne rue Sainte-Marthe...

Lundi 8 octobre 2012 la Rôtisserie Sainte-Marthe, le restaurant aux trois A (Alternatif, Autogéré et Associatif) a cessé d’exister après 15 ans d’activité continue. La décision, avait été prise en Assemblée Générale Extraordinaire en Mai dernier. Elle n’avait pas été rendue publique pour ne pas compliquer les négociations entamées par l’association. Ce lundi 8, sous le crachin d’un matin gris, nous avons remis les clefs de l’ancien restaurant. La Rôtisserie est morte et ce n’est pas un suicide : elle a été assassinée. Nous revenons sur les raisons de cette fin d’activité non pas parce que le crime ne devrait pas rester impuni – pour régler des comptes etc...- mais pour que les raisons de la fin de la Rôtisserie soient connues de tous-tes. Pour les voisin-es qui l’ont soutenue, pour les associations qui y participaient et pour que de futurs projets bénéficient de notre expérience. Plusieurs crocs-en-jambe nous ont fait trébucher... Nous avons chu face à la justice. Cette justice qui n’a pas jugé les pratiques du spéculateur immobilier qui s’est arrangé avec la réalité, avec le droit et avec la loi pour acquérir le lieu. Une justice qui n’a pas évalué le préjudice pour des associations privées de cette source de financement. Qui n’a pas évoqué une seule fois, en 7 ans de procédure, l’avenir des 7 salariés de la Rôtisserie ; Qui ne s’est à aucun moment demandé si c’était moral, juste, éthique. Une justice qui s’est employée à garantir le caractère sacré de la propriété privée. Bref une justice politique, une justice de classe. Une justice qui ne nous a pas donné justice et qui nous a en plus plombés financièrement.
La gentrification du voisinage aussi nous a fait trébucher. La Rôtisserie était le fruit d’un quartier vivant, atypique, populaire, artistique et métissé. Elle a été pendant un temps une des âmes de ce quartier. Mais la ville change, le bas-belleville aussi et la Rôtisserie n’était plus en phase avec les nouveaux saint-marthois-es : plus blanc-hes que basané-es, plus Bonobo (BOurgeois NOn BOhème) que bobos, plus « créateurs de sens » qu’artisan-e, plus soucieux de faire fructifier leurs mètres carrés achetés au prix de la place de la République que de lutter contre la gentrification du quartier. Et les croche-pieds d’une poignée de voisins Ainsi de ces voisin-es de la Rôtisserie, en guerre avec elle depuis leur arrivée, nous faisant la misère pour une poubelle sortie trop tôt ou trop tard, pour une fenêtre trop ceci et des toilettes trop cela. Six charmant-es voisin-es qui ont pétitionné auprès du maire pour se plaindre des « éclats de voix, des rires et des bruits de vaisselle ». Car il y avait dans notre restaurant des rires et des bruits de vaisselle. Il fallait donc agir. Pas seulement écrire au maire, mais aussi au commissariat, à l’hygiène, à la préfecture, à la partie adverse de notre procédure en justice... Quel dommage que la Kommandantur ne reçoive plus de courrier ! 6 misérables pétitionnaires, tout content-es d’aller pousser la chansonnette dans de petits restaurants du coin, de griller leurs sardines dans la cour ou de savourer leur café en terrasse mais qui ne supportent pas l’idée que cette rue soit encore un espace public où la vie peut s’immiscer, même la vie des autres. Leur but n’était pas que nous aménagions le lieu pour qu’il leur sied mieux – nous n’avons pas cessé de le faire ces dernières années – ni que la Rôtisserie migre, mais qu’elle meurt. Ces 6 délateurs-rices peuvent être heureux-ses : leur travail de sape nous a démontré qu’il n’y avait plus de raison de batailler pour rester coûte que coûte dans ce quartier, que le voisinage ne nous méritait pas. Ils pourront demain pétitionner contre le restaurant suivant, contre la présence de jeunes dans le quartier, pour obtenir des grilles aux extrémités de la rue et, le temps d’une fête de quartier (s’ils tolèrent encore de tels désordres) ces taxidermistes du Paris populaire se diront désolé-es de voir leur quartier changer ainsi, lui qui était si vivant, si sympathique et bla bla bla. Ils pourront même évoquer la Rôtisserie, quand c’était bien, avant. Avant qu’ils ne passent toutes leurs nuits à calculer leur plus-value immobilière, à guetter l’instant propice au coup de téléphone au commissariat pour la moindre suspicion de tapage nocturne.
Nos auto-croque-en-jambes aussi Et puis il y a aussi nos soucis internes qui nous ont usés. La poignée d’associations laissant le lieu comme une porcherie ou ne payant pas leur participation alors que les frais d’avocats, d’avoués et de huissiers nous mettaient à genoux. Merci à l’appel de la Foret, à SOS racisme, la Bibliothèque Libertad et d’autres qui se reconnaîtront…….pour leurs petites escroqueries. Il y a le trop peu d’associations disponibles quand il nous fallait des bras, du soutien. Même si nous étions nombreux à répondre présents, ces absences racontaient aussi qu’une partie des associations voyaient la Rôtisserie comme un tiroir-caisse sans s’attacher au projet collectif associatif, alternatif et d’autogestion. Il y a eu aussi le durcissement du marché du travail et de l’accès aux emplois aidés qui a poussé, ces dernières années des personnes à venir bosser à la Rôtisserie pour remplir leur gamelle sans le moindre intérêt pour notre fonctionnement en autonomie. Or on ne peut pas imposer l’autogestion. Et l’équilibre qui faisait le fonctionnement en autonomie des salariés le midi s’en est trouvé ébranlé. La menace permanente d’une expulsion immédiate nous a empêché de garantir à ces salariés qu’au moins, le temps de leur contrat, ils auraient la paix, un boulot et un salaire. Ces coups nous ont affaiblis, fragilisés et la justice nous a achevé. Pourtant, la Rôtisserie a existé Mais ce qui meurt, ce n’est pas un avorton de projet ambitieux, une idée géniale restée sous forme d’ébauche, c’est une réalisation concrète, une aventure dont nous sommes fier-es.
En premier lieu nous sommes fier-es d’avoir résisté pendant 5 ans à cette expulsion imminente, fier-es de la couverture de notre lutte dans les médias alternatifs et les réseaux militants, de la mobilisation, de la solidarité qui s’est exprimée dans le tissu associatif et politique. Fier-es de nos manifs de soutiens, de notre large pétition, de l’occupation permanente jour et nuit que nous avons réussi à tenir, de la remise sur pied en 48h de la Rôtisserie après l’incendie criminel dont elle avait été victime. Pendant 15 ans nous avons fait vivre ce projet. Nous avons été ouverts tous les jours. Nous avons servis des plats frais aux prix les plus bas, sans subvention ni entourloupe. Nous avons été une cantine de quartier, ouverte, accueillante pour tout le monde sans exclusive, ne faisant payer que celles et ceux qui pouvaient payer.
Nous avons permis à des dizaines de personnes de gagner leur vie en s’organisant tel qu’elles l’entendaient pour faire tourner la Rôtisserie le midi, sans les contrôler, sans garde-chiourme ni pointeuses. Et ça a marché la plupart du temps. Pour nombre d’entre elles-eux ; le passage à la Rôtisserie a aussi été l’occasion de se former, de desserrer l’étau social, de reprendre leur marque.
Le soir, ce sont plusieurs centaines d’associations qui ont pu lever des fonds pour leurs projets. Ces dernières années, le budget de fonctionnement de la Rôtisserie tournait autour de 150 000 euros annuels et dégageait le même montant de bénéfices pour ses associations. Et nous sommes fier-es des projets qui ont été soutenus et parfois même qui n’ont pu voir le jour que grâce à la Rôtisserie. S’y sont croisés des associations, collectifs, syndicats, organisations politiques qui n’avaient à priori rien en commun. De scouts aux autonomes, de travailleurs sociaux à l’équipe du Belleville United ... Fier-es des projets montés dans l’urgence que les règles administratives auraient empêchés ailleurs : des fonds levés pour Haïti moins d’une semaine après le tremblement de terre ou de l’argent pour les salariés de Mac Do en grève dès que les caisses de grève se sont retrouvées vides.
Il y a les maquettes de disques, les salles de répètes, les flyers de spectacles, les frais d’avocats, les nouveaux pots d’échappements qui ont été financés par un repas. Il y a les spectacles qui se sont construits de soirées en soirées. Il y a ce bout de terrain arraché aux grandes propriétés agricoles guatémaltèques de la côte pacifique où les ouvriers agricoles ont pu faire leurs premières réunions syndicales en sécurité. Il y a eu ces potagers scolaires au Niger pour pousser les enfants à venir à l’école puisqu’on pouvait y manger ; il y a cette clinique de planning familial non discriminatoire au Tamil Nadu, ce cinéma itinérant au Bénin et la solidarité avec les indiens insurgés du Chiapas. Il y en a des centaines d’autres. Des projets culturels, sociaux et politiques que la Rôtisserie a soutenus. Voilà notre fierté.
C’est aussi un fonctionnement interne transparent et collégial que nous assumons et revendiquons. Toutes les instances de la Rôtisserie ont toujours été ouvertes à toutes les associations. Toutes les décisions importantes ont toujours été prises en assemblée générale, presque toujours au consensus.
Cette expérience prouve qu’on peut financer des projets sans toujours s’en remettre aux aides de l’Etat ou des collectivités, que l’on peut croiser des projets, sensibilités et conceptions politiques totalement étrangères dans un même souci d’efficacité, d’ouverture, de convivialité et d’auto-organisation. Nous avons revendiqué l’autogestion comme moyen, comme chemin et comme but et nous avons le plus souvent réussi à tenir cette orientation. Les lendemains de la Rôtisserie
Plusieurs tentatives de créer d’autres Rôtisseries ont été tentées. Une Rôtisserie est née à Porto Alegre, dans le sud du Brésil, une autre dans le quartier populaire de Beyoglu, à Istanbul. Aujourd’hui des voisins imaginent un projet qui s’inspire du principe cantine de quartier de la Rôtisserie, des associations planchent sur un projet calqué sur le fonctionnement de la Rôtisserie le soir. Une piste existe pour ouvrir un nouveau restaurant associatif à 50 mètres des locaux de la Rôtisserie. Même si aucun de ces projets ne sera la Rôtisserie, nous les soutenons tous. Comme nous soutenons tous les autres projets qui pourraient venir de la Rôtisserie.
Inventez des spectacles plein de vie, des créations artistiques pleines de ruptures, faîtes des cantines associatives, des bars autogérés, organisez des collectes solidaires, créez des collectifs militants, lancez des médias alternatifs. Résistez, créez, agissez.
La Rôtisserie est morte assassinée, vivent les Rôtisseries !

dimanche 4 novembre 2012

Il faut écrire à Aurore Martin


Château en Espagne

Aurore Martin, arrêtée la semaine dernière et incarcérée depuis à Madrid, se retrouve accusée par l’Espagne de faits commis en France alors qu’ils ne sont même pas répréhensibles dans le droit français...

L’acte d'accusation est clair: Aurore Martin est notamment accusée d’avoir participé à deux réunions publiques du parti Batasuna qui se sont tenues en France en 2006 et quatre autres en Espagne. Problème: en France, ce parti est parfaitement légal, les faits reprochés ne sont en rien répréhensibles.


Il faut la noyer de correspondance. Les camarades du Pays Basque témoignent que ça réconforte l’intéressée et que ça impressionne l’administration espagnolesque et les matons locaux... 
Ne pas oublier les coordonnées de l’expéditeur ; sinon, ils seront trop heureux de jeter la lettre à la poubelle.
A vos plumes !

Aurore Martin CENTRO PENITENCIARIO MADRID V Ctra. Comarcal 611, km. 37,6 28770 Soto del Real (Madrid)



Aurore Martin, a été livrée aux autorités de l’État espagnol, où elle risque jusqu’à douze années de prison. Elle a été présentée dans la matinée de vendredi à un juge de l’Audience nationale à Madrid, la plus haute instance pénale espagnole, héritière directe de l’appareil de répression franquiste, fondée en 1977 pour remplacer le Tribunal d’Ordre Public (« Tribunal de Orden Público » de Franco). Le juge a demandé l’incarcération immédiate d’Aurore Martin pour « délit d’appartenance à une organisation terroriste ». Elle ne pourrait donc pas, a priori, être libérée sous caution.


Beaucoup a déjà été écrit au sujet de l’arrestation et de l’extradition d’Aurore Martin. Elle fait suite à l’arrestation, à Mâcon dimanche dernier, d’Izaskun Lesaka Argüelles ainsi que de Joseba Iturbe Ochoteco par les flics du Raid. Selon la justice espagnole, Izaskun Lesaka serait une des responsables de l’organisation armée abertzale ETA, dont les militants et sympathisants continuent à être persécutés des deux côtés de la frontière en dépit du cessez-le-feu unilatéral décrété depuis octobre 2011. En extradant Aurore Martin vers l’État espagnol, Valls, et plus largement le gouvernement, font preuve à nouveau de leur caractère profondément réactionnaire.  On sait désormais qu’il servent la soupe à Mariano Rajoy et au gouvernement du Parti dit Populaire, ce ramassis nauséabond d’opportunistes en faillite qui s’inscrit dans la droite ligne du franquisme. On savait que Valls était fier d’être « le premier flic de France » désormais, on sait qu’il est aussi le chien de garde de la garde civile espagnole avec la bénédiction du traître François Hollande.

Aurore askatu !

Abrogation du liberticide Mandat d’Arrêt Européen MAE !


La famille d'Aurore Martin accuse Manuel Valls d'avoir menti 

La famille de la jeune femme a assuré dans un communiqué que les déclarations du ministre de l'intérieur selon lesquelles la militante a été arrêtée à la suite d'un contrôle routier fortuit et qu'elle vivait dans la clandestinité étaient "fausses". "Nous affirmons que Manuel Valls est un menteur", écrivent-ils dans un communiqué lundi 5 novembre.

Concernant le contrôle "fortuit", ils disent avoir reçu plusieurs témoignages "attestant qu'au moment de l'arrestation d'Aurore, d'autres contrôles de gendarmerie ont eu lieu" sur des routes qu'elle était susceptible d'emprunter. Ils ajoutent qu'ils seront en mesure de fournir d'ici à quelques jours des "éléments plus précis". S'agissant de la "clandestinité", les amis d'Aurore Martin assurent que depuis son retour à la vie publique le 18 juin 2011 lors d'un meeting politique à Biarritz, elle vivait "normalement au vu et au su de tout le monde".
 

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