vendredi 17 juin 2011

Réduction des risques


La loi interdit l'usage, la détention, le transport et le trafic de la plupart des drogues. Les informations que nous diffusons s'inscrivent dans la politique de Santé Publique appelée Réduction des Risques (Loi du 9 août 2004) et ne sont en aucun cas une incitation à la consommation de produits illicites.



"Il n'y a pas de réduction des risques s'il n'y a pas de risques."
 
Ça a l'air stupide, mais cela veut tout simplement dire que le risque existe, que l'on prend des risques tous les jours et qu'il faut l'accepter comme tel. Pour ne pas avoir de cancer du poumon, il ne faut pas fumer, pour ne pas avoir de cirrhose, il ne faut pas boire, pour ne pas avoir le Sida, il ne faut pas baiser... Le problème c'est qu'il y a des gens qui fument, qui boivent, qui baisent et qu'il faut faire avec.

La réduction des risques, cela consiste à faire des choix personnels. Si je prends le cas de la cigarette, connaissant les risques encourus, je vais pouvoir faire plusieurs choix: je peux décider personnellement de ne pas fumer, de fumer peu, de fumer des lights, et comme les choses ne sont jamais définitives dans mes choix, je peux aussi décider un jour d'arrêter. Et puis en même temps, peut être que si je fume c'est que j'en ai besoin, ça m'aide et que si je n'avais pas cette soupape, j'irai plus mal.
La politique de réduction des risques que mène Techno + sur les drogues participe de la même manière. Quoique puissent en penser certains, Techno + ne donne pas des informations pour utiliser des drogues sans danger, mais des informations objectives pour que les personnes puissent faire des choix personnels, y compris et c'est tant mieux, le choix de ne pas consommer de drogues. Toute la politique de prévention sur les drogues en France est régie par la loi de 1970 qui détermine quelles sont les drogues (Ecstasy, quelques décès en France = Drogue ; Alcool, X milliers de décès en France = pas Drogue), en interdit l'usage sous peine de prison ou d'hospitalisation obligatoire.

Ce qui fait que tous les discours sur la drogue doivent faire peur, on diabolise à outrance en racontant n'importe quoi, et comme cela ne marche pas, on menace. Si on prend l'exemple de l'ecstasy, d'un côté il y a un discours qui dit que c'est une drogue très dangereuse, mortelle et que l'on va être de toute façon malade, et de l'autre côté il y a les amis qui disent que c'est super, sans danger et qui, en plus, ont l'air de bien se marrer.

Evidemment, comme aucun de ses amis n'est mort avec de l'Ecstasy, on a tendance à croire que les informations qui ont été données sont fausses. Dans tous les cas, que cela soit dans le discours des autorités, ou celui de ses amis, la personne n'a pas vraiment la possibilité de faire un véritable choix.
Dire que si une personne utilise des drogues, c'est uniquement parce quelle est faible, qu'elle se laisse entraîner, ou alors parce qu'elle a des problèmes psychologiques est un peu simple, c'est faire de la «psychomerguez» de bas étage, comme dirait le psy de Techno +...
Ce choix ne dépend pas non plus uniquement des choses que l'on a pu lire, entendre ou voir. Le choix d'utiliser ou de ne pas utiliser une drogue est toujours un choix personnel complexe et dépend de beaucoup de facteurs...
Pour finir je rappelerais qu'historiquement, la politique de réduction des risques a été mise en place en France pour ralentir l'épidémie de Sida parmi les usagers de drogue par voie intraveineuse, épidémie qui s'est développée à cause de la loi de 70 qui obligeait les usagers de drogue à vivre dans la clandestinité, empêchait la diffusion de toute information ainsi que la distribution des seringues.
Il faut savoir aussi que si l'on savait depuis 1984 que les seringues transmettaient le virus, celles-ci n'ont pas pu être mises en vente avant la fin 1987 parce que des hommes politiques refusaient, sous couvert de morale, qu'elles soient en vente.

Sur les 200 000 usagers de drogues, combien ont été contaminés durant cette période à cause de cette saloperie ? A cette époque l'usage de drogues méritait-il la mort ?
Et les usagers étaient ils qualité négligeable de l'humanité ? Dans la plupart des autres pays européens, la vente libre des seringues depuis plusieurs années, a évité que l'épidémie ne touche les usagers de drogue, ces pays avaient bien compris qu'il ne faut pas confondre la chasse à la drogue et la chasse aux drogués...

Infos objectives sur les drogues

Des agent de la CIA dans des pseudo sites "d’information alternative"

Pas de "Commentaires" because censure sur le forum d'origine...
Accrochez-vous infos dérangeantes !! 
 
Beaucoup de réponses (indy, Rebellyon) accusant les auteurs du texte d'être des Ultra-droite mais rien sur d'éventuelles SUBVENTIONS. Dommage, c'est la  chose intéressante, d'où vient le fric ?
On a vérifié pour Rebellyon, c'est vrai leur hébergeur est SWIFT VENTURES Inc (lire plus bas)

Article XI, Marie-Anne Boutoleau, Ornella Guyet, Judas, tous dans le même sac.
Quand Le Grand Soir recevait le baiser de Judas (une histoire croustillante, incroyable mais vraie).
De quoi s’agit-il ci-dessous ?
D’une polémique entre des sites Internet concurrents ? De la queue de comète d’une querelle entre LGS et un site qui l’a agressé et diffamé ? D’un règlement de comptes personnel ? D’un Cloche-merle modernisé par transposition sur la Toile ? De l’expression d’un vil ressentiment occupant la place de nos articles d’information et d’analyse ?
Si c’était le cas, chacun perdrait son temps.
Il s’agit en vérité de répondre à des questions fondamentales qui sont :
- L’anonymat journalistique (recours aux pseudos) est-il acceptable, non pas pour préserver sans risque un droit d’expression, mais pour calomnier un adversaire choisi et pour chauffer à blanc des lecteurs qui en appelleront à la violence physique ?
- Le mensonge est-il permis pour discréditer un adversaire ?
- La duplicité est-elle un outil normal d’investigation ?
- La virulence des attaques contre quiconque défend « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » est-elle anodine sur un site anarchisant ?
- Le silence sur le principal parti d’extrême droite français et sur la politique des « Faucons du Pentegone » est-il anodin sur un site anarchisant ?
- Des sites Internet sans trop de moyens ni d’expérience peuvent-ils être facilement infiltrés ? Et par qui ?

CHAPITRE 1.

Juin 2008: après avoir débattu dans une librairie marseillaise, un administrateur du GS avait dîné avec un petit groupe dont faisait partie une jeune journaliste, Ornella Guyet. Ils sympathisèrent par cousinage idéologique et restèrent en contact épistolaire.
Janvier 2009: dans un mail pour présenter ses vœux, elle sollicita une aide pour trouver une colocation à Paris. L’administrateur toulousain la recommanda au webmaster parisien du GS, lequel se démena et lui procura une adresse béton.
Juillet 2010: de passage à Toulouse, elle exprima avec insistance (mails, téléphone) le désir de rencontrer l’administrateur. Soit ! Deux heures de discussion amicale en terrasse d’un café. Sujets : LGS, le Plan B, CQFD, le Diplo et les problèmes professionnels de la journaliste plutôt désoeuvrée. LGS n’embauche pas (bénévolat). Puis : bisou, salut Ornella, donne de tes nouvelles…

CHAPITRE 2.

Mars 2011: un virulent article d’un site, Article XI, qu’on croyait ami, dénonce les deux administrateurs en question, accusés de publier « des textes fascisants » et d’avoir dérivé vers le négationnisme, le rouge-brunisme, le conspirationnisme, le confusionnisme, l’antisémitisme (on en oublie).
Cette crapulerie était signée Marie-Anne Boutoleau et Rashkounine. Ce dernier pseudo a été créé spécialement pour l’occasion et n’est jamais réapparu depuis. Quand à sa complice, elle se targuait d’écrire pour CQFD et ACRIMED. La réaction des lecteurs du site agresseur fut telle qu’elle dut alors rédiger une centaine de commentaires (parfois en milieu de nuit) pour convaincre et pour en rajouter dans son entreprise de démolition de ces deux administrateurs du GS, nommément calomniés.
Avril 2011: à un administrateur du GS lui demandant si elle connaît Marie-Anne Boutoleau et Rashkounine, Ornella Guyet écrivit : « J’ai bien reçu ton message, mais très franchement, je n’ai vraiment aucune envie de prendre part à ce débat. »
Sans oser y croire, vous avez évidemment deviné la chute (notre surtitre vous y aidait) : Marie-Anne Boutoleau est le pseudonyme d’Ornella Guyet, celle-là même qui eut l’occasion de découvrir en juin 2008, janvier 2009 et juillet 2010 dans les conditions susdites, deux administrateurs du GS dont elle dénonce à présent avec horreur (et derrière son masque) la « dérive droitière » constatée « depuis trois ou quatre ans ».

CHAPITRE 3 (car ce n’est pas tout).

Il faut maintenant infirmer ou confirmer les informations suivantes :
1- En Mars 2009, abusivement présentée comme « Professor à ACRIMED », l’"anarchiste" Ornella Guyet a été une participante active à un séminaire organisé à Paris par le Center for the Study of International Communications et la School of Media and Public Affairs de l’Université George Washington, de Washington (connue pour être un lieu de recrutement de la CIA) et présidé par Lee W. Huebner personnalité du Parti Républicain états-unien et qui fut un proche de Richard Nixon.
2- Selon DISCOVERTHENETWORKS.ORG, l’ensemble du réseau INDYMEDIA (IMC) reçoit une aide financière de l’Open Society Institute (de George Soros) et de la Fondation Ford, deux paravents translucides de la CIA. Ornella Guyet est (discrètement) administratrice du site Indymédia Paris.
Si ces allégations sont fausses, LGS fera amende honorable en regrettant d’avoir adopté ostensiblement la mimique du suspicieux type (front plissé, un sourcil levé, regard vers le ciel). Il le fera par écrit, dans une missive qu’il remettra en main propre à Rashkounine. Celui-ci nous expliquera sans doute en cette occasion pourquoi ils sont mous du genou, Article XI, son webmaster masqué, et Boutoleau/Guyet dès qu’il s’agit de dénoncer la politique étrangère américaine (OTAN, Israël…) et la principale force d’extrême droite française (le FN) et d’où leur vient cette rage à étiqueter « rouges-bruns » les journalistes qui écrivent la vérité sur la situation dans les pays « en résistance » face à l’Empire et à ses alliés.
A titre d’information, nous donnons à lire par le lien ci-dessous une enquête de l’UPR sur le sujet. Si certains passages de ce document peuvent frôler « l’effet de halo » (O. Guyet, spécialiste de la méthode, aurait mauvaise grâce à s’en offusquer), il apporte néanmoins des éléments troublants et inédits sur cette affaire et il pose à Ornella Guyet 20 questions dont on attend la réponse avec gourmandise.
GS vendredi 17 juin 2011 
Le Grand Soir.
(Logo de l’article : d’après une œuvre du talentueux Michel Giliberti).
Pour revisionner le début du feuilleton :
suite complet
  • LE SITE « INDYMEDIA » est hébergé chez LAYERED TECHNOLOGIES Inc., très grosse entreprise américaine dont les principaux centres de traitement et de stockage des données se situent à Dallas (Texas), Kansas City (Kansas), Chicago (Illinois) et Cedar Falls (Iowa).
Par ailleurs, à en croire le site très bien informé DISCOVERTHENETWORKS.ORG, l’ensemble du réseau INDYMEDIA (IMC) recevrait une aide financière :
- du George Soros’s Open Society Institute,
- de la Fondation Ford (qui est l’un des habituels faux nez des services secrets américains),
- de la Glaser Foundation,
- et de la Tides Foundation (qui aurait versé à INDYMEDIA un don de 376.000 dollars en 2001).
Notons que la Tides Foundation reçoit elle-même ses propres fonds d’un grand nombre de fondations, parmi lesquelles la Fondation Rockefeller, mais aussi directement des fonds du gouvernement fédéral américain. Entre1997 et 2001, ces fonds gouvernementaux américains servant à financer Indymedia ont notamment compris :
- 395.219 dollars du Département de l’Intérieur of Interieur ;
- 3.350.431 dollars de l’Agence de Protection de l’Environnement ;
- 3.487.040 dollars du Département du Logement et du Développement Urbain ;
- 208.878 dollars du Département de l’Agriculture ;
- 39.550 dollars du Département de l’Energie ;
- 93.500 dollars de la « Small Business Administration » ;
- 10.986 dollars du Département de la Santé ;
- et 84.520 dollars du « Centers for Disease Control U.S. Agency for International Development ».
  • LE SITE « REBELLYON » est également hébergé aux USA, chez SWIFT VENTURES Inc, société américaine localisée à Seatlle (État de Washington) .
(Source : http://domaintraker.com/rebellyon.info) Nous n’avons pas trouvé pour l’instant l’origine de ses financements.

Nous dit IndyParis...

SUITE:
Article XI-Marie-Anne Boutoleau, une bien étrange journaliste !




Refus de publication d’une demande de « Droit de réponse » par Article XI
Marie-Anne Boutoleau, une bien étrange journaliste !

Ayant fait l’objet d’accusations extrêmement graves de la part de « Marie-Anne Boutoleau », prétendue « journaliste indépendante », dont le nom est un pseudonyme, dans un article du 28 mars 2011 publié par Article XI, Silvia Cattori leur a adressé sa demande de publication d’un « Droit de réponse ». 18 juin 2011 | Thèmes : Manipulation de l’opinion, Mensonges d’Etat
Ce droit lui ayant été refusé par le responsable du site, Jean-Baptiste Bernard, en arguant qu’il n’avait « aucune obligation - en vertu de la loi - à publier ce droit de réponse ; pour la simple et bonne raison que ladite loi a pris en considération le fait que vous puissiez le publier vous-même », Silvia Cattori publie ici la lettre adressée à Mlle Ornella Guyet, le 16 juin 2011, en réaction à ses allégations diffamatoires.
« Mademoiselle Ornella Guyet (alias Marie-Anne Boutoleau),
Je viens d’apprendre que votre nom à l’état civil est Ornella Guyet. Et que la prétendue « anarchiste libertaire » et « anti-fasciste » qui répand des accusations diffamatoires à mon encontre, en se cachant sous le pseudonyme de « Marie-Anne Boutoleau », c’est vous. Connaissant désormais votre véritable identité, je puis vous adresser ma plainte.
Dans un article signé « Marie-Anne Boutoleau », mis en ligne le 28 mars 2011 par Article11.info, titré : « Le Grand soir : analyse des dérives droitières d’un site alter » (http://www.article11.info/spip/Le-Grand-soir-analyse-des-derives), vous reprochez au site internet « Le Grand soir » la publication « d’auteurs issus de l’extrême droite ou de la mouvance conspirationniste », « d’auteurs ou de textes ouvertement fascisants et d’extrême-droite ».
Dans cet article vous citez mon nom - et celui d’autres personnes – parmi ce que vous vous permettez de qualifier de « tripotée d’auteurs louches – voire pis ». Pour en venir à associer, de façon grossièrement mensongère, mon nom à celui de deux personnes en particulier, que vous vous employez à déshumaniser ; l’une d’elle étant même qualifiée par vous de « soutien historique des négationnistes ».
Je n’ai jamais appartenu à aucun groupe ni parti. Votre manière de calomnier, de faire des amalgames et, par enchaînement, d’aller jusqu’à m’associer à des gens que vous vous employez à détruire politiquement et professionnellement - en les qualifiant systématiquement d’ « antisémites virulents » parmi lesquels, dites-vous, « figurent aussi des négationnistes reconnus », ayant créé « des sites et associations négationnistes particulièrement odieux » dont l’un serait, selon vous, « le plus lu de la mouvance négationniste française » - n’est qu’un procédé honteux et diffamatoire.
Vous dites à mon sujet dans votre article : « Silvia Cattori : journaliste suisse, admiratrice de Dieudonné et rédactrice de nombreux textes publiés par G. S. et P. [je ne mets que les initiales pour ne pas m’associer à votre chasse aux sorcières en jetant leurs noms en pâture], notamment dans La Gazette du Golfe et des banlieues ». Or, la seule chose qui soit exacte est que je suis une journaliste suisse. Tout le reste est faux ou mensonger.
Il se trouve que :
Je n’ai aucun lien, ni avec G. S., ni avec P., ni avec « La Gazette du Golfe et des banlieues. » Vérification faite, cette « gazette » n’est d’ailleurs pas publiée par ces deux personnes. Elle reprend, sans leur demander leur avis, des articles de quantité d’auteurs qui n’ont jamais demandé à y figurer (on y trouve par exemple des articles de, Benjamin Barthes, Régis Debray, Michel Bôle-Richard, etc.), chose que vous ne pouviez pas ignorer, puisque figure en tête de la liste des auteurs la mention « Ce numéro de la Gazette a été réalisé avec l’aide - volontaire ou involontaire – de … [suit la liste des auteurs publiés] ». Enfin, autre vérification faite, il se trouve que cette « gazette » a publié – encore une fois sans même que je l’aie su - non pas « de nombreux textes » comme vous le prétendez, mais quelques rares articles de moi, entre 2004 et 2006.
Quant à l’humoriste Dieudonné, qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que j’en serais une « admiratrice » ? En quoi le fait que j’aie, dans le cadre d’une enquête, interviewé l’humoriste - estimant utile de lui donner l’occasion de s’exprimer sur ses tribulations en une période où il était médiatiquement lynché, humilié, insulté, pour s’être livré, dans une émission de télévision, à un sketch qui visait la violence de colons juifs en Palestine – ferait-il de moi une « admiratrice » de Dieudonné ?
Les journalistes – je parle ici de ceux qui ont assez d’indépendance d’esprit et d’honnêteté intellectuelle pour ne pas hurler avec la meute - devraient-ils nécessairement admirer la personne sur laquelle ils enquêtent et partager toutes ses opinions ? Singulière conception du journalisme ! Et même, en admettant que je puisse admirer le talent de l’humoriste, en quoi cela justifierait-il que vous me désigniez comme un « auteur louche » ?
Vous vous présentez comme « journaliste indépendante ». Tout journaliste a des devoirs. Manipuler les faits de manière déloyale n’est pas conforme aux règles et devoirs liés à cette profession, et tout journaliste digne de ce nom a le devoir de rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.
En conclusion :
L’article mentionné, publié par Article11.info, signé « Marie-Anne Boutoleau », (Ornella Guyet), comporte des mensonges, des amalgames et des allégations diffamatoires, portant atteinte à mon honneur et à l‘exercice de ma profession. « L’antisémitisme », le « négationnisme », auxquels votre article associe mon nom, sont en effet des délits punissables par la loi. Or ce que vous affirmez à mon sujet n’a aucun fondement dans la réalité, et la diffamation est aussi un délit punissable par la loi.
Je vous demande par la présente de bien vouloir retirer de l’article mentionné les allégations diffamatoires à mon égard.
Je vous demande également de bien vouloir transmettre ce texte à JBB, (Jean-Baptiste Bernard), directeur de publication du site Article 11.info, dont l’adresse ne figure pas sur le site, avec ma requête de publier cette lettre comme DROIT DE RÉPONSE conformément à la loi.
Je vous adresse, Madame, mes salutations distinguées. »
samedi 18 juin 2011 (11h16) 

La suite ici: http://www.legrandsoir.info/analyse-de-la-culture-du-mensonge-et-de-la-manipulation-a-la-marie-anne-boutoleau-sur-un-site-alter.html

Haaaa même cette veille crevure de "bourrique a moustache" de S.Q est dans le coups ...

Du possible sinon j’étouffe...

 
A "mi-chemin" une création sonore de 20 min
autour de la révolution tunisienne
réalisée par "éphémère production"    
http://ephemereproduction.over-blog.com 
 
A écouter ... link

Remarks concerning recent declarations by a thinker of radicality


The adhesion of Rene Riesel[2] to the Encyclopedia of Nuisances[3] brings the latter [some] unexpected support. The EdN -- in the last few years become the publishers of a certain number of books that untiringly dwell upon the same generalities about the market falsification of the world and the alarming degree of this proliferation -- has been content to surf the growing wave of opposition to nuisances and to add to this wave a more "radical" tonality by the simple fact that the EdN refuses the customary reformist compromises (dialogues with institutions, experts, political parties, unions and NGOs[4] that are globally impossible to be associated with). Therefore, the sudden climb in the media of the star [Jose] Bove and his Confederation paysanne accorded a public aura that would be easy to exploit, especially if this exploitation presents itself as linked to a point of view (Riesel's) that is critical with respect to this very Confederation and if, supreme happiness, Riesel should join the Encyclopedia of Nuisances. Thus, with Riesel, the EdN has a new guarantor, who comes in the nick of time to replace Guy Debord, lost in 1987 in hardly promising circumstances[5] (upon which a leaden silence is scrupulously maintained, a veritable omerta of such a milieu) and this new guarantor, moreover, more easily authorizes a certain kind of activism.
These preliminary remarks being made, and simply intended to situate the strategic underpinnings of the public declarations of Rene Riesel, now become an "Encyclopedist," the essential obviously resides in the very content of these declarations.
Several themes are broached by Riesel: 1) the historical role of the S[ituationist] I[nternational]; 2) that of the rural world; and 3) that of scientific and technocratic rationality.
1) The Historical Role of the SI.
The remarks made by Riesel on this subject are passably ambiguous. Debord no doubt wrote "There is no longer opposition" at the moment at which he was writing, but he added that, "if history returns to us after this eclipse, which depends on factors still in struggle and thus on an outcome that no one can exclude with certainty, these Comments might serve in the writing of the history of the spectacle,"[6] thereby showing that, for him, history had not come to an end. No doubt Riesel confuses Debord with [Francis] Fukuyama, if not with the widow [Alice] Debord, for whom a fetishization of the disappeared has become a perfectly cynical, solipsistic marketing strategy. But the subsequent evolution of the [Guy] Debord persona, even if it did correspond to what Riesel affirms, obviously did not constitute a sufficient judgment of situationist theory: because to affirm this in a negative manner, one would only dismiss (in an inverted form) the identification of the theory with the person whom Riesel has reproached Debord for being; therefore, no theory is simply proven or refuted by the life of its author; on the contrary, it is the life that must be judged as compatible or incompatible with the theory. The only thing that proves or refutes a theory -- Debord expresses this quite well -- is the usage that future radical movements make of it.
In this context, it is fitting to recall that, in its issue #15, the EdN published a critique of the historical role played by the SI alongside a passably hypocritical judgment of Debord [himself] that sought to transform a banal killing-of-the-father into a fencing duel that counted upon the complicity of the adversary (the father, lulled by flattery, was supposed to assist without protesting his own burial): at the time, the EdN put on the kid gloves that Riesel has now taken off, and rejected the last publications of Debord by accrediting his persona with the prestige of the artist-adventurer who had personally succeeded, while Riesel today affirms that Debord's "aestheticization of his life," as well as his conspiracy theory, came to substitute for Debord's previous theoretical power, now become unless in a world without opposition. Of this, and of the general relations between Debord and the EdN -- of which Jean-Francois Martos' Correspondence with Guy Debord[7] gave such instructive glimpses -- Riesel does not breathe a word, which does not truly argue in favor of perfect honesty on his part.
Having thus made precise the circumstances that Riesel feigns to ignore and that he actively hides from his readers, it remains for us to focus on the affirmation that Riesel implicitly advances: the critique of nuisances has surpassed situationist theory and allows one to fight anew, which situationist theory no longer allows it.[8]
It is above all historically false to oppose the critique of nuisances and situationist critique in general. The journal I[nternationale] S[ituationniste], the publication of which was interrupted in 1969, had certainly not dealt with nuisances, and had possibly accumulated a certain retardation or myopia in this respect (although, at the time, ecological critique did not fill the streets, since the ecological misdeeds of industry were still of limited proportions); but the subject was broached in 1972 in The Veritable Split in the International[9] and one can believe with no possible error that [Jaime] Semprun and his entourage [at the EdN] were content, starting in 1980 (the publication date of [Semprun's] The Nuclearization of the World) to take up in Debord's thought this specific aspect of his critique, so as to completely forget the rest of it and so as to make a specialty of it, but without adding anything to the conceptualization.[10] The least that one can say is that one could not be more ill-advised than the EdN to reproach anything in Debord's thought, of which the EdN was only a partial rejection.
Thus the critique of nuisances has not surpassed the Debordian critique of which it, on the contrary, represents a tardy emanation and does not at all represent a superior stage of the old proletarian critique but, as necessary as the critique of nuisances is, it represents a potential danger to proletarian critique. Indeed, and one has already seen it practically, the critique of nuisances facilitates the rise of a reformed management (which Riesel quite justly calls the "party of the historically vanquished") more than the rise of radical democracy -- at least if it does not re-situate itself in the framework of a more global critique (it thus runs the exact same danger as that run by the old critique of economic liberalism, which emerged into nationalization and bureaucratic management). It is in this regard significant to ascertain at what point this subject [nuisances] has succeeded in eclipsing any other consideration in a journal like the EdN, just as it has in the various ecological dens.[11] At best, the EdN is to Debord what Marxism was to Marx, except that the production of nuisances has been replaced the private ownership of the means of production.
As Riesel recalls, it is true that, in the current conditions, the rejection of nuisances stirs up the public more than the critique of the spectacle, in the same way that the refusal of layoffs and unemployment have always made their victims react more strongly than the critique of capital as a mode of production. One can easily understand the reasons for this, but in what way can they be interpreted to the detriment of the most radical and comprehensive critique, which is quite obviously that of the spectacle and capital? Does not one see from the first glance the danger of such limitations and their opportunistic over-estimation? Does not all historical experience recall it? Is not the formidable talent of capitalism to survive entirely founded on the perpetual reiteration of such confusions? This awakening, as old as the beginning of the workers movement [itself], does not even surface in Riesel's remarks. They were made as if the refusal of the most recent performances of capital is equivalent to the refusal of capital itself: whereas everyone knows the point at which such implications promptly cover themselves in ridicule. And, in the EdN -- the orphan of Debordian tutelage, in the process of being involuntarily adopted by Theodore Kaczynski and Teddy Goldsmith[12] -- the critique of "industrial society" is on the verge of replacing that of capital and the commodity.
2. The historical role of the rural world.
Riesel's remarks concerning the peasant world are eminently self-contradictory. Riesel justly mocks the attempts to reassure the individual "with the return to pseudo-rural traditions, which would be a possible refuge for quality in agricultural products," but he nevertheless affirms that in the rural milieu, it has been possible for him "to reclaim practices that in many ways constitute the real wealth of humanity." This second phrase greatly limits the import of the first, because -- if it is necessary to reject the mediatic[13] affirmation of the maintenance of the rural world where it has already disappeared -- it is only fitting to also reject the very nature of this rural world such as it still exists. In the 1970s, when Mao's regime was exiling disgraced intellectuals and functionaries to rural penal colonies to purify them through contact with rural labor, the Western drop out[14] acted in complete liberty, discovering one, a hundred, a thousand places like the Larzacs[15] and the "wealth of humanity" in the deserted Causses; he thus escaped from the historical dialectic issued from the movement of [19]68, without confronting its unexpected prolongations. Marginal work was thus the idol of the time, for a generation of flower children, and hardly anything other than that. "There is no longer any peasantry in France," Riesel has found -- but why reject it? -- the class and milieu that individuals in love with emancipation fled like the plague ever since Greek Antiquity and throughout Western history, sealing their own destiny by becoming -- without regret and hardly any hesitation -- "farmers integrated into a segment of agro-industrial production," hidden salaried workers of the Credit Agricole [Bank], accepting the total loss of all autonomy under the pretext of becoming "modern"[16] and momentarily forgetting their historical unreality. It is not a question of weighing down under irony a class that finds itself exposed to the pressures of an irresistible force, and of which the vestiges survive in more and more miserable conditions, torn by the different sharks of the food-processing industry: the weak peasant masses are already sufficiently weighed down so that one can thank them by adding to their difficulties; but for all that it seems indispensable to recall that the peasant class presents all the traits that make it the dupe of religion, the State, private property, the narrowest morality and all of the traditions susceptible of obscuring the mind. To this finding, formulated and justified over the course of many centuries, Riesel opposes considerations such as this: "one finds in it attitudes towards life and especially social life that are quite antinomical to those of the dominant rationalism, a mode of life, in any case, less separated than what industrialization has ended up as, by reducing mankind to work and by colonizing free time." The less fragmented character of rural work was already what attracted the drop out[17] of post-68 and who went into ecstasy when he found out that one fed animals and that one took care of their maladies before finally taking them to the slaughterhouses. If, moreover, one personally harvests the hay that one then gives them to eat, and if one tans the pelts that one has taken from their bodies, does not one begin to brush up against the famous "total man" envisioned by the young Marx in somewhat different circumstances? No one, in sum, wants to understand that rural labor follows the evolution of all labor and that complete dehumanization is quite simply the merited destiny of [all] alienated labor, from which there is no return: because it is perhaps useful to recall, as a basic banality, that rural labor was and remains labor; that the peasant does not labor for his pleasure, but for his livelihood; and that his task, despite its archaic appearance, was as purely economic as the maneuver at Renault and the foreclosure at Assedic.[18] The degradation that ensued in one has nothing to teach the other, and who can be surprised by this?
Thus Riesel finds himself ascertaining that, on the one hand, the peasant world -- which remains uncriticized by him and considered in a non-historical fashion -- no longer exists and that, on the other hand, "one ascertains that, without peasant civilization, it is civilization itself that fails." This critical theory of a new type is thus that of a historically defunct subject; that of a cause that is irremediably lost; a series of posthumous comments; in short, a "negative dialectic" with respect to which that of Adorno could pass as an exuberant form of positivism.[19] Fortunately, Riesel's practice does not conform to his theory, since he is among those who have acted against the food-processing industry and who will surely do so again, among the quite-merited peasant revolts that the peasant class will foment before disappearing.
The supercession of the opposition between town and country -- of which the food-processing industry and the mercantilization of products, methods of production and rural places has only momentarily constructed the most sinister caricature -- must civilize the countrysides more than inherit their "civilization." There won't be any heritage.
3. The historical role of scientific and technocratic rationality.
[Riesel states:] "The stakes of the industrialization of agriculture, which reaches a final stage with genetic chimeras: it is a question, neither more nor less, of an attempt to definitively supplant nature (outside and inside man), to eliminate this last resistance to the domination of technological rationalism. A "reason" that wants to ignore -- and here practically suppressing -- whatever is not it, is, I believe, is the minimum definition of the delirium." These claims actually represent the sine qua non departure point of all critique of the modernized domination of nature, already exposed in a passably old work.[20] But as much as a delirium, it is a question of a merciless war, condemned to be pursued to the extreme, that exchange-value fights against use-value, a war "that smolders at the very heart of the simple market form." "The market war (...) is the absolute form of war, the unlimited and immoderate search for destruction, the blind indifference to the survival of its protagonists and to a post-war period that it cannot even conceive of (...) The war that exchange-value and its power of abstraction have declared upon all of reality is of another kind: because it can only end when there are no more combatants; no kind of peace can be reached by the commodity, which reasons as if it came from another world and with absolute scorn for ours -- which is nevertheless its only terrain of action, to our great misfortune."[21] The gigantic tunic of Nessus[22] that capital imposes on the real fatally burns its skin, but this is not -- as some people think -- a question of reason or irrationality: it is a question of the enslavement of reason, because there exists no other irrationality than enslaved reason. nature only being taken as an initial and exhaustible reservoir of primary matter, capital has made its formal appropriation -- fragile because easy to contest -- follow its real appropriation, that is to say, the penetration of matter, the detournement of genetic programming, [and] the confiscation of the capacity to reproduce the living.
The war of exchange-value against the real has enlisted rational and scientific capacities in its camp. These will thus not be the last that are implicated in their principles, but rather their mercenary status and the rational degradation that imposes this servile state on them [will be]. The blindness of science is not consubstantial with it, but the rictus that shows that it has sold its soul to the devil and that it prefers to become the contrary of itself rather than break its pact with power and money. When the system of dominant alienation "unreasons" in terms of use-value, it is simply that it is reasoning in terms of exchange-value.
It is still necessary to return to the principle that the SI established and that the EdN has stupidly rejected: the confrontation over change. Because in the resistance to the frenzy of change of capitalist-commodity society, one will see the multiplication of the positions that call for falling back on an imaginary past, and it will be necessary to be opposed to them as well as to the principal enemy.
February 2001

[1] Author's note: Rene Riesel, The progress of submission moves at a frightening speed, Liberation, 4 February 2001. [Translator's note: this interview with Riesel was subheaded "From Situationism to the Peasants' Confederation: A Radical Thinker."]
[2] A member of the Sisyphus anarchist group (with Christian Sebastiani) and active in the occupations movement of May 1968, Riesel joined the SI at the age of 16 in June 1968. Riesel did not do well in the SI: he was unable to successfully discharge his responsibilities as one of the editors of Internationale Situationniste, which did not come out after Debord resigned as its editor-in-chief in 1969. (One of the articles that consequently never got published was Debord's groundbreaking essay The Sick Planet.) One of the "contemplative" situationists, Riesel was excluded from the organization in September 1971.
[3] The Encyclopedia des Nuisances ("Encyclopedia of Nuisances") was a journal and publishing house founded by Jaime Semprun and the ex-situationist Christian Sebastiani in 1984, in the wake of the assassination of Guy Debord's friend, publisher and film producer, Gerard Lebovici. Note that "nuisances" here does not refer to small irritations of individual sensibilities, but to great dangers to the general public.
[4] Non-governmental organizations.
[5] For an account of this falling out, see the text by Jean-Francois Martos and Jean-Pierre Baudet entitled The Encyclopedia of Powers.
[6] Author's note: Comments on the Society of the Spectacle, Chapter XXVII. [Translator's note: In point of fact, Guy Debord does not say anything of the sort. In Chapter XXVII, Debord merely quotes from Thucydides' The Peloponnesian War (Book VIII, Chapter 5), which he introduces with the suggestion that this is "something that has relevance to the situation in which we find ourselves."
[7] See both Martos' preface to this book and his comments on its subsequent interdiction by Alice Debord and the Librairie Artheme Fayard.
[8] Author's note: In this respect, it is useful to avoid a quite tiresome confusion that one finds in Riesel between situationist theory (elaborated and expressed by a group between 1956 and 1969) and Debordian theory, which was pursued until the man's death in 1994. [Translator's note: we have observed this distinction in our statement about the 50th anniversary of the founding of the Situationist International, though we found it necessary to conclude that, while Debordian theory remains relevant to today (2007), situationist theory does not.]
[9] Author's note: Issue #15 of the EdN still recalled this fact; Riesel has now forgotten it. [Translator's note: see theses 14-17 in Theses on the SI and Its TimeThe Real Split in the International).] (the main essay in
[10] Author's note: It was only later, after refusing to do so for a long time, that they read [Theodor] Adorno and cited [Hannah] Arendt, so as to escape the stupefying narrowness of the pro-situ corpus. It even seems that they would have been on the verge of discovering [Gunther] Anders. Like all the tardy attempts at catching up, theirs, alas, served less to enrich critical theory than to lead it astray, to literally deprive it of its critical character. The bio-regionalismThe Ecologist, the French version of which Riesel regularly publishes in, is the obsolete ideology that has taken the place of critical theory for university scholars and Anglo-Saxon researchers who have no ties -- neither theoretical nor practical -- to the history of the movement of social contestation. For these specialists in the nuisance, the enemy to defeat is not the capitalist-commodity society, of which it is necessary to think, but industrial society, of which it is sufficient to look at. professed in the pages of
[11] Author's note: To the point that Riesel and the EdN are very proud of distinguishing themselves from some of the competing anti-GMO activists by not only taking exception to private research in and manipulation of genetic material, but public as well. They publish and post tracts that emphasize this astonishing radicality. What audacity! It is as if one dared to criticize [the Department] of National Education, the CNRS, Assedic or even a [government] minister! It is thus necessary to fearlessly have a foreboding of a veritable break in contemporary French history: the taboo of the public can be broken if the EdN persists and signs.
[12] Theodore Kaczynski is the real name of the "Unabomber," a American terrorist whose sexist and homophobic "manifesto" -- Industrial Society and Its Future -- was published because, in exchange, he promised to stop attempting to maim and kill people. Edward ("Teddy") Goldsmith is a wealthy Anglo-French environmentalist who founded The Ecologist in 1970.
[13] The French here is mediatique, for which there is no equivalent in English. Using genetique ("genetic") as our model, we have rendered it as "mediatic." It means more than simply media-related or mediatized, and suggests the spectacular.
[14] English in original.
[15] A limestone karst plateau in the southern part of the Massif Central in France.
[16] Author's note: Only 1% of agriculture in France is organic.
[17] English in original.
[18] The Association for Employment in Industry and Trade, a private organization.
[19] Adorno's Negative Dialectics (1966) was particularly pessimistic concerning the possibilities for proletarian revolution in capitalist societies.
[20] Author's note: Chernobyl: Anatomy of a Cloud, Editions Gerard Lebovici, 1987, p. 47: "'Scientific' understanding does not like to see spring up in front of it the irruption of the real, the rationality of facts, reason as such, of which it strives to construct an establish misrecognition, the scholarly denial; the rationality that appears to it as a double, a pitiless rival, the advance of which persists in relegating it -- despite its remarkable progress in sectoral knowledge -- to the state of animist superstition that has become a form of practice." [Translator's note: this book was written by Jean-Pierre Baudet.]
[21] Author's note: ibid.
[22] In Greek mythology, Nessus was a centaur that was killed by Heracles, who was in turn killed by its tainted blood.

(Translated from the French by NOT BORED! August 2007. Footnotes by the translator, except where noted.)

jeudi 16 juin 2011

Au cœur de toutes les inquiétudes

La Grèce au cœur de toutes les inquiétudes

 Vue de Tarnac

Das Unbehagen in der Kultur

Fumeur de bisounours
 (à propos de la condamnation du situationniste Uwe Lausen)

« Nous ne sommes encore qu’une avant-garde : d’autres arrivent. Nous sommes un cauchemar dont le sommeil de la culture ne se débarrassera plus. »
Déclaration du 25 juin, sur les procès contre l’I.S. en Allemagne fédérale.

« Munich, 25 juin (A.P.) — Pour la troisième nuit consécutive, plusieurs milliers de jeunes gens se sont heurtés au service d’ordre samedi soir dans le quartier de Schwabing. Des groupes de “blousons noirs” et d’étudiants ont sillonné les rues en tentant de renverser les voitures qui y stationnaient… À l’issue des heurts, qui ont fait 14 blessés, dont 7 policiers, 19 arrestations ont été opérées, ce qui porte à 78 le nombre de jeunes gens appréhendés en trois jours. »
Le Monde, 26-2-62.

Le 25 juin dernier, une déclaration de l’I.S. attirait l’attention sur le jugement imminent, à Munich, d’Uwe Lausen, inculpé pour sa participation à diverses publications de la section allemande de l’Internationale situationniste.
Le 5 juillet, Uwe Lausen a été condamné à trois semaines de prison. Les attendus lui reprochent, entre autres attaques contre tous les aspects de cette société, d’avoir bafoué « l’honneur de Dieu » — il fallait y penser ! — et le sentiment moral du public.
Les précédents procès de Munich n’ayant abouti qu’à des peines de prison avec sursis, Uwe Lausen se trouve être le premier situationniste emprisonné pour délit d’opinion. Dans la mesure où il avait été menacé d’un an de « rééducation » dans une prison pour mineurs, ce verdict est une relative victoire de sa défense.
Nous remercions toutes les personnes, et tous les groupes, qui ont manifesté leur appui à Uwe Lausen dans ces circonstances. Le mouvement en sa faveur a été particulièrement large, en dehors de l’Allemagne, dans la zone de la section scandinave de l’I.S. ; et d’autre part dans la ville d’Anvers.
Peut-être doit-on compter aussi, dans les hésitations de cette étrange justice, la conscience d’être, même au sens conventionnel bourgeois de la justice, d’étranges juges ? C’est, en effet, dans les mêmes jours que l’opinion mondiale apprenait qu’environ deux cents personnalités judiciaires de l’Allemagne fédérale étaient maintenant invitées à une retraite anticipée pour avoir été les travailleurs d’élite des tribunaux nazis, les recordmen du monde en vitesse de condamnation, à la blle époque où ils avaient à défendre l’honneur hitlérien de Dieu.
Ce « malaise dans la société », dont parlait Freud, a pris depuis trente ans d’étonnantes proportions, des vieux camps de la mort aux actuelles banlieues de la survie. On sait maintenant qu’il relève d’une psychanalyse nouvelle. Nous montrerons le contenu latent des manifestations des nouveaux rebelles — qui sont en train de trouver une cause (« les situationnistes exécuteront le jugement que les loisirs d’aujourd’hui prononcent contre eux-mêmes », I.S. n° 1).
Ce procureur de Munich, qui parle si facilement de « balayer toute cette racaille jusque dans les caves dont ils sont sortis », n’aura pas la tâche facile. Des plus diverses façons, il n’a pas fini d’entendre parler de nous.
16 juillet 1962
Pour l’I.S. : Debord, Vaneigem
Édité par l’I.S., 32 rue de la Montagne-Geneviève, Paris 5e.

Ce tract (« Le malaise dans la civilisation »), paru en français et illustré par une photo d’Uwe Lausen, sera aussi publié en danois dans le premier numéro de la revue Situationistisk Revolution, en octobre 1962.
En geste de solidarité, Asger Jorn peignit et exposa la même année aux États-Unis A Portrait of a Poet as a Jong Prisoner Uwe Lausen.

Das Unbehagen in der Kultur (ang. dommen over situationisten Uwe Lausen)

“Vi er endnu kun én avantgarde: andre vil komme. Vi er et mareridt, som kulturens søvn ikke mere kan blive fri for.”
Erklæring af 25. juni vedr. processen mod S. I. i Den Tyske Forbundsrepublik.

“München 25. juni (A.P.) – Lørdag er for tredje nat i træk flere tusinde unge mennesker stødt sammen med politiet i Schwabing området. Grupper af ‘læderjakker’ og studenter gennemkrydsede gaderne og forsøgte at vælte de parkerede vogne. Ved sammenstødene blev 14 sårede, deraf 7 politibetjente, og der foretages 19 arrestationer, hvorved antallet af unge, der er arresteret i løbet af 3 døgn, hermed kommet op på 78.”
Le Monde, 26. juni 1962.

Den 25. juni henledte en erklæring fra S.I. opmærksomheden på den nært forestående dom i München over Uwe Lausen, der var anklaget for sin medvirken i forskellige publikationer udsendt af Situationistisk Internationales tyske sektion.
Den 5. juli blev Uwe Lausen idømt tre ugers fængsel. Han blev i præmisserne anklaget for, foruden angreb mod hele dette samfunds forskellige sider, at have krænket “Guds ære” — det skal nok kunne mane til eftertanke! — og at have krænket den offentlige blufærdighed.
Da de foregående processer i München kun resulterede i betingede fængselsstraffe, er Uwe Lausen således den første situationist, der fængsles for sine meninger. I betragtning af, at han blev truet med et års genopdragelsesophold i et fængsel for mindreårige, er kendelsen en relativ sejr for hans forsvar.
Vi takker alle personer og alle grupper, som har ydet støtte til Uwe Lausen i denne sag. Arbejdet til gavn for ham har, udenfor Tyskland, været særligt stort i det område der dækkes af S. I.’s sektion i Skandinavien: og desuden i byen Antwerpen.
I overvejelserne overfor denne mærkelige form for retfærdighed, må man måske også tage hensyn til dommernes samvittighed over, selv i den konventionelle borgerlige betydning af retfærdighed, at være nogle besynderlige dommere? Det var nogenlunde på samme tidspunkt at verdensopinionen erfarede, at omkring 200 personer i det tyske justitsvæsen nu havde fået tilbud om at trække sig tilbage før tiden, idet de havde været elitearbejdere ved de nazistiske domstole og indehavere af verdensrekorden i hurtig domfældelse i den skønne tid, hvor de skulle forsvare de hitlerske guders ære.
Dette “ubehag i samfundet”, som Freud talte om, har i løbet af 30 år antaget et forbavsende omfang, fra gamle dødslejre til det nuværende grænseområde af et liv i dødens skygge. Man ved nu, at det afhænger af en ny psykoanalyse. Vi vil vise det latente indhold i de nye rebellers manifestationer — som er på vej til at finde en årsag (“situationisterne vil eksekvere den dom, som fritiden i dag udtaler mod sig selv” — tidsskriftet I.S. nr. 1).
Denne prokurator fra München, som så let taler om at “feje hele dette rak lige ned i de huller, de er kommet fra”, vil ikke få noget let hverv. Sagt på en anden måde: han vil stadig høre mere om os.

For S. I., Debord – Vaneigem

mercredi 15 juin 2011

Steal this book


Now that Semiotext(e) -- after thirty years of ignoring Guy Debord and the other members of the Situationist International in favor of such ex-Maoist "post-structuralists" and "post-modernists" as Jean Baudrillard and Michel Foucault -- has published its translation of volume I (June 1957-August 1960) of Guy Debord's letters, I know you fuckers are expecting me -- the guy who has been translating and uploading these letters to the Internet for free for the last four years -- to write one of my patented, very detailed and thoroughly devastating 5,000 word critiques. But frankly I can't be bothered. And so y'all are going to have to content yourselves with the following list, presented en vrac:
1) the entire volume is presented exactly as it was in the original French, which means this volume says that it is the first of six such volumes, when in fact seven were necessary;
2) the translators have reproduced all of Alice/Fayard's footnotes, but have added none of their own; untranslated texts that are referred to by Debord have been left untranslated; the book also does not include an index or a list of "Who's Who"; as a result, the people, publications and events described can be unnecessarily difficult to follow;
3) the back cover claims that these letters are "published here for the first time in English," as if what appears on the Internet is not "published" and therefore isn't real and/or doesn't exist;
4) the back cover insists that the Situationist International was a "cultural" avant-garde, a "cultural movement" with a "cultural mission," and completely ignores and thereby falsifies its political character -- and this at a time when Guy Debord continues to inspire and be cited by political revolutionaries in France and Greece, who would not recognize themselves in, nor would they settle for, what Semiotext(e) calls "a complete transformation of personal life within the Society of the Spectacle" (emphasis added);
5) After waiting to see how well this book sells -- McKenzie Wark's preface suggests that it will be marketed to "today's individualist sensibility," "to an ear trained by the Cold War to protect its precious individualism," "the individualist sensibility of what Debord will call 'bourgeois civilization,' " and (worst of all) "the contemporary reader" -- Semiotext(e) is going to try to convince Alice/Fayard that publishing translations of all seven volumes in their entirety isn't commercially viable, and that, after 1969, "superfluous" letters will need to be edited out,[1] thus placing the full weight of the series on the first two or three volumes, which of course will be complete;
6) The overall effect of this operation will be just like Tom McDonough's Guy Debord and the Situationist International: Texts and Documents, which emphasized the early "artistic" SI at the expense of the later "political" SI, but much worse because Debord's entire life will be reduced to what he did between 1957 and 1967, and the English-speaking world will once be deprived of the opportunity to learn about the explicitly political work Debord did in Portugal in 1974 and 1975, Italy in 1975 and 1976, Spain in 1980 and France in 1986 and 1987;
7) Of course, Guy Debord himself would have hated such a weighting, which not only concerns the SI, but his whole life. He would have been familiar with it from Greil Marcus' Lipstick Traces (1989) and the various exhibitions of "situationist" art works held at the Pompidou Center and the Institute for Contemporary Arts that same year. And, even worse for Semiotext(e), Debord diagnosed the motivations behind such weightings in his letter to Pascal Dumontier dated 24 October 1989:
"This exhibition wanted to evoke the origins of the SI by refusing and hiding its destiny. 'Becoming is the truth of being.' This phrase by Hegel can be applied, even better than elsewhere, to revolutionary efforts (and often to their detriment, of course). The museographs have thus assembled the 'artistic victims' sacrificed by the SI, who except for [Asger] Jorn, who was not a victim, but one of the lucid protagonists wouldn't ever be gathered together in a museum if they had not once upon a time had such important and bad associations. Which are only important and bad thanks precisely to May 68."
I believe that this is why McKenzie Wark's preface is preoccupied with the theme of exclusion, which is mentioned and discussed a total of eight times in the course of a 22-page-long text: he knows full well that, had Debord been alive, he would have tried to prevent and, failing that, would have publicly denounced, such blatantly reactionary moves as those made by Fayard and Semiotext(e);
8) Just like the yellow journalism of Stewart Home, Andy Merrifield, Andrew Hussey, and Nathan Heller, McKenzie Wark's preface to this volume is hostile and suspicious, presenting Debord as if he were a career-minded, manipulative Communist-Party-style apparatchik. Does Semiotext(e) seriously think "the contemporary reader" is going to be interested in and want to buy a book by such a caricature?
9) Wark's preface (which we suspect was actually written by Sylvere Lotringer)[2] mentions none of the considerable controversy that, from start to finish (1999 to 2008) surrounds the publication of this series of volumes: a) the fact that in 1999 Alice/Fayard suppressed a book by Debord's former historian and friend Jean-Francois Martos, who actually produced a real volume of correspondence in which two people exchange letters; b) the fact that Michele Bernstein refused to allow any of Guy's letters to her to be printed, which completely undermined the integrity and legitimacy of the entire project, given the unique importance of this woman to Debord's life, politics and thought; c) the fact that none of the letters addressed to Alice herself, Jacqueline de Jong or Michele Mochot-Brehat are included, either; d) the fact that Debord's former friend and physician Michel Bounan condemned Alice in 2000 because Fayard is merely the publishing arm of a huge corporation that makes and distributes military weapons; and e) the fact that, in 2006 and 2007, Debord's former friend and collaborator Jean-Pierre Baudet -- as a protest against all of the above, but especially the fact that Alice/Fayard's "Correspondence" is not a correspondence precisely because none of the letters addressed to Debord are included -- insisted that none of the letters Guy addressed to him be included in Volumes 6 and 7, and that his name be replaced by an "X" in those instances when he is referred to;
10) the entire book is thus both an Orwellian suppression of these relevant and important historical events, and an implicit validation and approval of the similar suppressions that preceded it and made it possible.

Bill Not Bored 22 January 2009

[1] Email correspondence with Semiotext(e)'s Hedi El Kholti, 20 January 2009.
[2] In an email sent 22 january 2009, Wark maintained that he is the one who wrote it. Tant pis.

De la légitimité de frauder les minima sociaux et de quelques conseils à cette fin

 Quand la fraude aux minima sociaux devient légitime

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque.
À te regarder, ils s’habitueront
René Char
 
Tandis que nos sommités s’acharnent à vouloir réduire l’impôt sur la grande fortune tout en s’en prenant à l’assistanat et aux bénéficiaires « cancéreux » du RSA, il serait intéressant de nous interroger sur la légitimité pour les plus nécessiteux de recourir à la fraude pour satisfaire leurs besoins élémentaires.
Mauvais arguments
D’abord, éliminons l’idée qu’il puisse y avoir une légitimité à justifier la fraude par le bas au seul prétexte que d’autres ne se gênent pas. A commencer par les margoulins des sommets qui se goinfrent sans vergogne à grands coups de paquets fiscaux et fourberies légales. L’attitude classique du “œil pour œil, fraude pour fraude” ne conduit qu’au désordre, au n’importe quoi et pour finir au triomphe de la loi du plus fort. Bottons ensuite les fesses aux habituels contre-arguments sentencieux :
• « frauder les minima sociaux est injuste pour ceux qui suent sang et eau à travailler pour un misérable SMIC » : manœuvre classique des plus aisés pour diviser les plus nécessiteux ;
• « la fraude, le travail au noir, les escroqueries en tout genre lèsent et appauvrissent la collectivité » : faux puisque le produit financier de ces prétendues “arnaques” est immédiatement réinjecté dans l’économie réelle ;
• « la loi s’impose à tous » : faut-il encore, comme on va le voir, que la loi soit légitime !
Les droits de l’homme légitiment la désobéissance civile
En réalité, il n’est pas à chercher très loin pour trouver une légitimation à l’acte de désobéissance civile qu’est la fraude aux minima sociaux.
Un seul article de la Déclaration universelle des droits l’homme de 1948, celle-là même qui fonde notre République, y suffit :
« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires » (article 25)
Dans un pays regorgeant de richesses et des moyens matériels ou humains pour les produire, ceux qui privent une frange de plus en plus importante de la population des moyens financiers suffisants pour satisfaire ses besoins vitaux élémentaires se délégitiment eux-mêmes et délégitiment les lois qu’ils prétendent faire appliquer.
D’insupportables leçons de morale
À l’inverse, ceux que l’organisation sociale et économique d’un pays riche maintient sans raison valable en-dessous du seuil de pauvreté (880 euros en France) sont parfaitement légitimés à recourir à tous les moyens nécessaires pour satisfaire leurs besoins vitaux.
La fraude, le système D, la menue rapine, le travail au noir, la saisie autoritaire des biens de première nécessité qui font défaut peuvent légitimement être considérés comme des armes de légitime défense. Comme le pain de Jean Valjean dans les Misérables de Victor Hugo.
Les malversations des classes dominantes, même légalisées par ces dernières, sont, elles, assimilables à de vulgaires actes de crapulerie sans autre motif que la soif de domination. Que dire alors des insupportables leçons de morale que certains de leurs éminents représentants infligent aux autres ?
« Quand quelque chose nous apparaît non légitime, même si c’est légal, il nous appartient de protester, de nous indigner et de désobéir » (Stéphane Hessel)
Précisions : L’article 25 de la DDHC n’est pas retenu dans le bloc constitutionnel de 1958 qui se limite aux 17 premiers articles. On retrouve néanmoins son équivalent dans l’article 11 du préambule de la Constitution de 1946, qui lui fait parti de ce bloc, je cite :
11. Elle (la Nation) garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. (source Legifrance.)

Quelques conseils...

Avec le battage travailliste forcené qui vient de reprendre à droite, cela fait du bien que d’autres points de vue s’expriment.
On pourra consulter les éléments du débat public tel qu’il est présenté dans le journal officiel de tous les pouvoirs, et aussi la prose d’Actuchômage à ce sujet, ici ou
Oui, de ces minima, il est légitime de contourner l’insuffisance et l’arbitraire par la fraude. Et ni monsieur Hessel, ni l’indignation n’ont à voir avec cela. C’est affaire de nécessité et de choix, d’acte et pas de posture morale.
Il faut souligner un paradoxe, tout comme la loi crée… des illégalismes, ces minima imposent, par leur fonctionnement même, des modalités de fraude. Exemples.
Faire mine d’être "isolé"
Le fait que le RMI/RSA ne soit pas un revenu individuel conduit à essayer de dissimuler, lorsque c’est possible, toute vie maritale ou non isolée. En effet se déclarer en couple revient, si le, la conjoint/e dispose d’un revenu (salaire, alloc chômage, AAH, etc.) supérieur ou égal à 630 euros, à être privé de RSA. Lorsque le conjoint gagne moins, cette somme sera néanmoins déduite du droit versé : celui-ci est dégressif en fonction de la taille et des revenus du ménage. Pour obtenir les 410€ d’un RSA individuel et pas la moitié d’un RSA couple (630 divisé par deux), on doit donc essayer de rentrer dans les clous de l’"isolement", quitte à se doter d’une existence administrative relativement distincte de la vie réelle (être scindé, un peu de schizophrénie créatrice en somme). Ce que la CAF sait pertinemment, elle qui suppose lors de des contrôles et visites domiciliaires que les allocataires "isolés" ne le sont pas (ce quelle a à charge de 5prouver et ne peut se contenter d’affirmer).
Se dire non étudiant
Ces revenus sont souvent officiellement destinés à favoriser l’insertion (on veut notre bien, c’est sûr…), mais ils sont interdits à bon nombre de ceux qui justement... s’insèrent. Ainsi le RSA est-il interdit aux étudiants… sauf de très rares cas ou une reprise d’étude s’effectue, avec l’aval du Conseil général, dans le cadre de l’insertion. Si passé 25 ans on a pas de bourse, de parents qui soutiennent, un taff ou plusieurs qui permettent de subvenir à ses besoins, il est alors logique de chercher à dissimuler la poursuite ou la reprise d’études. Pour s’inscrire au RSA (qui se cumule partiellement avec des emplois déclarés mal payés), il faut juste éviter d’être à la sécu étudiant (avoir la Sécu salarié, chômeur, ou la CMU) et/ou d’être déclaré à charge des parents sur leur déclaration fiscale annuelle. Ou en tout cas expliquer que c’était le cas avant mais que tout ça est terminé…
Jeunes : faire couple pour un demi RSA
Pour les moins de 25 ans qui n’ont pas droit au RSA (cette interdiction d’accès est une contribution socialiste aux inégalités qui date de la création du RMI, en 1988), sauf si ils ont au moins un enfant, il est une voie d’accès : se déclarer en concubinage ou se pacser avec un allocataire du RSA permet d’accéder à une fraction d’un RSA désormais calculé pour un couple. On voit donc des formes d’entraide où un allocataire accepte de se déclarer en couple pour qu’une autre personne interdite de RSA en raison de son âge puisse toucher les 220€ qui s’ajoutent au 410€ du RSA de l’isolé… Attention : cela suppose un peu de soin (ne pas avoir des existences administratives visiblement contradictoires) et une relation de confiance histoire d’être en mesure de suivre correctement son dossier (avoir les infos sur les courriers reçus en temps en en heure, etc.), jouer le jeu - ce qui ne veut pas dire se soumettre - avec le maximum de cartes en mains.
On pourrait citer bien d’autres exemples de fraude (ainsi ne pas aller aux convoc de Pôle emploi, voire ne pas leur répondre au téléphone, est-il censé être illégitime et punissable de radiation mais en fait….). Il faudrait d’ailleurs le faire pour partager le plus largement possible les manières de ne pas perdre sa vie à la gagner et d’éviter un dénuement trop brutal. Vous pouvez d’ailleurs nous envoyer recettes et conseils à permanenceprecarite@cip-idf.org, nous publierons ce qui peut l’être sans causer de dommages aux allocataires et ayant droits, assorti de l’anonymat de rigueur.

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