jeudi 31 mars 2011

Compétences, compétition et bellum omnium contra omnes


L'évaluation est devenue la condition générale d'une possibilité de socialisation des individus. Elle ne l'est pas devenue ainsi uniquement par simple choix politique ou idéologique (quoique l'idéologie puisse être une assise afin de structurer la société eu égard aux nécessités du moment) ou par effet direct de la « raison instrumentale » en oeuvre dans les sociétés industrialisées.
L'évaluation répond à une demande pressante d'une classe sociale, celle des capitalistes, eux-même personnifiant alors la chose sociale lancée à toute allure sur les rails de son auto-accumulation, le capital, et ce au sein de chacune des unité autonomes où s'effectue cette accumulation, les entreprises. Elle s'inscrit dans la logique immanente à la valeur.
Tout individu dont le destin est d'entrer dans la « vie professionnelle » ou qui s'y trouve déjà, les chômeurs, travailleurs, les enfants qui s'y préparent (au chômage ou au travail, au chômage puis au travail puis....) en ingurgitant les « programmes » scolaires, se voient désormais soumis au rythme des évaluations. Par le biais d'examens, de tests professionnels ou d'entretiens individuels, les évaluations deviennent la mesure de nos soumissions mutées, en phases avec la loi implacable de la valeur et de ses agents. Chacun à son niveau, chacun dans son domaine de connaissance ou d'aptitude, il s'agit d'entrer dans des critères de commensurabilité et de se conformer à une discipline d'auto-adaptation. Les évaluations ont donc pour rôle de positionner chaque individu eu égard à ses aptitudes et son comportement (aptitude à se soumettre aux règles de la dé-personnification afin de pouvoir se loger dans sa case) par rapport à tel ou tel critère de référence en adéquation avec la situation du procès de production à un moment donné. Le but est d'objectiver ce qui pouvait jusqu'à présent paraître comme trop subjectif, trop incertain, et donc entrainer des différences d'appréciation d'un employeur à un autre quand à la valeur professionnelle de tel ou tel individu et donc pouvant nuire à un besoin de rationalisation du coût de main-d'œuvre ; celle-là exprimant le besoin vital pour le capital d'exorciser de son monde le spectre d'une totale obsolescence du travail vivant générateur de plus-value.
La recherche d'aptitudes et le classement selon des socles de compétences reconnues par les différentes institutions (éducation nationale, organisations patronales, union européenne,....) déterminent de façon croissante les choix d'orientation et de formation opérés par les individus afin de pouvoir répondre à la demande exercée par les employeurs, et se présenter au devant d'eux, par le biais de « passeports » validant leur parcours, avec une chance de pouvoir s'intégrer au procès de production. C'est le but notamment en France, dans le « cadre européen des certifications pour l'éducation et la formation tout au long de la vie » (2008), au travers du « livret de compétences » (1). La dynamique au sein de laquelle sont engagés les institutions de formation et d'éducation ainsi que le marché du travail vise à accroitre l'adaptation de la force de travail aux besoins du capitalisme moderne en fonction de la situation actuelle des procès de production et de circulation par rapport aux possibilités présentes d'auto-valorisation de la valeur. Sa conceptualisation, au travers des différents outils mis en œuvre pour se faire, dès lors qu'elle se réalise dans une logique politique néo-libérale quasi généralisée de nos jours en ce début de 21ème siècle, ne doit pas faire oublier (ou voiler le fait) qu'elle s'explique ontologiquement par la dynamique propre au capitalisme (celle de la valeur), et donc qu'elle est historiquement déterminée par le cycle infernal de cette folie déshumanisante et par sa situation en ce début de 21éme siècle. Face aux exigences inhérentes à une concurrence débridée mondialisée, mais néanmoins d'essence systémique, la marchandise-force-de-travail, portée sur le marché du travail par des individus dont la formation « disciplinaire » se doit de répondre à un utilitarisme réducteur (réalisation d'un en-soi versus réalisation de soi ou l'art et la manière d'expurger la vie d'une construction sociétale d'un homme-type-robot), est en demeure de correspondre à une valeur d'échange équivalente à ce que les capitalistes sont aptes à proposer sur ce marché par le biais des rémunérations (ou, reproduction rationalisée de la force de travail en des « temps difficiles »).
Max L'Hameunasse (février 2011)
 

Infos utiles CRIIRAD


http://www.criirad.org
PDF CRIIRAD
Les niveaux de radioactivité relevés dans la mer près de la centrale - environ 4300 fois la norme tolérée - plongent Tepco dans une équation difficile à résoudre. De tels niveaux montrent qu'il existe des fuites dans les réacteurs. L'arrosage de ces derniers - indispensables pour les refroidir - conduit donc à une contamination de plus en plus grave des alentours de la centrale et risque, à son tour, d'empêcher les sauveteurs d'approcher pour arroser. C'est pourquoi l'urgence, pour l'opérateur japonais, est de traiter l'eau contaminée. Les experts d'Areva doivent apporter "des idées" sur la question.
Les Japonais découvrent tous les jours les multiples retombées de la contamination radioactive liée à la catastrophe de Fukushima. Ainsi, l'agence de presse Kyodo News, citant la police locale, indique que 1 000 cadavres de victimes du tsunami, situés dans la zone des 20 km autour de la centrale, ont été exposés à des niveaux élevés de rayonnement.
Impossible de les rendre à leur famille ni de les enterrer sans risques : faudra-t-il les décontaminer ?
La contamination gagne du terrain
La radioactivité semble gagner du terrain au Japon. Sur terre, la chaîne japonaise de télé NHK indique que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a détecté, dans un village situé à 40 km de la centrale, des niveaux d'iode 131 et de césium 137 dans le sol deux fois supérieurs à la norme justifiant une évacuation de la population.
En mer, la presse japonaise fait état aujourd'hui d'une concentration d'iode radioactif 131, mesurée par l'opérateur Tepco à un niveau 4 385 fois supérieure à la norme, à 300 mètres de la centrale, en augmentation constante depuis cinq jours. 
source

mercredi 30 mars 2011

Des mendiants, esclaves nucléaires au Japon



Fukushima: De l'iode radioactif 3555 fois supérieur à la norme

Un taux d’iode radioactif 3.355 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans l’eau de mer prélevée à 300 mètres au sud de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est du Japon), a annoncé mercredi l’opérateur Tepco. Il s’agit du plus haut niveau mesuré d’iode 131 depuis le début de la catastrophe déclenchée le 11 mars
Les entreprises japonaises recrutent des SDF, personnes sans-abri pour nettoyer les centrales nucléaires. Beaucoup meurent de cancer. La Cronica a parlé avec les protagonistes de ce scandale inconcevable.
Les autorités policières ont confirmé avoir renoncé à recueillir le cadavre d’un homme retrouvé à Ôkuma, préfecture de Fukushima, à l’intérieur de la zone de 10 km de rayon autour de la centrale N°1 de Fukushima. Il a été estimé que son transport était impossible en raison du taux élevé de radioactivité présenté par le cadavre.
 
Il y a toujours un emploi dans le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Fukushima pour ceux qui n'ont rien à perdre. Matsushita dormait dans les quatre cartons qui sont devenus sa maison dans un parc de Tokyo, lorsque deux hommes sont venus lui faire une proposition. Aucune compétence particulière n'est nécessitée, ils paieront pour le travail le double du salaire de son dernier emploi en tant que manœuvre et il sera de retour sous 48 heures. Deux jours plus tard, cet ancien exécutif ruiné et dix autres mendiants ont été transférés à l'usine, située à 200 kilomètres au nord de la capitale, et enregistrés comme nettoyeurs.
 
«Nettoyeurs de quoi ?» demanda quelqu'un au contremaitre qui distribuait les combinaisons spéciales et qui les a conduit à une immense salle métallique de forme cylindrique. La température à l'intérieur, qui variait entre 30 et 50 degrés, et l'humidité forçaient les travailleurs à respirer de l'air toutes les trois minutes. Les jauges de radioactivité avaient tellement dépassé le maximum qu'ils pensaient qu'elles devaient avoir été brisées. Un par un, les hommes ôtèrent leurs masques pour protéger leur visage. «Le cristal des verres était couvert de buée des verres et nous ne pouvions pas voir. Nous avons dû terminer le travail à l'heure et nous n'avons pas été payés quoi que ce soit», se souvient Matsushita, 53 ans. «Un homme s'est approché de moi et m'a dit : “Nous sommes dans un réacteur nucléaire”.»
 
Trois ans après cette visite à l'usine de Fukushima, un panneau jaune écrit en caractères japonais alerte les vagabonds du parc Shinjuku à Tokyo de ne pas aller travailler dans les centrales nucléaires. Vous pouvez lire «Ne prends pas le travail, il va te tuer». Cet avis est arrivé trop tard pour beaucoup d'entre eux.
 
Le recrutement des mendiants, des petits délinquants, des immigrés et des pauvres pour les postes les plus exposés dans les centrales nucléaires japonaises a été une pratique courante depuis plus de trois décennies. Et elle l'est encore aujourd'hui. Entre 700 et 1.000 personnes sans-abri sont mortes et des milliers d'autres sont tombées malades atteintes de cancer pendant cette période, selon une étude menée par le Professeur de physique Yuko Fujita, de la prestigieuse université japonaise de Keio.
 
SECRET TOTAL
 
Les esclaves nucléaires sont l'un des secrets les mieux gardés du Japon. Très peu de gens connaissent une pratique qui implique certaines des plus grandes sociétés du pays et la redoutée mafia yakuza, laquelle est responsable de la recherche, de la sélection et de l'embauche des sans-abri pour les compagnies électriques. «Les mafias sont des intermédiaires. Les entreprises paient ¥ 30,000 (215 euros) pour une journée de travail, mais l'entrepreneur ne reçoit que 20'000 (€ 142). Les yakuzas empochent la différence», explique Kenji Higuchi, un journaliste japonais qui a effectué 30 ans de recherches et a documenté avec des photos le sort des sans-abris du Japon.
 
Higuchi et le professeur Fujita visitent chaque semaine les lieux fréquentés par les sans-abris pour les mettre en garde contre les risques et les inciter à porter leur cas devant la justice. Higuchi avec son appareil photo est l'auteur des photographies contenues dans cet article, et Fujita avec l'étude des effets de la radioactivité, ont défié le gouvernement japonais, les multinationales de l'énergie et les réseaux de recrutement dans une tentative pour arrêter un abus qui a commencé en silence dans les années 70 et a été étendu afin de rendre les centrales nucléaires complètement dépendantes du recrutement de personnes sans-abri pour mener à bien leurs opérations. «Le Japon est le berceau de la modernité et du soleil levant, mais le monde doit savoir que c'est aussi un enfer pour ces gens», explique Higuchi.
 
Le Japon a été le protagoniste de l'une des transformations les plus remarquables du siècle passé, il est passé du statut d'un pays en ruines après la Seconde Guerre mondiale à la société la plus technologiquement avancés au monde. Le changement a entraîné une demande d'électricité qui a fait de la nation japonaise l'une des plus dépendantes de l'énergie nucléaire dans le monde.
 
Plus de 70.000 personnes travaillent en permanence dans les 17 centrales et 52 réacteurs répartis dans tout le pays. Bien que les centrales nucléaires ont leurs propres employés pour des travaux plus techniques, plus de 80% du personnel est constitué de travailleurs non qualifiés, embauchés sur une base temporaire dans les couches les plus défavorisées de la société. Les mendiants sont réservés pour des tâches plus risquées, nettoyage, la décontamination du réacteur où des fuites se produisent, ou le travail de réparation où un ingénieur n'aurait jamais osé approcher.
 
Nubuyuki Shimahashi a été utilisé pour certaines de ces tâches pendant environ huit ans avant sa mort en 1994. Le garçon est venu d'une famille pauvre d'Osaka, il a terminé ses études secondaires et il était dans la rue quand il lui a été offert un poste à la centrale nucléaire de Hamaoka Shizuoka, la deuxième plus grande du pays. «Pendant des années, j'étais aveugle, ne sachant pas où travaillait mon fils. Maintenant, je sais que sa mort était un assassinat», se lamente Michico, sa mère.
 
Les Shimahashi ont été la première famille à gagner au tribunal un long processus qui a établi la responsabilité de la centrale dans le cancer du sang et des os qui a consumé Nubuyuki, le clouant au lit pendant deux ans et lui faisant finir sa vie dans des douleurs atroces. Il mourut âgé de 29 ans.
 
La découverte des premiers abus dans l'industrie nucléaire n'a pas gelé le recrutement des pauvres. De temps en temps, des hommes dont personne ne sait qui ils représentent errent dans les parcs de Tokyo, Yokohama et d'autres villes pour offrir des postes vacants dans lesquels s'engagent les sans-abri, tout en dissimulant les risques qu'ils encourent. Les centrales ont besoin d'au moins 5.000 travailleurs temporaires chaque année et le professeur Fujita estime qu'au moins la moitié d'entre eux sont des mendiants.
 
Une fois, il n'y a pas si longtemps, les sans-abri étaient rares dans les rues japonaises. Aujourd'hui, il est difficile de ne pas en trouver, les centrales nucléaires ont de la main-d'œuvre excédentaire. Le Japon a passé 12 ans plongé dans une crise économique qui a envoyé des milliers d'employés à la rue et remis en question leur modèle de miracle économique, le même qui a placé le pays parmi les trois plus riches du monde pour le revenu par habitant. Beaucoup de chômeurs ne peuvent pas supporter l'humiliation de ne pas être en mesure de soutenir leur famille et font partie de cette armée de 30.000 personnes chaque année qui prennent leur propre vie. D'autres deviennent des sans-abri, errant dans les parcs et perdre le contact avec leur cercle social qui les rejette.
 
LES «TSIGANES NUCLÉAIRES»
 
Les mendiants qui acceptent de travailler dans les centrales nucléaires deviennent ce qu'on appelle Genpatsu Gypsies (gitans nucléaires). Le nom fait référence au mode de vie nomade qui les mène de bureau en bureau à la recherche d'emploi jusqu'à ce qu'ils tombent malades et dans les cas graves, meurent dans l'abandon. «L'embauche des pauvres n'est possible qu'avec la connivence du gouvernement», se plaint Kenji Higuchi, gagnant de plusieurs prix des droits de l'Homme.
 
Les autorités japonaises ont fixé à 50 mSv (millisievert) la quantité de radioactivité qu'une personne peut recevoir dans un an, bien au-dessus de 100 mSv sur cinq ans qui est la norme dans la plupart des pays. En théorie, les entreprises qui exploitent des centrales nucléaires emploient des sans-abris jusqu'à ce qu'ils aient reçu le maximum de rayonnement, puis elles les renvoient à la rue afin de protéger leur «bonne santé». La réalité est que ces mêmes travailleurs sont réembauchés quelques jours ou mois plus tard sous un faux nom. Cela explique pourquoi de nombreux employés ont été exposés pendant près d'une décennie à des doses de radioactivité des centaines de fois plus grandes que la norme autorisée.
 
(…)
Traduit de l'espagnol (David Jiménez - El Mundo, 8 juin 2003),
Indymedia Suisse romande, 27 mars 2011.

mardi 29 mars 2011

Que reste t’il de la Loppsi 2

Que reste t’il de la Loppsi 2
(loi d'orientation et de programmation
pour la performance de la sécurité intérieure)
du 14 mars 2011
après la censure du Conseil constitutionnel ?

Le Conseil Constitutionnel a censuré, le 10 mars 2011, 13 dispositions de la loi Loppsi 2. Il a infligé un exceptionnel camouflet à cette 20e loi sécuritaire votée depuis dix ans. Les passages en bleu concernent les dispositions censurées par le Conseil Constitutionnel.
Cependant, cette loi fourre-tout (84 pages et 142 articles) reste très nocive pour les libertés. Que reste-t-il donc de ce texte après cette sévère correction? C'est l'objet de cette rapide analyse. En bref résumé la Loppsi 2 étend encore les pouvoirs de la police (infiltrations, utilisation de pseudonymes par les policiers sur internet, installation de mouchards sur les ordinateurs..), et permet aux préfets d'imposer aux maires récalcitrants la vidéosurveillance.
La Loppsi 2 étend aussi les fichiers de police (59 à ce jour), les fichiers d'antécédents (Stic et Judex). Les fichiers d'analyse sérielles, entrent dans le code de procédure pénale, avec possibilité de rapprochement entre les 59 fichiers policiers et conservation de données de toute personne interpellée pendant 3 ans (même si la garde à vue n'a entraîné aucune suite judiciaire). Les mineurs, sans limitation d'âge, figureront dans ces fichiers. La Loppsi 2 crée les réserves civiles de la police, sorte de milices para-policières. Elle créée aussi de nouvelles infractions (distribution d'argent sur la voie publique), mais surtout aggrave les sanctions pour des infractions existantes : le vol avec effraction, ou le vol au préjudice de personnes vulnérables, entraînent désormais une peine de 7 ans d'emprisonnement, au lieu de 5 ans auparavant, comme le vol avec violence entraînant une ITT de plus de 8 jours. Ces vols ne relèveront donc plus d'un juge unique, comme actuellement, mais d'une composition correctionnelle colllégiale. On ignore les moyens que le législateur envisage de donner à la justice pour que 3 juges statuent désormais, au lieu d'un seul aujourd'hui.La vente à la sauvette devient un délit. La peine est aggravée pour les dégradations de biens publics...
La Loppsi 2 renforce aussi l'automaticité des peines en cas de violences aggravées contre les personnes, en créant de nouvelles peines de prison automatiques, les peines plancher, même lorsque le prévenu n'a jamais été condamné, qu'il n'est pas récidiviste. Ainsi pour les violences, avec ITT de moins de 8 jours , en réunion et sur dépositaires de l'autorité publique, infraction couramment relevée par les policiers en cas d'interpellation ou de contrôle d'identité « musclé », la peine d’emprisonnement ne pourra plus être inférieure à 18 mois, sauf décision spécialement motivée par les juges.
Elle légalise la téléjustice, c'est à dire l'utilisation généralisée de la visio conférence, pour décider de la détention provisoire ou de l'emprisonnement d'une personne, ou de la rétention d'un étranger.
Les étrangers pourront être placés sous surveillance électronique mobile, en cas de soupçon de terrorisme, hors de toute autorisation judiciaire.
suite PDF complet

lundi 28 mars 2011

La contre-révolution de Tantaoui en Égypte


L'escamotage de Moubarak cache une reprise en main en Égypte. Le nouvel homme fort de l'armée le maréchal Tantaoui liquide peu a peu les libertés acquises par les manifestants de la place Tahrir. Les USA d'Obama ne soutiennent les "Révolutions Arabes" que de leur rhétorique mensongère. Dans les faits ils ne renoncent pas à leurs intérêts et conseillent le nouveau pouvoir militaire de Tantaoui en Égypte. Le vrai visage d'Obama c'est celui de la terreur escamotée par des discours lénifiants et convenus sur la liberté et la démocratie. On comprend mieux la discrétion des USA (et de l'OTAN) en Libye. 

Égypte: L'armée vérifie la virginité des manifestantes

Le Caire, 28 Mars 2011: Le 11 février 2011, la rue égyptienne criait sa joie à l'annonce du départ de Hosni Moubarak. Alors, les égyptiens n'avait qu'un seul slogan à la bouche: le peuple, l'armée une seule main! Dans un tel moment de joie, nul ne voulait se souvenir d'une réalité que, pourtant, nul n'ignorait : l'homme dans lequel les égyptiens ont fondé tous leurs espoirs révolutionnaires est un des hommes les plus fidèles de Moubarak, le maréchal Tantaoui. Tantaoui, 76 ans, est un loyaliste, revêche aux réformes et à toute forme de changement, dont le tempérament et les intentions véritables n'ont pas tardé à faire surface.
Pour mémoire, l'armée s'est abattue le 9 mars sur les manifestants de la place Tahrir, manifestants dont elle a arrêté quelques centaines qu'elle a ensuite torturé, puis jugé en cours martiale. Les peines expéditives vont de 1 an à 5 ans et sont, pour la plupart, sans aucun fondement. Les femmes arrêtées ont subi des humiliations atroces, dont celle consistant à "vérifier leur virginité". Abus de pouvoir et abus sexuel à peine déguisés, perpétrés par des hommes, civils et militaires.  Le 14 mars, l'armée s'est abattue avec la même violence sur une manifestation de coptes réunis au Caire à Maspero, devant le bâtiment de la Radio-Télévision. 14 seront emmenés à l'hôpital: bras cassés, os brisés. Le 23 mars, les tanks entrent dans la Faculté de Communication où des étudiants voient déferler sur eux des soldats munis de matraques et de Taser, résolus à briser avec un maximum de violence un sit-in à l'intérieur de l'université demandant le départ du doyen de la Faculté de Communication.
Depuis le 26 mars, l'armée annonce qu'il sera désormais interdit de se mettre en grève et de manifester. L'un et l'autre droit seront désormais considérés comme des actes criminels (sic).
Depuis le 12 mars 2011, les scandales à l'endroit de l'armée se suivent et se succèdent, étouffés tant bien que mal par une télévision égyptienne et une presse d'Etat muselées. Qu'importe, l'information circule et atteint les bureaux de la presse étrangère et les associations des droits de l'homme. Plus important encore, la presse d'opposition égyptienne,  elle aussi sous la menace de l'armée, joue son va-tout. Al Masry Al Youm journal d'opposition au plus gros tirage, prend le risque depuis une semaine de publier vidéo sur vidéo sur son site Internet. Les activistes et les associations pour la défense des droits de l'homme recueillent minutieusement et publient des preuves et des témoignages accablants sur la contre-révolution orchestrée par l'armée de Tantaoui.
Dans un pays écrasé par les rumeurs, les contre rumeurs, les propagandes télévisuelles et où personne ne sait plus qui croire ou quoi penser, la décision à prendre à l'égard de l'armée est difficile. Peut-on ou doit-on se confronter à l'armée, comme l'on s'est confronté à la police et à la Sécurité d'État ? La question que chacun se pose est simple: que nous resterait-il?
Si la question est difficile, l'injustice, elle, est insoutenable et, au sein d'une population qui semble s'être résignée à la stabilité, l'on sent monter une colère nouvelle, celle d'un peuple qu'on a trahi, à qui on a volé sa révolution, ses morts et aussi ses espoirs.
Hier, 27 mars 2011, ce sont 2000 personnes qui se réunissent devant le Syndicat des Journalistes, puis devant le Conseil des Ministres, puis enfin à Tahrir. Les slogans visent directement Tantaoui: le peuple souhaite la chute de Tantaoui!
Il faut entendre cela comme un fait exceptionnel, plus exceptionnel encore que les slogans visant Moubarak. L'armée en Égypte est une chose sacrée, intouchable, et il semblerait qu'un tabou, et un gros, soit en train de perdre de sa vitalité.
Quid de Moubarak? Quid de Safwat el Sherif? Quid de Zakaria Azmy? Quid de Fathy Sorour?
Ce sont les questions quotidiennes de millions d'égyptiens. Ces hommes sont les icônes de la corruption et de l'ignominie du régime Moubarak et tous, sans exception, mènent une vie tranquille sous la protection du maréchal.
Le documentaire ci-dessous réunit des preuves qui accablent le nouvel homme fort de l'Égypte post révolutionnaire, responsable, comme on sait, de sa transition démocratique. On y voit que, sous sa houlette, l'armée égyptienne s'est retournée avec violence contre la société civile qu'elle est censée protéger.

source et suite 


Printemps nucléaire


Les chose commencent à sérieusement se gâter du plutonium sa balade sur le sol de la centrale.
Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française, des «taches de contamination» radioactive sont présentes «bien au-delà» de la zone de sécurité de 30 km autour de la centrale de Fukushima. L'accident en cours entraîne «une contamination qui va s'étendre sur des zones considérables», a déclaré lundi André-Claude Lacoste, président de l'ASN. «Il n'est pas du tout étonnant qu'on trouve ici ou là des contaminations bien au-delà d'un rayon de 100 km». «Nous n'avons pas de chiffres globaux mais il est clair que la gestion des territoires contaminés va prendre des années sinon des décennies».
Dans la centrale nucléaire dévastée de Fukushima, la remise en service des systèmes de refroidissement des réacteurs semble s’éloigner chaque jour.
Nouvel obstacle : des flaques d’eau stagnant dans les salles des machines (les turbines à vapeur) des réacteurs numéros 1, 2 et 3, où les techniciens doivent installer des câbles électriques.
Elles peuvent être profondes d’un mètre et sont si fortement contaminées qu’elles interdisent toute intervention. Or, les plans de réinstallation d’un système électrique opérationnel exigent manifestement de passer par ces salles et d’y positionner des câbles. Tepco, la compagnie exploitante de la centrale, annonce qu’elle va tenter de pomper cette eau radioactive. Pour la mettre où ? Peut-être dans les condenseurs - des équipements qui se trouvent dans ces salles et où la vapeur, après avoir actionné les turbines, se refroidit, se condense et devient liquide avant de retourner vers la chaleur des réacteurs nucléaires. Ces condenseurs suffiront-ils ?
Tepco a annoncé que cette contamination est le signe que les cœurs des réacteurs sont «endommagés». Une annonce pour le moins curieuse, car nul n’en doute depuis au moins le 13 mars, lorsque les décompressions des enceintes de confinement des réacteurs ont relâché d’importantes quantités de radioactivité dans l’atmosphère. Elle ne pouvait venir que d’un début de fusion des cœurs et de l’endommagement des combustibles nucléaires. Les niveaux de radioactivité relevés dans l'eau trouvée dans les salles des machines des réacteurs 2 et 3 confirment que les enceintes de confinement comme les cuves des réacteurs ne sont plus étanches depuis plusieurs jours.
La situation évolue donc de manière très contradictoire. La lumière est revenue dans les salles de contrôle. Les piscines à combustibles usés ont retrouvé des températures moins dangereuses. C’est depuis hier grâce à de l’eau douce que les trois réacteurs sont refroidis. Mais ces signes positifs peuvent s’annuler d’un instant à l’autre si les dispositifs de fortune cessent de fonctionner. Ou si un corium - cœur fondu d’un réacteur - déclenchait une série d’explosions en transperçant une cuve, ce que celui du réacteur 3 a peut-être commencé sournoisement.
Comme les enceintes de confinement des réacteurs 2 et 3 ne sont plus étanches, les émissions de radioactivité continuent. Et, au gré des vents et des pluies, cela déclenche la multiplication des alarmes de contamination autour de la centrale. Et parfois bien au-delà de la zone de 30 kilomètres évacuée par la population.
En témoignent des restrictions de récoltes de légumes. Ou celles, même si elles sont parfois levées, d’usage de l’eau potable pour les enfants en raison de contaminations à l’iode jusqu’à Tokyo.

dimanche 27 mars 2011

Fin du Japon


Improbable Japon qui cumulait tant de handicapes pour devenir une "Grande puissance économique". Archipel montagneux de taille réduite situé dans une zone de failles sismiques et de Tsunamis. Dépourvu de matières premières et de sources d'énergie, incapable de nourrir sa population avec son agriculture super-subventionnée.
C'est sur un volcan que fut érigée la 3e puissance économique du monde capitaliste. Et c'est sur ce volcan que furent battit les centrales nucléaires qui sont aujourd'hui hors de contrôle pour au moins l'une d'entre elle (mais avec 6 gros réacteurs...).
Le Japon est à l'image de cette société: non viable.
De mensonges en incompétences, d'improvisations en sinistres magouilles qui concernent la quasi-totalité des classes dirigeantes du pays, une accumulation d'erreurs caractérise le nucléaire japonnais (Fukushima n'était même plus assuré depuis AOUT 2010). 
Les ravages nucléaires sont à l'échelle de ce pays sur-peuplé qui n'est déjà plus viable pour ses habitants.
Tout l'avenir de la société spectaculaire-marchande et tout son présent sont compris dans cette catastrophe. Avons nous encore à prouver que ce monde n'est pas viable ?
Comme le disait Debord, "Plaisante erreure, c'est bien plutôt a vous  de nous  prouver que votre monde a un avenir !"
Comme elles sont tardives les révoltes du monde Arabe pour la démocratie de l'Etat-Nation universel. Tardives mais pas inutiles car elles résonnent comme un signal qui interpel les peuples et les individus du monde entier. 
Comme il parait décalé cet enthousiasme de  jeunes libertaires pour quelques débordements lors des manifestations anglaises du 26 mars. Vieux pays capitaliste pacifié à l'excès, son peuple peut-il encore s'insurger sérieusement.
C'est bien plus qu'une révolte, plus qu'une insurrection, plus qu'une révolution qu'il faudra pour ébaucher un futur dans de telles conditions. 
Mais nous ne sommes pas surpris, nous attendions avec impatience et consternation ces catastrophes qui sont la seule voie vers une prise de conscience globale et la création d'un véritable projet de dépassement du capitalisme agonisant, mais aussi la seule voie possible de la fin du capitalisme dans une holocauste finale.
Il nous faudra bien plus que le cri de Danton pour être à la hauteur de l'époque...
Aux armes !                                                                          
Aux armes !
Aux armes !

Depuis le 12 mars, 140.000 personnes vivant dans la région de Fukushima sont exposées à une très forte contamination radioactive, dans l'indifférence des autorités japonaises.

Activité de l'air en iode 131 en France et Europe

 Document PDF ici:Pour la mort du nucléaire et de son monde

Le Commissariat à l'énergie atomique français (CEA), seul organisme en France habilité à recevoir les données enregistrées par l'Otice, refuse de communiquer les relevés qu'il détient. Contactée, l'institution dément toutefois toute volonté de cacher des informations et rappelle : "La manière ou non dont on pourrait publier les données a été négociée pendant plusieurs années par de nombreux pays." Selon lui, elles "ne sont pas diffusables". En revanche, précise le CEA, elles ont été transmises à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui s'en sont servies pour leurs recommandations et leur évaluation de la situation. Les informations auraient aussi été utilisées pour valider la pertinence des simulations visant à évaluer la progression du nuage dans l'hémisphère nord.
http://www.criirad.org

samedi 26 mars 2011

EIN HELD DER POSTMODERNEN WELT oder Das Guttenberg-Universum

Kleiner Nachschlag zu einer exemplarischen Affäre

Der Freiherr Karl Theodor zu Guttenberg ist durch ein zeitgemäßes Verhalten aufgefallen. Die Überraschung darf umso mehr eine angenehme genannt werden, als ihm von übel wollender Seite nachgesagt worden war, er leide an anachronistischen und krankhaften Geisteszuständen wie intellektueller Redlichkeit, unabhängigem Denken oder zuverlässiger Sorgfalt. Von etlichen Kulturkonservativen soll ihm sogar Originalität unterstellt worden sein. Alle diese Verleumdungen haben sich als haltlos erwiesen. Als joggender und surfender Medienkompetenzler unter Vierzig ist der Adelsspross Fleisch vom Fleische der Generation Facebook. Copy and Paste gilt ihm nicht als Schamlosigkeit (was ist das?), sondern als Cleverness; nichts Postmodernes ist ihm fremd. Warum soll man noch irgendetwas selber denken, wenn man ohnehin immer schon patentierter Queer- und Selberdenker ist? So konnte es diesem Sympathieträger des Zeitgeistes auf beispielhafte Weise gelingen, die Ideen, die er nicht hatte, auch nicht mit eigenen Worten auszudrücken. Das kann ihm keiner mehr nehmen.
Alle, die das postmoderne Theorem vom „Tod des Autors“ von wem auch immer abgeschrieben haben, wussten mit Grandezza ihren Namen darüber zu setzen. Diese feine Ironie hat auch der Freiherr sofort verstanden. In Zeiten der Individualisierung verschwinden der Autor und die Autorin nicht etwa, um einem anonymen Kollektiv der geistigen Fabrikproduktion Platz zu machen. Bloß die Namen wechseln wie die Türschilder im Plattenbau. Was stirbt, ist der Ursprungsmythos, dass da tatsächlich mal jemand etwas gedacht und erfunden, recherchiert, entwickelt und ausformuliert hätte, das man zitieren müsste. Texte sind einfach da wie das Weltall. Oder wie die Äpfel am Baum, die man nur zu pflücken braucht. Besser und weniger naturalistisch gesagt: Die Welt ist sowieso ein einziger großer Text in Form eines virtuellen Selbstbedienungs-Supermarkts, in den man sich einloggen darf, wenn man zufällig Lust auf Reputation hat.
Jeder Gedanke ist doch schon mal da gewesen und im postmodernen Nirwana abgespeichert. Man muss sich nur den technischen Zugriff verschaffen. Deshalb wird das gewohnheitsmäßige Reduplizieren auch nicht in den entlegenen Textregionen der Neuen Zürcher oder der Frankfurter Allgemeinen Zeitung stehen bleiben, sondern die zentralen Schatzkammern des Abendlands, des Orients und überhaupt sämtlicher intelligiblen Welten hacken. Der Freiherr gehört zu den Vorläufern eines weit höher stehenden Second-hand-Denkens, als er es selber an den Tag legen konnte. Nehmen wir als einfaches Beispiel den Lehrsatz des sogenannten Pythagoras. Dieser Ursprungsmythos wird geknackt, wenn der bislang noch verkannte 23-Jährige Emil Backe den Satz in einer Hausarbeit für die Universität Köln aufstellt und seinen Namen darüber setzt. Natürlich kann auch der Lehrsatz des Backe keinen langen Originalitätsbestand haben, aber darauf kommt es ja gar nicht an. Der postmoderne Zeithorizont wird sowieso immer kürzer. Das gilt auch dann, wenn der inzwischen schon 25-Jährige Backe den „Faust“ präsentiert, den er in mühevoller Kleinarbeit heruntergeladen hat. Für eine Viertelstunde wird das in der Community als sein bislang reifstes Werk besprochen, und mehr kann man sich wirklich nicht wünschen.
Womöglich behauptet nun irgendein Ewiggestriger, auf diese Weise käme nichts Neues mehr zustande und irgendwann müsste den menschlichen Kopierautomaten der Stoff ausgehen. Wer so denkt, kennt das Remix-Verfahren nicht. Es geht ja keineswegs bloß um die repetitive und serielle Aneignung einzelner Werke, sondern mehr noch um die Kombination von möglichst verschiedenen Textbausteinen. Darin besteht die eigentliche Kreativität der Originalfälschung. Und auch dafür gibt die Dissertation des Freiherrn ein Beispiel, obwohl sie in diesem Sinne noch nicht ganz klassisch genannt werden kann. Denkbar wäre etwa ein Remix aus Shakespeares „Wie es euch gefällt“, Aufsätzen von Kurt Gödel und der Autobiographie von Oliver Kahn; neu konfiguriert als Alterswerk von Emil Backe, das er mit 29 Jahren bloggt. Die Vielfalt der Remix-Möglichkeiten ist nahezu unbegrenzt. So wird endlich jeder ein Promi und über das Kopierwerk hinaus zum Gegenstand seiner eigenen elektronischen Yellow Press, indem er jeden Tag huldvoll interessante Mitteilungen über die Zusammensetzung seines Abendessens twittert.
Im Grunde könnte der kopierte Geisteszustand vollständig automatisiert werden. Warum soll man noch selber downloaden und remixen, wenn es der Rechner auf Zuruf schon viel besser kann? Der Unterschied ist ein quantitativer, kein qualitativer. Es geht ja nur um die Geschwindigkeit, mit der die ars combinatoria zu vollziehen ist. Im Denkstübchen ist nirgendwo einer zuhause, weder bei den intelligenten Robots noch bei ihren Herrchen. Wer braucht heute noch ein Ich, wo doch alle schon längst individualisiert sind? Eine einzige eigene Basisqualifikation freilich bleibt unverzichtbar: Das kopieren lassende Subjekt sollte weiterhin seinen Namen schreiben können. Drei Kreuze einzugeben, wäre nicht individuell genug. Soviel Alphabetisierung muss sein, sogar im postmodernen Copy-Shop. Der Freiherr zum Beispiel konnte ganz eindeutig seinen Namen buchstabieren, sonst stünde der nicht auf dem Titelblatt der Dissertation. Damit hätte er auch in die Wirtschaft gehen können. Oder in die Kernphysik. Dass er die Jurisprudenz vorgezogen hat, deutet allerdings auf eine gewisse Engführung hin. Die Zukunft wird den individuellen Universalkopierer bringen, vor dem die Universalgenies der Renaissance erblassen müssten.
Ganz überflüssig also die künstliche Aufregung von abgelebten Kultursenioren, die in alledem eine Dekadenz des entqualifizierten Geistesbetriebs erkennen wollen. Da sind die dynamischen Avantgardisten an der Basis anderer Meinung: „Wir sollten mit solchen Urteilen und tiefer Empörung…vorsichtig sein, denn das Kopieren, Abschreiben, Mit-falschen-Federn-Schmücken im kleinen Stil ist unser aller täglich Geschäft“. Wer sich das aus dem Weltall der Texte herunterkopiert hat? Niemand anders als die Leiterin des Ressorts „Namen & Karriere“ im „Handelsblatt“, die ebenfalls berufsbedingt ihren Namen schreiben kann. Sie weiß, wo der Bartel den Most holt; und deshalb schmückt sie sich nicht mit fremden, sondern mit falschen Federn. Echte gibt es ja keine mehr. So verhält es sich eben mit dem Kunstwerk im Zeitalter seiner technischen Reproduzierbarkeit, wie es Emil Backe einmal in seiner nachahmlichen Art ausgedrückt hat, als er gerade einen besonders guten Kopiertag im etwas größeren Stil erwischt hatte.
Dass der Freiherr trotz seiner enormen und aufopferungsvoll gepflegten Kopierfähigkeiten nicht mehr den Job des Verteidigungsministers ausüben kann, der ihm auf den Leib geschneidert war wie jede andere wissenschaftlich anspruchsvolle Tätigkeit auch, macht ihn zum Helden und zum Märtyrer der postmodernen ideellen Gesamtbefindlichkeit. Da die dekonstruktivistische Linke an der Spitze des digitalen Fortschritts marschiert, sollte sie im oberfränkischen Kleinadel die verwandte Copy-Seele erkennen. Umso befremdlicher mutet es an, wenn einige Vertreter der Freien-Software- und Freien-Kultur-Bewegung auf Distanz zu gehen versuchen. So hätten sie es nicht gemeint. Verwunderlich nur, dass es solchen Einspruch nie gab, wenn im alternativen Blätterwäldchen ihres eigenen Milieus das „lustvolle Abschreiben“ zum emanzipatorischen Akt erklärt wurde. Wenigstens der „Gegenstandpunkt“ weiß es zu würdigen, dass der Freiherr sich erfreulich wenig proprietär verhalten hat. Aus einem Marxschen Text kann diese Stellungnahme nicht abkopiert worden sein. Aber vielleicht ist endlich auch bei den ältesten neuen Linken die Vielfalt eingekehrt.
Überhaupt kann die linkspostmoderne Szene am adeligen gelernten Windbeutel studieren, worin das Geheimnis jenes Zustands besteht, den sie immer ersehnt, aber nie erreicht hat: nämlich populär zu sein und vom Volk geliebt zu werden. Der Freiherr galt bei den Menschen im Lande als pfundig; nicht weil, sondern obwohl er sich als begrifflich denkendes Wesen präsentierte. Die Helden des Alltagsverstands haben jedoch ein feines Gespür dafür, wenn sich hinter einer abartigen Schale ein guter Kern verbirgt. So hat die vermeintliche Enttarnung nur einen letzten Makel abgewaschen, indem bewiesen wurde, was immer schon zu ahnen war: Er ist ja gar kein Intellektueller! Er hat das ganze abgehobene Zeug bloß kopiert, ohne sich viel dabei zu denken. Seitdem wird er gerade deswegen doppelt und dreifach geliebt, egal was er sonst noch publizieren mag; und seien es die „Grundrisse“ oder „Finnegans wake“. Der postmoderne Stammtisch darf sich sagen: Trotzdem ist er einer von uns. Dass er seinen Namen schreiben kann, ist für sich genommen noch nicht ehrenrührig. Das können wir als normale Menschen schließlich auch, wenn wir uns ein wenig anstrengen. Die Post-Linke sollte den Freiherrn nicht nur aus sachlichen, sondern auch aus propagandistischen Gründen zu ihrem Ehrenmitglied ernennen; vielleicht fällt dann ein wenig von seinem Charisma auf sie ab.

Robert Kurz

怒りと怒り


数字は汚染が存在する空気に関連する彼らは国によって没収さ! :エネルギー省:汚染された空気塊はアイスランド、スウェーデン、フィンランド、ドイツで検出されたとして、CRIIRADは、エネルギー省出典:米国[の隠蔽を非難米国が(エネルギー、DOEの米国部)米国政府のエネルギー政策と原子力の安全性に責任を持つ部門です。彼の専門分野は、国の核兵器は、米国の海軍、省エネルギー、エネルギー、廃棄物管理と生産に関連する研究の管理のための原子炉の製造など国内のエネルギー。部門はまた、国立研究所のネットワーク、特にを介して他の分野の科学的研究を、他の米国連邦政府機関よりも、サポートされています。]を。
それは、その呼び出しはCTBTOネットワーク分析のすべての結果が公表されるように動員し、繰り返す。反対する国は、識別する必要があります。これは、例えばフランスの場合です。すべての市民は、誰が、彼は呼吸する空気中の放射能レベルの信頼性の高い情報のそれを奪う者の身元を知っておく必要があります。
CRIIRADは13日、3月23日、国際電話空気中の公共の放射能の分析の結果をすべて作られて立ち上げました。当該上訴は、特に条約包括的核実験禁止条約(CTBTやCTBT)をの枠組みの中で設立された国際ネットワークを指定された[CTBTの包括的核実験禁止条約のためにする。]条約の規定に違反して行われた核実験を示す可能性のある大気中の放射能の増加を検出するために、実際のミッション持つ、ネットワーク研究所は、検出素子と高性能分散が装備されている惑星全体。各状態は毎日送信され、ネットワーク全体の分析結果の結果にアクセスすることができます。 CRIIRADが強く、その呼び出しを繰り返し、彼女は正式に政府と専門家によって選択されたいくつかの数字の公表を要求していないのだ、彼らはすべての数字が欲しい! アメリカ合衆国、エネルギー省は、汚染の現実を反映していない結果を発表しています。その日は、2011年3月25日(14:30フランス時間)、それが発信する情報は常に2011年3月17日から16までの夜に、カリフォルニア州サクラメントに記録された結果に限られており、131 mBq/m3の0.165ですさて、チャートのおかげで、BFSの[BundesamtエリーゼのためStrahlenschutzのウェブサイト(放射線防護の短所のための連邦政府機関)に掲載。データは、(地球と天然資源の連邦工科大学)、ドイツのCTBTOデータを受信する代理店のBGRから来てBFSの発行] CRIIRADの活動を変更するアクセス権を持っていた3月17日以来、ヨウ素の空気。曲線は、サクラメントの測定ステーションに相対的なオレンジ色です。 これは、次の日、汚染は、19 10 mBq/m3 3月18日の夜にして、値を60倍、前日より131 mBq/m3 4を超えたことに留意されたい。その後、3月23日までので、サクラメント、空気中での活動は、131 1 mBq/m3上記残った。エネルギー省は、継続的にテスト結果を受け取ります。彼は十分な情報と、これらのデータを公開することができます。

CTBTOのすべてのネットワーク研究室の完全なデータのCRIIRAD要求文書は:一日で結果の日、すべての放射性核種は、他の国で、米国内のすべての測定局の測定し、この2011年3月10日ため基準値を提供するためにからです。 ヨウ素は131空気中で、多くの放射性核種の1つだけです。 CRIIRADは、例えば、16と3月17日の間、ワシントン州の国立研究所の太平洋岸北西部で登録キセノン- 133 100 mBq/m3の活動の進化を知っているだろう。これは、原子炉内で発生すると、必ずしも放射福島第一の放電に存在している核分裂によって生成される放射性希ガスである。
核保有国では、人々は一般的に核の開発に相談されていない。非核保有国の住人として、彼らはリスクとは、選択していない技術の汚染にさらされている。このコンテキストでは、物事のわずかな空気中の放射能のレベルで完全な透明性の関心は、誰もが息づいまだです。苦しむことに義務が - 少なくとも今 - 私たち与えた知る権利["受けようとする義務が私たちの知る権利を与える。"ジャンロスタンを。]に設定してください。 CRIIRADは、2011年3月23日付けのプレスリリースの内容をリコール:CTBTの核実験に基づいて設立された研究の国際的なネットワークの機能は、これらの国の市民のためには、国が資金を供給される、でも人の情報を奪われているものを取得しました。
http://d.hatena.ne.jp/situationniste/20090317/p1

CRIIRAD : www.criirad.org
大気中の放射能に関する情報の全面公開を要求する
署名のお願い
世界には非常に高精度の放射線検知器を備えた放射能観測施設が60ヵ所以上あり、大気中の放射能を日々計
測しています。これらの観測施設の使命は、包括的核実験禁止条約(CTBT)に違反して核実験が行われた可能性を
示すような、非常に微量な放射性物質を感知・分析することです。
この分析結果を使えば、福島第一原子力発電所からの放射性物質放出による大気汚染について、2011 年3 月12
日以降の日々の進行状況が確認できるはずです。しかし、現在このデータは各国政府が独占しているために、状況
確認は不可能です。分析結果のデータは国が選んだ公的機関だけに送付され、一切公表しないように指示されてい
ます。国際監視観測網は公的資金、つまり税金で運営されているのだから、私たち市民はこれらの情報を知る権利
があります。政府が巧妙に選んだ数値だけでなく、全データが開示されるべきです。
私は、包括的核実験禁止条約(CTBT)の監視観測施設網による大気中放射能の分析結 果が全面的かつ直ちに
公表されることを強く要求します。全関係国の市民の税金で観測が実施されているのですから、観測データは市民
に公開され、市民を守るために役立たせなければなりません。
 

署名活動の呼びかけ団体
CRIIRAD(放射能に関する独立調査情報委員会)
署名活動期間 2011年3月26日から情報開示の獲得まで
署名の送付先 CRIIRAD (郵送、ファックス、メールのいずれでも可能です)
郵送宛先 471 avenue Victor Hugo, 26000 Valence, FRANCE
FAX (+33) 4 75 81 26 48
E-mail communication@criirad.org (スキャン画像を添付のうえ送信)
この署名は、各国政府、国連、国際原子力機関(IAEA) 、包括的核実験禁止条約(CTBT)機関準備委員会に対する
行動に使用します。集計結果はCRIIRADのホームページwww.criirad.orgで公開します。
 

Syndrome chinois et fin du monde

 L'ombre du syndrome chinois ...

L’origine de l’expression « syndrome chinois » vient d’une "boutade" des ingénieurs de Westinghouse, le cœur d’un réacteur américains fond et la masse du combustible nucléaire auto-entretenant sa température transperce la cuve, le béton et s’enfonce dans le sol, s’enfonce, s’enfonce jusqu’à ressortir de l’autre côté de la terre en Chine. En réalité dans ce type d’accident, cette masse fondue s’enfonce dans la terre et lorsqu’elle rencontre de l’eau (la nappe phréatique par exemple), il y a explosion de vapeur, une sorte de geyser de vapeur radioactive avec un dégagement colossale de radioactivité, et un vaste territoire devient pour toujours inhabitable...
Les Soviétiques lors de la catastrophe de Tchernobyl ont lutté (et sacrifié beaucoup d’hommes, des plongeurs qui ont plongé dans l’eau de refroidissement [et sont tous morts] pour vidanger cette eau qui s’était accumulée sous les ruines du bâtiments, et des mineurs qui ont construit une chape de béton sous le réacteur), pour empêcher que ce "corium" (une sorte de magma résultant de la fusion du combustible nucléaire et des éléments internes du cœur) ne tombe dans l’eau car il aurait pu atteindre une masse critique et entraîner d’après les calculs une explosion (comme une bombe) atomique d’une puissance énorme de 3 à 5 Mégatonnes (c’est 200 à 300 fois Hiroshima). Cela aurait provoquer des radiolésions massives des habitants dans un rayon d’environ 300 km (englobant la ville de Minsk) et toute l’Europe aurait pu se trouver victime d’une forte contamination radioactive rendant la vie normale impossible.

Le syndrome chinois est l’hypothèse de la conséquence la plus grave d'une fusion d'un réacteur nucléaire, dans laquelle les éléments combustibles en fusion du cœur ou corium percent les barrières qui le confinent et s'enfoncent dans la terre.
Même si des fusions de réacteur ont eu lieu en diverses occasions dans les domaines civils et militaires, une fusion avec de telles conséquences n'a jamais eu lieu.
L'origine de l'expression « syndrome chinois » provient du concept selon lequel le matériel en fusion d'une centrale située en Amérique du Nord pourrait traverser la croûte terrestre, s'enfoncer et progresser jusqu'en Chine.
C'est en 1971 que le physicien nucléaire Ralph Lapp utilise cette expression pour la première fois, basant sa théorie sur les rapports d'une équipe de physiciens dirigés par le Dr W.K. Ergen, qui sont publiés en 1967.
Les dangers d'un tel accident furent dépeints dans le film Le Syndrome chinois, réalisé en 1979.
Alors que l'optimisme semblait revenir à la centrale nucléaire de Fukushima avec le retour de l'électricité, le pire n'est-il pas en train d'advenir de manière jusqu'ici souterraine dans le réacteur n° 3 ?
C'est la question que l'on est en droit de se poser en lisant entre les lignes l'analyse de la situation faite ce matin par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
L'IRSN indique notamment que "l’injection d’eau de mer dans la cuve serait maintenue afin d’assurer le refroidissement du cœur qui reste cependant partiellement dénoyé."
Plus grave encore : "L’enceinte de confinement ne semble plus étanche selon les indications de pression ; cette perte d’étanchéité serait à l’origine de rejets radioactifs « continus » non filtrés dans l’environnement."
La pire des hypothèses L'IRSN s'interroge ensuite sur l'origine des dégagements importants de fumées noires qui ont été constatés hier sur ce réacteur.
Un phénomène sur lequel les autorités japonaises et l'opérateur privé Tepco n'ont pas fourni d'explication claire.
L'IRSN examine pour sa part une hypothèse qui fait froid dans le dos : celle "d’une rupture de la cuve du réacteur suivie d’une interaction entre le corium (mélange de combustible et de métaux fondus) et le béton au fond de l’enceinte de confinement."
Si cette explication (voir l'article de Wikipedia sur le corium) était la bonne, cela signifierait que la fusion du cœur du réacteur provoquerait une hausse considérable de la température (presque 3 000°) avec un risque de dégagement dans l'air de substances radioactives hautement toxiques (notamment du plutonium).

source1

Masses d'air contaminé détectées en Islande, Suède, Finlande et Allemagne

COLÈRE ET INDIGNATION
Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les États ! : Alors que les masses d’air contaminé ont été détectées en Islande, en Suède, en Finlande et en Allemagne, la CRIIRAD dénonce les dissimulations du Département de L’Énergie des États-Unis [Extrait de wikipédia : Le département de l’Énergie des États-Unis (United States Department of Energy, DoE), est un département de l’administration fédérale américaine, responsable de la politique énergétique et de la sûreté nucléaire. Ses domaines de compétences incluent le programme national d’armement nucléaire, la fabrication de réacteurs nucléaires pour la Marine des États-Unis, la gestion des économies d’énergie, la recherche liée à l’énergie, la gestion des déchets radioactifs et la production domestique d’énergie. Le ministère soutient également la recherche scientifique dans d’autres domaines, et plus que n’importe quelle autre agence fédérale américaine, notamment au travers du réseau des laboratoires nationaux.]. 
Elle réitère son appel à se mobiliser afin que tous les résultats d’analyse du réseau du CTBTO soient rendus publics. Les États qui s’y opposent doivent être identifiés. C’est par exemple le cas de la France. Chaque citoyen doit connaitre l’identité de ceux qui le privent d’informations fiables sur le niveau de radioactivité de l’air qu’il respire.
 
La CRIIRAD a lancé, mercredi 23 mars, un appel international pour que soient rendus publics tous les résultats d’analyse de la radioactivité de l’air. L’appel concernait tout particulièrement les données du réseau international mis en place dans la cadre du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (TICE ou CTBT) [ CTBT pour Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty.]. Ayant en effet mission de détecter toute élévation de la radioactivité de l’air susceptible d’indiquer qu’un essai nucléaire a été effectué en violation du traité, les laboratoires du réseau sont équipés d’instruments de détection très performants et répartis sur l’ensemble de la planète. Chaque État a accès aux résultats de l’ensemble du réseau ; les résultats d’analyse lui sont envoyés quotidiennement.
La CRIIRAD réitère avec force cet appel et précise qu’elle ne demande pas la publication de quelques chiffres, dûment sélectionnés par les gouvernements et leurs experts, elle veut TOUS LES CHIFFRES !
 
AUX ÉTATS-UNIS, le Département de l’Énergie a rendu publics des résultats qui ne rendent pas compte de la réalité de la contamination. Ce jour, 25 mars 2011 (14h30 heure française), les informations qu’il diffuse sont toujours limitées aux résultats enregistrés à Sacramento, en Californie, dans la nuit du 16 au 17 mars 2011, soit 0,165 mBq/m3 pour l’iode 131.
 
Or, grâce au graphique mis en ligne sur le site du BfS [Bundesamt für Strahlenschutz (Office Fédéral de Protection contre les Rayonnements). Les données publiées par le BfS proviennent du BGR (Institut Fédéral des Géosciences et des Ressources Naturelles), organisme recevant pour l’Allemagne les données du CTBTO.], la CRIIRAD a pu avoir accès à l’évolution de l’activité de l’air en iode depuis le 17 mars. La courbe relative à la station de mesure de Sacramento est en orange.
 
On constate que, dès le lendemain, la contamination en iode 131 dépassait 4 mBq/m3, puis 10 mBq/m3 dans la nuit du 18 au 19 mars, une valeur 60 fois supérieure à celle de l’avant-veille. Depuis lors, et jusqu’au 23 mars, l’activité de l’iode 131 dans l’air de Sacramento est restée supérieure à 1 mBq/m3. Le Département de l’Energie reçoit en continu les résultats d’analyse. Il est donc parfaitement informé et à même de mettre ces données à la disposition du public.
 
La CRIIRAD demande la publication de l’intégralité des données de tous les laboratoires du réseau du CTBTO : résultats jour par jour, pour tous les radionucléides mesurés, pour toutes les stations de mesure, aux États-Unis comme dans les autres pays, et ce depuis le 10 mars 2011 afin de disposer de valeurs de référence.
Ni Responsable Ni Coupable !
 
L’iode 131 n’est que l’un des nombreux radionucléides présents dans l’air. La CRIIRAD souhaiterait par exemple connaître l’évolution de l’activité du xénon 133 enregistrée à 100 mBq/m3 par le Laboratoire National du Pacifique Nord-Ouest, dans l’État de Washington, entre le 16 et le 17 mars. Il s’agit d’un gaz rare radioactif, qui est généré par les fissions qui se produisent au sein des réacteurs et qui est nécessairement présent dans les rejets radioactifs de FUKUSHIMA DAIICHI.
 
Dans les États nucléarisés, les populations n’ont généralement pas été consultées sur le développement de programmes nucléaires. Quant aux habitants des États non nucléarisés, ils sont exposés aux risques et aux pollutions d’une technologie qu’ils n’ont pas choisie. Dans un tel contexte, la moindre des choses est quand même de garantir une totale transparence sur les niveaux de radioactivité dans l’air que chacun respire. L’OBLIGATION DE SUBIR — en tout cas aujourd’hui — NOUS DONNE LE DROIT DE SAVOIR [«L’obligation de subir nous donne le droit de savoir.» Jean ROSTAND.].
 
La CRIIRAD rappelle le contenu de son communiqué du 23 mars 2011 : le fonctionnement du réseau international de laboratoires mis en place dans le cadre du traité d’interdiction complète des essais nucléaires est financé par les États, et donc par les citoyens de ces États, ceux-là même qui sont privés des informations ainsi acquises.
 
Si l’information est confisquée alors que les niveaux de risque radiologique sur les pays occidentaux sont, à ce jour, relativement faibles, que se passera-t-il lorsque les enjeux économiques et sanitaires seront majeurs ? Il faut donc obtenir une transparence totale et permanente sur les résultats d’analyse du réseau international de contrôle de l’air.
 
TOUS LES CHIFFRES DOIVENT ÊTRE ACCESSIBLES :
— CEUX D’AUJOURD’HUI afin de suivre, jour après jour, l’impact des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI qui, deux semaines après le début de la crise, ne sont toujours pas maîtrisés. 
— CEUX D’HIER pour faire le bilan de toutes les pollutions passées, et éventuellement cachées aux populations ; 
— CEUX DE DEMAIN pour ne plus se retrouver, comme ce fut le cas pendant près d’une semaine sans aucun résultat sur l’activité de l’air alors qu’il s’agit d‘un paramètre clé pour l’évaluation du risque sanitaire.
 
La CRIIRAD invite chaque citoyen — en France ou à l’étranger — à intervenir auprès des autorités de son pays afin que mandat soit donné à l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaire (OTICE/CTBTO) pour rendre publiques toutes les données relatives à la contamination de l’air.
 
Il importe que soient connus de tous le nom des États qui refusent de donner ce mandat et qui interdisent donc la publication des chiffres. C’est aujourd’hui le cas de la France. Saluons en revanche la position des organismes officiels en charge de cette question en Autriche et en Allemagne qui ont passé outre les interdits, considérant que le maintien du secret sur ces données n’est pas compatible avec la réglementation de leur pays. Sans les informations — partielles mais précieuses — qu’ils ont publiées ce communiqué n’aurait jamais été rédigé.
 
Le Japon a annoncé samedi avoir mesuré des niveaux d'iode radioactif 1.250 fois supérieurs à la norme légale en mer près de la centrale en péril de Fukushima, renforçant les craintes d'une rupture de l'étanchéité d'un ou plusieurs réacteurs. Cette forte concentration aggrave les risques de contamination alimentaire par les produits de la mer dont raffolent les Japonais.

Archives du blog