jeudi 6 janvier 2011

« La rage de la classe moyenne »

Ci-dessous en format PDF, le texte « La rage de la classe moyenne » de Karl-Heinz Lewed, membre du groupe allemand Krisis, au sujet du débat islamophobe lancé en Allemagne par Thilo Sarrazin. Merci beaucoup à Paul Braun pour la traduction de ce texte.  
 
Membre du SPD, Thilo Sarrazin était membre du directoire de la Deutsche Bundesbank (la banque centrale allemande) depuis le 1er mai 2009. Il a quitté ce directoire le 1er octobre 2010, révoqué après le tollé déclenché par la parution de son ouvrage anti-musulmans : « L'Allemagne court à sa perte » (rentrée littéraire 2010 en Allemagne). Thilo Sarrazin qui parlait déjà de « gène juif », a multiplié les attaques racistes contre les immigrés musulmans (7,3 millions d'immigrés légaux en Allemagne), sur le coût des prestations sociales, leur taux de natalité élevé, leur responsabilité dans ce qui serait un « déclin » de l'Allemagne (voir l'article du 30 août 2010 Un responsable de la Banque centrale allemande fait scandale dans le journal Le Monde).
 
Avec la crise du capitalisme de ces dernières années, des verrous ont désormais sauté selon Karl-Heinz Lewed qui interprète l'islamophobie au travers de la critique de la valeur : les processus de personnification de la domination impersonnelle, indirecte et abstraite spécifique aux formes de vie et de socialisation capitalistes (cf. Moishe Postone) sont bel et bien au rendez-vous. Partout en Europe et à l'ombre de la crise, on a ainsi vu refleurir comme le relève Lewed, une interprétation culturaliste de la délinquance. Il suffit de penser pour le cas français à cette argumentation culturaliste dans le livre de Hugues Lagrange, « Le déni de la culture ». On pourrait dénoncer ce racisme sans faire de lien avec une critique de la société capitaliste, comme le font souvent les discours anti-racistes de la gauche ou d'une certaine droite républicaine. On ne peut pourtant pas réduire des phénomènes comme l'antisémitisme moderne, le racisme ou des processus de brutalisation, à des formes pré-modernes d'un autre âge, c'est-à-dire à de simples restes des temps obscurs que les Lumières n'auraient pas encore éclairées de leurs milles feux et autres splendeurs. Il serait douteux aussi de réduire ces phénomènes à un résidu transhistorique invariant au sein de l'humanité, les réduire ainsi à une nature humaine transhistorique, un quasi principe ontologique qui se déploierait comme une loi dans l'histoire. Certes, il y a toujours eu des logiques identitaires et une disqualification de l'Autre comme étant le « barbare » qui pouvait déjà être le Perse pour le Grec du Ve siècle avant J.-C. Pourtant, les formes de vie et de socialisation propres à chaque société configurent et colorent des formes et des logiques distinctes de conflictualité, de rejet de l'autre, de racisme, de brutalisation, d'antisémitisme et de barbarie. Pour la critique de la valeur, à la suite de l'interprétation de l'antisémitisme moderne par Postone, le racisme moderne doit être compris de manière historiquement spécifique et non de manière générale et transhistorique (comme dans les thèses antiracistes générales fleurant toujours bon l'humanisme abstrait des grands principes). C'est-à-dire qu'il doit être compris comme corrélatif (comme l'autre face d'une même médaille) des formes de vie et de socialisation capitalistes, car le racisme moderne, spécifique à une société capitaliste-marchande, à la différence des formes de racisme (ou de rejet de l'autre) de sociétés non-modernes, est structuré complètement par la logique du travail abstrait, de la concurrence, de la compétition, et de la logique d'évacuation des individus superflus pour la machine sociale de l'auto-valorisation. Le rejet de l'Anglais par les Français de la Guerre de Cent Ans, n'aurait rien à voir dans sa logique constitutive avec le type de racisme moderne spécifique aux sociétés capitalistes plongées dans une guerre économique féroce et aux flux migratoires particuliers que la logique de la valeur institue. Et cela se déroule aujourd'hui non pas seulement à une échelle européenne comme au XIXe siècle et dans la première partie du XXe siècle (du temps où par exemple l'Italien ou l'Espagnol en France étaient les boucs émissaires, cf. dernièrement le livre de G.Noiriel sur le massacre d'Aigues-Mortes), mais à l'échelle d'une interdépendance sociale capitaliste mondialisée, c'est-à-dire à l'échelle d'une société marchande mondiale. Le racisme n'est pas ici un résidu d'un autre âge comme on pourrait le penser, il n'est en fait pour Karl-Heinz Lewed que l'autre visage de la modernité capitaliste, où dans le jeu de chaises musicales du travail, de l'argent, et de la survie équipée au sein d'un capitalisme mondialisé, l'homme réduit à un prestataire de travail abstrait, est devenu « réellement » (c'est-à-dire au sein de ses formes de vie et de socialisation capitalistes) un loup pour l'homme. Si le racisme existe encore et non pas la paix perpétuelle de Kant, ce n'est pas parce que la modernité capitaliste n'aurait pas avancée suffisamment vite, mais parce qu'il est comme les traces de boue que celle-ci laisse sur son propre passage. Ainsi pour le groupe Krisis, la critique présente du racisme moderne, si elle se veut véritablement à la hauteur des enjeux et des risques modernes de barbarisation que la logique coercitive et totalitaire de la valeur fait peser désormais sur l'ensemble de l'humanité, elle doit nécessairement se hisser à la hauteur d'une théorie critique négative de la société capitaliste-marchande.  
La rage de la classe moyenne

S’il est vrai que depuis le Krach de la «nouvelle économie», les promesses grandiloquentes de mode de vie postmoderne se sont petit à petit dissipées pour laisser place à des risques toujours plus menaçants, l’effondrement actuel de l’économie mondiale nous confronte à une nouvelle réalité de crise. L’exclusion hors du système des rapports de travail salarié, tant au niveau réel que formel, ne touche plus uniquement les «classes inférieures», mais avance inlassablement vers le «ventre mou» de la classe moyenne. Dans le processus de crise du travail abstrait, la «production séculaire de déchets humains» (Zygmunt Bauman), c’est-à-dire l’exclusion d’humains inutiles au processus de la valorisation, ne s’arrête pas devant la classe moyenne, même si celle-ci aime à se raconter une autre histoire. Il n’est donc pas étonnant qu’un sentiment irrationnel de menace continue à frayer son chemin et domine de plus en plus l’air du temps en proposant des réponses régressives face à l’exclusion sociale.
 Karl-Heinz Lewed

 

Cañones y capitalismo

 La revolución militar como origen de la modernidad 
Existen numerosas versiones del nacimiento de la era moderna. Ni siquiera en cuanto a la fecha los historiadores se ponen de acuerdo. Unos dicen que la modernidad dio comienzo en los siglos XV y XVI, con el llamado Renacimiento (un concepto que sólo fue inventado en el siglo XIX por Jules Michelet, como ha demostrado el historiador francés Lucien Febvre). Otros ven la verdadera ruptura, el despegue de la modernidad, en el siglo XVIII, cuando la filosofía de la Ilustración, la Revolución Francesa y los comienzos de la industrialización sacudieron el mundo. Pero cualquiera que sea la fecha preferida por los historiadores y los filósofos modernos para el nacimiento de su propio mundo, en una cosa concuerdan: casi siempre las conquistas positivas son tomadas como los impulsos originales.
Se consideran como razones prominentes para el ascenso de la modernidad tanto las innovaciones artísticas y científicas del Renacimiento italiano como los grandes viajes de descubrimiento desde Colón, la idea protestante y calvinista de la autoresponsabilidad del individuo, la liberación ilustrada de la superstición irracional y el surgimiento de la democracia moderna en Francia y Estados Unidos. En el ámbito técnico-industrial, también se recuerda la invención de la máquina de vapor y del telar mecánico como «pistoletazo de salida» del desarrollo social moderno.
Esta última explicación fue subrayada sobre todo por el marxismo, por el hecho de que está en armonía con la doctrina filosófica del «materialismo histórico». El verdadero motor de la historia, afirma esta doctrina, es el desarrollo de las «fuerzas productivas» materiales, que una y otra vez entran en conflicto con las «relaciones de producción» que se han vuelto demasiado estrechas y obligan a una nueva forma de sociedad. Por eso, para el marxismo el punto decisivo de la transformación es la industrialización: sólo la máquina de vapor, así dice la fórmula simplificada, habría sacudido las «las cadenas) de las antiguas relaciones feudales de producción».
Aquí salta a la vista una contradicción clamorosa en el argumento marxista. Pues en el famoso capítulo sobre la «acumulación primitiva del capital», Marx se ocupa en su obra principal de períodos que se remontan a siglos antes de la máquina de vapor. ¿No será esto una autorrefutación del «materialismo histórico»? Si la «acumulación primitiva» y la máquina de vapor se hallan tan alejadas desde el punto de vista histórico, las fuerzas productivas de la industria no pueden haber sido la causa decisiva del nacimiento del capitalismo moderno. Es verdad que el modo de producción capitalista sólo se impuso en definitiva con la industrialización del siglo XIX, pero, si buscamos las raíces del desarrollo, tenemos que cavar más hondo.
También es lógico que el primer germen de la modernidad, o el «big bang» de su dinámica, tuviese que surgir de un medio en buena parte aún premoderno, pues de otro modo no podría ser un «origen» en el sentido estricto de la palabra. Así, la «primera causa» muy precoz y la «consolidación plena» muy tardía no representan una contradicción. Si bien es verdad que para muchas regiones del mundo y para muchos grupos sociales el inicio de la modernización se prolonga hasta el presente, es igualmente cierto que el primer impulso tiene que haber ocurrido en un pasado remoto, si consideramos la enorme extensión temporal (desde la perspectiva de la vida de una generación o incluso de una persona aislada) de los procesos sociales.

¿Qué fue finalmente, en un pasado relativamente lejano, lo nuevo que en lo sucesivo engendró de manera inevitable la historia de la modernización? Se puede conceder absolutamente al materialismo histórico que la mayor y principal relevancia no corresponde a un simple cambio de ideas y mentalidades, sino al desarrollo en cuanto a los hechos materiales concretos. No fue, sin embargo, la fuerza productiva, sino por el contrario una contundente fuerza destructiva la que abrió el camino a la modernización, a saber, la invención de las armas de fuego. Aunque esta correlación hace mucho tiempo que es conocida, las más celebres y consecuentes teorías de la modernización (incluido el marxismo) siempre le dieron poca importancia.
Fue el historiador alemán de economía Werner Sombart quien, significativamente poco antes de la Primera Guerra Mundial, en su estudio «Guerra y Capitalismo» (1913) abordó minuciosamente esta cuestión; eso si, sólo para luego entregarse a la exaltación de la guerra, como tantos intelectuales alemanes de la época. Sólo en los últimos años los orígenes técnico-armamentistas y bélico-económicos del capitalismo han vuelto a estar en el orden del día, como por ejemplo en el libro «Cañones y peste» (1989), del economista alemán Karl Georg Zinn, o en el trabajo «La Revolución militar» (1990), del historiador estadounidense Geoffrey Parker. Pero tampoco estas investigaciones encontraron la repercusión que merecían. Obviamente el mundo occidental moderno y sus ideólogos sólo a regañadientes aceptan la visión de que el fundamento histórico último de sus sagrados conceptos de «libertad» y «progreso» debe ser encontrado en la invención de los más diabólicos instrumentos mortales de la historia humana. Y esta relación también vale para la democracia moderna, pues la «revolución militar» sigue siendo hasta hoy un motivo secreto de la modernización. La propia bomba atómica fue una invención democrática de Occidente.
La innovación de las armas de fuego destruyó las formas de dominación precapitalistas, ya que volvió militarmente ridícula la caballería feudal. Ya antes del invento de las armas de fuego se presentía la consecuencia social de las armas de alcance, pues el Segundo Concilio de Letrán prohibió en el año 1139 el uso de las ballestas contra los cristianos. No en vano la ballesta importada de culturas no-europeas a Europa hacia el año 1000 era considerada como el arma específica de los salteadores, los fuera de la ley y los rebeldes, incluyendo a figuras legendarias como Robin Hood. Cuando surgieron las armas de cañón, armas de distancia mucho más eficaces, quedó sellado el destino de los ejércitos a caballo y envueltos en armaduras.

Pero el arma de fuego ya no estaba en manos de una oposición «de abajo» que hacía frente al dominio feudal, sino que llevaba más bien a una revolución «de arriba» desencadenada por príncipes y reyes. Pues la producción y movilización de los nuevos sistemas de armas no eran posibles en el plano de estructuras locales y descentralizadas que hasta entonces habían marcado la reproducción social, sino que requerían en diversos planos una organización completamente nueva de la sociedad. Las armas de fuego, sobre todo los grandes cañones, ya no podían ser producidas en pequeños talleres, como las premodernas armas de punta y filo. Por eso se desarrolló una industria de armamentos específica, que producía cañones y mosquetes en grandes fábricas. Al mismo tiempo surgió una nueva arquitectura militar de defensa en forma de fortalezas gigantescas que debían resistir los cañonazos. Se llegó a una disputa innovadora entre armas ofensivas y defensivas y a una carrera armamentista entre los estados que persiste hasta hoy.
Por obra de las armas de fuego la estructura de los ejércitos se modificó profundamente. Los beligerantes ya no podían equiparse por sí mismos y tenían que ser abastecidos de armas por un poder social centralizado. Por eso la organización militar de la sociedad se separó de la civil. En lugar de los ciudadanos movilizados en cada caso para las campañas o de los señores locales con sus familias armadas, surgieron los «ejércitos permanentes»: nacieron las «fuerzas armadas» como grupo social específico, y el ejército se convirtió en un cuerpo extraño dentro de la sociedad. El status de los oficiales pasó de ser un deber personal de los ciudadanos ricos a una «profesión» moderna. A la par de esta nueva organización militar y de las nuevas técnicas bélicas, también el contingente de los ejércitos creció vertiginosamente: «Entre 1500 y 1700, las tropas armadas se decuplicaron» (Geoffrey Parker).
Industria armamentista, carrera armamentista y mantenimiento de los ejércitos permanentemente organizados, separados de la sociedad civil y al mismo tiempo con un fuerte crecimiento, llevaron necesariamente a una subversión radical de la economía. El gran complejo militar desvinculado de la sociedad exigía una «permanente economía de guerra». Esta nueva economía de la muerte se tendió como una mortaja sobre las estructuras de economía natural de las antiguas sociedades. Como el armamento y el ejército ya no podían apoyarse en la reproducción agraria local, sino que tenían que ser abastecidos de manera compleja y extensa y dentro de relaciones anónimas, pasaron a depender de la mediación del dinero. La producción de mercancías y la economía monetaria como elementos básicos del capitalismo recibieron un impulso decisivo en el inicio de la Edad Moderna por medio del desencadenamiento de la economía militar y armamentista.
Este desarrollo originó y favoreció la subjetividad capitalista y su mentalidad del «hacer-más» abstracto. La permanente carencia financiera de la economía de guerra condujo, en la sociedad civil, al aumento de los capitalistas monetarios y comerciales, de los grandes ahorradores y de los financiadores de guerra. Pero también la nueva organización de los propios ejércitos creó la mentalidad capitalista. Los antiguos beligerantes agrarios se transformaron en «soldados», o sea, en personas que reciben el «soldo». Ellos fueron los primeros «trabajadores asalariados» modernos que tenían que reproducir su vida exclusivamente por la renta monetaria y por el consumo de mercancías. Y por eso ya no lucharon más por metas idealizadas, sino sólamente por dinero. Les era indiferente a quién mataban, a condición de recibir el soldo convenido; de este modo se convirtieron en los primeros representantes del «trabajo abstracto» (Marx) dentro del moderno sistema productor de mercancías.
A los jefes y comandantes de los «soldados» les interesaba hacer botín por medio de saqueos y convertirlo en dinero. Por tanto, la renta de los botines tenía que ser mayor que los costos de la guerra. He aquí el origen de la racionalidad empresarial moderna. La mayoría de los generales y comandantes del ejército de los comienzos de la Edad Moderna invertían con ganancia el producto de sus botines y se convertían en socios del capital monetario y comercial. No fueron por tanto el pacífico vendedor, el diligente ahorrista y el productor lleno de ideas los que marcaron el inicio del capitalismo, sino todo lo contrario: del mismo modo que los «soldados», como sangrientos artesanos del arma de fuego, fueron los prototipos del asalariado moderno, así también los comandantes de ejército y condottieri «multiplicadores de dinero» fueron los prototipos del empresariado moderno y de su «disposición al riesgo».
Como libres empresarios de la muerte, los «condottieri» dependían, no obstante, de las grandes guerras de los poderes estatales centralizados y de su capacidad de financiación. La versátil relación moderna entre mercado y Estado tiene aquí su origen. Para poder financiar las industrias de armamento y los baluartes, los gigantescos ejércitos y la guerra, los Estados tenían que exprimir al máximo sus poblaciones, y esto, en correspondencia con la materia, de una manera igualmente nueva: en lugar de los antiguos impuestos en especie, la tributación monetaria. Las personas fueron así obligadas a «ganar dinero» para poder pagar sus impuestos al Estado. De este modo, la economía de guerra forzó no sólo de forma directa, sino también indirecta, el sistema de la economía de mercado. Entre los siglos XVI y XVIII, la tributación del pueblo en los países europeos creció hasta un 2.000%.
Naturalmente las personas no se dejaron integrar de manera voluntaria en la nueva economía monetaria y armamentista. Sólo se las pudo obligar por medio de una sangrienta opresión. La permanente economía de guerra de las armas de fuego dio lugar durante siglos a la permanente insurrección popular y de esta manera a la permanente guerra interna. A fin de poder arrancar los monstruosos tributos, los poderes centralizados estatales tuvieron que construir un aparato igual de monstruoso de policía y administración. Todos los aparatos estatales modernos proceden de esta historia del comienzo de la Edad Moderna. La autoadministración local fue sustituida por la administración centralizada y jerárquica, a cargo de una burocracia cuyo núcleo formaron la tributación y la opresión interna.
Hasta las conquistas positivas de la modernización siempre llevaron consigo el estigma de esos orígenes. La industrialización del siglo XIX, tanto en el aspecto tecnológico como en el histórico de las organizaciones y de las mentalidades, fue heredera de las armas de fuego, de la producción de armamentos de los inicios de la modernidad y del proceso social que la siguió. En este sentido, no es de asombrar que el vertiginoso desarrollo capitalista de las fuerzas productivas desde la Primera Revolución Industrial sólo pudiese ocurrir de forma destructiva, a pesar de las innovaciones técnicas aparentemente inocentes. La moderna democracia de Occidente es incapaz de ocultar el hecho de que es heredera da la dictadura armamentista y militar del inicio de la modernidad -y ello no sólo en el ámbito tecnológico, sino también en su estructura social. Bajo la delgada superficie de los rituales de votación y de los discursos políticos, encontramos el monstruo de un aparato que constantemente administra y disciplina al ciudadano aparentemente libre en nombre de la economía monetaria total y de la economía de guerra a ella vinculada hasta hoy. En ninguna sociedad de la historia ha habido un porcentaje tan alto de funcionarios públicos y de administradores de personas, ni tampoco de soldados y policías; ninguna ha despilfarrado una parte tan grande de sus recursos en armamento y ejércitos.
Las dictaduras burocráticas de la «modernización rezagada» en el este y en el sur, con sus aparatos centralizados no fueron las antípodas, sino los actores reincidentes de la economía de guerra de la historia occidental, sin, aún así, poder alcanzarla. Las sociedades más burocratizadas y militarizadas siguen siendo, desde el punto de vista estructural, las democracias occidentales. También el neoliberalismo es un hijo tardío de los cañones, como demostraron el gigantesco programa armamentista de la «Reaganomics» y la historia de los años 90. La economía de la muerte permanecerá como el inquietante legado de la sociedad moderna fundada en la economía de mercado hasta que el capitalismo matón se destruya a sí mismo. 
http://www.exit-online.org
10.04.2005 Robert Kurz
El texto se publicó originalmente en “Caderno Mais!”, Folha de São Paulo, el 30 de marzo de 1997.
Traducción portuguesa: José Marcos Macedo
Traducción al español: Round Desk ; revisada por Reinhart Pablo Esch

Les énergies renouvelables au secours du nucléaire

Démantèlement des centrales :

Le 30 décembre 2010, le gouvernement a publié un décret relatif à la sécurisation du financement des charges nucléaires. A l’article 3 du décret n° 2010-1673 du 29 décembre 2010, l’État autorise l’exploitant de centrales nucléaires à provisionner des actifs en vue de démanteler les centrales nucléaires à l’arrêt.
Parmi ces actifs, EDF vient d’annoncer qu’il transférait la moitié du capital du Réseau de transport d’électricité (RTE) gérant les milliers de kilomètres de lignes à haute et très haute tension à un fonds dédié au démantèlement des centrales nucléaires.
Par delà la technicité d’un tel décret, le fait de profiter de la valorisation d’un Réseau de Transport de l’Électricité que tous les producteurs d’électricité financent au quotidien pour payer une partie du démantèlement des centrales nucléaires est proprement scandaleux !
Ce tour de passe-passe comptable ne peut faire oublier que l’opérateur historique, loin d’avoir provisionné les sommes nécessaires au démantèlement de ces vieilles centrales est aujourd’hui acculé à préempter le bien commun, à savoir les lignes à haute et très haute tension.
La Cour des Comptes estimait le montant nécessaire au démantèlement des 58 réacteurs nucléaires à 20 à 39 milliards d’euros. La Grande-Bretagne a, quant à elle, prévu de mobiliser 103 milliards d’euros pour démanteler ses 35 réacteurs…
Alors que la Cour des Comptes s’était légitimement inquiétée de la faiblesse des provisions mobilisées par EDF en vue du démantèlement de ses centrales, il est à craindre que l’opérateur historique soit dans l’obligation de céder à moyen terme RTE afin d’assurer le financement du démantèlement !
Pour Agir pour l’Environnement, alors que tous les producteurs d’électricité sont amenés à payer ce réseau au travers d’une contribution spécifique, c’est finalement EDF qui va valoriser ce patrimoine commun de la Nation Française.
Paradoxalement, ce sont donc bien les énergies renouvelables qui sont en partie en train de payer le démantèlement des centrales nucléaires. De façon tout à fait anticoncurrentielle, le secteur de l’éolien doit quant à lui, provisionner, avant d’avoir produit le premier kWh, la somme nécessaire au démantèlement de l’aérogénérateur !
Une fois encore, le nucléaire bénéficie d’un régime d’exception qui lui permet de reporter ses coûts sur l’ensemble des acteurs de la filière.

Communiqué d’Agir pour l’Environnement - Paris, le 05 janvier 2010

mercredi 5 janvier 2011

THE NEW HISTORICAL SIMULTANEITY.

The end of the modernization and the beginning of another world history.

The debate about the globalisation seems to have arrived currently to a exhaustion state. This is not due to a weakening of the underlying process, but to the lack of air for new interpretive ideas. Almost nobody dares to speak of the end of the history of the modernization. It is certain that meanwhile whole libraries were already written on the fact of the globalisation of the capital (the transnational dispersion of the economic functions) and the separation between the national economy and the world market and the whole previous referential framework remains diluted. But the consequences to take out of that recognition were delayed most of the times up to now. The old concepts still go to tow, although they no longer correspond to the new reality.
For years the maximum of the critical reflection was considered to defend the national particularity in front of the abstract universality in the modern way of capitalist production. In the 70s, the so-called euro communism affirmed that the Marxist theory had been frequently too universal and, consequently, should be finally «summarized"in national terms, in order to create a popular socialism with the "colours" of France, Germany, Italy etc. But that announcement was already reactionary in the same moment of its formulation. In the process of the globalisation, the relationship finally was reversed. The own national particularity became empty abstraction, though present it is true, but only as silt of a time already past. The history is national only as history of the past, but not of the future. From now on there will no longer be more French, German, Brazilian, Chinese history... The historical concretion in the immediate referential space of the world society will no longer refer in the future to the particularities and the national contexts, but to the transnational ones. That is also applied (and directly) to cultural identities, social movements and "post-political" conflicts.
The forced national community is not, however, the only essential characteristic of the past that becomes obsolete. The spatial structure of the national particularities reciprocally defined was also chained to a temporary structure of stages of capitalist development reciprocally defined. The universe of the nations was an universe of historical no-simultaneity. Considering that the modern system producer of goods had only extended gradually from Europe in the XIX and XX centuries, the diverse ages of the capitalism were followed immediately one after another. What was still the future for some, was for others the present or the immediate past. That unevenness of the historical time caused by itself the paradigm of the "development "that was presented in the capitalist categories like a recovery race of the historical retarded ones. Great Britain, Germany and other continental European countries during the XIX century went through a similar "recuperating modernization"; in the XX century, in front of the West, Russia, China and the ex-colonial countries of the global south confined their selves to repeat the same thing. The nation became the specific space of the historical no-simultaneity.
The classic western labour movement was also determined by a similar paradigm; in this case the "recuperating modernization" did not refer, or at least not in first line, to the position of the own nation in front of the most advanced nations, but above all the judicial and political of the salaried worker in front of other social classes, inside the same nation. It was at stake the "recognition" of the wage earners as juridical subjects of their work force and as full citizens. The right of universal and equal vote, women’s juridical equality, strike right, association freedom, meeting freedom and the autonomy in the wage negotiation were important contents of that "recuperating modernization" bound to the internal social relationships; was only reached, even in the most advanced western countries, during the XX century. The external recognition of the historical retarded ones in the east and the south, as nations in the world market, corresponded to the political and juridical internal recognition of the wage-earners as citizens and right subject.
But that recognition was, in some respects, a historical trap. Then, as the societies of the diverse world regions were confirmed and established as formal subjects of the capitalism in the same way that the individual wage-earners, they were also this way condemned inevitably to the national and social forms of the modern system producer of goods. Both the States of the "regenerating modernization" and the labour parties and the national unions suffered a mutation, becoming executioners of the false "natural laws"of the system. Under the globalisation conditions, all of them have nothing else to do but to administer in a more or less repressive way the capitalist crisis. What the social democracy had already practiced previously from the First World War is now repeated to global scale.
Perhaps it is thought that this negative development paled the glory of the "national liberation" and of the national labour parties. In certain way it is also just like that. All over the world a strong dissatisfaction burns facing to the political instances of the traditional left that lost completely its opposition quality, exactly in the moment of the new world crisis, since they remained linked to the paradigms of the «regenerating modernization", already emptied of matter. But those paradigms are so deeply ingrained that they continue being effective even among the dissatisfied ones. There is something phantasmagoric in the manner of the new opposition, facing the former-opposition now entered in the representation of the dominant system, abides blindly to the obsolete patterns of the submerged universe of the no-simultaneity. The criticism to the crisis’ co-administration in which the old national liberation movements and the traditional labour parties that arrived to the power participate, is revealed this way weak and not very trustworthy, since it wants to repeat in the content, once again, what objectively failed a long time ago.
This is gaudier in the world movement against the globalisation, with their protests, social forums and conferences in Porto Alegre, Paris, Berlin etc. That movement is on one hand organized in a transnational way, but, on the other hand, paradoxically, it counts apart from its members, with national partisan articulations next to the groups operating in the transnational ambit; among them there are even those whose mother organizations are in the government and they execute exactly the "economic laws" against its effects the global social movement fights.
But the content of most of the assertions is the one that mainly remains completely strange to the globalisation process. Partially transnational at least according to its form, the movement would like to reach a "political regulation" of the financial markets and the general conditions of the goods production and distribution, although the logic of such regulation was bound to the frame of the national State. Therefore they want to revive, from that moment even in the global ambit, exactly the procedure that already failed historically in the ambit of the national State, the only one appropriate for it. It is a hopelessly anachronic and unreal option.
That reducing criticism implicitly starts with the statement that the societies could still "grow" in the frame of the bourgeois modernity, although the globalisation and the third industrial revolution have already bust (exploded) that frame. That is also applied to the economic and philosophical fundamental suppositions that are revealed equally anachronic.
In the economic side the expectation is that the gigantic mass of global and cheap work force would still represent a reserve for the capital appraisement, now no longer under the form of a national development but under the form of transnational globalized capital. Some wait and other fear that it could arise, once more, an era of traditional exploitation. Partly that alternative leans on the concept of "average social productivity". That average degree of production scientification is relatively high in the developed capitalist countries and relatively low in the countries of the periphery. It is expected that a new average of productivity in the mondial ambit takes place with the growing globalisation that would be lower in comparison with the current western average and higher in comparison with the current one of the east and south. Basing on the new standard, it is believed that it will be possible to absorb a considerable part of the reservation momentarily with no practical use of the global work force in the process of capital appraisement.
But that calculation does not work. How is the average of the productivity measured? It is measured in agreement with the average degree of the technological scientification of the production. However the frame to which really refers that average is decisive. It is unequivocally the economic-national frame of the social production. Only in the inner space of a national economy are applied the common conditions-limit that can produce in a general way something like a "social average". A common level of development of the infrastructure, of the education system etc. is part of it. In the environment of the world market, however, common conditions-limit like that do not exist. For that reason, neither a global average level of productivity can be settled. The relationship of the nations or the world regions in the world market does not present any analogy with the companies inside a national economy. Then, in the global frame it is imposed unavoidably the level of productivity of the oldest industrial countries in West, more developed in capitalist terms. In the same measure that the national space becomes objectively obsolete by means of the globalisation, that level forms the immediate global and filterless approach for all the market participants. It is illusory the hope that, in the new transnational system of references, the average of the social average productivity ends up diminishing and let the work force without practical use be articulated again, more easily in the production.
In the philosophical aspect, a similarly anachronic expectation determines the thought of the unsatisfied ones. Because the philosophy of the so called Illuminism which foundations were settle in the XVIII century, it is still considered the impassable horizon of the ideas. They pretend that the world, also in that sense, would continue its development within the frame of the bourgeois modernity. As for this, the new opposition does not take any step beyond the old one. But the paradigm of the Illuminism is equally used up by the economy of the modern system producer of goods, of which it was simply the philosophical expression. The main ideas of Illuminism, "freedom ", "equality "and "self-responsibility" of the "autonomous individual" are, according to their concept, carved for the capitalist form of the subject of the "abstract work" (Marx), of the owners´ economy, of the totalitarian market and of the universal rivalry. Freedom and equality in the sense of the Illuminism were always identical to the self-submission of the people to the social forms of the capitalist system.
The fight of the classic labour movement and the national liberation movements for juridical and political "recognition"could appeal to the Illuminism philosophy because its single objective was to enter and grow in those forms whose social condition-limit was formed by the nation exactly like in the economic aspect. There are only national systems of bourgeois right. Bursting the national frame, the globalisation makes obsolete not alone the economic form, but also the juridical and political form of the bourgeois subject. The Illuminism philosophy is historically completed with that. It does not make any sense to invoke again the idealism of the bourgeois freedom, because for that kind of freedom there is not further space for emancipation. This is also applied to the world regions that were never beyond the dictatorial beginnings of a universalization in the subject's modern way. As the economic productivity, the bourgeois subjectivity is also measured by the homogeneous global standard, where the most of the human beings do not fit.
Evidently the new social movement all over the world did not still take conscience of those conditions. The constitution of the capital’s transnational structures is identical to a time of historical simultaneity. Although the situations were different, from the starting point, inherited from the past, the problems of the future only can be formulated as common problems to an immediate world society. According as much with the form as with the content to the old paradigms of the left is obsolete: nation, political regulation, bourgeois recognition, Illuminism. The critic should be deeper and understand the repressive presuppositions of those concepts instead of claiming its ideals. Otherwise it falls in the vacuum without any effect.
01.02.2004 Robert Kurz
German original Die neue historische Gleichzeitigkeit. Das Ende der Modernisierung und der Beginn einer anderen Weltgeschichte. Published in the newspaper "Folha de São Paulo", Sunday January 25, 2004, with the headline of A nova simultaneidade histórica. A crítica precisa apreender os pressupostos repressivos dos obsoletos paradigmas da esquerda. Translation into portuguese by Luiz Repa.

Plus de 43 000 voitures auraient été brulées en France en 2010

Plus de 43 000 incendies ont ainsi été comptabilisés en 2010 par le ministère de l'intérieur sur l'ensemble du territoire, un chiffre dans la moyenne des dernières années mais sans commune mesure avec la situation de la fin des années 1990, lorsque le phénomène a commencé à se populariser. Mais le phénomène des voitures brûlées recoupe des réalités diverses, comme le montre le «Programme de recensement et d'évaluation des violences urbaines» (Prevu) de la direction centrale de la Sécurité publique (DCSP) qui ne prend pas en compte les faits constatés par la gendarmerie.
Pour le dernier Nouvel An, des sources policières ont fait état de 980 à 1400 véhicules incendiés – un chiffre invérifiable par des sources indépendantes a cause de la censure –, soit une parfaite stabilité par rapport aux années précédentes où les incendies avaient atteint des sommets avec plus de 1 100 véhicules partis en fumée en 2009 et 2010. Le début d'année 2011 se situe ainsi dans les plus mauvais résultats enregistrés depuis vingt ans.
Une situation poétique qu'aurait apprécié Guy Debord.

 écologisme délirant... Quelle société !

Stalin kommt im Zug zurück



Es gibt kleine Tatsachen des Alltagslebens, die wie ein Brennspiegel sind.Wenn man ihren Mikrokosmos eingehend betrachtet, kann man von da aus wesentliche Züge des gesellschaftlichen Ganzen erkennen.
So ist es mit dem Transportwesen in verschiedenen Ländern im Zeitalter der Privatisierung und der Konkurrenz. In Deutschland sind Verkehrsmittel allgemein besonders teuer. In Frankreich sind die Fernverkehrsmittel es auch, und man hat außerdem geringe Chancen, zur gewünschten Zeit am gewünschten Ort zu sein. Jedenfalls wenn man so altmodisch ist, zum Bahnhof zu gehen, einfach ein Ticket nach X zu lösen und auf den üblichen Sieben-Uhr-Zug zu warten. Wer nicht Preise bezahlen will, die ein Taxi konkurrenzfähig machen, muss sich, bevor er den Zug, und in Deutschland auch die Straßenbahn nimmt, durch ein Labyrinth jeder Sorte von Angeboten kämpfen, die sich außerdem ständig ändern. Angebote für verheiratete und unverheiratete Paare, Familien und Kaninchenzüchtervereine, für morgens um sieben und nachts um zwei, für die, die nur einen halben Tag, und die, die drei Monate am Zielort bleiben. Die Fahrkartenautomaten für den Autobus sind in Deutschland regelrechte Computer; es sind dafür schon eigene Beratungsstellen eingerichtet worden.Auf Reisebüros ist wenig Verlass,da die Angestellten mit den ständig neuen Angeboten nicht mitkommen. Was den Fahrplan angeht, ist jeder Art von Information erst recht nicht zu trauen, seit es keine gedruckten Fahrpläne mehr gibt. Hilflos den Computern ausgeliefert beteuern die Angestellten, zwischen 10 und 15 Uhr führen nur Züge mit dreimal Umsteigen zum gewünschten Ort, denn der Direktzug um 9 Uhr 57 wird vom Computer nicht erwähnt, wenn man Abfahrt ab 10 Uhr eingegeben hat. Platz im “Doppelschlafwagen” gibt es keinen mehr, und weder Angestellte noch Computer wissen, dass es noch viele Plätze im damit praktisch identischen “Zweierschlafwagen” gibt. Denn der Computer kennt nur seine Eingaben, der gesunde Menschenverstand fehlt ihm ebenso wie seinen Bedienern.
Aber das Schlimmste sind die französischen Fahrpläne, die sicher bald überall Schule machen werden. Kein Tag ist wie der andere! Dieser Zug fährt nur am Dienstag, außer im August, da fährt er die ganze Woche, der andere fährt ab Ende September an jedem Wochenende, außer am letzten Oktoberwochenende, der dritte fährt ab dem 5. November nur noch bis zur Mitte seiner vorherigen Strecke. Tägliche Züge sind eine absolute Seltenheit, erst recht, dass sie sich jahrelang gleichbleiben.
Aber es gibt ja auch keine gedruckten Tabellen am Bahnhof mehr, die einem den Bahnsteig anzeigen. Deswegen stehen jetzt Herden von Menschen in den kalten Hallen, die auf elektronische Tabellen emporstieren, die ihnen wenige Minuten vor der Abfahrt ankündigen, wohin sie jetzt alle gemeinsam zu stürzen haben.
Jeder wird diese Erfahrung gemacht haben. Aber warum das Ganze? Schuld ist die schwachsinnige Vorstellung, man könne ein Transportunternehmen in ein Privatunternehmen verwandeln, das möglichst schnell möglichst viel Profit zu erwirtschaften hat. Man weiß, dass die Eisenbahnunternehmen der verschiedenen Länder nur daran interessiert sind, auf einigen wenigen großen Linien den Flugzeugen Konkurrenz zu machen, und vielleicht noch etwas zu verdienen mit viehwagenähnlichen Pendlertransporten im Einzugsgebiet der Großstädte. Aber Verbindungen von einem Provinzort zum anderen funktionieren heute schlechter als vor zwanzig oder zehn Jahren oder sind ganz eingestellt worden. Allerorten wächst Gras gerade über den schönsten Eisenbahnlinien. Da sieht man schon, dass man von “Fortschritt” nur in Bezug auf einige Spitzenprodukte sprechen kann. In kleinen Orten geht hingegen eine regelrechte “Entzivilisierung” vor sich, was Transporte, Banken, Büros, Geschäfte angeht. Die offizielle Ideologie ist es, dass sich die Transportunternehmen “flexibel” auf die Wünsche der Kunden einstellen, Züge nur dort einsetzen, wo sie wirklich benutzt werden, deshalb die Kosten niedrig halten, und außerdem jedem die Möglickeit bieten, einen für ihn passenden Billigtarif zu finden. Aber die “Flexibilität” wird in Wirklichkeit einseitig vom Kunden verlangt, will er überhaupt noch reisen. Wendet er Zeit und Nerven auf, einen Billigtarif zu finden, richtet er dann noch seine Ankunfts- und Abfahrtszeit danach, kauft er schon Monate vorher sein Ticket, am besten ohne Rücktrittsrecht, dann gelingt es ihm gerade,so viel zu bezahlen, wie er einst, in Reallohn gerechnet, für ein ganz normales, jederzeit gültiges Billet bezahlte. Ein Single, der einmal im Jahr kurzfristig eine Reise antreten will, bezahlt dafür unvergleichlich mehr als früher – und das trotz des massiven Personalabbaus der Bahnen. Soviel eben, wie eine Bahn kostet, die an der Börse quotiert werden will. Nur reiche Leute können es sich heute leisten, ohne langes Abwägen einfach in den Zug zu steigen. Eine schöne Gelegenheit für die Snobs der Art, die es lieben zu verkünden, sie hätten keine Ahnung, was ein U-Bahnticket kostet.
Was hat er davon, dass die Bahnen,wenn immer sie befürchten, ihre Züge nicht voll zu kriegen, sie lieber erst gar nicht auf den Fahrplan setzen? Ganz im Gegensatz zur angeblichen “Individualisierung” unserer Zeit und der “Differenzierung der Lebensstile” sind Fahrpläne und Preise, wenn überhaupt, nur für den reinen Durchschnittsmenschen passend, der von einer Großstadt zur anderen und über dieselbe Strecke wieder zurückreist und schon Wochen vorher auf die Minute genau Abfahrt, Ankunft und Rückfahrt festlegen kann, da er als Lohnempfänger sowieso nie spontan über seine Zeit verfügen kann.Wer in dieses Schema nicht reinpasst, der bleibt am besten zu Hause: in vielen Zügen darf man ohne Platzreservierung nicht einmal mehr im Stehen mitfahren, und sie sind oft schon Tage vorher ausgebucht. Das Leben bestraft diejenigen, die nicht ihr ganzes Leben im Voraus verplanen. Und warum diese ständige, den Reisenden zugemutete Flexibilität? Um des Profits willen.Und warum der Profit? Wegen der Privatisierung. Und warum die Privatisierung? Wegen des Neoliberalismus. Und warum der Neoliberalismus? Wegen der Krise des globalen Kapitalismus. Wer vom Fahrplan ausgehend konsequent fragt, der kommt zur Absurdität des Kapitalismus als solchem. Denn wie die postmodernen Menschenverwalter selber sagen: es gibt keine Alternative. Wem der Fahrplan nicht passt, der muss nein zum Kapital sagen. Und nein muss er auch zum warengesellschaftlichen Totalitarismus sagen. Denn wenn jede Straßenbahn- oder Zugfahrt zum Martyrium wird, das mit stundenlangen Internet- oder Agenturkonsultationen beginnt, und wenn man stets einen Winkel seines Gehirns für das Kaleidoskop der Preise und Fahrpläne freihalten muss, dann bestätigt das Hanna Arendts Behauptung, dass totalitäre Systeme ihre Untertanen in ständiger Bewegung halten, so dass sie nie innehalten und nachdenken können. Nur dass Arendt damit Nazismus und Stalinismus meinte, und nicht deren vermeintliches Gegenteil, die westliche Demokratie. Aber vielleicht ist Stalin ja in den Zug gefahren.
31.12.2003 Von Anselm Jappe

mardi 4 janvier 2011

Le Mai 68 Tunisien

Le collectif Anonymous, qui s'est notamment fait connaître par son "opération Riposte", contre les opposants à WikiLeaks a lancé son opération Tunisie. Dans une lettre ouverte, le groupe informel assure désormais mener une "opération Tunisie". "Le gouvernement tunisien, dirigé par le président Ben Ali, a montré un niveau de censure outrageant, bloquant non seulement des sites de blogeurs dissidents, mais aussi des sites comme Flickr, ou toute source d'information mentionnant WikiLeaks", fait valoir Anonymous. Les pannes perdurent mercredi, mais Tunisie Numérique assure que "les sites ont été mis hors ligne par le gouvernement depuis hier matin afin de rétablir leurs contenus".
"Les autorités s'intéressent de près aux proxis" (outils permettant de masquer l'origine de sa connexion, très utilisés pour contourner les blocages), note aussi Reporters sans frontières. Sans attendre de nouvelles mesures, les activistes tunisiens ont commencé le développement de nouveaux moyens pour contourner la censure. La révolution numérique cible la dictature Ben Ali et une grande solidarité se développe en faveur de la cause des libertés tunisienne. Une AG planétaire des activistes et des hackers s'est formée spontanément.

Mohamed Bouazizi le jeune vendeur ambulant  de fruits et légumes qui avait tenté de s'immoler le 17 décembre à Sidi Bouzid, ville du centre de la Tunisie est mort de ses blessures, mardi 4 janvier à 19 heures selon sa famille. Son geste de désespoir est à l'origine d'une vague de manifestations sans précédent dans tout le pays.
Des défilés et des rassemblements ont eu lieu dans de nombreuses villes, y compris la capitale, Tunis. Lundi, des nouveaux heurts ont opposé des lycéens et la police à Thala. Mohamed Bouazizi devrait être enterré à Sidi Bouzid. Demain jeudi, plusieurs manifestations de soutien au mouvement tunisien étaient prévues en Europe, au Canada, et en Algérie, avant l'annonce de son décès. A Paris, à l'appel de plusieurs organisations et partis de gauche, un rassemblement est organisé place de la Fontaine des Innocents.
Venu de la base le mouvement de contestation s'inscrit dans la durée et met le régime en difficultés. 
La corruption domine toute la vie sociale du pays, c'est bien sur le cas des jeunes diplômés, en Tunisie. Il n'est pas possible de valider un certificat d'aptitude au travail sans soudoyer un fonctionnaire. Aussi, il ne faut pas confondre : les manifestants ne demandent pas à l'État de leur trouver un travail mais dénoncent le fait que, sur le marché de l'emploi, les choses ne se font jamais dans la transparence et avec justice. 

Finalement, le mouvement social est né à Sidi Bouzid mais il aurait très bien pu voir le jour ailleurs…
Ce n'était pas le premier suicide d'un jeune dans une situation de précarité sociale comparable. Sidi Bouzid a été l'étincelle et la contestation s'est propagée dans tout le pays.
Paradoxalement, le calme est actuellement revenu à Sidi Bouzid car la présence policière y est très forte, mais aussi parce que le gouvernement a acheté les bonnes personnes, tout en donnant l'illusion d'une écoute en limogeant les responsables locaux.
Sauf que la grogne n'est pas propre à Sidi Bouzid et que c'est tout une masse de Tunisiens qui souhaitent exprimer leur ras-le-bol de la politique menée par le gouvernement. Ils sont fatigués de la propagande, de la corruption et du fait que le pays soit tenu par quelques familles.
Vous remarquerez que je parle du gouvernement, je ne veux pas personnaliser la lutte car, plus qu'une personne, nous voulons changer tout un système.
Le mouvement des avocats suit-il l'arrestation brutale de Me Abderraouf Ayali et Me Équité et Choukri Belaïd ?
Oui, certains avocats avaient manifesté spontanément, en début de semaine, en soutien au mouvement social de Sidi Bouzid. Me Ayali et Me Belaïd ont pris la parole et la police les a considérés comme les chefs de file du mouvement des avocats.
Le lendemain, la police politique, directement commandée par le palais présidentiel, a enlevé brutalement Me Ayali et Me Belaïd. Abderraouf Ayali a été menacé et gravement maltraité. Puis, le lendemain, il a été relâché.
Deux cents avocats ont alors décidé collectivement de dénoncer cette répression devant le palais de justice, avec le port du foulard rouge en signe de ralliement. Vous connaissez la suite : nous avons été sauvagement réprimés, les avocats comme les avocates !
Ce qui m'a choquée, c'est que ce sont des policiers en civil qui sont intervenus et que tout a été fait pour que les choses ne se passent pas dans le calme, pour que cela dégénère. (Voir cette vidéo agitée postée sur YouTube par un participant à la manifestation)

Lors de son intervention télévisée vendredi, le président Ben Ali paraissait mis en difficulté…
Je crois que le gouvernement réagit brutalement car il est fragile. Contrairement au discours officiel, le mouvement de contestation n'est pas manipulé à la base, il s'agit de manifestations quasi spontanées de gens qui appellent à en finir avec ce système politique. C'est un signal d'alarme fort pour le gouvernement !
Le Président est désormais devant un choix. Si sa réponse est un simple remaniement ministériel, il n'a rien compris aux attentes des Tunisiens. On a changé de ministre de la Communication, mais moi je dis « liberté, pas de ministère de la Communication » tout court !
Nous sommes dans un mouvement important, décisif, le gouvernement doit faire le choix d'un processus démocratique et non celui de la répression.
Internet est-il une interface majeure dans la construction du mouvement social ?
Le mouvement revêt un autre caractère sans précédent : il y a de plus en plus de jeunes cherchant à s'engager. On a pu penser qu'un certain confort pourrait dissuader les nouvelles générations mais les gens qui ne sont pas nés avec Bourguiba se mobilisent fortement.
Un dynamisme d'autant plus fort que tous les nouveaux réseaux sociaux type Facebook, Twitter… sont des moyens très efficaces d'organisation contournant la censure.
En Tunisie, tous le monde connaît ce qu'est un proxy [système de contournement de la censure sur le Web]. La plupart sont téléchargés depuis la Chine où la technologie a été très développée.
Pour les mobilisations à venir, Facebook est la première source d'information.

L'avocate engagée Bochra Beljaj Hamida détaille pour Rue89 les caractéristiques de cette mobilisation « sans précédent ».

 

Histoire et Conscience de Classe

Indispensable lecture pour comprendre la dialectique chez Marx et Debord.  Ceux qu'il désigne comme "opportunistes" sont avant tout les Marxistes anti-hégéliens et anti-dialectique,  idéologues au service du capitalisme.
Gyorgy Lukacs (1921-1922), Histoire et conscience de classe PDF. Paris : Les Éditions de Minuit, 1960, 383 pages. Collection « Arguments ». (Note : un retour aux sources hégéliennes du marxisme)
Avant-propos
La réunion et la publication de ces essais en un livre ne vise pas à leur donner plus d'importance qu'ils n'en auraient isolément. A l'exception de l'essai sur La réification et la conscience du prolétariat et des Remarques méthodologiques sur la question de l'organisation qui ont été écrits expressément pour ce livre en un temps de loisir involontaire, quoique des travaux de circonstance leur aient aussi servi de fondement, ils sont nés pour la plus grande part au milieu du travail de parti et comme des tentatives pour clarifier, à l'usage de l'auteur lui-même et de ses lecteurs, des questions théoriques du mouvement révolutionnaire. Bien qu'ils soient maintenant partiellement remaniés, ils n'en ont nullement perdu pour autant leur caractère de travaux de circonstance. Pour certains essais, c'eût été détruire leur intuition centrale, à mon avis correcte, que de les remanier radicalement. C'est ainsi que dans l'essai sur Le changement de fonction du matérialisme historique, on a l'écho de ces espoirs exagérément optimistes que beaucoup d'entre nous ont eu, quant à la durée et au rythme de la révolution, etc. Le lecteur ne doit donc pas attendre de ces essais un système scientifique complet.
Quoi qu'il en soit, ils forment en fait un certain ensemble. Cet ensemble s'exprime aussi dans la succession des essais qu'il vaut donc mieux lire dans l'ordre. Évidemment, l'auteur conseille aux lecteurs dépourvus de formation philosophique de sauter d'abord l'essai sur la réification et de ne le lire qu'après la lecture de l'ensemble du livre.

Il faut maintenant expliquer ici, bien que ce soit peut-être superflu pour beaucoup de lecteurs, pourquoi l'exposé et l'interprétation de la doctrine de Rosa Luxembourg et la discussion de cette doctrine prennent une si large place dans ces pages. Ce n'est pas seulement parce que Rosa Luxembourg fut, à mon avis, la seule disciple de Marx à prolonger réellement l’œuvre de sa vie tant sur le plan des faits économiques que sur le plan de la méthode économique et, à ce point de vue, à se rattacher concrètement au niveau présent de l'évolution sociale. Dans ces pages, conformément à leur but, l'accent décisif est mis sur l'aspect méthodologique. L'exactitude économique, dans les faits, de la théorie de l'accumulation n'est pas plus discutée que celle des théories économiques de Marx, seules leurs présuppositions et leurs conséquences méthodologiques sont examinées. Il sera de toute façon clair à tout lecteur que l'auteur est aussi d'accord avec leur contenu de fait. Mais ces questions devaient aussi être discutées en détail, parce que l'orientation de Rosa Luxembourg a été, et est encore partiellement aujourd'hui, théoriquement déterminante pour beaucoup de marxistes révolu-tionnaires non-russes, particulièrement en Allemagne. Une attitude réellement communiste, révolutionnaire et marxiste ne peut être acquise, pour quiconque est parti de là, qu'en passant par une discussion critique de l’œuvre théorique de Rosa Luxembourg.

Si l'on suit cette voie, les écrits et discours de Lénine deviennent méthodologiquement décisifs. Il n'est pas dans l'intention de ces pages d'entrer dans le détail de l’œuvre politique de Lénine. Mais elles doivent - justement à cause du caractère consciemment unilatéral et limité de leur tâche - rappeler avec insistance ce que signifie le théoricien Lénine pour le développement du marxisme. Son poids dominant comme politicien cache aujourd'hui à beaucoup le rôle qu'il a eu comme théoricien. Car l'importance pratique et actuelle de chacune de ses affirmations sur l'instant donné est toujours trop grande pour que tous puissent voir clairement que la condition préalable d'une telle efficacité réside en dernière analyse dans la profondeur, la grandeur et la fécondité de Lénine comme théoricien. Cette efficacité vient de ce qu'il a élevé l'essence pratique du marxisme à un niveau de clarté et de concrétion qui n'avait pas été auparavant atteint ; de ce qu'il a sauvé cette dimension d'un oubli presque total et que par cet acte théorique il nous a remis en main la clef d'une compréhension correcte de la méthode marxiste.

Car il s'agit - et c'est la conviction fondamentale de ces pages - de comprendre correcte-ment l'essence de la méthode de Marx et de l'appliquer correctement, et nullement de la « corriger » en quelque sens que ce soit. Si quelques passages contiennent une polémique contre certaines déclarations d'Engels, c'est - comme tout lecteur compréhensif doit le remarquer - au nom de l'esprit de l'ensemble du système, en partant de la conception - juste ou fausse - que sur ces points particuliers l'auteur représente, contre Engels même, le point de vue du marxisme orthodoxe.

Si donc l'on s'en tient ici à la doctrine de Marx, sans essayer ni d'en dévier, ni de l'améliorer, ni de la corriger, si ces commentaires n'ont pas de plus haute ambition que d'être une interprétation, une explication de la doctrine de Marx dans le sens de Marx, cette « orthodoxie » n'implique nullement qu'on ait l'intention, selon les paroles de Monsieur von Struve, de préserver l' « intégrité esthétique » du système de Marx. Notre but est bien plutôt déterminé par la conviction que la doctrine et la méthode de Marx apportent enfin la Méthode correcte pour la connaissance de la société et de l'histoire. Cette méthode est, dans son essence la plus intime, historique. Il va par conséquent de soi qu'il faut continuellement l'appliquer à elle-même, et c'est là un des points essentiels de ces essais. Mais cela implique en même temps une prise de position effective et portant sur le contenu des problèmes actuels, puisque, par suite de cette conception de la méthode marxiste, son but le plus éminent est la connaissance du présent. L'attitude méthodologique de ces essais n'a que parcimonieusement permis d'entrer dans le détail de questions concrètes d'actualité. C'est pourquoi l'auteur veut expliquer ici qu'à son avis les expériences des années de la révolution ont brillamment confirmé tous les moments essentiels du marxisme orthodoxe (et donc communiste) ; que la guerre, la crise et la révolution, y compris le rythme soi-disant plus lent du développement de la révolution et la nouvelle politique économique de la Russie soviétique, n'ont pas posé un seul problème qui ne puisse être précisément résolu par la méthode dialectique ainsi comprise et par elle seule. Les réponses concrètes aux questions pratiques particulières sont en dehors du cadre de ces essais. Leur tâche est de nous rendre consciente la méthode de Marx et de mettre en pleine lumière sa fécondité infinie pour la solution de problèmes autrement insolubles.

C'est à ce, but aussi que doivent servir les citations des oeuvres de Marx et de Engels, sans doute trop abondantes aux yeux de certains lecteurs. Mais toute citation est en même temps une interprétation. Et il semble à l'auteur que bien des aspects, tout à fait essentiels, de la méthode de Marx, et justement de ceux qui importent le plus décisivement à la compréhension de la méthode dans sa cohésion effective et systématique, sont indûment tombés dans l'oubli, et que la compréhension du centre vital de cette méthode, de la dialectique, en a été rendue difficile et presque impossible.

Il est cependant impossible de traiter le problème de la dialectique. concrète et historique, sans étudier de plus près le fondateur de cette méthode, Hegel, et ses rapports avec Marx. L'avertissement de Marx de ne pas traiter Hegel comme un « chien crevé » est resté lettre morte, même pour beaucoup de bons marxistes. (Les efforts de Engels et de Plékhanov, eux aussi ont eu trop peu de résultats.) Pourtant Marx souligne souvent 'avec acuité ce danger ; ainsi écrit-il à propos de Dietzgen : « C'est une malchance pour lui qu'il n'ait précisément pas étudié Hegel » (Lettre à Engels, 7-11-1868). Et dans une autre lettre (11-1-1868) : « Ces messieurs en Allemagne... croient que la dialectique de Hegel est un c chien crevé ». Feuerbach en a lourd sur la conscience de ce point de vue », Marx souligne (14-1-1858) les « grands services » qu'a rendus la Logique de Hegel, qu'il a feuilletée à nouveau, à la méthode de son travail sur la critique de l'économie politique. Il ne s'agit cependant pas ici de l'aspect philologique des relations de Marx avec Hegel : il ne s'agit pas des idées de Marx sur l'importance de la dialectique hegelienne pour sa propre méthode, mais de ce que cette méthode signifie en fait pour le marxisme. Ces déclarations, qui pourraient être multipliées à volonté, n'ont été citées que parce que le passage connu de la Préface du Capital, où Marx s'est expliqué en dernier lieu sur ses rapports avec Hegel, a beaucoup contribué à faire sousestimer l'importance effective de ces rapports, même par des marxistes. Je ne vise nullement la caractérisation effective de ces rapports, avec laquelle je suis entièrement d'accord et que j'ai essayé de concrétiser méthodologiquement dans ces pages. Je vise uniquement le mot « coquetterie » avec le « mode d'expression » de Hegel. Cela a souvent induit à considérer la dialectique chez Marx comme un ajout stylistique superficiel qui, dans l'intérêt du caractère « scientifique », devrait être éliminé le plus énergiquement possible de la méthode du matérialisme historique. Si bien que même des chercheurs par ailleurs consciencieux, comme par exemple le Professeur Vorländer, s'imaginèrent constater exactement que Marx n'avait été « en coquetterie » avec des concepts hegeliens c que dans deux passages à proprement parler », et puis encore dans un « troisième passage », sans remarquer que toute une série de catégories décisives continuellement employées viennent directement de la logique de Hegel. Puisque même l'origine hegelienne et l'importance méthodologique effective d'une distinction aussi fondamentale pour Marx que celle entre immédiateté et médiation ont pu passer inaperçues, on peut malheureusement dire à bon droit, aujourd'hui encore, que Hegel (bien qu'il soit de nouveau « reçu à l'Université » et soit presqu'à la mode) est toujours traité comme un « chien crevé ». Car que dirait le Professeur Vorländer d'un historien de la philosophie qui ne s'apercevrait pas, chez un continuateur de la méthode kantienne, aussi original et critique soit-il, que par exemple l' « unité synthétique de l'aperception » vient de la Critique de la raison pure ?

L'auteur de ces pages voudrait rompre avec de telles conceptions. Il croit qu'aujourd'hui aussi il est pratiquement important de revenir, à cet égard, aux traditions de l'interprétation de Marx donnée par Engels (qui considérait « le mouvement ouvrier allemand » comme l' « héritier de la philosophie classique allemande ») et par Plékhanov. Il croit que tous les bons marxistes devraient, selon le mot de Lénine, constituer c une sorte de société des amis matérialistes de la dialectique hegelienne ».

La situation de Hegel est cependant aujourd'hui tout à fait inverse de celle de Marx lui-même. Il s'agit, dans ce dernier cas, de comprendre le système et la méthode - tels qu'ils nous sont donnés - dans leur unité cohérente et de préserver cette unité. Dans le premier cas, au contraire, la tâche consiste à procéder à une discrimination entre les tendances multiples qui s'entrecroisent et qui, en partie, se contredisent violemment, et de sauver, en tant que puissance intellectuelle vivante pour le présent, ce qu'il y a de méthodologiquement fécond dans sa pensée. Cette fécondité et cette puissance sont bien plus grandes que beaucoup ne le croient. Et il me semble que plus nous serons en mesure de concrétiser énergiquement cette question, ce qui exige évidemment la connaissance des écrits de Hegel (c'est une honte qu'il faille le dire explicitement, mais il faut pourtant le faire), et plus aussi cette fécondité et cette puissance apparaîtront clairement. A vrai dire, ce ne sera plus sous la forme d'un système clos. Le système de Hegel, tel qu'il nous est donné, est un fait historique. Et même là, une critique réellement pénétrante serait, à mon avis, contrainte de constater qu'il ne s'agit pas d'un système ayant une véritable unité intérieure, mais de plusieurs systèmes imbriqués l'un dans l'autre. (Les contradictions de méthode entre la phénoménologie et le système lui-même ne sont qu'un exemple de ces déviations.) Si donc Hegel ne doit plus être traité comme un « chien crevé », il faut que l'architecture morte du système historiquement donné soit démantelée, afin que les tendances encore extrêmement actuelles de sa pensée puissent redevenir efficaces et vivantes.

Il est universellement connu que Marx nourrissait le projet ,d'écrire une dialectique. « Les justes lois de la dialectique, écrivait-il à Dietzgen, sont déjà contenues dans Hegel ; sous une forme mystique, il est vrai. Il s'agit de les dépouiller de cette forme ». - Ces pages n'ont pas un instant la prétention - et j'espère qu'il n'est pas besoin d'y insister particulièrement - d'offrir ne fût-ce que l'esquisse d'une telle dialectique. Mais C'est bien leur intention de susciter une discussion dans cette direction ; de remettre méthodologiquement cette question à l'ordre du jour. C'est pourquoi toutes les occasions ont été utilisées pour attirer l'attention sur ces connexions méthodologiques, pour pouvoir indiquer le plus concrètement possible les points où les catégories de la méthode hégélienne sont devenues décisives pour le matérialisme historique ainsi que ceux où les voies de Hegel et de Marx se séparent nettement, afin de fournir ainsi un matériel et, si possible, une orientation à la nécessaire discussion de cette question. C'est en partie cette intention qui a conduit à traiter en détail de la philosophie classique dans la seconde partie de l'essai sur la réification. (En partie seulement, car il m'a également paru nécessaire d'étudier les contradictions de la pensée bourgeoise là où cette pensée a trouvé sa plus haute expression philosophique.)

Des développements du genre de ceux de ces pages ont l'inévitable défaut de ne pas répondre à l'exigence - justifiée - d'être scientifiquement complets et systématiques, sans faire pour autant en échange de la vulgarisation. Je suis parfaitement conscient de ce défaut. Mais la description de la façon dont ces essais sont nés et de ce qu'ils visent ne doit pas tant servir d'excuse qu'inciter, ce qui est le but réel de ces travaux, à faire de la question de la méthode dialectique - en tant que question vivante et actuelle - l'objet d'une discussion. Si ces essais fournissent le commencement, ou même seulement l'occasion, d'une discussion réellement fructueuse de la méthode dialectique, d'une discussion qui fasse à nouveau prendre universellement conscience de l'essence de cette méthode, ils auront entièrement accompli leur tâche.
Puisqu'il est fait mention de tels défauts, que l'attention du lecteur non habitué à la dialectique soit seulement attirée encore sur une difficulté inévitable, inhérente à l'essence de la méthode dialectique. Il s'agît de la question de la définition des concepts et de la terminologie. Il est de l'essence de la méthode dialectique qu'en elle les concepts faux dans leur unilatéralité abstraite soient dépassés. Pourtant ce processus de dépassement oblige en même temps à opérer constamment avec ces concepts unilatéraux, abstraits et faux, à donner aux concepts leur signification correcte, moins par une définition que par la fonction méthodologique qu'ils remplissent dans la totalité en tant que moments dépassés. Il est cependant encore moins facile de fixer terminologiquement cette transformation des significations dans la dialectique corrigée par Marx que dans la dialectique hégélienne elle-même. Car si les concepts ne sont que les figures en pensée (gedankliche Gestalten) de réalités historiques, leur figure unilatérale, abstraite et fausse fait aussi partie, en tant que moment de l'unité vraie, de cette unité vraie. Les développements de Hegel sur cette difficulté de terminologie dans la Préface à la Phénoménologie sont donc encore plus justes qu'Hegel lui-même ne le pense, quand il dit : « De la même façon les expressions : unité du sujet et de l'objet, du fini et de l'infini, de l'être et de la pensée, etc., présentent cet inconvénient que les termes d'objet et de sujet, etc., désignent ce qu'ils sont en dehors de leur unité ; dans leur unité ils, n'ont plus le sens que leur expression énonce ; c'est justement ainsi que le faux n'est plus en tant que faux un moment de la vérité ». Dans la pure historicisation de la dialectique, cette constatation se dialectise encore une fois : le « faux » est un moment du « vrai » à la fois en tant que « faux » et en tant que « non-faux ». Quand donc ceux qui font profession de « dépasser Marx » parlent d'un « manque de précision conceptuelle », chez Marx, de simples « images » tenant lieu de « définitions », etc., ils offrent un spectacle aussi désolant que la « critique de Hegel » par Schopenhauer et la tentative pour faire apparaître chez Hegel des « bévues logiques » : le spectacle de leur incapacité totale à comprendre ne fût-ce que l'a b c de la méthode dialectique. Mais un dialecticien conséquent n'apercevra pas tant dans cette incapacité l'opposition entre des méthodes scientifiques différentes, qu'un phénomène social qu'il a dialectiquement réfuté et dépassé, tout en le comprenant comme phénomène social et historique.               
Histoire et conscience de classe PDF
Gyorgy Lukacs (1885-1971)
Vienne, Noël 1922.
 

Nie wieder so viele Autos bauen. Nie wieder so lange arbeiten

Solange sich nichts Grundlegendes ändert, geht die Krise weiter.

“Emanzipation Und Frieden”
Das deutsche Staatsoberhaupt macht sich Sorgen um den Kapitalismus. Man müsse ihn vor sich selbst schützen, meint Köhler. Interessant, was den ehemaligen Chef von Sparkassenverband und Weltwährungsfonds so umtreibt, doch wirklich wichtig ist eine ganz andere Frage: Wie kann man sich eigentlich selbst vor dem Kapitalismus schützen? Denn dieser – lange als “soziale Marktwirtschaft” beweihräuchert – reißt weltweit immer mehr Menschen in den Strudel seiner Krise und lässt ihnen wenig Hoffnung, dass sich ihre Lage jemals wieder verbessern könnte.
Wirtschaftswachstum bringt’s nicht: es hat die Krise überhaupt erst beschert.
Allein in der Metall- und Elektrobranche werden 650.000 Arbeitsplätze verschwinden. 700.000 sind bereits in Kurzarbeit. Die Autoregion Baden-Württemberg trifft es besonders hart. Wäre Wirtschaftswachstum die Lösung, dürfte dieser Zustand nie eingetreten sein. Denn seit Jahr und Tag wurden die Wachstumsraten gefeiert. Und die kamen nur zustande, weil immer weniger Menschen immer billiger immer mehr produziert haben. Irgendwann waren trotz Abwrackprämie nicht mehr genug Leute da, die das alles kaufen konnten. Das System, das unendliches Wachstum und Maximalprofit braucht, vernichtet immer wieder selbst, worauf es angewiesen ist: Kaufkraft und Arbeit.
Der Staat bringt’s nicht: seine Zukunft heißt Bankrott.
Letztes Jahr herrschte weltweit großes Staunen: Woher nur nahmen die Staaten die Billionen zur Stützung von Banken und Konjunktur? Die Wahrheit hieß: aus der Luft. Das rächt sich jetzt. Schon droht Griechenland und andern EU-Ländern der Staatsbankrott, auch das deutsche Staatsdefizit steigt enorm. Der Euro gerät ins Schlingern, daraus kann leicht eine Weltwährungskrise werden. Staaten können sich, wenn überhaupt, höchstens mit Inflation oder schlagartiger Einführung einer neuen Währung vor dem Bankrott retten. Das geht nur auf dem Rücken der meisten Menschen.
Sozialismus ist von gestern.
Nichts diskreditiert die Suche nach Alternativen so wie der schon einmal “real” gewesene Sozialismus. Der ging zu Recht unter. Diktatur und Kollektivismus haben Leben und Hoffnungen von Millionen zerstört. Doch wann werden die kapitalistischen Staaten den sozialistischen in den Ruin nachfolgen? Heute geht es um Selbstorganisation freier Individuen und solidarisches Wirtschaften jenseits von Markt und Staat. Wie das geht, steht in keinem Lehrbuch und auch nicht in diesem Flugblatt. Gut so.
Massive Arbeitszeitverkürzung für eine bessere Zukunft.
Für die, die noch Arbeit haben, wird der Stress immer unerträglicher, Millionen wollen raus aus der Mühle. Millionen andere werden von der großen Maschine für überflüssig erklärt und ausgespuckt. 20-Stunden- oder Dreitagewoche oder vier Monate Urlaub oder mit 50 aufhören oder. das können erste Schritte in ein besseres Leben sein. Um Lohnausgleich kämpfen ist gut, doch wer glaubt, die Arbeits-Wachstums-Profit-und-Lohn-Maschine könne unser Leben auf Dauer “finanzieren”, irrt. Wir müssen uns mehr freie Zeit erkämpfen, um ein selbstorganisiertes und solidarisches Leben aufzubauen.
Allerlei blödsinnige Erklärungen für die Krise.
Unehrliche Griechen, gierige Manager, Sozialhilfebetrüger, Finanzhaie: sie sind angeblich schuld. Da müssten aber über Nacht ziemlich viele Bösewichter aufgetaucht sein, von denen man vorher nichts gehört hat. Als ob die paar lumpigen Euro mehr Sozialhilfe, die eineR hin und wieder dem Staat noch abluchsen kann, gegenüber den Billionenpaketen für die Banken irgendein Gewicht hätten und als ob nicht der eigentliche Betrug an denen stattfände, denen ein Leben mit Sozialhilfe zugemutet wird. Und was ist mit den Managern, die – ganz anders als die Prekären und Ausgegrenzten – an der Quelle sitzen und sich fürstlich bedienen? Sympathisch müssen sie einem nicht sein, aber deswegen haben sie noch lange nicht die Krise “gemacht”. Denn wenn sie alles dafür tun, damit sich Kapital bestmöglich verwertet und Maximalprofit rausholen, tun sie nur das, was ganz normal ist in der Marktwirtschaft. Anders funktioniert sie nicht. Setzt sich Daimler nicht gegen die Konkurrenz durch, steht es auch schlecht um seine Arbeitsplätze. Kann man sich bei dem Gedanken wirklich wohl fühlen? Auch wenn von Obama bis Köhler und DGB-Sommer alle den Bankern die Schuld geben und auch wenn in Nordkorea kürzlich ein Funktionär wegen der Inflation (!) hingerichtet wurde: Selber denken ist besser. Wer an Bösewichter glaubt, stellt die Systemfrage nicht. Und umgekehrt.
Auch die Sache mit Griechenland ist ein wenig komplizierter.
Französische Ministerin radikaler als deutsche Arbeiter.
Frankreichs Wirtschaftsministerin Christine Lagarde forderte öffentlich höhere Löhne in Deutschland und blamierte damit nicht zuletzt die deutschen Arbeiter und ihre Gewerkschaften. Seit 15 Jahren steigen die Löhne überall in der EU stärker als in Deutschland, wo die Reallöhne sinken, 2009 sogar erstmals die Bruttolöhne. In der EU verdienen Frauen 16% weniger als Männer, in Deutschland sind es 23%. Was hat das alles mit anderen Ländern zu tun? Mit dem Konkurrenzvorteil der relativ sinkenden Arbeitskosten überschwemmen deutsche Waren andere Länder und bringen deren eh schon krisengeschüttelte Wirtschaft in zusätzliche Schwierigkeiten. Kleine Länder wie Griechenland erwischt die deutsche Exportoffensive besonders. Da ist es zynisch, den Griechen vorzuwerfen, sie sollten sich doch ein Beispiel an den Deutschen nehmen. Umgekehrt wäre es besser. Denn während es in Griechenland (und anderswo) schon mal einen Generalstreik gibt, nimmt die große Mehrheit der Deutschen noch jede Zumutung kampflos hin. Streiken? Um Himmels Willen! Bloß nicht auffallen, bloß nicht anecken, lieber den Gürtel enger schnallen und hoffen, dass es die andern mehr trifft als einen selbst. Und immer ans Große Ganze denken. Das hieß bis 1945 übrigens Volksgemeinschaft und denen, die nicht dazugezählt wurden, ging es bekanntlich dreckig. Auch heute meinen viele Deutsche überheblich, die Griechen seien nicht so “ehrlich und fleißig wie wir” und folglich selbst schuld. Statt für seine eigenen Interessen einzutreten, unterstützt man lieber den aggressiven Kurs der Bundesregierung gegen Griechenland und andere Länder und hofft, dass etwas davon für einen abfällt.
Entsprechend bedenklich ist der Zustand der Gewerkschaften. Es scheint, als wollten sie in ihrer Mehrheit gar nicht kämpferischer werden – und selbst dort, wo sie es versuchen, haben sie angesichts dieses Bewusstseins an der Basis große Schwierigkeiten. In den letzten Tarifrunden haben IG Metall und ver.di mehr auf (noch) kooperationsbereite Arbeitgeber gesetzt als auf die (zweifelhafte) Kampfbereitschaft ihrer Mitglieder. Das macht sie noch schwächer.
Sackgasse C-Klassenkampf
Unter der Losung “Ohne C geht’s Ländle hee” (auf hochdeutsch: “Ohne die Produktion der Daimler-C-Klasse geht Baden-Württemberg kaputt”) demonstrierten Daimler-Beschäftigte gegen die Verlagerung der Produktion und dafür, dass alles so bleibt wie es ist. Wo man sich nur “Schaffe, schaffe, Auto baue” vorstellen kann, macht die Vorstellung Angst, dass es einmal nicht mehr so weitergehen könne. Solche C-Klassenkämpfe sind einerseits verständlich. Denn solange Menschen von Arbeitslohn abhängig sind, weil sie anders ihr Leben nicht bestreiten können, sind sie daran interessiert, diese Arbeit zu behalten. Das Problem ist nur: C-Klassenkämpfe stecken in der Sackgasse. Wo mit immer weniger Arbeit immer mehr produziert werden kann, sind immer mehr Menschen für den Kapitalismus zu teuer und überflüssig. Und Hartz IV-Bezieher kaufen nun mal weder die C-Klasse noch sonst viel. Auch der Staat kann nicht eine Abwrackprämie nach der andern aus dem Hut zaubern, eher wrackt er selbst ab. Außerdem weiß sowieso jeder vernünftige Mensch, dass es viel zu viele Autos gibt.
Auch wenn’s weh tut: “Weiter so” war gestern.
Nachdenken über Grundsätzliches ist angesagt. Warum muss eigentlich das ganze Leben aus Maloche bestehen? Warum soll das eigentlich nicht gehen: Reichtum produzieren mit wenig Arbeit? Die Technik, die Wissenschaft, das Know-how, alles ist da. Die Schaufenster quellen über. Und ist wirklich alles gut und sinnvoll, was heute produziert wird? Mit Autos verstopfte Städte und vergiftete Luft, Berge voll Waffen, Atomkraftwerke und Werbeprospekte für die Mülltonne? Wer arbeitet im Ernst gerne für solchen Mist?
Stell Dir vor: Du und andere nutzen einfach das vorhandene Potential in den Betrieben, Unis und Verwaltungen (auch das in Euren Köpfen) und Ihr organisiert eine solidarische Wirtschaft, in der es “nur” um die Bedürfnisse der Menschen geht. Du müsstest Deine besten Jahre nicht mehr für “die Arbeit”, “den Profit” und “das Wachstum” verschleudern, ein reichhaltiges und erfülltes Leben wäre drin. Wäre das nicht wichtiger als “s’Ländle” und Deutschland? Denn was haben ausgerechnet die mit Deinem guten Leben zu tun? Veränderung beginnt im Kopf: in Deinem. “Mit C geht’s Läbe hee” (auf hochdeutsch: “Mit C geht das Leben kaputt”)
http://www.krisis.org  26.06.2010
Zum Weiterlesen:


Archives du blog