dimanche 20 mars 2011

Catastrophe nucléaire : on vous l’avait bien dit

« L’apocalypse » en cours au Japon est tout sauf inattendue et imprévue. On peut en dire comme de bien d’autres malheurs : vous en savez déjà suffisamment, nous aussi. Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut, ce qui nous manque, c’est le courage d’admettre ce qui nous arrive et d’en tirer enfin les conséquences. Voici cinquante ans que nous vous mettons en garde, nous, prophètes de malheur, oiseaux de mauvais augure, Cassandre, obscurantistes, rabat-joie, écolos rétrogrades, punitifs, intégristes, ayatollah verts, anarchistes irresponsables, baba cool… Cinquante ans que vous nous invitez à retourner vivre dans une caverne d’Ardèche, vêtus de peaux de bêtes, éclairés à la bougie et nourris de lait de chèvre.
Vous n’avez jamais eu le temps ni l’envie de vous opposer au nucléaire. Vous n’avez jamais manifesté, pas même contre SuperPhénix à Malville en 1977. À Grenoble, vous vous êtes accommodés des années durant de la présence de trois réacteurs nucléaires en zone urbaine (Siloë, Siloette, Institut Laue Langevin). Votre mode de vie n’est pas négociable. Vous vous éclairez au nucléaire, à en tuer l’obscurité nocturne dans les villes ; vous vous chauffez au nucléaire ; vous produisez et consommez au nucléaire ; vous vous connectez au nucléaire ; vous vous déplacez au nucléaire (TGV, voitures électriques) ; vous travaillez pour le nucléaire et vos emplois valent plus que vos vies. Vous votez pour le nucléaire, vous élisez maire de Grenoble Hubert Dubedout, Michel Destot, ingénieurs du Commissariat à l’énergie atomique, et bien d’autres de leurs semblables dans la cuvette. Vous vivez par le nucléaire, il n’est que trop normal que vous mourriez par le nucléaire ; lentement à coup de cancers disséminés dans l’environnement ; brutalement quand « l’accident qu’on ne pouvait pas prévoir » fait enfin sauter Bugey, Cruas, le Tricastin ou l’une des 58 centrales qui vérolent le pays le plus nucléarisé du monde. Jamais vous ne vous y êtes opposés. Le nucléaire paie la taxe professionnelle, vos piscines municipales, vos salles polyvalentes, vos courts de tennis. Vous l’avez choisi. Vous l’avez mérité. Pas de jérémiades le jour où vous devrez bondir avec toute votre famille dans votre voiture pour fuir une zone irradiée et bouclée par l’armée. Ne nous parlez pas de vos enfants, des générations futures, de leur avenir, de « développement durable » et « d’énergies alternatives ». Toute votre existence prouve assez que vous vous moquez de ces mots creux. Que si ces lignes vous scandalisent, joignez le geste à la parole et prouvez enfin par vos actes que vous n’êtes pas complices du sort qu’on vous fait. Mais comment le croire.
Vous en savez suffisamment, nous aussi. Mais qu’à cela ne tienne, on va faire semblant encore une fois. On va encore une fois faire comme s’il vous manquait les informations et les idées pour vous faire une opinion et agir en conséquence. Et vous pourrez toujours nous renvoyer dans nos cavernes d’Ardèche.
Tandis que fondent les réacteurs nucléaires à Fukushima, experts et décideurs s’empoignent sur les avantages comparatifs entre désastre nucléaire, climatique (pétrole, charbon, gaz de schiste) et alternatif (photovoltaïque, éolien). Et chacun de nier l’évidence : il n’y a pas de survie à long terme pour les goinfres. La course à la croissance nous condamne, et ceux qui placent l’économie, l’emploi et l’argent avant la vie sont coupables. Les victimes de Tchernobyl, de Fukushima et des prochaines catastrophes sont victimes de la voracité, que les technocrates dissimulent sous l’impératif de l’innovation. C’est un ingénieur nucléaire qui le dit : "A travers elle (NDR : l’innovation) apparaît le développement des activités économiques qui génère lui-même des emplois pour l’ensemble de nos concitoyens. Il y a là une véritable mine d’or, prenons-en conscience." Ainsi parle Michel Destot, maire CEA-PS de Grenoble, toujours prompt à louer la dernière « révolution technologique majeure porteuse de nombreuses promesses pour notre santé, notre qualité de vie, l’avenir environnemental de la planète » , et qui n’a pas trouvé le temps, cinq jours après le début de la catastrophe nucléaire japonaise, de commenter cette expérience scientifique à ciel ouvert. Mercredi 16 mars 2011, son blog titre en une sur la « 9e édition des Trophées des sports ».
En janvier 2007, Pièces et main d’œuvre publiait « Minatec survolté, énergie engouffrée », texte qui soulignait l’un des innombrables mensonges des nécrotechnologies. L’industrie high-tech n’est pas plus propre ou « économe » que la métallurgie ou la pétrochimie. L’ouverture de Minatec fait bondir la consommation électrique de Grenoble de 17,6 %. Pour répondre aux besoins énergétiques des labos de nanotechnologies (vous savez, ces technologies qui nous sauveront de la catastrophe écologique), Gaz et Electricité de Grenoble a créé un nouveau poste d’alimentation délivrant « une puissance exceptionnelle de 70 mégawatts » (GEG Infos, 2006). Du côté de la « Silicon Valley grenobloise », à Crolles, l’Alliance STMicroelectronics/IBM et son usine à puces électroniques engloutissaient 370 millions de kWh en 2008, contre 320 en 2004, soit une augmentation de 16 % en quatre ans . François Brottes, député-maire de Crolles, à propos de la rénovation d’un poste de transformation électrique 225 000 volts dans le Grésivaudan : « C’est vital sur notre territoire, où beaucoup d’emplois dépendent d’un approvisionnement en énergie sûr et continu. Si le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a choisi de s’implanter à Crolles, c’est parce que nous avons pu lui apporter des garanties sur la fourniture d’électricité. » Comme pour l’eau, faut-il le rappeler.
La « révolution industrielle » des nanotechnologies exige toujours plus d’énergie, pour faire tourner les « fab » de nanomatériaux et de puces électroniques. Pire, elle crée un monde encore plus vorace en électricité. Comment croyez-vous que fonctionnent les gadgets que vous accumulez sur injonction publicitaire, par peur de rater la dernière vague du progrès ? Votre portable, votre ordinateur, votre lecteur DVD, votre écran plat, votre box Internet, votre lecteur MP3, votre tablette numérique, votre machin à lire des « livres électroniques », à quoi tournent-ils ? Cette quincaillerie moderne et tellement pratique nous précipite dans l’abîme – carbonique ou nucléaire. Écoutez cet expert de la Direction régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE Rhône-Alpes) : "On ne pourra jamais répondre aux besoins actuels avec ces énergies alternatives".

La vie numérique et connectée que nous vendent Minatec, Minalogic et les boîtes pour lesquelles travaillent les ingénieurs grenoblois contient, parmi ses multiples promesses, celle des futures catastrophes nucléaires. Voyez plutôt :
- chaque recherche sur Google brûle autant qu’une ampoule basse consommation pendant une heure .
- les technologies de l’information et de la communication (TIC) gaspillent 13,5 % de la consommation électrique française (soit 58,5 TWh) ; les téléviseurs à écran plat et leurs périphériques (décodeurs, équipement TNT) constituent le coût le plus important. Avec un taux de croissance moyen de 10 %, les TIC pèseront pour 20 % de la consommation d’électricité française dès 2012 - soient 9 centrales nucléaires.
- la consommation d’électricité dans le secteur résidentiel de l’Union européenne a crû ces dernières années à un rythme comparable à celui du PIB global (10,8 %). Cette demande croissante est due à l’usage généralisé d’appareils comme le lave-vaisselle, le sèche-linge, le climatiseur, l’ordinateur personnel, et à l’essor de l’électronique grand public et des équipements informatiques et de communication - décodeurs, lecteurs de DVD, équipements à haut débit et téléphones sans fil (source : Reuters).
- en 2006 les « datacenters » (qui hébergent des serveurs informatiques et équipements de télécommunications) aux Etats-Unis ont consommé 61 milliards de kWh - l’équivalent de la consommation du Royaume-Uni en deux mois – soit deux fois plus que cinq ans plus tôt .
- selon un chercheur de l’université de Dresde, Internet consommera dans 25 ans autant d’électricité que l’humanité en 2008 (source : www.dotgreen.fr).
Les technologies numériques tuent ces jours-ci au Japon. Ceux qui vous disent qu’on peut à l’infini augmenter la production et la consommation, le pillage des ressources naturelles, la pollution du milieu naturel, sont des criminels qui vous mentent et nient la réalité. Les limites de la Terre s’imposent à nous et nous imposent des choix. Ce n’est pas grave. Nous n’avons pas besoin d’objets « intelligents ». Nous avons besoin d’être intelligents, de déchirer le voile de la propagande techno-scientiste, de refuser la consommation meurtrière et abrutissante, de jouir de notre existence de Terriens.
Radioactif 
IRSN. Ici voir simulation
http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/11-03-17-CPtokyo.pdf 

 http://tchernobyl.verites.free.fr


La vie est tout ce que nous avons. Ce n’est pas parce qu’EDF, Areva et le CEA nous détruisent que nous devons être leurs complices. Débranchons-nous.

samedi 19 mars 2011

Le nuage radioactif touchera la France mercredi ou jeudi



ENFIN UNE BONNE NOUVELLE !!!

Le panache radioactif résultant des rejets des réacteurs endommagés de la centrale de Fukushima devrait atteindre la France mercredi ou jeudi prochain, a annoncé samedi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, après avoir fait un modélisation. Les concentrations attendues de césium 137 dans l'air devraient être «d'un niveau malheureusement trop faible pour être détectées par les 170 balises d'alerte» du réseau Téléray de l'IRSN, précise l'institut dans un communiqué. Elles «seront sans conséquences sanitaires et environnementales» et «si minimes» qu'elles ne pourront être détectées dans l'environnement que par des mesures d'échantillons effectuées dans des laboratoires spécialisés, ajoute l'IRSN. Ici voir simulation

Les taux de radioactivité relevés sur le lait et des épinards consommés dans la région d’Ibaraki, située entre Tokyo et Fukushima, sont très alarmantsindique la Criirad. Cette Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité a réussi à se procurer des relevés fournis par des scientifiques japonais. Ces taux, «15 000 becquerels par kilo, ce qui est largement au dessus des normes japonaises fixées à un maximum de 2 000 becquerels pour l’iode 131», signifient que «dans cette région (...), la population a respiré de l’air contaminé et mange désormais des produits tout aussi contaminés», selon la Criirad.

Résultats PDF complet
CONTAMINATION DE L’AIR:
Comparaison avec la situation de la France au moment de Tchernobyl.
Les chiffres qui suivent sont des chiffres officiels relatifs à la contamination de l’air dans le sud-est de la France, une des régions les plus touchées par les retombées radioactives consécutives à l’explosion du 1er réacteur de Tchernobyl. Les activités sont des valeurs moyennes pour la période du 1 au 3 mai 1986.

http://tchernobyl.verites.free.fr/
Césium 137: de 0,3 à 0,9 Bq/m à comparer à la concentration moyenne sur 2 jours de 3,2 Bq/m à Tokyo

Iode 131: de 0,6 et 4,2 Bq/m à comparer à la concentration moyenne sur 2 jours de 14,9 Bq/m à Tokyo.

Ces taux prouvent que la population, même éloignée de plus de 100 km de la centrale, a respiré les poussières d'un nuage radioactif», s'est inquiété le président de la Criirad, Roland Desbordes.

L'iode 131 est un élément très radioactif sur une courte période de temps puisque sa durée de demi-vie* est de 8 jours. Si cet isotope de l'iode ne «vit» pas très longtemps, ses effets sur la santé sont dévastateurs. La situation météorologique autour de Fukushima est donc très importante pour estimer l'impact régional de cet élément (notamment à Tokyo, située à environ 240 kilomètres au sud-ouest). L'iode est d'autant plus nocif qu'il vient rapidement se fixer dans la thyroïde d'où il irradie très fortement. Il augmente alors de manière très importante le risque de développer un cancer de la thyroïde à long terme.
Le césium 137 a pour sa part une durée de demi-vie bien plus longue de l'ordre de 30 ans mais il ne reste qu'une centaine de jours dans le corps humain avant d'être évacué. En moyenne, un seul atome de césium sur 160 a donc le temps de se désintégrer dans le corps humain et d'émettre des radiations. En revanche, cet élément peut être fixé par les minéraux. Il peut donc rester très longtemps sur les surfaces où il se dépose (toits, sols, pierres) d'où il va irradier pendant de longues années, exposant les habitants potentiels à un niveau de radiations dangereux à moyen terme.

DAS SPIEL IST AUS

Anlässlich des Münchner Kongresses "Spiel ohne Grenzen"

Ein Schlesiertreffen der reaktionären Linken: Antideutsche Kriegshetzer, Globalisierungsleugner, Altstalinisten und nützliche Idioten geben sich ein Stelldichein der dummen Bewegungsbeschimpfung
"Ebermann: Meine Bilder sind stark von 1914 bestimmt...Gremliza: Meine sind mehr von 1940/41 bestimmt..." (Streitgespräch in der Konkret-Redaktion unter dem Titel "Bankrott der Linken?", dokumentiert in der Mai-Ausgabe 1991).
Die Lügen und dreisten Fälschungen der imperialen Kriegspropaganda bröckeln. Es geht im Irak nicht um das Niederringen einer "Weltgefahr" und es geht nicht um Massenvernichtungsmittel. Es gibt keine "chirurgischen Präzisionsschläge", wie es sie schon in den bisherigen Weltordnungskriegen nicht gegeben hatte. Es gibt keine "Schonung" der Zivilbevölkerung, sondern massenhaft Tote und Verletzte. Und es wird keine "Befreiung" der Iraker durch die US-Weltmacht geben, sondern genau wie in Ex-Jugoslawien, Afghanistan und anderswo nur die Auswechslung eines Warlord- und Mafia-Regimes durch ein anderes, willfährigeres. Man sollte meinen, es sei eine schiere Selbstverständlichkeit, daß die radikale Linke konsequent und geschlossen gegen die imperiale Kriegstreiberei auftritt. Weit gefehlt: Eine Bande von ideologischen Warlords, die sich den Anspruch der etwas anderen "kritischen Theorie" ergaunern möchte, bejubelt den Bombenhagel und fiebert mit der imperialen Sodateska. Schlimmer: Ein Teil der radikalen Linken in der BRD und in Österreich hat sich eine "Debatte" über die Legitimität dieser indiskutablen Haltung aufzwingen lassen. Den Bellizisten ist es gelungen, die linke Kriegsgegnerschaft zu ihrem braven Haustier zu domestizieren. Es wird Zeit, diesen Leuten einen dicken Strich durch die Rechnung zu machen.
Lange her, nichts dazugelernt: Anfang der 90er Jahre erlebte die radikale Linke in der BRD die Geburt der sogenannten Antideutschen, für die nach der deutschen Vereinigung und dem Zusammenbruch der Sowjetunion die Weltlage auf den Stand des frühen 20. Jahrhunderts regredierte. Die Stoßrichtung war von Anfang an klar: God bless America - mit den "guten" Westmächten für die "westlichen Werte" und bürgerlichen Ideale, gegen das Phantom eines "Vierten Reiches". Die reale Globalisierung des Kapitals wurde strikt geleugnet, die neue Dimension imperialer Macht unter alleiniger Führung der USA ignoriert, der Untergang des Staatskapitalismus "nachholender Modernisierung" nie kritisch auf den Begriff gebracht.
Und alles einzig zu dem Zweck, in einer antideutschen negativen Idealwelt weitermachen zu können mit Restbeständen der linksbürgerlichen Aufklärungsideologie in den Grenzen der Subjektform warenproduzierender Systeme. An die Stelle einer Erneuerung radikaler Kapitalismuskritik auf der Höhe der globalen Entwicklung trat ein rein ideologisches Feindbild namens "Deutschland", ohne daß je das Verhältnis von kapitalistischer Gesellschaftsform und spezifisch deutscher Geschichte geklärt worden wäre. Kritik der politischen Ökonomie: Fehlanzeige. Aber auf jeden Fall: Immer wieder Anti-Hitler-Koalition, egal worum es geht, damit man innerhalb einer verewigten bürgerlichen Welt immer schon zu den "Guten" gehört und gleichzeitig den Gestus des "radical chic" zelebrieren kann.
Schon beim zweiten Golfkrieg 1991 outete sich ein Großteil der Antideutschen als "linke" Kriegshetzer. In grotesker Verbiegung der Tatsachen wurden das irakische Regime, die damalige Kohl-BRD und die Friedensbewegung unter das "Hitler"-Label subsumiert, um die in Wahrheit von der deutschen Regierung mitfinanzierte imperiale Kriegsmaschine beglückwünschen und auf hunderttausend belanglose Dritte-Welt-Kadaver scheißen zu können. Schon damals mußte die infame Lüge herhalten, Israel sei durch ein paar vorsintflutliche Scud-Raketen in seiner Existenz gefährdet, um den Zusammenbruchsregionen der kapitalistischen Peripherie die Atombombe als Geschenk der westlichen Aufklärung auf den Kopf zu wünschen.
Zwölf Jahre später halten dieselbe reaktionäre Linke und ihr Nachwuchs ein ideologisches Schlesiertreffen nach dem anderen ab, um mit einer Doppelstrategie von skrupelloser denunziatorischer Hetze einerseits und einer stalinistischen "Bündnispolitik" zwecks Mobilisierung von nützlichen Idioten andererseits die radikale Linke in der BRD zu ihrer Schafherde zu machen. Der Münchner Kongreß "Spiel ohne Grenzen" (23.-25. Mai 2003) verspricht ein vorläufiger Höhepunkt dieses Schmierenstücks zu werden. Dabei läßt sich ein ganzes Spektrum von linken Autoren und Gruppierungen gewissermaßen an der Nase vorführen. Nützliche Idioten antideutscher "Bündnispolitik" müssen freilich gar nicht zusammenpassen, Hauptsache sie sind als Repräsentationsvieh anwesend. Die Veranstaltung ist offensichtlich unter Beteiligung von Kanalarbeitern des kriegsgeilen antideutschen Propagandablatts Bahamas sowie von dessen Nachplapper- und Vorfeldorganisationen für pubertäre Mitläufer eingefädelt worden. Je mehr die versammelte Gemeinde es von sich weist, mit jener antideutschen Moon-Sekte identifiziert zu werden, desto deutlicher wird, daß ihr von eben dieser ein ideologisches Überich verpaßt worden ist wie dem Rekruten von der Kleiderkammer ein schlecht sitzender Stahlhelm.
Unter dem Vorwand, es gehe um eine Auseinandersetzung mit der "verkürzten Kapitalismuskritik" der Anti-Globalisierungsbewegung, möchte man bei sorgfältigem Draußenhalten aller Störpotentiale von kritischer Analyse den sektiererischen Konsens von antideutschen ideologischen Kriegsherren und verschämten, duckmäuserischen Kriegsgegnern als "Koalition der Willigen" im Zeichen einer anachronistischen Interpretation der Weltlage proben. Gezeigt werden soll: Seht her, einige schlaue Bellizisten und eine Reihe nicht ganz so bellizistischer radikaler Linker von Rang und Namen sind doch im Grunde einig, weil sie gemeinsam vor lauter (eingebildeter) Reflektiertheit kaum laufen können. Ein bißchen Kriegsgegnerschaft ohne Biß darf sein, wenn nur die antideutschen Kriegshetzer gleichzeitig als "ehrenwerte Linke" und als moralische Macht Anerkennung und Verbeugungen ernten.
Man hört die versammelte Schafherde schon blöken auf das Kommando der anwesenden und noch mehr der abwesenden bellizistischen Vordenker. Die sowieso halbseidene "Kriegsgegnerschaft" der Zeitschrift Konkret und des vulgärmarxistischen Politkasper-Duos Trampert/Ebermann ist in Wirklichkeit keinen Pfifferling wert. "Gegen Krieg und deutschen Frieden" tönt Konkret, macht aber wie der gesamte nach der Pfeife der proimperialen Ideologie tanzende Kongress seinen (anti)deutschen Frieden durch den gemeinsamen Auftritt mit Bahamas-nahen KriegshetzerInnen wie Stefan Grigat und Andrea Woeldike. In enger Anbindung an die Basis-Statements der bellizistischen Propaganda wird die notwendige linke Kritik der Friedensbewegung diskreditiert.
Daß die ebenso wie Konkret als Mitveranstalter auftretende Jungle World sich seit dem 11. September als Ableger der US-Armeepostille "Stars and Stripes"
unsterbliche Verdienste um die Beweihräucherung kapitalistischer Anti-"Zivilisation" erworben hat, ist sowieso allgemein bekannt. Eine Art Hyde-Park-Ecke für handzahme Kriegsgegner, die auch mal eine Frage stellen dürfen, kann nicht darüber hinwegtäuschen, daß diese "Debatte" von einem teils offenen, teils verschämten Bellizismus durchzogen ist, der sich auch in einer lauwarmen und krampfhaft ironischen Berichterstattung über die laufenden Bombardierungen und die dagegen protestierende Antikriegsbewegung darstellt.
Fehlen darf auch nicht das iz3w, jene Zeitschrift von austrocknenden Dritte-Welt-Initiativen, die sich nicht zwischen traditioneller Bewegungsorientierung und antideutschem Bewegungs-Bashing entscheiden kann. Bei einigen ihrer Autoren mischen sich offenbar die allmählich adaptierten antideutschen Hetzmotive mit dem vulgären Interesse von NGO-Lobbyisten des humanitär-industriellen Komplexes hinter den Fronten der imperialen Weltordnungskriege. Aus diesem Stall kommt schließlich auch das unerträgliche Autorengespann Uwer/Osten-Sacken, die mit penetranter Regelmäßigkeit auch Konkret und Jungle World vollsudeln dürfen mit ausgesuchten Räsonnements darüber, wie den Irakern mittels Marschflugkörpern "Demokratie" und "zivile Verkehrsformen" geschickt werden sollen. Eine derart von jeder Bedingungsanalyse kapitalistischer Verhältnisse unbeleckte "Argumentation", deren Peinlichkeit noch vor wenigen Jahren in der linksradikalen Szene und Dritte-Welt-Bewegung nicht einmal mehr Verachtung ausgelöst hätte, wird nun mit dem Ernst von Erstklässlern "zur Debatte" gestellt. Wenn man in diesem Dunstkreis alles vergessen will, was man schon einmal gewußt hat, dann vielleicht aus dem sehr banalen Grund, daß sich die NGO-Lobby, wenn sie im zerbombten Irak zum Zuge kommen will, diesmal zur Gesinnungsprüfung bei der US-Militärverwaltung anstellen muß.
Es lohnt sich gar nicht, die Aufzählung fortzusetzen. Wenn diese Ansammlung von bellizistisch kontaminierten Dampfplauderern linksbürgerlichen Krisenbewußtseins etwas eint, dann ist es die rückwärtsgewandte Perspektive, denn die Geschichte ist für sie im Jahr 1945 zum Stillstand gekommen. Ausgerechnet diejenigen, die von einer positiven "kapitalistischen Zivilisation" faseln, die es nie gegeben hat, ausgerechnet diejenigen, deren Kapitalismusanalyse auf dem Niveau des Ersten Weltkriegs sitzen geblieben ist und die den Begriff des transnationalen Kapitals in Anführungszeichen setzen, um ihre eigene Ignoranz zu dokumentieren, ausgerechnet diejenigen, die an der kapitalistischen Subjektform ideologisch kleben wie die Fliege am Leim und die keinen Unterschied kennen wollen zwischen der Marxschen Theorie der Überakkumulation und der politischen Ökonomie des Antisemitismus, um ihre denunziatorische Giftspritze beliebig gegen unliebsame krisentheoretische Reflexionen richten zu können - ausgerechnet diese Leute besitzen die Dummdreistigkeit, über die sozialen Bewegungen zu Gericht sitzen zu wollen. Dabei schreckt man nicht einmal davor zurück, zusammen mit einem Gespenst der fossilen altstalinistischen Münchner ML-Sekte "Arbeiterbund für den Wiederaufbau der KPD" (Streitbarer Materialismus) auf dem Podium Platz zu nehmen. Was für eine erlauchte Kollegialität, um der "verkürzten Kapitalismuskritik" der Bewegungen im Jahre 2003 auf die Spur zu kommen!
Es ist die typische Haltung des unwahren Sektenbewußtseins, wenn ihm die Felle davonschwimmen: Jede Bewegung, die eine manipulierbare und organisatorisch einzäunbare Masse überschreitet, wird als Feind behandelt. Die Selbstverständlichkeit, daß aus den kapitalistischen Widersprüchen heraus entstandene soziale Bewegungen erst einmal von einer "verkürzten Kapitalismuskritik" getragen werden, wird so nicht Anlaß zur weitertreibenden theoretischen Kritik, sondern zur schäumenden propagandistischen Denunziation. Die antideutschen Bußprediger haben schon früher die ökologische Frage zum faschistischen Gegenstand erklärt, nun wollen sie dasselbe mit der sozialen Frage machen. Und ihre nützlichen Idioten lassen sie gewähren und wiegen dazu betroffen die leergefegten Köpfe.
Das kommt auch daher, daß diese Zusammenhänge völlig inkompatibel mit dem transnationalen Charakter der neuen Bewegungen sind. Überall sonst haben ihre Geistesverwandten wenigstens den Anstand besessen, offen zur imperialen Macht und kapitalistischen Konstitution überzulaufen, um der einstigen linksradikalen Identität abzuschwören. Einzig die Antideutschen in Deutschland und Österreich bilden das Unikum, den proimperialen Bellizismus mit einem Anspruch "radikaler Kritik" verbinden zu wollen. Eine derart absurdes Konstrukt ist schon in den europäischen Nachbarländern völlig unverständlich, umso mehr in der übrigen Welt. In Wahrheit ist die grotesk amalgamierte antideutsche Identität die nationalste von allen, sie repräsentiert den tiefsten deutschen Provinzialismus in Bezug auf die weltweiten Bewegungen.
Die antideutschen Bellizisten und ihre Bündnisidioten wollen vom transnationalen Charakter der kapitalistischen Entwicklung nichts wissen und verharren intellektuell auf der Stufe der Weltkriegsepoche, weil sie selber nicht transnational sein können und wollen. Die Welt wird unter den eigenen deutschen Mief subsumiert, und so stellen sich ihnen die Millionen von Antikriegs- und Antiglobalisierungs-Demonstranten in New York und Washington (unter Beteiligung jüdischer Organisationen), in London und Madrid genauso wie die in Berlin als lauter identische Manifestationen desselben faschistisch-antisemitischen "deutschen" Bewußtseins dar. Ein klarer Fall von klinischem Verfolgungswahn.
Worin besteht das wirkliche Problem? Das Gros der neuen Bewegungen stellen Massen von zumeist sehr jungen Leuten, die weder eine linke noch überhaupt eine "politische" Geschichte hinter sich haben. Sie sind deswegen nicht etwa ideologisch neutral und unberührt, sondern aufgeladen mit den Sozialisationen und medialen Vermittlungen des herrschenden bürgerlichen Bewußtseins, an dessen Bruchlinien sich ihre Opposition entfaltet durch die Erfahrung der schreienden Widersprüche hindurch, wie sie der globalisierte Krisenkapitalismus erzeugt. Wohin sich diese Bewegungen kurz- wie langfristig entwickeln, ist offen. In Bezug auf sie und in ihnen agieren Strömungen, Gruppen, Organisationen und Individuen mit einer bereits ausgeformten "politischen" Geschichte und/oder mit ideologischen Identitäten (von Antiimps, anderen radikalen Linken, aber auch Neofaschisten usw. bis hin zu islamistischen palästinensisch-arabischen, aber auch ganz anders orientierten Migranten-Jugendlichen). Das alles ist gar nichts Neues, sondern schon immer die Struktur von sozialen Bewegungsverhältnissen gewesen.
Es gibt dabei heute einen Druck in Richtung völkisch- oder religiös-antisemitischer Verarbeitungsformen, der nicht nur von Neofaschisten und islamistisch-migrantischen Gruppen, sondern auch von völkisch-antizionistischen und letztlich antisemitischen Verwilderungsformen eines desorientierten altlinken Antiimperialismus ausgeht, der mit dem Ende der "nationalen Befreiungsbewegungen" in der Dritten Welt gegenstandslos geworden ist und eben deshalb verwahrlost; wie ja auch sonst die Zersetzungsprodukte des Staatsmarxismus "nachholender Modernisierung" im gesamten ehemaligen Ostblock sich als nationalistisch und völkisch-antisemitisch entpuppen.
Die antideutschen Bellizisten und ihre nützlichen Idioten sind nicht die wahren Gegner dieser Tendenzen, sondern im Gegenteil ihre Helfershelfer. Sie kämpfen nicht um, sondern gegen die Bewegungen als solche, weil diese nicht nach der Pfeife der proimperialen "linken" Killer-Intelligentsia tanzen; sie unterstellen die unmittelbare Identität der Massen von kriegs- und globalisierungsgegnerischen Jugendlichen mit den neofaschistischen und völkisch-"antiimperialistischen" Trittbrettfahrern; sie betreiben eine destruktive Politik der self-fulfilling-prophecy, um die unliebsamen Massendemonstrationen mit allen Mitteln gerade so zu identifizieren, wie man sie unbedingt haben will, um sie insgesamt als völkisch-antisemitische Erweckungsbewegung denunzieren zu können und die antideutsch zu gängelnde Schafherde der linken Szene von produktiv-kritischer Einmischung abzuhalten.
Das ist kein Fehler der Antideutschen, sondern ihre Methode und überhaupt ihr Wesen. Überall, wo sich Widerstand regt, soll er erst einmal als völkisch-antisemitisch denunziert werden, um jede kritische Vermittlung von vornherein auszuschließen (selbst der Begriff der Vermittlung als solcher wurde schon als Bähwort definiert, das ein guter Antideutscher nicht aussprechen darf).
Die Antideutschen und ihre bellizistisch-proimperiale Avantgarde entstammen in Wahrheit derselben Verfallslogik altlinker Geschichte wie ihre "antiimperialistischen" Gegner; sie bilden bloß die Kehrseite derselben Medaille. In der Geschichte der Modernisierung war es die traditionelle Linke gewohnt, die jeweils "fortschrittliche" Seite der kapitalistischen Entwicklung positiv zu besetzen. Zu Beginn des 21. Jahrhunderts ist diese Entwicklung jedoch zum Stillstand gekommen, der Weltmarkt implodiert im Zuge der dritten industriellen Revolution. Die Globalisierung ist nichts anderes als die Erscheinungsform eines weltweiten Krisenkapitalismus, dessen negative Transnationalität emanzipatorisch umgestülpt werden muß. Antideutsche und Antiimps blockieren gemeinsam diesen nächsten Schritt des emanzipatorischen Denkens und Handelns.
Beide weigern sich zu realisieren, daß die kapitalistische Modernisierungsgeschichte an ihr Ende gelangt ist, daß es keinen positiven Pol kapitalistischer Entwicklung mehr "links" zu besetzen gilt. Beide krallen sich an den kapitalistischen Kategorien der Moderne, an der Subjektform "abstrakter Arbeit" (Marx) und an den Formen des warenproduzierenden Systems fest. Beide sind deshalb gleichermaßen auf vergangene Konstellationen der Weltlage orientiert; die einen auf die "nationale Befreiung" der Dritten Welt, die anderen auf die ewige Wiederholung der Anti-Hitler-Koalition. So müssen sie die absurde Alternative eines positiven Bezugs entweder auf Saddam bzw. Bin Laden einerseits oder auf Bush/Blair andererseits propagieren. In dieser falschen Polarisierung wird kein Kampf um die Zukunft ausgetragen, sondern einer um die Vergangenheit. Die radikale Linke gewinnt so keine eigene Position auf der Höhe des historischen Prozesses, sondern sie wird zum Anhängsel verschiedener Ausdrucksformen der globalen kapitalistischen Krisenbarbarei gemacht.
Die antideutschen Kriegshetzer und ihre nützlichen Bündnisidioten versuchen dabei die Maske "radikaler Kritik" anzulegen, indem sie sich hinter einer history fiction verstecken, die mit den Tatsachen nicht das geringste zu tun hat. In ihrem Fantasy-Film schickt sich die "deutsche Supermacht" an der Spitze der EU als unmittelbares Revival des Nazi-Imperiums an, die USA im Kampf um territoriale Expansion und Einflußzonen, Rohstoffe, Märkte und Arbeitskräfte herauszufordern wie einst im Mai des klassischen Imperialismus. Mit dieser antiken "Imperialismustheorie" auf der Höhe der "verkürzten Kapitalismuskritik" eines Lenin von 1916, die ironischerweise dieselbe ist wie die ihres "antiimperialistischen" Widerparts, soll bei den Antideutschen die jämmerliche Parteinahme für den imperialen Krieg der letzten Weltmacht als Ausbund von Radikalität verkauft werden. Der Konflikt in der NATO über den Irakkrieg dient als oberflächlicher "Beweis" für das haltlose Konstrukt, ohne daß man sich noch die Mühe macht, diese Interpretation aus einer Analyse des Weltkapitals herzuleiten.
Selbst ein oberflächlicher Blick auf die Weltlage genügt, um zu erkennen, daß es sich nicht um eine traditionelle imperialistische Konkurrenz handelt. Es geht weder um nationalimperiale Ausdehnungsinteressen noch um Märkte, schon gar nicht um Arbeitskräfte, und selbst um Rohstoffe (Öl) nur im Kontext transnationaler Reproduktionsstrukturen des Kapitals. Es gibt kein Zurück des Kapitalismus hinter die Globalisierung. Ebensowenig gibt es ein Zurück hinter die gesamtimperiale Machtstruktur der NATO unter alleiniger Führung der letzten Weltmacht USA, deren Rüstungsvorsprung und militärisch-industrieller Komplex auch in Jahrzehnten von der EU nicht eingeholt werden könnte, wenn es denn dafür überhaupt einen Grund gäbe. Selbst die von ihnen beschimpften Teenie-Demonstranten können die antideutschen Nostalgiker und Kollaborateure darüber belehren, daß die Bundeswehr weltweit in die gesamtimperiale Militärmaschine eingebunden ist und eigenständig nirgendwo handlungsfähig wäre.
In Wahrheit ist der Konflikt in der NATO überhaupt kein strategischer, die Ziele sind weitgehend identisch, sondern ein taktischer und legitimatorischer innerhalb der globalen imperialen Machtstruktur. Angesichts drohender und teils schon manifester Finanzmarkt- und Währungskrisen mit der US-Ökonomie als Epizentrum setzt die militärisch konkurrenzlose letzte Weltmacht auf eine Flucht nach vorn. Der globale Kontrollanspruch soll auch unter Bruch der eigenen legitimatorischen Grundlagen (Uno, Völkerrecht, Prinzip der Souveränität etc.) auf Biegen und Brechen ebenso aufrecht erhalten werden wie der Fluß der Kapitalströme. Einige subalterne Regierungen wie die französische und deutsche schrecken dagegen vor möglichen unbeherrschbaren Konsequenzen zurück, gerade auch weil sie selbst nicht eigenständig militärisch handlungsfähig sind.
Tatsächlich spielt sich dieser taktisch-legitimatorische Konflikt nicht nur oberflächlich zwischen einigen europäischen Regierungen und der US-Regierung ab, sondern auch innerhalb der Administrationen, Interessenträger und politischen Klassen quer durch das gesamtimperiale Gefüge. Ein Teil des Bundesverbands der deutschen Industrie und das deutsche Börsen-Zentralorgan "Wirtschaftswoche" stehen ebenso hinter der US-Kriegführung wie ein erheblicher Block von "Atlantikern" in CDU, FDP und beim rechten Flügel der Sozialdemokratie. Umgekehrt kritisieren Teile der Industrie, der Politik und der Administration in den USA und Großbritannien den riskanten Kurs der dort dominierenden "Falken". Nicht nationalimperiale Mächte formieren sich gegeneinander, sondern es ist ein Konflikt um das "Wie" innerhalb des westlichen Sicherheits- und Ausgrenzungsimperialismus.
Die Bellizisten und andere Antideutsche, die sich als "radikale Kritiker" eines deutschnationalen Supermacht-Phantoms halluzinieren, stehen in Wirklichkeit stramm an der Seite der finstersten gesamtimperialen Kräfte, an der Seite der Kotzbrocken Blair und Bush, an der Seite der deutschen Hardcore-Konservativen und des aggressivsten Teils der deutschen Wirtschaftsverbände. Sie kritisieren den BRD-Apparat nicht deswegen, weil er Teil der imperialen Machtstruktur ist, sondern im Gegenteil deswegen, weil er es momentan ihrer Meinung nach nicht überzeugt und militant genug ist.
Es ist kein Wunder, daß angesichts der fortgeschrittenen globalen Krisenverhältnisse Widersprüche innerhalb des imperialen Gesamtkonstrukts aufreißen. Richtig wäre es vom Standpunkt radikaler Kritik einzig und allein, diese Widersprüche aus der Krisenstruktur der Globalisierung zu erklären, um sie bewegungspraktisch gerade auch gegen den deutschen Anteil daran voranzutreiben und das Friedensgeheuchel von Rotgrün mit der realen Einbindung der BRD in die Logik, den Interessengehalt und gleichzeitig die Irrationalität der westlich-demokratischen Weltordnungskriege zu konfrontieren.
Die Antideutschen dagegen projizieren diese Widersprüche anachronistisch auf die Weltkriegsepoche zurück, um sich offen (Bahamas u.Co.) oder implizit (der vom entsprechenden ideologischen Überich gebeutelte Rest der Gemeinde) auf die Seite der imperialen "Falken" zu schlagen. Ihre dummen historischen Analogieschlüsse sind überdies völlig inkohärent. Mal plappern sie das Märchen nach, ein abgetakelter Dritte-Welt-Diktator wie Saddam Hussein sei eine "Weltgefahr" analog zu Hitler, mal tun sie so, als würde demnächst eine neue original deutsche Nazi-Wehrmacht die Welt überfallen. Selbst rein immanent ist ihr Konstrukt völlig absurd, denn hätten wir wirklich eine Situation wie vor 1914, dann könnte eine "radikale" Position nie und nimmer darin bestehen, den "eigenen" Nationalimperialismus dadurch bekämpfen zu wollen, daß man sich auf die Seite des anderen Nationalimperialismus schlägt. Flugs wird also das Muster der Anti-Hitler-Koalition irgendwie darüber geblendet, selbst wenn die Sache hinten und vorne klemmt. Wie hätten Sie´s denn gern, Erster oder Zweiter Weltkrieg, oder beides zusammen? Nur eins kommt nicht vor: die wirkliche Weltkonstellation des Jahres 2003.
Um die haarsträubenden logischen, historischen, sachlichen Fehler und Widersprüche ihrer "Argumentation" zu kaschieren, bauen die Antideutschen eine Drohkulisse von ideologischen Identifikationsmustern auf, die sie unangreifbar machen sollen. Wer ihre lächerlichen Konstrukte widerlegt, gilt per se schon als "antiamerikanisch" und "antisemitisch".
In Wahrheit ist es eine Selbstverständlichkeit, daß das US-Zentrum der imperialen Machtstruktur und Militärmaschine von radikaler Kritik auch als solches benannt und angegriffen wird. Die Kriterien, die diese Kritik von einem kulturalistischen rechten Antiamerikanismus unterscheiden, sind erstens die Herleitung aus der Kritik und Analyse des Kapitalverhältnisses und deshalb zweitens die Konstitution dieser Kritik als anti-völkische und transnationale, zusammen mit der linken Oppositionsbewegung in den USA selbst. Die antideutschen Kriegshetzer und ihre nützlichen Idioten dagegen wollen die Kritik an der US-Militärmaschine überhaupt mit dem Odium des rechten, völkischen Antiamerikanismus versehen, und dazu paßt, daß sie die Linke und die Antikriegsbewegung in den USA ebenso maßlos denunzieren wie die Bewegungen in Europa. Sie stellen nur das seitenverkehrte Spiegelbild des völkischen Antiamerikanismus dar, indem sie die unmittelbare positive Identifikation mit dem Gewaltapparat der letzten Weltmacht verlangen und der US-Gesellschaft, deren Internierungsquote von sozialer Delinquenz mittels Knast und Straflagern heute höher ist als diejenige der Sowjetunion zu Stalins Zeiten, einen "zivilisatorischen Vorsprung" bescheinigen. Auch die Amerikaner "dürfen" nicht antikapitalistisch, sondern sollen bloß "antideutsch" sein.
Dasselbe Bild eines wahnhaften Deutungsmusters bieten die Antideutschen hinsichtlich Israels. Auch hier schlägt die paranoide, in Wahrheit autistische "totale Identifikation" ins Gegenteil um. Die Notwendigkeit, das Existenzrecht des jüdischen Staates gegen die krude antizionistische Ideologie zu verteidigen (was überhaupt nichts mit einer akuten Existenzgefährdung Israels zu tun hat), verwandelt sich in eine militante Parteinahme für die rechte Likud-Regierung. Die linke und selbst die bloß liberale Opposition ebenso wie die Antikriegsbewegung in Israel werden von den Antideutschen genauso übel denunziert wie alle anderen. Auch hier stellen sie sich an die Seite der reaktionärsten rassistischen Kräfte, an die Seite der Rabin-Mörder und ihrer Hintermänner, und besitzen noch die Chuzpe, dies als die einzig legitime "Kritik des Antisemitismus" hinzustellen. Sie maßen sich überhaupt die Definitionsmacht über den antisemitischen Komplex an, um das ominöse Etikett nach Belieben selbst in ihrem eigenen Dunstkreis verteilen oder damit drohen zu können, falls sich auch nur die geringste Abweichung vom Bahamas-Überich andeutet. Die angebliche Kritik des Antisemitismus wird so derart inflationiert und entwertet, daß sie ins Unernsthafte umschlägt und damit gerade das antisemitische Syndrom deckt.
Das von Geltungssucht und identitätspolitischem Wahn getriebene Kalkül der Antideutschen ist gar nicht mehr auf die Gesellschaft bezogen; es geht ihnen weder um Israel noch um die Menschen im Irak oder um die Verhältnisse in den USA, auch überhaupt nicht mehr um soziale Emanzipation, sondern einzig und allein um eine innerlinke Szene-Politik und "Machtergreifung". Sie wollen pure Identifikation in einem abgeschotteten Raum ideologischen Wahns schaffen. Deshalb wird auch der Antisemitismus nicht mehr aus der Gesellschaft abgeleitet, sondern umgekehrt die Gesellschaft aus dem Antisemitismus, der als negatives Totalitätsprinzip erscheint.
Das tiefere Motiv dieses Wahns ist Realitätsverlust und Flucht aus der Wirklichkeit, weil diese nicht mehr in den Paradigmen des linksbürgerlichen Aufklärungsdenkens und von Restbeständen des schon immer "verkürzten" Arbeiterbewegungsmarxismus darstellbar ist. Die Antideutschen krallen sich am "bürgerlichen Erbe" der linken Geschichte fest, wo es doch die Aufgabe radikaler Kritik wäre, sich davon loszureißen. Sie wollen "radikal" sein, aber auf dem Boden kapitalistischer Ontologie, der unter den Füßen wegbricht. Daher die Flucht in einen imaginären ideologischen Raum, daher die Identifikation mit der letzten kapitalistischen Weltmacht. Daher auch der implizite Appell an die niedrigsten wohlstandschauvinistischen Instinkte einer metropolitanen Linken, die plötzlich entdeckt, daß sie mit den Boutiquen von New York mehr verbindet als mit den Ruinen von Kabul. Und daher auch der relative Erfolg in den linken Szene-Biotopen, die sich von den Antideutschen gerne "irritieren" lassen, weil damit ihre klammheimliche westlich-kleinbourgeoise Ich-AG-Identität angesprochen und in der neuen Weltkrise als Programm abgerufen wird.
Angesichts einer derart entmündigten und zur Schafherde degradierten radikalen Linken, die sich von den antideutschen Claqueuren des imperialen Massenmords überall hintreiben läßt, kann sich nur noch ein Gefühl einstellen: Ekel. Aber ist wirklich die gesamte radikale Linke in der BRD und Österreich mit kritischem Anspruch gegenüber dem traditionellen Antiimperialismus moralisch und intellektuell derart versaut und verkommen? Ist es nicht vielmehr eine Minderheit von Bellizisten und ihren nützlichen Idioten, die mit triefender Impertinenz das Maul aufreißen und publizistische Schlüsselpositionen besetzt haben, im Vertrauen auf den Trägheitseffekt und die schafsmäßige Duldsamkeit einer Menge von linken Aktivisten und Zwangslesern ihrer Postillen, die eigentlich ganz anders denken? Das läßt sich nur feststellen, wenn die konsequenten Kriegsgegner und radikalen Kritiker der kapitalistischen Anti-"Zivilisation" endlich mobil machen.
Schluß der "Debatte" mit sämtlichen Hardcore- und Softcore-Bellizisten! Der Bellizismus ist nicht satisfaktionsfähig. Die Zeit ist überreif, nach dem inhaltlichen auch den formalen Trennungsstrich zu ziehen. Die radikale Linke im deutschsprachigen Raum wird sich auch publizistisch neu formieren müssen, wenn sie je wieder von dieser Seuche loskommen will. Schluß mit allem Liberalismus und aller Duckmäuserei, Schluß mit allem biedermännischen "Verständnis"-Getue gegenüber den antideutschen ideellen Provinzdeppen, von denen die deutsche und österreichische Linke in aller Welt zum Gespött gemacht wird! Wenn jetzt nicht endlich ein Erdbeben in dieser linken Landschaft stattfindet, dann kann man die radikale Gesellschaftskritik hierzulande für die nächsten Jahre vergessen, dann werden die sozialen Bewegungen verpuffen und von den völkisch-antisemitischen Ideologemen ausgelaugt - gerade durch die antideutsche Paralysierung der Linken.
Was lange gärt, wird endlich Wut: Macht kaputt, was die radikale Linke kaputt macht - denunziert die Denunzianten! Es geht nicht darum, der Logik des linken Sektenwesens, des vergifteten Kleinklimas, der selbstzerstörerischen Identitätspolitik und der Herrschsucht von Gurus neue Nahrung zu verschaffen. Es geht im Gegenteil darum, mit dieser Logik ein Ende zu machen, die bei den antideutschen Demagogen eine neue Qualität angenommen hat und sogar noch die kafkaesken Zustände in den K-Gruppen der 70er Jahre übertrifft. Es geht darum, die von den Bellizisten aufgebaute byzantinische Atmosphäre der gierigen Verdächtigungen und des hemmungslosen Hintertreppen-Machiavellismus zu bannen. Die notwendige Kritik des Antisemitismus, auch des "linken", alt-antiimperialistischen, ist eine zu ernste Angelegenheit, als daß sie dem Willen zur Macht von selbsternannten antideutschen Lynch- und Femegerichten überlassen, inflationiert und verbraucht werden dürfte. Es ist eine Frage der Selbstachtung und der Selbsterhaltung für die radikale Linke, daß sie den von den Antideutschen direkt und osmotisch verbreiteten Bellizismus ächtet und die konsequente Kritik von völkisch-antisemitischen Tendenzen ohne und gegen diese Paranoia-Politiker in die Hand nimmt. Der Kampf gegen die braune Pest darf nicht bellizistisch entwertet werden. Gleichzeitig muß sich die radikale Linke von der erstickenden Atmosphäre befreien, die den überfälligen Diskurs zur Reformulierung der Kapitalismuskritik für das 21. Jahrhundert lähmt, weil die antideutschen Bellizisten, Kollaborateure und Nostalgiker alle Fragen der Theoriebildung denunziatorisch aufgeladen haben, selbst wenn der Bezug zu ihrem reduktionistischen Weltbild an den Haaren herbeigezogen ist.
Es kann natürlich sein, daß es für diesen Aufruf bereits zu spät und die falsche, fatale Polarisierung innerhalb der Linken zwischen völkisch-antizionistisch und antisemitisch heruntergekommenen "Antiimperialisten" einerseits und antideutschen, proimperial-kriegshetzerischen Helfershelfern der kapitalistischen Weltmachtmaschine samt deren nützlichen Bündnisidioten andererseits zu weit fortgeschritten ist. Diese beiden Pole desselben anachronistisch verhärteten Bewußtseins einer unwiderruflich vergangenen linken Geschichte werden auch gemeinsam untergehen und vielleicht einen Großteil der intellektuell ausgepowerten, unwahr gewordenen linksradikalen Szene-Biotope mit sich reißen. Es gibt Situationen, in denen es zukunftsträchtiger ist, lieber einsam zu werden als mit den Schafen zu blöken und mit den Fröschen zu quaken.
Aber es gibt auch Zeichen der Hoffnung, zum Beispiel den bundesweiten Schulstreik gegen den Krieg. Vielleicht sehen wir die ersten Lebenszeichen einer neuen Bewegungsgeneration, die schon bald beide Fossilien gleichermaßen so alt aussehen lassen wird, wie sie wirklich sind. Es wird ein Leben radikaler emanzipatorischer Kritik geben jenseits der vergangenheitsfixierten Paradigmen und Interpretationen, wie sie heute jene linksradikalen Publikationsorgane zumüllen, die sich selbst überlebt haben. Die wandelnden Leichen von anachronistischem Vulgärmarxismus und bürgerlicher Aufklärungsideologie haben keine andere Zukunft als den Sarg, in den sie von Rechts wegen hineingehören.
Für die kritische Solidarität mit der Antikriegsbewegung und den Bewegungen gegen die kapitalistische Globalisierung hier und überall auf der Welt, für die neue transnationale Solidarität von unten, für die Solidarität mit den jüdischen Antikriegsdemonstranten von New York und mit der gesamten Oppositionsbewegung in den USA, mit der israelischen Linken, mit den Millionen von Demonstranten in London, Paris, Rom, Madrid, Berlin! 
28.03.2003
Die eigenständige Vervielfältigung und Weiterverbreitung dieser Stellungnahme ist erwünscht.
Robert Kurz, mit Unterstützung von Redaktion "Krisis" und Redaktion "Streifzüge". 

vendredi 18 mars 2011

Le Temps du SIDA

Réédition du livre avec une nouvelle préface.
Selon le Rapport sur l’épidémie mondiale de sida 2008, quelque 25 millions de personnes sont mortes du sida depuis le début de l'épidémie, dont 2 millions en 2007 (vingt bombes d'Hiroshima). 33 millions de personnes vivantes étaient infectées en 2007. Leur nombre global a régulièrement augmenté, car de nouvelles infections se produisent chaque année et continuent à surpasser le nombre de décès dus au sida. L’Afrique australe est encore la région la plus touchée par le sida : 35% des infections et 36% des décès dus au sida en 2007 s'y sont produits .
Dans l’ensemble, l’Afrique subsaharienne abrite 67% de toutes les personnes contaminées. Dans sept pays d’Afrique australe (Afrique du Sud, Botswana, Lesotho, Namibie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe), plus de 15% des adultes sont séropositifs.
En Asie, on estime à 5 millions le nombre de séropositifs en 2007, chiffre qui comprend les 380 000 personnes nouvellement infectées cette année-là. Quelque 380 000 personnes sont décédées de maladies liées au sida. Les épidémies en Indonésie, au Pakistan et au Viet Nam sont en croissance rapide. Au Viet Nam, le nombre de personnes infectées a plus que doublé entre 2000 et 2005. Les nouvelles infections sont également en augmentation régulière dans des pays très peuplés comme le Bangladesh et la Chine.
Le nombre d'individus infectés en Europe orientale et en Asie centrale a atteint 1,5 million en 2007 ; près de 90% des personnes infectées vivent soit en Fédération de Russie (69%) soit en Ukraine (29%). 110 000 personnes dans cette région ont été infectées en 2007, alors que 58 000 environ mouraient du sida. L’épidémie en Fédération de Russie (déjà la plus importante de la région) poursuit sa croissance. En Ukraine, le nombre de nouveaux diagnostics annuels de séropositivité a plus que doublé depuis 2001. Les chiffres annuels des nouveaux diagnostics notifiés sont également en hausse en Azerbaïdjan, en Géorgie, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Ouzbékistan (qui connaît maintenant l’épidémie la plus forte d’Asie centrale), en Moldavie, et au Tadjikistan.
En Amérique du Nord, le nombre de personnes vivantes infectées est en augmentation. En Europe occidentale, les nouveaux diagnostics de séropositivité sont en hausse, tout comme le total des personnes vivantes infectées.
Les jeunes entre 15 et 24 ans représentent environ 45% des nouvelles infections à l’échelle mondiale. 370 000 enfants de moins de 15 ans ont été infectés en 2007. Le nombre d’enfants de moins de 15 ans vivants contaminés est passé de 1,6 million en 2001 à 2 millions en 2007. Près de 90% d’entre eux vivent en Afrique subsaharienne.
Les mesures préventives et l'accès accru à la trithérapie ont permis de ralentir l'épidémie mondiale de sida, en aucun cas de l'éradiquer ou de guérir les malades. « Les mesures préventives proposées visent exclusivement à empêcher tout contact avec le H.I.V., et en aucune manière à réduire les effets immunodépresseurs de la malnutrition, de la pollution, du délabrement psychosomatique occasionné par la vie moderne, causes réelles de la récente flambée épidémique (...) Dans de telles conditions, on peut être assuré que seul un bouleversement considérable de ce système pourra réduire les cofacteurs de l'épidémie de sida. Bouleversement tel qu'il ne s'agit de rien de moins que d'un effondrement complet de notre actuelle civilisation. »

D'UN EFFONDREMENT

« Il ne sera pas dit qu'une mort honorable ait terminé la vie de celles qui versaient l'opprobre sur ma mère et sur ma
propre tête. »
Odyssée, chant XXII
 
Texte, paru chez Allia en 2001, extrait VII
Comment mieux caractériser les moments historiques que nous vivons...
 
PRÉFACE À UNE HISTOIRE DÉRAISONNABLE

Quiconque a observé la putréfaction d'une charogne peut se faire une idée de l'effondrement d'une civilisation. Des changements de couleurs, des suffusions violacées, des lividités paraissent par endroits, puis se généralisent, quoiqu'elles restent toujours plus accentuées dans certaines zones de repli. En même temps, une odeur épouvantable, de plus en plus insoutenable, se répand alentour. Les formes, au début inchangées, se modifient pourtant, mais localement d'abord, sans que se devine le travail de corruption qui prépare l'effondrement général. Ailleurs, au contraire, des affaissements partiels, assez brusques, des bouffissures œdémateuses, des enflures monstrueuses signalent ou annoncent des éclatements limités. Mais, sous la forme en décomposition, une vie nouvelle commence à sourdre et à se diffuser grâce au travail ardent des vers et des agents de dissolution, qui se multiplient et pullulent, une vie nouvelle issue de la vie ancienne, qui se répandra enfin au dehors pour alimenter d'autres corps à travers de multiples et très savantes digestions.
Dans l'époque de désagrégation où nous sommes engagés, beaucoup de choses que nous avons aimées s'effondrent maintenant, et des pleureuses très sincères suivent leurs propres corbillards. D'autres, que nous aimions moins et jusqu'alors discrètes, s'enflent monstrueusement avant de disparaître à leur tour. Dans ce désastre, une vie nouvelle, sous quelques aspects d'abord horribles, commence à pulluler, qui naît spontanément de toute mort et qui n'est rien d'autre que la vie elle-même sans spécificité, délivrée des connexions et des pièges qui l'enchaînaient auparavant.
Cette vie accède à la conscience de soi dans le moment historique où tout s'abîme : les agonisants connaissent bien cette conscience de soi vivant, cet éblouissement de la vie par elle-même, comme divinité unique et méritant seule attention, respect et ferveur. Tout le reste s'est déjà écroulé pour eux dans le ridicule, idoles tombées dans la poussière et poussière elles-mêmes.
Quand cette conscience parvient à un certain degré de netteté, c'est-à-dire quand rien d'autre n'existe désormais qui puisse capter la vigilance, cette vie ne se laisse plus limiter à une quelconque individualité. Elle se reconnaît universelle, et tout ce qui paraît spontanément se découvre comme forme possible du développement multiple d'une vie unique que chacun éprouve en soi, comme l'éclosion kaléidoscopique de cette unicité.
Un tel développement multiforme suit pourtant des cheminements précis et toujours semblables, expressions répétées de la même loi vivante. Sous un certain angle, la structure de la biosphère est identique à celle des êtres qui la composent, et eux-mêmes à chacune de leurs innombrables cellules. Cette structure dynamique peut même être perçue intimement à travers nos propres mouvements émotionnels, intellectuels, idéologiques, comme aussi à travers la succession rythmée des civilisations. Et toutes ces formes vivantes manifestent individuellement et collectivement la même loi universelle. Chacune représente simultanément la totalité du vivant et une de ses parties. Tout cela, que Le Temps du Sida a déjà rappelé et développé, était autrefois évident, et la tradition chrétienne, par exemple, faisait de « l'homme » un « frère » et un « membre » du « fils de l'homme » : voilà qui dépasse certainement l'entendement bien réformé d'un logicien actuel, dialecticien ou pas.
Cette conscience de l'univers et de soi-même impose évidemment des relations sociales toutes différentes de celles qu'exige une civilisation marchande. Chacun s'y reconnaît simultanément comme expression totale et partielle de la vie collective ; je suis partie de l'autre comme il est partie de moi-même : mon enfant, ma sœur, mais encore ma mère et mon amante.
Quand aucune idole n'est plus tolérée face à l'éblouissement de la vie elle-même, aucune façon d'être, de sentir ou de penser n'a, plus qu'une autre, de légitimité absolue. Toute perception du monde et de soi-même y est respectée, sans qu'un quelconque étalon n'y affirme a priori sa suprématie. Dans une telle organisation sociale, aucune « égalité » ne peut se justifier évidemment : seulement de fascinantes disparités, théoriques et pratiques, dont la conjonction reforme l'unité principielle. Et même la raison marchande y retrouve sa place, relative, et son utilité dans son domaine particulier.
Toutes ces formes de pensée, toutes ces expériences individuelles devront concourir bientôt à l'élaboration de nouvelles connaissances. Et celles-ci inspireront en retour une activité pratique d'aménagement du monde et de transformation individuelle : c'est-à-dire une science et un art qui retrouveront leur ancienne dignité, perdue depuis quelques siècles, une science qui connaîtra son sujet, le sujet du monde lui-même, et un art qui revendiquera comme objet l'univers tout entier.
Nous n'aurons plus, certes, avant longtemps, le bonheur douteux de revoir une Athènes ou une Florence, ces orgueilleuses cités marchandes du passé, avec ce qu'elles nous ont laissé de postulats ridicules, d'art pour collectionneurs et de démagogie. Mais nous aurons la joie certaine de voir surgir, du monstrueux chaos actuel, « une autre terre et un autre ciel ».
Texte complet ICI

jeudi 17 mars 2011

La «catastrophe finale»

Pourquoi le scénario noir n’est-il, officiellement, pas exploré, une évacuation plus large a t-elle été préparée ?
Dès le début de l’accident, il était nécessaire de réfléchir à l’abandon du site nucléaire, à l’émission massive de radioactivité en proportion des énormes quantités de matières nucléaires et radioactives qui ysont concentrées. Même si les processus de diffusion de cette radioactivité ne semblent pas être les mêmes que ceux de Tchernobyl (l’incendie du graphite du réacteur), la quantité disponible est, elle, bien plus élevée.
Quelles sont les solutions ? L’étude et la préparation de moyens d’action complètement hors normes pour limiter cette émission (on peut spéculer à loisir : un déluge de matériaux déversé par des hélicoptères, puis un bétonnage à distance…). Sur ce point, aucun interlocuteur officiel n’a accepté de raisonner à voix haute, même en «off». Les plus hauts responsables japonais, ont-ils envisagé une telle option, l’ont-ils préparée ? Mystère.
Dans un tel cas, il faut élargir la zone à évacuer pour protéger les populations. Hier matin l’Autorité de Sûreté Nucléaire, chiffrait cette zone dans un rayon de 70 kilomètres autour de la centrale, qui est en bord de mer. Les Américains allaient un peu plus loin, à 80 km (peut-être un effet des miles). Cette zone comprend la ville de Fukushima et compte plus d’un million d’habitants. Elle ne peut s’évacuer rapidement sans une organisation de fer et des moyens gigantesques. Le gouvernement japonais a t-il préparé une telle opération? Mystère.



La «gestion» de la crise nucléaire de Fukushima montre comment l’idéologie catastrophiste sert du mieux qu’il est possible les nucléocrates et tous les technolâtres qui contaminent le monde contemporain. Les écologistes catastrophistes, qui à longueur de textes et de conférences nous prédisent un monde invivable d’ici quelques décennies, au mieux un ou deux siècles, sont pris ici à leur propre piège. Il serait temps pour eux de reconnaître leur erreur et d’abandonner cette tactique politique qui confine à la démagogie, y compris chez les décroissants.

Les informations, les déclarations, les décisions prises au Japon et partout dans le monde dès les premières heures de l’emballement du réacteur no 1 de Fukushima et encore plus dans les jours qui ont suivi permettent de démonter comment fonctionne l’«administration d’un désastre». En toute lumière, se met en place le mécanisme par lequel les nucléocrates peuvent être certains de récupérer en toute occasion et à tout moment le catastrophisme d’écologistes peu conscients des réalités politiques. Précisons d’emblée qu’il n’y aura pas de «catastrophe finale», au sens où l’on parle, dans d’autres domaines, d’un «jugement dernier», c’est-à-dire une disparition instantanée et globale de l’humanité. Car rien n’est joué, à l’inverse des prédictions alarmistes qui, depuis un demi-siècle, s’effilochent les unes à la suite des autres une fois que le terme qu’elles ont elles-mêmes fixé est dépassé. La catastrophe sera graduelle, comme à Fukushima ; elle franchira un par un, parfois avec d’importants sauts dans le danger, les niveaux de l’échelle qui nous rapprocheront du désastre. Or, au fur et à mesure que les catastrophistes nous annonceront — selon l’implacable logique dans laquelle ils se sont engagés depuis un demi-siècle — les degrés suivants, les nucléocrates auront beau jeu de leur répliquer qu’en effet, il est urgent de prendre des mesures. Le fond de la réponse au catastrophisme est aussi simple que cela, et tel est en effet ce qui s’est passé depuis le 11 mars. On administre un désastre en se rangeant du côté d’un alarmisme modéré, lequel implique d’assumer des décisions difficiles — lesquelles sont de toute façon nécessaires —, en tirant tout le profit possible de ceux qui, à une extrémité, attisent le feu de l’enfer et annoncent la «catastrophe finale» sans être en mesure de rien proposer d’immédiat pour l’éviter. Tel est bien le drame des catastrophistes avec Fukushima : ils n’ont rien à proposer dans l’immédiat pour empêcher les réacteurs de fondre.
 
À l’inverse, les mesures que prend le lobby nucléaire sont très loin d’être démentes ou «catastrophiques». Ces mesures relèvent de cette administration du désastre que les nucléocrates maîtrisent plutôt bien et qui condamne le catastrophiste à assister, en spectateur, à la course vers l’abîme. Car le nucléocrate n’a pas d’autre solution, en temps de crise, que d’être d’accord avec le catastrophiste ; mieux, même : le nucléocrate se sent responsable de la situation, comme un père de famille est «responsable» de ses enfants, et il a tous les atouts en main pour cela. Les nucléocrates sont les véritables maîtres de la situation à tous les niveaux : ils sont à l’origine du progrès que certains tentent de remettre en question au moment d’une crise comme Fukushima — et donc, aux yeux des masses, ils sont ceux qui sont le plus à même de savoir ce qu’il faut faire pour conjurer le désastre. Ils sont encore ceux qui semblent les plus «responsables» au sens d’assumer des responsabilités éthiques, puisque, en cas de crise aiguë, ils sont encore et toujours les seuls à prouver qu’ils savent modifier leur point de vue, alors que les catastrophistes semblent d’éternels vaticinateurs. Et en effet, tant Tepco au Japon que l’Autorité de Sûreté Nucléaire en France avouent que nous vivons une crise majeure, et ils expliquent comment les ingénieurs tentent d’y remédier. Ils sont donc, à ce moment dramatique, forcément crédités d’un respect dû à ceux qui ont en main une part de notre destin et qui, de manière visible («spectaculaire», selon le sens donné à ce mot dans la Société du spectacle) s’imposent comme les seuls capables de faire quelque chose à ce moment précis de crise.
 
Peu importe qu’ils soient aussi les membres d’un lobby qui est la cause première de la crise. Peu importe en effet, et pour des raisons parfois fort simples, auxquelles ne pense jamais le catastrophiste. Par exemple, une centrale âgée de quarante ans a forcément été construite selon d’autres règles, en respectant des exigences que le nucléocrate dit «moindres» que celles que l’on imposerait aujourd’hui ; d’ailleurs, les ingénieurs qui ont construit Fukushima en 1971 sont à coup sûr soit à la retraite, soit décédés. La responsabilité, d’un coup, devient diffuse, sans coupable à désigner, et c’est un véritable travail politique que de montrer la responsabilité globale du lobby nucléaire. Si cela était simple, nous aurions su imposer un vrai débat sur le nucléaire voire son refus, mais les nucléocrates jouent sur le temps qui passe et qui est facteur de progrès — une évidence ô combien contestable, mais si répandue : qui n’y croit pas, à cette vulgate du progrès ?
 
Voici un autre exemple illustrant ce fait fondamental — où l’on voit que la croyance au progrès triomphe et se montre quasi inébranlable. Voici ce qui rend notre tâche, celle des opposants au progrès technologique qui détruit l’humanité et la planète, très complexe. Cet exemple se situe hors temps de crise, en France, et concerne les déchets radioactifs du centre expérimental de Cadarache. Dans le numéro 190 (février 2011) de sa revue Contrôle, l’Autorité de Sûreté Nucléaire écrit (c’est nous qui soulignons) : «Depuis l’implantation des premières installations nucléaires en France dans les années 60, la stratégie d’entreposage et de stockage des déchets nucléaires a évolué. Ainsi, certaines installations dédiées initialement au stockage définitif ont pu voir, au travers des avancées techniques et l’évolution de la politique dans le domaine, leur statut changer pour être considérées comme des zones d’entreposage temporaire. Aujourd’hui, à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ces installations qui ne répondent plus aux exigences de sûreté actuelles sont en voie de désentreposage et les déchets sont transférés vers de nouvelles zones d’entreposage dans l’attente d’un transfert vers les exutoires finaux.» La dialectique est très simple, mais pourquoi compliquer les choses si cette vision de la technologie qui progresse avec le temps se révèle la plus efficace des propagandes ?
 
Pourtant, lorsque l’article rentre dans les détails, on croit lire une mauvaise fiction : «Le stockage en tranchées avait fait l’objet d’études préliminaires sur maquette in situ […]. Chaque tranchée consistait en un volume trapézoïdal d’environ 5 mètres de profondeur, 40 mètres de long et 10 mètres de large. Creusées en pleine terre avec un fond recouvert uniquement d’une couche de gravier d’une dizaine de centimètres d’épaisseur, ces tranchées étaient remplies avec des déchets technologiques et des déchets de procédés, déclarés au moment de leur enfouissement comme “de faible activité” par les installations nucléaires d’origine. Elles étaient ensuite comblées et recouvertes par de la terre précédemment enlevée. Les déchets radioactifs les plus superficiels étaient à environ un mètre de la surface du sol et recouverts d’un remblai en forme de dôme d’au moins 1 mètre d’épaisseur.»
 
À ce stade de la lecture, l’on a du mal à imaginer l’inconscience des concepteurs, d’autant que, continue l’ASN, «ce mode de stockage a été utilisé jusqu’en 1974», que «l’assainissement de ces tranchées […] nécessite aujourd’hui d’importants moyens techniques» et que «la nature des déchets entreposés, la traçabilité des déchets stockés dans ces tranchées était à l’époque bien moindre que celle exigée aujourd’hui par l’ASN. Ainsi, la nature, l’activité, le conditionnement et le volume de ces déchets sont entachés d’incertitudes qui sont susceptibles de générer des difficultés pour la reprise de ces déchets. De plus, du fait que ces tranchées avaient initialement pour vocation le stockage définitif, les conditions d’entreposage (enfouissement en pleine terre ; conditionnement des déchets ni bloqués ni enrobés) n’avaient pas été conçues pour faciliter la reprise des déchets. […] Le stockage de ces déchets a ainsi entraîné au fil du temps la contamination d’un volume de terre au contact des déchets que le CEA estime à 3000 m3 environ», ce qui finalement est très peu mais il ne s’agit pas là de minimiser le problème ; le but est de déplacer l’attention du lecteur, car la véritable «catastrophe» dans ce stockage aberrant de déchets radioactifs consiste plutôt dans l’absence totale de prise en compte du risque à l’origine. Et voici comment le nucléocrate retourne la situation et l’emporte par K.-O. technologique : «L’ASN exige que les exploitants assument leur responsabilité première et mettent en place une gestion sûre, rigoureuse et transparente de tous les déchets. Ils doivent donc effectuer les opérations nécessaires afin de rendre les déchets compatibles avec les spécifications d’accueil des installations de traitement, d’entreposage et de stockage existantes.»
 
Le dernier mot est essentiel, à Cadarache comme à Fukushima : les administrateurs du désastre se présentent d’emblée comme les seuls capables de mettre en œuvre tout ce qu’il y a de mieux au moment actuel selon les technologies existantes. Le catastrophiste devrait être comblé, puisque le nucléocrate l’affirme : la catastrophe est possible (c’est aussi ce que dit le catastrophiste) et nous mettons absolument tout en œuvre pour l’éviter (ce qui ne peut que réjouir le catastrophiste qui prétend ne pas être suicidaire et ne vouloir qu’alerter…). La supériorité éminente du nucléocrate sur le catastrophiste ne fait aucun doute ; elle est rhétorique et concrète, immédiate, et surtout politique. Elle découle de la place même à laquelle le catastrophiste place la perspective funeste : au cœur même de son discours politique. Or, la logique de la nucléocratie est, dans ce monde-ci avec ces règles-ci, incontestable, et l’on peut perdre sa vie militante à la contester, l’on se trompera de cible. Tout cela parce que le fond du problème n’aura pas été pris en considération.
 
En effet, la possible catastrophe n’est pas le problème ; elle n’en est que l’une des manifestations plausibles. L’on ne peut être écologiste sans être «politique». L’écologie est une politique, globale au sens où elle prend en compte l’ensemble des données, culturelles, sociales, humaines, éthiques, en tout cas tout ce qui relève de la vie en premier lieu, et elle considère tout le reste, en gros ce qui appartient à l’économie et à la technologie, comme second. Or, chaque jour, trente mille personnes meurent de faim, et cela a un sens politique profond. La faim dans le monde tue environ dix millions de personnes par an, soit environ un être humain sur dix ! C’est énorme. Et cette donnée est politique avant tout. Elle est sociale, humaine ; elle a des implications éthiques ; son absence dans notre imaginaire planétaire est en soi une donnée culturelle fondamentale car cela prouve que nous pouvons tout à fait vivre alors qu’un dixième d’entre nous mourront de faim dans un monde prétendument d’abondance.
 
Fukushima relève de la politique, de l’économie, de la technologie, et d’un coup, d’un seul, cette catastrophe — car c’en est une, sans contestation possible — acquiert une dimension médiatique mondiale. C’est le spectacle dans toute son horreur, qui nous montre du vrai pour détourner notre regard du «encore-plus-vrai» : aujourd’hui, alors que le Japon est détruit par des catastrophes qui n’ont rien de naturel, des millions d’êtres humains sont directement menacés par la catastrophe majeure de l’ère capitaliste, la paupérisation absolue d’une part importante de l’humanité, qui se traduit d’abord par l’incapacité de les nourrir. Nos adversaires — et ce ne sont plus les seuls nucléocrates, mais tous les partisans d’un système de production inégalitaire et destructeur, les capitalistes pour les nommer — sont bien plus habiles que les catastrophistes. Ils savent imposer le débat exactement là où ils sont les plus forts. Et, à Fukushima, le catastrophiste est tombé dans le piège du nucléocrate.
 
Toute critique des «dérives» de la technologie sans une vision radicale et radicalement opposée au progrès technologique apportera de l’eau au moulin destructeur du capitalisme, car le fonctionnement même de celui-ci repose sur l’accumulation non seulement de moyens de production et de marchandises, mais aussi de destructions et même de catastrophes. Ni la Seconde Guerre mondiale ni aucune guerre n’ont troublé la marche du capitalisme vers sa domination globale et sans partage à l’ère actuelle. Qui donc oublie que le capitalisme était en pleine forme dans les années qui ont suivi 1945 ? Fukushima, malgré l’horreur de cette situation et le drame que vivent les Japonais, ne troublera pas davantage la marche de la technoscience vers sa domination sans partage de notre environnement. En ce sens, Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, de même que la propagation des OGM sur cette planète, ne sont que l’image de la contamination de notre pensée par les catégories du Maître : la catastrophe maîtrisée — et la Seconde Guerre mondiale a débouché sur la «libération», qui est en dernière analyse la maîtrise de la folie guerrière — est le meilleur atout idéologique du Capital. On peut choisir de renforcer cet atout en criant au loup avec les loups et en ne regardant pas ce qu’est, au fond, la catastrophe réelle, ou alors en n’ayant pas le courage de la dénoncer. Car, dans un monde qui croit à ce point au développement, au confort, au progrès et à toutes les balivernes technologiques, c’est bien du courage plutôt que de l’inconscience qu’il faut pour proclamer que la catastrophe est quotidienne, qu’elle n’est pas un dommage collatéral du progrès ou du capitalisme mais son essence même.
 
Ce n’est pas la catastrophe qu’il s’agit d’éviter, c’est le système dont il nous faut sortir, et vite. Sortir du nucléaire ? Sortir du capitalisme, plutôt — donc en finir avec les guerres, les Fukushima, les Monsanto et la destruction de tant d’humanité, et le plus vite possible.
Philippe Godard - 16 mars 2011.
Fondateur, en 1975, d’un mouvement écologique affilié à la Cité Fleurie, démissionnaire dès 1978 de ce qui dérivait déjà jusqu’à devenir plus tard «Les Verts», auteur du Dico de l’écologie (2006, De La Martinière Jeunesse) et d’OGM semences politiques (2008, Homnisphères).
 

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