dimanche 9 janvier 2011

L’art de la fuite

Cette étude intéressante ne prend malheureusement pas en compte les fondements capitalistes de notre monde. Même débarrassés des "Dictatures Conspiratives" nous serions encore soumis au règne dictatoriale de la marchandise, à la course folle de la Valeur.
 La philosophie politique de Julian Assange par lui-même.
Préambule : Des effets non-linéaires des fuites sur les systèmes de gouvernance injustes.
Il se peut que vous lisiez La route d’Hanoï ou La conspiration comme mode de gouvernance, un texte d’orientation obscur, à peu près inutile tiré de son contexte, et peut-être même dès le départ. Mais si vous pensez, en lisant ce document, à la façon dont différentes structures de pouvoir peuvent être diversement affectées par des fuites (la défection de l’intérieur vers l’extérieur), les motivations vous apparaîtront peut-être plus clairement.
Plus une organisation est secrète ou injuste, plus des fuites vont entraîner de la peur et de la paranoïa dans son leadership et dans la coterie qui le dirige. Il en résultera immanquablement un affaiblissement de ses mécanismes efficaces de communication interne (un alourdissement de la « taxe du secret » cognitive) et une détérioration cognitive systémique entraînant pour cette organisation une capacité moindre à conserver le pouvoir dans un contexte où l’environnement exige son adaptation.
Ainsi, dans un monde où les fuites deviennent faciles, les systèmes secrets ou injustes sont touchés de façon non-linéaire par rapport à des systèmes justes et ouverts. Puisque des systèmes injustes engendrent par nature des opposants, et qu’ils ont bien du mal à garder la haute main sur un grand nombre de domaines, les fuites de masse les rendent délicieusement vulnérables à ceux qui cherchent à les remplacer par des formes plus ouvertes de gouvernance.
L’injustice ne peut trouver de réponse que lorsqu’elle est révélée, car, pour que l’homme puisse agir intelligemment, il lui faut savoir ce qui se passe réellement.
La conspiration comme mode de gouvernance.
« Conspiration, conspirer : faire de façon concertée des plans secrets pour commettre un acte nuisible; travailler ensemble à produire un résultat, généralement au détriment de quelqu’un. Origine : moyen Anglais tardif, de l’ancien Français conspirer, du latin conspirare, s’accorder, intriguer, de con-, ensemble, et de spirare, respirer. »
 « Le meilleur parti n’est rien qu’une forme de conspiration contre le reste de la nation. » (Lord Halifax)
« La sécurité cède le pas à la conspiration ». (Jules César, acte 2, sc. 3. Message du devin, mais César est trop occupé pour y prêter attention)
Introduction. 
Pour changer radicalement le comportement d’un régime, nous devons penser clairement et courageusement car, si nous avons appris quelque chose, c’est que les régimes ne veulent pas être changés. Il nous faut penser plus loin que ceux qui nous ont précédés et être capables de découvrir les mutations technologiques susceptibles de nous doter de moyens d’action dont nos prédécesseurs ne disposaient pas. Nous devons comprendre quelle structure-clé engendre la mauvaise gouvernance[1]. Nous devons développer une conception de cette structure qui soit suffisamment forte pour nous sortir du bourbier des morales politiques rivales et pour accéder à une position de clarté. Plus important encore, nous devons nous servir de ces vues pour inspirer, en nous et en d’autres, un plan d’action noble et efficace qui nous permette de remplacer les structures qui conduisent à la mauvaise gouvernance par quelque chose de mieux.
La conspiration comme mode de gouvernance dans les régimes autoritaires.
Lorsque l’on se penche sur les détails du fonctionnement interne des régimes autoritaires, on observe des interactions de type conspiratif au sein l’élite politique, non seulement afin d’obtenir de l’avancement ou les faveurs du régime, mais aussi en tant que principale méthode pour planifier le maintien ou le renforcement du pouvoir autoritaire. Les régimes autoritaires, en ce qu’ils contrecarrent dans le peuple la volonté de vérité, d’amour et de réalisation de soi, engendrent des forces qui leur résistent. Une fois révélés, les plans qui sous-tendent l’action d’un régime autoritaire provoquent une résistance accrue. Les pouvoirs autoritaires victorieux sont par conséquent ceux qui parviennent à dissimuler leurs plans jusqu’à ce que toute résistance soit devenue futile ou dépassée face à l’efficacité sans fard d’un pouvoir nu. Cette pratique du secret collaboratif, exercée au détriment d’une population, suffit pour qualifier leur comportement de conspiratif.
« Même chose arrive dans les affaires d’État : en les prévoyant de loin, ce qui n’appartient qu’à un homme habile, les maux qui pourraient en provenir se guérissent tôt; mais quand pour ne les avoir pas prévus, on les laisse croître au point que tout le monde les aperçoit, il n’y a plus de remède. ». (Nicolas Machiavel, Le Prince) 
Les conspirations terroristes comme graphes connexes.
Avant et après les attentats du 11 septembre, le « Maryland Procurement Office » [2], entre autres, a financé les recherches de mathématiciens visant à étudier les conspirations terroristes comme des graphes connexes (précisons qu’aucune connaissance en mathématiques n’est requise pour suivre la suite cet article). Nous élargissons cette façon de concevoir les organisations terroristes et nous l’appliquons à des organisations telles que celle qui a financé la recherche en question. Nous l'utilisons comme un scalpel pour disséquer les conspirations qui permettent à des structures de pouvoir autoritaires de se maintenir.
Nous allons nous servir du modèle des graphes connexes afin d’appliquer nos facultés de raisonnement spatial aux rapports politiques. Ces graphes sont très faciles à visualiser. Prenez d’abord quelques clous (les « conspirateurs ») et enfoncez-les au hasard dans une planche. Ensuite, prenez de la ficelle (la « communication ») et reliez les clous entre eux, en boucle, de façon continue. Le fil qui relie deux clous s’appellera un lien. Un fil continu signifie qu’il est possible de passer de n’importe quel clou à n’importe quel autre via le fil et des clous intermédiaires. Les mathématiciens disent que ce type de graphe est connexe. L’information circule de conspirateur à conspirateur. Tout conspirateur ne connaît pas tous les autres, ni ne fait confiance à tous, même si tous sont connectés. Certains sont en marge de la conspiration, d’autres sont au centre et communiquent avec un grand nombre de conspirateurs, d’autres encore ne connaissent peut-être que deux conspirateurs mais constituent un véritable pont entre des sections ou des groupes majeurs de la conspiration.
Scinder une conspiration.
Si tous les conspirateurs sont assassinés ou si tous les liens entre eux sont détruits, alors la conspiration n’existe plus. Cela exige ordinairement plus de ressources que nous n’en pouvons déployer, d’où notre première question : quel est le nombre minimum de liens qui doivent être sectionnés afin de scinder la conspiration en deux groupes égaux ? (Diviser pour mieux régner). La réponse dépend de la structure de la conspiration. Parfois, il n’existe pas de canaux de communication alternatifs pour que l’information conspirative puisse continuer à circuler entre les différents conspirateurs, parfois il en existe de nombreux. Il s’agit là d’une caractéristique utile et intéressante pour une conspiration. Il peut par exemple être possible de diviser une conspiration en assassinant un conspirateur faisant office de « pont ». Mais notre propos est de dire quelque chose qui vaille en général pour toutes les conspirations. 
Certains conspirateurs dansent plus serré que d’autres.
Les conspirateurs font souvent preuve de perspicacité : certains se font confiance et dépendent les uns des autres, tandis que d’autres parlent peu. Les informations importantes circulent souvent via certains liens déterminés, et les informations triviales à travers d’autres. Nous étendons donc notre modèle de graphe connexe simple afin d’y inclure non seulement des liens, mais aussi leur « importance ». 
Mais revenons à notre analogie du tableau et des clous. Imaginez une grosse corde entre certains clous et un fil très fin entre d’autres. L’importance, l’épaisseur ou la lourdeur d’un lien, s’appellera son poids. Entre des conspirateurs qui ne communiquent jamais, le poids est égal à zéro. L’ « importance » de la communication qui transite par un lien est difficile à évaluer a priori, puisque sa valeur réelle dépend de l’issue de la conspiration. Nous disons simplement que « l’importance » de la communication détermine à l’évidence le poids d’un lien, que le poids d’un lien est proportionnel à la quantité de communications importantes qui y transitent. S’interroger sur les conspirations en général ne nécessite pas de connaître le poids de chaque lien, sachant celui-ci change d’une conspiration à l’autre.  
Les conspirations sont des dispositifs cognitifs. Leur capacité de pensée excède celle du même groupe d’individus agissant seuls.
Les conspirations recueillent des informations au sujet du monde dans lequel elles opèrent (l’environnement conspiratif), les transmettent aux conspirateurs, et agissent ensuite en conséquence. Nous pouvons considérer les conspirations comme un type de dispositif ayant des inputs (les informations au sujet de l’environnement), un réseau computationnel (les conspirateurs et les liens qui les relient les uns aux autres) et des outputs (les actions visant à modifier ou à conserver l’environnement).
Tromper les conspirations.
Puisqu’une conspiration est un type de dispositif cognitif agissant sur la base d’informations obtenues dans son environnement, la distorsion ou la restriction de ces intrants peut rendre « déplacées » les actions qui en découlent. Les programmeurs appellent ça l’effet « déchets à l’entrée, déchets à la sortie » (« garbage in, garbage out »). D’habitude, l’effet joue en sens inverse puisque c’est la conspiration qui est l’agent de la tromperie et de la restriction de l’information. Aux États-Unis, l’aphorisme du programmeur est aussi parfois appelé « l’effet Fox News ».
Qu’est-ce que calcule une conspiration ? Elle calcule la prochaine action de la conspiration.
A présent, la question est la suivante : à quel point un tel dispositif est-il efficace ? Peut-on le comparer à lui-même à différents moments ? La conspiration se renforce-t-elle ou s’affaiblit-elle ? Une telle question implique de comparer deux valeurs dans le temps.
Peut-on trouver une valeur décrivant le pouvoir d’une conspiration ?
Nous pourrions compter le nombre de conspirateurs, mais cela ne tiendrait pas compte de la différence cruciale entre une conspiration et les individus qui la composent. En quoi différent-ils ? Dans une conspiration, les individus conspirent, alors qu’ils ne le font pas lorsqu’ils sont isolés. La différence apparaît si l’on fait la somme de toutes les communications importantes entre tous les conspirateurs, la somme de leurs poids. On appellera cela le « pouvoir conspiratif total ».
Le pouvoir conspiratif total. 
Ce nombre est une abstraction. Le schéma des connexions au sein une conspiration est en général unique. Mais en considérant cette valeur, qui est indépendante de la disposition spécifique des connexions entre les conspirateurs, on peut dire quelque chose au sujet des conspirations en général.
Si le pouvoir conspiratif total est nul, il n’y a pas de conspiration.  
Si le pouvoir conspiratif total est égal à zéro, alors il n’y a clairement aucun flux d’informations entre les conspirateurs et, partant, pas de conspiration. Un accroissement ou une diminution importante du pouvoir conspiratif total signifie presque toujours ce à quoi il faut s’attendre, à savoir une augmentation ou une diminution de la capacité de la conspiration à penser, agir et s’adapter.
Scinder les conspirations pondérées.
Nous revenons maintenant à notre idée précédente, sur la façon de scinder une conspiration en deux. Nous avions pensé pouvoir diviser une conspiration en deux groupes de même nombre en rompant les liens entre les conspirateurs. Nous voyons à présent apparaître une idée plus intéressante : fractionner en deux le pouvoir conspiratif total. Toute moitié détachée pouvant à son tour être considérée comme une conspiration en elle-même, nous pourrons continuer indéfiniment à la scinder sur le même mode.
Étrangler les conspirations pondérées.
Au lieu de couper les liens entre les conspirateurs afin de scinder une conspiration pondérée, nous pouvons obtenir un résultat similaire en étranglant la conspiration – par constriction, en réduisant le poids des liens lourds qui font le pont entre des régions dotées d’un égal pouvoir total de conspiration.
Attaques contre les capacités cognitives des conspirations.
Un homme enchaîné sait qu’il aurait dû agir plus tôt, car sa capacité à influer sur l’action de l’Etat touche à sa fin. Face à de puissantes actions conspiratrices, nous devons anticiper et nous attaquer au processus qui les sous-tend, puisque nous ne pouvons pas prendre pour cible ces actions en elles-mêmes. Nous pouvons duper ou aveugler une conspiration en distordant ou en restreignant les informations dont elle dispose. Nous pouvons réduire le pouvoir conspiratif total par des attaques non-structurées sur certains liens ou bien en procédant par étranglement et par scission. Une conspiration qui aurait été suffisamment attaquée de cette façon ne serait plus en mesure de comprendre son environnement ni de formuler un plan d’action cohérent.
Conspirations traditionnelles / conspirations modernes.
Les formes traditionnelles d’attaques contre les groupes de pouvoir conspiratif, telles que l’assassinat, sectionnent des liens qui ont un poids important. L’acte de l’assassinat - le ciblage d’individus visibles, est le résultat d’inclinations mentales forgées dans le cadre des sociétés sans écriture dans lesquelles notre espèce a évolué. L’essor révolutionnaire de l’alphabétisation et des communications a doté les conspirateurs de nouveaux moyens pour conspirer, leur permettant d’accroître la vitesse de précision de leurs interactions et, partant, la taille maximale qu’une conspiration peut atteindre avant de sombrer.
Les conspirateurs qui disposent de cette technologie sont en mesure de distancer les conspirateurs qui en sont dépourvus. Pour le même coût, ils sont en mesure d’atteindre un pouvoir conspiratif total plus élevé. C’est la raison pour laquelle ils adoptent ces technologies.
En se rappelant le mot de lord Halifax, on peut par exemple considérer deux groupes  de pouvoir qui sont au coude à coude et qui sont largement conspiratifs : le parti démocrate et le parti républicain aux États-Unis. Que se passerait-il si l’un de ces partis abandonnait ses téléphones portables, ses fax et ses emails - sans parler des systèmes informatiques qui gèrent les souscripteurs, les donateurs, les budgets, les sondages, les centres d’appels et les campagnes de publipostage ? Il tomberait immédiatement dans une sorte de stupeur organisationnelle et l’autre l’emporterait.
Une conspiration autoritaire qui perd sa capacité de penser est impuissante à se préserver face aux adversaires qu’elle suscite. 
Si l’on considère une conspiration autoritaire comme un tout, on voit un système d’organes en interaction, une bête avec des artères et des veines dont le sang peut être épaissi et ralenti jusqu’à ce qu’elle s’écroule, stupéfaite, incapable de comprendre et de contrôler de façon suffisante les forces qui peuplent son environnement.
Nous verrons plus tard comment les nouvelles technologies et l’analyse des motivations psychologiques des conspirateurs peuvent nous fournir des méthodes pratiques permettant de stopper ou de réduire les flux de communications importantes entre les conspirateurs autoritaires, de fomenter un fort mouvement de résistance contre la planification autoritaire et de créer de puissantes incitations à adopter des formes de gouvernance plus humaines.
Julian Assange
Traduit par Grégoire Chamayou.
Textes originaux :  “The non linear effects of leaks on unjust systems of governance”, Sun 31 Dec 2006, et « Conspiracy as Governance », December 3, 2006.

[1] Chaque fois que nous assistons à un acte que nous estimons être injuste et que nous n’agissons pas, nous nous faisons les partisans de l’injustice. Ceux qui restent de façon répétée passifs face à l’injustice voient bientôt leur caractère se corrompre dans la servilité. La plupart des actes d’injustice dont nous sommes témoins sont liés à la mauvaise gouvernance, car lorsque la gouvernance est bonne, l’injustice sans réponse est rare. Par l’affaiblissement progressif du caractère d’un peuple, l’impact de l’injustice signalée mais restée sans réponse est de très loin supérieur à ce qu’il semble de prime abord. Les États de communication modernes, de par leur échelle, leur homogénéité et leurs excès, fournissent à leur population un déluge sans précédent d’injustices avérées, mais sans réplique apparente. (Note de l’auteur)
[2] Paravent de la NSA pour le financement universitaire. Pour en savoir plus sur ce programme de recherche, cherchez sur google le code de bourse « MDA904 ». (Note de l’auteur)

samedi 8 janvier 2011

COMMENT LES ARMÉES SE SONT EMPARÉES DES JEUX VIDÉOS

Pendant que les coalitions occidentales s’embourbent dans les guerres d’Irak et d’Afghanistan, des millions de joueurs de par le monde y rejouent en mode « easy » sur leurs consoles et PC.

Les jeux de guerre sont si répandus que cela n’en fait pas pour autant des millions de militaristes.
On peut cependant s’interroger sur les liens entre ces logiciels de jeux vendus dans le commerce et l’économie de guerre.
Si l’armée américaine entretient des liens historiques avec l’industrie des jeux vidéo, quand cette collaboration a t-elle débuté ?
Sur quelle alliance s’appuie-t-elle pour prospérer ?
Quels acteurs sont en jeu ? L’armée, les industriels et scientifiques français sont-ils impliqués ? Et quelle est la responsabilité du citoyen ?
Cette rencontre tentera de définir les contours d’une matrice en mouvement qui, au nom de la convergence des intérêts, utilise la technologie pour s’assurer le ralliement d’un maximum d’acteurs à son projet militaire.

Vous avez manqué le Débat avec Tony FORTIN- Samedi 20 novembre 2010 à 15 heures
 En coorganisation avec l’Observatoire des Armements et Damoclès
Tony Fortin anime le site d’études critique des jeux vidéo Planetjeux et a réalisé le dossier sur le thème paru dans Damoclès 127 édité par l’Observatoire des Armements (187 montée de Choulans -69005 Lyon).

http://lagryffe.net

Europäischer Rassismus oder Die inhumane Kontinuität aufklärungsideologischen Denkens

Meterhohe Wellen, die in immer neuen Schüben unaufhaltsam den Erdball überrollen; Erdbeben, welche kilometerlange Risse in den Boden reißen und ganze Häuserlandschaften wie lose Pappgestelle in die Tiefe ziehen. Im Zeitalter der Fundamentalkrise ist das bürgerliche Bewusstsein besonders anfällig für Katastrophenszenarien, wie die oben skizzierten des Filmes mit dem „provozierenden“ Namen „2012“, in denen sich paradigmatisch eine zutiefst projektiv entladene Angst vor dem sukzessiven Verfall der eigenen Gesellschaft ausdrückt – im Fall Roland Emmerichs garniert mit dem Augenzwinkern des Kinoproduzenten, der um die neurotische Affinität des Krisensubjekts zu diesen Schreckensbildern weiß.
Es mag daher mehr als eine bloß oberflächliche Analogie sein, dass die Botschaft des Films glatt das Lebensmotto des Krisensubjekts sein könnte: Die Rettung naht!
Doch sie hinterlässt im Film einen bitteren Nachgeschmack: Es kann sich nur ein kleiner Teil der Menschheit vor den Fluten in eigens für ihn konzipierte „Archen“ flüchten, woraufhin sich bald die Selektionsfrage stellt; und es mag auch hier wiederum nicht nur Zufall sein, dass dieses Szenario in seinem Protagonisten von einem westlich-weißen Standpunkt dargestellt wird.
Dieser Selektionsimpuls, wie er sich sublimiert in der filmischen Gestaltung niederschlägt, tritt in der Realität des Krisensubjekts dagegen zunehmend und offenkundig mit voller Wucht zu tage. Die Fundamentalkrise ist eben wesentlich die Krise des männlich-weißen westlichen Subjekts (MWW), das im Begriff ist, von der Negativität der eigenen Vergesellschaftung zerquetscht zu werden; und die Ignoranz dieser Subjektform angesichts der immer tiefer um sich greifenden Krise kann nur durch ausgrenzende Ideologiebildung in einem hilflosen Kampf gegen die grauenhafte Wirklichkeit aufrechterhalten werden: Wieder einmal ist der Rassismus in Europa als breiter Konsens salonfähig geworden. Man hat ihn sogar direkt gewählt, und es mögen dem bürgerlichen Stinknormalo angesichts dieses heroischen Aktes demokratischer Musterpolitik Tränen in die Augen gestiegen sein: Der antiemanzipatorische Kern von Freiheit und Gleichheit zeigt sich in den Zeiten ihres Verfalls in Reinform.
Doch nicht nur das Minarett-Verbot der Schweiz, das allerdings kein einstimmiger Beschluss war, verweist auf den zunehmend unmittelbar sich artikulierenden Rassismus1. Auch ein Ereignis in Italien deutet an, wie das MWW im Zuge seines Unterganges die Fundamentalkrise zu bewältigen sich anschickt: So kam es dort zu der Situation, dass ein „Bürgerkomitee“ in Rosarno forderte, alle illegal eingewanderten Ausländer müssten aus der Stadt ausgewiesen werden. «Wir sind keine Rassisten, gegen legale Einwanderer haben wir gar nichts, wir wollen nur Sicherheit für die Bürger.»“2
Nein, Rassisten sind die guten Bürger natürlich nicht. Aber wenn diese Wanderarbeiter sich auch noch einbilden, sich zur Wehr setzen zu müssen, nachdem sie wie Vogelfreie mit Luftdruckgewehren3 gejagt werden, dann geht das natürlich entschieden zu weit. Und so freut sich der Normalbürger aller Klassen, wenn „solche Leute“ dann endlich polizeilich abtransportiert werden – alles ganz nach Vorschrift; in Europa ist es wieder gesetzlich erlaubt, Menschen zu deportieren.
Die internationale Kritik an diesen Vorfällen war so hilflos wie vorhersehbar: So forderten die „Uno-Sonderberichterstatter für die Rechte von Migranten und gegen Rassismus, Jorge Bustamante und Githu Muigai“, es „müsse eine Einwanderungspolitik betrieben werden, die den «internationalen Normen in Bezug auf die Menschenrechte» entspreche.“4 Dem wird eine schon längst kapitalistisch domestizierte Linke nicht viel hinzuzufügen haben.
Diese Beispiele zeigen auf der empirischen Ebene freilich nur, dass die Krise auch da angekommen ist, wo niemand es für möglich gehalten hat: in den europäischen Kernstaaten. Und es scheint, dass eine Linke getroffen wird, die theoretisch und damit natürlich auch praktisch dieser Krise und den aus ihr hervorgehenden Barbarisierungsprozessen nichts entgegenzusetzen hat. Im Gegenteil stimmt sie, sogar wo sie sich radikal gebärdet, in diese falsche Unmittelbarkeit mit ein: Es ist im wertabspaltungskritischen Kontext öfters darauf hingewiesen worden, dass der antiislamische Rassismus, wie er auch in der antideutschen Ideologie zum Ausdruck kommt, eine grundlegend ideologische Reaktionsform des untergehenden MWW darstellt und damit auf ein tiefgreifendes Syndrom der Subjektform insgesamt verweist: eben die exponentielle Zunahme des europäischen Rassismus im Zuge der Krise westlicher Subjektivität.5 Dies veranschaulicht die sogenannte „Heitmeyer-Studie“ aus dem November letzten Jahres, welche konstatiert, dass JedeR zweite EuropäerIn aus diesen Ländern den Aussagen «Es gibt zu viele Einwanderer» und «Der Islam ist eine Religion der Intoleranz» zu[stimmt]. 43 Prozent der Befragten halten Homosexualität für unmoralisch, fast ein Drittel geht von einer «natürlichen Hierarchie zwischen schwarzen und weißen Menschen» aus, ein Viertel unterstellt, dass «Juden zu viel Einfluss» haben.“6
Es bedürfte nicht zuletzt einer starken Linken, um diesem Wahnsinn entgegentreten zu können; denn die Studie zeigt, dass im Alltagsbewusstsein der Konkurrenzverhältnisse ganz unterschiedliche und selbst gegensätzliche Zuschreibungen als ideologischer Bodensatz durchaus konform gehen. Was die „Antideutschen“ einerseits und die israelfeindlichen Antiimperialisten andererseits nicht sehen wollen, kommt dabei klar zum Ausdruck: nämlich die Gleichzeitigkeit von rassistischen und antisemitischen Denkmustern (ohne dass beides gleichgesetzt werden kann).
In der Tat bedürfte es also einer Linken, die sich ihrer ideologischen Herkunft mit kritischer Schärfe bewusst ist. Denn bekanntlich hat der Rassismus (neben dem Antisemitismus und Sexismus) eine lange europäische, vor allem auch deutsche Geschichte: Seine knallharte Begründung und ideologische Durchsetzung findet er im Rassismus der Aufklärungsideologen. Es sei hier besonders an die rassistischen Ausfälle Kants und Hegels erinnert, bei ersterem (nicht nur) in Form der Hetze gegen „faule Neger“ , bis hin zu dem subtilen Rassismus einer Linken, wie er seine theoretische Legitimation z.B. bei Rudi Dutschke in seinem Werk „Versuch, Lenin auf die Füße zu stellen“ erfahren hatte, welcher das Scheitern der Russischen Revolution aus den „asiatischen“ Produktionsverhältnissen und Mentalitäten zu erklären versucht, die eine negative Produktionsweise sui generis darstellen würden7 – eine ganz ähnliche ideologische Argumentationsfigur, wie sie heutzutage der antiislamische Rassismus formuliert, die nicht verwechselt werden darf mit einer notwendigen radikalen Kritik am antisemitischen Gehalt des postmodernen Islamismus. Doch die Linke scheint aus ihrer eigenen Geschichte nichts gelernt zu haben und so kann es ihr vor lauter Drang nach falscher Unmittelbarkeit sehr schnell geschehen, dass sie plötzlich sich selbst nicht mehr versteht. So besetzt sie von Attac über die Linkspartei bis zu den Antideutschen in Krisenzeiten mehr denn je die bürgerlichen Kategorien von „Freiheit, Gleichheit, Demokratie“, die sie mit einem unglaublich naiven Enthusiasmus verkündet, und läuft damit Gefahr, zunehmend selbst in einen „strukturellen Rassismus“ zu verfallen. Die Dichotomie von Rassismus und Menschenrechten, wie sie von den Uno-Sonderberichterstattern für die Rechte von Migranten und gegen Rassismus aufgemacht wird und wie sie sich in ähnlicher Akzentuierung auch bei den Antideutschen findet (nur dass bei diesen die westliche Werte gegen die antisemitische islamische Welt ausgespielt werden), ist ein ideologisches Blendwerk. Gelingt es nicht, dieses durch die Negativität radikaler Kritik aufzusprengen, so wird man dem Rassismus nichts entgegensetzen können, da man ihn nicht in seinem strukturellen Bedingungszusammenhang ergründen kann.
Die Berufung auf die westlichen Werte ist nämlich nicht etwa ein probates Gegenmittel gegen rassistische Ausfälle, sondern letztere sind in ersteren angelegt. Diese Berufung ist deshalb selber ein ideologisches Rückzugsgefecht gegen die Konsequenz der eigenen falschen Voraussetzungen.
Die suggerierte Universalität der bürgerlichen Rechte und ihrer Werte von Freiheit und Gleichheit ist in Wahrheit nur ein Moment der historischen Ausgrenzungsverhältnisse, eine Partikularität innerhalb der Totalität des „automatischen Subjekts“ und dem von ihm abgespaltenen Bereich der Haus- und Liebesarbeit. In den rituellen Beschwörungszeremonien dieser Werte sowie der „ewigen Menschenrechte“ drücken sich die Ansprüche des bürgerlichen Zirkulationssubjekts aus, das sich seines eigenen gesellschaftlichen Bedingungszusammenhangs nicht bewusst ist. Innerhalb der sich vermittelnden Bewegung von Produktion und Zirkulation kann man im dialektischen Sinne von der Determiniertheit des Rechts- und Staatssubjekts durch das Konkurrenz- und Arbeitssubjekt sprechen, insofern allein letzteres Quelle der realfetischistischen Substanz von „abstrakter Arbeit“ auf der Ebene der Produktionsform selbst ist.8 Wird dieser immanente Zusammenhang bürgerlicher Subjektivität nicht auf den Begriff gebracht, kann auch der fetischistische Abspaltungszusammenhang auf der allgemeinsten Ebene gesellschaftlicher Totalität nicht erkannt werden, da er in einem notwendigen dialektischen Bezug zu dieser bürgerlichen Subjektivität steht.
Die auf einen positiven Subjektbegriff bezogene bürgerliche und zunehmend auch die entsprechende linke Unkritik des Rassismus verfällt demnach dem realen gesellschaftlichen Schein, der dadurch erzeugt wird, dass „die Produzenten erst in gesellschaftlichen Kontakt treten durch den Austausch ihrer Arbeitsprodukte, [und so] erscheinen auch die spezifisch gesellschaftlichen Charaktere ihrer Privatarbeiten erst innerhalb dieses Austausches. Oder die Privatarbeiten betätigen sich in der Tat erst als Glieder der gesellschaftlichen Gesamtarbeit durch die Beziehungen, worin der Austausch die Arbeitsprodukte und vermittelst derselben die Produzenten versetzt. Den letzteren erscheinen daher die gesellschaftlichen Beziehungen ihrer Privatarbeiten als das, was sie sind, d.h. nicht als unmittelbar gesellschaftliche Verhältnisse der Personen in ihren Arbeiten selbst, sondern vielmehr als sachliche Verhältnisse der Personen und gesellschaftliche Verhältnisse der Sachen.“9 Wirft Marx bereits Ricardo und Smith, die immerhin noch an einem – wenn auch insuffizienten – Wertbegriff festhielten, vor, diese würden durch die Verwechslung von fixem und zirkulierendem Kapital mit variablen und konstantem Kapital „die Verwandlung des kapitalistischen Produktionsprozesses in ein vollständiges Mysterium glücklich vollbracht haben“, wobei „der Ursprung des im Produkt vorhanden Mehrwerts gänzlich dem Blick entrückt“10 sei, so gilt dies für das virtualisierte postmoderne Bewusstsein in potenziertem Maße, das die strukturelle Abkopplung der Finanzmärkte von der Produktionsform seit den 1980er Jahren nicht kritisch aufgearbeitet hat. Der Substanzlosigkeit der Akkumulationsbewegungen des Kapitals entspricht die Substanzlosigkeit der theoretischen Reflexion. Damit scheint auch das linke Bewusstsein endgültig, flankiert und ergänzt durch die „roh empirische Art“ (Marx) des akademischen Betriebes, auf den Standpunkt der „sachliche[n] Verhältnisse der Personen“, also auf reine Zirkulationskategorien zurückgeworfen zu sein, was zur Folge hat, dass es dem zunehmenden Rassismus ohnmächtig gegenüber steht.
Übersehen wird dabei nämlich, dass zusammen mit der Verwertungsfähigkeit des Kapitals auch jene rechtlichen Verhältnisse des Warensubjekts obsolet werden. Vor allem in der Verkehrung des Verhältnisses von Rechts- und Arbeitsfähigkeit perpetuiert linkes Denken die aufklärungsideologische Doktrin der Universalität der Vernunft; und so verdampft jeder kritische Impuls in einem hilflosen Moralismus (eben jenem Einfordern der bürgerlichen Rechte, das gegen die Wirklichkeit ausgespielt wird), der bereits den ersten Schritt in die alltägliche Barbarei darstellt. In diesem Sinne ist die Berufung auf die bürgerlichen Werte für kritisches Bewusstsein im besten Falle pure Ohnmacht – im schlechtesten Fall ist sie selber strukturell rassistisch, da sie den notwendigen Zusammenhang von entsprechenden Ideologiebildungen und nur scheinbarer Universalität der bürgerlichen Rechte und Werte nicht aufheben kann und sich somit zur gedanklichen Oszillation zwischen diesen beiden dichotomisch gegenübergestellten Polen verdammt.
War der Prozess der „Entmenschlichung der Menschen“ im Zuge der Fundamentalkrise bisher zum großen Teil auf die nicht-europäischen Teile der Welt beschränkt (auch wenn sich zum Beispiel bei der Behandlung von Hartz-IV-Empfängern dieser Verfall rechtlicher Ansprüche bereits in Deutschland zeigt und die „Auffanglager“ von „illegalen Einwanderern“ um Europa herum ein Musterbeispiel dieser Rechtlosigkeit darstellen), so dringt nun die Tendenz zum Überflüssigwerden der Menschen auch in die europäischen Kernländer vor. Es ist im erwähnten Fall von afrikanischen Wanderarbeitern in Italien grausame Ironie, dass diese ausgerechnet für ihr „Recht auf Arbeit“ demonstrierten und sich damit bereits hilflos der in sich zusammenfallenden Verwertungsmaschine ausliefern, was ebene jene tendenzielle Rechtlosigkeit zur Folge hatte, wie sie real an ihnen praktiziert wurde.11
Der steigende „Rassismus nach außen“ ist aber nicht die einzige Form rassistischen Denkens – er verschränkt sich mit einem „Rassismus nach innen“, der analog zu ersterem bereits offen propagiert wird. Rüttgers Hassrede gegen die Rumänen artikulierte bereits einen „strukturellen Antiziganismus“ in Reinform (der Anteil von Roma ist in Rumänien überdurchschnittlich hoch), wie er bereits in vielen europäischen Ländern zu pogromartigen Ausschreitungen gegen Sinti und Roma geführt hat, wobei freilich zu bemerken ist, dass dieser Reflex als unbewusster Impuls auf eine „Ziganisierung“ der Verhältnisse reagiert, in der potentiell jeder, in der Fundamentalkrise mehr denn je, das Gefühl haben kann, in den Status des „Zigeuners“ zu rutschen – denn der Antiziganismus drückt ja das ohnmächtige Bedürfnis aus, gerade in Krisenzeiten der eigenen Prekarisierung durch eine Abgrenzung nach unten ideologisch zu entrinnen.
Damit dient dieses Stereotyp jedoch nicht nur dazu, binneneuropäische Ressentiments, sondern auch einen innerstaatlichen Rassismus zu mobilisieren, wie Roswitha Scholz in ihrem Text „Homo Sacer und Die Zigeuner“ ausführt:
Leider scheint Roswitha Scholz in ihren Analysen Recht zu behalten und die Aussage Roland Kochs fällt genau in die von ihr prognostizierte Denunziation von Hartz-4-Empfängern: „Da es in Deutschland notfalls (!) auch ein Leben lang Leistungen gebe, müssten Instrumente eingesetzt werden, «damit niemand das Leben von Hartz IV als angenehme Variante ansieht», sagte Koch. Es könne kein funktionierendes Arbeitslosenhilfe-System geben, das nicht auch ein Element von Abschreckung enthalte. «Sonst ist das für die regulär Erwerbstätigen, die ihr verfügbares Einkommen mit den Unterstützungssätzen vergleichen, unerträglich.»“13 Die politische Charaktermaske hat die betriebswirtschaftlichen Kriterien nahezu reibungslos verinnerlicht; dem ideologischen Angebot dürfte eine große Nachfrage gegenüberstehen, wie Roswitha Scholz verdeutlicht: „Heute ist in gewisser Weise jeder und jede, selbst und gerade in der berühmten Mittelklasse, vom Absturz bedroht. Man könnte fast von einer «Ziganisierung» der sozialen Verhältnisse sprechen, wäre es nicht so abgedroschen, und wäre nicht geradezu inflationär von einer «Beirutisierung», «Balkanisierung» usw. die Rede. Jedoch zielt der Terminus «Ziganisierung» auf eine historisch-theoretische Tiefendimension, auf die tatsächlichen Wurzeln der heutigen Zustände im Innern der modern-kapitalistischen Geschichte und Gesellschaft.“14 Die Kritik der im politischen Diskurs so hochgelobten Mittelschicht, die Roswitha Scholz eng an ihre Analyse des „strukturellen Antiziganismus“ koppelt, scheint notwendiger denn je: Die zunehmende Arbeitslosigkeit (v.a. auch bei akademisch Beschäftigten, die als nicht mehr verwertbares, aber „hochqualifiziertes“ Humankapital besonders anfällig für eine „Ideologie gegen unten“ im skizzierten Sinne zu sein scheinen15) potenziert sich die Wirksamkeit antiziganistischer Stereotypen, wobei die abstürzende Mittelschicht diese zunehmend real exekutiert: Der für die Deportation der afrikanischen Wanderarbeiter verantwortliche nette Bürgerverein in Rosarno mag zum großen Teil aus politisch engagierten Mittelschichtsbürgern bestanden haben. In der Dialektik von Partikularität und Universalität des Kapitals wird dieses im Zuge der Fundamentalkrise mehr und mehr auf den regionalen Bereich zurückgeworfen, da mit der Entsubstantialisierung des Werts auch dessen internationale und binnenstaatliche metamorphotische Vermittlung zunehmend obsolet wird: Wenn die Krise auch nicht deterministisch in ihren Verlaufsformen vorhergesehen werden kann, so mag Rosarno doch nicht nur ein zufälliges Ereignis sein, sondern auf eine mögliche Zukunft verweisen, in der sich in kleinen genossenschaftlich-regionalen Gruppen demokratische „Bürgerkomitees“ organisieren, die sich hauptsächlich aus einen „politisch engagierten Mittelstand“ rekrutieren und die Not der auseinanderbrechenden Vermittlung gesellschaftlicher Produktion zur rassistischen Tugend machen – auch hierauf hätte kritische Theorie im Sinne der Analyse einer „konkreten Totalität“ (Roswitha Scholz) zu reflektieren und gegen derartige Tendenzen zu intervenieren. Dass dieses Szenario bereits Aktualität in sich birgt, zeigt auch die Situation in Griechenland. Die wenigen afrikanischen Flüchtlinge, die in Griechenland landen und sich anschließend noch nach Athen durchschlagen können – so fern sie nicht bereits in den Küstenstädten in Lager interniert worden sind – versuchen in Abbruchhäusern Unterkunft zu finden; doch „wer kein Bett findet, schläft draußen auf einer Parkbank. Tagsüber, nicht nachts, dann ist es zu gefährlich. Bürgerwehren machen Jagd (!).“16
Aber auch aus einem anderen Blickwinkel sind die Mittelschichten als zunehmender Träger rassistischer Ideologien zu decamouflieren: Ihrer intrinsischen Struktur nach bestehen sie zu einem großen Teil aus staatlich angestellen Berufsgruppen, die ihre Existenz dem fordistischen Boom verdankten. Seit dessen Ende ist auch das Überflüssigwerden dieser gesellschaftlichen Gruppen absehbar, die aber aufgrund ihrer sozialen Stellung immer schon eine Affinität zum demokratischen Rechtsstaat und dessen Wertsetzungen haben, also qua ihrer Position im fetischistischen Vergesellschaftungszusammenhang zur Zirkulationsideologie und dem sie begleitenden Rechtsfetischismus. Es besteht die Gefahr, dass die lediglich vermittelte Abhängigkeit dieser sozialen Schicht von der Mehrwertproduktion, in der Unmittelbarkeit der Krise mehr denn je, zu einem völligen Überbordwerfen einer Kritik der „abstrakten Arbeit“ führt (sofern diese noch in einer dumpfe Erinnerung an das Marxsche „Kapital“ existiert), und die ideologisch naheliegende Berufung auf die bürgerlichen Werte die immer deutlich werdende, aber theoretisch nicht durchdrungene Partikularität dieser Werte in Form eines „Rassismus nach außen“ verwirklicht. Zweifelsohne bedingen sich hierbei der „Rassismus nach außen“ und der antiziganistische Rassismus gegenseitig und vermischen sich mit anderen Ideologemen: Das Steigen des Antisemitismus ist wohl zu einem beachtlichen Teil ebenfalls auf die Krise der Mittelschichten zurückzuführen, die in ihrem Selbstverständnis als „produktives Kapital“ immer schon strukturell anfällig für eine Argumentation gegen die „unproduktiven Spekulanten“ sind.
Dass diese Stellung der Mittelschichten, welche durch ihre prekäre gesellschaftliche Position für die rapide um sich greifende „Dialektik der Ideologien“ nahezu prädestiniert sind, in der deutschen und europäischen Linken bisher kaum thematisiert wurde, ist zwar Teil der bestehenden theoretischen Defizite, hat aber genau deswegen einen guten oder besser: sehr schlechten Grund. Zu einem großen Teil gehört die linke Intelligentsia, vor allem in ihrer akademischen Facon, eben dieser Mittelschicht an.
Eine kritische Analyse der rassistischen Barbarei, die Kerneuropa nun endgültig erreicht hat, würde an diese Linke jenen Anspruch Adornos stellen, den zu erfüllen sie unfähiger denn je, auch in ihrer demokratisch verkommenen Form einer „Adorno-Orthodoxie“, zu sein scheint: „Erheischt negative Dialektik die Selbstreflexion des Denkens, so impliziert das handgreiflich, Denken müsse, um wahr zu sein, heute jedenfalls, auch gegen sich selbst denken.“17 Für eine die bürgerliche Subjektivität verherrlichende Linke, die Gefahr läuft, durch die masochistische Unterwerfung unter die kapitalistischen Kategorien mit diesen selbst heillos zu zerschellen, mag dieser Satz Adornos eine einzige Hieroglyphe bleiben: Und so scheint die Zeit gekommen, dass die von tiefster projektiver Angst erfüllten Bilder weltzerstörender Naturgewalten gesellschaftliche Realität zu werden beginnen – mit dem Unterschied, dass diesmal keine rettenden „Archen“ zur Verfügung stehen.
http://www.exit-online.org

02.07.2010 Daniel Späth


Anmerkungen

vendredi 7 janvier 2011

Another unkind reply to RETORT

It comes labeled as "An Exchange on Afflicted Powers: Capital and Spectacle in a New Age of War,"[1] but in no way is it an exchange; it is more like a series of juxtaposed rhetorical flourishes. The questions ("posed by Hal Foster before the first bombings in London," that is, before 7 July 2005) are separated in both time and space from the so-called responses ("delivered by Retort in the midst of the first flooding of New Orleans," that is, on or after 29 August 2005). It is clear from these sparse explanatory notes, which were provided by October, and from the movement or flow of the "exchange" itself, that it was conducted by email, but without the rapid-fire back-and-forth of typical emailed exchanges, not to mention instant messaging. Hal Foster and RETORT might well have simply sent each other letters.
Both parties are responsible for the ensuing disaster. Hal Foster can't seem to ask a direct question; instead, he relies on a series of small, indirect or "leading" questions, some of which lead nowhere. He doesn't seem to have done his homework, and might even have forgotten things that he knew when he wrote Recodings.[2] When Foster asks, "What are the possibilities of Situationist responses to this situation?" -- that is to say, the fact that "today radical invention, and not only reckless power, is most [sic] in the hands of the Right, both here and abroad" -- it is clear that he has no idea that at least three different authors have gone beyond contemplating "possibilities" and have actually made "Situationist responses" to September 11th -- and did so in the immediate aftermath of the event(s), not several months or several years later. Worse still, Foster unironically refers to situationist theory as "situationism," despite everything that has ever been said on the subject of its non-existence or its status as a tool of the situationists' enemies. But, then again, two out of the three writers published in this particular issue of October (half-devoted to Guy Debord) unironically refer to and comment about the existence of a "Situationism"![3]
Foster isn't totally clueless; at some level, he gets it. After reminding RETORT that it called September 11th "a spectacular defeat," despite the fact that September 11th "has served as the cover for both the military neoliberalism prosecuted abroad and for the political neoliberalism pursued at home" and has resulted in "an awesome burgeoning of powers," Foster asks, "with defeats like these, some in D.C. [District of Columbia] backrooms might chuckle, who needs victories?" Despite his disorganization, Foster clearly sees the obvious emptiness of RETORT's claims that the September 11th terrorists, thinking spectacularly, launched a successful attack against the spectacle; and that, as a result, the society of the spectacle was changed, the theory of the society of the spectacle needs to be changed, and RETORT's book is a good orientation for such a debate, such an "exchange" of ideas, "on the Left." One wants Foster to come right out and say, "No, you blatant apologists for the everything-changed-on-September-11th ideology promulgated by the Bush Administration, September 11th was a clear victory for spectacular power, for 'the spectacle,' and for the military/industrial/entertainment complex whose representatives meet in D.C. backrooms." One wants Foster to press the point: all that would have been obvious to Debord, if he had been asked about it between, say, 1969 and 1980, when spectacular terrorism was clearly being used by the Italian State (among others) to extinguish proletarian subversion. As we have already pointed out[4] there is no need for a "new" or "changed" theory of the society of the spectacle: Debord's would suit us well enough, if we were properly informed of it and knew how to read what it says.,[5]
But the primary responsibility for the disastrous "exchange" with October belongs to RETORT. Despite the group's announced intention to develop a "non-rejectionist" critique of modernity, RETORT refuses to refer to Hal Foster by name, instead calling him "October," as if he represents something, something beyond or larger than himself, something ideological, like "Octoberism" (he is in fact one of the journal's editors). As a result, RETORT doesn't so much respond to the questions it is asked as respond to "the overall drift of October's questions," which RETORT manages to discern after only two of them. This tactic allows RETORT to hold itself above everyone else or, at the very least, above the "Octoberists"; the "mice" who gnaw upon what RETORT in its haughty superiority labels (but does not describe or explain the details of) "a Conspiracy Hillbilly version" of the idea that September 11th was a victory for spectacular power;[6] and "the actually existing art world of the [American] Empire."[7] Needless to say, RETORT has never deigned to respond to (or even acknowledge the existence of) our Unkind reply, even though it was sent copies by both email and ground mail.
But this is not why we felt it necessary to respond to RETORT's "exchange" with October. We again reply unkindly to RETORT because of the group's continued inability to understand just what the fuck Guy Debord was on about when he wrote about "the spectacle," and because mainstream ("spectacular") publications have begun to buy into and repeat RETORT's illogical horseshit that September 11th "put [the] spectacle in doubt." It is absolutely appalling to read that, prior to the publication of RETORT's book, "the concept of spectacle needed to be desacralized. It needed to be applied, locally and conjuncturally -- to dirty its hands with the details of politics," especially because one of the members of RETORT is T.J. Clark, who -- just a few years ago -- went to great pains to show that Guy Debord was a very "social animal"[8] and that Debord and the rest of the Situationist International were political animals, not uninvolved theoreticians.[9]
RETORT's worst bit of disinformation concerning Debord's theory is the idea that "the spectacle" and "the State" are two different forms of social control, whereas every reader of The Society of the Spectacle knows that "the spectacle" is what the modern State became during its post-Depression (1939) fusion with the capitalist economy. Thus, it is meaningless to refer to "the state's entrapment in the [spectacular] logic of image-control," or to imagine that "the trouble with the spectacle, from the state's point of view, is that its monadology of consumption constantly dissolves (even paranoid) distinctions and puts Don't Know in their place."[10] But the writers from RETORT do, and people praise them for it, and we think we know why. Scared by the (possibly paranoid) idea that Guy Debord (and Henri Lefebvre and Walter Benjamin and Theodor Adorno) were actually Right-wing in their respective critiques of the spectacle of "modernity,"[11] RETORT seeks to protect itself by becoming less radical than Debord et al in its critique of the State. Despite identifying itself as "Council Communist," as "a gathering of [...] antagonists of the present order of things," RETORT never speaks of political revolution. For RETORT, the State need not be destroyed: it simply needs to free itself from the illogic of the spectacle. This margin allows the various members of RETORT to remain rooted in traditional politics: reinvigorating and strengthening "the Left" and the antiwar movement;[12] god knows what else (election to the Berkeley City Council?). To detourn Raoul Vaneigem: those such as RETORT, who talk of everyday life without mentioning revolution, have a corpse in their mouths.
Bill NOT BORED! 27 March 2006
[1] October 115, Winter 2006, pp. 3-12. RETORT's Afflicted Powers: Capital and Spectacle in a New Age of War was published by Verso in the summer of 2005.
[2] Recodings: Art, Spectacle, Cultural Politics (1985).
[3] In "Terres Inconnues," Anthony Vidler studies the influence of the 17th century Carte de Tendre and the aerial photography of Chombart de Lauwe (circa 1950) on the ideas and illustrations in Internationale Situationniste, but completely misses the importance of the continuous illumination of the earth's surface by military devices (night-vision goggles, searchlights, helicopters, warplanes, satellites, et al), even though he himself quotes relevant material. For example: "Le Corbusier had noted thirty years before [that] 'the bird can be dove or hawk. It became a hawk. What an unexpected gift to be able to set off at night under the cover of darkness, and away to sow death with bombs upon sleeping towns'" (emphasis added). See instead Paul Virilio's Cinema and War (1989).
In "The Lessons of Guy Debord," Vincent Kaufmann tries to fashion or reinforce the image of Debord as "unilateral," "a principle of perfect autonomy, a principle of noncommunication and nonexchange," but is forced to admit in a footnote that "The Situationist group and more precisely the way Debord was leading it has often been described as Stalinist because of the many exclusions that occurred in its history. However, with the ongoing publication of Debord's correspondence, it becomes obvious that these exclusions had little to do with Stalinism." Indeed. And with the on-going translation of Debord's correspondence into English, one can expect an increasingly violent rejection of the ridicuous half-truths, falsehoods and outright lies told about Debord over the years by such people as Stewart Home, Len Bracken, Andrew Hussey, et al.
And, in "Guy Debord, or the Revolutionary without a Halo," Tom McDonough -- about whom we've written once before, in 1997 -- tries to discern "a break in Debord's work, which might be dated to the end of the 1970s, and which was marked by the deployment and consolidation of a normative -- if not archaic -- conception of selfhood." But such a project is doubly misguided: either one might argue (following, say, Vincent Kaufmann) that Debord's whole life was dominated by "interruption," that is to say, by a series of breaks, and/or one might argue that Debord first deployed and consolidated a "normative/archaic conception of selfhood" around 1961, when he stopped calling himself Guy-Ernest Debord and started using only his voice on the soundtracks of his films; or in 1972, when Debord authored the auto-dissolution of the Situationist International, etc, etc.
[4] See An unkind reply to RETORT (June 2004).
[5] We do not at all mean to imply that, like sacred texts, Debord's/Sanguinetti's theories from the 1970s and 1980s can only be understood by adepts, disciples or other mystics. It is simply a matter of the availability of good translations. Preferring a work published in 1967 to one published in 1988, RETORT never accounts for Debord's Comments on the Society of the Spectacle; even if RETORT did so, the best-known English translation of it is terrible and needed to be re-done from scratch by another translator.
[6] It appears clear that the "mice" are those who go further than timid Hal Foster and actually believe that, in addition to benefiting immensely from September 11th, the Bush Administration (the current face of the military/industrial/entertainment complex) actually perpetrated some or all of that day's events. For an account of RETORT's arrogant refusal to engage in a non-rejectionist "exchange" with these so-called conspiracy theorists, visit the Portland IMC.
[7] The very last line of the text is actually an avowal of RETORT's arrogant refusal to engage in a discussion with or critique of the art world: "We shall refrain from putting alongside Mohammad Sidique Khan's last testament a brief listing of the themes and styles of this week's gallery offerings in New York and Los Angeles, or a sample of the 'ethical stances' of their reviewers."
[8] See his Foreword to Anselm Jappe's Guy Debord: "For no one was better [than Guy Debord], over the whole stretches of his life, at making himself enough of a community for the purposes of the moment; and if that community had nothing to do with the 'political' culture of Sartre, Garaudy, and de Gaulle, then so much the better. Writing was one social activity among others. The room on the Rue Saint-Jacques where The Society of the Spectacle got written was at once an austere cell -- with nothing on the shelves, I remember, but a few crucial texts (Hegel, Pascal, Marx, Lukacs, Lautremont's Poesies) laid open at the relevant page -- and also the entryway to Debord's miniscule apartment, through which friends and comrades continually passed. The process was meant to be seen, and interrupted. One moment the deep, ventriloqual dialogue with History and Class Consciousness: the next the latest bubble for a comics detourne, or the best insult yet to Althusser and Godard."
[9] See "Why Art Can't Kill the Situationist International," co-written with Donald Nicholson-Smith: "All the same, what we find nauseating in the received account is the implication that concern for problems of internal organization -- above all a determination to find a way out of the legacy of 'democratic centralism' -- is more token of these art-politicians' lack of seriousness. Anyone who actually reads what the SI wrote in 1966 and 1967 will quickly realize that it could not have issued from a group of people walled into their own factional struggles. There were such struggles. They were thought (sometimes rightly, sometimes wrongly, in our view) to be the necessary condition of the kind of revolutionary clarity that informs the best of Situationist writing. But the Situationists never got stuck in their own turmoil, and they went on thinking, especially as things heated up in the course of 1967, about how they were to act -- to 'expand' -- if the capitalist State offered them an opportunity. Here, for instance, are extracts from a working document entitled 'Response aux camarades de Rennes -- sur l'organization et l'autonomie.' Signed by Debord, Khayati, and Vienet, and dated 16 July 1967, this text came out of a series of discussions (and joint actions) with other small groups on the Left [...] We cite the 'Response aux camarades de Rennes' because its contents contradict the current travesty-history of the SI during this period, and not least that travesty-history's favorite political claim -- that the Situationists were simply 'council communists' whose only answer to the practical questions of revolutionary politics was to hypostatize past experiments with workers' councils as a way of solving all problems of organization in advance."
[10] Let the reader be assured that we, too, have no idea of what is meant by this remark, which receives no further comment or explanation from RETORT.
[11] According to RETORT, "to the extent that the Left tradition inevitably did include moments when the modern condition was thought about as a whole -- as of course was true of Benjamin and Adorno or, for that matter, Debord and Lefebvre -- what resulted most often, it seems now in retrospect, were Right-wing motifs repeated in an ultra-Left register [...] Modernity, says Benjamin somewhere in the Arcades Project, is 'the time of Hell.' The language, again, is that of the Right. It is a line from The Pisan Cantos. We could imagine it nowadays issuing straight from Al-Zawahiri's mouth." But RETORT refuses to acknowledge the possibilities that, in evoking Hell, Benjamin was speaking metaphorically or was detourning that line from The Pisan Cantos; that Benjamin (a Jew), Adorno (a Protestant), Al-Zawahari (a Muslim) and Debord (a former Catholic) might not have the same concept in mind when they each evoke "Hell"; or that -- whatever the political orientations of these four men or the desire we might experience to "kill the messenger" of bad news -- modernity might in fact be the time of Hell. See Debord's evocations of the Devil in his 1978 film In girum imus notce et consumimur igni.
[12] Clark and Nicholson-Smith, "Why Art Can't Kill the Situationist International": "It was the Left (as opposed to, say, the art world) that the Situationists most hated in the 1960s and thought worth targeting. Whether the Left is still worth targeting we are not sure. We have tried several times to write a conclusion to these pages that did so, and have come up hard against the emptiness of the present. As usual, Debord is the best guide to this state of affairs."

Tunisie: Arrestations de blogueurs et hackers

L'Agence tunisienne d'Internet (ATI), le principal fournisseur d'accès à Internet du pays, est accusé d'enregistrer à l'insu de ses utilisateurs leurs mots de passe pour les services de Yahoo!, Google et Facebook. D'après le magazine en ligne Tech Herald, qui cite plusieurs spécialistes de la sécurité informatique, le fournisseur d'accès injecterait dans les pages de ces trois sites du code javascript lui permettant d'enregistrer les identifiants de connexion et les mots de passe.
L'ATI, qui dépend directement du ministère des communications, gère le réseau des fournisseurs d'accès privés, et dispose donc de fait d'un large pouvoir de contrôle sur le Web tunisien. Elle a donc largement la main sur le système de filtrage du Web en vigueur dans le pays. Le site de l'agence, cible d'attaques informatiques ces derniers jours, n'est actuellement pas accessible. Dès juillet, l'activiste et informaticien Slim Amanou détaillait sur Global Voices le résultat d'une enquête montrant qu'à intervalle régulier, les internautes tunisiens étaient victimes de tentative de piratage lorsqu'ils n'utilisaient pas le protocole https, ce dernier étant alors bloqué. Pour mener ces tentatives de piratage de grande ampleur, "il faut avoir le contrôle complet du réseau tunisien, des câbles à la gestion du protocole http", écrivait-il alors, suggérant sans le nommer qu'ATI était nécessairement partie prenante des attaques. "Ces pirates contrôlent tout le pays", estimait-il alors. Slim Amamou a été arrêté jeudi soir par la police tunisienne, et ses proches sont sans nouvelles de lui.

À l’heure actuelle, l’essentiel de la mobilisation s’organise donc par Internet, sur les quelques sites encore accessibles aux internautes tunisiens — essentiellement Facebook et Twitter. Les plateformes de partage de photos et vidéos sont, elles, largement touchées par la censure.

C’est dans ces circonstances que plusieurs blogueurs militant pour la liberté d’expression ont été appréhendés hier. Slim Amamou, blogueur sur Nawaat.org et habituellement bavard sur Twitter, a publié son dernier tweet hier à 13h après avoir remarqué « des flics autour de la maison » peu auparavant. Grâce à l’application Foursquare, installée sur son téléphone mobile, il a publié en ligne sa position géographique. 

« La position du téléphone du blogueur indique qu’il se trouve dans les locaux du ministère de l’intérieur sur l’avenue Habib Bourguiba » à Tunis, rapporte Nawaat. Depuis, plus de nouvelles. Il est l’un des blogueurs les plus influents en Tunisie, et a notamment été l’un des initiateurs du mouvement Sayeb Sala7 contre la censure du Net en mai 2010. Il a déjà été arrêté, brièvement, à cette occasion. Azyz Amamy, blogueur et protestant de la région de Sidi Bouzid dont il est originaire, manque également à l’appel. Son blog est inaccessible ; son profil Facebook a été désactivé. Le rappeur Hamada Ben Amor, connu sous son nom de scène El Général et auteur d’une chanson accusant le président Ben Ali, a été arrêté à Sfax au domicile de ses parents. Sleh Edine Kchouk et Hamadi Kaloutcha, blogueurs, ont vu leur ordinateur saisi par des policiers avant de les suivre au poste. « Les policiers ont déclaré à son épouse qu’ils l’emmenaient au commissariat le plus proche, qu’ils avaient “seulement quelques questions à lui poser” et que “cela ne prendrait que quelques heures”, détaille Reporters sans frontières. On est toujours sans nouvelles de lui. »

Quelles actions maintenant ?
Nous ne pensons pas que le régime voyou de Ben Ali soit capable de répondre à ces aspirations du peuple tunisien. Notre seule chance est de continuer la lutte jusqu’au départ définitif de ce voyou et de sa famille du pays.
Le Net Arabe vu par les gringos...
Délire !

فيديو: تجمع احتجاجي بسوسة

"Il y a les hôtels des richards, (bis) 
Tandis que les pauvres dèchards, (bis) 
A demi-morts de froid 
Et soufflant dans leurs doigts, 
Refilent la comète, 
Vive le son, vive le son, 
Refilent la comète, 
Vive le son 
D'l'explosion ! 
  
(AU REFRAIN) 
Ah, nom de dieu, faut en finir ! (bis) 
Assez longtemps geindre et souffrir! (bis) 
Pas de guerre à moitié! 
Plus de lâche pitié! 
Mort à la bourgeoisie, 
Vive le son, vive le son, 
Mort à la bourgeoisie, 
Vive le son 
D'l'explosion ! "

La Carmagnole a été la chanson la plus populaire de la Révolution Française. Elle date de 1792, au moment où l'Assemblée vote la convocation de la Convention et l'emprisonnement du roi. Mais depuis, elle a reparu à toutes les périodes révolutionnaires du XIXème siècle, en 1830 et 1871, avec de nouveaux couplets à chaque fois.

 

L' Avenir d'Internet

Le premier grand mérite des dernières révélations de wikileaks c'est d'avoir contraint les puissances Économico-Étatiques (spectaculaire intégré) à se révéler telle qu'elles sont. La fusion de leurs intérêts est devenue évidente par les représailles "spontanées" (hébergeurs, banquiers, noms de domaine...) tous solidaires et tous liberticides.
Dans ces circonstances devons-nous rester sur le web ?
Ou passer sur les réseaux sécurisés et anonymes comme Free Network de Free Net.
Un monde souterrain basé sur les pairs et  des nœuds sécurisés en forme de Poupées Russes, totalement indépendant de tous les systèmes officiels aux mains des grandes compagnies et susceptible d'être stoppés par la force.
La mise en place est un jeu d'enfant sous Linux et BSD mais Win pose problème du fait même de son manque de fiabilité, pensez-y...
Fin 2010 en France plus de 100000 internautes ont été "Averti" par le grand Flic du Net Hadopi au motif qu'ils utilisent le P2P. Menacés de coupure par cette épée de Damoclès ils ont tout intérêt à passer sous Free Net !

"...Dans une interview accordée à Électron Libre, le secrétaire général, Éric Walter a juré qu’Hadopi n’était pas le premier étage d’une fusée avant un filtrage généralisé du net. « Je ne crois pas du tout à ce scénario, d’autant que le filtrage existe déjà. Sur les postes clients, sans parler de la question particulière de la pédophilie, le pare-feu, le contrôle parental sont des filtres ! Sur les réseaux on parle d’une tout autre dimension et certains sont d’ores et déjà, et pour différentes raisons, filtrés ». L’affirmation est immédiatement relativisée : « Cela dit, je ne crois pas à l’accélération des technologies de filtrage qui seraient dangereuses pour les libertés individuelles ». 
En clair : pas de filtrage généralisé, le filtrage existe déjà partout et le filtrage n’est pas dangereux pour les libertés. Un glissement séduisant qui montre comment opèrent ces stratèges de la communication. Problème : cette fusée est déjà conçue, planifiée, imposée par Nicolas Sarkozy, celui-là même qui soulignait par exemple en janvier 2010 :  « indépendamment des avertissements, la Haute autorité devra concevoir en permanence les solutions les plus modernes pour protéger les œuvres. Mieux on pourra dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage, moins il sera nécessaire de recourir à des mesures pesant sur les internautes. Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage. » ..."
Blablabla
Habituer l'internaute au filtrage (Flicage)

À la lecture des propos d'Eric Walter, il ne fait aucun doute que la nouvelle stratégie d’Hadopi sera de faire domestiquer le filtrage par les internautes, le présenter sous son meilleur angle. Une approche cosmétique, esthétique, mais aussi associative : « nous pratiquons le dialogue et l’ouverture. Ce n’est pas pour nous asseoir les arguments avancés dans ce cadre. Donc ce filtrage généralisé du net tel qu’il est présenté non, mais l’analyse sous toutes ses composantes lorsque l’on parle de circulation d’œuvres, oui. Encore faudra-t-il préciser si l’on parle de filtrage protocolaire, de filtrage de contenus, etc. » Des broutilles.
A sec et sans vaseline...



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