mercredi 11 août 2010

Décès de Jaime Semprun

COMMUNIQUÉ


Paris, le 5 août 2010        
                                            
Jaime Semprun, né le 26 juillet 1947, est mort le 03 août 2010. Il avait soixante  trois ans.
Ses premiers ouvrages – La Guerre sociale au Portugal (), Précis de récupération (), La Nucléarisation du monde (L’Assommoir, , rééd. ) parurent aux éditions Champ Libre. Il collabora épisodiquement à la revue L’Assommoir (-).
En , il prend l’initiative de fonder l’Encyclopédie des Nuisances, qui paraît en quinze fascicules jusqu’en . En , il lance les Éditions de encyclopédie des Nuisances (EdN), où il publie notamment des ouvrages de Baudouin de Bodinat, Theodore Kaczynski, Jean-Marc Mandosio et René Riesel, ainsi  que des textes d’auteurs plus anciens, allant de Tchouang Tseu à George Orwell et Günther Anders (en coédition avec les éditions Ivrea pour ces deux derniers).
Il y fait également paraître ses propres ouvrages : Dialogues sur l’achèvement des Temps modernes (), L’Abîme se repeuple (), Apologie pour l’insurection algérienne (), Défense et illustration de la novlangue française (), Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable (, en collaboration avec René Riesel). « Nous n’attendons rien d’une prétendue “volonté générale” [...], ni d’une “conscience collective des intérêts universels de l’humanité” qui n’a à l’heure actuelle aucun moyen de se former, sans parler de se mettre en pratique. nous nous adressons donc à des individus d’ores et déjà réfractaires au collectivisme croissant de la société de masse, et qui n’excluraient pas par principe de s’associer
pour lutter contre cette sursocialisation. Beaucoup mieux selon nous que si nous en perpétuions ostensiblement la rhétorique ou la mécanique conceptuelle, nous pensons par là être fidèles à ce qu’il y eut de plus véridique dans la critique sociale qui nous a pour notre part formés, il y a déjà quarante ans. » (Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, p. .) « Ainsi ne s’est-il jamais cru meilleur que les combats de son temps, et a-t-il su y participer pour les rendre meilleurs : il est donc forcément très mal vu  des impuissants, des moralistes et des esthètes. » (L’Abîme se repeuple, p. .)
Éditions de l’Encyclopédie des Nuisances , rue Mazarine,  Paris – Tél.     
La période d'amitié et parfois de collaboration entre Debord et J.Semprun a duré longtemps. Elle c'est arrêtée net lorsque l'EdN que dirigeait Semprun a craché sur les occupants de la Sorbonne en décembre 1986. Lire ici

Aucun commentaire:

Archives du blog