samedi 25 décembre 2010

ROBESPIERRE ? UN TONDEUR DE FEMMES !

Je lis dans le numéro de Libération du jeudi 2 décembre 2010 un compte rendu rédigé par deux philosophes [1], Barbara Cassin et Philippe Büttgen, du procès de trois personnes ayant participé à la manifestation du 31 janvier 2009 contre l’« antiterrorisme ».
Julien Coupat, alors détenu à la Santé, eut droit à un joli feu d’artifice, peu goûté par les policiers. Il y en avait d’infiltrés dans la manifestation ; ils ont d’autant mieux « reconnu » trois manifestants qu’ils portaient sur le visage le même masque qu’eux, du genre Fantômas, portant l’inscription « terroriste » [2]. Le procès avait lieu devant la Xe chambre correctionnelle de Paris, le 1er décembre.
Les prévenus nient les faits qui leur sont reprochés : jets de bouteilles et tirs de fusées. L’un d’eux, pour justifier sa participation à une manifestation qui prenait pour cible politique et point d’aboutissement une prison parisienne, déclare : « La prise de la Bastille, on m’a appris à l’école que c’était bien ».
Toujours selon le compte rendu de Cassin et Büttgen, la procureure de la République se risque elle aussi, dans un réquisitoire que l’on jugera aussi embarrassé que les charges sont minces (huit mois avec sursis), à l’évocation historique.
Morceau d’anthologie sauvé de l’oubli par nos deux philosophes, même si le nom de son auteure, non mentionné dans l’article, ne passera pas à la postérité, et qui ne semble avoir retenu l’attention d’aucun autre commentateur.
Qu’a-t-elle à répondre, cette procureure, à l’évocation par trop positive de la prise de la Bastille ?
Ceci : « Il y a eu la prise de la Bastille, mais il y a eu aussi le Comité de salut public et les femmes tondues à la Libération.
Relisez cette phrase, deux ou trois fois si nécessaire.
« Il y a eu la prise de la Bastille ». En effet, elle a eu lieu. On ne saurait aller là-contre. Même si, peut-être, on aurait de belles choses à dire. Mais elles sont délicates à exprimer, ces choses que l’on pourrait éventuellement dire, sur ce qu’il faut bien qualifier d’émeute, attendu que l’on se trouve être procureure de la République, laquelle « a eu lieu » en partie consécutivement à ladite émeute. Ce pour quoi, on a conservé, de manière assez inconsidérée (quand on y pense) la date d’une émeute pour célébrer la fête nationale... Étonnez-vous donc que des petits salauds aient le culot de venir vous balancer ça à la figure après avoir fait leur fête aux CRS à coups de feux d’artifices (intime conviction que ces benêts de policiers sont incapables de fonder, comme d’habitude pourrait-on dire) !
Oublions ce qui ne peut être dit, ou peut-être ce que l’on ne sait pas soi-même que l’on pense, et tentons un rétablissement, assez athlétique :
« Il y a eu la prise de la Bastille MAIS il y a eu aussi... ».
Il faut s’arrêter un instant sur la représentation de l’histoire qui s’illustre ici.
C’est le prévenu qui, de manière assez sournoise, a fixé le big bang originel (la prise de la Bastille) en insinuant que l’on pourrait y voir je ne sais quel encouragement, de surcroît validé par l’école, à l’assaut donné aux prisons... Bien obligée de partir de là.
On en fait donc un non-événement, produit par rien, producteur de rien : « il y a eu ». Une chose est advenue que, par une aberration sur laquelle nous ne pouvons nous étendre, on a sanctifiée.
MAIS. À cet instant du discours, le corps se redresse et le bon sens reprend ses droits naturels...
MAIS « il y a eu AUSSI le Comité de salut public et les femmes tondues à la Libération ».
Voilà ce qui arrive lorsqu’on laisse les « choses » « advenir »... Il y a le Comité de salut public.

Le Salut public en 1793

On peut supposer, en raison du voisinage dans la phrase avec l’émeute du 14 juillet 1789, qu’il est bien question ici du Comité de salut public originel, et non par exemple de celui voté par la majorité du Conseil de la Commune, le 1er mai 1871 [3] ou de celui formé en Algérie, en mai 1958, par le général Massu.
Le Comité de salut public est créé par la Convention en avril 1793 ; en septembre de la même année, il compte douze membres, députés choisis par leurs pairs. Ses attributions sont assez larges, et surtout décisives dans un pays en guerre : direction des relations extérieures, levée et organisation des troupes, surveillance des agents militaires. Il peut encore, conjointement avec le Comité de sûreté général (plus particulièrement chargé de la luttes contre les complots de tous ordres), traduire devant le Tribunal révolutionnaire des fonctionnaires civils.
Dans les articles qu’elle consacre aux deux comités dans le Dictionnaire historique de la Révolution française (PUF), Françoise Brunel note que le Comité de salut public a été, à tort, considéré comme l’instrument principal, voire unique, d’une mainmise jacobine et de la Terreur. Peut-être, avance-t-elle, parce que le « Comité de sûreté général », nom pris au lendemain du 10 août 1792 par un « comité de surveillance » déjà existant, a été créé avant l’instauration de la Terreur.
Revenons à la procureure de la Xe chambre. Elle affirme une équivalence entre d’une part le Comité de salut public et d’autre part les actes de vengeance perpétrées à la Libération contre des femmes accusées de « relations avec les Allemands » [4]
Une critique « morale » (et abstraite) de la violence aurait pu fonder d’autres énumérations. Par exemple : « Il y a eu la prise de la Bastille [violence jugée au moins en partie admissible avec le recul du temps], mais il y a eu aussi les massacres des Communard(e)s et les coups d’État fascistes en Espagne et au Chili ». Pour choquante ou discutable qu’elle paraisse, une telle « série » événementielle pourrait appeler à la vigilance sur l’idée d’une violence légitime ou au moins ouvrir une discussion sur les conditions de son exercice.
On voit à la simple lecture ce qui distingue la série imaginée ci-dessus de celle produite par la procureure : son préjugé sous-jacent, et donc son sens, est évidemment que l’émeute et le soulèvement populaires, et eux seuls, mènent à la violence et au meurtre, ou - plus précisément, si l’on ose dire - laissent libre cours aux instincts de violence archaïque caractéristiques du peuple. Du peuple seul, puisque lui seul est demeuré dans un état de presque animalité, auquel les élites ont miraculeusement échappé.
Peu importe alors que cette « violence » s’exprime dans une émeute spontanée, dans la création d’une administration ou dans des pratiques de violences sexistes. Cette « violence » est violence en ce qu’elle combat ou déborde l’ordre existant, éventuellement en lui en substituant un autre [5].
Ce préjugé idéologique, déjà vif chez un certains nombre d’acteurs de la Révolution (les Girondins notamment), et bien sûr chez ses adversaires monarchistes, qui l’ont incarné tant qu’ils ont été en mesure de jouer un rôle politique, sera repris à son compte par la bourgeoisie républicaine au XIXe siècle [6]. Il connaîtra une apogée institutionnelle avec le régime de Vichy.

La Terreur originelle

En 2006, j’écrivais dans une brochure rédigée pour l’Assemblée de Montreuil [7] : « La politique terroriste - dont les sans-culottes ont compris trop tard qu’elle allait les réduire au silence -, la République a beaucoup de mal à l’assumer comme son origine historique. »
Je n’avais pas alors connaissance d’un texte de 1921 de Walter Benjamin, intitulé « Critique de la violence » [8]. Benjamin y analyse comme un signe de dégénérescence l’oubli par les instituions de leurs origines : « Que disparaisse la conscience de cette présence latente de la violence dans une institution juridique, cette dernière alors périclite. Les parlements aujourd’hui en donnent un exemple. Ils présentent le déplorable spectacle qu’on connaît parce qu’ils ont perdu conscience des forces révolutionnaires auxquelles ils doivent d’exister. [...] Il leur manque le sens de la violence fondatrice de droit, qui est représentée en eux. »
Il semble que l’on puisse appliquer ce raisonnement tout aussi bien à l’institution judiciaire. Il autorise, par ailleurs, à interpréter le recours croissant, dans le discours d’État, comme dans sa réforme du système juridique et pénal, à la figure du « terroriste », comme une tentative de refonder sa légitimité, non plus sur la violence originelle dont il est le produit, mais sur toute violence le mettant en cause, baptisée « terroriste ».
De ce point de vue, il n’est pas indifférent que le réquisitoire qui assimile désormais Robespierre, Saint-Just, et Collot d’Herbois à des tondeurs de femmes soit prononcé contre des gens venus manifester devant une prison que si Julien Coupat et ses camarades doivent être considérés comme des « terroristes », alors eux-mêmes revendiquent cette appellation.
[1] C’était la caractéristique de cette livraison du quotidien.
[2] Faites l’expérience, vous constaterez à quel point ce type de masque réduit le champ de vision et la gêne.
[3] Dont la lecture du petit ouvrage de Jean-Philippe Crabe, Les Anarchistes et la Commune de Paris me rappelle opportunément l’existence (novembre 2010, 126 pages, 9 euros, Éditions du temps perdu.
[4] Voir à ce propos le livre de Fabrice Virgili La France "virile". Des femmes tondues à la Libération, Payot, 2000.
[5] Celles et ceux qui connaissent mes recherches sur le courant des Enragé(e)s savent que mon intérêt « historien », et mes sympathies politiques, ne se portent guère sur l’appareil d’État mais plutôt sur ces partisans d’une nouvelle révolution dans la révolution.
[6] Et un peu plus tard encore ! Je retrouve dans mon De la Révolution (1989) la déclaration du socialiste Louis Mermaz, interrogé à propos du film Danton Le Monde, 16-17 janvier 1983) ». Déchaînement des passions... « Il y a eu »... Nous sommes, encore, déjà, en plein réquisitoire contre-révolutionnaire. d’Andrzej Wajda : « Dans une révolution, il y a toujours deux aspects : celui, inacceptable, du déchaînement des passions, des violences, des instincts impurs [sic], et celui du résultat lui-même de la révolution. Une révolution ne sera jamais un bien en soi. On ne peut qu’être contre de ce point de vue. La seule constatation que l’on puisse faire est qu’il y a eu des révolutions et donc qu’il y a eu des causes (Le Monde, 16-17 janvier 1983)
[7] Qui donnera, développée et actualisée après Tarnac, mon livre La terrorisation démocratique(Libertalia, 2009).
[8] Repris dans Œuvres, vol. I, Folio, 2009, pp. 210-243.

vendredi 24 décembre 2010

Remember

Travailler plus pour gagner plus
2007 une majorité d'abrutis élit Sarko dont le programme est: Le retour aux 30 glorieuses, hier c'est demain. Consommez plus de merde et perdez plus de temps.
Vous avez perdu votre job et votre droit à la retraite à 60 piges, vous allez perdre la sécu et les dernières libertés formelles gagnées dans le sang de 10 générations de prolétaires, vos enfants n'ont plus d'avenir et un présent de merde. Pourtant vous avez toujours consciencieusement lécher le cul des puissants et vous continuez à le faire.
Bon réveillon.

La suite du Noël libertaire en Italie

Premières remarques: Le pseudo-complot désigné par les polices italiennes semble cette fois faire l'impasse sur français et allemands. La manipulation désigne donc espagnols, Grecs et Italiens.
"...Les autorités italiennes avaient indiqué que ces attaques "proviennent d'épisodes similaires qui se sont produits en Grèce", où quatorze paquets piégés avaient été envoyés à des ambassades et des hommes politiques européens en novembre.
Le message de revendication, découvert jeudi, est venu confirmer cette théorie. Il était signé "Fédération anarchiste informelle, cellule révolutionnaire Lambros Fountas", du nom d'un militant anarchiste grec abattu en mars lors d'un affrontement avec la police. Pour Dimitri Deliolanes, journaliste et écrivain grec installé en Italie (personnage excessivement chelou, d'où tient-il sa science ?) et grand connaisseur du terrorisme dans les deux pays, les liens entre ces mouvances sont anciennes...." Cela semble logique because l'organisation OTAN/CIA est plus particulièrement présente dans ces pays et y a ses habitudes.
"... Qui était Lambros Fountas et pourquoi des anarchistes italiens se référent-ils à lui ?
Dimitri Deliolanes : Lambros Fountas n'était même pas anarchiste. Biologiste, fils d'un médecin militaire, soit une famille bourgeoise, il militait plutôt dans la mouvance marxiste, un groupe appelé Lutte révolutionnaire. Son groupe a d'ailleurs été démantelé après sa mort. Si les membres de la Fédération anarchiste informelle (FAI) se réfèrent à lui, c'est avant tout parce qu'ils sont extrêmement pauvres du point de vue de l'élaboration idéologique.
Le nouveau terrorisme a peu de capacité d'analyse et doit jouer sur des symboles, comme celui de Lambros Fountas. Il joue également sur les assonances, puisque le sigle du FAI se réfert au groupe anarchiste historique, la Fédération des anarchistes italiens. Jusqu'ici, la Fédération anarchiste informelle s'était fait connaître en revendiquant des attentats manqués. Jeudi, ils ont atteint leur cible...."
Toujours ce même milieu social et toujours le même flou dans les éventuelles raisons idéologiques de ces braves coupables...
Et pourquoi prendre comme cibles la Suisse, déjà visée, mais aussi le Chili ?
La Suisse parce que des militants italiens et suisses de la mouvance écoterroriste sont actuellement emprisonnés en Suisse. Dans le cas du Chili, la FAI a voulu rendre hommage à Mauricio Morales, un Chilien tué par la bombe qu'il transportait à Santiago en 2009. A mon sens, tout ceci ne fait que confirmer que le niveau idéologique de ce nouveau terrorisme est très bas. Dans les revendications des anarcho-insurrectionnels en Grèce, on peut lire qu'ils croient en la révolte parce que, disent-ils, "pour nous, se révolter c'est une façon de vivre". Ils ne préconisent pas la révolution, n'appellent pas au changement de société, ne se préoccupent pas de la classe ouvrière, mais agissent, disons-le ainsi, pour des raisons existentielles.
Un vrai bonheur pour la répression que ces tarés qui se la joue cow-boy/Boy-scout et une source inépuisable d'emmerdements pour les libertaires de ces pays...

Pour http://www.non-fides.fr Mauricio Morales "Car ce compagnon est tombé au combat, lors d’un acte d’audace et de conviction."
D'un pauvre pétard à la poudre noire...

Controrealismo

Da sempre i conflitti sociali sono anche battaglie concettuali per il potere di "dare definizioni" sul modo in cui i problemi debbano essere generalmente percepiti. Potremmo tranquillamente dire che i problemi sono definiti quasi naturalmente in accordo con la logica del sistema dominante. I concetti assumono così colorazioni corrispondenti come fossero dei camaleonti. Per questo scopo tuttavia non è necessario alcun accordo cosciente e nessuna censura, in quanto il meccanismo di costruzione dei concetti ed il processo di definizione avvengono in modo più sottile.
Una determinata "forma di discorso" si propaga quasi in modo genetico e così improvvisamente tutti parlano la stessa lingua apparentemente con la più profonda convinzione.
In particolare per quel che riguarda l’ambito socio–economico si afferma nella ricerca scientifica, nei media e nella classe politica una precisa "regolazione del linguaggio", una "lingua del consenso", che opera rigidamente proprio perché non viene decretata amministrativamente.
Questo stato di cose si fonda sul fatto che la scienza, i media e la politica non funzionano in modo muto ed automatico come la "mano invisibile" del mercato. Essi costituiscono il lato "soggettivo" che si pone in relazione alle leggi sistemiche "oggettive". La conformità con gli imperativi capitalistici non è perciò spontanea ma deve sempre venire prodotta in un processo discorsivo. Una funzione essenziale di questo discorso consiste nel fatto che i partecipanti si danno il cambio nel dare man forte alle pretese del bollettino meteorologico capitalista cui tutte le relazioni sociali e culturali debbono essere adattate. Proprio per questo occorre una regolazione del discorso. E in questo senso la scienza, i media e la classe politica costituiscono una specie di cartello che sta ben attento a che nessuno canti fuori dal coro. Viene presupposto un quadro di riferimento generale in cui l’attuale clientela deve essere sospinta secondo i criteri del marketing e allo stesso tempo tenuta a freno.
La semantica ideologica del controllo e dunque chi ha l’elementare potere di dare definizioni, può stabilire che cos’è la "realtà" e quindi che cos’è una "realpolitik". L’odierno cartello semantico dominante ha elevato le esigenze dell’amministrazione capitalistica della crisi a principio di realtà e ha corrispondentemente ridefinito il concetto di riforma. L’antico pathos sociale ed emancipatorio del riformismo come si era sviluppato durante le battaglie per la contrattualizzazione dei salari, per il welfare e per i servizi pubblici viene oggi strumentalizzato all’insegna del controriformismo. Le campagne per la privatizzazione e le restrizioni sociali hanno fatto loro il motto: "Con noi arrivano tempi nuovi". Quanto più privato, tanto più a buon mercato, quindi migliore.
Tutti si preoccupano che i "riformatori" abbiano la meglio contro coloro che si rivolgono "eternamente al passato". Si viene invitati a "compromessi riformistici per la riorganizzazione della società". Ad esempio: la spesa dovrà essere ridotta del 5 o del 10%? Dovranno essere chiusi gli ospedali oppure gli asili d’infanzia? Dovranno essere eliminati i benefici per i malati di cancro o per i disabili? C’è un aumento dell’1% da qualche parte ma il triplo delle spese da un’altra? "Miglioramento per le persone" così si definisce il grado di peggioramento per cui ci si è "battuti" con la pratica riformista. La lotta politica consiste solo nello stabilire chi con maggiore abilità può ancora vendere i tagli sempre più duri. E la sinistra politica è minacciata, se non opera "riforme convincenti" di "cadere nell’insignificanza". La "volontà dell’elettorato", così lascia trasparire il controllo semantico, è così pervasa di "realismo" e di "maturità dei cittadini" da essere avida di bassi salari, distruzione del sistema sociale e privatizzazione.
Questa regolazione dominante del discorso è tanto insensata come gli annunci noiosi che circolano da anni circa una prossima ripresa. Se si continuerà così il nome un tempo rispettabile di "riformatore" rischia di diventare un insulto, con cui l’uomo comune indicherà un vicino o un cane sgradevole. Il lavaggio del cervello non sempre funziona. Il potere dominante di definire la realtà potrebbe venire interrotto attraverso un controrealismo sociale. In questo senso un’estesa campagna contro il progetto dei bassi salari sarebbe molto più che una mera politica sociale all’interno dei limiti dell’aritmetica politica, ma una kulturkampf (battaglia di cultura), un’offensiva per un elementare livello di civiltà. Una tale contro–realpolitik che persegua inflessibilmente tutte le ramificazioni, le sottigliezze e le meschinità dell’amministrazione repressiva della società e del lavoro avrebbe buone possibilità al livello delle masse.
Questo risulta sempre più valido per una lotta seria per i servizi pubblici come parte essenziale degli standard vitali. Gli "uomini" ne hanno abbastanza di ferrovie, servizi postali e, come si minaccia, di centrali idriche quotate in borsa così come di medicine di seconda classe e di un sistema di non–istruzione di bassa lega. Il "controfuoco" (Bourdieu) in questo senso non deve assolutamente restare aggrappato all’eterno passato della tradizione burocratica di Stato. E’ pensabile anche un concetto di servizio pubblico nella forma di società no–profit autoamministrate che dovrebbero gestire l’apparato materiale delle infrastrutture. L’orientamento nel senso del valore d’uso pubblico non sarebbe certo qualcosa che va al di là della forma–valore ma un elemento possibile e perfezionabile di una trasformazione emancipatoria.
Se il capitalismo non può mantenere il livello di civiltà, non si deve più "accettarlo" in modo riverente. Al contrario si deve trarre la conclusione che il capitalismo non è più in grado di "accettare" un numero sempre maggiore di individui. La necessità da parte di coloro che sono stati privati socialmente dello status di cittadinanza di forme di rappresentanza organizzata non sarà facilmente risolta come per i profughi della Seconda Guerra Mondiale, che furono riassorbiti attraverso il "miracolo economico", ma al contrario aumenterà massicciamente e non solo nella Germania Orientale. L’aritmetica del cartello politico e semantico dominante non può dar loro voce, ma solo condurre tali voci al mulino del risentimento nazionalista e razzista. E’ vero: va proclamata la responsabilità personale e non la fede nello Stato. Ma la responsabilità personale in senso antiburocratico di un contromovimento sociale autonomo e non nel senso di una fede acritica e autoritaria nel mercato da "accettare con gioia".
01.11.2005 Deutsch: Gegenrealismus

Robert Kurz

jeudi 23 décembre 2010

Petit Papa copwatch

 Cadeau de Noël
Nous avons appris dans l’après midi du 23 décembre 2010 la plainte du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux contre la diffusion des policiers en civil en photo. Comme cadeau de Noël, quoi de plus beau. Brice Hortefeux est-il encore ministre de l’Intérieur ou soutient-il les actes violents et mensongers de certains policiers ? En tout cas, il aura fallut qu’Alliance fasse un vœu pour qu’Hortefeux l’exauce. Un piège a été tendu et c’est tout le ministère de l’Intérieur et Alliance qui sautent pieds joints dedans. Après avoir fait autant de pub sur le copwatching, mode d’action maintenant criminalisé et consideré comme anti flics, c’est un effet de prolifération qui risque d’entraîner d’autres publications dans d’autres villes. De plus, le fait de porter plainte pour du vent sur un acte que nous avons le droit de faire est assez extraordinaire et mènera à une nouvelle défaite judiciaire pour les plaignants.
 
Pour rappel :
Voici la saisine numéro 2005-29 concernant les photographies 
Avis de recommandations de la commission nationale de déontologie à la suite de la saisine le 23 mars 2005 par Mme Marie Christine Blandin, Sénatrice du Nord 
Recommandations 
Il paraît opportun qu’il soit rappelé aux force d’intervention notamment aux Crs qu’elles doivent considérer comme normale l’attention que des citoyens peuvent porter à leur mode d’action, le fait pour les policiers ou les Crs d’être photographiés ou filmés durant leur intervention, ne peut constituer aucune gêne pour des policiers soucieux du respect des règles déontologiques. 
Les journalistes et particuliers ont le droit de photographier et de diffuser des photos des forces de l’ordre si elles ne portent pas atteinte à la liberté de la personne ou au secret de l’instruction. Ces mêmes forces de l’ordre ne peuvent pas s’opposer à l’enregistrement de leur image ni confisquer les appareils ayant servi à cet enregistrement. Les seules exceptions sont les forces de l’ordre affectées dans des services d’intervention (Raid, GIGN, GIPN, BRI, sécurité du Président…), à la lutte anti-terrorisme ou au contre-espionnage, en vertu de l’arrêté du 27 juin 2008.

Depuis 4 ans, à Lille des photos de policiers en civil sont diffusées de manière régulière. Depuis 4 ans, jamais une plainte n’a été recensée et depuis 4 ans, jamais un flic n’a été agressé. Visiblement, Paris est une enclave où les fascistes peuvent tenir un colloque international sur l’islamisation mais où la prise de policiers en photo dans l’exercixe de leur fonction est criminalisée.
 
En ces circonstances, il est impossible pour nous, en tous cas à Lille de cesser nos diffusions photographiques de policiers dans l’exercice de leur fonction ainsi que leur identification. Nous les accentuerons. Lille tout comme Calais, Paris et d’autres villes de France ne tomberont pas sous le joug d’une police placée au rang de religion.
 
Que 1000 Indymédia Paris naissent
 
http://lille.indymedia.org/article23780.html 
http://lille.indymedia.org/article23952.html
  Des Lillois-es
Indymedia Paris, 23 décembre 2010.
Flou juridique
Le «geste fort pour la défense de l'institution police» réclamé de concert par les syndicats ne s'est pas fait attendre : jeudi, Brice Hortefeux a annoncé qu'il porterait plainte contre paris.indymedia.org. Le ministre s'exprimait en marge d'un déplacement à Grenoble. Il n'a pas précisé dans l'immédiat la base juridique de sa plainte.
 
Or, pour l'heure, un flou juridique entoure ces questions. Car, comme l'explique l'avocate Anne-Laure Compoint à l'AFP : «Le fait de diffuser des photos de policiers sur la voie publique n'est pas répréhensible». Seul «le fait de publier les identités et les photos de policiers en civil, et de dénigrer leur fonction les rend passibles de poursuites pour diffamation et atteinte au droit à l'image». Par ailleurs, certains policiers, par leur fonction — comme ceux appartenant au RAID ou à la DNAT — sont protégés et divulguer leur identité «constitue une infraction pénale», a assuré une source proche de la direction de la Préfecture de Police de Paris.

Joyeux Noël: Le coup de La Piste Anarchiste

 Un bon Plan made in CIA

Deux ambassades prises pour cible à Rome: la piste anarchiste privilégiée

Blabla blabla: "...La police italienne évoquait la piste «anarchiste» après les explosions ce jeudi à Rome de colis piégés dans les ambassades de Suisse et du Chili, qui ont fait deux blessés et entraîné la mise en alerte de toutes les représentations diplomatiques de la capitale. «Nous suivons la piste anarchiste insurrectionnelle», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, au cours de l’enregistrement d’une émission télévisée. Selon lui, les indices permettant de s’orienter vers cette piste «proviennent d’épisodes similaires qui se sont produits en novembre dernier en Grèce»..."

Depuis que le milieu gauchiste Grec est Instrumentalisé il permet à la CIA de répandre partout  ses méthodes crées en Italie. Infiltrer, former et utiliser les plus cons des gauchistes pour ridiculiser le mouvement libertaire en lui faisant endosser tous les crimes possibles, même Julien-Tartuffe ne fait plus l'apologie de ces "Camarades Grecs" depuis qu'il a enfin compris de quoi il s'agit...

Comme l'écologie est un thème porteur pour l'avenir  les flics italiens ont dépassé en connerie Allo-marie (ministre permanent qui n'aime pas voir les jeunes dans la rue) en inventant un nouvel ectoplasme délirant: «milieux anarchistes de la mouvance écologiste-terroriste» pas mal comme début. Ils rêvent de pouvoir écrire: «milieux Islamo-Anarchistes de la mouvance cruelle écologiste-terroriste»...

Mais le mal est fait et les médiats abreuvés de conneries les débitent au kilomètre sur tous les écrans du mensonge. Un bon point pour les flics Grec qui semblent presque regretter les "vrais terroristes" du passé qui ciblaient USA/CIA et mépriser ces "bébé terroristes" si peu crédibles.

Pas mal de libertaires italiens vont passer Noël en zonzon...

Bref rappel: "...La Conspiration des cellules de feu, un groupe apparu il y a deux ans et qui semble formé de jeunes de bonnes familles âgés de moins de 30 ans, provenant de quartiers huppés. Le groupe semblait démantelé après la descente de police il y a plus d’un dans une maison de Chalandri, près d’Athènes, considérée comme une cache de l’organisation, et plusieurs arrestations en septembre 2009. En fait, les actions jusqu’alors plutôt bénignes de cette organisation et la jeunesse de ses membres avaient conduit les policiers à les considérer comme des «bébés terroristes» dénués d’intérêt. Ils préféraient concentrer leurs recherches sur des groupes plus durs comme Lutte révolutionnaire ou la Secte des révolutionnaires, (rien que le nom prouve que la CIA a de l'humour...) qui ont revendiqué une série d’assassinats comme celui du journaliste Sokratis Golias ( en voilà une action libertaire qu'elle est bonne... miam miam CIA) , le 10 octobre, ou des fusillades contre des policiers. Sans compter des actions non revendiquées comme l’explosion d’une bombe qui a coûté la vie à un jeune Afghan de 15 ans, et celle, en juin, qui a tué le chef de la sécurité du ministre de l’Intérieur.
Une génération bien moins idéologique, aussi, que les anciennes organisations de l’après-dictature comme le 17-Novembre, qui, dans les années 70-80, s’en prenaient aux représentants de la junte ou de «l’impérialisme» avec des assassinats de tortionnaires, de membres de la CIA et de députés «réactionnaires». «Dans toutes leurs déclarations, ce qui frappe c’est le flou des intentions, le recours à des notions totalement abstraites et l’incohérence qui les pousse y compris à des divergences entre eux», relève Marie Bossi, soulignant que même «leurs références à l’anarchie, qui n’a aucune racine historique en Grèce à la différence de l’Espagne, la France, l’Italie ou la Russie, se limite à des bribes d’idées prises de-ci de-là». .."
Une bonne petite bande de branleurs Bourgifs faciles à manipuler pour casser les mouvement de révoltes prolétariennes. Bref rien de neuf mais une indication précieuse sur les fréquentations des  baltringues de Tarnac.
Oubliez pas les étrennes de Julien-de-la-Plèbe (et oui il réclame) camarades anarchistes.
 

Le génocide juif selon Moishe Postone

 Par Urbain Bizot
 
L'ensemble de l'article consacré par Postone au génocide juif commis par les nazis vise à expliquer celui-ci par la structure même de l'économie ; non pas en tant que traduisant des intérêts économiques, comme le prétend (faussement) le « marxisme », mais au sens où les catégories logiques de la marchandise et du capital sont l'inconscient de notre époque, et les cadres formels dans lesquels tout « se pense ». La Critique du travail marginal [de Jean-Pierre Baudet], publiée sur ce même site, parvenait à des conclusions similaires (§ 9 à 12, et § 28 à 30), à partir d'un phénomène sans nul doute nettement plus insignifiant (mais dans ce domaine, la taille n'est pas un critère, au point qu'on pourrait même être tenté de donner plus d'importance au phénomène le plus restreint, exactement comme Freud l'avait fait dans sa Psychopathologie de la vie quotidienne). La cohésion logique de la marchandise est un phénomène incontestable et universellement reconnu (qui fait par exemple dire à Postone, p. 69, que l'on ne peut abolir l'argent sans abolir de façon solidaire la totalité de la logique marchande, et donc le travail). Mais Postone va plus loin en affirmant à propos du génocide juif que « ni une explication fonctionnaliste du meurtre de masse ni une théorie de l'antisémitisme centrée sur la notion de bouc émissaire ne sauraient fournir d'explication satisfaisante au fait que, pendant les dernières années de la guerre, une importante partie des chemins de fer fut utilisée pour transporter les juifs vers les chambres à gaz et non pour soutenir la logistique de l'armée alors que la Wehrmacht était écrasée par l'Armée rouge. Une fois reconnue la spécificité qualitative de l'anéantissement du judaïsme européen, il devient évident que toutes les tentatives d'explication qui s'appuient sur les notions de capitalisme, de racisme, de bureaucratie, de répression sexuelle ou de personnalité autoritaire demeurent beaucoup trop générales » (p. 83). Or, la démonstration même qu'apporte ensuite Postone donne à penser que le problème ne se situe pas seulement entre le spécifique et le général, mais aussi et surtout dans le fait que ni les intérêts matériels, ni les idéologies manifestes ne régissent la pensée profonde d'une époque, mais que c'est bien plutôt la logique latente des concepts économiques. Postone le formule très clairement : « la critique faite par Marx comprend une dimension épistémologique qui traverse tout Le Capital mais qui n'est explicitée que dans le cadre de son analyse de la marchandise. L'idée que les catégories expriment à la fois des rapports sociaux « réifiés » spécifiques et des formes de pensée diffère essentiellement du principe courant de la tradition marxiste, qui conçoit ces catégories en termes de « base économique » et la pensée en termes de superstructure, dérivée d'intérêts et de besoins des classes » (p. 91). Se référant à Lukàcs, à Adorno et à Sohn-Rethel, Postone rappelle à juste titre que « ce mode d'objectivation des rapports sociaux est leur aliénation. Les rapports sociaux fondamentaux du capitalisme acquièrent une vie quasi objective qui leur est propre [...] Les catégories marxiennes expriment à la fois des rapports sociaux particuliers et des formes de pensée. Le concept de fétiche se réfère à des formes de pensée fondées sur des perceptions qui restent prisonnières des formes phénoménales des rapports sociaux capitalistes » (p. 91), ce qui permet en effet d'établir que :
 
§les juifs en tant que représentants du capital financier (international) ont permis aux allemands de projeter sur eux leur désir d'avoir à s'en prendre à un ennemi extérieur, exterritorialisé, et de ne pas devoir bouleverser leur propre monde et leur propre vie (ni le capital industriel allemand) pour s'extirper de la misère grandissante de la République de Weimar ; l'extermination des juifs sauvait la réputation du capital industriel (national), dans la mesure où « l'organisation du capital industriel paraît alors s'apparenter à celle de la corporation médiévale – l'ensemble social dans lequel il se trouve est saisi comme unité organique supérieure : comme communauté (Gemeinschaft), Volk, race » (p. 96) ;
 
§ les juifs devinrent une sorte de fétiche négatif n'acquérant « une vie quasi objective qui leur est propre » que pour la perdre aussi le plus vite possible ; leur « vie objective » devenant ainsi leur mort réelle ;
 
§ « quand on considère les caractéristiques spécifiques du pouvoir que l'antisémitisme moderne attribue aux juifs – abstraction, insaisissabilité, universalité et mobilité –, on remarque qu'il s'agit là des caractéristiques d'une des dimensions des formes sociales que Marx a analysées : la valeur » (ibidem) ;
 
§l'argent fonctionne comme une sorte d'abcès de fixation pour la logique marchande, la critique de l'argent permettant de sauver la marchandise elle-même, c.a.d. ce qui rend nécessaire l'existence de l'argent (« la tension dialectique entre valeur et valeur d'usage dans la forme-marchandise implique que ce "double caractère" s'extériorise matériellement dans la forme-valeur : en tant qu'argent (forme phénoménale de la valeur) et en tant que marchandise (forme phénoménale de la valeur d'usage). Bien que la marchandise soit une forme sociale qui comporte et la valeur et la valeur d'usage, le résultat de cette extériorisation est que la marchandise apparaît seulement dans sa dimension de valeur d'usage, comme purement matérielle, comme chose. L'argent apparaît donc comme le seul dépôt de la valeur, comme la manifestation de l'abstrait pur au lieu de se présenter comme la forme phénoménale de la dimension-valeur de la marchandise même », p. 92, ou encore : « … l'argent comme racine du mal. La dimension concrète existante lui est donc opposée de manière positive comme ce qui serait "naturel" ou ontologiquement humain et se situerait prétendument en dehors de la société capitaliste », p. 93).
 
La logique marchande exposée par Marx apparaît rigoureusement comme la chaîne signifiante le long de laquelle migre l'investissement libidinal, pour pasticher le terrain sur lequel Freud avait mis à jour les mécanismes d'inversion, de condensation et de déplacement qui permettent au sujet de se situer de façon conforme aux exigences de son désir (déplacement du problème social vers un problème « racial », condensation de la problématique marchande sur l'argent et le capital financier). Comme c'est en réalité la totalité de ce qui est exposé dans la chaîne qui pose problème, on peut constater que la chaîne offre elle-même les faux remèdes, en « redistribuant les cartes », quand le seul vrai remède serait au contraire de les abattre, dans tous les sens du terme. Les solutions offertes par la chaîne logique reviennent toujours à transformer ou à sacrifier une partie d'elle (pour rester dans le pastiche freudien : en organisant un Fort-Da entre marchandise et argent, entre valeur d'usage et valeur, pour toujours esquiver la partie mise en cause). C'est par définition ce qui lui permet de se reconstituer, et de s'adapter pour survivre : elle est un nœud gordien en progrès permanent, qu'il faut trancher.
 
On ne peut que se féliciter, en une époque d'« altermondialisme », de lire des lignes comme celles-ci : « mais le capitalisme se caractérise par des rapports sociaux médiatisés, objectivés dans des formes catégorielles dont l'argent est l'une des expressions et non la cause. En d'autres termes, Proudhon a confondu la forme phénoménale du capitalisme – l'argent en tant qu'objectivation de l'abstrait – avec l'essence du capitalisme » (p. 94). L'ultime refuge du capitalisme apparaît être le « concret » (concept devenu équivalent de « tangible », y compris chez Postone), quelle qu'en soit la forme (les racines, le pays, l'objet, la machine, le travailleur) : « ce qui n'est pas compris, c'est que, dans ce type d' "anticapitalisme" fétichisé, tant le sang que la machine sont vus comme principes concrets opposés à l'abstrait. L'accent positif mis sur la "nature", le sang, le sol, le travail concret, la communauté (Gemeinschaft) s'accorde sans problème avec une glorification de la technologie et du capital industriel » (p. 97). « Or, faire du concret une hypostase, identifier le capital à l'abstrait phénoménal, c'est affirmer une forme d' "anticapitalisme" qui tente de dépasser l'ordre social existant à partir d'un point de vue qui, en fait, lui reste immanent [...] L'abstrait et le concret ne sont pas saisis dans leur unité, comme parties fondatrices d'une antinomie pour laquelle le dépassement effectif de l'abstrait – de la dimension de la valeur – suppose le dépassement pratique et historique de l'opposition elle-même, ainsi que celui de chacun de ses termes » (p. 99).
 
Postone achève son analyse du génocide juif en Allemagne (dont nous n'avons retenu que les quelques traits qui nous intéressaient plus particulièrement, mais qui comprend bien d'autres pistes et aperçus) par un verdict audacieux : « L'usine capitaliste est un lieu où est produite la valeur, production qui, "malheureusement", doit prendre la forme d'une production de biens, de valeurs d'usage. C'est en tant que support nécessaire de l'abstrait que le concret est produit. Les camps d'extermination n'étaient pas la version d'horreur d'une telle usine – il faut y voir au contraire la négation "anticapitaliste", grotesque, aryenne, de celle-ci. Auschwitz était une usine à "détruire la valeur", c'est-à-dire à détruire les personnifications de l'abstrait » (p. 105). Il nous semble utile d'ajouter une nuance à cette interprétation par ailleurs parfaitement cohérente : c'est que cette négation se présentait au moins sous une forme strictement identique avec ce qu'elle niait. Le triomphe du capital était concrètement visible d'emblée dans ce qui affectait d'en être une négation. Ce qui veut dire à la fois que personne de sensé ne pouvait être dupe de ce mensonge, et aussi que la forme industrielle reste en toute circonstance la réalité phénoménale indépassable du capital.
 
Ajout :
 
[...] les traducteurs résument très bien l'une des qualités du livre de Postone en écrivant que « la méthode qu'il élabore ici peut être utilisée pour analyser de manière critique tous les anticapitalismes à tendance personnificatrice (ceux-ci ne contribuent jamais à détruire le capitalisme, ils ne font que participer à sa mutation) » (p. 19). Ceux en effet qui ne veulent à aucun prix prendre parti dans les luttes intestines du capital, au profit comme au détriment de ses sous-ensembles (capital privé / capital bureaucratique ; capital industriel / capital financier ; conglomérat industriel / petite entreprise ; commerce sauvage / commerce « équitable » ; travail hiérarchique / travail autogéré), en ont bien pris note, et ne l'oublieront pas. Le critère est assurément solide.
Depuis le début d'une nouvelle crise du capitalisme mondial depuis l'été 2007 rendant visible la crise profonde de la valeur, c'est-à-dire du travail abstrait, la conscience commune n'a su que dénoncer le vilain capitalisme financier, sa non-régulation et ce que l'on appelle ses « excès » (les traders, les actionnaires, les mégabanques, les paradis fiscaux, et bien sûr le vilain spéculateur, etc.) qu'au nom du capitalisme industriel, supposé sain, stable, responsable et pourvoyeur du sacro-saint travail. La dénonciation indignée (à gauche comme à droite) du méchant  « capitalisme de casino » n'était là que pour sauver l'honneur de la gentille, naturelle et éternelle « économie réelle ». Telle est aussi la croix de l'anticapitalisme fétichisé qui n'a pas fait mieux. Mais pour les dirigeants du monde entier la dénonciation était aussi une aubaine, elle détournait, canalisait et fixait la colère et la rage des peuples, et ils promirent tous et tous les crurent, une " moralisation " impossible du capitalisme (impossible car le problème que pose le capitalisme n'est pas une question de " morale "). Aujourd'hui nos parangons de vertu qui constatent que les dirigeants n'ont finalement pas tenu leur promesse, en appellent toujours naïvement et de manière complètement non pragmatique et irresponsable, à défendre le capitalisme de l'économie réelle contre le turbo-capitalisme des salles de marché. Ainsi depuis maintenant 4 ans de crise visible, les défenseurs comme les supposés opposants à la forme sociale de vie dans laquelle nous sommes comme pris au piège, opposent le concret (le travail, les emplois, l'industrie, l'économie dite réelle, les PME et PMI...) à l'abstrait (le capital fictif, les hedges funds, le capitalisme financier, les méchants actionnaires, etc.). En fait, les problèmes du capitalisme sont toujours ramenés au comportement de quelques-uns. Il n'est jamais question de mettre la lumière de la critique sur les structures sociales profondes perverses et fétichistes constituant des médiations sociales historiquement spécifiques à la seule formation sociale capitaliste, il s'agit toujours dans ce genre de doxa dominante à gauche comme à droite de dénoncer un simple degré d'immoralité (l'avidité, l'égoïsme, etc.) ou de " démesure " (désir de puissance, etc.) au sein de toujours les mêmes structures sociales profondes  que l'on naturalise toujours plus comme le seul horizon social possible. Cet inconscient social fétichisé opposant le concret à l'abstrait, qui se remet en selle à chaque crise toujours plus durable du capitalisme, doit être désormais expliqué tellement il est une constante pour la forme sujet au sein du capitalisme.
 
En fonction d'une " théorie du noyau du capitalisme " (Moishe Postone) on peut ainsi faire un parallèle entre la séquence de la crise du capitalisme de ces années 2000 et la crise du capitalisme des années 1930. En observant justement les invariants que l'on retrouve durant ces deux époques. Les structures profondes de la formation sociale capitaliste produisent toujours un inconscient social particulier qui pousse toujours à dénoncer l'abstrait au nom du concret, et le génocide juif avec la forme historiquement spécifique d'antisémitisme moderne (à distinguer de l'antisémitisme traditionnel sur plusieurs points) ne sont que le point d'aboutissement le plus horrible des catégories logiques de la marchandise et du capitaliste qui sont de véritables formes sociales au sein desquelles se meuvent les interactions individuelles. C'est dans ce cadre d'interprétation que Moishe Postone, historien et théoricien américain publia son article Antisémistisme et national-socialisme. Urbain Bizot du groupe des Amis de Némésis, revient ci-dessous sur cette interprétation profonde, et historiquement spécifique, du génocide juif, une compréhension du génocide qui ne saurait se contenter des explications habituelles fournies trop souvent par les historiens (explication en terme unilatéralement de bouc-émissaire, de logiques intentionnalistes - idéologiques - ou fonctionnalistes, etc.). Une théorie de la médiation sociale spécifique à la forme de vie capitaliste, ne peut qu'amener à repenser le génocide juif de manière historiquement spécifique à la société dans laquelle il a été mis en œuvre.
 

mercredi 22 décembre 2010

OSTATNIE STADIUM KLASY ŚREDNIEJ

Od klasycznego drobnomieszczaństwa do uniwersalnego kapitału ludzkiego      
Kto wciąż jeszcze znajduje zatrudnienie w kapitalistycznej produkcji, ten już należy do względnie uprzywilejowanych. Problematycznych i „niebezpiecznych” mas społeczeństwa nie określa już ich „miejsce w procesie produkcji”, lecz pozycja w drugorzędnych, pochodnych dziedzinach cyrkulacji i dystrybucji. Chodzi o osoby trwale pozbawione pracy, o odbiorców środków przekazywanych przez państwo na opiekę społeczną lub o tanich usługodawców z dziedziny outsourcingu, aż po „zarządzających nędzą” ulicznych handlarzy i zbieraczy śmieci. Te formy reprodukcji z punktu widzenia prawa są coraz mniej uregulowane, coraz rzadziej ubezpieczane, a często też nielegalne, praca jest nieregularna, dochody balansują na granicy minimum egzystencjalnego, a niekiedy są nawet niższe.
Od połowy lat 80. przez blisko dwa dziesięciolecia w światowych dyskusjach teoretycznych, zwłaszcza lewicowych, dominował dyskurs ponowoczesny. Krytykę ekonomii politycznej zastąpiono krytyką języka, zaś analizę obiektywnych stosunków materialnych – arbitralnością subiektywnej interpretacji; miejsce tradycyjnego lewicowego ekonomizmu zajął tak samo ograniczony lewicowy kulturalizm, a zamiast społecznego konfliktu mamy medialną symulację. Tymczasem sytuacja zmieniła się zasadniczo. Kryzys ekonomiczny ogarnia na Zachodzie szerokie warstwy społeczne, nawet te, które dotychczas oszczędzał. Kwestia społeczna powraca zatem jako temat intelektualnych dyskusji.
Jej interpretacje wypadają jednak zadziwiająco blado i wydają się wręcz anachroniczne. Opozycja między biedą i bogactwem, która się nieuchronnie zaostrza, nie znalazła dla siebie jak dotąd nowej terminologii. Nagła koniunktura na tradycyjny marksistowski termin „klasa” świadczy o wyraźnej bezradności pojęciowej. W tradycyjnym ujęciu „klasę robotniczą”, produkującą wartość dodatkową, wyzyskiwała „klasa kapitalistów” za pośrednictwem „prywatnej własności środków produkcji”. Żaden z tych terminów nie opisuje właściwie współczesnych problemów.
Nowa bieda nie jest rezultatem wyzysku w procesie produkcji, ale wykluczenia z produkcji. Kto wciąż jeszcze znajduje zatrudnienie, ten należy już do względnie uprzywilejowanych. Problematycznych i „niebezpiecznych” mas społeczeństwa nie określa już ich „miejsce w procesie produkcji”, lecz pozycja w drugorzędnych, pochodnych dziedzinach cyrkulacji i dystrybucji. Chodzi o osoby trwale pozbawione pracy, o odbiorców środków przekazywanych przez państwo na opiekę społeczną lub o tanich usługodawców z dziedziny outsourcingu, aż po „zarządzających nędzą” ulicznych handlarzy i zbieraczy śmieci. Te formy reprodukcji z punktu widzenia prawa są coraz mniej uregulowane, coraz rzadziej ubezpieczane, a często też nielegalne, praca jest nieregularna, dochody balansują na granicy minimum egzystencjalnego, a niekiedy są nawet niższe.
Z drugiej strony nie można już definiować „klasy kapitalistycznej” tak jak kiedyś, a więc przez odniesienie do klasycznej „prywatnej własności środków produkcji”. Kapitał, zarówno w postaci państwowego aparatu i infrastruktury, jak i w postaci wielkich (obecnie ponadnarodowych) spółek akcyjnych, wydaje się poniekąd uspołeczniony i anonimowy; przeistoczył się w abstrakcyjną, niepersonifikowalną formę całego społeczeństwa. „Kapitał” nie jest już grupą jurydycznych właścicieli, lecz wspólną zasadą, która określa życie i działanie wszystkich członków społeczeństwa nie tylko na zewnątrz, lecz także w ich najgłębszej subiektywności.
W czasie kryzysu i za jego przyczyną jeszcze raz dokonuje się strukturalna zmiana społeczeństwa kapitalistycznego, która niszczy stare, pozornie przejrzyste układy społeczne. Sedno kryzysu polega właśnie na tym, że nowe siły produkcyjne mikroelektroniki samoczynnie roztapiają pracę, a przez to samą istotę kapitału. Postępująca redukcja przemysłowej klasy robotniczej sprawia, że wytwarza się coraz mniej rzeczywistej wartości dodatkowej. Kapitał pieniężny ucieka na spekulatywne rynki finansowe, gdyż inwestowanie w nowe fabryki stało się nieopłacalne. Gdy coraz większa część społeczeństwa, która znalazła się poza produkcją, ubożeje a nawet popada w nędzę, mamy do czynienia z symulowaną akumulacją kapitału w postaci finansowych baniek mydlanych.
Logicznie rzecz biorąc, nie ma w tym nic nowego, proces ten odciskał swoje piętno na globalnym kapitalizmie już od dwóch dziesięcioleci, nowością jest jednak to, że teraz w państwach zachodnich również klasa średnia dostała się w jego tryby. Amerykańska eseistka Barbara Ehrenreich opublikowała już w 1989 roku książkę pt. Lęk klasy średniej przed upadkiem. Zjawisko to kazało na siebie czekać całe dziesięć lat, gdyż spekulacyjna koniunktura na finansowe bańki mydlane lat 90. obudziła raz jeszcze, wraz z rozkwitem technologii informatycznych i komercjalizacją internetu, marzenia o rozkwicie. Upadek Nowej Gospodarki i koniec złudzeń w Azji i Europie, a częściowo także w USA rozpoczęły w roku 2000 brutalny – oczekiwany z lękiem już wcześniej – upadek klasy średniej.
Ale kim jest ta klasa średnia i jaką rolę odgrywa w społeczeństwie? W XIX wieku świat klas społecznych był jeszcze prosty i przejrzysty. Pomiędzy klasą kapitalistów, czyli posiadaczy społecznych środków produkcji, a klasą pracowników najemnych, nie posiadających niczego oprócz własnej siły roboczej, znajdowała się tzw. klasa drobnomieszczańska. Tę starą klasę średnią charakteryzowała własność drobnych środków wytwórczych (warsztaty, sklepy itd.), w których właściciele musieli wykorzystywać własną siłę roboczą i siłę roboczą swoich rodzin, by sprzedać produkty na rynku. Ortodoksyjni marksiści oczekiwali, że owi „drobni mieszczanie” w wyniku konkurencji z wielkimi kapitalistycznymi przedsiębiorstwami w końcu znikną i zrównają się z klasą przemysłowych pracowników najemnych, społeczeństwo zaś ulegnie w końcu całkowitej polaryzacji, podzieli się na dwie klasy główne: burżuazję i proletariat.
Już na początku XX wieku miała miejsce słynna debata Bernsteina z Kautskym na temat „nowej klasy średniej”. Chodziło o pewne techniczne, ekonomiczne i intelektualne funkcje, które narodziły się w wyniku procesu kapitalistycznego uspołecznienia. Wzrost roli nauki w procesie produkcji i ekspansja infrastruktury (zarządzanie, inżynieria, oświata i wychowanie, lecznictwo, komunikacja i medialna opinia publiczna, instytucje badawcze itd.) wyznaczały początek nowej kategorii społecznej. Kategorii wymykającej się określeniom – ni to pies, ni wydra, jak kiedyś mawiano. Należący do niej ludzie nie byli kapitalistami, gdyż nie reprezentowali wielkiego kapitału pieniężnego, nie byli także klasycznymi drobnomieszczanami, bo nie posiadali własnych środków produkcji, a ponadto w większości pozostawali pracownikami najemnymi lub samodzielnymi jedynie formalnie, nie byli również proletariuszami, ponieważ nie pracowali jako „bezpośredni producenci”, lecz jako funkcjonariusze kapitalistycznego rozwoju sił produkcyjnych we wszystkich dziedzinach życia.
Co prawda już w XIX wieku istnieli nauczyciele i inni urzędnicy państwowi oraz funkcjonariusze zakładowi, których Marks określał jako „oficerów i podoficerów kapitału”. Były to jednak grupy nieliczne, nie tworzyły samodzielnej klasy. Dopiero wraz z nowymi potrzebami kapitalizmu XX wieku funkcje te stały się do tego stopnia masowe, że ukonstytuowały nową klasę średnią. W marksistowskiej debacie u początków tego zjawiska Kautsky starał się wtłoczyć nowe warstwy średnie w stary schemat, ujmował je jako proletariat, Berstein natomiast traktował ten społeczny fenomen jako przejaw stabilizacji kapitalizmu, która umożliwia umiarkowaną politykę reform.
Początkowo wydawało się, że Bernstein miał rację. Nowa klasa średnia stawała się coraz wyraźniej odrębną kategorią społeczną, zasadniczo różną od klasy robotniczej, nie tylko pod względem treści i sfery działania, ale i pod względem ekonomicznym. Barbara Ehrenreich za kryterium odróżniające uznała fakt, że „status społeczny tych ludzi bardziej zależy od oświaty, niż od posiadania kapitału lub innych wartości majątkowych”. Wyższe kwalifikacje, których nabycie wymaga długiego czasu – aż do trzydziestego roku życia lub dłużej – oraz dużych nakładów finansowych, podbiły wartość siły roboczej o wiele ponad dotychczasową przeciętną.
W tym kontekście powstał bogaty znaczeniowo termin „kapitału ludzkiego”. Pracownicy umysłowi, inżynierowie, specjaliści marketingowi lub kierownicy kadrowi, samodzielni lekarze, terapeuci i adwokaci oraz opłacani przez państwo nauczyciele, naukowcy i pracownicy socjalni „stanowią” kapitał w podwójnym znaczeniu. Z jednej strony, ze względu na swoje kwalifikacje zachowują się względem pracy innych strategicznie, kierują ich pracą i organizują ją, a więc wykorzystują kapitał, z drugiej strony (zwłaszcza jako samodzielni i kierowniczy pracownicy umysłowi), przyjmują wobec własnych kwalifikacji, a tym samym względem siebie jako „kapitału ludzkiego”, postawę kapitalisty, a więc działają w duchu „samowykorzystywania”. Nowa klasa średnia reprezentuje kapitał nie na płaszczyźnie zewnętrznych materialnych środków produkcji albo pieniędzy, ale na poziomie kwalifikacji pozwalających organizować proces wykorzystywania, charakteryzujący się silnym udziałem nauki i technologii.
W wieku XX powstało wiele nowych funkcji tego typu, a liczebność nowej klasy średniej wciąż rosła. Tendencję tę widać wyraźnie zwłaszcza w okresie rozwoju po II wojnie światowej, kiedy to pojawiły się przemysł rozrywkowy i nowe formy produkcji na wzór Forda. Jej przejawem jest także systematyczny wzrost liczby studentów w większości państw. Światowy ruch studencki z 1968 roku wskazywał na coraz większe znaczenie tego sektora społecznego, był też pierwszym sygnałem kryzysu. Podczas gdy dotychczas kształtowanie się nowej klasy średniej rzeczywiście – tak jak twierdził Bernstein –stabilizowało raczej kapitalizm i związane było z reformami, teraz rozpoczął się proces destabilizacji.
Nowe strukturalne masowe bezrobocie powstałe w wyniku trzeciej rewolucji przemysłowej i globalizacji kapitału dotykało początkowo głównie bezpośrednich wytwórców przemysłowych. Już wtedy można było jednak dostrzec, że również nowa klasa średnia podziali ich los. Powstanie tej klasy było wielorako związane z rozwojem państwowej infrastruktury, oświaty oraz biurokracji. Kryzys rzeczywistego przemysłowego wykorzystania prowadził jednak coraz głębiej ku kryzysowi finansowemu państwa. Nagle wiele dziedzin uznawanych wcześniej za chlubne zdobycze, stało się niepotrzebnym luksusem i balastem.
Wszędzie krążyło hasło „odchudzonego państwa”. Obcięto fundusze na oświatę i kulturę, na opiekę zdrowotną oraz liczne inne instytucje; rozpoczęła się likwidacja państwa socjalnego. Również w dużych przedsiębiorstwach całe sektory wykwalifikowanej działalności padły ofiarą racjonalizacji. Klęska Nowej Gospodarki postawiła pod znakiem zapytania wartość kwalifikacji wielu specjalistów. Nie sposób przeoczyć faktu, że klasa średnia nie miała własnej kapitalistycznej bazy, lecz była uzależniona od społecznej redystrybucji wartości dodatkowej z sektorów przemysłowych. Podobnie jak rzeczywista produkcja wartości dodatkowej znalazła się więc w strukturalnym kryzysie w wyniku trzeciej rewolucji przemysłowej, która stopniowo pozbawia podstaw także wtórne obszary działania nowej klasy średniej.
Rezultatem jest nie tylko coraz większa liczba bezrobotnych akademików. Prywatyzacja i tzw. outsourcing deprecjonuje kwalifikacje „kapitału ludzkiego” i obniża jego status. Intelektualni dniówkarze, tani robotnicy „zarządzający nędzą” jako „freelancerzy” w mediach, na prywatnych uniwersytetach, w kancelariach adwokackich lub prywatnych klinikach nie stanowią już wyjątku, lecz regułę. Mimo to Kautsky również nie do końca miał rację. Nowa klasa średnia skazana jest wprawdzie na zagładę, ale nie przekształca się w klasyczny przemysłowy proletariat bezpośrednich wytwórców, którzy tymczasem zamienili się w ginącą mniejszość. Paradoksalnie „proletaryzacja” wykwalifikowanych warstw związana jest z „odproletaryzowaniem” produkcji.
Spadek wartości kwalifikacji idzie w parze z obiektywną ekspansją koncepcji „kapitału ludzkiego”. Upadkowi nowej klasy średniej towarzyszy zjawisko przeciwne –„zdrobnomieszczanienie” społeczeństwa proporcjonalne do stopnia, w jakim przemysłowe i infrastrukturalne środki stają się mega-strukturami. „Samodzielny środek produkcji” kurczy się do samych jednostek: wszyscy stają się własnym „kapitałem ludzkim” i to nawet wtedy, gdy stanowi go jedynie nagie ciało. Między atomizowanymi osobami a ekonomią wartości, reprodukującą się jedynie symulatywnie przez deficyty i finansowe bańki mydlane, rodzi się bezpośrednia więź.
Im większe różnice między dochodami biednych i bogatych, tym bardziej nikną strukturalne różnice między klasami w systemie kapitalistycznej reprodukcji. Toteż gdy ideologowie upadającej klasy średniej nawiązują do wcześniejszej „walki klasowej proletariatu”, której już nie ma, jest to zajęcie nonsensowne. Emancypacja wymaga przezwyciężenia wszystkich powszechnie panujących form społecznych. Wewnątrz systemu produkcji towarowej istnieją jedynie ilościowe różnice abstrakcyjnego bogactwa, mają one wprawdzie znaczenie egzystencjalne, przekładają się na pytanie, jak przeżyć, ale mimo to pozostają emancypacyjnie jałowe. Bill Gates jest tak samo drobnomieszczański jak „zarządzający nędzą”, obaj mają ten sam stosunek do świata i używają tej samej frazeologii. Z frazesami o uniwersalnym rynku i „samowykorzystaniu” na ustach przekraczają wspólnie bramę barbarzyństwa.

Robert Kurz

Tłumaczył Kamil Majchrzak


Pourquoi tant d'Amour ?

Voici ce que l'on peut lire sur le Blog du Monde http://bigbrowser.blog.lemonde.fr

A propos des déclarations d'un jeune Lycéen énucléé gratuitement par des fonctionnaires du sarkosysme.

Voici notre réponse:

 L'info internationale vidéo.
Avec LOPSI346 le pseudo-syndicat Alliance  pourrait porter plainte contre ce lycéen qui devrait, selon eux, être fier de se faire massacrer gratuitement par de "Courageux fonctionnaires". Rien de plus naturel que de perdre un œil pour un lycéen sous la Tyrannie sarkosyste !

En route pour le Totalitarisme

Comme le régime de feu Bush celui de Sark cherche à esquiver le "Pouvoir Judiciaire". Bush agissait en dehors des lois, Sark cherche à faire passer des lois qui contournent le pouvoir des Juges. En route pour le Totalitarisme donc. Texte du site L'Interstice

LOPSI 2 : l'État déclare la guerre sociale  

A l'heure où la démocratie implose et où les émeutes urbaines se répandent comme une traînée de poudre à travers les villes européennes, les despotes qui font les lois ne semblent pas tirer de leçon de ce qu'il se passe sur le pas de leurs portes. Ils continuent de légiférer dans le sens d'une répression toujours plus accrue, semblant vouloir donner à leur État mortifère les moyens légaux d'entreprendre contre le peuple une guerre qui ne porte pas son nom. Ils ne prennent jamais les transports en commun, filent à travers les villes dans leurs berlines aux vitres fumées et n'en sortent qu'encadrés de cerbères pour aller de temps en temps serrer quelques pinces de citoyens-collabos, mais semblent savoir que la rue c'est Babylone et que le peuple est à l'image de ces abrutis apeurés qui viennent les saluer comme des messies.
 
Alors pour guérir leur troupeau d'électeurs de ses angoisses, mais aussi et surtout pour protéger leur modèle  de société idéale (et les profits monstrueux qu'elle génère en faveur de leur caste), les néocons s'agitent dans tous les pays d'Europe pour produire des textes de lois et multiplier des accords commerciaux en faveur des "acteurs de la sécurité", afin de transformer notre société en un laboratoire d'expérimentations liberticides, anti-pauvres et contre-révolutionnaires.
 
En France, les dix dernières années ont vu naître la loi Perben, la loi sur la sécurité intérieure, la loi Perben 2, la loi sur la « prévention » de la délinquance, la loi sur la récidive, la loi sur les peines-planchers, la loi sur la rétention de sûreté, la loi sur la récidive criminelle, la loi sur les « bandes », sans compter les centaines de décrets policiers, permettant de réaliser peu à peu les utopies totalitaires les plus folles. Mais à ce package répressif manque encore la LOPSI, qui s'apprête à passer le rite de passage des votes parlementaires et deviendra dés 2011 une base nouvelle pour l'instauration d'une dictature 100% pur jus.
 
Cette nouvelle loi va permettre à la police d'adopter peu à peu les méthodes de la stasi (intrusions dans les domiciles à l'insu de leurs habitants, pose de "mouchards" électroniques et rallongement des écoutes téléphoniques, multiplication des fichiers de police et pérennisation des données personnelles qu'ils contiennent, expulsion manu militari des hébergements précaires...), tandis que les préfets et le ministre de l'intérieur se substitueront doucement  aux collectivités locales pour imposer partout la vidéosurveillance et à la justice en établissant des peines plancher et autres "peines de sureté" qui auront pour résultat de remplir un peu plus les prisons de la république.
 
Peut-être finiront-ils, après avoir permis la construction de dizaines de camps pour étrangers et à défaut de places disponibles, par interner des gens dans des stades comme ça se faisait au Chili sous Pinochet ou se fait encore au Honduras sous Roberto Micheletti. Après tout, la nouvelle loi sur l'immigration (Article 6) ne permet-elle pas d'établir des "zones d'attente spéciales" un peu n'importe où, pourvu qu'il y ait des flics pour les garder ? Désormais, on pourra maintenir des gens en pleine rue, assis le long d'un mur le temps de statuer sur leur sort, un peu comme sur la place Bellecour à Lyon pendant les grèves contre la réforme des retraites.
 
Et puis après avoir interdit aux manifestants de se déguiser, on placera des systèmes de vidéosurveillance systématiques en marge des manifs et on banallisera l'usage d'armes dites "non létales" qui tuent sans tuer (taser, flashball et Crowd Dispersal Cartridge, canons à son ALR, Active Denial System... : lire absolument le rapport du parlement européen sur les technologies de controle des foules). Il deviendra impossible de manifester un désaccord sans qu'ils soient d'accord ou sans perdre quelques amis.
 
Bientôt le délit de vagabondage sera rétabli, puisqu'on veut déjà interdire l'habitat précaire et la vente à la sauvette : ceux qui choisiront de vivre en marge, ou ceux qui n'auront pas le choix d'éviter la marge, seront jetés sur le trottoir et vivront sous les ponts. Et malheur à ceux qui se feront des maisons en carton.  Malheur aussi à ceux qui vendront quelques marrons pour se payer de quoi survivre, car les milices de l'État et ses délateurs volontaires, ses citoyens en service, seront là pour donner du bâton, tels les muhtasib afghans dans les rues de Kaboul.
 
Les adeptes du fascisme peuvent sortir de leurs tanières, ils ont leur place dans la société qui se construit. Déguisés en "citoyens volontaires" ou en agents de la BAC, ils peuvent déjà se préparer à resortir de leurs commodes les chemises brunes et noires de leurs aïeux, comme c'est déjà le cas dans certains coins d'Europe (par ex. voir Magyar garda).
 
Que faut-il de plus pour que l'État soit enfin considéré pour ce qu'il est, pour ce qu'il sera toujours quelle que soit sa forme : une dictature ? Les gueules tordues des ministères ont déclaré la guerre au peuple. Régulièrement ils portent plainte contre leurs détracteurs, n'ayant aucune notion de liberté d'expression, alors il faudra s'attendre à ce que les mots qu'on écrit ici ne trouvent plus leur place sur les ondes lorsque leur saloperie de monde sera sur pieds.
 
Si tout cela prend forme, on espère pouvoir trouver dans les interstices où s'abrite notre révolte suffisamment de compagnons pour mener des incursions nocturnes  et aller porter des coups bien placés contre les fondations de leur monde sclérosé. Loin de nous l'idée de faire de l'appelisme(?), mais plutôt d'exprimer un désir profond d'insurrection, que nous savons être présent chez beaucoup d'entre nous.
 
Guerre à la LOPSI et aux dispositifs de la "pacification sociale" !

 


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