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mardi 30 novembre 2010

Le 7 décembre 2010 retirez votre argent des banques !

C'est ce que propose une initiative un peu différente du boycott mais avec la même idée d'Action de Masse 
Depuis une petite semaine, la presse internationale relaie l’appel au bankrun que nous avons  lancé sur Facebook pour inviter tous ceux qui souhaitent nous suivre à retirer leur argent de leur compte le 7 décembre prochain.
Depuis la publication de notre appel, des citoyens se mobilisent pour traduire le texte dans leur langue, recréer  l’événement dans leur pays, faire connaître notre initiative par tous les moyens possibles et inviter leurs contacts à faire de même. Notre appel rencontre un succès que nous n’osions espérer. Nous nous en réjouissons et grâce à l’investissement personnel de tout ceux qui, comme nous, souhaitent jouir d’un système bancaire sain, équitable, abordable et responsable, nous espérons qu’au fil des semaines nous réussirons à convaincre suffisamment de gens de par le monde  pour être enfin entendus par nos gouvernements respectifs. 
Nous précisions que nous ne nous exprimons au nom d’aucun parti politique, ni d’aucune organisation syndicale ou religieuse. Notre action est une action citoyenne qui se désolidarise de tout propos haineux ou complotistes qui pourraient être tenus au nom de notre mouvement par des tiers au cours de leurs interventions sur les espaces de discussion qui échapperaient à notre contrôle.  Nos noms n’engagent que nos propos.  Nous ne cherchons  à nuire à personne en particulier. C’est à un système corrompu, criminel et mortifère que nous avons décidé de nous opposer dans la mesure de nos moyens, de nos déterminations et dans le respect de la loi.
Nous avons tenu à sensibiliser l’opinion publique sur le fonctionnement du système monétaire.
L’écrasante majorité des titulaires d’un compte en banque, d’un compte d’épargne ou encore, d’un plan de pension, ignore la manière dont l’argent est créé ou ce que les banques font de l’argent qu’on leur confie.  Ils ignorent tout du principe de l’argent dette et ils ne connaissent pas les réalités qui se cachent derrière les mots comme “bulles financières”, “bons du trésors”, « Hedge Funds » ou “titrisation”. Ils l’ignorent d’autant plus que les médias dans leur ensemble font peu d’efforts pour les informer de manière objective, transparente et  accessible à tous. Tout ce que le public  sait vraiment, c’est que la majorité des grands crimes financiers et des délits d’initiés restent la plupart du temps impunis et qu’ils sont les premiers à en payer les conséquences.
Non seulement nous déplorons que  de nombreuses questions que se posent les citoyens ordinaires sur la situation économique restent sans réponses claires dans vos colonnes, mais nous regrettons également votre manque de zèle à dénoncer les mesures qui ont permis que la situation économique mondiale en arrive au point où elle se trouve aujourd’hui : une situation qui a mis nos chefs d’états  et de gouvernements à genoux devant les agences de notations, tremblants de peur à l’idée que nos notes se dégradent. 
Nos responsables politiques ne peuvent à la fois répondre aux intérêts des marchés financiers et à ceux des citoyens. Aussi, il est grand temps de leur rappeler au service de qui ils ont été élus.
Puisque les grèves et les manifestations ne servent plus à rien, puisque quoi que nous fassions, nous ne sommes pas entendus, et puisque quoi qu’ils fassent, nous ne sommes pas consultés, nous avons décidés de frapper le système dans son organe le plus vital - LE SYSTÈME BANCAIRE.
Nous, les héritiers du chaos, nous avons un monde à reconstruire. Un monde où le travail ne sera plus vécu comme un asservissement, et l’absence de travail comme un drame, parce que nous aurons su repenser la manière dont l’homme de demain assurera sa survie, son éducation, son bien-être et ses vieux jours.
http://www.bankrun2010.com
L'amicale des dépouilleurs et braqueurs se réjouit de savoir qu'il y aura beaucoup d'argent liquide en circulation dans les poches des clients bancaires...
Et apporte son soutient à cette initiative !
PAR AILLEURS: Les Banques réagissent
Le directeur général de BNP Paribas, Baudoin Prot, a jugé jeudi l'appel de l'ex-footballeur Eric Cantona à retirer son argent des banques "mal fondé" et "insécuritaire". "La recommandation de retirer les dépôts est totalement insécuritaire" tout en étant "complètement contraire à ce qui peut assurer le fonctionnement de l'économie", a-t-il ajouté. (tiens tiens une inquiétude semble germer malgré tout)


La jeunesse dorée de la globalisation

Idéologies sociales de la crise dans les pays occidentaux       
En vérité, l'ensemble du débat était dominé par une intelligentsia qui, dans les centres occidentaux, suivait ce développement depuis ses confortables loges. Le raisonnement était platonique: il ne s'agissait pas de sa propre peau. On s'exerçait au jeu des perles de verre d'une virtualité qui n'était pas tenue de dévoiler son noyau dur social.
Dans les dernières années cela a complètement changé. Depuis l'effondrement de la New Economy au printemps 2000, la crise sociale se répand aussi de plus en plus dans les pays occidentaux. Ce ne sont plus seulement des groupes marginaux sans représentation forte (chômeurs de longue durée, assistés sociaux, migrants et illégaux, demandeurs d'asile, mères isolées, handicapés, personnes âgées réduites à la misère…) qui passent sous les roues, mais le cœur même de la société commence à être sérieusement atteint. Les revenus de la grande majorité baissent, les systèmes de sécurité sociale se décomposent, les services publics sont démantelés, le suivi médical des citoyens normaux est menacé. La privatisation des risques prend une envergure de charge financière qui détruit le standard de vie en vigueur et étrangle l'économie intérieure.
Mais surtout, dans les sociétés occidentales la crise socio-économique a fortement frappé ceux qui s'y attendaient le moins, notamment la soi-disant "génération des fondateurs" du secteur IT (Techniques d'Information) et Internet et plus largement, toute la couche d'experts de la prétendue société d'information et de savoir, ceux-là même qui passaient déjà pour les grands gagnants de la globalisation. Récemment, le sociologue libéral Ralph Dahrendorf parlait encore de la "classe globale" dans le sens qu'elle lui apparaissait comme le nouveau paradigme de domination sociale. Cette "classe", dit-il, aurait commencé "à donner le ton", à généraliser ses valeurs, à faire de ses penchants spécifiques les rêves des masses.
Cela est sans doute vrai. Et il faut même encore élargir le terreau social de cette "classe globale". En font partie non seulement l'industrie du software, les entreprises de service Internet comme "Amazon", mais aussi les technologies "dures" de quelques secteurs de production et de service industriel ayant accompli leur ascension au cours de la globalisation, comme par exemple, outre les producteurs de hardware, l'industrie aéronautique et les compagnies d'aviation. Sans oublier des services comme l'industrie du tourisme et de la publicité qui avaient vécu leur première heure de gloire pendant le fordisme, mais ont récidivé au cours de la 3ème révolution industrielle et de la globalisation. Et encore, la dernière mais pas la moindre, la "production idéologique", au sens le plus large, de tout un champ d'activités de l'industrie culturelle qui s'est développé surtout dans les années 90. Sur ce champ a poussé une couche de nouveaux travailleurs des médias qui ont créé le slogan de la "société de savoir" et l'ont médiatisé pour se hausser du col.
Ce sont justement ces prétendus domaines d'avenir, dûment renforcés par le processus de la globalisation, qui ont été le plus touchés par l'ouragan de la crise et transformés en un champ de ruines économique. Il s'est avéré que toute cette splendeur ne reposait sur rien d'autre qu'une conjoncture globale de bulles financières. Toutes les bulles n'ont pas encore éclaté, mais déjà assez pour engendrer sur l'économie réelle un effet boomerang qui détruit d'abord les secteurs innovants. Bien entendu, ce n'est pas pour autant que les nouvelles technologies et les nouveaux médias disparaîtront, ou que l'on reviendra en arrière dans le processus de globalisation. Mais il apparaît désormais clairement que la 3ème révolution industrielle et la globalisation ne peuvent pas engendrer de nouvelle ère de croissance capitaliste. La puissance technologique et la socialisation planétaire sont complètement incompatibles avec les formes socio-économiques connues de la modernité. L'Occident et les centres asiatiques vivent maintenant le même processus de décomposition sociale et de barbarie que les régions du Tiers monde ont déjà traversé quand la "modernisation de rattrapage" a échoué. L'ambivalence des interprétations disparaît, la chose est décidée négativement.
Bien entendu, il ne s'agit pas là uniquement d'un processus objectif. La conscience sociale doit digérer d'une manière ou d'une autre la crise qui vient s'abattre sur elle. Cela concerne surtout ces nouvelles couches sociales qui, d'après Dahrendorf, avaient commencé à "donner le ton" de manière symbolico-culturelle, et dont les secteurs se trouvent maintenant sous le marteau. Dahrendorf illustre la "classe globale" par ces figures qui "passent beaucoup de temps dans les salons des aéroports internationaux" et y bavardent sans cesse dans leur téléphone mobile. Ce sont ces gens qui ont amené Tony Blair au pouvoir et se retrouvent dans sa doctrine du "New labour". En Allemagne, l'intitulé est "Nouveau centre". Il ne s'agit pas d'une classe de grands magnats capitalistes, même si Bill Gates en fait partie; mais ce n'est pas non plus une nouvelle "classe de travailleurs" clairement définie. Quelle que soit la forme sous laquelle ils s'investissent eux-mêmes, on pourrait les appeler des "entrepreneurs de leur propre capital humain". Souvent il s'agit d'agents de services mobiles, du passionné d'informatique à l'aide-animateur au "Club Méditerranée".
On peut en rencontrer dans le monde entier mais, comme la globalisation elle-même, à différentes densités. Alors que dans le Tiers monde ils appartiennent à une mince couche urbaine, dans les pays occidentaux il existe une large base de groupes sociaux détenteurs d'un certain schéma de vie qui pourraient se reconnaître comme partie de la "classe globale". Même ceux dont la position économique a toujours été précaire pouvaient, grâce aux systèmes d'aide sociale (ou au soutien familial des générations plus âgées issues du "miracle économique" déjà ancien) s'imaginer un avenir dans le "nouveau centre" et participer d'une certaine manière au "capital culturel" (selon Bourdieu) des nouveaux secteurs apparemment pleins d'avenir.
Mais, qu'il s'agisse d'arrivistes sociaux profitant de la courte ère de la New Economy ou seulement de rêveurs idéologiques de la "société de savoir", de petits entrepreneurs de l'industrie culturelle ou de travailleurs en communication au rabais, c'est à une classe d'illusionnistes économiques et politiques que nous avons affaire. Même la mise en scène des compétences et du professionnalisme n'est la plupart du temps que de la simulation. Le culte idéologique postmoderne de la virtualité trouve ses fondements technologiques dans les mondes fictifs des nouveaux médias et dans l'espace virtuel de communication d'Internet. En économie lui correspond l'architecture en "château de cartes" du capitalisme de la bulle financière qui aujourd'hui s'écroule, et en politique la mise en scène de figures artificielles, médiatiquement préparées, et le jargon-design selon le modèle de la publicité commerciale. Cette virtualité forme la conscience de la jeunesse socialisée dans les années 90, qui représente un segment essentiel de la "classe globale" diffuse. Majoritairement, ce sont des jeunes gens (à peu près entre 25 et 40 ans) qui dominent l'image du "nouveau centre".
D'un coté, cette "classe globale" juvénile n'a ni passé ni avenir, elle est livrée à la non-histoire du marché total. De l'autre, elle est tout de même le produit d'une certaine expérience historique. Son an zéro a été la fin du socialisme, l'effondrement des mouvements de libération et des régimes de développement dans le Tiers monde, la dégringolade de l'ancien paradigme marxiste, le silence de la critique sociale émancipatrice et le déclin de la réflexion théorique en général. A beaucoup d'égards on peut parler d'une jeunesse dorée, légère, consommatrice et avide de plaisirs superficiels. L'origine de cette appellation remonte à la jeunesse contre-révolutionnaire parisienne après la chute des Jacobins (1794). Comme aujourd'hui au Tiers monde, il s'agissait des enfants d'une minorité métropolitaine, séparés du gros de leurs congénères. Dans les centres occidentaux par contre, c'est aujourd'hui la majorité d'une certaine génération qui est appelée à vivre son Waterloo socio-économique.
La "classe globale" au sens large est toujours jeune, mais son avenir appartient déjà au passé. Et les paramètres économiques n'en sont pas les seuls indicateurs. Beaucoup n'ont pas encore su digérer le désastre social dans lequel se sont dissous leurs espoirs et leur imagination. Le choc de la réalité va au-delà du fait que l'on ne peut plus payer son loyer ou que l'on se retrouve, après les rêves de grandeur de la New Economy, dans des petits boulots de misère. C'est aussi le séisme du 11 septembre qui a cassé la nuque à la mode postmoderne. La symbolique de l'attaque terroriste saute aux yeux quand on lit la description que fait Dahrendorf de la "classe globale": Peut-être tous ceux qui sont arrivés dans le gratte-ciel des possibles ne vont-ils pas arriver jusqu'au sommet; le sommet est aujourd'hui très loin pour la majorité… Mais même si certains ascenseurs ne montent qu'au dixième étage et que d'autres commencent seulement au 50ème, il y a pour tout le monde un voyage vers le haut. Et puis il y a ceux qui n'atteignent même pas le rez-de-chaussée de l'immeuble des possibles. La destruction brutale des Twin Towers et la cicatrice du "Ground Zero" ont expliqué d'un seul coup à la "classe globale" et ses suivistes idéologiques que leur "gratte-ciel des possibles" n'était pas tout et que la "furie de la destruction" n'allait pas épargner les centres.
La fin des illusions économiques est aussi la fin de la "sécurité". Pour pouvoir mesurer comment la plus très dorée jeunesse digère sa propre crise, on peut prendre comme indicateur la génération correspondante de la gauche radicale. Bien sûr il s'agit là d'une petite minorité idéologique, mais elle a, en tant que partie intégrante de la société, vécu la même socialisation et est issue du même milieu et des mêmes secteurs sociaux. Et justement parce qu'elle doit, à l'intérieur de ce rapport, se justifier avec l'exigence de la pensée réflective, elle peut servir de sismographe pour des tendances plus générales. Cette gauche a depuis longtemps virtualisé sa radicalité, suivant la trame de la société environnante. La critique économique dure a été largement remplacée par un culturalisme mou. Et c'est pour ça que la minorité gauchiste se retrouve aussi peu préparée aux catastrophes économiques et politiques de la post-modernité qui s'écroule que la grande majorité de la "classe globale".
Sous la pression des phénomènes réels qui ne se laissent plus virtualiser, les paradigmes délavés d'une critique sociale dont les notions sont devenues complètement inaptes se dissolvent définitivement. Dans la crise mondiale actuelle, le terrain commun des forces sociales en concurrence tremble, les formes catégorielles communes se brisent et le système commun de références trouve ses limites. L'aile gauche de la "classe globale" et de sa jeunesse dorée est complètement démunie devant ce problème.
Une partie fuit dans des réactions régressives. La réinterprétation culturaliste de la critique du capitalisme et de l'anti-impérialisme se rapproche d'idées réactionnaires, se recharge avec de l'antisémitisme et des interprétations néo-nazies. Ethniquement bornée, la notion de "peuples", brandie contre les conséquences négatives de la globalisation, dévoile sa face anti-émancipatrice. Le large spectre de la régression idéologique va de la nostalgie national-keynesienne au projet folklorique et même jusqu'à la sympathie pour les attentats suicides. Une autre partie de la gauche de la "classe globale" essaye de s'abriter derrière les murs du limes impérial pour contenir la barbarie à l'extérieur, dans le Tiers monde. Cette gauche devient aussi bêtement pro-américaine que leurs pères étaient bêtement anti-américains. On commence à ne jurer que par les "valeurs occidentales", le "mythe New York" et les bienfaits de la consommation. On abandonne la critique du capitalisme, en attendant que la machine militaire américaine ait fait de "l'ordre".
Ces alternatives sont si peu appétissantes que certains jeunes gauchistes de la "classe globale" en perdition tentent même de revenir au fossile du marxisme traditionnel. Mais le monde des prolétaires de la machine à vapeur est tellement éloigné des existences sociales d'aujourd'hui que cette nostalgie est peut-être la moins digne d'intérêt. L'aile gauche de la jeunesse dorée postmoderne en chute libre fait, par ses réactions d'ignorance, la démonstration de la paralysie de la "classe globale" en général. Mais peut-être ces gens, toujours jeunes par l'âge, incapables d'abandonner leurs repères de socialisation des années 90, sont-ils en vérité déjà vieux et les trentenaires d'aujourd'hui un peu les "grands-pères rouges". Pendant les manifestations contre la guerre d'Irak dans le monde entier, une nouvelle génération des 15 à 20 ans s'est manifestée, pour laquelle la vision du monde de la génération New Economy et de ses gauchistes est déjà du passé. Il reste à espérer qu'ils comprendront mieux que de nouvelles époques et de nouvelles crises appellent aussi les réponses nouvelles d'une critique sociale émancipatrice.
http://www.exit-online.org

Robert Kurz | 2003-11-11

lundi 29 novembre 2010

Capitulación ante el capitalismo

La última batalla del marxismo tradicional

Deutsche VersionVersão portuguêsa

El marxismo tradicional apenas evita tanto ningún otro pensamiento como el del límite histórico absoluto del sistema productor de mercancías de la modernidad. Parece como si se reflejase la propia derrota inagotada en la convicción de que el capitalismo disfruta de algo así como una vida eterna, de que es infinitamente flexible y capaz de transformación y, por eso, fundamentalmente en situación de superar toda crisis y de volver no dañina toda oposición mediante la integración. Hay que señalar que esa convicción une las posturas más diferentes a través de todo el espectro del marxismo tradicional y, por ello, el rechazo del diagnóstico de derrumbamiento forma también un denominador común de la crítica al Schwarzbuch Kapitalismus, el Manifiesto contra el trabajo, el libro Feierabend y otras publicaciones del grupo Krisis. Con una concordia inusitada reprochan a Krisis que presenta con su diagnóstico de derrumbamiento la animalada más raída del baúl de los recuerdos, por nombrar sólo a algunos, el redactor académico de izquierdas de PROKLA, Michael Heinrich, Freerk Huisken de Gegenstandpunkt (ambos en Konkret 3/2000) y el autor de Bahamas Martin Janz ( Jungle World 8-3-2000).
Si este reproche es bienvenido como poco por el público, entonces, ya que confirma un prejuicio sobre el marximo tan corriente como mantenido tenazmente, se corresponde (como suele pasar con los prejucios) con una manera bastante desfigurada de ver las cosas. Quizá suene sorprendente, pero en la teoría del movimiento obrero el diagnóstico marxista sobre el límite absoluto del capital no desempeña prácticamente ningún papel. Los únicos intentos serios de referirse a ello, a saber, el de Rosa Luxemburg y Henryk Grossmann, se quedaron teóricamente aislados y prácticamente sin significado para la orientación práctica; y no es una coincidencia, ya que sencillamente tal pensamiento no era compatible con el optimismo ilustrado respecto al progreso del marxismo. Si la historia se entiende como una continuidad de etapas ascendentes de la evolución humana desde la sociedad primitiva hasta el imperio comunista de la felicidad terrestre, entonces sencillamente no se puede pensar en algo así como un derrumbamiento catastrófico de la forma de producción capitalista. Puesto que, al fin y al cabo, el socialismo, o el comunismo, tiene que hacerse cargo de la herencia de la sociedad burguesa en un sentido entendido positivamente, es decir, continuar su “misión civilizatoria” y llevar a buen puerto el “curso de la historia”.
Desde el punto de vista de la burguesía de finales del siglo XIX, esa esperanza religiosa parecía sonar como un “pronóstico de derrumbamiento”, porque ponía en duda por lo menos ideológicamente la estructura de poder dominante. Esa forma de ver las cosas llena de miedo se acentuó seguramente mediante el vocabulario escatológico1, frecuentemente esmerado por lo menos en el movimiento obrero alemán; pero con ello se expresaba siempre solamente la fe quasi-religiosa en la victoria final inevitable del proletariado, que supuestamente tiene a la espalda las “leyes objetivas de la historia”. En tanto que se dijese en ese contexto que el modo de producción capitalista estaba llegando a sus límites, con ello se quería decir únicamente que estaba volviéndose “infiel a su vocación histórica”, que consiste supuestamente en el “desarrollo irrespetuoso de la productividad del trabajo humano” y manifiesta con ello “de nuevo que se está volviendo senil y que cae más y más en desuso”, como ya escribió el viejo Engels en una nota en el tercer volumen del Capital (MEW 25, p. 272 y ss.)
Claramente no se está pronosticando un derrumbamiento catastófico, sino que se está desarrollando una ideología de legitimación sobre cómo tendría que estar “objetivamente maduro” el tiempo para una revolución proletaria. Apenas sorprende que el movimiento obrero que se estaba formando y adueñándose de la herencia de la Ilustración se apropiase avariciosamente de esa interpretación del mundo y la siguiese desarrollando en su interés (es decir, definitivamente banalizado). Rápidamente los análisis económicos de marxismo desempeñaron en primerísimo lugar funciones legimatorias. Si hubiesen justificado las aspiraciones y la esperanza del movimiento obrero a una conquista rápida del poder, entonces después hubiesen tenido que explicar porqué no sucedía la “revolución mundial”. La clave de ello la da la teoría del imperialismo propagada por Lenin. Por su causa se puso fuera de juego el mecanismo de competencia, proporcionado gracias a la supuesta dominancia del monopolio y del capital financiero, y, de esa forma, se bloqueó prácticamente la dinámica histórica de la sociedad capitalista. “Se pudría” es ese sentido, no obstante se mantuvo la “dominancia de clases” política y militarmente (así como sobre el soborno de la “aristocracia obrera” y otros mecanismos). De esa manera se había impuesto teóricamente el “primado de la política” y la interpretación de mundo sociológica de clases del marxismo del movimiento obrero se había despertado en cierto sentido. “Objetivamente” el mundo ya estaba, en cierto sentido, “maduro” para la “revolución mundial, su victoria sólo dependerá de las relaciones políticas y sociales de voluntad y de fuerzas” (las cuales, por desgracia, siempre eran desfavorables).
La “izquierda occidental” meditada se ha distanciado después por lo menos parcialmente de esa ideología de legitimación, pero, sin embargo, no la ha superado realmente. Aún en la Teoría Crítica de Adorno y Horkheimer se mueve su abuso en forma negativa, cuando se presupone todo el tiempo pesimistamente la suspensión de la competencia en el “Estado total” o (después de 1945) en el “mundo burocratizado” y se lamenta de la decadencia del sujeto burgués de circulación. También en las actuales reacciones de defensa contra nuestro análisis de la crisis está claro que la relación entre “derrumbamiento” y “revolución” se vuelve a producir más o menos conscientemente, así como la filosofía ilustrada de la historia que le corresponde, aunque la mayoría de las veces con un giro negativo: con las esperanzas de un levantamiento revolucionario se entierra también la idea de la mortalidad del capitalismo (en la revista Bahamas y su entorno figura para ello la fórmula conspiratoria ritual de la “superación del capital sobre sus propios fundamentos”). De ahí que objeciones como que Krisis extiende un “mensaje del final del mal fundamentado escatológicamente, que podría tener un final muy malo” (Huisken, p. 39) o que ofrece la “variante modernizada de una filosofía de la historia causante de sentido” (Heinrich, p. 41).
Esas objeciones revelan más sobre la perspectiva de los críticos que sobre el objeto de la crítica. Ya que que el modo de producción capitalista llegue a sus límites absolutos no se produce a partir de ciertos constructos sobre filosofía de la historia adaptados a una teoría externa de crisis, sino a partir del análisis de la contradicción interna fundamental del capital, es decir, de una formación histórica completamente específica2. En ese sentido hay que entender cuando Marx dice: “el verdadero límite de la producción capitalista es el capital mismo, es decir: que el capital y su autovalorización se manifiesta como punto de partida y de llegada, como motivo y fin de la producción… El medio, la evolución incondicionada de las fuerzas sociales de producción, está en conflicto ininterrumpido con el fin limitado de la valorización del capital dado” (MEW 25, p. 260).
Se trata de una contradicción irresoluble inmanentemente en tanto que el aumento de la productividad empresarial supone efectivamente la eliminación del trabajo vivo del proceso de valorización, mientras que a la vez la valorización del capital no es otra cosa que el abuso de la mano de obra. Tomado en sí mismo, de ello no resulta de ninguna manera una disolución inmediata de las relaciones capitalistas. Por el contrario: mientras que la manera de producción en forma de mercancías estaba todavía relativamente poco desarrollada, es decir, sólo había influido superficialmente la sociedad y estaba limitada en lo esencial a pocos países y regiones del mundo, se desarrolla partir de esta contradicción una dinámica mostruosa de expansión. Ya que la socavación permanente en ámbitos capitalistas limitados de masa de valor mediante el “ahorro” de mano de obra se compensó provisionalmente en la totalidad del ámbito capitalista mediante una expansión continua de la valorización en nuevos ramos laborales intensivos de la producción y mediante el ajuste capitalista de regiones del mundo adicionales. Es cierto que ese proceso de transformación no puede funcionar a la larga, sino que no es otra cosa que una manera determinada de suceder las cosas en la que la contradicción interna capitalista se desarrolla históricamente y, a la vez, se agudiza. Puesto que la “producción capitalista aspira constantemente a superar sus límites inmanentes, pero sólo los supera gracias a medios que la enfrentan a otros nuevos y en medida más poderosa” (Marx, íbid.) Pertenece a la lógica del asunto que, más tarde o más temprano, se reduzca a la larga la cantidad absoluta de la mano de obra en uso de la totalidad de la sociedad y, de esa manera, disminuya la masa de valor producida en la totalidad del capitalismo. De esa manera, el capitalismo socava sus propios fundamentos.
El marxismo no sólo ha revuelto el diagnóstico de crisis formulado, es cierto, sólo abstractamente por Marx, en el sentido de la “tesis de descomposición”, sino que, a partir de ahí, ha interpretado la “contradicción entre fuerzas de producción y relaciones de producción” no como específicamente capitalistas, sino como transhistóricas, es decir, como válidas para todas las sociedades anteriores. Según el “materialismo histórico” el desarrollo de las fuerzas de producción es válido absolutamente como motor de la historia humana: ya que cada “fase del desarrollo” se corresponde siempre con una forma determinada de la “dominancia de clases”, así como de las relaciones de producción y explotación, el progreso de las fuerzas de producción tenía que entrar tarde o temprano en conflicto con el orden social correspondiente y producir su cambio revolucionario. Claramente se trata en este caso de una retroproyección de relaciones burguesas en el pasado, típica del pensamiento ilustrado (aquí sólo en sentido materialista). Puesto que ninguna otra sociedad a parte de la capitalista estuvo jamás organizada alrededor de la producción; ya sólo por esa razón, no podía existir algo así como la “contradicción entre las fuerzas de producción y las relaciones e produción”.
Marx no ha sido, de ninguna manera, ajeno a esta interpretación de la historia, ya que el tenía puesto por los menos un pie en el suelo del optimismo del progreso. Aunque la lógica de su teoría de crisis no es, de ninguna manera, compatible con este constructo de filosofía de la historia3. En lo esencial no se trata de otra cosa que del pensar-hasta-el-final consecuente de la crítica del fetichismo introducida desde el primer capítulo del Capital. Ya que la contradicción lógica interna del capital ya está dada en la forma nuclear de la forma de producción capitalista, la mercancía, y el movimiento hacia el fin en sí mismo del “sujeto automático” (es decir, el valor) no es otra cosa que el despliegue de esa contradicción. Que las relaciones sociales se generen como relaciones de cosas (más exactamente: de mercancías) y se opongan como tales a las personas como poder extraño, no sólo significa que su propio contexto social les imponga legalidades irracionales como si se tratase de leyes naturales; conlleva también también su caducidad histórica última independientemente de todo querer subjetivo.
Por cierto, no tiene nada que ver con la “filosofía de la historia instauradora de sentido”, ya que más allá de la lógica (en sentido histórico completamente específica) de la sociedad de mercancías, cesa la determinación. Sólo es seguro que la sociedad capitalista tiene que hundirse violentamente en último término a causa de sus contradicciones internas, pero de ninguna manera, como va a suceder el proceso de ese hudimiento, y sobre todo tampoco, que lo va a sustituir. La superación de la socialización en forma de mercancías sólo se puede poner en marcha, obviamente, mediante un acto colectivo y consciente, ya que no se trata de otra cosa que de la falta de conciencia social. Si va a salir bien, depende única y exclusivamente de si la gente consigue emanciparse o no de las formas de relación y comunicación constituidas de manera capitalista. Todo optimismo exagerado en relación a esto sería un error absoluto. No es improbable, de ninguna manera, que el proceso de derrumbamiento ponga en funcionamiento una dinámica incontrolable, catastrófica en cuyo transcurso se destruya todo contexto civilizatorio y, quizá, los fundamentos de la vida humana. Por lo menos, en la regiones de derrumbamiento del mundo actual ya se delinea esta posibilidad tan clara como aterradoramente. De cualquier manera, aún hay una opción emancipadora, aún cuando la oposición crítica con la sociedad esté a la defensiva en todo el mundo. En tanto que, pero sólo en tanto que, la historia está abierta para tomarse la molestia de una muletilla preferida que en general sólo está al servicio de escaquearse de un análisis y crítica consecuentes del proceso objetivado.
Naturalmente, se puede discutir y hay que discutir sobre si es cierto que el capitalismo ha llegado de hecho hoy a sus límites históricos; si con el final del fordismo y de la tercera revolución industrial se ha puesto en marcha una derrota secular y irreversible y realmente no hay más campo de juego para la acumulación. Dicho de paso: no se trata para nada de un “derrumbamiento” repentino, como suponen erróneamente muchos críticos y según el sentido de la palabra (por lo que la usamos poco, al contrario que nuestros críticos), sino de un largo proceso de decadencia, que previsiblemente se va a alargar durante muchas décadas y cuyo transcurso es difícilmente anticipable. El grupo Krisis ha planteado en los últimos años toda una gama de argumentos teóricos y pruebas empíricas a favor de este diagnóstico de crisis; además Robert Kurz ha desarrollado históricamente con todo detalle este contexto en el Schwarzbuch Kapitalismus. Sin embargo, obviamente no creemos haber resuelto así todos los problemas. Por otro lado, la gran mayoría de las críticas hasta ahora no están hechas para continuar con la discusión, sino que más bien dan la impresión de tener que desarmar un punto de vista teórico por lo visto incómodo, supuestamente, porque cuestiona su trama acostumbrada conceptual y de pensar. Sólo así se puede explicar porque autores como Huisken y Heinrich, a los que se tendría que poder suponer un conocimiento seguro de la teoría de crisis y acumulación, en konkret 3/2000 equivocan (o ignoran) sistemáticamente el nucleo teórico del diagnóstico de crisis de una manera sorprendente. Sobre todo, no muestran la huella de una conciencia de problema frente a la contradicción lógica interna del capital entre el desarrollo de fuerzas de producción y el imperativo de valorización; más bien lo ocultan sistemáticamente, en tanto que observan la postura particular, empresarial y la identifican repentinamente con la totalidad del proceso capitalista. Huisken se equivoca con especial torpeza según el entramado del marxismo del movimiento obrero: sencillamente pone en juego el interés de valorización del capital particular4 y por lo visto ve ahí la garantía de que la acumulación, en principio, se puede continuar ad infinitum.
Heinrich por lo menos argumenta algo más diferenciadamente: se remite al aumento de la prorrata de plusvalía que lleva consigo el desarrollo de las fuerzas de producción (Marx lo llama la “producción de la plusvalía relativa”) y, de esa forma pretende con toda seriedad haber demostrado que “la masa de la plusvalía contenida en la totalidad del producto” aumenta justamente “a causa del aumento de la productividad” (p. 41). Disparatadamente, es, sin embargo, esa persecución irrespetuosa de los intereses privados de valorización y el aumento de la plusvalía relativa sólo un lado de la contradicción interna capitalista5; es justamente la que socava en último término el fundamento de la valorización, a saber, reduce absolutamente la masa de beneficios y valor de la totalidad del capitalismo (es decir, no meramente la expresión de valor de cada mercancía particular o de la parte relativa de plusvalía o beneficio por capital invertido)6. Ya que en la competencia se premian ante todo aquellos capitales que racionalizan de forma más consecuente (es decir, que vuelven sobrante más trabajo vivo); reciben la mayor parte de la masa de plusvalía, aunque y en tanto que son los que más están contribuyendo a hacerla más pequeña. Que esta contradicción sólo se haya calmado históricamente mediante una rasante huida hacia delante, es decir, mediante la apertura de nuevos ramos laborales intensivos de la producción (aunque aún así con fricciones violentas), les parece a Huisken y Heinrich razón suficiente para quitarla del medio completamente.
Y mientras que así se eleva de una manera completamente positivista una misteriosa evidencia empírica aparente al rango de una postura teórica, la referencia a los límites absolutos de la dinámica de valorización (es decir, la agudización de la contradicción ignorada) se manifiesta después, por el contrario, como una pretensión moral sugerida al modo de producción capitalista. Cuando Heinrich y Huisken creen tener que enseñar casi en los mismos términos a los autores del Manifiesto y del Schwarzbuch que el “fin inmanente de la producción capitalista… no es la eliminación del paro y la miseria, sino la valorización del valor” (Heinrich, p. 40; Huisken análogamente, p. 34), entonces tiene un efecto en cierto modo vergonzoso, porque han “olvidado” claramente lo que siempre acentúan, que el capital sólo se puede valorizar una vez, en tanto que hace uso de mano de obra y esto en escala creciente. Que esto pueda dejar de funcionar una vez está tan fuera de la capacidad de comprensión de ambos críticos que ni siquiera toleran la pregunta.
Por lo visto, menos comprensible todavía les parece a la mayoría de los críticos la relación entre el proceso de crisis en el ámbito de la acumulación real y la superestructura financiera hinchada crediticia y especulativamente. También aquí se levanta la sospecha de que se trata menos de la complejidad de la materia que, más bien, de la postura defensiva interiorizada. Ya que, aunque los movimientos en la superficie de los mercados financieros transnacionales sean tan confusos, el mecanismo básico del capital ficticio, como ya Marx lo descifró en lo esencial, no son difíciles de comprender. Básicamente se trata de un movimiento doble: ante todo el crédito y la especulación están al servicio de retardar la irrupción de la crisis, porque consiguen posibilidades de inversión ficticias (es decir, no cubiertas realeconómicamente) para capital sobreacumulado y, a la vez, crean de la misma manera capacidad de compra no cubierta; en último término, esto conduce a una agudización de la crisis, porque cuando explota la burbuja financiera la totalidad del potencial de desvalorización retardado se hace real de golpe.
Este mecanismo, que, por lo demás provoca la apariencia de que la especulación fuese la causa de la crisis y no su transcurso y, por esta razón, contribuye a poner en marcha las conocidas proyecciones antisemitas, este mecanismo se vuelve en principio eficiente en todo proceso capitalista de crisis, obviamente también en el actual. Sólo es nuevo históricamente que el total desacoplamiento del dinero respecto a su base en oro y la desregulación de los mercados financieros ha conseguido un campo de acción espantosamente grande para la independización relativa del capital ficticio frente a la acumulación real; con ello se explica la dilación de la crisis extrañamente larga que se prolonga ya más de veinte años y la cantidad exorbitante de la “masa de valor” ficticia “almacenada”. Reconozco que no hemos valorado del todo bien el horizonte temporal de este proceso. Desde un punto de vista estructural, aproximadamente a principios de los años noventa, parecía prácticamente increíble que el sistema de bola de nieve se iba a poder mantener otros diez años o, incluso, algunos años más. Es verdad que los desarrollos que han tenido lugar desde entonces no han contradicho de ninguna manera el diagnóstico estructural, sino más bien lo han confirmado. Ya que el anticipo ficticio a la creacción futura de valor no se ha saldado en términos de economía real, más bien la superestructura financiera se ha ido alejando en un movimiento exponencial cada vez más de la acumulación real y los procesos de racionalización que tienen lugar ahí incluso se han acelerado. Ya que, sin embargo, la valorización de capital no se puede emancipar del uso de trabajo vivo, hay que restituir la relación entre ambas esferas y esto violentamente, es decir, con un estallido.
Hasta la prensa más acrítica ha captado entre tanto (aunque no lo pueda explicar), que, por ejemplo, el aumento del índice Dow-Jones cerca del factor 11 desde 1980 apenas se puede explicar a partir de un crecimiento del producto social bruto real de 60-70%. En este punto es bastante gracioso cuando Heinrich no quiere ver más que una función normal de la naturaleza de crédito, “acumular capital líquido improductivo“ para volverlo a lanzar después a la esfera de la acumulación real. Es extremadamente molesto de verdad cuando añade desde esa postura absolutamente insostenible empírica y teóricamente que puede objetar a Robert Kurz que separa “ambas partes que se pertenecen” (la valorización real y el sector financiero) y prepara el suelo, de esa forma, para proyecciones antisemitas (p. 41). Si esto no es una difamación consciente, entonces es digno de atención como poco como el clarísimo “interés brutal en la materia” (Marx) le impide al autor de la crítica Heinrich leer comprendiendo mínimamente las explicaciones detalladas y forradas histórico-empíricamente sobre la relación interna entre el capital ficticio y la acumulación real en el Schwarzbuch (y no sólo allí)7.
También es bastante futil identificar sencillamente la predicción del hundimiento en último término irremediable (aunque no pronosticable con exactitud) del mercado financiero con el “diagnóstico de derrumbamiento” y después partirse de risa de que los “profetas de la crisis” siguen esperando supuestamente al largamente esperado “apocalipsis”. No se puede evitar la impresión de que se está intentando, por el contrario, apartar la vista de que la crisis esté en plena marcha desde hace dos décadas, de que grandes partes del mundo han sido declaradas inútiles para la valorización del valor y que se las ha desacoplado negativamente (con las consecuencias más brutales para las personas que viven allí) y que también en las metrópolis cada vez más partes de la población están afectadas por este proceso de desvalorización. Un hudimiento aceleraría este proceso con un impulso violento, pero, por supuesto, no sería la “derrumbamiento”, sino sólo una cesura en el proceso de decadencia, que, como ya he dicho, se puede alargar aún décadas y, es de suponer que va a encontrar siempre transcursos más espantosos si no se constituye en movimiento social-emancipatorio que se atreva a llevar a cabo la ruptura decisiva con la sociedad productora de mercancías. Quizá estas previsiones poco alegres no contribuyan, en último término, a hacer un tabú de las ideas sobre el agotamiento irreversible de la lógica capitalista de valorización sobre todo en los paises-aún-ganadores del mercado mundial. Por lo visto, alimenta la creencia de que el capitalismo da un giro, después del fordismo, hacia una “normalidad” que se procesa de una manera manifiestamente ahistórica y, por ello, proragable eternamente, algo así como una “apariencia de seguridad” engañosa, porque permite seguir moviéndose en el desmontado, pero, al cabo, conocido, sistema de coordenadas marxista.
Sólo desde este sistema de coordenadas puede parecer que se tratase por el contrario de criticar por eso al capitalismo, por que está en crisis o incluso para quitar importancia desde aquí a los estadios de desarrollo históricos pasados. El que ve tal cosa en el Manifiesto o en el Schwarzbuch, lo quiere ver con toda autoridad. En tanto que las atrocidades de la lógica capitalista hagan acto de presencia en el proceso de crisis de nuevo con especial dureza, aclara, por el contrario, la situación del “funcionamiento normal” y, posteriormente, lo deslegitima de nuevo. Debería ser una banalidad que todo intento de superar la sociedad de mercancías sólo pueda partir de la postura histórica dada en cada caso y que no sea parte de las tareas de una crítica radical de la sociedd definir ese punto de partida. Esta discusión no se puede limitar con tabús.
Norbert Trenkle
http://www.krisis.org Traducción de Marta M. Fernández
1 Más o menos: “… pero después del diluvio universal llegaremos nosotros y sólo nosotros”, reza el título de un tratado histórico sobre este tema de Rudolf Walter (Frankfurt am Main, 1981)
2 La diferencia entre la filosofía de la historia entendida positivamente y su crítica entendida analíticamente (en oposición al mero relativismo) la ha mostrado claramente Moishe Postone en su libro Time, labor and social domination: A Reinterpretation of Marx’s Critical Theory, Cambrigde University Press (1993).
3 El pensamiento marxista es en sí contradictorio, en tanto que se solapan y cruzan momentos de una teoría burguesa de la modernización con la crítica radical de las relaciones de fetiche en términos de producción de mercancías. En ese sentido, se puede hablar de un “doble Marx” (véase entre otros Robert Kurz, “Postmarxismus und Arbeitsfetisch” en Krisis 15, Bad Honnef, 1995).
4 Huisken: “Como si el capitalista no explotase trabajo, es decir, como si no alargase siempre el exceso de horas trabajadas sobre el tiempo de trabajo necesario, sino que quisiese deshacerse de los trabajadores” (p. 41).
5 Véase más detalladamente al respecto y respecto a lo que sigue, mi crítica al libro de Heinrich Die Wissenschaft von Wert en Streifzüge 1/2000 (Kritischer Kreis, Margarete Str. 71-73/23, A-1050 Wien).
6 No es, por tanto, el “caso tendencial de la prorrata de beneficio” muy discutida en ciertas líneas del marxismo la base de la crisis fundamental de valorización del capital, sino el derretimiento irreversible de la masa de valor y beneficios de la totalidad del capitalismo.
7 Robert Kurz, Ernst Lohoff y yo hemos vuelto a desarrollar esta relación en muchas otras publicaciones. Veánse entre otros los artículos en Krisis 16/17 (1995), mi artículo “Es rettet Euch kein Billiglohn” en Feierabend! (1999), así como sobre la crítica a las objeciones de que toda tematización del capital ficticio sea ya tendencialmente antisemita (Robert Kurz, “Das Leben als Wille und Design, Berlin, 1999).

Zermi - Misère

1,2 MILLIONS DE MÉNAGES MODESTES SUR LISTE D'ATTENTE 
Le quotidien économique La Tribune (qui sait compter) rapporte une étude de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, publiée par la revue spécialisée "Profession logement" : fin 2007, environ 53 000 foyers appartenant aux 10 % des plus riches de France sont logés dans des HLM (37 000 logements en Ile-de-France et 15 000 en province). Ces familles disposent d'un salaire mensuel de 11 200 euros lorsqu'elle comptent un enfant et d'au moins 13 500 euros mensuels avec deux enfants.
Thierry Repentin, président de l'Union sociale pour l'habitat fait état de "situations anecdotiques au regard des 4,3 millions de ménages présents en HLM". Pour Thierry Repentin, cette composition du logement social  "est souvent le fruit d'une situation ancienne : des personnes ont intégré les HLM à un moment où leurs revenus étaient bien moins élevés".  Thierry Repentin explique également les chiffres élevés en région parisienne : "La capitale connaît une envolée des prix immobiliers, bien supérieure au niveau de vie de nos concitoyens". 
Bref tout va bien...
Tout est prévu pour le bien-être des pauvres: Lancement de la campagne d'hiver des Restos du cœur. Plus de vingt-cinq ans après que l'humoriste Coluche eut lancé l'idée des Restos du cœur, ceux-ci disent avoir de plus en plus de bouches à nourrir à l'ouverture de leur vingt-sixième campagne d'hiver, qui commence lundi 29 novembre, et qui complète une présence tout au long de l'année.
L'objet des Restos du cœur n'est pas seulement de distribuer des repas, mais aussi de favoriser le retour à l'emploi des esclaves.
Haïti: l'épidémie de choléra a été importée, selon un chercheur français
Les haïtiens ne s'étaient pas trompé. L’épidémie de choléra en Haïti a été importée, la souche ne pouvant provenir ni de l’environnement ni des camps de sinistrés du séisme du 12 janvier, a déclaré à l’AFP le professeur français Renaud Piarroux, épidémiologiste de retour d’une mission pour le gouvernement haïtien.
Le Pr Piarroux, spécialiste du choléra revenu dimanche d’une mission de trois semaines en Haïti à la demande du ministère haïtien de la Santé et de l’ambassade de France est formel: l’épidémie «n’est pas liée au séisme, elle ne provient pas non plus d’une souche environnementale».
Selon des responsables haïtiens, les premiers cas sont apparus mi-octobre sur les bords d’un affluent du fleuve de l’Artibonite, à proximité de la base des Casques bleus népalais de la Mission de l’ONU en Haïti (Minustah) à Mirebalais (centre).
Ces derniers ont été accusés par une partie de la population d’avoir importé la maladie qui a fait plus de 1.640 morts.
Un casque Bleu népalais revient moins cher qu'un soldat occidental et L'ONU a besoin de faire des économies.
Le Marché spécule partout et sur tout:
L'agence de notation financière Moody's a relevé la notation de Clichy-sous-Bois, une ville de Seine-Saint-Denis qui compte parmi les plus pauvres de France, a-t-on appris lundi de sources concordantes, confirmant une information du Monde.
"On est content et très fier", a réagi le maire PS de la ville, Claude Dilain, auprès de l'AFP. "On fait des efforts de gestion considérables", a expliqué l'élu.



Prisons françaises

Curieusement ce film date de 10 ans et se montre maintenant mais c'est un témoignage qui mérite d'être diffusé et vue.
Il dit émaner de la prison d'Arles:                         
http://mai68.org/ag/1010/Depuis_la_centrale_d-Arles_Novembre2001.avi 
COMMUNIQUÉ CLANDESTIN DE 3 PRISONNIERS DE LA CENTRALE D’ARLES (vidéo 13’)
« Enfin, nous souhaitons adresser un message à tous les jeunes des cités, à tous les enfants du prolétariat et du sous-prolétariat, à tous ceux et celles appartenant à la classe des sacrifiés du système. Hier, vos parents et grands-parents, nos parents et grands-parents, étaient transformés en « chair à canon », envoyés au front pour y crever en défendant des intérêts qui n’étaient pas les leurs. Aujourd’hui, c’est le destin de « chair à prison » qui nous est offert, qui vous est offert.

dimanche 28 novembre 2010

Il est désormais interdit de boycotter

Laissons les magistrats éplorés sur cette bonne nouvelle.
Avec ces lois scélérates il devient facile de commettre un geste révolutionnaire. Le simple boycott redevient une arme puissante et cette puissance est toujours collective, comment gendarmer des millions de boycotteurs ?
On a les victoires qu’on peut : Michèle Alliot-Marie a, il y a quelques mois, par une simple circulaire, commis un attentat juridique d’une rare violence contre l’un des moyens les plus anciens et les plus efficaces de la contestation des États par les sociétés civiles, à savoir le boycott. Le 12 février, la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une « provocation publique à la discrimination envers une nation », punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Le ministère demande aux procureurs de la République d’assurer une répression « ferme et cohérente » de ces agissements.
Soyons justes : la paternité de cette brillante initiative revient au procureur général de Paris qui avait, dans son rapport de politique pénale 2009, suggéré que « les faits de boycott ou de provocation au boycott peuvent s’analyser, selon les espèces, soit en une provocation à la discrimination, soit en une discrimination ayant pour effet d’entraver l’exercice d’une activité économique ». On peut rappeler les actions de ce type dans l’histoire : boycott du Royaume-Uni en 1930 initié par Gandhi contre la colonisation, boycott de l’Afrique du Sud dans les années 70 par les militants antiapartheid, boycott, à la même époque, par la communauté homosexuelle américaine d’une marque de bière qui refusait d’embaucher les gays ou, plus récemment, boycott des produits chinois par les soutiens de la cause tibétaine et des produits israéliens par les militants palestiniens… Pour l’ex-garde des Sceaux, il ne s’agit pas là d’entreprises de protestation et d’émancipation, souhaitables en démocratie, mais d’associations de malfaiteurs
La notion de discrimination ne peut s’entendre que d’une différence de traitement n’obéissant à aucun but légitime. Une action collective qui viserait à ne pas consommer de produits d’une entreprise parce qu’elle licencie ou délocalise sa production, ou d’un Etat parce qu’il maltraite ses minorités ne peut être qualifiée de discriminatoire, sauf à ôter aux consommateurs leur seul pouvoir, celui de ne pas de consommer n’importe quoi et n’importe comment. Que l’on se rassure : les États qui décideraient d’imposer un embargo à un pays étranger n’encourront pas les foudres de la loi pénale…
L’instrumentalisation d’un texte qui visait à combattre le racisme, le nationalisme et le sexisme est inadmissible, surtout lorsqu’elle vise à faire taire l’engagement citoyen. La circulaire en question, qui a su convaincre au moins un tribunal, constitue donc, pour la société civile, une régression d’une ampleur peu commune. Cette provocation s’est pour l’instant heurtée à un mur de silence. La pénalisation de la contestation est toujours une mauvaise nouvelle pour la démocratie. L’absence de contestation de la pénalisation, lorsque celle-ci ne répond à aucun autre objectif que celui de museler les peuples, n’en est pas une meilleure.
BENOIST HUREL
Secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature
http://www.inversalis-productions.e…
Nous appelons à boycotter TOUS les Pouvoirs !!

samedi 27 novembre 2010

les Etats-Unis ont peur des prochaines révélations de Wikileaks

English readers:24 hours after issuing an arrest warrant with rape charges against Julian Assange, the Swedish Justice forwarded a red notice to Interpol, synonymous with an international procedure. Contacted by OWNI, Mark Stephens, the British lawyer representing WikiLeaks’ founder, stongly criticized the “irregular method”, he “has never seen before” in his entire career. For his part, Björn Hurtig, the Swedish lawyer representing Assange, said he had already appealed, while recognizing that this case could influence WikiLeaks’ agenda. Now, Interpol has yet to confirm the warrant provided by the Swedish authorities, a procedure that usually takes a few hours. Now that WikiLeaks has announced “a new world” and a release “7 times more important than the Iraqi Warlogs”, the organization’s website seems to be running out of order.
Les prochaines publications de Wikileaks effrayent Washington, qui s'insurge contre une démarche qu'elle juge « dangereuse » et tente d'amortir le choc.
En même temps quelle façon élégante pour l'administration Obama  de marginaliser la vieille garde militaro-Bushiste qui tire bénéfice de la gué-guerre permanente aux moyen-orient et de sortir de cette  guerre-au-terrorisme idéologique et néo-coloniale.
La publication imminente par WikiLeaks de millions de documents secrets américains donnait la migraine à de nombreux gouvernements samedi, Washington s'insurgeant contre une démarche "dangereuse", multipliant les contacts avec ses partenaires pour amortir le choc. Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat, a décroché son téléphone vendredi pour prévenir personnellement les dirigeants français, afghans, émiratis, britanniques et chinois du contenu possible des câbles diplomatiques dont le site internet est en possession. « Dans tout le département d'Etat, de hauts responsables entrent en contact avec des pays pour les prévenir », a aussi confié Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.
L'entreprise de limitation des dégâts est d'autant plus aléatoire que WikiLeaks disposerait de près de 3 millions de documents de toutes sortes émanant des ambassades américaines dans le monde entier : analyses, compte-rendu de réunions avec des dirigeants étrangers, notes diverses... Ces papiers confidentiels sont destinés à l'usage exclusif du gouvernement américain, et le département d'État met en garde depuis des jours contre les risques que leur publication présente pour les États-Unis et leurs alliés.
Dans un entretien que CNN doit diffuser dimanche, et dont l'AFP a obtenu la transcription, le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a ainsi qualifié les agissements de WikiLeaks d'"extrêmement dangereux", notamment pour la sécurité des soldats américains, et a appelé les responsables du site à renoncer à ces révélations. La démarche de WikiLeaks, un site spécialisé dans la divulgation de documents confidentiels, « est un obstacle absolu à ma fonction, qui est de pouvoir discuter en confiance avec les gens », a jugé pour sa part James Jeffrey, l'ambassadeur des États-Unis à Bagdad.
A Moscou, le quotidien Kommersant a aussi affirmé que les fuites comportaient des appréciations "désagréables" qui pourraient blesser Moscou. « La divulgation de secrets britanniques sème la panique », assurait samedi le quotidien populaire Daily Mail à Londres, où le gouvernement Cameron a appelé les patrons de presse à « garder à l'esprit » les implications des fuites pour la sécurité du Royaume-Uni. Le quotidien britannique The Guardian avait été, avec le Spiegel allemand, le New York Times et Le Monde français, le vecteur de publication des précédentes fuites de WikiLeaks.
Parmi les sujets susceptibles de figurer dans les fuites figurent le Proche-Orient, mais aussi l'Afghanistan et l'Irak, deux pays déjà au centre des précédentes fuites organisées par WikiLeaks. Selon des informations de presse, les nouvelles révélations porteraient notamment sur une aide de la Turquie aux militants d'Al-Qaïda en Irak et un soutien des États-Unis (contre la Turquie) aux rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), réfugiés en Irak. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, qui a nié en bloc toute aide à Al-Qaïda, mais aussi l'existence d'un désaccord avec les États-Unis à propos du PKK, arrive ce week-end à Washington pour une visite de quatre jours.
Selon les diplomates polonais "la diplomatie américaine a avisé la Pologne à Varsovie, comme à Washington", selon Monsieur Bosacki porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères polonais, actuellement l’État polonais attend de voir ce qui sera effectivement publié.
Les polonais ne prennent pas l’affaire à la légère, et sur Wikileaks pèserait lourdement une accusation de secret d’État, autant dire que les services spéciaux de plusieurs états sont en pleine action... 
Le site internet WikiLeaks est dirigé par l’ancien hacker informatique, l’australien Julian Assange, jusqu’à présent il réservait ses révélations à la presse, comme au journal américain "New York Times".
Assange est accusé en Suède de violences et de viol mais il explique ces allégations comme une propagande qui cherche à le ternir et qui trouve ses origines au sein du gouvernement américain.
En Australie (pays d'où est originaire Julian Assangefondateur de Wikileaks) la diplomatie a estimé que la "divulgation imprudente, à large échelle, de documents secrets par WikiLeaks pourrait mettre en danger des personnes identifiées nommément dans ces documents et nuire aux intérêts sécuritaires des États-Unis et de ses partenaires".
Selon le site internet français owni.fr, bien informé sur WikiLeaks, le New York Times, le Spiegel, le Guardian, El Pais et Le Monde publieront leurs premières analyses des documents dimanche à partir de 22h30 heure de Paris. «On s'attend toutefois à des fuites avant cette heure», a déclaré un dirigeant d'owni .

Encore une saisie de Drogue chez les Racailles de Neuilly !

110 kilos de cocaïne saisis chez un caïd saoudien  à Neuilly-sur-Seine ! Non content de racketter l'ensemble du pays la racaille de Neuilly introduit des tonnes de drogue pour améliorer ses business. Trois racailles, interpellées samedi tôt dans la matinée, étaient en garde à vue samedi dans les locaux de la police judiciaire de Paris. Plus de 50.000 euros ont été également saisis. Deux femmes ont été interpellées dans un appartement tandis que deux hommes ont pu s'enfuir.  Quant on pense que 400 flics d'élites dans les cités de Marseille ne trouvent que quelques plaquettes de shit un ou deux calibres et un peu de ferraille... Y boxent pas dans le même catégorie.      

Cent dix kilogrammes de cocaïne ont été été saisis dans la nuit de vendredi à samedi à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), banlieue huppée de Paris. La drogue, dont le montant est évalué à plus de 7 millions d'euros à la revente, a été saisie au domicile d'un immigré saoudien dans le cadre d'une enquête de la Juridiction inter-régionale spécialisée.                        

Neuilly sur Seine ... une banlieue à nettoyer au "karcher"?

Sur 30 ministres et secrétaires d’État du nouveau gouvernement Fillon, cinq sont nés à Neuilly-sur-Seine : Georges Tron (1957), Brice Hortefeux (1958), Frédéric Lefebvre (1963), Valérie Pécresse (1967) et Bruno Le Maire (1969). « Fillon III, le gouvernement du « 9.2. » ?
S’interroge France Soir.
Heureusement, ces ministres ne sont pas tous restés dans leur ville natale. Brice Hortefeux a émigré chez les bougnoules de l'Auvergne, poussant l’intégration jusqu’à se faire élire au Conseil régional. Georges Tron est parti à Amiens pour les municipales de 1989, puis a été parachuté dans l’Essone, où il a été élu député. Pécresse a préféré un siège pas trop éloigné de sa cité natale, dans les Yvelines, et Le Maire s’en est allé battre la cambrousse de Haute-Normandie. Nés à Neuilly, ils ont donc parcouru courageusement le monde réel pour découvrir d’autres réalités de la France qu'on baise.
Neuilly, charmante bourgade de 60.000 habitants, sur les bords de la Seine, compte 47 % des cadres et professions intellectuelles (contre 16 % dans le reste de la France). Les ouvriers représentent 4 % de la population et les employés 17 % (contre 22 et 29 % respectivement en France).
Neuilly, c’est aussi un paradis pour les jeunes : 5 % sont au chômage. Contre 20 % en France et 11 % dans les Hauts-de-Seine, précise le site officiel de la Ville. La ville est aussi n°1 de l’Impôt sur la fortune, avec 7.000 contribuables assujettis. Un monde à l’image de Neuilly, c’est plus de 10 % de la population suffisamment riche pour payer l’ISF.
Ce sont les données de 2005. Depuis que Nicolas est parti, la délinquance et le désœuvrement juvénile ont bien dû augmenter.
Un pt'it rail pour la route ?

 

vendredi 26 novembre 2010

The Deception of Strategy

"We want them [the Iraqis] to quit, not to fight, so that you have this simultaneous effect, rather like the nuclear weapons at Hiroshima, not taking days or weeks but minutes." -- Harlan Ullman, creator of the "Shock and Awe" tactic, January 2003.
"As we move toward a new Middle East, over the years and, I think, over the decades to come . . . we will make a lot of people very nervous. We want you [Egyptian President Hosni Mubarak and the leaders of Saudi Arabia] nervous. We want you to realize now, for the fourth time in a hundred years, this country and its allies are on the march and that we are on the side of those whom you -- the Mubaraks, the Saudi Royal family -- most fear: We're on the side of your own people." -- ex-CIA Director James Woolsey, 3 April 2003.
Today, 25 June 2004, just five days before the US military is scheduled to "hand over" political control of Iraq to a provisional governing body, it became official: the Bush Administration has lost the support of the American people for its "humanitarian" war against Saddam Hussein. A public opinion poll conducted by CNN-USA Today-Gallup has found that a majority (54 percent) of the 1,005 Americans who responded think that going to war in the first place (no matter what the justification) was a mistake; they are increasingly disappointed with the results, which are appalling and grow worse every day. They are also increasingly disillusioned with George W. Bush, whose disapproval ratings are higher than they have ever been.
This is the Bush Administration's second major military campaign that has produced "mixed" results, that is, a rapid and deceptively easy military victory followed by a humiliating political defeat. The first one, of course, was the phony "victory" over the Taliban, which, though swift, failed to capture or kill Osama Bin Laden, didn't so much weaken Al Qaeda as force it to become more decentralized, mobile and willing to work with other, more "localized" jihadist groups, destabilized Afghanistan, and put new pressure on Pakistan. The entire post-September 11th global war on terrorism (GWOT) has been a disaster -- at least from the political or strategic standpoint. The total number of Al Qaeda-like terrorist attacks since "911" has risen and spread to previously unaffected countries, most notably Spain and Saudi Arabia. The GWOT has also, of course, been a resounding success from a certain, rather limited economic standpoint, i.e., billion-dollar, no-bid, "cost-plus" contracts with Halliburton, Kellogg Brown & Root, and other politically well-connected companies.
George W. Bush and the "chickenhawks" in his Administration have no monopoly on "mixed" (disastrous) military campaigns. The Clinton Administration conducted at least two of them: the 1998 Cruise missile attacks on Osama Bin Laden's positions in Afghanistan and the Sudan; and the phony 1999 "victory" over Slobodan Milosowic in Kosovo. And George Bush Senior conducted at least two of them, as well: the Gulf War of 1991, which left Saddan Hussein in power and thus created the precondition/justification for the second war against Iraq; and the 1992 "humanitarian" intervention in Somalia, for which Bill Clinton ended up taking the blame. The last time America conducted a truly successful military offensive, or at least one that didn't leave the defeated country in the midst or on the verge of a bloody civil war, was in 1988, when Reagan ordered the US military to invade Panama and arrest Manuel Noriega. But, like Reagan's invasion of Grenada, this "victory" held no strategic significance whatsoever.
Two themes emerge here: a long history of increasingly humiliating political defeats, which may be said to have started when the US military, despite its nuclear arsenal and superior air force, lost the war against Vietnam; and an increasing infantilization of the American presidency. The step from Reagan to Bush Senior was a step down, from Grandfather to Father; and the step from Bush Senior to Clinton/Bush Junior was literally a step from Father to Son. But this change isn't merely a decrease in age. Unlike Reagan, each one of these clowns (Bush Senior, Clinton and Bush Junior) experienced some sort of memorable public humiliation during their terms as President (throwing up while at a official dinner in Japan, denying an affair with Monica Lewinsky, and failing to win the popular vote count, respectively). Ever since 1988, there's been the increasing suspicion that these guys just aren't the real people in control of the US military. Instead, the US military seems to be in control of them.
Over these same 16 years, there has been a self-avowed "revolution in military affairs," that is, a rapid, technology-fueled but incomplete movement away from ground wars, troop-heavy deployments, mechanized divisions and an essentially defensive posture (a la NATO), and towards aero-space or "star" wars, precision-guided munitions, "special" and covert operations, and an offensive or "pre-emptive" posture (the so-called Rumsfield Doctrine). The idea is that one no longer defeats an enemy by attacking it on the ground, but by attacking from the air with increasingly lethal weapons. Because there will be far more deaths among the civilian population than among the armed forces, one must also be skilled at "relating" to the mass media, controlling "spin," deploying decoys, creating distractions, and circulating disinformation.
Paul Virilio's Strategie de la Deception is one of the few books that addresses itself to all of these developments. Originally published in 1999, it is made up of four newspaper articles Virilio wrote during and immediately after the Kosovo War. In 2000, Verso published a translation by Chris Turner under the title Strategy of Deception. Despite September 11th, which is the "gulf" that supposedly separates us from the world as it was back in 1999, Strategy of Deception retains its relevance. Indeed, it may even be much more relevant today than it was five years ago.
In a "Translator's Note," the entirety of which is quoted below, Chris Turner explains why Strategy of Deception is a "disappointing" rendering of the book's title into English.
It is always disappointing to report something lost in translation. In this case, the element lost is that of disappointment itself, for this is, of course, the everyday meaning of the French word 'la deception.' The term does, however, also have a more recondite military sense, the deception of missiles being the overall process of the deflection of such weapons from their course (this part is, technically, their seduction) and their redirection to some other -- preferably harmless -- target. Virilio uses the term to refer to the bundle of techniques of decoying, distraction and disinformation which make up a classically 'deceptive' strategy in the English sense. However, in his title he is alluding also, and more directly, to the (possibly intended) disappointment and disillusionment which remains after the massive Allied military efforts in the former Yugoslavia, where, were we ninteenth-century speakers of English, we might contend (pace Jamie Shea [cf. James Mills, The History of British India, 1817]) that 'never was expectation more completely deceived.'
And so, there are three meanings of "deception": 1) disappointment and disillusionment; 2) the deflection of missiles; and 3) disinformation, decoys and distractions ("classic deception"). By choosing to employ deception, instead of tromperie or duperie, both of which denote classic deception, Virilio has insisted on the importance of disappointment and deflection. Unlike the other meaning of deception, these two are double-edged, like a Roman sword: not only are disappointment and deflection weapons that can be used against an external enemy, but they can also (Turner says "possibly") be used against internal enemies, rival factions and the like.
These meanings make Virilio's book different from others on "the subject." Note well that all of the authors cited in the massive bibliography entitled Deception in Warfare, which was compiled in 1996 by the Air University Library at Maxwell Air Force Base, Alabama, concentrate exclusively on decoys and distractions, and do not touch upon the other two meanings of "deception" at all. Same thing with authors on the subject of the deflection or interception of in-coming missiles. There is an extensive literature on such relevant subjects as the re-programmable "Tomahawk" Cruise Missile, "Patriot" Anti-Missile Launchers, and the National Missile Defense System, aka "Star Wars," but the various authors define the deflection/interception of missiles as a tactic, not a strategy, and their works have little or nothing to do with either disappointment or classic deception.
Virilio's basic point is that, despite or perhaps because of the spectacular "success" of Hiroshima, "when a single B 29 bomber and a single atom bomb put an end to the war in the Pacific," it is impossible to conduct a politically successful or "humanitarian" war if its ideology and strategy are based upon on the false premise that wars can be won using nothing but air power. Virilio points out that, "during the Cold War years, the development of 'intercontinental missiles' and control of satellite space for the guidance of high-precision missiles sadly caused us to forget that aero-spatial war goes hand in hand with extremes of destruction and the imperative need for an absolute weapon, whether it be an atomic or neutron device, or chemical/bateriological agents." Because this fact was forgotten, "or rather obscured by the illusion of Allied victory in Iraq [in 1991]," a "fatal error was [able] to arise during the Clinton presidency of an all-out multiplication of these 'automatic strikes,' aimed at punishing so-called 'rogue states,' from which the USA aspires to protect the world by way of its telematic technologies." That "fatal error" continues to be made under Bush Junior: for both him and Bill Clinton, Iraq and Afghanistan were "rogue states" that richly deserved and would benefit frompunitive bombings from the sky. Both presidents were quite wrong, and in both cases.[1]
Thus a question arises: In whose interest works the strategy of deceiving infantilized American Presidents so that they once again make the fatal error of relying exclusively upon air power? The answer seems relatively-straight forward: the faction of the military-industrial complex that concentrates on nuclear weaponry and delivery systems, the "nuclear priesthood," the true believers in "mini-nukes." But, like many of his other books, Virilio's Strategy of Deception isn't a long, systematic or comprehensive effort. Instead, it is short, fast and full of lightning flashes, puns and coinages. As a result, even though he's the one who has managed to pose the question "Who profits from the strategy of deception?" Virilio doesn't give his answer the attention that it obviously deserves.
Bill Not Bored, 25-26 June 2004.

[1] Note added 17 June 2007: In a famous passage in The Art of War, Sun Tzu remarks that "The Way of War is a Way of Decption." That is to say, the general "changes his ways and alters his plans to keep the enemy in ignorance. He shifts camp. He shifts camp and takes roundabout routes to keep the enemy in the dark." But Sun Tzu also remarks that the general "must be able to keep his own troops in ignorance, to deceive their eyes and their ears" (emphasis added).

Au bonheur des Étudiants

Songez qu'en Angleterre, certes les droits d'inscription sont prohibitifs et vont augmenter dans des proportions jamais vues mais pour ce prix, vous avez droit de Manifester dans Londres avec colère sans que la police ne vous y attende le pied ferme comme à Paris et de plus on vous abandonne nonchalamment un car de cops tout neuf pour calmer vos nerfs.
Un brave car de flics abandonné aux manifestants on a pas l'habitude  ailleurs qu'a Londres (un paradis pour jeunes touristes-militants) en général il faut faire l'effort d'aller le chercher...

ça fait des jolies photos souvenir (au moins 15 pages sur juralibertaire...) mais à notre connaissance les diants d'Angleterre n'ont pas eu satisfaction et devront sortir du cach pour étudier.

jeudi 25 novembre 2010

Le Blocage de L'idéologie du Blocage

Le Mouvement d'Octobre sur les Retraites a délié les langues et les plumes. Chacun s'empresse de publier son Historiette, de livrer son analyse, ses sentiments et presque son jugement de l'Histoire. Est-on bien sur d'avoir assez de recul et d'éléments pour interpréter cette vertigineuse montée des luttes qui tout aussi soudainement retombent comme un soufflet au motif des "Vacances de la Toussaint". 
Les prolongations sont jouées par des habitués des luttes sociales, là l'État retrouve un terrain connu et peut enfin souffler. Il était temps ses polices ne sont plus loin d'une grève surprise qui doit certainement beaucoup inquiéter en haut lieux...  
C'est que de la nouveautés il y en eu des deux cotés en Octobre. La répression prévue a trop bien fonctionné pour ne pas cacher des moyens  nouveaux dans l'utilisation des provocation/manipulation,  ses coups fourrés/coups foireux.  Le cadre politico-juridique républicain n'est plus qu'un lointain souvenir pour la clique à Neuilly. Les officines comme les vigiles du chaos (hors cadre légal) ont fait leur travail en liaison directe avec les grands groupes médiats amis du clan.
C'est ce nouveau dispositif et ce qu'il implique comme viol manifeste des lois de la république qui commence a être désavouer par une partie des fonctionnaires de police.
Qui a les moyens d'alimenter en infos et en preuves les derniers médiats "hors contrôle" qui sont abreuvés directement par des réseaux de résistances dans la structure de l'État.Tout y passe, même la prise de contrôle par l'argent de Sites Internet, conclusion logiques des travaux confiés à rien de moins que la "modeste officine" d'un ancien chef de la DGSE, le général Mermet.
Le plus gros morceau vient des médiats prêt à lancer a la minute un "saccage de Paris" et de l'Opéra Bastille avec pour seul élément tangible une bande couillons menottés et dépassés par le scénario.  Eux, qui pour les plus extrémistes se seraient contenter de l'humble vitrine d'une banque, mais même de cela ils ont été dépossédé par la presse et ses équipes de figurants...
Le tout prévu suffisant pour siffler la fin de la récréation  avec  le scénario du camps de rétention lyonnais ou la Nasse policière isola les bons manifestants des manifestants punis pour avoir circulé au mauvais endroit.
Il faut Savoir Arrêter un Blocage vous dirait la CGT.
Avant de nous livrer ses mensonges le dispositif a commencé par cogner fort dans deux directions. D'abord préventivement sur les squats parisien à Montreuil avec le matos lourd des jours de fêtes le préfet du 9-3 a lancé ses meilleurs chiens qui ont prouvé leur efficacité opérationnelle en crevant l'œil d'un lycéen. ils  n'étaient pas au programme de cette intervention ciblée mais la proximité géographique à étendue l'opération type Bagdad aux lycéens. Le tout en réponse au simple déplacement de poubelles devant la porte du bahut. Voilà comment on traite des adolescents grévistes  dans leur France de 2010 sous  sarko 1er.

Cette opération consistant à réduire le nombre des bénéficiaires de la retraite a été préparé en amont avec soin par les meilleurs écorcheurs qui conseillent le prince, l'abject Raymond Soubie en a fait le point d'orgue de sa carrière de vautour (conseillé social). Dans le même temps les heureux salariés qui le peuvent devront accepter une nouvelle ponction pour se payer une des retraites complémentaires, privées et indispensables, que mettent en place les proches du pouvoir comme nouvelle réserve de cach à leurs futurs opérations crapuleuses.
La partition syndicale est réduite aux miettes du fait accompli. Rien a craindre de ce coté là le maintient de l'Ordre Salarial  est leur nature.
Tout avait été prévu et surtout la répression d'un éventuel "Mouvement Social" attendu  moins appuyé et surtout moins créatif qu'il ne l'a été.

Même à chaud et dans la précipitation certaines remarques déjà publiées sur ce mouvement sont pertinentes.  Ainsi les 4 "Lettres" de Peter Vener sur L'idéologie du Blocage apportent des précisions sur le Nouveau Dispositif Syndical.
Autour du « blocage pétrolier » ou plutôt du Spectacle du blocage pétrolier
"...Par exemple, ce mois-ci, des personnes sont venues rejoindre des piquets de grève autour des raffineries, en règle générale à l’appel des comités inter-syndicaux locaux, rebaptisées souvent assemblées interprofessionnelles, histoire d’en élargir les assises. Bien entendu, de telles personnes n’avaient pas nécessairement des visées politiciennes mais, simplement, elles avaient l’impression de dépasser l’atomisation, de sortir des séparations et des corporatismes, bref, de participer à la « convergence des luttes » et « au blocage de l’économie », comme le prétend aujourd’hui le NPA qui contrôle SUD.../..."
" Seulement voilà, depuis presque trois ans, la principale centrale syndicale du secteur, à savoir la CGT, reconnaît que, pour négocier au mieux de ses intérêts la délocalisation en cours des raffineries dans les régions d’extraction du pétrole, elle ne peut plus compter sur ses seules forces, vu la désyndicalisation qui touche ses dernières « forteresses ouvrières » délabrées, même les chasses gardées traditionnelles que constituent l’Energie et la Chimie. La pilule est amère, mais elle doit bien l’avaler, il y va de sa survie et de sa capacité de négociation au sein de l’État. D’où l’acceptation des quelques « forces » venues d’ailleurs, qui, pour l’essentiel, doivent jouer le rôle de troupiers additionnels de l’appareil syndical de la CGT, mais aussi de celui de SUD. C’est là que commencent la comédie et l’imposture, en ce qui concerne les objectifs réels de ladite « convergence ». Ainsi, bon nombre de personnes croient que les raffineries ont été stoppées par les grévistes, qu’elles ne tournaient plus. Or, il n’en est rien, ce qui explique qu’elles puissent produire à nouveau à peine trois jours après la reprise officielle du travail...."
Pire d'après lui: "Mais, aujourd’hui, via le recentrage de la principale centrale syndicale en direction des formes d’intervention à la mode, tel le blocage programmé d’axes de communication, parfois annoncé à l’avance à la police par les leaders syndicaux, nous sommes passés de la « grève par procuration », des années 80 et 90, au « blocage par procuration ». Les « bloqueurs » des sites, bien souvent, ont travaillé pour les centrales syndicales. Point barre."
Quant au secteur de l'Énergie lui-même: "...Contrairement à ce que disent les médias, y compris alternatifs, même l’approvisionnement en pétrole brut n’a jamais été vraiment menacé, juste réduit, car, pour plus de 30 %, il arrive des territoires de la défunte URSS, pour plus de 20 % de la mer du Nord, donc dans les deux cas par oléoducs. Et, en partie, les tankers qui viennent d’Afrique (20 %) et du Moyen-Orient (20 % à peine) étaient prêts à être déroutés vers d’autres pays d’Europe, pour utiliser les oléoducs européens. En réalité, nous ne sommes plus à l’époque où l’État nation à la française comptait essentiellement sur les anciennes colonies de l’Empire, telles que le Sahara, ou le Moyen-Orient pour le pétrole. L’État et les industriels de la pétrochimie ont beaucoup diversifié leurs sources d’approvisionnement, dans le cadre de l’intégration européenne. Il existe, en Europe, de gigantesques réseaux d’oléoducs transnationaux, contrôlés par les cartels, les États européens et même par l’Agence européenne de l’énergie, dépendante de Bruxelles. Sans compter la toile d’oléoducs de l’OTAN utilisable, comme prévu par les conventions européennes en cas de crise de l’énergie sérieuse et durable..."
Quant aux Caisses de Grève on est pas loin du Téléton, une arnaque:  
"La question des caisses de grève illustre à merveille l’absence presque totale d’autonomie des grévistes envers les appareils syndicaux, ce qui n’était souvent pas le cas dans les années 70."
" En particulier, dans la pétrochimie, les caisses de grève sont contrôlées par les intersyndicales qui, pour la façade, portent le joli nom d’assemblées interprofessionnelles. Leur appel à la « solidarité générale » signifie que même la CGT a compris que la survie des sections syndicales dans les dernières « forteresses industrielles » dépend de plus en plus de « la société civile », comme l’affirme l’Humanité.                    

Mais ce camarade a tord de ne voir dans ces journées que leurs Limites.
".../...il est essentiel de tenir compte des limites des multiples manifestations actuelles de contestation qui, grosso modo, n’outrepassent pas le cadre de la défense de l’État providence à la française, avec ce que ceci implique de quasi-absence de critiques sérieuses de la société capitaliste et de l’État en général.../..."
On peu supposer que l'idée du "pseudo-Blocage Pétrolier par Procuration" à été pensé et organisée par les syndicats (avec accord et concours de l'État) pour  éviter un vrai durcissement du mouvement. Le coup du Blocage canada-dry a été bien mené avec crescendo et decrescendo, un spectacle du durcissement pour échapper au durcissement.
Cependant toute cette répression et tout ce baratin syndical n'ont rien changer à la volonté de lutte qui reste intacte et inentamée.  La conscience de classe est réapparue  et va maintenant se développer.
D'autres, qui pourtant ne connaissent des luttes que quelques instants presque toujours falsifiés depuis 1999 et l'antimondialisation à la ATTAK/multitudes se disent déçus et le moral en berne.
Mais déçus de quoi ?
Il s'imaginent encore avec les "lendemains qui chantent" des 30 glorieuses, trois petites gréves,  5 manifs traine-savates et l'avenir devient glorieux...
Qui peut encore penser que ce qui a été perdu sera retrouvé aussi facilement. Il a fallut un siècle de luttes et 2 boucheries au prolétariat pour obtenir sécurité sociale et droits à la retraite à 60 ans. Le saccage complet de la planète pour mettre en place cette société consommatrice d'autoroutes, de HLM et de cancer bétonné. Le capitalisme a commencé son agonie et cela implique un durcissement des rapports sociaux, regardez vers le 19e siècle vous y verrez mieux votre avenir. 
De quoi rire des Misères Étudiantes:
A propos du Mouvement d'Octobre 2010, auquel les étudiants ont si peu participé (la rentrée, l'inscription et les congés ça leur prend beaucoup de temps...) voilà ce qu'écrivent certains d'entre eux: ".../...Nous avons connu une semaine (au mois d’octo­bre) qua­li­fiée et carac­té­ri­sée par le terme «violence». C’est un fait, la vio­lence s’est expri­mée par des jeunes et des moins jeunes vou­lant en décou­dre. Mais de la vio­lence, il y en a également de la part du dis­po­si­tif de pou­voir et de contrôle qui nous gou­verne.../..."
Un bref résumé de ce que la Télé leur dégueule suffit pour nourrir leurs analyses ! Mais ils sont "solidaires", ouf ont avait eu peur qu'ils condamnent toute cette violence qui n'a pas eu lieux ailleurs que dans le Spectacle...
".../...Ces «cas­seurs», ou plutôt ces émeutiers (rap­pe­lons que l’étymologie d’émeute ren­voie à émotion popu­laire), dont nous sommes soli­dai­res ont exprimé de manière radi­cale un malaise latent d’une partie de la jeu­nesse.../..." Foutre quelle radicalité !
Le reste du texte est a l'avenant de vrais pt'its Bisounours...
".../...Nous pou­vons être 3,5 mil­lions, ou 5 mil­lions, rien ne chan­gera la poli­ti­que fixée par le gou­ver­ne­ment. Néanmoins, les évènements du mois d’octo­bre sem­blent avoir ouvert une brèche dans l’englue­ment cer­tain des mobi­li­sa­tions de ces der­niè­res années. Il appa­raît, que pour un cer­tain nombre de jeunes, la réponse à ce mépris poli­ti­que, soit la vio­lence. Pourquoi ?..."
Laissons les découvrir l'esclavage, dans 50 ans ils s'inscriront au Parti de Goche et mangerons 7 légumes-fou par jour. Pour ces tarés un humble chahut devient "une émeute"
Ces étudiants ne sont plus capable de participer sérieusement à un mouvement de révolte conséquent leur aliénation est sans limites.
A propos de la géographie du Mouvement:  quelques indications:
"...Il nous semble en premier lieu qu’il faut expliquer, en particulier aux jeunes générations, que jamais, les confédérations n’ont appelé à la grève générale, ni en 1936, ni en mai 68, ni en 1995…cela mériterait peut-être un développement plus important mais ce n’est pas le sujet essentiel..." Mais quel est le Sujet ?
Ces syndicalistes ressemblent aux Anarcho-néo-Staliniens (qui proposent la Gréve générale...)
Ils restent dans la mécanique interne au capitalisme.

Nous sommes contre la Gréve Générale mais pour la Grève Sauvage Généralisée ! (les préavis on s'en torche !)
Il est hors de question de laisser les bordels syndicaux (même pseudo-libertaires) décider du rythme et du contrôle du Mouvement.
En ce sens Seuls les Lycéens méritent notre estime.
 

Le rythme du mouvement et son Accélération/Freinage
Les syndicats avaient accompagné le plan gouvernemental. Un supplément pseudo-revendicatif déjà écrit, et censé drainer les mécontentements vers une Inter-Syndicale  coordinatrice de l'ensemble, et prétendant représenter les salariés. (c'est à dire tous le monde en ces temps ou chacun dépend d'un versement mensuel). Plus tard l'Inter-Syndicale se camouflera en Inter-Pro.
On observe bien un crescendo du nombre de manifestants jusqu'à des chiffres importants en millions de participants mais jamais plus de 3.
De quoi nourrir un rapport de force nécessitant une manipulation avec le suspens du faux "Blocage Pétrolier" (pourquoi faire grève si les pétroliers suffisent à bloquer l'ensemble par procuration) mais pas assez en nombre et en intensité pour forcer la main  de l'État qui commande la décrue en la masquant sous des décisions judiciaires pseudo-indépendantes et prévues pour dédouaner les centrales syndicales. Au niveau plus local l'accord décidé au sommet est en suite répercuté  vers les  l'Inter-Pro  (C'est pas de notre faute on est requis par la justice...).
Au delà des  convergences spontanées et des solidarités qui se sont exprimées à cette occasion dans la lutte il faut reconnaitre que le Timing imposé par l'Inter-Syndicale ne s'est emballé qu'avec l'entrée en scène des lycéens pendant la première semaine d'Octobre.



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